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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1901-08, Collections de BAnQ.

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SA INT-HONA VENTURE DE HAMILTON Ii ü L L E T IN DES REC MERCI I ES HISTORIQUES VOL.7 AOUT 1 DO 1 No.8 SA I NT- BON A V KNT U RE DK HAMILTON Lu canton Ifuinilton a été nommé ainsi en l'honneur du colonel Henry Hamilton, un des lieutenants de Amherst dans la guerre i| ni se termina pur la cession du pays à l'An gleterre.Hamilton fut lieutenant-gouverneur de la pro vinee de Québec, puis administrateur de tout le Canada pendant l'absence de Haldimand.Il nous fait plaisir de constater que son nom a été perpétué car pendant son ad ministration il montra beaucoup de sympathie aux Cana diens.Kn 171>—, treize familles acadiennes qui, depuis deux années, étaient traquées par les autorités anglaises, et vivaient dans les bois avec les Sauvages, vinrent se fixer sillies bords de la belle et grande rivière Bonaventure qui coule dans le canton Hamilton.Les premiers colons de Bonaventure se livrèrent partiou Mûrement à la culture de la terre Ils ne s'occupèrent de la pêche, qui est très abondante en cet endroit, que poursub venir à leurs propres besoins.Il faut croire que le gouvernement ne leur donna pas de titre de concession, car en 17'.*— ils se plaignirent qu’un accordait à d autres les terres qu’ils avaient défrichées et améliorées.Dix ou quinze années après leur établissement à Bonn venture les Acadiens se construisirent une chapelle qui fut placée sous le patronage de saint Bonaventure.Kn 1795, ils la remplacèrent par une autre un peu plus vaste.Ils ne purent cependant terminer l’intérieur qu’eu 1808. — 228 — Kiitin, en 1860, année de l’érection canonique et civile delà paroisse, on construisait une troisième église.Cette église allongée en i895 de 32 pieds et à laquelle on a ajouté un clocher à coupole et une tour saillante sort encore au oui « Les prêtres qui ont desservi Saint- Bonn venture comme missionnaires ou curés sont MM.Jean-Baptiste de LaBrosse (jésuite), 1771-72 (1) ; Joseph-Mathurin Bouig, 1701-05.Louis-Joseph Desjardins, 1705-98 ; Jacques de Lu Y aivre, 170(1.801 ; Alexis Lefrançois, 1801 04 ; Michel Auguste Amiot, 1804-06 ; Charles-FrançoisPainehaud, 1806-08 ; Lue Fitz-Simmons (récollet), I8O8-1I ; Alexis Leclerc, 1811-15 ; François-Xavier Demers 1815-19 ; Pierre-Klavion Leclerc, 1810-20 ; Clément Aubry, 1820-21 ; Joseph Philippe Lelran-.;ois, 1821-24 ; Edouard Labelle, 1824-27 ; Joseph-Alexandre Boisvert, 1827 32 ; Antoine (Josselin, 1832-35; Pierre lluot, 1835 37 ; Paul Pouliot, 1837-39 ; Jean-Louis Alain, 1837-63 ; Alexis Mailloux, 1863-65 ; Joseph-Otner Normandie, 1865-72 ; P.-N Thivierge, 1872-97 ; M.Thomas Gravel, curé actuel.1’-( t- R* LES PRÊTRES NÉS À LIS LET (ADDENDA) M.Léon-Alphonse Danglade né le 28 août ls68 du mariage de Fabien Danglade et de Prétine Duchosneau.Ordonné le 6 octobre 1889.Décédé curé de la Petite Rivière Saint-François, diocèse de Chicoutimi, le 28 août 1895.M.Joseph-William-lvanhoë Caron né le 12 octobre 1875 du mariage de William Caron et de \\ ilburge Gagné.Ordonné à Saint-Ferdinand d’Halifax le 25 juillet 1900.Vicaire à Saint-Joseph île Lévis.(1) De 177a à 1791 il y a nue lacune dans la liste .les desservants : les registre.