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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1900-12, Collections de BAnQ.

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TABLE DES MATIERES - PAGES Alphonse do Liguori, La théologie de saint.192 • Amherst, Sir Jetlery.192 Ancourt, Le comte d’.G4, 117 Angleterre, La Nouvelle.62 •Assistants au trône pontifical, Les.250, 285, 2S0 Aubert, M.",.192 Aubert, La carte de 100, 1811 Aubéry, lx) Pêro Joseph.324 Autrefois et aujourd hui.333 Baptiste, Le capitaine.121 Beaujeu, Lecomte de.320 Bédard, L’emprisonnement de.57 Belette rozelet ou l'hermine, La.209 Bibliographie de la poésie franco-canadienne.232 Bibliographie des ouvrages sur la flore canadienne.329 Bibliothèque circulante, Une.142 Bigot, L'intendant.224 Bissot de Vincennes, Jean.109 Blnirfindie.Jaj nom.128 Blais, Michel.352, 375 Bois, Les œuvres do l’abbé L.-K.280 Boquet, Le Père Simple.352, 376 Bord-à-Ploutfe, Le.115 Borgia, Joseph-Levasseur.140 Borgia, Le moulin et la maison.37 Boulogne, La mère de.32, 155 Bourdon, Jean.151 Bourg, L'abbé Joseph-Alathurin.8, 203 Cadeau, Jean-Baptiste.83 Canada, avant 1072, L’histoire du.02 Canada, Le Haut-.339 < lanso.205 Cassegrain.L’abbé Paul.86 Catholiques et protestants dans la même église.03 Caughna’raga, Les Iroquois de.90, 116 Caulincourt, Le général de.64, 117 1 ! 340199 380 — PACTES Chabot, Laurent.320, 377 Chambly, Lo canal.224, 285 Champlain, Samuel de.313 Chanson dans la Nouvelle-France, La.50 Chapelains d’honneur secrets de Sa Sainteté, Les.247 Chasse-galerie, La.51, 282 Chateaubriand et le Canada.250 Chaumonot, L’Autobiographie du Père.224, 255 Chenal entre Québec et Montréal, Le.224, 252 Chevaux au Canada, Les.218 Commissaire-ordonnateur, Les fonctions du.352 Couette de nos ancêtres, La.80 Couillard, C b.115 Craig, Adresse des habitants do Loretto è.332 Craig’s lioad.04 Créquy, L'abbé Jean-Antoine-Aide.153 Crespieul, Le Père François do.208 Crisasy, Les frères.320 Desceliers, L’abbé Pierre.183 Desjardins, L’abbé Louis-Joseph.104 Desjardins, Les tableaux de l’abbé P.-J.-L.32, 50 Devise canadienne, Une.214 D’Olbcau, Les Pères.278 Dollard ci ses compagnons.20, 123 Dorion et Cérin-Lajoie, J.-B.-Eric.04 Dubuque, Origine du mot.8 DuLuth, Origine du mot.8 Dumas, Le sieur.285 Dupré, LeCompte.00, 249 Durban, La tulle de.128, 158 Ecosse, La Nouvelle.87 Elections sous l’Union, Les.82 Esclavage au Canada, L'.119 lîstrées, Jean d’.314 Faillon, Les œuvres de l’abbé.288, 317 Fénélon’s Falls, Origine du nom.339 Fief simple et fief de dignité.224, 248 File indienne.(.139 Finlay et le Père de Glapion, Hugh.200 0535 — 381 — PAC.EU Flore canadienne, Bibliographie des ouvrages sur la.329 Forillon, Le.307 Foulons, Les.-.32 France antarctique, La.96, 156, 250 Fréchette, Charles.-.153 Gardes de la marine, Les.352,373 Gaspé, Etat des services de Philippe-Aubert de.7'J Gazelle, L’abbé Pierre.255 Généalogies, Les.305 Georges III, La mémoire do.7 Glapion, Hugh Finlay et le Pêro de.206 Gouverneurs, Les appointements de nos.350 Gugy au Canada, Les.80 Guignolée, La.28 Guillaume IV au Canada, Le voyage do.1-17 Hébert, Louis,.64, 88 Hermine ou belette rozelot, L’.200 Horse boats, Los.160, 101 Humphrey, Le bourreau.281 Hurons, Les.Incarnation, La mère de 1'.Indépendance, Les Canadiens et la guerre de 1’, Inhumations hiitives, Les.Invasion de 1775 76, L’.Iroquois de Caughnawaga, Les.Isles, Les.Islet, Notre-Dame de Bonsecours de 1'.Jacques-Cartier, Le fort.Journal _ "i au Canada, Le premier.Juges de Trois-Rivières, Les.Justice è la tin du dix-septième siècle, La.Kilder, Le récollet.Lachine, Le canal.Lachine, Los victimes du massacro do.LaMotte, Origine du nom.Langevin, La Trappe de.Langlois, Le père trappiste L.-A.