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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1896-08, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES 2ème volume AOtrT 1890 Sème livraison SAINT-FRÉDÉRIC DE BEAUCE La paroisse de Saint-Frédéric a été érigée canoniquement en 1851 par Mgr R.-F.Turgeon, archevêque de Québec; son érection civile date du 2S août 1850.Saint Frédéric, évêque d’Utrecht, dont la fête se célèbre le 18 juillet, lui a été donné pour titulaire, en l’honneur de M.Frédéric Caron qui en fut le premier curé.C’est M.Caron qui présida à la construction de la première chapelle, bénite le 80 décembre 1851, et à celle du presbytère, dans le cours de l’été de 1852.M.Caron fut curé de Saint-Frédéric de 1851 à 1850.M.François-Édouard Moore lui sucçédadans l'automne de 1850 et resta à la tête de la paroisse jusqu’au 1er juillet 1873, date de sa mort.En 1858, grâce au zèle et à l’habileté de ce vénérable prêtre, les paroissiens de Saint-Frédéric se construisirent une très jolie église en pierre des champs.Le successeur de M.Moore fut M.Joseph Hoffman, qui laissa Saint-Frédéric, en mai 1879, pour la cure de Saint-David de Lauberivière.C’est quelques jours plus tard que M.Joseph-Etienne Martin, curé actuei de Saint-Frédéric, arrivait dans la paroisse.M.Martin a agrandi le cimetière, restauré l’église et transformé complètement la sacristie.De plus, M.Martin a doté sa paroisse, eu 1893, d’un nouveau presbytère.Pierre-Georges Roy — 114 — LE PATRONAGE DANS L’ARMÉE Je parcourais récemment un des volumes de la correspondance générale qu’entretenaient les gouverneurs et les intendants avec les ministères à Paris, et je tombai par hasard sur un tableau des demandes d’avancement qui furent faites au lendemain de la paix d’Utiecht.Ce tableau porte en marge la note: A Mari;/ le 7 Mai/ 17H, les observations du ministre et les noms de ceux qui sollicitaient pour les divers officiers.Que d’intrigues, que de démarches, que de sollicitations pour obtenir ces promotions enviées ! Rien de plus bizarres, parfois, que les raisons invoquées.On cherche des protecteurs dans tous les rangs et dans tous les coins de la France.Les uns sont recommandés par des marquises ou des grandes dames de la cour, par des évêques ou par des hauts personnages, les autres se contentent de simples valets de chambre ou même des sauvages.Quelle course au clocher ! Et comme les soucis et les ennuis de l’exercice du patronage ont bien été les mêmes dans tous les temps et dans tous les lieux.“ Souvenez-vous, disait Napoléon 1er à Fontanes, que tous les hommes demandent des places.On ne consulte que son besoin, et jamais son talent.” J’ai cru que ce tableau de demandes d’avancement avec ses remarques aurait quelque intérêt pour les lecteurs du Bulletin, et le voici : “ Remplacement des employés militaires.Emplois vacans.La majorité des troupes vacante par la mort du sr.Dumeny.La majorité des Trois-Rivières vacante par la mort du sr.de Üabanac.Demandes pour la majorité des troupes : Lesr.Lever-rier, Français.Sert depuis 1672, est le premier capitaine.A servi en France.Est assez bon officier et a de la dignité.Le sr.de la Chassagne, Français, major de Montréal, la demande ou une augmentation d’appointements.Sert 115 — depuis 1672.Capitaine en 1678.Tarait plus propre à la majorité de Montréal qu’à une majorité des troupes.Le sr.de St.Martin, Français, est capitaine depuis 1697, il n’est pas en état de se donner les mouvements que cet emploi demande.Le sr.Blainville, Français, est capitaine depuis 1701, est assez bon officier.Le sr.de Sabrevoy, Français, sert depuis 1687, capitaine depuis 1702.C’est un bon officier, agissant, et qui vit avec honneur.Le sr.de la Corne, Français, est capitaine depuis 1706, est bon officier.Le sr.comte de Yaudreuil, Canadien, sert depuis 1696, capitaine, en 1710.En marge : Recommandé par Mde la Marquise de Vaiulreuil et par M.Bégon.Majorité tie Trois-Iiivières.En marge: cette majorité ne vaut que Sot) livres.M.M.de Vaudreuil, Bégon et Galifïet la domandunt nnnv 1.