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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1899-10, Collections de BAnQ.

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»,-1 —_____I Eglise de Saint-Mathias de Eouville BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES -VOL.5 OCTOBRE 1899 No.10 SAINT-MATHIAS DE ROUVILLE Le 24 novembre 1729.M.I.ouis Normant,grand-vicairodu diocèse de Québec, bénissait une chapelle en bois construite vers l’extrémité d’une pointe du bassin de ( 'hnmbly, nommée alors Pointe Olivier, et que les eaux ont presque rongée depuis.( 'ette chapelle fut placée sous l’invocation delà Conception de la sainte Vierge.En 1775, fut commencée la construction d'un presbytère on pierre dont le haut devait servir do chapelle.Lorsqu’il fut terminé en 1777, l'on démolit la chapelle construite en 1739.(Jette deuxième chapelle fut placée sous la protection do saint Olivier, en l’honneur de Mgr Jean-Olivier Briand, alors évêque de Québec, qui en avait autorisé la construction.Le 15 juillet 1784, on bénissait la première pierro d'une nouvello église, de 102 pieds de longueur sur 46 de largeur.En 1818,cette église fut réparée et allongée.* "est elle qui sert encore au culte.( "est en 1809 que les registres paroissiaux commencent à remplacer le nom do Saint-Olivier ou Pointe-Olivier par celui de Saint-Mathias.Nous ne connaissons pas la raison qui donna lieu à ce changement.Les curés de Saint-Mathias : M M.Pierre Picard,1777-1798 ; Pierre Robitailio, 1798-1807 ; Amablo Prévost, 1807-1810 ; Pierre Consigny, 1816-1832 ; Joseph Quevillon, 1832 ; Auguste Tessier, 1832-1838 ; Louis-Barthélemy Brien, 18381863 ; Isidore Hardy, 1863-1884 ; Joseph Gaboury, 18841887 ; Joseph-Chrysostôme Blanchard, 1887-1893 ; J.-U.Nadeau, curé actuel.Piebbe-Georges Roy 2)2 — QUÉBEC, DE 1 fi20 A 1G32 C’était plutôt par gloriole qu’autrcment que le duc de Montmorency avaitaceepté le titre de vice-r >i de la Xouvello-Franco, le 10 février 1020 ; mais il se figurait peut-être aussi avec raison que le commerce des pelleteries lui rapporterait des revenus, puisqu’il avait versé à son beau-frère, père du grand Coudé (alors au berceau), la somme ronde de onze mille écus pour l’obtenir do lui.Champlain, son lieutenant à Québec, continua de travailler seul, pour ainsi dire, car le duc, tout à son penchant pour la carrière des armes, et sans cesse mêlé aux intrigues de la politique, était plus souvent à cheval que dans son cabinet à lire les papiers de sa prétendue colonie.Vers 1024, il disait à qui voulait l’entendre que la charge do vice-roi lui rompait la tête, plus que les affaires importantes du royaume.En écoutant les récits malheureusement si vrais de Champlain sur l'insignifiance de la dite colonie, il sentit s’évanouir le reste de son enthousiasme à l’égard du Saint-Laurent, et, le 15 février 1025, passa le titre à son neveu, Henri de Lévy, duc de Ventadour, lequel confirma Champlain dans le poste de lieutenant au Canada, par lettres en date du même jour.Si nous nous rendons compte de la réalité des choses, la pompeuse allure des deux princes, qui se donnent la qualité de vice-rois, et la lieutenance do Champlain, sont de simples farces.11 y avait à Québec une vingtaine d’hommes occupés au commerce des pelleteries avec les sauvages ; c’était là toute la colonie.Ceux qui avaient versé les fonds nécessaires à l’entreprise retiraient plus ou moins de profits des opérations que dirigeait sur place le lieutenant ou gouverneur Champlain, et à Paris, le bureau des directeurs qui était, comme on le voit, présidé par un prince du sang relevé du titre de vice roi.Qu'est-ce que ces gens à panaches diraient donc aujourd hui de nos commerçants de grains, de beurre.» de fromage, de moutons, do bois, de poisson, de minerais, qui brassent cent nulle fois plus d’affaires que Ion vingt manœuvres de Champlain et tous les Montmorency ou les Coudé do 1 ancienne France ! Jo me livrais à ces réflexions, hier, en voyant une histoire du Canada pour les écoles,qui débute avec ce flaflade grands-mois—mais qui n'avertit pus l'enfant de la pauvreté et de la nullité du fond.Est-il étonnant quo nous vivions avec une idée absurde de ce qu’était le Canada durant son premier siècle ?Nos écrivains ont toujours pris il tâche de continuelle langage du temps de Louis X 111 et de Louis X IV, c’est-à-dire qu’ils mettent de l’exagération en tout, comme pour exaspérer les geus de bon sens.Rien ne se tient debout dans notre histoire lorsque l’on passe derrière le rideau des phrases pompeuses ; tout s'évanouit, car ce n’est qu'une illusion.Les choses, vues du côté réel, sont tout autres que sur la face où l'on nous les représente.Par malheur pour nous, les lecteurs de langue anglaise sont servis par des écrivains qui ne leur cachent pus la vérité.Nous avons hello mine avec nos gasconnados ! Les étrangers s’amusent à nous voir nous trompant les uns les autres par patriotisme, et acceptant des vessies pour des lanternes afin de no pus diminuer la gloire du nom français ! Voilà où nous en sommes, et cotte école de clinquant est en pleine floraison.Avisez-vous, par exemple, de dire aux gens de Québec quo Champlain n'a pas créé la navigation à vapeur, la culture des céréales, le commerce du bois, la citadelle de Québec, et vous verrez comment on reçoit les incrédules de votre espèce.Aux fêtes annuelles on débite des phrases creuses, dos éloges basés sur rien, des affirmations de faits glorieux qui n’ont jamais existé ! J ai parfois hâte de voir ces beaux discours ; ils me consolent en me faisant croire que les Canadiens ne sont pas près de finir leur carrière parce qu'ils no sont pas encore sortis de la première enfance. — 294 — Retournons au duc de Ventadour, que nous avons il peine salué en arrivant.11 acceptait une charge où les soucis ne manquaient pas, puisqu’il y avait de l’argent engagé dans les opérations.Les Basques donnaient le cauchemar à la •compagnie du Canada en allant traiter dans le Douve jusqu’à l’ile Verte.Leur quartier général était l’île Saint-Jean, aujourd'hui île du Prince-Edouard.Le vaisseau de pêche de • ¦uers, l'un dos subordonnés de Champlain— le seul vaisseau que possédât ce dernier pour la pêche du golfe—avait été capturé par les Masques en KJ23, et amené sous les canons de 1 île Saint Jean, car ces hardis coureurs de mer avaient su se fortifier (1G23) en toute règle pour ne pas être iuquié-t s à leur tour dans le boulevard do leurs opérations.Lis ne reconnaissaient pas les ordres du roi qui accordaient le privilège de la traite et de la pêche uniquement à la compagnie du Canada.I n de leurs principaux capitaines, nommé Gué-rard, avait même été jusqu’à Tadoussac en 1G22.Celui-ci «était associé avec un Hollandais ou Flamand comme on disait alors.Ils étaient armés de quatre pièces de canon d’en-\ ,ron sept ou huit cents livres chacune,et de deux plus petites bouches à feu : le navire portait vingt-quatre hommes.Un bâtiment espagnol de deux cents tonneaux rôdait dans ces parages.1 lusieurs flamands faisaient la pêche dans le bas .Saint-Laurent.I n vaisseau do la Rochelle, commandé par un homme masqué, traitait au Mic avec les sauvages.LeBail-lif.commis de la compagnie du Canada à Tadoussac, vivait dans des inquiétudes continuelles.