-G.LaPotherie.LaSalle, Le fils de 32, 64, 96 .151 209 .41 132 .96, HO 224 .355 .32 .160, 213 .128, 244 .36 .352 .260 .47 .196 .203 156 29 160 5 — 382 — TA O KF Laure, Le Père Pierre.152 Les Lauzon.377 Lefebvre et 1* dame do la Pérada, Le curé.100, 340 Lefrançois, Le Frère François-Luc.152 Lévis, Gaston Pierre-Marc de.20 Lévis, Les journaux publiés à.286 Longueuil, Le château de.76 Longueuil, Les noms des.349 Longueuil, L'orthographe du mot.157 Louisiane, Origine du mot.196 Macdonald, Un duel désir John.215 MaeNab et la langue française, Sir Allan.64 Martel, Jean.21 Maure, La seigneurie de.256 Mésaventure, Une.141 Moine, Le chenai du.159 Montcalm, Le* uniformes do l’armée sous.185 Montenacb, La famille de.365 Mots d’origine sauvage, Le».294 Murray, Le général.312 Nadeau, Le capitaine.279 Nelson, Le docteur Wolfred.189 Niagara, La chute.125 Nobles â la cession du pays, L’exode des.274 Notre-Dame de Bonsecours ”.355 Oka et ses missionnaires, La mission.147, 220 Olbeau, Le» Pètes d’.278 Omar et lo Pèro Vaillant, Le testament de.42 Pain bénit, le.24 Patronage, Le droit de.64 Peinture au Canada, La.150 Piastre, L’origine du signe (?) de.216 Pierron, Le Père.150 Pitt, Le ministre.288 Piccau, La côte à.64 Plaines d'Abraham, Los prisonniers des.288, 347 Poésie franco-canadienne, Bibliographie do la.232 Pommier, L’abbé Hughes.152 Porlier, L’abbé P.-A.132 Portage, Notre-Dame du.163 — 383 — PAGES Pothorie, La.Prêtres français prisonniers à Québec en 18U1__ Primogeniture, La loi de.Proverbes, Peux.Puisaye et ses royalistes, Le comte de.Puisaye, L’épouse du comte de.Québec, La cathédrale de.Québec, Les anciennes prisons de.Kaslo, Le Père Sébastien.Récher, L’épitaphe du curé.Richard, L'abbé Gabriel.Riatigouche, La bataille de.Roberval, Le navire de.Saint-Alphonse du Saguenay.Saint-Clet deSoulange*.Saiut-Eloi de Témiscouata.Saint-Ignace du Cap Saint-Ignace.Saint-Laurent, Le creusage du.Saint-Magloiro de Roux.Saint-Michel, L’anse.Saint-Sépulcre, L’ordre sacré et militaire du.Saint-Ulric de la Rivière-Blancho.Saint-Vallier, L’orthographe du nom.Saint-Vallier, Saint-Philippe ot Saint-Jacques de Saint-ZénondePiopolis,.Sainte-Anne de la Pérade, Les curés de.Sainte-Anne des Plaines, Les curés de .Sainte-Cécile de Valleyfield .Sainte-Foye, Notre-Dame de .Sainte-Luce do Rimouski.Salaberry, Etat des services du colonel do.Sartigan, L’ancien fort .Saunders, Sir Charles.Saut-au-Jlatelot, La croix du.Siège de 1759, Pendant le.Sherbrooke, Sir John-Coape.Smct, Le Père de .Société du feu, La.Soo.;.;.y.Suicide sous le régime français, La punition du .29 101 286 276 320 192, 280 128 .53 153, 207 .144 .197 .153 .207 .35 .99 259 " 291 323 32 256, 309 334 95 131 195 224 273 .5 .67 227 145 224 .46 .150 .277 320, 351 256, 284 .96, 221 .224 .312 — 384 PAGES Sullivan, L’arpenteur.v.Taylor, Le dominieain.Thibaudeau, L’hon Elie.{*- “ Tire ”, Le mot canadien .^49 Tonty, Lo père du chevalier.Tourmente, Les croix du cap .Trappe do Langevin, La .Trappisto canadien, Le premier ." j'j, Trinité, Les maisons do la .34o Uniformes français sous Montcalm, Les.18o Vacciner, La manière de .U "ni.Vaillant et le testament de Claude Omar, Le I ère.4- Valleyfield, Sainto-Cécile de."Q" Villeray, Les armes de M.do .Vincennes, Joan Bissot do.¦•••.Vincent de Paul, Une lettre de saint.Walker, Une chanson sur l’expédition de .' Winsor.Justin .Wolfe, L’épée de.Wolfe, Monument en son honneur dans 1 abbaye de VV ost- 192 109 143 81 54 minster 320 L’ANNONCIATION PE NOTRE-PAME DE BONSE-COUES DE L’lSLET mm 8*53 In s IW.ilil&lgÜSï BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.G DÉCEMBRE 1900 No.12 L’ANNONCIATION DE NOTRE-DAME DE BONSE-COURS DE L’ISLET La paroisse actuelle de l’Islet fut concédée en deux seigneuries.La première, de une lieue do front sur deux lieues do “ '»ur, touchant par Bon extrémité nord-est il la sei- gneurie do Port-Joly, fut concédée le 17 mai 1677 à Gene-viôvo Oouillard, veuve du sieur du Tertre.Dans certains actes de notaires, cette seigneurie est appelée ïIslet Saint-Jean; d'autres la nomment tout simplement Saint-Jean.L'autre concession, bornée à son extrémité nord-ouest par la seigneurie de Vincelotte (Cap Saint-Ignace) fut accordée par l'intendant Duchesneau, le 1er juillet 1677, au sieur Jean-François Bélanger.Elle contenait environ une lieue et demie de front sur deux lieues de profondeur.On désigna la seigneurie de Bélanger sous le nom de Bon- secours.Au pied du quai actuel de l’Islct, placé à huit arpents de l'église, il y a.