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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1895-08, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES 1er volume AOUT 1895 8ème livraison LE COGIIEK DE MONTCALM Il uc s’agit pas ici d’un cocher ordinaire, espèce d’automate au corps raide, à l’habit costumé, qui passe sa vie, sans initiative, perché sur le sommet d’un siège.L’automédon, que j’ai l’honneur de présenter à mes lecteurs, est un personnage quasi historique.La peinture s’est occupée de lui.Sa fidélité et sou dévouement à la personne de son maître étaient si bien connus que l’artiste n’a pas cru pouvoir trouver de représentant plus digne pour personnifier la douleur ou le désespoir, qui pleure sur la mort d’un grand homme.La presse aux cent bouihes, lorsqu’il a quitté ce monde, a porté son nom aux extrémités du pays, et cela dans un temps où elle n’était pas prodigue, comme aujourd’hui, de notices nécrologiques.Des savants, des chercheurs, à plusieurs reprises, ont fait des démarches, ont fouillé les registres, ont remué les souvenirs pour découvrir son origine, ses alliances et les diverses phases de sa vie._ _ _ Un illustre général l’avait distingué, 1 avait choisi entre douze mille hommes qu’il commandait, pour lui confier son meilleur trésor de guerre, ses chevaux de selle.Cortes, pour dresser ces coursiers fiers et fougueux, il devait posséder une grande somme d énergie, d’agilité, de justesse et d’intelligence. — 114 — Sur le champ de bataille des Plaines d’Abraham, témoin d’un des plus grands événements de notre histoire et spectateur infortuné, il a vu tomber, au bruit du canon, au milieu des tourbillons de poussière et de fumée, deux héros ennemis, Wolfe et Montcalm.Patriarche d’un autre âge, il a vécu assez longtemps pour que les vieillards de la génération actuelle aient entendu de sa bouche le récit des combats livrés sous les murs de Québec, quorum pars magna fui, pouvait-il dire : anneau rattachant les jours de notre époque au temps des Français.J'avais donc quelque raison de présenter Barbeau, en affirmant qu’il n’était pas un cocher ordinaire.Je dois même ajouter que cette expression est tout-à-fait inexacte, et je ne l’ai employée que pour conserver la trace des renseignements qui nous sont parvenus, depuis la Gazette de Québec, en 1828, jusqu’à M.Faribault, et de M.Faribault au commandeur Viger, en 1857., Joseph Barbeau, comme tous les jeunes gens de son âge, avait dft prendre les armes pour défendre son pays, et faisait partie de la milice canadienne.Il n’était, ni le domestique, ni le valet de Montcalm._ D’un autre côté, il est probable que sa bonne mine et son habileté à manier les chevaux l’avaient fait choisir pour garder ceux du général sur le champ de bataille et les lui amener au besoin.Il serait donc plus exact de l’appeler piqueur ou sous-écuyer que cocher.En 1857, M.Jacques Viger écrivait au supérieur du séminaire de Sainte-Thérèse de Blainville, pour obtenir certains renseignements sur un nommé Joseph Barbeau, ancien cocher du marquis de Montcalm._ M.le supérieur n’ayant aucun de ces renseignements ne put alors les lui donner._ _ Plus heureux que lui, j’ai trouvé et recueilli les actes authentiques que je vais reproduire ici.Je dois d’abord citer, en son entier la lettre de M — 115 — Viger.Les lecteurs m’en sauront gré ; elle est pétillante d’esprit et d’originalité.Ils verront cpie ces chercheurs infatigables que nous nous représentons quelquefois sous les couleurs les plus sévères, parce qu’ils ne veulent aucun compromis avec l’erreur historique, ils verront, dis-je, combien ces hommes savent au besoin être agréables et dissimuler 1 aridité des détails chronologiques sous une pointe d esprit gaulois au moins tel qu’ils l’entendaient.Montréal, 30 mars 1857 Mon cher Monsieur, “ Vous vous rappelez sans peine que l’an dernier, je crois, je vous écrivis de la part d’un impitoyable importun do mon espece relativement à l’inhumation à Ste-Thérèse (olim) d’un ancien valet du marquis de Montcalm.On voulait savoir quand un ci-devant curé de votre paroisse l’avait enterré.