('eport, si commode pour les français,n eût pas suffi à contenir tous les aventuriers qui le recherchaient, et par conséquent, LeBaillif comprenait qu’on l’en chasserait pour prendre sa place.Dans un excellent travail sur l’adoussac, dû à la plume do M.J.-Ed -inond Roy, nous lisons : “ Les anciens écrivains ont répété tour à tour que c’était un bon port que celui de Tadoussac, — 205 — où vingt-cinq vaisseaux de guerre pouvaient se tenir ü l'abri do tous les vents.Cette capacité a été grandement exagérée.Tout au plus cinq ou six vaisseaux de moyenne taille y pourraient-ils mouiller.” Champlain, très alarmé aussi, ne se voyait pas en mesure de braver le péril, car il n’avait pas-même une quinzaine d’hommes pour faire au moins la patrouille aux environs du Saguenay.Guérard partit de Tadoussac presque en mémo temps que* .Raymond de la Raide, lieutenant d’Emerie de Caen.De la-Raide se trouvait donc avoir la direction maritime, et son premier devoir consistait à chasser les intrus, Basques, Espo-gnolset Flamands, du fleuve et du golfe Saint-Laurent, il était à Miscou en 1623 lorsque les Basques se fortifièrent à l’île Saint-Jean.Sa situation devenait embarrassante.Catholique, toutefois très attaché à ses maîtres protestants (les de Caon) il exerçait son pouvoir sur les sujets des deux religions ; mais que pouvait-il faire contre les “ étrangers ” nombreux qui résistaient ù ses ordres?Ce personnage devait s’identifier bientôt avec l’histoire du golfe Saint-Laurent, et rendre de bons services à ses patrons.En 1623 donc, il envoya à (Québec le pilote Doublet informer de Caen de ce qui se passait vers Miscou.Le 23 août, de Caen et Pontgravé s'embarquèrent pour la France, et prirent chemin faisant, à Gaspé, des renseignements nécessaires à la politique qu’ils auraient à suivre pour parer aux circonstances du moment.Racontons ce qui se passait à Québec.Voyant que le vice-roi était changé, Louis Hébert demanda le ratification du droit de propriété que le due de Montmorency lui avait accordé én 1623.Le 28 février 1626 on lui fit la coneession d’une grande étendue de terre en seigneurie.Trente ans plus tard sa famille en retirait quelques rentes.La situation de la colonie n’était guère enviable.Si d’un côté Champlain parvenait à faire comprendre aux marchands — 206 — la néccssit*?de certains petits travaux do défense ou de loge» ment, il no gagnait absolument rien du moment qu'il parlait d’établir de* familles sur les terres il titre de simplo cultivateurs.En dix ans, de 1617 ;l 1(127, on ne voit que Louis Hébert jardinant un peu et semant quelques poignées de blé, après avoir bêché le sol.Il n’y avait pas de charrue aux mains des colons, Marsolet, llertel, Xieolet, Le Tardif, les trois Godefroy étaient encoro interprètes ou employés de la traite.Peut-être Couillard, Martin, Pivert, Desportes, Du-chesnes cultivaient ils.mais rien ne l'atteste, et tout nous fait supposer le contraire.La cause de l’agriculture a toujours été mal vue des compagnies qui se succédèrent à Québec, de 1(108 à 1(127.Les premières tentatives de culture dans la Nouvelle France avaient eu lieu à la baie de Fundy, sur l’île Sainte-Croix (1604), et à Québec (11108).Ces travaux ne dépassaient pas ceux d un jardin potager ; leur objet n'était point do nourrir les émigrés, mais de procurer ;\ de Monts et à Champlain des échantillons de ce quo le nouveau sol pouvait produire.En 1613 et en 1615, Champlain, à Québec, agrandit cette petite exploitation.Louis Hébert, qui arriva en 1617, avait dû faire comme en Acadie,c’est à dire attaquer la terre avec la bêche pour tâcher delà connaître.Il possédait un labourage en 1620, mais d n’avait pas les outils essentiels à ces sortes de travaux, puisque Champlain dit positivement que la veuve Hébert Ht usage do la charrue, pour la première fois, le 26 avril 1628.Hébert était mort le 25 janvier 1627.On élevait des vaches et des moutons.Quant aux chevaux, il no vinrent ici qu’on 1666.En 1625, sur l'invitation de Champlain, quelques sauvages s'étaient mis à défricher et à semer du blé-Inde, à la Canardiôre, joli endroit englobé, quatre ans plus tard, dans les limites de la soigneu-rie de Notre-Dame-des-Anges, près Québec. 297 — Lo P.Charles Lallcmant, écrivant de Québec, le 1er août 1(J2G, dit : “ Nous sommes si éloignés do la mer que noua no sommes visités par les vaisseaux français (pi une lois par année, et seulement par ceux qui en ont lo droit, car cette navigation est interdite aux autres.Ce qui fait que, si, par hasard, ces vaisseaux marchands périssaient, ou s'ils étaient pris par les pirates, nous ne pourrions compter que sur la Providence de Dieu pour pouvoir nous nourrir.En effet, nous n’avons rien à attendre des sauvages qui ont à peine lo strict nécessaire.” L'un des capitaines qui visitèrent lo poste do Québec en 1(12-180 nommait Charles Daniel, de Dieppe ; c’est probablement sur son bord que Champlain cl sa femme s'embarquèrent, le 15 août do cette année, pour repasser en Franco.Les vaisseaux des capitaines Pontgrnvé et Gérard ou Guépard étaient alors à Miscou.Le sieur do la Halde était resté à Miscouotà (îaspé.Au commencement de septembre lb21, il accompagna Champlain en France, ainsi que Pontgrnvé et lo pilote Cananée.Emeric da Caen demeura à Québec l’hiver de 1(124-25 en qualité do commandant.Cinquante et une personnes, tant hommes que femmes et enfants, composaient toute la population blanche du poste.Emeric retourna en France, l’été do 1(125, avec son oncle Guillaume do Caen.Comme celui-ci était huguenot, il se vit refuser la direction de la flotte du Canada, laquelle passa au sieur do la llaUlo, ayant Lme-rie de Caen sous ses ordres.La “ Catherine,’ de cent cinquante tonneaux,commandée par de la Halde, etla“ Flèquo,” do deuxeents soixante tonneaux commandée par Kmeric «le Caen ; “ l'Allouetie," de quatre-vingts tonneaux, appartenant aux Jésuites ; un bâtiment de doux cents tonneaux, un autre do deux cent vingt,mirent il la voile û Dieppe,et arrivèrent à Québec le 5 juillet 1026, ramenant Champlain avec Eustacho Boulé, son beau-frère, et le sieur Destouebes, assis- — 298 — tant de Champlain, qui retourna en France au bout d’un an.On est émerveillé aujourd’hui en attendant parler de pareilles coquilles de noix pour traverser l’Atlantique.Champlain rencontra (1(52(5) des pêcheurs basques dont lo navire avait été brûlé par accident.De Caen et de la lialde s’occupèrent du golfe, tandis que Champlain se rendait à Québec.Pontgravé avait commandé à Québec durant l’hiver 1(525-26.On souffrait tellement du manque'de provisions qu’on avait envoyé une chaloupe il (Jaspé pour eu obtenir ; la plupart des hivernants voulaient abandonner Québec.Le P.Charles Lallemant écrivait lo 1er août 1626 : “ Il n’y a que trois ou quatre familles (do sauvages) qui ont défriché deux ou trois arpents de terre, où elles sèment du blé-d'lnde, et ce depuis peu.On m’a dit que c’était les RR PP.récollets qui lo leur avaient persuadé.Ce qui a été cultivé en ce lion pur les Français est pou de chose ; s’il y a dix-huit ou vingt arpents do terre, c’est tout le bout du monde.” Ce 25 août 1626, dit Champlain, “ Pontgravé se délibéra de repasser en Franco.Corneille do Vendrcmur, d’Anvers, demeura en sa place,pour avoir soin de la traite et des marchandises du magasin, avec un jeune homme appelé Olivier bo Tardif, de lion flour, sous-commis qui servait do truchement.” 