à l'est, un rocher s'élevant à une quarantaine de pieds environ au-dessus du niveau des hautes marées.Ce rocher a un peu plus de quatre arpents do longueur sur cent-cinquante pieds de largeur.Autrefois, il se trouvait entièrement entouré des eaux du fleuve.Il formait alors une petite île, un ilet, mot que l’on prononçait îlette.Ce nom servit d’abord à désigner la seigneurie do la veuve du Tertre.Plus tard il s’étendit ;l la paroisse formée des deux seigneuries de lTslet et de Bonsecours.1001 — 356 — La situation avantageuse ot la fertilité du sol de ces doux seigneuries y attirèrent aussitôt des colons.En 1701 on trouve déjà sur les doraainos de la veuve du Tertre et du sieur Belanger une vingtaine do familles.On 3’ voit des Bélanger, des Rouleau, des Cloutier, dos Larouche, des Marchand, des Langelier, des Lavergno, des Fortin, des Lessard, des Caron, des Loclorc, etc., etc.Les courageux colons do Bonsecours et de l’Islet reçurent dès l’origine de leur établissement la visite du missionnaire envoyé par l’évêque de Québec.11 est bien probable que le ministre de Dieu célébrait les saints mystères dans la maison du seigneur Bélanger, mais il n’en est pas fait mention dans les notes restées dans les archives do la paroisse.La première église de 1’Islet fut construite en 1700, à l’endroit où se trouve aujourd’hui la chapelle des morts, à 1 entrée du cimetière.Ses dimensions étaient bien modestes : vingt-cinq pieds par vingt.( et te église ne contenait que onzo bancs.Quoique les paroissiens tussent alors peu nombreux, onze bancs no pouvaient suffire à ceux qui venaient assister aux offices.Mais il leur restait la ressource qu’on n’a pas perdue dans la plupart des églises du pays, celle d’entendre la messe debout dans les alléos ou en arrière des bancs.("est M.Louis Mathieu, premier curé du Cap Saint-Ignace et desservant de Bonsecours, qui fit bâtir ce petit temple.(1) 1 Lu 1721-1722, à l'endroit même qu’occupe l’église actuelle, la deuxième église do 1’Islet fut construite.Elle mesurait soixante-douze pieds de longueur par vingt-cinq pieds «mW?, f HX**’ .qU’°n dé"*nl 'onKitKP* '« non de chapelle des congré-ff t •’ i'nolle en l8s*- Avec la pierre qu’il en retira, M.le curé DelAge fit L "S l uire e -o age de la chapelle adjointe au pan nord-ouest de l'é 'lise Cette mStHIT.—'1,,é,nen' Personnes.Elle” n'a M ter- — 357 — de largeur.Il y avait un retrait de dix pieds à l’entrée du chœur, cinq pieds de chaque côté.On y mit quarante-un bancs.Elle fut bfitie sous la direction do M.Pierre Leclair, desservant de Bonseoours et du Cap Saint-Ignace.En 1708, la deuxième église de l’Islet fut entièrement démolie pour faire place au temple actuel.Il fut construit par le curé Uingan.Il mesurait ù.l'origine cent-vingt pieds do longuour par cinquante-six de largeur.Eu 1830, M.le curé llourget l’agrandit de quarante pieds.Il éleva deux bellos tours ayant saillie sur la façade et sur les côtés, chacune se terminant par des clochers assez jolis.C’est aussi à cotte époque que fut construit le petit clocher qui est encore sur le rond-point.Dans chacun de ces trois clochers M.Bourget plaça une cloche dont le son était bien agréablo mais un pou faible.Le carillon rendait les notes sol, la, si.La façade un peu mesquine de 1830 fut considérablement agrandie et embellie en 1884 et les clochers des tours furent entièrement refaits.On donna los cloches, l’une à l’église de Saint-Cyrille ot les deux autres il celle do Saint-Eugène.Do nouvelles cloches fabriquées par MM.Meurs éc Oie., de Londres, pesant ensemble 4080 livres, furent installées à leur place.En 1898, on a construit des galeries latéralos et on a fait toilette nouvelle à l’intérieur et à, l’extérieur de l'église.Le chauffage avec poêles est disparu en 1898 et 1899, et on a installé doux fournaises, l’une à vapeur pour l'église et l’autre il eau chaude pour la grande chapelle et la sacristie.Dans le cours de la belle saison de l’année 1900, la Fabrique a fait construire un quai magnifique avec plate-forme ot terrasse.On y a commencé des plantations d'arbres d'a- — 358 — givment qui feront du boulevard Bonsecours—c’est lo nom qu'on a donné à ces terrassements—le j.lus joli endroit de I Islet.A la fin de décembre 1890, la population do I’Islet était de 2264 urnes ; il y avait 1600 communiants.Lo nombre des familles était de 421, dont 181 de cultivateurs.Lorsque la paroisse de Saint-Eugène fut définitivement formée, en 1874, de deux rangs retranchés à I’Islet, il restait.dans cette dernière paroisse 2200 communiants.On voit que la population a considérablement diminuée dans le dernier quart de siècle.Peu de familles sont allées S établir sur des terres nouvelles ; presque toutes sont rendues dans les Etats-Unis ou dans les grandes villes du • ’anada.bHS MISSIONNAIRES DE L’ISLET M.Thomas-Joseph Morel (1679-1683).Il arriva A Québec le 2n mai lüfiO.Prêtre du séminaire de Québec, cet infatigable missionnaire desservit la cote de Beaupré et file d Orléans jusqu'en 1667, puis avec le même zèle il fit les missions au sud du fleuve Saint-Laurent do Québec à la Ri vière-Ouelle jusqu’après 1675.Lo premier acte fait dans le plus ancien registre de .I‘ t cst i' «.it des Récollets SS» li11”* 1,02 *" octobre 1704, il était & .tr .trï “¦';u~ y*,,vofr « »= ïï» dehors.Jésus-Christ au-dedans et au Jt £ S/X(® ™U' *» follet B.g.ot » Québec 1.lïXra ni “*?f"eMorin'et 11 24 juillet 1701.J ' 1 reçut 1 onctl0n sacerdotale le Le P.Rageot desservit d’abord le p»n tT l’Islfit Tl *;„* i • °ra ie Oap Saint-Ignace et décembre 004 27 — 3G1 — M.Yves Le Biche (1707-1712).M.Le Riche arriva dans lu Nouvelle-France le 22 juin 1701.11 fut d’abord missionnaire chez les Abénaquis, puis desservit la Haie Saint-Paul do novembre 1701 à juillet 1700.Nommé curé du Cap Saint-Ignace en 1707 il en repartit en 1712.Cost pendant son séjour au Cap Saint-Ignace que M.Le Riche desservit l'tslet.11 a signé les actes du 3 décembre 1712 au 14 mai 1714.M.LeRiche partit du Cap Saint-Ignace pour allor prendre possession do la cure de Saint-Laurent, île d’Orléans.Kn novembre 1729, il était nommé chanoine du chapitre de Québec.11 mourut lo 16 décembre 1755, à l'IIôtel-Dieu do Québeo, et fut inhumé dans la cathédrale de Québec.M.Charles Hazeur-Dessonneaùx (1712).Il naquit à Montréal lo 17 avril 1683 du mariage de Léonard llazeur, marchand, et de Mario-Anne Pinguet.Ordonné prêtre en 1706, il fut nommé, quatre ans plus tard, curé do Rerthier.En 1712, il donna ses soins aux habitants de 1’Islet.En janvier 1715, son évêque lui donnait la desserte de Saint-Thomas.11 y mourut le 6 juin suivant.R P.Yves Godard (1712-1714).Le P.Godard, récollet, arriva au pays le 6 juin 1709.De 1712 à 1714, il desservit le Cap Saint-Ignaco otlTslet.11 a signé les registres de l’Islet du 3 décembre 1712 au 14 mai 1714.Il mourut le 6 mars 1734.M.Jean-Baptiste Duijast (1714).M.Dugast né à Montréal le 15 juillet 1684, fut ordonné prêtre à Québec lo 22 avril 1714.Il tit une mission au Cap Saint-Ignace et à l’Islet du mois do juin au mois d'août 1714.Il fut ensuite chargé de la mission de Saint-François du Lac, où il mourut lo 9 mars 1763. M.Pierre Leclair (1714-1722).Né on 10ST.M.Leclair lut ordonné prêtre à Québec le 7 octobre 1714.Du 7 novembre 1714 au 13 septembre 1722, il desservit le Cap Saint-Ignace et 1'Islet.En 1747, on trouve M.Loclnir missionnaire à, Saint-Joseph et à Sainte-Marie de la Beauce.11 mourut curé de Saint-Vallier le 26 novembre 17(11.Il fut inhumé dans l’église de cette paroisse.R.P.Maurice Imbault (1722-1723).Le récollet Imbnult arriva au Canada le 26 juillet 1716.11 desservit Saint-Anne de la Pocntière en 1719.Du 8 novembre 1722 au 4 septembre 1723, le P.Imbault desservit le Cap Saint-Ignace et 1'Islet.Il retourna ensuite à Sainte-Anne de la Pooatière.Il mourut le 12 février 1738.It.P.Simon Foucault (1727-1741).Le P.Foucault, récollet, fut ordonné prêtre le 18 décembre 1723.Il desservit le Cap Saint-Ignace, l’ile-aux-Grues et 1’Islet du 20 novembre 1727 au 10 octobre 1741.Le P.Foucault mourut à Montréal le 9 octobre 1747.M.Louis-François Soupirail (1741-1744).M.Soupirail était le tils du docteur Sou pi run et il naquit à Québec le 26 lévrier 1706.Ordonné prêtre le 23 septembre 1730, il fut, l'année suivante, chargé des cures de Sainte-Anne de Beaupré et du Chûteau-Eicher.M.Soupirail desservit f Islet du 23 octobre 1741 au 6 juin 1744.Il mourut le S juillet 1745.LES CURÉS DE L’ISLET M.Joseph-Romain Dolbec (1745-1767).M.Dolbec né à Québec le 10 mars 1717 fut ordonné prêtre le 23 septembre 363 — 1741.11 fut nommé, la même année, curé du Cap Saint-Ignace.En 1745, M.Dolbee fut nommé à la cure de l'Islot et chargé en même temps de la dessorte do Saint-Jean Port-Joli.11 est le premier prêtre qui ait pris le titre de curé de l’Islet.Ses prédécesseurs, dont les premiers avaient toute la côte du sud à desservir, signaient simplement missionnaires.En 1767, M.Dolbee prit possession de la euro de l’Ange-(4ardicn, qu'il garda jusqu'il sa mort le lit décembre 1777.11 est inhumé dans l'église de l’Hôpital-Général do Québec.M.Jacques Ilingan (1767-1779).M.Hingan, né