“ Vous n’avez pu me le dire, de n’ai point gardé cette correspondance et ne puis entrer dans plus de détails.“Je reviens donc à l’œuvre.Mon correspondant est tenace et moi itout: Voyons ce qui résultera de cutto seconde lettre, si vous l'avez pour agréable.“ M.G.11.Faribault m’écrit, sous la date du 11 de ce mois, qu’il a trouvé, de la veille, dans la Qaz'lte de Quebec, du 2 octobre 1828, la notice suivante: .“ Décédé à Ste-Thérèse (sans date).1 un nommé Joseph Barbeau, âgé d'environ 90 ans (f) qui avait été cocher, pendant trois ans, du général marquis do Montcalm, qu’il avait accompagn avec des chevaux do selle au champ de bataille, sur les 1 lames d’Abraham., “Il était né à Charlesbourg, près de Québec.11 laisse plusieurs arrière-petits fils et une votre dijée, à laquelle il était marié depuis plus de soixante ans’’— ,.“ Ce n’est donc pas à tort quo le docteur McCulloch médisait, comme je vous le mandais, je crois, qu'il avait connu et soigne cet homme, sans ajouter qu’il l'avait tué'.C'était son secret.“ La veuve (comment se nommait-elle 1) doit être défunte e très passée, par le temps qui court.“ Ne pourriez-vous pas, en furetant un peu vos registres, a différents loisirs, trouver avant 1828, le second mnriage de co brave couple (si toutefois il a été célébré chez vous) comme la mort de 1* bonne vieille Barbeau, en cherchant depuis ot après 1 année 18-e .De la patience, cher Monsieur.“ Pour vous encourager un tantinet à l’œuvre, j *t *alt partie, des recherches ici dans vos registres de 1828, et j ai t rouv ; — 116 — “ Le vingt-quatre août mil huit cent vingt-huit, par noua prêtre soussigné a été inhumé le corps de Joseph Barbeau, époux de (1).—cette paroisse, décédé à l’âge de quatre-vingt-seize ans.Préscns Albert Ouimet et Joseph Yon qui n'ont su signer.Ducharmk Ptre.“ A quel propos parler de la femme du défunt quand surtout on n’en peut donner le nom ?Mais c’est comme cela a vos registres de Stc-Thérèse de Blainville.“ Dans un nota bene de M, Faribault, il est dit: vous comprenez que je désirerais avoir l’extrait mortel de Barbeau, et tous autres renseignements que l’on pourrait se procurer sur la famille qu’il a pu avoir laissée.” “ Les Ouimet et Yon, plus haut cités, pourraient-ils vous en dire quelque chose, s’ils parlent encore, ou leurs descendants, s’ils ne pnrlent plus 1 ” “ Joseph Barbeau avait donc 90 ou 9G ans à sa mort, en 1828, d’après les extraits ci-dessus, et sans donner foi de parole.» d’Evangile ni à l’un ni à l’autre deB dits extraits, il serait né vers 1732 ou 1738 à Charlesbourg.Il aurait eu aussi 21 ou 27 ans lors de la bataille devant Québec, le Kl septembre 1759.“ M.Faribault verra aussi s’il trouvera 1 e premier mariage de nos gens à Charlesbourg qui, pour être de [dus de 00 ans en 1828, avait dû être contracté avant 1768.Peut-être, après tout, est-il venu s’établir ici, peu après la cession du pays, et dans ce cas, il a pu se marier ici.“ Notre ami de Québec, M.Faribault, ajoute: “ Barbeau est représenté, dans la gravure de la mort de Montcalm (par Chambers), dans l’attitude du désespoir, à la vue de son maître blessé mortellement.’’ Affectueuses amitiés, Le Commandeur J.Viger.Ici s’arrêtaient toutes les connaissances sur l’histoire du cocher du marquis de Montcalm en 1857, et je dois ajouter jusqu’à ces dernières années.Comme on peut le voir, une curiosité bien légitime engageait dès lors ces historiens archéologues à faire des recherches sur la famille du vieillard Joseph Barbeau.On le lisait natif de la paroisse de Charlesbourg, mais on ignorait la date précise de sa naissance ; seulement ou le croyait Agé d’environ 90 ans.On ignorait de même le nom de ses parents.