«r Hw la Corne, capitaine, avec une ents.Le sr.de la Corne est bon ofuuier et y serait/ propre, -dote au crayon : Bon.Compagnies : —La nomination de deux capitaines à ces deux emplois feront deux compagnies vacantes.Elles sont demandées par le sr.de Beauvais, Canadien, lieutenant depuis 1691.Est assez bon officier.En marge:—Proposé par MM.de Vaudreuil et Bégon.Bon.Sr.Pierre de Eepentigny, Canadien.Est lieutenant depuis 1691.Est crapuleux.Du Buisson, Français, lieutenant depuis 1698.Est bon officier ut agissant.Il fit il y a deux ans une belle action au Détroit.En marge : Proposé par MM.de Vaudreuil et Bégon.Bon.Dorvilliers, Français, est lieutenant depuis 1700.M.de Yaudreuil rend de bons témoignages de lui.Est assez bon officier.En marge : Il m'a dit que M.Villerag l’avait recommandé à Monseigneur.Expectative.Herbin, Français, est lieutenant depuis 1702.Faible officier.En marge: —Recommandé par le sr.Herbin, valet de ^ — 116 — chambre du Roi.M.le duc de Cresme l’a recommandé à Monseigneur.Catologne, Français, est lieutenant depuis 1704, sous-ingénieur en 1712.C’est un bon officier et qui s’est donné^toujours beaucoup de peine et de mouvement pour l'entretien des forts du gouvernement de Montréal.Decelle, Français, est assez bon officier ; il est parent de M.de Givry et lieutenant depuis 1705.En marge:—Recommandé par M.le baron de Bre-teuil et M.de Gaumont._ Budemont, Français, est lieutenant depuis 170G.C’est un très bon officier qui a servi longtemps dans les gardes du Roi.Le chevalier de St-Ours, Canadien, lieutenant depuis 1710.Deviendra bon officier.De Varennes, Canadien, lieutenant depuis 1701, deviendra bon officier.La Gauchetière, Canadien, lieutenant depuis 1710, bon officier., llertel de la Frenière, Canadien, lieutenant en pied depuis 1712, lieutenant reformé depuis 1684, est bon officier._ M.de Cabanac demande une compagnie pour son fils ainé.11 a une expectative d’enseigne depuis 1712.En marge : —Xoir l ancienneté.M.de Ramesay demande une expectative pour la première compagnie qui vaquera pour son fils.Lieutenance.—La nomination de deux lieutenants aux compagnies fera deux lieutenances vacantes, il y en aura une Sème si Monseigneur remplit celle du sr.Martel qui est absent depuis 3 ans.Mgr a écrit l’année dernière à M.de Bellefontaine, pour savoir quel parti cet officier prenait, et il a marqué qu’il aurait souhaité de servir en France.En note : —Le rayer des listes.Il y aura une lieutenance remplie par le sr.la Salle, aide major de Plaisance, (Bon), une autre sera remplie par le sr.du Plessis Fabert qui a une expectative.(Bon).La — 117 — 3ème est demandée par le sr.Frérot, Canadien, est lieutenant reformé depuis 1696 et bon officier.En marge : Bon.Supprimer l’emploi.Cournoyer, Canadien, enseigne depuis 1696, est depuis fort longtemps aide major des Trois-Rivières.Il n’est plus propre qu’à rester dans une place.Itigauville, Français, enseigne depuis 1696, ce n’est pas un bon sujet.Des Villiers, Français, neveu du sr.de la Fausse, valet de garde robe du Roi, qui demande son avancement.Est enseigne depuis 1700.Est bon officier.Du Cisne, Français, enseigne depuis 1705, brave officier.Contrecœur, Canadien, enseigne depuis 1704, très bon officier.Linctot, Canadien, enseigne depuis 1706, est assez bon officier.Recommandé par M.de Breslay et les sau rages Repissirionons.Roishébcrt, Canadien, est enseigne depuis 1706, très bon officier et parent de M.d’Alogny.St-Michel, Français, est enseigne depuis 1710, est assez bon officier.Recommandé par M.le duc de la Trémouillc, par M.le comte de Blansac et par M.de Tour ville.Croizil de Repentigny, Canadien, est enseigne depuis 1710.Bon officier.Langloiserie, Canadien, est iils du lieutenant de roi de Québec et enseigne depuis 1710.Recommandé par M.Hollande, concierge du château de Marly.Recommandé par Mr l'esvéque d’Avranche.De Noyau, est enseigne depuis 1712.La Guerre Morville, Français, est enseigne et sous-ingénieur depuis 1712.Est bon sujet.Dupuis *rt depuis très longtemps, a été 12 ans petit officier, enseigne depuis 1712.Est bon officier et capable.M.de Cabanac demande une lieutenance pour son second fils.Les enseignes vacantes seront remplies par les expec- 118 — tatives, ceux qui en on', sont : les srs.De Ramesay, fils, de Lantagnac, chevalier d’Ailleboust, de Blainville fils, de Longueuil fils, du Cabanac fils.Ceux qui demandent des enseignes sont les srs.Boucher de Urandpré, fils d’un major de Trois-Rivières, de Repentigny fils, de Meloise, neveu de M.Dupont, doyen du conseil au Canada et parent de M.de Montai.M.L’Echassier, supérieur du séminaire de St-Sulpice, demande pour le sr.du Buisson (pii est cadet dans les troupes du Canada.Le sr de Lignery, capitaine, pour son fils, qu’il a amené avec lui à Missilimakinac.Le sr de l’Epinay, lieutenant de vaisseau, pour