à Avranchcs le 6 février 1729, était 61s do Jean Ilingan et do Jeanne Janiany.Il fut ordonn • prêtre à Québec lo 17 novembre 1753.L’année suivante, il était nommé curé des Grondines, qu’il quittait, en 1762, pour aller à Saint-Jean Desehadlons.C’est on 1767 que M.ilingan fut nommé curé do l’Jslet avec la desserte du Cap Saint-Ignace où il fit.bâtir l’église en 1777.En 1779, il prenait la cure de Saint-Jean Port-Joli.Il mourut à l’islot le 19 août de la même année.11 est le premier prêtre inhumé à l’islot.Lors de l’inhumation de M.Bourget, en février 1833, ses ossements furent trouvés près de la fenêtre du côté sud du chœur, entre le mur de l’égliso actuelle et celui de l’ancienne.M.Paul-Ambroise Bidard (1779).Tousles actes des registres do l’islot, du 5 avril 1779 au 6 octobre de la même année, sont signés “ Bédard, ptre, desservant du Cap Saint-Ignace et do l’Islet”.C’est probablement M.Paul-Ambroise Bédard, ordonné prêtre le 17 août 1777.Il mourut le 28 octobre 1780, à l’âge de vingt-six ans.Ses restes reposent dans la chapelle du séminaire de Québec.M.Jacques Panet (1779-1829).M.Jacques Panet, frère — 364 — de Mgr Bernard-Claude Panet, naquit à Québec le 14 février 1754.Il fut ordonné prêtre le 20 mai 1770.Le 11 octobre de la mémo année, M.Panet fut nommé cure de l’Isiet, ponte qu’il conserva jusqu’au 7 octobre 1820.En abandonnant le ministère, M.Panet ne quitta pasl’Islet.11 y demeura jusqu'à son déoès, le 23 mai 1834.11 fut inhumé sous la marche du maître autel.M.Pierre Bourget (1829-1833).M.Pierre Bourget était le frère aîné de Mgr Ignaco Bourget.11 naquit à Saint-Joseph de Lévis, le 13 août 1786, et fut ordonné prêtre le 4 juin 1814.D’abord vicaire à Saint-Hyacinthe, il fut nommé en 1816 curé de Sorel, puis, l’annéç suivante, do Chateau-guay, et, en 1822, do l’Isle-Verte et de Trois-Pistoles.Le 11 octobre 1829, M.Bourget prenait possession de la cure do l’Isiet.Il y mourut lo 20 février 1833.11 fut inhumé dans le chœur de l’église, près «le la fenêtre du côté de l'épitro.M.François-Xavier Deluge (1833-1881).M.Dolûge-dit-Lavigueur, né au Cap-Santé, le 20 décembre 1805, fut ordonné prêtre le 6 juillet 1828.Il fut d’abord vicaire à Saint-Louis de Kamouraska.Le 1er octobre 1832, il allait vicaire à l’Inlet sous M.Bourget qu'il remplaça & sa mort, lo 20 février 1833, da bord comme desservant jusqu’au 1er octobre do la même année, puis comme curé.M.Delâge résigna sa cure le 1er octobre 1881 pour prendre un repos bien mérité, lise retira à 1’Islet où il mourut le 12 août 1887.11 repose dans lcsanc-tuaire, à l’endroit «fu’il avait fait préparer dix-sept ans auparavant, sou* le prie-Dieu du prêtre, du côté de l’épitre, outre l’enceinte de l'ancienne église et celle de l’église actuelle.M.Charles-David Bacon (curé actuel).M.Bacon est né à Saint-I’ierro de la Rivière-du-Sud le 1er mars 1840, du mariage d’Antoine Bacon et de Marie-Madeleine-Ange Four- — 365 — ¦nier.Il fut ordonné prêtre à lTslot, le 31 juillet 1861, avoc 31.Charles-Eugène Frenette, curd do Saint-Jean Port-Joli."M.Bacon a été successivement professeur au collège de Sainte-Anne de la Pocatièrc, desservant de Saint-Pierre do la Rivière-du-Sud (1873), curé de Notre-Dame de La Tor-rière (1876) et curé de Berthier-en-bas (1879).En 1887, son évêque le nommait curé de 1'Islet.M.Bacon est un prédicateur cloquent, un administrateur habile.Avec dos ressources limitées il a tait beaucoup.Le couvent et l’Académie Commerciale, œuvres de son prédécesseur, oni trouvé en lui plus qu’un protecteur.11 a été, pourainsi dire, le second fondateur de ces deux institutions.Les paroissiens de l’Islet,—est-il nécessaire de le dire ?—vénèrent leur bon curé.P.