-tie ce* dix-neuf années ont été brûlés. — 229 — LES GOUVERNEURS ET ADMINISTRATEURS DH LA PROVINCE I)EQUEBEC, DK 1763 à 1867 Invité par VI.le directeur du Bulletin des Henherches Historiques à dresser une listo des gouverneurs et deslicutennnts-gouverncursdola province de Qu bec, depuis le commence ment du régime anglais jusqu’à la confédération îles provinces de l’Amérique Britannique du Nord.je me suis mis à l’œuvre sans trop savoir à quelles difficultés j’allais me heurter.Quoique plusieurs travaux do ce genre existent déjà, il n en est aucun qui nous fasse connaître les dates pr cises de la nomination des gouverneurs et de l'expiration de leur terme d’office.Je les ai consultés cependant, mais il m’a fallu reviser plusieurs dates, et puis m assurer si chaque personnage était bien mis à sa place, car il y a des terivains (pii mit signalé comme gouverneurs di s individus qui n ont été que lieutenants-gouverneurs, et riee rersti.Afin d éviter lout brouillamini, j’ai dû dresser deux tableaux séparés, l’un des gouverneurs et administrateurs ou, si Ion veut, de tous ceux qui ont agi comme chefs de la province, et l’autre, des lieutenants-gouverneurs.La raison de cet arrangement, qui de prime abord pourrait paraît le supei Hu, consiste dans le fait que plusieurs lieutenants-gouverneurs ont administré la province durant une période qui ne couvre qu’une partie de leur lieutenance.En voici doux exemples : Sir Robert-Shore Milnes fut lieutenant gouverneur avant et après son séjour à Quebec.Sir F.N.Burton fut lieutenant-gouverneur de Dos à 1832, Durant cette longue période de 24 ans, il ne fut a)»- - 230 Pelt! à administrer la province qu'une seule fois, du 7 juin 1821 au 11! septembre 1825, en l’absence de Lord JMIliousie.alors gouverneur en chef.Parmi ceux qui ont dressé la liste de nos gouverneurs, etc., il en est qui ont placé on tête le in in d’Amherst.le n ai pas voulu emboîter le pas derrière eux.et voici pourquoi.Après la bataille des plaines d'Abraliain, le Canada ne fut pas immédiatement cédé à l'Angleterre.Québec, il est vrai, était tombé au pouvoir de l’ennemi, mais Montréal restait encore à ses anciens maîtres.Ce ne fut qu’au printemps de 1760 que le pays tout entier dut subir le joug d« vainqueur.Amherst, qui était général de l’armée anglaise, divisa alors le pays en trois districts militaires, avec dm cun un gouverneur pour le diriger et le conserver.Murray garda Qui bec où il avait toujours demeuré depuis septem lire 1752.Burton, qui avait été jusqu’alors lieutenant de Murray fut envoyé aux Trois-Rivières, ot (rage à Montréal.Knox attribue a Murray le titre de gouverneur de Québec et de se* dépendances, pour le temps qui suivit immédiate ment la bataille des plaines d’Abraham, et à Burton le titre de lioutenant-gouverneur.De là conclure que l’un a rte gouverneur et, l’autre lieutenant-gouverneur de la province, ce n’est pas correct, à mon sens.Murray lui-même dans ses ordres du jour, s’intitule gouverneur du pays cou °1’ cuttü ^ate *1 11 y «'’ait de conquis que la ville et U* district de Québec.Après la création du gouvernement de la province de Québec, qui eut lieu le 7 octobre 1763, Murray reçut sa nomination de gouverneur : elle est datée du 2l' novembre de la même année.Il reçut ses instructions d’Angleterre au — 281 — m