1 Le premier soin de Champlain fut de restaurer les bâtiments de Québec.Voulant aussi tirer avantage des prairies naturelles situées près du cap Tourmente, où l’on faisait des foins depuis deux ou trois ans, et où l’on élevait du bétail, il y ht construire sans refard une * ’ " " , et y envoya le sieur Foucher avec cinq ou six hommes, une femme (Mme Pivert ?), et une jeune tille.‘'Les récoltes, écrivait plus tard 1° !’• Leclercq, allaient à uno petite mission formée au cap de Tourmente, ù sept lieues au-dessous de Québec, où l’on avait construit un fort avancé, non seulement contre les sauvages, mais principalement contre les ennemis (venant) de l'Kurope." 99 — 299 — En 1025 étaient arrivés les premiers pères Jé-suites, L’année suivante, ecux qui étaient dans la colonie se nommaient Enemond Masse, Jean de Brébeuf, Anne de Noue et Charles Lallemant, sans compter les frères Gilbert Bur-rel, Jean Goffestre et François Charreton.Le P.Lallemant disait, le 1er août 162(1 : “ Pour nos Français, qui sont ici au nombre de quarante-trois, nous no sommes pas épargnés ; nous avons entendu leur confession générale.” Après avoir dit que, du temps de Henri 111, Henri IV et Louis XIII (de 1375 à 1640), la littérature française ne daigna point s’occuper de l’idée coloniale, M.Léon Deschamps (Revue de géographie, Paris 1885, p.366), fait observer que pourtant,Montlue et Montaigne, sous Henri III,avaient formulé des arguments, plutôt contre que pour la colonisation, et il ajoute : “ Au XVII siècle l’unanimité est absolue ; aucune voix discordante ne faitentendro et no produit d’écho dans la littérature.Une seule question provoque une courte discussion et deux ou trois livres; c’est celle de l’origine dos Américains, soulevé par Hugo Grotius en 1642.Elle est importante, puisqu’elle recèle la question do l’esclavage, que nous retrouverons plus tard ; mais elle ne crée pas en ce moment courant littéraire.Notons ce point important : Au début, et jusqu'à Champlain, l’action s’est manifestée surtout par des voyages d’exploration,qu’il n’était pas besoin de taire, qu’on divulguait bien plutôt pur orgueil national ; chacun voulait avoir sa part dans cette œuvre surtout scientifique.Mais quand on eut compris le profit qu’on pouvait tirer do cos terres vierges, quand la question d’économie eut été soulevée—et nous avons vu que ce fut en France, aux temps do Bodin et do Loscarot—on changea de sentiment et de méthode.L’action devint commerciale et politique, c’est-à dire qu'elle se cacha.On ne la retrouve (pie dans le fait accompli ou dans los documents d’Etat.Cela explique le silence des littérateurs ; au XVI le siècle, et trop souvent depuis, on a — 300 — laissé en France, au gouvernement, au roi.le soin des choses d’Etat ; c’eût été crime, et un crime promptement puni, d’on raisonner.” Jean Bodin, mort en 150(5, et Lcscarhot, qui vivait encore vers 1030, ont en effet ouvert les yeux de leurs compatriotes sur l'avantage de s’emparer des pays nouvellement découverts ; mais les Français no comprirent pas du tout la manière de fonder des colonies ; ils se contentèrent d’un pou de trafic avec les sauvages.Les dispositions quo montrait Richelieu à l’égard des entreprises coloniales furent bientôt connues.Dans la seule année 1 (ï2(>, il lui fut adressé cinq mémoires ou lettres sur “ le fait du commerce de la marine”; lui-même est l’auteur ou lo promoteur d'un très grand nombre de contrats, lettres, rapports et statistiques ayant le même objet.l)e ces documents, les plus intéressants sont le mémoire de Richelieu touchant la marine, et les mémoires que le chevalier do Rasilly et un anonyme adressent à Richelieu en 1G2G.Le premier a été publié dans la collection des “ Document Inédits de l’Histoire de Franco ,” et il suffit d’un mot pour l’analyser.Richelieu y expose en substance qu'il est nécessaire que le roi relève sa puissance maritime, sans laquelle “ il ne fallait plus faire estast d’aucun traffleq,” et qu’il est prêt à consacrer 1,500,000 livres par an à l’entretien do “trente vaisseaux de guerre pour tenir les côtes nettes." Le fait o-t quoies navires battant pavillon français ne pouvaient guère s’éloigner de la vue des côtes de leur pays, tant les Espagnols,les Hollandais et les Anglais leur donnaient la chasse.On voyait jusqu'à dos pirates algériens venir attaquer dans le golfe Saint Laurent les bâtiments pêcheurs qui avaient réussi à s’échapper à travers l’Atlantique pour se procurer de la morue à Terre-Neuve ou au cap Breton.Sous l’influence bienfaisante de ce ministre, naquirent une dizaine de compagnies avec le dessein d’exploiter les pays lointains et à}7 transporter le nom do la Franco : LaMacello do saint Pierre, 1G25 ; la compagnie du Morbihan, 1G2G ; les Cent Associés, 1G27 ; la compagnie des Iles d’Amérique,1627 ; la compagnie do l’Ile Saint-Christophe, 1G35 ; la compagnie du Cap nord, 1G38 ; la nouvelle compagnie do l'Ilo Saint-Christophe, 1042 ; la compagnie de Madagascar, 1042.Par malheur, un contrat sur le papier n’est pas finalement chose faite.La nature humaine n’est pas assez droite pour se conformer aux conditions inscrites dans un acte par dorant notaire ou par devant le roi—il faut toujours que le bras de la justice menace les-1 honorables parties contractantes,” car autrement celles-ci se gardent bien do remplir leurs obligations.Richelieu n’était pas assez naïf pour ignorer cela, mais comme c’était Richelieu, c’est-à-dire un homme dont la tête était bourrée de plans et qui ne pouvait courir qu’au plus pressé, il no tarda point a laisser les commerçants s’arranger à leur guise.Par là, le champ fut ouvert sans restriction à la rapacité des marchands qui s'appliquèrent à recueillir en Afrique et en Amérique le plus do denrées commerciales, mais sans établir do colonies stables.Richelieu leur avait imposé l’obligation de créer dos colonies, en retour du privilège qu’il leur accordait de traiter