-G.R.LA FAMILLE DE MONTENACH Charles-Nicolas-Fortuné de Montenach, écuyer, vint au Canada en 1811 avec le régiment de Mouron dans lequel il était lieutenant.Il était d’une ïamille patricienne do Fribourg, Suisse, ot descendait des anciens barons de Montenach, dont l’origine remonte au douzième siècle.M.do Montenach épousa, à Montréal, en 1815, Marie-Elisabeth Grant, sœur du cinquième baron de Longueuil.tille du capitaine David-Alexandre Grant et de Marie-Charles-Joseph LeMoyne, baronne de Longueuil.En octobre 1830, M.de Montenach fut élu député d'Ya-maska.Malgré son court séjour à la Chambre d’Assemblée il y occupa une place distinguée.M.de Montenach mourut à Montréal, le 24 mai 1832, et fut inhumé à Longueuil, dans l’église, où nous voyons un 1 — 366 — marbre à sa mémoire, et portant cette inscription : (1)’ Hic jacet Vir Genere ac Virtute Nobilis Carolus, Nicolatus.Fortunatus De Montonach Dominus île Perrevillo Friburgi, in Helvetia E patriciâ gente ortus In hae regione Clarissimæ Dominæ Carolæ Le Moine Baronissa* do Longueuil Gener Quem probitate, peritiâ, zeloque bono publici Conspicuum, Cives comitatibus Yamaskensis Suum in Commitiis Provincialibus Delegatum .Elogorunt, Ubi Regis ac populi Jura Concionibus, Ac sullragiis acquâ constanciâ défendit.Dilectissimæ conjugi, Filiis, amicis ac Bonis omnibus.Multum flebilis, Obiit Marianopoli, Die XXIV Maii, A.D.MDCCCXXXIL Annos natus quadraginta et menses novum Et in hâc sepulcbrali capellâ Familiœ de Longueuil tumulatus Die XXYII I ejusdem mensis Requiescat in Pace.(i) Cette sépulture dans l'église catholique de Longueuil était de droit ré*ervé« A la famille 4e Montenach, branche catholique de la famille de Longueuil, par privilège spécial dans 1’ acte de vente par madame la baronne de Longueuil à la fabrique de Longueuil du terrain de l’église actuelle, 6 août 1809. Ala mort do la baronne de Longueuil, sa mère (1841), madame de Montenach hérita do la seigneurie de Hclocil.¦dont elle jouit jusqu’à sa mort, survenue à Montréal, le 8 juin 18*70.Elle avait 78 ans et 11 mois et demi.En elle s'éteignait l’un des rejetons do la plus vieille noblesse du pays.Elle fut inhumée dans l’égliso do Longueuil le 14 juin 1810.Lue pierre érigée à a mémoire porte l’inscription suivante .In hoc signe vincos Ici Reposent les cendres de Marie-Elisabeth Grant, Veuve do feu C.-N.-F.do Montenach, décédée à Montréal, le 8 juin 1870, âgée de 79 ans, regrettée par ses amis, pleuré* par ses enfants.Sistite qui transit», et ointe.Par ses qualités éminentes, plus encore que par l’éclat de .-a lignée, madame de Montenach mérite d’être rangée parmi les intelligences d’élite.D’un esprit brillant et solido, enjouée dans la conversation, juste dans ses appréciations, dévouée pour ses amis et charitable pour l’infortune, modeste et sans prétentions, sympathique, versée dans les affaires, qu’un veuvage de trente-huit ans la força d’étudier, tout à la lois énergique et douce, ce beau type do la femme noble n’a jamais donné que des exemples do simplicité et do vertu.Nous ne saurions mieux faire connaître les mérites < < — 3G8 — eette dame qu'en citant ce qu’eu dit M.de (Jaspé, dans scs: Mémoires : “ Si je no craignais de blesser la modestie de madame de Montenaeh, fille de feue madame la baronne de Longueuib je dirais qu'une jeune demoiselle de l’âge do madame de Selby et sa cousine, partageait autrefois avec elle l'opinion publique sur l’esprit brillant dont elles étaient toutes deux douées ; que celle que l'on entendait causer la dernière faisait oublier les saillies de sa rivale absente, etc.” De son mariage, madame de Montenaeh laissa quatre enfants, trois tilles et un tils.L’aînée, Kiuma, née à Montréal, en 1810, épousa, le 1er mars 1S:;2.it .Montréal, le capitaino Pritchard, du 52e régiment.Il prit sa retraite avec le grade de colonel, après avoir été décoré d’une médaille d’honneur pour ses services, et pour les glorieuses blessures qu'il avait reçues dans la guerre do la Péninsule.Résidant à Montréal où son épouse mourut le 21) juin 1848, il avait eu d’ello deux enfants, Emma, née il Québec, le 14 septembre 1844 (elle épousa le comte Quiqueran de Beaujeu), et Charles qui entra dans l’armée en 185G, et mourut ù, Gibraltar.11 était lieutenant au 55e régiment, et avait l'ait la campagne de Crimée.La deuxième des filles do madame de Montenaeh, Wil-helmine-Dudding, née il Québec en 1817, épousa à Lon-gueuil le 14 octobre 1833, M.Olivier-Josoph-Ëlzéar Por-rault de Linière, (1) fils aîné de l’honorable Jean-Olivier Perrault, mort en 1827, juge do la Cour du Banc du iïoi à Québec, et do Louise-Marie Taschereau.De ce mariage naquirent cinq enfants : mademoiselle Marie-Victoria-lIarlino, née lo 9 juin 1844, ù Montréal, est la seule survivante.