is île janvier suivant et Ht le serment il’offieo le 10 août 174.Il n’y eut passons lui de lieutenant-gouverneur, bien que Unldimnnd fît beaucoup d'efforts pour arriver à cette charge honoriHque.Ce qui revient il dire que, de 17.V.1 à 1763, il n’y eut pas d'autre gouvernement qu’un gouvernement militaire, avec ses trois gouverneurs île district.Il ne pouvait du reste en être autrement, puisque le Canada ne fût définitivement cédé à l’Angleterre qu’en 1763, en vertu du Traité de Paris.Les tableaux qui suivent peuvent renfermer quelques erreurs.Je n’en serais pas surpris, parce que losdocuments qui couvrent la période do 1763 à 1701 m’ont souvent lait défaut, surtout la Gazette Officielle de Londresqui contient le texte des nominations.Comme les gouverneurs qui nous ont été envoyés avec leur commission en poche, ne prêtaient le serment d’office qu’après leur arrivée à Qu'bec, j’ai du mentionner et la date do leur nomination et colle de leur assermentation.De même il m'a fallu donner la date du départ et celle du terme d’office quand les doux ne coïncidaient pas.Ainsi Murray, llaldimand, Prescott, Craig, pour ne citer que ceux-là, restèrent gouverneurs pendant assez longtemps après leur départ du Canada.Cette manière de procéder, qui me semble rationnelle, expliquera pourquoi, dans certains cas particuliers, il existe une différence assez notable entre le tableau ci-dessous et ceux de mes devanciers.N.-E.Dionne HOUVKRNKURS HT ADMINISTRATEURS DH LA PROVINCE DH QUÉBEC DH 1763 A 18ii7 Nomination Assermentation (iouverneui NOM • Administrateur ! Départ ou mort Terme d’office 1763, 21 nov.1766, 7 avril 1764, 10 août.1766, 30 juin .1766.24 sept Murray .I rving 1766.28 juin .1768.12 avril 1766, 24 sept.176S, 26 oct.1778.27 juin 1774, 18 sept.1786, 11 avril 1785.2 nov.1786.23 oct.1796, 15 déc.1793, 24 sept.1797.27 avril iS07.29 août 1805, 31 juillet 1807, 24 oct.17DS, 12 avril.1768, 26 uct 1770.9 août.Cari.eton.1778.30 juillet.1777, 18 sept 1778, 27 juin .1784, 16 nov.Hai.mma.ni>.1784, 16 nov.1785.2 nov 1786, 11 avril.1786, 23 oct Dorchester 1796, 9 juillet.1791.25 août.1796, 12 juillet.1797, 27 avril .1796, 15 déc.Prescott 1799, 29 juillet 1805, 5 août 1790, 31 juillet.1805, 31 juillet.ISO7, 24 oct.1811, )9 juin .! 1807.29 août.Cram 1811, 19 juin .1811, 13 sept.1812, 15 juillet 1815.5 avril 1813, 19 mars 1813, 14 juin 1811, 25 sept.Prévost 1811.21 oct 1812, 15 juillet.Prévost 1813, 25 février 1815, 3 avril 1813.12 mai. .îsi.i.1814, 28 lire*.1815.1815, 15 now .1816 1816, 26 mars.1816, ISIS.8 mai.ISIS.1819, .1820, .1820, .1S20, 1820, 12 avril .1820.1824.,1828.1830.1830, 24 now .1831.1835, 1er ' 1835, .;.1838.1S3S.30 mars.1838.1838.183S.14 live.1839, 1839.27 août.1839.1840 29 août 1841.1841.1841.1841.7 oi t.1842.14 join__I.Glasgow.5 avril__! .Drummond 22 mai.Wilson.12 juillet.Shkrbrooke.30 juillet.Richmond.20 sept.Monk .S février.Maitland .9 février.Monk .17 mars.Maitland .10 juin .Dai.housif.7 join .8 sept.•• .20 oet.