avec les indigènes,mais il ne les surveilla nullement, et la moitié du contrat intervenu entre eux resta lettre morto.Fadmire les historiens qui énumèrent, comme je viens do lo faire losnoms des compagnies fondées par Richelieu et qui expriment leur admiration de tant do belles entreprises sorties du cerveau d’un seul homme ! Quand même cent hommes et davantage auraient conçu de semblables projets, il importe peu ; l’essentiel est do savoir ce qui en est résulté, or les prétendues colonies de Richelieu n'ont produit momentanément que do simples comptoirs de traite, et bientôt après des banqueroutes sur toute la ligne.L’histoire doit tout dire, autrement clic n’est pas l’IIistoire, — 302 — et devient une légende bonasse qui accepte tout sans rien comprendre.J1 va de soi que si le roi ou des individus veulent former une colonie, c’est par le moyen d'habitants ou de colons qu’ils y parviendront.Alors, il en coûtera de l’argent pour transporter ces gens et les aider à s’établir.Ici se trouve la clef de la situation.Le roi ne voulait pas débourser d’argent.Les hommes du commerce lui tirent croire que son rôle, en effet, n’était pas de payer, que c’était plutôt à eux de fournir les fonds nécessaires, avec l’entente que le souverain leur permettrait le commerce pour se refaire de leurs dépenses.Richelieu et Louis XI i l se laissèrent facilement persuader du mérite do ce plan ; le commerce fut concédé aux compagnies marchandes parce que ces dernières s’obligeaient a peupler les nouveaux paysqu’on leur abandonnait.Va-t'en voir s’ils viennent, Jean ! Citons encore M.Deschamps, puisque son étude roprésen-to une page toute faite ties annales canadiennes d’après la manière de presque tous nos écrivains.Les commerçants, dit-ils, n ont pas été “ les seuls à prendre intérêt aux conquêtes coloniales.Toutes les classes de la société, depuis le roi jusqu’au public oisif, y ont pris part ; actours, auteurs ou lecteurs se trouvent à la cour comme à la ville, en pro-vinco comme à Paris, au cloître comme dans les ruelles.11 est remarquable que presque tous les capitaines chargés de conduire les expéditions sont de petite noblesse,à commencer par le sieur de Champlain.“ écuyer.” Ainsi, le chevalier de Rasilly, qui appartenait à une famille de Touraine, apparentée à Richelieu, et qui fut commandeur do l’ordre des hospitaliers de Saint-Jean ; ainsi le sire de Lau/.on ainsi Pierre de Plain, écuyer, sire de Desnambuc." Hé oui ! tous de la noblesse, plus ou moins, noblesse ruinée par exemple, et qui, à cause de cela, se faisait commerçante, prêtait son nom aux trafiquants, cherchait à redorer — 303 — ries blasons—mais, pas à créer des colonies ! Toute l’histoire?française du XVIlo siècle est posée sur ce pivot fragile.Aussi la machine u-t-ollc fonctionné pitoyablement.Dans la liste des Cent-Associés, les noms de noblesse et de hauts fonctionnaires sont les plus nombreux.Citons-en quelques-uns : le marquis d’Effiat, surintendant des finances^ Isaac Martin do Mauvoy, intendant de la marine, Claude do Roquemont, écuyer, sieur de Brisson, Isaac do Rasilly, chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, Jean de Tayot, trésorier do France, Ythior Ilolner, secrétaire du roi, Claude Bragelonne, surintendant et commissaire général des vivres, des camps et armées de France.Je relève il dessein dans cetto liste les noms des associés appartenant à la Normandie, parce que, en ltlü'.i principalement, nous rencontrerons leurs navires dans le golfe Saint-Laurent : David Duchesne, conseiller, échevin du Ilavre-de-Grâco ; noble homme Simon Dablon, syndiede Dieppe ; Jean Rosée, marchand de Rouen, qui fut lo premier seigneur do l'ilo d'Orléans (en bois debout) près Québec ; Simon Lemaître, marchand de Rouen, qui fut le premier seigneur de la côte de Lauzon ; Adam Mannessier, bourgeois et marchand du Havie-de-Grâce ; maître André Daniel,docteur en médecine, demeurant rue D’Ecosse, à Dieppe ; Charles Daniel, capitaine pour le roi on la marine, frère du précédent, marié à Dieppe ; maître Pierre Boulanger, conseiller du roi et élu A Montvilliors ; maître Jean Féron, conseiller du roi et payeur des espèces do messieurs de la cour du parlement do Rouen ; Henry Cavelier, mercier grossier, de Ilouen, frère do Jean Cavelier, marchand, qui fut le père du découvreur Cavelier de la Salle ; Jean Papavoine, marchand, do Rouen ; Maître Michol Jean, avocat à, Dieppe ; Jean Vincent, conseiller et échevin de Dieppe ; Nicole Langlais,veuve de Nicolas Blondel, conseiller et échevin de Dieppe ; Claude Girardin, marchand de Rouen ; François Mouct, marchand, de Iîouen ; Jacques Duhamel, marchand, do Italien.J’or» conclus que la Normandie comptait pour le quart, ou bien près de ce chiffre,dans le nombre des Cent-Associés ; le principal groupe se trouvait néanmoins à Paris.Le sud de la France figure pour un petit nombre de membres.A ce sujet, il est bon de noter que les protestants s’étaient soulevés dans le midi et avaient été écrasés par Richelieu, en 1825 ; de plus, que les chefs de ce soulèvement avaient péri sur l’échalaud en 162Ü.C’est aussi du camp devant la Rochelle, dernier boulevard des protestants, que fut signé, le (5 mai 1(127, l’acte d’établissement des Cent Associés.Benjamin Sultk {La fin dans la prochaine livraison) LE LOUP-GAROU On désignait ainsi autrefois, dans nos campagnes, une personne condamnée, après sa mort, à être changée en loup-garou pour méfaits causés de son vivant.La punition se prolongeait durant sept ans et sept mois, et avait principalement pour causes, soit la négligence à “ faire ses pâques,” ou quelque gros scandale qui avait remué toute la paroisse.Le loup-garou courait les champs, durant la nuit, et.quand on lo rencontrait, on pouvait délivrer l’âme du malheureux, en traçant sur lui un grand signe de croix.Mais le malin esprit ne se laissait pas facilement approcher, et d'ailleurs chacun prenait ses jambes à son couda plus loin qu'il l’apercevait Cette superstition a subsisté longtemps au Canada, et même n’est pas encore complètement disparue, aujourd’hui, de certaines campagnes reculées.Sylva Cl a pin 305 — RÉPONSES Le monument Wolfe et Montcalm à Québec.(IV, I, 404.)