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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1895-06, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES lEK VOLUME JUIN 1895 6ème livraison CARRION VERSUS CARILLON Au bas du Long Sault, cûtt“ nord de la rivière Ottawa, un peu au-dessus du lac des Deux-Montagnes, il y a un endroit appelé ( aril Ion, que j’ai souvent vu désigné comme le lieu de la bataille entre Montcalm et Aber-cromby.Ce n’est pas sur l’Ottawa mais au lac Chain-plain que se trouve le Carillon illustré par Montcalm.J ourtant, le pied du Long Sault est célèbre lui aussi : Dollard y a soutenu un siège tellement extraordinaire quon le prendrait pour du roman.C était en 1060.A cette (late le nom de Carillon ne s appliquait pas encore à la localité; je le rencontre pour la première fois vers 1(185.Un officier du régiment de Carignan, qui se nommait Carrion, resta dans le pays lorsque le régiment retourna en I rance, et obtint une concession de terre au lac des Deux-Montagnes, ou peut-être à la pointe de l'ile de Montréal, avec privilège de faire la traite des pelleteries.On le voit dans ces lieux à partir de 1670.N aurait-il point trafiqué au bas du Long Sault ?ce qui lui était facile, et de là son nom serait resté au site où il rencontrait les sauvages, en épargnant à ceux-ci un trajet de deux journées.Faute de preuve directe, ce rapprochement de faits semble bien transformer Carrion en Carillon.H EX J A.MI.H SüLTE — 82 ORAISON FUNÈBRE DE FRONTENAC ( Suite ) 2kMK Partie.Ne faisons point honneur au comte de Frontenac d'une noblesse respectable par son antiquité, utile par ses services, élevée par ses dignités, distinguée par d’éclatants caractères, attachée par alliance à tout ce que l’épée, la robe et le ministère ont de plus considérable, ne comptons point pour ses ancêtres ou pour ses alliés des chevaliers des ordres du roi, des maréchaux de France, des gouverneurs de province, des conseillers ou des ministres d'état, des présidents à mortier, si nous n’ajoutons que tant d’exemples domestiques excitèrent dans ce cœur généreux une émulation de vertu qui le porte à imiter la fidélité des uns, la valeur des autres, la sagesse et la prudence de ceux-ci, la justice et 1 intégrité de ceux-là, et comme un flambeau prêt a s éteindre ramasse tout ce qu’il a de feux pour briller avec plus d’éclat, toutes ces vertus partagées et répandues dans sa famille, s’étaient réunies (45) dans sa personne pour terminer glorieusement une longue suite de grands hommes qui ne se perpétuera plus que dans 1 histoire (1>.L’économie de mon discours me borne aux vertus (4fi) militaires que ce digne fils de tels pères a recueillies comme la plus belle portion de son héritage.Le père combattant pour la religion et pour l’état et mourant(2' à la vue de son roi autant couvert de gloire que de son sang et de ses ennemis fut un présage d’où l’on put tirer l’horoscope du fils qui naissait alors.Louis le Juste qui avait estimé le père honora le fils de son nom au baptême et de ses soins pendant son enfance.A l’âge de 18 ans il fallut l’abandonner à l’ardeur de son courage qui lui (1) Il était le dernier de ëa famille.(S) Tué au ëiège de St-Antonin en lltî. — 83 — fit aller chercher la guerre dans la Hollande qui en était alors le théâtre et comme l’Académie.Il fit l’apprentissage de ce métier glorieux sous le fameux Maurice prince (l’Orange; ce maître des princes et des héros dans lart militaire n’apprit pas au jeune comte de Frontenac a être vaillant, il lui apprit seulement à ne pas être téméraire.Le service du roi le rappelle en France.C’est pour commander fort jeune un de ces vieux régiments!» ou la réputation et le courage sont héréditaires.Il me faudrait, Mrs, une carte de géographie pour vous marquer tes endroits célèbres de la Flandre, de l’Allemagne, de la Catalogne et de l’Italie où il s’est signalé.Suivant ce grand homme