( i) Ainsi appelé du nom de l'an de see fiefs, et eu mémoire de soo oncle mater-nel,le colonel Linière, 369 — M.Perrault mourut à Montréal, lo 27 janvier 1870, et fut inhumé à Longueuil, dans l'église, à la place réservée à la famille d,e Montcnach ; sur la pierre érigée à sa mémoire, nous lisons : Ici Reposent les cendres de Olivier J.E.Perrault de Linière, Epoux do M.IV.Duckling de Montenaeli, Décédé il Montréal, Le 27 janvier 1870, âgé de 64 uns.Priez pour lui.Madame Perrault se remaria en secondes noces à Fribourg, lo 4 septembre 1871, à l’honorable Thomas Eyan, lieutenant-colonel et sénateur de la puissance du Canada.Ne en 1808, à Balinakill, comté de Kildare, Irlande, l’honorable M.Ryan, vint encore jeune au Canada, où il so voua aux opérations commerciales.11 faisait partie do la maison “ Ryan et Frère» ”, à Montréal et à Québec.Il ae retira d’affaires en 1863, avec une belle fortune.Elu conseiller législatif pour la division Victoria, il siégea ainsi jusqu’à la Confédération.Il fit partie de la commission nommée par le gouvernement pour ouvrir des relations commerciales dans divers pays, et comme tel fut envoyé aux Indes, au Mexique et au Brésil.En 1867, il fut appelé à la charge de sénateur de la puissance du Canada par proclamation royale.L’honorable Thomas Ryan mourut lo 25 mai 1889.Sa veuve lui survit.Lors de son second mariage madame Ryan était devenue co-propriétaire de la seigneurie de Bolœil avec son frère, le major Théodore de Montenaeli, à la mort de sa mère, ma- dame de Montenach (187ù).idle devint seigneuresse et propriétaire de la même seigneurie de lîolœil en entier à la mort de son frère, le 13 octobre 1885.Madame Ryan eut uno fille, qui épousa Edward Smytlie, capitaine au 30e régiment.Le capitaine Sinythe mourut à Montréal en 1878 et fut inhumé dans l'église de Longucuil avec la famille de Montenach.La troisième fille de madame de Montenach.Marianne, n e a Montréal, en 1818, y épousa le lieutenant-colonel AVhyte, du 7e hussard, ils allèrent résider sur leur domaine en Irlande.Le quatrième enfant de madame de Montenach, < 'harles-Théodore, était né à Longueuil.le 20 novembre 1821.Appartenant à une race de militaires, il se consacra, jeune encore, il la carrière des armes, où il se distingua par sa bravoure et son intrépidité.Après un court passage dans une école élémentaire anglaise, il passa en Angleterre pour achever ses études dans la célèbre institution de Stonyhurst, dirigée par les pères Jésuites.A peine âgé de dix-huit ans, fort et robuste, il put, grâce à la protection d’un ami de la famille et d'un ancien administrateur intérimaire du Canada, sir James Kempt, occupant alors une charge élevée au ministère de la guerre, obtenir une commission d'enseigne dans le 15e régiment d'infanterie.Le colonel de son régiment se trouvait être lord Charles Wellesley, fils cadet du duc de Wellington.Après avoir été successivement en garnison dans plusieurs villes d Angleterre et d Irlande, il reçut un jour l’ordre de partir [tour les Indes et de se rendre à Colombo, capitule de 1 ile de Ceylan ; île immenso, couverte d’impéné-trablos forêts, au sein de la flore la plus variée en couleur, et produit d une puissante végétation ; cette île, pleine d’éléphants, de rhinocéros, de tigres, d'hyènes, de cerfs, d é Ians, do daims, d’une multitude do singes, do serpents, d’oi-t'Oaux, allait lui offrir le théâtre et le rôle qu’il rêvait.Deux révoltes des indigènes, aussitôt réprimées, furent les seuls faits de sa vie militaire aux Indes.La guerre, lui refusant les dramatiques épisodes des eomhats et des luttes, il rechercha dans les grandes chasses, les émotions et les périls des rencontres avec les bêtes jaunes.Tantôt monté sur un éléphant, il chassait ou le tigre redoutable, ou le rhinocéros ; mais plus souvent le cerf, le chevreuil ou l’élan.Que d’aventures survenues au courant de ces expéditions, que le galant capitaine (car son avancement avait marché avec le temps), racontait avec beaucoup de verve ! La publication on volume du récit des chasses du capitaine do Montenach à Ceylan, aurait obtenu tout le succès de celles de Gérard, le tueur de lions, ou de Bonbonnel, le tueur do panthères, deux otliciers français morts à la peine.Après dix ans de ces exercices, sous un ciel meurtrier pour les Européens, le brave capitaine, sérieusement atteint dans sa santé, se décida à abandonner l’armée au bout de dix sept ans de service.11 prit cotte détermination malgré les avis de son colonel, qui lui prédisait un splendide avenir militaire ; car, à