—Jolm-Charlton Fisher, ou le Dr Fisher, comme on l’appelait, était né en Angleterre, à Carlisle, en 1794.Après avoir fait de fortes études, il avait traversé l’océan et était allé se tixer à New-York, où il avait fondé un journal intitulé The Albion.En 1823, il fut appelé à Québec dans les circonstances suivantes.J.a G mette de Québec,fondée en 1704 par Brown et Gilmore, contenait une partie officielle dans laquelle avaient paru depuis un grand nombre d’années toutes les annonces et publications du gouvernement.Mais M.John Neilson, propriétaire du journal en 1822, ôtant député du comté do Québec et ayant pris une attitude hostile à l’administration dans la Chambre d Assemblée, crut qu'il était plus convenable d’abandonner cette propriété à un autre.C’est pourquoi, le 1er mai 1822, Samuel Neilson, tilsde John, devint propriétaire de la Gazette et de l’imprimerie, en société avec William Cowan.11 lut nbnnné imprimeur du roi au mois de juillet do la même année, et la Gazette ajouta à son titre les mots : “ publiée par autorité”.Mais bientôt, l’opinion publique ayant été saisie du fameux projet d’union de 1822, le parti populaire en fut vivement ému, et ses chefs jetèrent leu et liammo contre cette tentative inique.M.John Neilson no fut pas l'un des moins énergiques.11 protesta avec véhémence contre le projet et fut délégué en Angleterre avec M.Papineau pour le combattre.Il n’en fallut pas davantage pour enflammer le courroux do l'irascible lord Dalhousie.Il relira à Samuel Neilson, sa commission d’imprimeur du roi,fit venirdo New-York John-Charlton Fisher à qui il transféra cotte commission et le chargea do la direction d’une gazette officielle intitulée La Gazette de Québec par autorité.Cetto nouvelle gazette, outre ]es annonces otlicielles, publia des écrits littéraires et politiques remarquables. — 306 — Au mois d août 1S27, la Gazette par autorité publia un joui-, l’entrefilet suivant : “ HOMMAGE PROJETE A LA MÉMOIRE DE AVOLFE ET MONTCALM.C’est depuis longtemps un sujet de surprises ot de regrets qu’il n’y ait pas à Québec de monument public, pour rappeler la mort glorieuse de Wolfe et de Montcalm.Ce sentiment a induit le gouverneur en chef à proposer à la considération du public et des officiers qui servent maintenant sous ses ordres, en Canada.le dessin d uno colonne qui serait érigée sur la l’iaco d Armes, en face du Château St-Louis.On peut voir ce dessin à la bibliothèque de la garnison, où le bibliothécaire a instruction d admettre ceux «pii désireraient l’examiner.Le gomerneur en chef s abstient d’en dire davantage sur ce sujet, et se borne à assurer qu’il accueillera tous les avis qui ]>'mu iont lui être adressés, et qu’il donnera à cette œuvre toute 1 assistance et l’encouragement qu’il pourra.” Immédiatement, une souscription fut commencée, un comité tut formé, et on ouvrit un concours pour l’inscription qui serait gravée sur le futur monument.Le prix de ce concours était une médaille d’or.Le comité était composé comme suit : l’honorable juge en chef, président : lo juge Taschereau, le major général I tailing, le lieutenant colonel Cockburn, le capitaine Aoung, le capitaine Molhnish, M.George Pemberton.Lord Ralhousio réunit les souscripteurs au château Saint-Louis, le 1er novembre 1827.Il leur soumit les dessins du monument projeté .dûs au talent du capitaine Aoung, du lOèmerégiment.Il exprima l’opinion que le monument devait être simple et à la portée d’une souscription limitée.Il annonça aussi que des souscriptions avaient été offertes do Aew-A ork et qu il les avait acceptées.Les dessins du capitaine Young furent agréés par l’assem-Idée.Et dès le lb novembre, avait lieu la cérémonio de la pose de la première pierre.Le site du monument n’était plus la Place d'Armes, comme on l’avait d’abord proposé, mais 1» partie inférieure du jardin du gouverneur, c’est-à-dire ce qui constituait autrefois le jardin de l’Ecole Normale Laval, avant la prolongation de la Terrasse.La cérémonie eut lieu avec grande pompe.Le GGèmo et le 79ème régiment faisaient la haie du pied des glacis jusqu’au château.Les journaux du temps rapportent que la grande logo des franc-maçons,ayant à sa tête le grand-maître Claude Denéchaud—un Canadien, s’il vous plaît—prit une part considérable à la cérémonie.La comtesse de Dalhousie, accompagnée du l’honorable ladj- Hill, de l’honorable Mme Gore, de Mme Sewell et de plusieurs autres y assistaient.Le gouverneur avait autour de lui le lord évêque de Québec, le juge en chef, les membres du comité et une foule d’autres.Le chapelain des forces récita une prière.Puis lord Dalhousie demanda à M.Dénéchaud, le grand-maître des francs-maçons, île procéder aux rites de son ordre.Après les simagrées maçonniques un incident plus touchant se produisit.M.James Thompson, un vétéran de l'armée de Wolfe, qui figurait dans les rangs do l’armée victorieuse, le 13 septembre 175t», et qui en 1827 était âgée de 1)5 ans, fut invité par le gouverneur à donner un coup de maillet sur la pierre.Cette évocation vivante du passé, au milieu de la solennelle démonstration, produisit une profonde impression.On a vu plus haut que le monument devait être érigé en premier lieu sur la Place d’Annes.Le choix subséquent du jardin du gouverneur, où se cultivaient alors, paraît il.certaines plantes potagères, ne plut pas au public canadien.Un écrivain malicieux adressa à Ja Gazette de Québec cette communication épigrammatique : “ En voyant, ce matin, la cérémonie qui a eu lieu à l’occasion du monument que l’on élève à Wolfe et Montcalm, j’ai songé comme suit : Si par une figure do rhétorique Wolfe et Montcalm revenaient en ce monde, ne diraient-ils pas : “lié- — 308 lus, vanité des vanités ! nous espérions une place parmi les héros, et l’on fait de nous, en Canada , des admirateurs do patates, des planteurs do choux, et des garde-légumes dans le potager du gouverneur.” Jadis, dans les combats balançant le destin, Voilà .Montcalm et Wolfe priapes d’un jardin.“ A moi la médaille offerte.” Cette malice eut du succès.On l'attribua généralement à M.Isidore Bédard, fils du premier juge Bédard, et frère do M.Elzéar Bédard, l'un des lieutenants do Papineau, qui fut lut plus tard juge aux Trois Rivières.M.Isidore Bédard est l’auteur do chant patriotique : “ Sol canadien, terre chérie.” Il fut élu député du comté do Saguenay aux élections de 1830, et mourut en France au printemps de 1888.Cette boutade humoristique contribua sans doute au nouveau changement de site pour lequel ou se décida.En effet, après la cérémonie pompeuse de la pose de la première pierre, il se trouva que, l’année suivante, en i sp.), le monument Wolfe-Montcalm fut érigée dans le jardin supérieur, qu'on appelle aujourd’hui " jardin du fort ”, auquel il est étonnant qu’on n’ait pas songé tout d’abord, tant il offrait d’avantages.Au commencement de septembre 1828,1e monument était terminé, et il fut inauguré le 8 de ce mois, le jour même du départ de lord Dalhousie.La médaille offerte par le comité avait été gagné par le Dr John-Charlton Fisher.L’inscription du Dr Fisher a fait l’admiration de tous les connaisseurs.Kilo résume avec force, élégance et concision l idée-mèroqui a inspiré l’érection dece monument historique.I ne autre inscription, qui se lit en amère du monument, eut pour auteur le révérend I)r Mills, chapelain des troupes» En voici le texte : — 309 — “ Ilyusce Momementi Tn Yirorum Illustrium Memoriam.WOLFE ET .MONTCALM.Fundamentum P.C.Georgius Comes de Dalhousie, In Septentrionalis Axnericao Partibus Summam rerum