|.4 lévrier Aylmer.Burton.Kempt.Aylmer (ill.SKOltD.24 août.27 lévrier 29 mai .1er now.17 janvier Coi.born b Durham .Colborne .Colborne 19 oct 10 février 18 sept 24 sept 12 janvier 1818, 12 août .1819, 28 août f 1813.25 sept.1816.1816, 1818, 12 juillet 30 juillet 1828.8 sept.1835.17 sept.Port,RTT Thompson .Sydenham .1S41.19 sept, t .Clitberow .Jackson .1843.19 mai + Bahut 1820.1820.1820, 1820, 1828, 1825, 1830.1831, 1835, 1838, 1838, 1838.1839, 1839, 1841.1841, 1842, 1843, S février 8 février 17 mars 19 juin 8 sept.10 sept.20 oet.4 février 24 août 30 mars 29 mai lej* now 17 janvier 19 oet.10 février 19 sept.7 janw 30 mars Dale de la mort.9 Nomination rilimitation (louverncur Terme d office 1 s43.24 février 1843, 30 m a r«.I 845.26 nov.1 s4t>.16 mars.j 1846, 24 avril.1846, 1er oct.1847.140 janvier .29 mai .11853, 23 août 1854.21 sept— j ! 854, 19 déc.I BTCAI.FE I8(il.2 Oft.1861.2 nov.1857.21 juin .1860.12 *oct.j 1.361, 25 out.11861, 28 nov.1865, 30 sept.Cathcart .Elgin.XUM Départ on Administrateur mort .1 .1845, 26 nov.Cat heart .11846, 24 avril .' .1847.3(1 junv.1854.22 déc.1854, 19 déc.H BAI» .Rowan.• Rowan.1861.24 oct.Kyre.• 1849, 30 mai 1-154, 10 juin • 1861, 25 oct.1857, 2 nov.Monck.Williams.;.|186i, 23 tév.1861, 28 nov.1867, tor juin 1866, 12 fév.Monck .M iohel 1 LIEUTFNA NTS-GOU VEEN FURS, 1763-1967 loo 4, juin N ommation NOM Terme d'office 1770, 14 août ( aileton, J^ir (iiiv.|Cramahé, II.-T 17tf$.28 oct.*?*7 U «?*.;! 1782, 27 avril Hamilton, H.1785.13 août Hope.H iioj, *ü août 179(1, 4 août |( larke.sir A 1 i o.‘j AV 1 U 1796, 7 avril l’rcscott .1790, 15 déc.1QOQ *>ou vait faire un tableau trop favorable de ses rivières, de sa salubrité et de sa fertilité.11 ajoute que pour faire quelquo chose du ( anadu, il faut le retirer des mains do la compagnie des Indes Occidentales et rendre le commerce libre.b es représentations de Talon furent écoutées.I alon demanda des colons à Colbert, mais n’eut pu» grand succès.Colbert no croyait pas prudent do dépeupler la H rance pour le Canada, et répondait que l’émigration devait être graduelle, et qu’il ne fallait pas y faire passer plus d’hommes que le terrain défriché ne pouvait nourrir.I alon s était fait débarquer à Caspé.Il y trouva du minerai d’argent.I.n llJGtî, ialon envoya Al.de la Tesserio à lu Haie Saint-l’aul pour y faire des recherches géologiques.II fit couper des bois do toutes sortes, entr’autres, des mâtures qu il envoya à La Rochelle pour la marine royale.H fit faire de nombreux essais de culture ; établit Je non voiles branches de commerce ; noua des correspondances avec la France, l’île Madère, et plusieurs autres contrées, et commença des pêcheries dans le Saint-Laurent et les lit ivres qui s y jettent.Il favorisa surtout la pêche du loup marin, qui produisit bientôt assez d huile pour la consommation extérieure et pour exportation en France et aux Antilles, et où il fit envoyer du poisson, des pois, du mer rain et ties planches.Comme la pêche pouvait devenir une des principales luanches du commerce canadien, il projeta la création d'une compagnie assez riche pour la faire sur une grande échelle.(1) I our encourager la culture du chanvre, il en distribua 10 u.trnt-au, " Histoire tlu Canada ", (les graines aux colons, avec engagement de lui remettre un équivalent à la récolte future.11 s’empara du fil dans la colonie et ceux qui en reçurent de lui, en retour devaient lui fournir du chanvre.Sur les e certaines denrées, vendues en 1666, il réalisa assez pour entreprendre la construction d'un vaisseau Je cent-vingt tonneaux, qui servirait à l’usage de la colonie, ou pour la marine du roi.Il établit iroit bourgs près de