(1) Donc 8& femme vivait encore ! . — 117 — On cherchait aussi la date et le lieu de son mariage, ainsi que le nom de sa femme.Dans la lettre do M.Viger que je viens de citer plus haut, il est même question d'un second mariage.Voilà les points obscurs qu’il s’agissait d’éclaircir.J’ose espérer montrer à mes lecteurs que mes persé-vérentes recherches ont fait connaître le résultat désiré depuis si longtemps (1828).lo Quand Joseph Barbeau est-il né ?En parcourant les registres de la paroisse de Charlesbourg, près Québec, je trouve l’acte de baptême suivant: “ Lu sept octobre mil sept cent quarante un a été baptisé, par nous prêtre curé de Charlesbourg, Joseph, né du jour d hier, fils de Joseph Barbot et de Marie Josephe Loisel sa femme.Le parrain a été Jacques lîarbot, grand père paternel, et la paarraine Marie Anne Michel, (1) femme de Louis Loisel grande mère maternelle, laquelle a signé.Lo parrain a déclaré ne savoir signer de ce requis suivant l’ordonnance.(Signé) Marie Anse Michelle Le Boullahgbu Ptre.2o Aux trois questions suivantes : Quand, où et avec qui s est-il marié l les registres de Charlesbourg, paroisse natale de Joseph Barbeau, sont muets, et il nia fallu chercher ailleurs.Sur le bon avis du Dict ionnaire généalogique, j ai dirigé mes pas du côté de ierrebonne, où je trouve que Barbeau alla s établir, apres la cession du Canada, et en consultant les registres de la paroisse de St-Louis de Terrebonne, à la date du vingt un août mil sept cent soixante neuf, je lisais l’acte suivant: L’an mil sept cent soixante et neuf le vingt ot un août après la publication de trois bans aux prônes des grandes messes paroissiales entre Joseph Barbeau, fils (2) de Joseph Barbeau et de Josephe Loisel ses père et mère de la paroisse de Charlesbourg d une part ; et Mario Latour fille do Jean Louis Latour et do Marie Catherine Olivier, ses père et mère do la paroisse de Terrebonne, d autre part, et ne s’étant trouvé aucun empêchement légitime à leur futur mariage, nous soussigné prêtre curé de Terrebonne leur avons donné la bénédiction nuptiale, selon los formes prescrites par la Ste.Église, notre mère, en présence dos srea Joseph Barbeau, r ran- (1) Taillon dit Michel.(•>) Expression qui montre qu'il .'étais pas real, ear le «uré aurait écrit seul d« N — 118 — çois-Régis Barbeau, François Maisonneuve ; du côté do la fillo, Jean Louis Latour, Louis Bouc, André Vigé, Antoine Dumas ; los uns ont signé avec nous, les autres ont déclaré ne savoir signer.J.L.Bouc André Vigé François Maisonneuve Antoine Dumas Pkoulx, prêtre.Maintenant je ferai quelques remarques qui naissent des nouveaux documents que je viens de citer.Joseph Barbeau était fils de Joseph Barbeau, et de Marie Josephe Loisel, et appartenait à une brave famille de cultivateurs établie à Charlesbourg.Il ne s’était engagé qu’une seule fois dans les liens du mariage; liens qui ne furent rompus qu’en 1828, et qui, par conséquent, avaient duré 59 ans.Tout de même l’union avait duré un laps de temps bien respectable.Sa vénérable veuve, Marie Dufour dite Latour, ne pouvait donc pas être une femme en secondes noces.Je ne vois pas comment il se fait que M.Jacques Viger parle d’un second mariage de ce brave couple ?Peut-être les deux noms Dufour dite Latour sont-ils la cause de cette erreur.Barbeau, à sa mort, n’était pas âgé de 96 ans, ni même de 90, mais seulement de 88 ans, 10 mois et 18 jours.Toutefois cette erreur légère ne doit pas nous surprendre lorsqu’une expérience journalière nous montre comme les personnes âgées aiment à se vieillir de plus de douze mois par année.Telles sont, chers lecteurs, non pas supposées, mais mathématiquement exactes les principales dates de cette humble existence, arrachée pour un moment de l’obscurité et aux