partout où l’emporte la rapidité de ses succès, je vous dirais, selon les lieux ce qu’il a fait à la tete .le son régiment comme mestre de camp, ce qu’il a lait comme maréchal de camp, commandant de corps de troupes séparées.Ici est ürbiselle où il reçut ce coup de leu qui lui cassa le bras, fracture qui l’a privé le reste de sa vie du libre usage de sa main droite et qui m’a .onne lieu de lui appliquer ces paroles qu’un historien a dites d un capitaine romain qui avait perdu un pié au service de la République: Ad singulum passum admone-hatur gloriae suae: chaque pas qu’il faisait l’avertissait de sa gloire.Chaque mouvement que Mr de Frontenac donnoit à cette main le faisoit souvenir qu’il avait eu la gloire de verser son sang pour celle d’un roi.Ne poussons pas plus loin le détail d’une vie purement militaire en apparence où le christianisme n’a peut-etre que fort peu de part.Le Seigneur Dieu des armées qui, selon le prophète Roi, se sert au combat des mains des guerriers va se servir du imtre contre les ennemis de son saint nom.Le siège de Candie formé par les ottomans et soutenu parles Vénitiens depuis très-longtemps rendoit l’Europe, I Afrique et l’Asie attentives au succès de cette grande entreprise.Ce boulevard de la chrétienté attaqué par tant de milliers d’hommes, ébranlé par la violence de tant (1) Le régiment de Korumndie. de mines menace de ruine.Les assiégés épuisés par de continuels efforts, prêts à succomber sous le poid d’une force supérieure, implorent l’assistance de leurs frères chrétiens, conjurant tous ceux qui sont au Seigneur de se joindre à eux.Leur ambassadeur à la cour de France après avoir obtenu ce secours (vous le savez, Mrs,) si digne d’un roi très-chrétien, consulta le vicomte de Turenne sur le choix d’un officier général pour les troupes de la république.Turenne consulté sur un mérite militaire, quel oracle ! Frontenac choisi par Turenne, quelle gloire! Je me hâte, Mrs, de vous représenter ce nouveau général dans l’enceinte de cette ville assiégée, si l’on peut appeler enceinte des remparts où il y a brèche de tous côtés.Tl fait voir ce que peut pour la défense d’une ville un capitaine qui joint l’expérience à l’intrépidité, devenant tantôt l’épée tantôt le bouclier de cette ville désolée.Il distingue le temps d’attaquer et le temps de se défendre, il surprend l’ennemi par des sorties faites à propos, il lui gagne du terrain, il le chasse de ses logements.Faut-il se retrancher < II pourvoit à tout par une prudence consommée et une assiduité opiniâtre au travail.Soigneux de visiter tous les postes il répand parmi tous les soldats un certain esprit de force, de courage et de confiance qui leur fait tout souffrir et tout entreprendre pour l’exécution de ses desseins.Ile infortunée, tu serois peut-être encore à tes anciens maîtres ou du moins la conquête auroit encore coûté plus de sang infidèle si l’on avoit suivi les conseils salutaires de ce grand homme : seul officier général à la tête d’un corps de troupes il soutient durant 15 jours les efforts et arrête les progrès des assiégeans.Cependant la place se rend : il fam en sortir.Le comte île Frontenac n’en sortira que le dernier.Je m’apperçois, Mrs, que mes idées m’emportent au delà des bornes d’un discours ordinaire.Pour les réduire, il les faut rappeler dans ce pays où de nouveaux et de plus beaux trophées s’élèvent à la gloire de notre sage gouverneur. Une Hotte composée d’environ H4 voiles sortie des ports de la Nouvelle-Angleterre, vient mouiller à notre rade, les troupes n’attendent que le signal du débarquement pour envahir la ville qu’on leur a dit être sans défense, sans munition, sans garnison et même sans gouverneur.L’impie à la vue de ces temples sacrés dit déjà dans son cœur ces paroles de présomption : persequar et comprehendam, dividam spolia, implebitur anima mea.S’ils ne se rendent à ma discrétion je les presserai par des