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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1901-05, Collections de BAnQ.

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septembre 1873, il fut nommé juge de la Cour Supérieure pour le district de Juliette.M Olivier s'est occupé beaucoup de littérature et cm lui doit plusieurs poésies remarquables.Le Répertoire JVafioml de Huston en a reproduit quelques-unes.M.Olivier mourut û» Juliette le 18 septembre 1881 « I{ EPOS'S HS Le recensement de 1(500.(VII, lit, 788.)—Il y «leux cent trente-quatre ans «jvie le premier recensement général u eu lieu au Camilla.Il tut fait par les ordres et s >us lu direction de Talon.Cet illustre intendant était arrivé au pays lu 12 septembre liitif), on même temps «pie M.de Courcelles, gouverneur noinin.1 pour succédera M.de M.'sv.On sait combien il travailla au développement de la colonie.Le recensement «te 1666 lut son œuvre.Il tint à établir aussi ' tcmeut que possible la population, les ressources, les conditions économiques île la Nouvelle-France.Ce recensement fut un d inembrement nominal, très détaillé, très minutieux.On peut y lire la liste des habitants «lu Canada en llJliii, et on n’y retrouve pas sans émotion les noms d'une quantité du familles dont les descendants sont aujourd’hui répandus dans nos paroisses, et l’on qouvait «lire dans toute l’Am Tique du Nord.Il forinj l’un de nos «locumeuts historiques les plus intéressants et les plus instruct ils.Dieu merci, il nous a -été conservé, ainsi que plu sieurs autres.L’original est à Paris, aux archives nationa les.Les archives d'Ottawa et do Québec eu possèdent des copiée.On s’est assez souvent demandé a quel moment «le I année ce premier recensement fut tail.Cost Mgr I anguay qui a élucidé ce point.Ou lit à ce sujet, dans son volume ‘‘A t ravers les registres” : Le premier dénombrement ou recensement se fait en 16(56.Ce recensement ne portant aucune date de mois, il semblait impossible de s’assurer s il renfermait seulement la population île 166(5.Avait-il été tait au printemps ou a l’automne de 1666 ! Ce n’est que par 1 étude des registre 21 dos paroisses que l’on a pu constater qu'il avait été fait en février et mars 1666, et.qu’en conséquence, il ne pouvait renfermer le nom des colons arrivés pendant l’été suivant.Le moyen pris par l’éminent généalogiste fut très ingénieux et très simple à la fois.Il lit une liste de plusieurs enfants dont l’âge était i " _ué au recensement.11 constata qu’un tel indiqué comme âgé de 12 jours, à la date où il fut inscrit, était né, d’après le registre des baptêmes, le 30 janvier 1660 ; que tel autre indiqué comme âgé de 3 mois était né le 25 octobre 1665, et ainsi de suite.11 constata do plus qu’aucun des enfants nés après le mois de mars ne figurait au recensement.De cette double constatation ressortait lofait que le dénombrement avait dû être pris durant les mois de février et de mars.La démonstration était parfaite.Quelle était la population blaneho du Canada à cette date ?Le ehilfro en était encore bien modoste : 3,215 seulement.Sur ces 3,215 personnes, 2,031 étaient du sexe masculin et 1,181 du sexe féminin.Les gens mariés étaient au nombre de 1,019 ; le chiffre des ménages, des familles était de 528.Québec n’avait qu’une population de 547 âmes.Toute la région de Montréal ne comptait que 625 âmes.La population de tout le district des Trois Rivières était de 455.Celle do file d’Orléans était de 452, colle de la Côte Beaupré de 533, celle de Beauport, de 185, celle de Sillory de 14U, celle de Notre-Dame des Anges, de la rivière Saint-Charles et de Charlesbourg de 112.Parmi cette population do colons, d’artisans, d'explorateurs, do trafiquants, les vieillards étaient naturellement assez rares.Le pays était trop jeune pour que les Canadiens de naissance eussent pu atteindre déjà un âge bien avancé, et la classe des immigrants ne devait se recruter sauf quelques rares exceptions, que parmi les gens dans la 66 — 140 — itorco do l'âge.Aussi no relève-t-on, dans ce recehsement quo quatre-vingt-quinze personnes âgées do 51 â (10 ans, quarante-trois de (il à 70, dix de 71 à 80, et quatre de 81 i 00.Au point de vue des professions et des métiers, l'examen •de ce précieux document nous apprend qu'il y avait aid’s, dans la Nouvelle-France, trois notaires, cinq chirurgien», quatre huissiers, trois instituteurs, trente-six charpentiers, onze boulangers, sept bouchers, vingt cordonniers, trente, deux maçons, vingt-sept menuisiers, trente tailleurs, huit •tonneliers, cinq pâtissiers, neuf meuniers, trois serruriers, etc.Il y avait aussi dix-huit marchands, et seize bourgeois.Les personnes désignées sous le titre d’engagés étaient au nombre de quatre ceut-un.Chose curieuse, on a remarqué le nom d’un imprimeur dans cette liste.C’était certainement un imprimeur sans imprimerie, un imprimeur honoraire ! En dehors do cette classification par professions et par métiers, restaient le clergé, les fonctionnaires et les cultiva tours.Los trou[>cs du Roi, formant environ 1.200 hommes, n’étaiont pas comprises dans le dénombrement.Le clergé se composait alors d'un évêque, de dix-huit prêtres et ecclésiastiques, de trente-cinq Jésuites.11 y avait dans les communautés de femmes dix-neuf Ursulines, vingt-ti'ois Hospitalières et quatre filles pieuses de lu Congrégation.Ah ! ce premier recensement de notre patrie, cotte nomenclature si sèche et si dépourvue d’attrait en apparence, comme elle estpUine de charme et de poésie pour les Canadiens qui ont le culte de l’histoire et des traditions nationales ! Elle ressuscite une société évanouie depuis deux cents ans.Elle fait revivre un passé mort.Elle nous promène à tra vers le Québec, le Montréal, le Trois Rivières du 17me siècle, et fait passer devant nos yeux les personnage», illustres ou obscurs, qui, de leur croix, de leur épée, de leur charrue, de leur outil, de lour$ sueurs et de leur sang, jetaient ici, et cimentaient les bases d'une nation catholique et française ! Ionotus Le Fort Maltais.(Il, II, 142.)—Lo 2 avril 1707, Louis Xl V satisfait des services que lui avait rendus M.de Beauharnois, pendant qu’il était intendant de justice, police et finances en la Nouvelle-France, et voulant favoriser le dessein qu’il avait de former un établissement en Acadie au lieu appelé le Port Maltais, lui accordait et concédait” le dit lieu appelé le Port Maltais, la rivière comprise, de quatre lieues de front sur deux do profondeur tirant du cité de la Héve à l'est quart nord est avec les isles et islets adjacents ”, à titre de fief et seigneurie.Moins de trois mois [dus tard, le 25 juin 1707, Louis XIV érigeait en baronnie la seigneurie du Port Maltais sous le nom de baronnie de Beauvilleen faveur du même de Beauharnois.A partir de cette date, notre ancien intendant se nomma le baron de Bcauvillo.P.G.R.Les ouvrages (le Arthur Butes.(VII, IV, 793.) —La Lanterne, Montréal.18(J8-(J9.447 pp.in-8.(I) Chroniques, Humeurs et caprices.Edition nouvello.(2) Québec : Typographie de (J.Darveau, 8, rue de La Montagne—1873.400 pp.in-12.Lecture sur L'entreprise, du chemin de fer du Nord.Donnée à la salle de Musique, le 20 mars 1874.S.I.n.
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