Québec.lin novembre 1666, Talon rappelle au roi.que son séjour avait été fixé à deux ans et il demande son congé lorsque cette période serait accomplie.Vers la tin de 1668, l'état de sa santé, des affaires de famille.et peut-être des diffleultés avec le gouverneur provenant moins do la diversité de vues, que de la différence de caractère, engagèrent Talon à repasser en France pour remettre sa charge.I/intendant concevait et exécutait rapidement, ce qui luî faisait décider bien des choses sans en communiquer avec le gouverneur, afin d’éviter un retardement préjudiciable au service public ; cela déplaisait à M.de ('ourcelles.qui n'approuvait pas non plus tous les m iiageinents que I intendant avait pour le clergé, contre le picl M.de Coureolles s ôtait laissé prévenir.Talon si gea pour la dernière fois de son premier terme, au conseil, et où il signa le proc's-verbal de ht séance, le 22 août 1(168.I.e 5 novembre 1668, le Conseil mande il Colbert que Talon va repasser on France, estimant sa santé assez forte pour taire le voyage, et qu il pourra I tclairet- sur les allai -res du < 'anadu.Le 10, Talon assiste it une séance du Conseil, et il est cité comme ei-devant intendant.380^ — 240 — Le séjour do Talon à Paris no fut ]>as inutile au Canada, ear, s’il n'était plus l’intendant il y avait toujours des intérêts de commerce considérables, et son influence à la cour n’était pas diminuée.Talon avait été l’un des premiers valets de chambre de Louis XIV, probablement avant qu'il eut l’intendance du Usinant, charge qui précéda celle du ( 'anada.Mais on ne pouvait se passer de Talon, au Canada, et sur la demande du roi (mai lfltifl) lu premier se remit en route pour l’Amérique.Il repartit pour (Québec en Ifiüi).Le 22 juin, le secrétaire de Talon, le sieur I’atoulet, surveillait l'embarquement île troupes, etc., à La Rochelle, pour le Canada.L'armement de Talon, en cette instance, évalué à 200,000 livres, après une navigation orageuse se perdit dans un naufrage, sur les côte-, du Portugal, où l'intendant faillit périr.11 s'embarqua de n niveau l’année suivanleet parvint à (Québec le >S août 11»7s>.pensant encore faire naufrage près de Tadoussac où une tempête jeta son navire sur des roches et le mit sur le côté.Talon amenait six ICeollels.Le l’> septembre d appa raissait au Conseil pour la première fois depuis son retour de France.Au printemps de 1070, durant l’absence de Talon, le sieur Patou let commença à faire travailler la brasserie, la bâtisse étant terminée et prête à fonctionner.Cette année l’intendant envoya Nicolas Perrot, vers le' ‘ s de l’ouest pour les engager ù reconnaître la suji -riorité de Louis X IV.Cette entreprise menée à bien cacou -ragea l’intendant à continuer les découvertes.Il envoya le P.Albanel avec M de Saint-Simon et le sieur Couture à la Baiod’ 11 udson Les sauvages occidentaux rapportaient qu’il y avait un grand fleuve, nommé Mississippi, au couchant du Canada .235 — 241 - voulant éclaircir co point, Talon propose M.Joliet, de Qué.liée, et le I*.Marquette, pour cela.Le 11 novembre 1670, Colbert lui tait avoir la capitaine rie de Marieinont, eu Ilainaut.En 1671, Talon annonce à Colbert qu’il a fait faire du droguet, du bouracan, de l’étamine, de la serge, du drap et du cuir.