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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1899-02, Collections de BAnQ.

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^Iiiniiuininiaiü>immui'iim.mii;iil»üii .¦mi.ni'lliuil EGLISE SAINT-JOSEPH DE LA POINTE-DE-Ll-VY UHmhii SHijmÎMM ^VTi » u n^^grîirniTTTn i i » iîit» n î'mpVmiV rün > î ï i nrnrm BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL- 5 FÉVRIER 1899 No.2 SAINT-JOSEPII DE LA POINTE-DE LÉVY La première messe à lu Pointe-de-Lévy fut dite par lo père jésuite Bailloquot, lo 12 avril 1648.( est en 1973 que lu Pointe-de-Lévy fut mise sous le patronage de saint Joseph, patron de la Nouvelle France.En 1675,on commença la construction d'une église.C’était la première qu’on élevait sur lu rive sud du Saint-Laurent.Llle était en pierre.-Mgr de Saint-Vnllier, deuxième évêque de Québec, qui la visita en 1686, nous apprend “quelle était une des plus propres et des mieux bâties du Canada.” En 1759, elle servit d’hôpital aux soldats anglais qui faisaient-le siège de Québec.Après la bataille des Plaines d'Abraham, le cadavre de Wolfe fut transporté il la Pointe-de-Lévy, probablement dans l’église, où il fut embaumé.Le 19 septembre, il était déposé à bord du “ Royal-William,” qui le débarquait à Portsmouth, le 17 novembre suivant.Cotte église fut incendiée le 15 février 1830.Le 11 max’s, moins d’un mois après l’incendie, MgrSignay fixait le site d’une nouvelle église à une vingtaine de pieds plus éloignés du chemin.File fut reconstruite immédiatement.C’est l'église actuelle.Missionnaires et curés : (i.Druillettes, 1652 ; P.Ragueneau, 1660 ; J.Garnier, 1668 ; G.Hard, 1679 ; T.Morel.1680 ; C.V.de Saint-Claude, 1682 ; G.Morin, 1683 ; A.Pcllerin, 1684 ; J.Pinguet, 1686 ; P.Boucher, premier curé en titre, 1694-1721 ; A.-,l.de La Rue, 1722-1739 ; L.-,1.Mercereau, 1739-1754 ; C.-M.-M.Youville-Pufrost, 17541760 ; 1).Cliche, (desservant), 1760 ; B.-S.Dosque, (desservant), 1760; Daniel, 1760-1761 ; C.-M.-M.Youville-Dufrost, 1761-1774 ; D.-A.Hubert, 1771 1775 ; F.-l.Bertliiaume, 1775 1794 ; M.Masse, 1794-1831; P.Angers, 1831-1838; G.M.Belcourt, 1838-1839; Mgr C.-F.Poiré, 1839-43; MgrJ.-J).Deziel, 1843-1852; 11.Routhicr, 1852-1873; E.-S.1'"afard, 1873.Px£rrg-G£obocs Ror — 30 — LK I’RH.Ml Kl! CARDINAL CANADIAN Doit-on appeler “ premier cardinal canadien” Mgr Weld, qui n’est pas né an Canada, qui n'est jamais venu au Canada, qui n'y a pas oxorcé sa juridict ion, et qui dut remettre son titre de coadjuteur pour recevoir le chapeau rouge ?L’abbé Thomas Weld naquit à Londres le 32 janvier 1773 d’une ancienne l'amille catholique anglaise très distinguée.Il reipit son éducation complèto dans son pays, et à la mort de son père, il hérita des propriétés de sa famille situées à Sueuorth.dans le Dorsetshire.Il fut d’abord marié et eut une tille qui, plus tard, épousa lord Clifford—un descendant de lord Clifford s'est établi à Beardsley, au Minnesota, depuis plusieurs années.Madame Weld mourut en 1815, et peu après, son mari résigna tous sos titres en faveur do son frère pour embrasser le sacerdoce.Après quelques années do retraite et d'études il fut ordonné prêtre par.l’archevêque de Paris en 1821.De suite il retourna en Angleterre où il fut nommé curé tie Chelsea.' 11 y était encore quand Mgr MacDonoll, vicaire apostolique du Haut-Canada et premier évêque de Kingston, le demanda comme coadjuteur au PapoLéon XII.Ce qui fut gracieusement accordé.Le (i août 182(i, après cinq ans de prêtrise, Mgr Weld fut sacré évêque in part Unis d’Amycla.Mais sa santé délabrée ne lui permit pas de passer en Canada.Il su retira chez les Bénédictins de Hammersmith qui se mirent sous sa direction.Sur l’avis des médecins, il dut, non seulement remettre son départ pour l’Amérique, mais y renoncer absolument.La santé de sa fille n’étant pas meilleure que la sienne, ils partirent ensemble pour un climat plus doux, et vinrent en péloritiage au tombeau des apôtres.A peiuo lut-il quelque temps à Rome que le Pape Pie VIIL le créa cardinal et lui assigna la Ville Eternelle pour residence definitive (-¦* mai 1830).Mgr Rémi Gauliri, né à Québec le 30 juin 1787, et curé du Sault-au-Pécollet, lut nommé à sa place et sacré évêque de Tabracca, 20 octobre 1833, avec droit de succession a u siège de Kingston.Mgr MucPoneil obtint de Homo bien des faveurs par l'influence du cardinal Weld et la correspondance du premier démontre que le cardinal anglais porta toujours un grand intérêt à 1 Église du llaut-t auada et 1 enrichit souvent de dons magnifiques.Le cardinal Weld mourut le 10 avril 1837 et fut inhumé dans l’église de Saint-Marcelle, où