trente deux ans, notre Canadien était le plus ancien capitaine de son régiment.En 1856, il revint respirer l’air natal pour rétablir sa santé ébranlée.A son retour au Canada, il fut nommé major de brigade à Saint-Hyacinthe, et subséquemment, député-adjudant-général du septième district militaire. — 372 — Le major de Montenach consacra tout son temps, son énergie et une partie de sa fortune, à travailler au succès do la milice canadienne.M.Théodore de Montenach était célibataire, et possédait line grande fortune.11 était co-propriétaire de la soigneurie de Belœil avec sa sœur (madame Thomas Ryan), depuis la mort de sa mère (1870)., , , Il alla demeurer à l'île-aux Cerfs (1), qu il a habitée et possédée jusqu’en 1882, époque où il vint demeurer à Montréal chez sa sœur, madame liyan.M.do Montenach a toujours été un citoyen honorable ; il était un type du parfait gentilhomme.Sa position et son urbanité lui avaient fait un nombreux cercle d’anus.Le major de Montenach était un homme d’une haute stature et d’un extérieur imposant qui révélait le militaire.Ses manières avaient le cachet de la distinction, et dénotaient un esprit droit, un cœur généreux et une âme here, mais compatissante.Il savait se dévouer à ses anus, et soulager la misère des pauvres.Il était catholique et mourut à Montréal, le 13 octobre 1885 ; il fut inhumé à Longueuil, dans la nouvelle église avec les autres membres de sa famille, le 23 octobre de la même année.Alex.Iodoin 1 us ardents royalistes.Sur sa maison fut aussitôt arboré le pavillon anglais.C’était le 25 mars 177C.M.Bailly de Messein (plus tard évêque) qui revenait des missions s’était joint à la troupe en qualité d’aumônier.Une suite d'environ cent-cinquante voitures des dilt'érentes paraisses venait a la rencontre des Bostonnais qui s'avançaient put la route de ISaintA allier.Ces derniers ayant placé des canons sur une côte, qu’on appelle encore aujourd'hui la Côtcau Canon , firent sur la maison du capitaine Blais — 376 — line décharge qui tua quelques Canadienset blessai aumônier.Les assiégés se défendirent courageusement, et les Américains eurent aussi leurs blessés.Cependant les Canadiens crurent prudent de se disperser.Les ennemis s’emparèrent do la maison du capitaine Blais, le firent prisonnier, lui et son fils, ainsi que Al.do Lanaudière.Ces braves lurent plus tard mis en liberté il Bertliier, près de Montréal, par 1 intervention do AI.Pougct, curé.Deux des tilles du capitaine Blais se firent religieuses au monastère des Ursulincs de Québec.L’ainéo, la mère Aiarie-Joseph Blais de Saint-Michel, mourut le 11 juin 1782; l’autre, la mère Marguerite Blais de Saint-Pierre, s’éteignit le 24 février 1830, après soixante-deux années de vie religieuse.Le Pere Simple Boquet.(VI, XI, 760.)—Le Père Simple Boquet ou Bocquet, récollet, arriva dans la Nouvelle France en juin 1743 et fut envoyé immédiatement par ses supérieurs il Trois-Rivières.Le 10 août 1754, il se rendit au Détroit pour remplacer le Père Bonaventure Carpentier.Il y resta un grand nombre d’années.Parvenu à un âge avancé, le Père Boquet perdait souvent la tramontane et il lui arrivait, parfois, de parler tout haut dans l’église.Un jour qu’il faisait la procession de la Sainte-Vierge il était si faible que deux marguillers furent obligés de lui soutenir les bras qui pouvaient à peine porter la statue.Voyant qu'elle trébuchait à chaque pas : “Qu’est-ce qu’elle a ”, dit-il assez haut, “ elle frétille comme une anguille Une autre fois, pendant la messe de la Sainte-Trinité, où l’on faisait le renouvellement des vœux du baptême, il s’aperçut que son sacristain, François Leduc dit Persil, dormait.11 lui donna un coup de cierge sur la tête pour le l’éveiller.“ Quand je vous le disuis qu'il me tuerait ”, dit Persil tout haut en se réveillant et en se frottant la tête.A la fin le Père Boquet radotait tant qu’on fut obligé de le renvoyer à Québec, chez les Bécollets, où les Pères avaient la permission de continuer à subsister jusqu’au décès du dernier survivant de l'ordre en Canada, ainsi que l’avait décrété le gouvernement anglais.On embarqua donc le Père à bord d’un vaisseau.Au bout de quelque temps le Père entendant sur sa tête le bruit des sacs qu'on chargeait à bord : “ Quest-ee donc ?,” dit-il à Persil.“
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