Administrans, Opus Per multos Annos Prœter mit sum, Egregio Convenientius ?Aucto- rituto Promovens, Exomplo Stimulans.Munificentia'l'eovens, A.1).M DCOCXXVII.Georgio IV.Britanniarum Bego.” Le Dr Jobn-Charlton Id she r, l’auteur do la première inscription, continua à rédiger la Gazette par autorité jusqu’en 1S31.A cotte date, les hommes au pouvoir lui demandèrent de supprimer ses articles politiques, qui n’étaient plus en harmonie avec les principes du nouveau ministère anglais.Fit Bon journal devint purement et simplement uno Gazette ollicielle.M.Fisher rédigea ensuite le Uerevry.En 1841, il fonda un journal hebdomadaire.The Comernative.11 fut l’un des membres les plus distingués de la Société Littéraire et Historique fondée en 1821.par lord Dalhousie,et dans laquelle il remplit tour à tour les fonctions de secrétaire, do trésorier et de président.1! fut aussi le principal collaborateur de M.Alfred Hawkins, dans la publication du beau volume si recherché des.' ‘les, intitulé Picture,vque Québec.Le Dr Fisher mourut au mois d’août 1849, sur le steamer ¦¦Sarah Sands", abord duquel il revenait d’Angleterre à Québec.IlINOTUS % Paris et les drapeaux de ses refitments.(V,IV, G08.)—Après sa glorieuse mais inutile victoire de Sainto-Foyo, lorsqu’il vit que la mère-patrie abandonnait la Nouvelle-France, Dévisse replia sur Montréal.Dans la nuit du 6 septembre, uno assemblée fut tenue diez le marquis de Vaudreuil.Les principaux officiera de l’armée étaient présents.1711 2829 — 310 — Amherst s’avançait avec une armée de quin/.o mille hommes, Murray avait sous ses ordres quatre mille hommes et l’armée du lac Champlain forte de dix mille hommes pouvait se joindre à ces dix-neuf mille guerriers à quelques heures d’avis.A ces trento mille soldats, Lévis pouvait opposer à peu près trois mille hommes, soit trois Français contre dix Anglais.Les provisions étaient épuisés, les munitions étaient à, la veille do l’être.Les fortifications de Montréal étaient en ruine.La perspective, on l’avouera, n’était pas encourageante.Kigot lut un mémoire sur la situation de la colonie et soumit à l’assemblée un projet do capitulation rédigé par lui.Tous pensèrent comme Bigot, qu'il était préférable d’obtenir une capitulation avantageuse que de faire une défense opiniâtre qui no différerait que do quelques jours la perte de la colonie.Bougainville fut envoyé auprès do Amherst pour proposer une suspension d’armes d’un mois.Celui-ci refusa et donna six heures â Vaudrouil pour en venir à une détermination.On envoya à Amherst le projet de capitulation préparé par Bigot.Le premier article de ce projet se lisait comme suit : *' ' ingt-quatre heures après la signature, le général anglais fera prendre, par les troupes de .Sa -Majesté Britanni.que, possession îles portes de la ville de Montréal et la garnison anglaise ne pourra y entrer qu après l’évacuation des troupes françaises", Amherst écrivit à la marge : “ Toute la garnison de Montréal doit mettre bas les armes et ne servira point pendant la présente guerre.Immédiatement après la signature de la présente, les troupes du roi prendront possession des portes et posteront les gardes nécessaires pour maintenir le bon ordre dans 1a ville”. — 311 — Presque tous les autres articles furent accordés.Cet article était humiliant.M.de Ilougainville fut envoyé pour faire des représentations à Amherst,qui ne voulut rien entendre.Dans la nuit, on envoya M.de la Pause pour lui demander d’ajouter à cet article “ que l’armée pourrait servir en Europe ”, Amherst dem entra inflexible.C’est alors que M.de Lévis présenta le mémoire suivant à M.de Vaudreuil.“ Aujourd’hui, 8 septembre.“ -^1-le marquis de Vaudreuil, gouverneur-général de la [Nouvelle- ErancOj nous ayant communiqué les articles delà capitulation qu’il a proposée au général anglais pour la reddition du Canada et les réponses il ses lettres, et ayant lu dans les dites réponses que ce général exige pour dernière résolution quo les troupes mettent bas les armes et ne serviront point pendant tout le cours de la présente guerre, nous avons cru devoir lui représenter, en notre nom et en celui des officiers principaux et autres, des troupes de terre, quo cet article de la capitulation ne peut être plus contraire au service du Iloi et à l'honneur de ses armes, puisqu’il prive 1 état du service que pourraient lui rendre, pendant tout lo cours do la présente guerre, huit bataillons de troupes do terre et doux do celle de la marine, lesquelles ont servi avec eourago et distinction, service dont l’Etat no serait pas privé si les troupes étoient prisonnières do guerre et même [irises à discrétion.En conséquence, nous demandons à M.de Vaudreuil, do rompre présentement tout pourparler avec le général anglais et de se déterminer à la plus rigoureuse défense dont notre position actuelle puisse être susceptible.“ Nous occupons la ville de Montréal qui quoique très mauvaise et hors d’état de soutenir un siège, est à l'abri d'un coup de main et ne peut être prise sans canon.Userait inouï de se soumettre il des conditions si dures et humiliantes pour les troupes sans être canonnés. — 312 — “ D’ailleurs, il reste encore assez de munitions pour soutenir un combat, si l'ennemi voulait nous attaquer l'épée à la main, et pour en livrer un, si AI.de Vaudreuil veut tenter la fortune, quoique avec dos forces extrêmement disproportionnées et peu d'espoir de réussir.“ Si AI.le marquis de Vaudreuil, par des vues politiques, se croit obligé de rendre présentement la colonie aux Anglais, nous lui demandons la liberté de nous retirer avec les troupes dans file Ste-Ilélèno, pour y soutenir en notre nom l'honneur îles armes du lioi, résolus do nous exposer à toutes sortes d'extrémités plutôt que de subir des conditions qui nous y paroissont si contraires.Je prie AI.le marquis de Vaudreuil de mettre sa réponse pas écrit au bas du présent mémoire.(Signé) Le chevalier he lévis" Al.de Vaudreuil répondit au mémoire du chevalier de Lévis par les lignes suivantes : “ Attendu que l’intérêt de la colonie ne nous permet pas do refuser les conditions proposées par le général anglais, lesquelles sont avantageuses au pays dont le sort m’est confié, j’ordonne à AI.le chevalier de Lévis de se conformer à la présente capitulation et faire mettre bas les armes aux troupes.A Montréal, le 8 septembre 1700.(Signé) Vaudreuil ”, AI.do Lévis, voulant épargner aux troupes une partie des humiliations qu elles allaient subir, leur fit brûler leurs drapeaux pour les soustraire à la condition de les remettre aux ennemis.On so demande souvent où les‘drapeaux des régiments français furent brûlés.Hubert Lame ( Histoirepopulaire du Canada) et Acbiiitre (/.île Saint e-1 féline, son passé, son présent son arau>)disent expressément que le fait arriva dans l’île Sainte-Hélène. — Rio Rien dans les lettres et rapports de chevalier du Lévis et les relations du temps n’indiquent que la chose se soit passée il l’Tle Suinte Hélène.