travaux des champs, pour être transportée sur le théâtre sanglant des batailles.Barbeau, dit M.Faribault, avait été trois ans cocher au service du général marquis de Montcalm ; il l’avait. — 119 — donc suivi à Chouaguen, au fort Georges, à Carillon.A ce titre, sa mémoire doit, aux yeux des Canadiens, rester enveloppée dans un rayon de la gloire de son maître.On dirait que c’est pour conserver cette gloire dans tout son éclat, pour éviter en quelque sorte de la ternir au contact des vainqueurs, que Joseph Barbeau se retire bien loin de Québec, aux extrémités, on peut dire, des habitations françaises, là où rien ne pouvait plus lui rappeler le souvenir douloureux du drame des Plaines d’Abraham.Si M.Faribault et M.Jacques Viger ont eu 1 honneur de commencer ce travail, je dois m’estimer heureux d’avoir pu le compléter.Dieu en soit béni.Du reste, je reconnais volontiers n’avoir été ici que l’Apollo de l’Ecriture., , .Si M.Viger revenait sur la terre, il pourrait bien dire.Ego plantavi, Apollo rigavit ; sed Deus mere* mentum dédit.Mgr Cyprif.n Tanguay A PROPOS DE FRONTENAC Dans son bel ouvrage sur le comte de Frontenac (Paris, Armand Colin & cie, éditeurs, 1895), M.Henri Lorin, parlant de la statue de l'rontenac sculptée par Hébert, dit que l’artiste a commis une inexactitude en décorant son personnage de la croix de Saint-Louis, parce que Frontenac ne l’a reçue qu’en 1697 (p.450).^ “ Ce n’est là, dit un correspondant du Courrier du Canada qu’un de ces anachronismes que se sont permis les plus célèbres artistes.” “ Que dire, ajoute-t-il, en présence de ce tableau d’un grand peintre qui représente la Madone avec l’Enfant-Jésus tenant entre ses mains un chapelet ; ou de ces toiles de Velasquez qui montrent les apôtres vêtus en chevaliers du moyen âge ?’ Que de fois n’avons-nous pas vu dans notre province des statues qui représentent sainte Anne montrant — 120 — à lire à la sainte Vierge, dans un livre bien relié, portant des caractères modernes ! Qu importe 1 anachronisme ! Si l’artiste en fouillant le marbre, le bois ou la pierre, a façonné une belle statue, devant laquelle on s’arrête, et qui fait naître en nous une pensée patriotique ou une prière fervente, n’a-t-il pas taillé bonne besogne ?Dans 1 œuvre de Hébert, Frontenac montre de sa main droite le canon avec lequel il va répondre à l’Anglais.Les chercheurs savent bien que le grand gouverneur, depuis qu’il eût le bras cassé à la bataille d’Orti-bello, ne se servait plus de sa main droite, mais qu’importe ce détail ! Est-ce que tout le monde ne répète pas en voyant cette here attitude le mot célèbre qui préluda aux opérations du siège de 1G90 ?Un dit au barreau : De minimis lex non curat.Il y & des ?as où l’on devrait appliquer cet adage de droit 1 histoire, surtout lorsque sous le prétexte de rapporter fidèlement les faits, on la voit descendre jusqu’à la bagatelle.Nous devons dire cependant que cette dernière réflexion ne s’applique pas à l’ouvrage de M.Lorin qui est un des livres les plus sérieux qui .ait été encore écrit en Europe sur l’histoire de la Nouvelle-France.1 our terminer, citons un trait qui prouve comment les artistes s’occupent bien peu de la vérité historique.Le célèbre peintre David était à peindre le tableau qui représente Napoléon passant les Alpes.Je désire que vous me montriez calme sur un cheval fougueux,” lui dit le conquérant.En fait, Napoléon passa les Alpes incognito sur un mulet qu’un guide tenait par la bride.Nous donnons comme autorité: E.-J.Delecluze, Louis David, son école et son temps, souvenirs ; Paris', édition in-8o, 1855, cité par George Bertin, dans Joseph Bonaparte en Amérique, Paris, 1893, p.87.J.E.B. — 121 — REPONSES Geôliers de Québec.(I, IV, 31.—Lu premier geôlier de la prison de Québec dont il soit fait mention, il notre connaissance, -est un nommé Henderson.Il eut pour successeur John Jeffery, lequel fut remplacé par les McLaren, père et lils.Le geôlier actuel est le capitaine J.