attaques si vigoureuses qu’ils ne pourront les soutenir.Je pillerai leur ville, je détruirai leurs temples, je renverserai leurs autels.Je m’enrichirai de leurs dépouilles, je passerai leurs prêtres au til de l’épée, je tirerai de leurs cloîtres ces filles renfermées pour les emmener captives, et implebitur anima mea.Enfin je satisferai tous mes désirs et j’immolerai tout à ma passion.O Dieu, abandonnerez-vous votre héritage et livrerez-vous à la fureur des loups les brebis de votre troupeau et les âmes qui confessent vo're nom' Ne craignons point, chrétiens, celui qui veille sur Israël gardera cette ville.Je vois revenir notre illustre gouverneur avec les troupes qu’il a fait agir avec force contre les nations sauvages.Il examine, il approuve tous les préparatifs qu’on a fait en son absence, il inspire un nouveau courage par sa présence.Qu elle «st héroïque la réponse qu’il fait à cet envoyé qui le somme de se rendre et une montre à la main lui marque le temps qu’on lui donne à délibérer.Allez dire à votre commandant que la réponse que j’ai à lui faire est à la bouche de mes canons, et quand je voudrais me rendre, tous ces braves officiers que vous voyez n’y consentiraient jamais.Il parle et peu île temps après on entend tonner de toutes parts ces foudres de bronze qui, d’un seul coup, lancent le feu, le fer et la mort.Ce gouverneur que les ennemis croyaient absent se trouve partout où son devoir l’appelle.Cette ville que l’on avoit publiée être sans munition se trouve bordée d’artillerie qui leur envoyé l’effroi et la mort pour les recevoir.Cette ville que l’on — 80 _ disoit être sans muraille et sans garnison, se trouve à la vérité sans murailles, mais elle n’est pas sans défense.Ces troupes que la vigilance aSUnada Expedition, all the ollicor's original demands, supplies and receipts, my own contingent accounts, with several other papers of consequence." ¦' Ernest Myrand Vieillards malfaisants.1.IV, 37.—Au mois de janvier 1832, La Minerve ayant qualifié de "vieillards malfaisants” les Chouayens du Conseil Législatif.M.Ludger Duvornay fut arrêté, ainsi que le docteur Daniel Tracy, fondateur et propriétaire du Vindicator, journal ami des Canadiens, qui s'était emparé de l'épithète au bond.Tous deux passèrent près de quatre mois dans les prisons de Québec.Benjamin Sulte Le Bonnet phrygien.I.IV, 38.)—C'est une coiffure de laine, haute, retombant ordinairement sur le coté de la tète, comme celle «pie portaient les anciens Phrygiens, et qui fut plus tard adoptée pour les enclaves affranchis.Se dit renient d’un bonnet semblable à cette coiffure antique, qui est devenu l'emblème de la Liberté et de la République personnifiées.* Bonnet rouge, ronnet de la liberté, bonnet phrygien, sont des expressions similaires.0065 — 93 — Pourquoi lo don net fut-il jamais adopté connut?If symbols do la L iberté ?Le uon.net est un emblème traditionnel et véritablement clussiqu» dont l’origine se peril dans la nuit des temps.Nous le trouvons citez les Grecs et les Romains.Dans toute fantiquité, en elfet, l’esclave allrancbi était coiffé du ebupeau en même temps qu'il recevait la liberté.Généralement, l'esclave allait tét- nue, sauf à Sparte, ou l’ilote était eoill'é d'un bonnet de peau de chien, réputé ignominieux.Mais dans cet Etat même, quand on allrancliissait un esclave, on le cuiiïuit d'une sorte de chapeau orné de Heurs, (le don d'une coiffure à des êtres, qui en étaient presque partout légalement privés dans la servitude, était le symbole expressif de l'actf qui les tirait d une condition en quelque sorte unimule, pour les rapprocher de celle de 1 homme et du citoyen.A Rome, un chef subin c omparu une mut du Capitole à la tète d’une poignée d aventuriers.Le jour venu, il tenta de rassembler des forces en appelant les esclaves à la liberté par I" signe compris de tous c’est-à-dirfi en arborant un bonnet au bout d'un javelot.Les exemples de