( "est le 8 septembre 1700 que M.de Lévis donna l’ordre de brûler les drapeaux.Or à cette date,il n’y avait que quatre cents hommes sur nie Sainte-Hélène.Le reste del’arniée était campé un pou partout sur l’îlo de .Montréal.Il ost donc plus probable que chaque régi mont ou bataillon fit brûler ses drapeaux là où il se trouvait campé.P.-G.R.Les cantrriers secrets surnuméraires de Sa Sainteté.(V, VI, (120.)—“ On ne commit pas l’époque do l’institution des camérierssecrets surnuméraires de Sa Sainteté.Elle a dû se faire peu à peu, les Souverains Pontifs voulant honorer des prêtres qu’ils envoyaient en mission et les faire mieux représenter le Saint-Siège.“ L’habit d’étiquette du camérier secret se compose do la soutane sans queue avec la ceinture et le mantelloms sur la soutane.L’étoffe de la soutane et du mantellone est,en hiver, un drap de laine violette, en été, la soie violette.L’extrémité des manches de la soutane a des revers de soie violette hauts de six doigts, les boutonnières, boulons, filets, sont de soie violette.Le mantellone a des revers de soie violette large de deux palmes.La ceinture sur la soutane est toujours de soie violette, a quatre ou cinq doigts de largeur, et les extrémitésqui pondent sur le côté gauche sont terminées par deux glands de soie violette.Avec cet habit, les caraé-riers peuvent porter le collare do soie violette.Il leur est défendu do porter des bas violets, et au chapeau un gland, cordon ou tout autre insigne violet.Les bas et lo cordon du chapeau doivent être noirs.“ Les camériers peuvent prendre dans l’usago privé ou civil, une soutane noire sans queue,qui aura les boutonnières .et boutons violets.Ils mettent sur cette soutane une cein* ture large de trois doigts en soie violette et dont l’extrémité, au lieu d’avoir des glands, est bordée d’une petite frange violette.Le manteau sera toujours noir, do laine ou de soie.Ils peuvent porter avec ce costume le collure violet, mais on leur défend absolument d’avoir des bas violets ou un cordon violet au chapeau.“ Les camériors secrets timbrent leurs armes d’un chapeau violet d'où descendent deux rangées de glands, suivant des cérémoniaires, trois rangées,suivant d’autres,et de même couleur.“ La charge do camérier secret surnuméraire cesse avec le Pape quia nommé.Il faut, par conséquent,à chaque changement de pontificat, demander le renouvellement de cette nomination.11 s'ensuit que, pendant le temps de la vacance pontificale, le camérier secret surnuméraire ne peut porter aucun insigne; il n’est plus camérier.” (Battandior).Camériers secrets surnuméraires canadiens : Mgr Josoph-Sabin Raymond (St-llyacinthe), 1876 ; Mgr Joseph-David Déziel (Lévis), 1880 : Mgr F.-X.Bossé (Saint-Charles de Caplan), 1888 ; Mgr C.-A.Marois (Québec), 1887 ; Mgr Henri Têtu (Québec, Il mars 1887 ; MgrC.-O.Gagnon (Qué bec), 1890 ; Mgr P.-F.MeKvoy (Hamilton, Ont.).P.G.B.Le Cap à-f'Arbre.(V, VII, 631.)—U ne note mise au bas de la page 65 du Journal des Jésuites par MM.les abbés Laverdière et Casgrain, dit que le Cap-à l’Arbre est le même quo “ le Platon, appelé, du temps do Champlain, la pointe Sainte-Croix.” Les sources de renseignements ne sont pas indiquées.Interrogé par M.H.-G.Malhiotsur la situation exacte du Cap à-l’Arbre, M.Laverdière répondit qu’en définitive il n’en était pas certain.Voyons ce qui peut nous éclairer là-desBUS. — 315 — Une fille de Michel Goron—Marie-Françoise—épousa en 1689 Robert Ouyou Houy dit Saint-Laurent, soldat do la compagnie de M.des Bergères.A cette époque, Michel (ioron habitait “ la seigneurie do 1 l.scbaillon, concédée depuis 1674 à M.Pierre do Saint-Ours ; deux lieues de front à commencer quatre arpents au-dessous de la petite rivière Duchesne.Cette rivière, le seul cours d eau de la seigneurie de Deschaillons, traverse diago-nulement les terres et se jette dans le fleuve un peu au-dessous du “ Cap à la Roche.” La glande carte cadastrale (’manuscrite) dont copie se voit à Ottawa, portant la date de 1693-1709 indique parfaitement le Platon situé au bas de là seigneurie voisine, celle de Deschaillons, qui commence trois lieues et domie, à peu près, plus haut que le Platon.Dès la deuxième terro de Deschaillons, on rencontre Michel Goron ; à la troisième il y a une rivière ou gros ruisseau sans nom, c est la petite rivière Duchesne.Après cela, on compte six terres et l'on trouve celle do Robert Ouy.En remontant toujours, on passe quatorze terres avant d'atteindre la seigneurie do Lovrard.En face de la terre do Robert Ouy, sur l’autre côté du Saint-Laurent, sont la troisième et quatrième terres du haut des ürondines.La liste des noms d’habitants que porte la carte, servira de complément à l’explication : La première terre est en blanc.Ensuite viennent : Michel Goron, un blanc avec l’embouchure de la rivière, François Goron, J.Denevert, Mailloux, Beaudet, Bérubé, un blanc, Robert Ouy, D.Garon, Lebœuf, Chesne, Masson, Maillou (Mailbot ?qui était parent do Goron), un blanc, Lebœuf, un blanc, Pineau (dit Laperle), Laverdure, un blanc, Pineau, Tousignan, Tousignan.Robert Ouy mourut en 1702.Son fils, Robert, avait épousé Marguerite Gariépy.Devenu veuf, il contracta un second mariage avec Louise J’ilottc, en 172!).A ce propos, on le désigne comme habitant du “ Cap-à-1’Arbre, paroisse de Lot-binière.” N'oublions pas que la scigneuiie do Deschaillons était alors comprise dans la paroisse île Lotbinière; elle était souvent appelée “ le petit Saint-Ours.” La terre des Ouys était donc au Cap-à-l'Arbre, ou un peu plus haut.Si on rapproche ce renseignement de la carte cadastrale déjà citée et de la situation bien connue du cap à la Roche ainsi nommé aujourd’hui, on so convaincra que le cap à l’Arbre et le cap à la lloche sont un seul et même site.Benjamin Soi.te Les An {/fais à Deschamlmnlt ni 1759.(V, II.574.)