-E.Dernier.Cette réponse ne concerne que la période du régime anglais._ Capot d’écolier.(I, IV, 41.)—La l'otlierie, qui était à Québec en 1701, parlant du séminaire de Québec, dit : “ Ils ont quatre-vingt pensionnaires qui vont au collège des Jésuites.Leurs uaiiits SONT UNIFORMES, AYANT UN CAPOT IILKU A LA CANADIENNE, SUR LEQUEL II.Y A UN PASSE POIL BLANC, d’ETOFB.” (HISTOIRE DE L AMERIQUE SEPTENTRIONALE, volume 11.pp.237, 238 (édition de 1753).T.-P.Dédard Aérollthes.(I, VI, 51.)—M.Baillargé a raison de s’intéresser à cette question.Dans l’état actuel de la science, I origine des aero-lithes est une question séduisante à plus d un titre, mais qui xi est pas complètement résolue.Tombent-ils réellement des pierres du ciel ?Ou sommes nous encore en présence d’une de ces superstitions populaires si difficiles a faire disparaitre une fois quelles ont pris racine?Pline assure avoir assisté lui-mème à la chute d’une pierre de cette nature dans la Gaule Narbonnaise.Ce fut seulement, en 1794, qu’un physicien allemand.Uilaldm, après avoir réuni les observations éparses dans les auteurs anciens et modernes, parvint à faire entrer les aérolitlies dans le domaine de 1& science., lin 1803, (G floréal an XI j, une pluie de pierres étant tombée sur la ville de Luigle, en Normandie, l’Académie des sciences envoya l’illustre Biot sur les lieux mêmes étudier le phénomène.Le rapport de Biot, qui ne laissa aucun doute sur son authenticité, se terminait ainsi: “Je m'estimerai heureux si j'ai réussi J mettre hors de doute un des plus étonnants phénomènes que les hommes aient jamais ou-serve?Dans le cas spécial de Laigle, le phénomène s étant produit en plein jour, plusieurs personnes en lurent témoins.Depuis ce temps là, plusieurs bolides ont obtenu une certaine réputation dans la science.Ou donne même la date précise de leur chute; tels le bolide d'Orgueil iTarn-Ot-Garonne 14 juillet 1(84; celui de Saint-Mesmin, 30 mai 1806; celui de Weston (Connecticut), U décembre 1807, etc.) .Quelques uns de ces aérolilhes sont-ils tombes sur îles otres vi- Yttll IN ., .t " 1 Comme ils apparaissent sous forme de globes lumineux et qu ils éclatent avec grand bruit longtemps avant de toucher la terre, il taut supposer que l’on a toujours pu s’en garer aisément. — 122 — Nous ne conseillons à personne, dans tous les cas, de se trouver sur le passage de res messagers célestes, s'il est vrai, comme le raconte Iloefer, qu’il y a dans le Brésil une masse aérolithique qüi pèse sept mille kilogrammes.J.E.H.Le premier parlement canadien.(I, VII, 52.)—-Le 26 décembre 1791, le Canada fut divisé en deux provinces: le Haut et le Bas-Canada.Au mois de mai suivant, le Bas-Canada lut subdivisé en six collèges électoraux urbains et en vingt-un comtés ou collèges électoraux ruraux, élisant chacun deux membres, à l’exeep.tion de trois qui n'eurent le droit d’en élire qu'un.Ce parlement eut quatre sessions: la première ouverte le 17 décembre 1792 et prorogée le 9 mai 1793, la deuxième ouverte le 11 novembre 1793 et prorogée le 31 mai 1791, la troisième ouverte le 6 janvier 1795 et prorogée le 7 mai 1795 et enlin me ouverte le 20 novembre 1795 et prorogée le 7 mai 1796.Voici les noms des députés élus pour ce parlement: Gaspé : Ed.O’Hara ; Coït n wa lu s : P.-S.Panet ; Jas.Tod ; Devon : Fis.Dambourgès: Jas.Tod ; Hertford: P.Mareoux ; Louis Dunière; Dorchester : G.-E.Taschereau ; L.de Salaberry ; Buckinghamshire: A.Juc.Duchesnay ; J.