cette nature abondent dans l’histoire.Apres h' meurtre de Césur, les tyrannicides parcoururent la ville en promenant par les rues un bonnet au bout d'une pique, pour appeler le peuple à la liberté.Des médailles même furent frappées avec l'image d un bonnet entre deux poignards.A la mort de Néron, l'insigne traditionnel reparut et ligura du nouveau sur les médailles.' Le souvenir de cet antique symbole ne sc perdit jamais.Les Grecs, réfugiés > n Italie pour se soustrairait despotisme des Turcs, avaient conservé i'iicuge d'un bonnet continu emblème de leur liberté.Mien avant la Révolution Française, le- Pays-Bas, puis les Etats-Unis, avaient adopté le bonnet de la Liberté, qui ligure encore aujourd'hui, placé au bout d’une pique, sur les billets d'un grand nombre de banques de ce dernier pays.La monnaie de carte du Congrès avec laquelle Arnold et Montgomery payaient les paysans canadiens •n 1775 porte un bonnet phrygien.Le bonnet de la Liberté fut adopté connue emblème dès le début de la Révolution française.C'était un -igm- de ralliement.lie bonnet rouge était alors port*"* dans plusieurs provinces de France.C'est même une coutume qui s'est poqéluoeau Canada.L bonnet du pauvre devint lo symbole d'une révolution qui voulait élever les humbles et abaisser les dominateurs.Ou prit la coiffure du paysan, de l’ancien cerf, pour eu faire le bonnet île la Liberté, le sceau de l'Etat,l’enseigne désarmées.C'est uu milieu do l'année 1791 que le bataillon des ijonnkis uk laine du faubourg Saint-Antoine popularise cette coiffure, qui avait déjà apparu à Paris dès 1788.Au printemps de 1792, Brissot et la bourgeoisie libérale patronnenlet rocommundont le bonnet rouge comme manifestation contre 1a cour.Le 20 juin, il si placé sur la tête de Louis X.V1.Le IG brumaire, an II, la Commune arrête que ce bonnet sera la coiffure ofliciello de ses membres.L est le 15 août 1792 que lu bonnet, considéré comme emblème, avait été adopté officiellement. La Législative décréta : •• Le sceau de l’Etat sera changé, il portera dpBlaULih?rtf nrmôe dL,ifïue et surmontée d'un Lnnet ut ta Libér é.Nous renvoyons le lecteur à un livre de M Louis Lombes ,mb|".e" 1872: Episodes et ci hiosités hévolution'naehes.révolutb , 89 r lgu!?r.le bonn«‘ delà Liberté parmi lessymbolo» Nfiufviib.,rîlni‘ ,Ln tt°ùt ««Hé année, un artiste du nom'de La .' I'res0nta«i Lafayette un projet d’onsoigne pour les draD»^aux SK*; milieude divefs emblèmes et "inscriptions ^ 00^ ' V 1, 1 rance surmonte d un bonnet, emblème de la Liberté Nous poumons multiplier les exemples., XXX.lela7ibeer è’!'he!li!!lr-rgien,H.ai,t c£nsidéré un .les emblèmes it la bbeitc 1 ht / lus Grecs et les Romains.A Rome dans le temnle tpu lut construit on son honneur par Tiberius Gracchus la L iberté était representee sous la ligure d une matrorie vêtue de blanc tenant un âvaïnun“chat™'?, ''' ‘h ' aU,tre |lne I,i(ïue surmontée d'un bonnet et èxuînit -h i l “n ' • ds-, L,‘ l’ormo' faisait 'illusion à l'usage qui auquel on donnait rRlmrté s,:lavn de.Manhole?a J?h?nnet phrygien a fait son apparition comme un les sunboles do la revolution dès 1789, ainsi que le prouvent des es.u pes et des médaillés de rette époque, dette coiffure que i'0„ un- pa r 1 os° ré vol u donna ires.' °ni"‘t ” *°rmnen'-'a 11 I»** ^ iuilleH™e|Iat'ifl6b,rat.i0n d° 1,1 grande f6te fle la Fédération, le 11 ri m, .T bll,*net phrygien surmontait une pique lixéo près de «“S^T'viÆ SSf.* - ™“ Wér ~*L.S , L®20Juin l791' Louis XVI dut coiffer le bonnet roime mie lui Cities°UVnerdeParis' '>"and '* I««Ple envahit le "pal^is Jes P.de C.des büCdiers pauTm!orsriVilèee 'enir billard Public fllt acc^é à î'e Oflmiil 1mC0"?U au Ganada du tfimPs «les Français, au sieur Heniv rI; T .tro"VP.«nç permission donnée par l'intendant oao.mï VOL 12y, |, 90.‘ 'emr hl"ard en la vi,le dc Q^bec (Rue.an greffe de angla,'s’ ,v0-'cf'
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