un très-riche monument, dû au ciseau de Gorgioli.rappelle aux visiteurs que le prélat tut aimé de tous et particulièrement des pauvres de Rome.Suit-il de là qu’il ait été le premier cardinal canadien ?S’il était venu en Canada il n’aurait probablement pas eu cet honneur.11 n’a pas plus de droit, je crois, d’être appelé “ le premier cardinal canadien (pie Mgr de ( heverus, ancien é\êque de lloston, transféré en France, au siège de Bordeaux, et crée cardinal, n’a le droit d être appelé le premier cardinal américain.Lui, au moins, avait été 1 apôtre et le premier évêque de Boston.C'est notre cher cardinal Taschereau, l’ornement de l’Église du Canada, né au pays, citoyen de la vieille ville de Québec pendant 70 ans, qui est vraiment “ le premier cardinal canadien.’ L'abbé E.-R.Gauvueau — 38 — LES ANCIENS UUISSIEES ET PRATICIENS En luisant 1 autre jour lo dépouillement d’anciens papiers de mon cabinet d’avocat, j'ai trouvé une copie d’une lettro adressée au juge T.I.I.Loranger qui peut-être intéressera ios lecteurs des Recherches Historiques.Elle fut écrite à la suite de l’examen que jo lis la même année (1884) des 57 gros volumes qui de 1720 à 175!) forment les archives de la juridiction royale do Montréal.Je l’entrepris pour compléter le mémoire que je préparais sur la famille Girouard et qui a été imprimé la même année pour l’usage des membres de la famille.11 me fournit aussi l’occasion d’écrire 1e 30 août 1884 une lettre au procureur-général de Québec qui a parue dans le “ Legal News ” do cetto époque et a été plus tard reproduite dans le “ Rapport du Régistraire de la Province ” de 1888.J’insistais dans cetto lettre sur l’importance do taire un dépouillement des archives de nos coin's et de les publier.En 1885, le gouvernement était l’œuvre et publia le premier volume des jugements et délibérations du Conseil Supérieur ot il fut suivi de quatre autres volumes.Le dernier parut en 1889 ot depuis on n’a plus entendu parler do cetto publication qui est presque sans utilité pratique, puisqu’elle n’a pas même do table alphabétique des matières.Elle n’est pout-êtro pas parfaite ; bien des pièces do procédure insignifiantes y ont vu lo jour quo l’on aurait pu laisser dans la poussière do nos voûtos ; mais enfin abondance de biens vaut mieux que lo besoin.J’espère donc que cetto entreprise éminemment nationale sera reprise et conduite à bonne tin.L.Gikouard — 39 — Montréal, 28 octobre 1884.Cher Monsieur le Juge, Selon le désir que vous m’exprimiez ce matin, je vous envoie la commission ou plutôt l'installation d’Autoino Gi-rouard, mon trisaïeul et quelques notes dont vous disposerez comme vous l’entendrez.L’Édit de création de la juridiction Iloyalo do Montréal de mars 1693, enregistré au Conseil le 8 octobre 1696 pourvoyait à la nomination d’un juge, un greffier, quatre huissiers royaux, quatre notaires royaux, et quatre procureurs postulants.Le nombre des huissiers resta le thème jusqu’à 1755 où il fut, je crois, augmenté d’un nommé llouillier, qui avait beaucoup do vogue lors de la cession et quelques années avant.Mon ancêtre a exercé comme huissier do 1723 à 1735, ayant pour confrères Dudevoir, Le Pailleur et Dubreuil.David était greffier do la cour.Adhémar, Le Pailleur, llodiesuo et Doucher en étaient les notaires, Raimbault le juge ou lieutenant civil et criminel.Bégon, Dupuy et Hocquart étaient intendants de son temps.Il agissait en même temps comme “ practicion ” avec ses confrères et les notaires royaux, et après 1735, il parait s’ftre contenté do comparaître dans quelques cas comme'conseil.Il est mort à Montréal le 5 juin 1767 après avoir passé quelques années en France, probablement do 1751 à 1756, seul et sans être accompagné de sa famille.Kn 1725, 1726 et 1727, M.Girouard parait avoir eu la plus forte clientèle de Montréal.Vous savez, sans doute, qu’à cette époque les huissiers avaient un autre rôle qu’aujourd’hui ; ils faisaient les décrets et en cela remplissaient les fonctions do shérifs ; ils faisaient aussi les sommations des tribunaux que font aujourd’hui les greffiers.Enfin ils faisaient les protêts que — 40 — font aujourd’hui les notaires et aussi les significations des pièces de la procédure.lion.T.I.I.Lokanger Votre dévoué, 1).CrlltOUARD A Monsieur lo Lieutenant-Général delà Jurisdiction Loyale do Montréal.Supplie humblement Antoine Giroüard, Disant que Monseigneur l’intendant Luy aurait accordé une Commission d’JIuissior exploitant dans l’éstenduo de Votre Jurisdiction pour en jouir par le Suppliant aux droits profits revenus et emoluments y attribués en date du 2
de

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