-.M.Tonnancour ; Wili.iam-Hkxry : John Barnes; Richelieu : Pierre Guerout; Benj.Charrier ; Bedford: J.B.M.II.de Houville; Surrey : Philippe de Hocheblave ; Franc.Mailhiot: Kent: lléné Boileau; Pierre-Legras Pierre ville ; Huntingdon: Hyp.Saint-GeorgeDupré ; G.C.Lorimier; York : M.E.G.de Lotbinière ; P G.de Bonne ; Montréal: Jos.Papineau.James Walker; Montréal-Ouest: James McGill; J.B.Durocher; Montréal-Est : Joseph Frobisher; John Richardson; Essingham : Jacob Jordan ; Joseph Lacroix; Leinster: Frs.Ant.Laroque; Bonaventure Panet : Warwick: P.P.M.La Valtrie; Louis Olivier ; Trois-Hivieres: John Lees; Nicolas Saint-Martin ; Saint-Maurice: Thomas Collin ; Augustin Rivard; Hampshire; Mathew McNider; Jean Boudreau ; Quérec: L.de Salaberry; David Lynd ; gi éhec (haute-ville) J.Ant.Panet ; William Grant ; Quérec (basse-ville): Robert Lester; John Young; Northumberland: Pierre Bédard ; Joseph Dufour; Orléans: Nie.Gaspard Boisseau.Le parlement siégea dans l’ancien palais épiscopal.Les députés s'occupèrent de l’éducation, des finances, des charges seigneuriales, des chemins, du numéraire en cours dans le pavs, etc, etc.La chambre était divisée en deux camps : le parti anglais com- 55^6 — 123 — posé de seize membres que les Canadiens avaient élus pour montrer leur désir de voir régner la concorde, et le parti canadien qui avait pour chef M.Panet.1 I».G.H.Saint-Etienne de la Malbaie.I.\ II, 54.)—De toutes les pittoresques paroisses qui s'échelonnent sur les rives du Saint-Laurent, Saint-Etienne de la Malbaie est celle qui obtient le plus les suffrages des touristes.La Malbaie fut ainsi nommée par Samuel de Champlain, lorsqu il y passa en 1008, après avoir visité Tadoussac.“ Costoyants la coste du nort, déclare-t-il, nous fusmes a une pointe qui advance à la mer, qu'avons nommé le cap Dauphin, distant de la rivière aux Saulmons trois lieues.De là fusmes à un autre cap que nous nommasmes le cap à l'Aigle, distant du cap Dauphin huit lieues.Entre les deux y a une grande ance, où au fond y a une petito rivière qui assèche de basse mer, et peut tenir environ lieue et demie.Elle est quelque peu unie, venant en diminuant par les deux bouts.A celui de l’ouest y a des prairies et pointes de rochers, qui advancent quelque peu dans la rivière: et du costé du su-rouest elle est fort batturière, toutesfois assez agréable, à cause des bois qui l'environnent, distante de la terre du nort d environ demi-lieu, ou il y a une petite rivière qui entre ussez avant dedans les terres, et 1 avons nommée la rivière Platte, ou Malle-Baie, d’autant que le travers d î-celle la marée y court merveilleusement: et bien qu il face calme, idle est toujours fort émeus, y ayant grande profondeur.' (Il La Malbaie lut concédée par l’intendant Talon, le 7 novembre 1072, au sieur de Comporté.Un demi siècle plus tard, le 211 octobre 1724, les héritiers du sieur de Comporté, M.Thierry llazeur, prêtre, et M.llazeur Delorme, prêtre et chanoine de Paris, la remirent au roi de France moyennant une somme de 20,000 livres.L’acte d’achat qui réunit ce territoire au domaine de la couronne le décrit comme suit: “ La terre, flef et seigneurie de la Malbaie, consistant primitivement environ, en six lieues de front, sur quatre de profondeur, joignant d’un côté à l’ouest aux terres des fermiers du Itoy vulgairement appelées les fermes de Tadoussac, et ensemble avec les moulins à scies et à blé.’ , Cette vaste étendue de terre fut, le 27 avril 1702.concédée do nouveau par la couronne britannique eu deux concessions, par 1 entremise du général Murrav ; la partie est A partir du côté nord de la rivière Malbaie, à la rivière Noire, sur trois lieues de profondeur) Mount Mijbrav, à Malcolm Fraser; la partie ouesL Murray Hay, a John Nairn, tous deux olliciers distingués du 78e régiment écossais des Highlanders.La rivière Platte, qui prit alors le nom de Murray, qui coulait au centre, servit de borne aux deux voisins.Murray Hay, Mount Murray et Shoolbred, dans le district de Gaspé, soni les seules concessions en fief et seigneurie faites par le gouvernement anglais.(1) Voyages
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