—Peu de temps après ht conquête du Canada par les Anglais, Deschambault lût mis sous le coup d’un émoi assez palpitant et qui ne peut s’eftaeer de la mémoire de ceux qui en ont entendu le récit : “ C’était en l’automne de 1759.Une frégate anglaise très bien équipée remontait le fleuve St Lament.Lorsqu’elle fût dans le Richelieu,vis-à-vis do l’église,le bruit du canon se fit entendre et un énorme boulet frappa et traversa de part en part le mur do l’église près de la couverture au moment même ou le Saint-Sacrifice était célébré par Mr.Ménage premier curé de cette paroisse.Los assistants effrayés se précipitèrent dehors et prirent la luite vers les bois.En vain M, Mé.nage voulut les retenir : lui-même après la messe, croyant une descente des Anglais, enleva les vases sacrés et alla se cacher dans la forêt afin de les soustraire aux outrages auxquels pourraient se livrer ces nouveaux maîtres encore sous les coups de l’exaspération.Ces pauvros habitants très peu nombreux cl sans armes aucunes,s'arrêtèrent à l'arrière d’un coteau qui se trouve à trente arpents environ de l’égliso et du sommet duquel ils pouvaient observer la manœuvre de 317 — ces étrangers s'ils mettaient pieds à, terre, ce qu'ils ne tirent point à la grande satisfaction des gens.” (1) A eetto époque, l’on ne se chicanait pas pour les écoles vu que l’éducation de nuée aux jeunes gens était exclusivement militaire et consistait principalement dans le maniement des armes et autres exercices en rapport avec les combats.On voyait encore dans ces dernières années des restes de redoutes sur le cap Lauzon, près de l'église de Descharnbault (en face du couvent), afin de les habituer à la prise d’assaut de ces sortes de forteresses ou à leur défense au cas où ils auraient il s'y maintenir, ou à déloger l’ennemi.Au même endroit on voit encore quelques uns de ces beaux pins sur le bord du cap, si biens connu des navigateurs ; il sont criblés des balles lancées par ces jeunes gens, futurs défenseurs de la patrie.Ils aimaient à se familiariser d’avance avec un métier qu’ils seraient tôt ou tard appelés à exercer.L.Saint.-Amanï L’exploit du capitaine IloachettelY, VI, 020.) —Jean-Baptiste Bouchette commandait un brigantin sur le fleuve, l'automne do 1775, lorsque le gouverneur Carleton fut obligé de fuir do Montréal, qui était tombé au pouvoir des Américains.Bouchette s’offrit pour le conduire à Québec, en passant à travers les patrouilles do l'ennemi.La capitulation avait eu lieu le 12 novembre, et le gouverneur (i) Je me rappelle fort liien avoir vu dans les murs de la vieille église de-Deschambaultle trou percé par le boulet anglais.Je ne crois pas que le boulet soit tombé sur la terre de Jean ( lrnle.au, aujourd’hui propriété de M.Z.Gignac, vu que cette terre est la seconde au nord-est deTéglise et que son passage dans le mur n’indiquait pas cette direction. était monté à bord du brigantin de Bouoliette, qui passait pour le premier manœuvrier du fleuve.On eut bientôt connaissance que le colonel Eaton avait été détaché à la poursuite, mais Bouchette n’était pas seul sur le fleuve ; il déguisa son bâtiment, tira des bordées qui l'éloignèrent du côté de Lnprairie, et masqua si bien son jeu que Eaton tila vers Bepentigny, croyant* être sur la bonne piste.Bouchette le suivit le 13, et arriva le 14 à Lavaltric, où se trouvait le capitaine Bellet, lequel avait fait bastinguer sa goélette et t ransportait les poudres de Montréal dans l’espoir de les livrer à Québec.Bellet était un marin d’un courage et d’une adresse reconnus.J.e vent souffla nord-est jusqu’au 1(J inclusivement, ce qui les empêcha do poursuivre lour route.La nuit du 10 au 17.le gouverneur, déguisé en habitant, ainsi que de Niverville et de Lanaudière, se confia au capitaine Bouchette et au sergent Boutillct ; tous cinq montèrent dans une embarcation légère, et, après sejrt ou huit alertes où ils se crurent pris chaque fois, parvinrent aux Trois-Rivières i midi sonnant.ris payèrent d’audace et se mirent à table dans une maison qui logeait des officiers américains, ensuite, sur les trois heures, ils se rembarquèrent sans que le gouverneur eut été reconnu.Ils arrivèrent à Québec le dimanche,20 novembre, après midi, et de suite on organisa la défense.Dès le 14, Arnold, avec une ailo de l’armée américaine, était campé sur les plaines d’Abraham.Bellet avec ses poudres passa à travers les flottilles ennemies et arriva sain et sauf au quai de la basse-ville.Bouchette fut nommé commandant sur le lac Ontario après la guerre, et servit avec autant de zèle que d’intelligence ; il mourut dans ce poste en 1802.Son fils Joseph fut le géographe dont Jos travaux n’ont pas été surpassés, même en Europe.Benjamin Sulte QUESTIONS 6 '~Ii eXI8t° ttu Cendrier ecclésiastique une sainte Fove qu.senrtnt le martyre sous I >iodétien.La paroisse de Sainte-ye, près Québec, a-t-elle pris son nom de cette sainte ou du célèbre sanctuaire de Notre-Dame-de-Foy en Belgique )e pencherais plutôt pour cette dernière hypothèse, car je sais que les Jésuites, missionnaires de la Nouvelle-France, eurent des relations avec les desservants de Notre-Dame de Foy.iîOl’EN.^-Pourquoi appelait-on M.de Lévis,le héros deSainte-f *!î le chevalier de Lévis ”?Etait-il membre d’un ordre lwJf qU ,t0nflUf’ °,1' * CCtte élJ0 J «vait.il dans larmee fiançaise le grade de “ chevalier "?•Sold.664.-Quelle est l’origine du proverbe : Noblesse oblige ?N NX.665.-Les Irlandais sont pourtant grands amis de la Fran ce et des Français.Comment se fait-il que l’animosité ait été si grande à Québec et dans plusieurs autres villes de la pn vince,entre les Canadiens-Français et les irlandais établis au Canada ?~ Celte 6Gb\-Sur la carte .le l’arpenteur Normandie on peut voir indiqué, à 18b milles au nord-ouest du lac Saint-.lcan lYta blissement d’un AI.Peltier qui se dresse au milieu de la soli" tude et dont l’apparition fait naître toute espèce desutv positions .le voudrais bien savoir qui était ce Pelletier ?Pué.667.—On sait que le cardinal Mezzofanti était d’une mé moire prodigieuse.A l’âge de cinquante ans il savait près d’une cinquantaine de langues.Ce qui, paraît-il, était vraiment merveilleux c’était de le voir au milieu d’un cercle d interlocuteurs de diverses nations passer instantanément d’une* — 320 — langue à l'autre sans jamaifl se tromper et en conservant le dialecte macis de chaque dialecte.Je vois dans sa vie qu ui .C6S.-Sam«l Mcrivdo, écrivante, 1759, rappelle.mearaeu* incident de la vie il.Montcalm.- La mort Mo, “Im dd il, me donne grand plaieir, parce que ••‘K trompe nui tira sur le postillon qui le conduisait de lav» tockà Plymouth au commencement do la guerre.et ap pa au châtiment qu'il méritait pour ce grand crime à cause .de la haute position qu'il occupait.Ce prétendu crime do Montcalmest-il prouvé ?Je n1*! vu nulle part que le marquis de Montcalm ait visité 1 Angleterre.tjllh —I.a famille Gugy était-elle d’origine anglaise ou suisse ?En quelle année le premier Gugy vmt-il s établir * “ , Machiche.au Canada ‘ ,J70 -Où trouverais-je la liste des supérieurs du séminaire de Québec depuis sa fondation jusqu'à nos jours ?^ ^ (;7li_'‘]tien n’cst moins simple qu’un sauvage ”, dit quelque part Victor Hugo.“ Les idiomes burons, des botocudos et des cbesapeacks sont des forêts de consonnes à travel’s les-"es à demi engloutis dans la vase des idées mal rendues, se traînent des mots immenses et hideux, comme rampaient les monstres antédiluviens sous les inextricables végétations du mondo primitif.Les algonquins traduisent ce mot si court, si simple et si doux, France, par Mttigouchiouekendala-kiank." Je suis d’opinion que le grand écrivain s’est ici moque do ses lecteurs.Qu’en pensent ceux qui sont familiers aveo da langue algonquino ?Lectei r.62
de

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