le chevalier de la Longeville, son neveu, Cadet dans les troupes du Canada.En note: Ajouter ici encore tousles Cabanac.S’il en faut en voilà de bons, mais je crois qu’il faut épuiser les autres auparavant." De ce tableau, il ressort qu’en 1714 y avait sept emplois vacants dans les troupes du Canada : LTn major des troupes.l'n major de Trois-Iîivières.2 capitaines.3 lieutenants.Il y eut sept demandes pour la majorité des troupes, quatorze pour les deux emplois de capitaines, quinze pour la troisième lieutenance qui fut supprimée.Il y avait six enseignes en expectative attendant une nomination et cependant l’on constate six nouvelles demandes pour obtenir cet emploi.Tous les fils de famille voulaient avoir de l’emploi dans les troupes de la colonie ; cela se com;oit, c’était à peu près le seul moyen qu'ils eussent de gagner leur vie.Le travail de la terre leur répugnait, et le commerce ne leur allait guères.J.-Edmond Roy 119 — LE FRÈRE MARC Je publie aujourd’hui, in extenso, le testament du frère Marc.Pour l’utilité de ses futurs biographes je me suis permis d’annoter cette curieuse archive de renseignements particuliers à l’histoire de Louis Coûtant.Ernest Myuand Par devant le Notaire Public, pour cette partie de la Province du Canada appelée ci-devant Bas-Canada, résidant en la paroisse de St-Thomas, dans le comté de L’Islet, et les témoins ci-après nommés et soussignés ; 1 Fut présent, le Sr.Louis Coûtant dit Frère Mark, horloger demeurant en la dite paroisse do St-Thomas, en le village dé Montmagny, étant dans un état du convalescence, mais"’ sain d esprit, mémoire, jugement et entendement ainsy qu’il est apparu a nous dit notaire et témoins soussignés ; Lequel nous a dicté et nommé mot à mot et sans suggestion le présent testament, de la maniéré et ainsy qu’il en suit: 1° Comme vrai chrétien a recommandé son âme à Dieu son créateur, lo suppliant de la recevoir au nombre de ses élus, après sa mort : 1 ^ el't ordonne le dit sieur testateurquo ses dettes soient payées et torts par lui faits, si aucuns se trouvent, réparés par son exécuteur testamentaire ci-après nommé : t d A eut et ordonne le dit.sieur testateur que son corps soit inhumé dans le cimetière de la dite paroisse de St-Thomas, avec son habit, corde et capuce selon l'usage de son ordre (i), sans son de cloche, ni cierges et encens, et de plus que son visage ne soit pas rasé ni son corps changé après sa mort, et que sa tombe soit faite de bois pas blanchi et qu’il lui soit fait dire, après son décès, le nombre de cent messes basses de Rei/uiem pour le repos de sim âme.4Q Donne et lègue le dit sieur testateur au docteur Joseph Marinette, Ecuier, do la dite paroisse de .St-Thomas, son ami, la somme de dix livres courant pour les bons services qu'il lui a rendus et qu’il lui rend journellement et pour ceux qu’il doit lui rendre comme son exécuteur testamentaire.a Donne et lègue le dit testateur à l’Oeuvre et Fabrique do la dite paroisse de Saint-Thomas la somme de trois livres courant.6" Veut et ordonne le dit testateur que la somme do trois livres courant soit employée à faire dire des messes basses do (1) Ce mot a été omis dans l'acte. — 120 — j?( (juiem pour le repos des âmes de feu Louis Coûtant et de Marguerite Bois, ses père et mère ; 0).7° Veut et ordonne le dit sieur testateur que la somme do deux livres courant soit aussi employée à faire dire des messes basses de Requiem pour le repos des âmes de feue Dame Josephte Coûtant et de Marguerite Anne Coûtant, religieuse, ses deux sa urs ; (2 3 4) 8U Veut et ordonne le dit sieur testateur que la somme cio trois livres courant, soit employée à faire dire des messes basses de Requiem pour le repos des âmes des sieurs ILtienne Coûtant, André Coûtant et François Coûtant, ses trois frères absents de cette Province et probablement morts ; (8) q° Donne et lègue le dit sieur testateur aux bons pauvres de cette paroisse de St.-Thomas, la somme de quinze livres courant pour leur être distribuée, par égale part, en se recommandant à leurs prières ; .10Q Donne et lègue le dit sieur testateur a François Boulet,(4) la personne (pii prend soin de lui depuis longtemps, la somme do six livres courant._ 11° Que quant au résidu de tous ses biens tant meubles, '*) qu’immeubles, or et argent monnayés et non monnayés, dettes actives dues soit par obligations, constitutions de rentes ou autrement,
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