“ J’ai des productions du Canada do quoi me vêtir des pieds à la tête,’’ dit-il.Le 14 mars 1671, Louis XI V le tit baron des Islets, eu Canada.M.de Courcelles avant demandé son rappel, M.de Fron tenao arriva en 16i2.pour le remplacer.JSa réquitation,qui le précéda, tit désirer à Talon de remettre sa charge.11 jugea la colonie trop petite pour occuper séparément deux hommes fort actifs et qui ne seraient pas disposés à d«pcn( dre l’un de l'autre, ni par conséquent agir avec ce corn er qui exige des concessions réciproques.Il demanda su retraite.Le roi changea la itaronnie des Islets, en comté d Orsuiu ville, en mai I67n, étendant l'investiture à la postérité- m ile et femelle, contre la règle générale, et les lettres-patente.» attestent le casque le roi taisait de Talon, car elles exposent ingénument que sans oette extension a la postérité tcnii-nine, Talon n'aurait pus accepté cette faveur.Avec sa charge à Marieinont, il fut aussi secrétaire du cabinet du roi.Il parait que Talon, à ses heures, était poète.Il adressait quelquefois à la mère Bouline de ht Nativité dos madrigaux et des épigruiumcs auxquels elle répondait sur le champ, en même stylo, et ces pièces étaient estimées de tous les connaisseurs.11 vivait encore en 1680 ayant traduit celte auitt-e lu.devant le Conseil d’Etat, le prétest des Maréchaux, Lait- (hier, sieur do Comporté, ce qui obligea le Conseil K'upé-rieur tie réclamer.L'extérieur de Talon annonçait son mérite.Nous donnons son portrait d'après une peinture de M.Hamel, à l’Hôtel-l)ieu de Québec.Les Talons de Paris, blasonnaient D'azur au chevron d'argent, accompagné de trois épis montants d ur, soutenus chacun d'un croissant montant d'argent.Il y avait tics Talons dans le Iluinaut, et sans doute, c’était une branche de la même famille, car ils ont presque les mêmes armoiries, l’n Jean Talon était échevin de LeQuesnoy.(Usinant) en juin 1(>!I8.Talon était parent des célèbres avocats généraux de ce nom.Celte famille illustre dans la robe, suivant des Mémoires tire son origine d‘Irlande, où l’on prétend quelle a possédé des terres et îles places considérables.Jacques Warœus, dansses Antiquités Irlandaises, marque qu'à Tulli-Félini Alfelab, sur la rivière de Slant-.Simon Lombard et Hughes Talon fondèrent en K514 un couvent de l'ordre des Ilermites de Saint-Augustin.M.Allemand, avocat au Parlement de Pans, dans son Histoire monastique d'Irlande, étend ce qu'avait écrit Warœus.et s’exprime ainsi :I >ans le comté de Catering, à Ttllli Kelim.autre meut nommée Tollog ou Kolaghe, petite ville sur la rivière de Siane, diocèse de Laghin, il y a eu un couvent fondé ] an l.'iU, par deux Français, Simon Lombard et Hughes Talon.Il y a même aujourd’hui', dit il, “ un augustin Irlandais dans le grand couvent de Paris, nommé le P Talon, qui m’a assuré qu'il descend de ce Hughes Talon, qui sur la tin do ses jours, se tit augustin dans le même couvent qu'il avait fondé." lit M.Allemand continue :—“ Je pourrai prouver dans poil 23) i\ la sainte A ierge un temple assez spacieux pour contenir les visiteurs : c'est l’église actuelle de Foy Notre-Dame.Avec le bois des deux chênes de Foy les habitants de Dînant fabriquèrent des tac similé de la statue miraculeuse.Ces statues furent envoyées dans diverses villes de Belgique et île France, en Allemagne, on Ilongrio, et jusqu’en Amérique.Heims, Lille, ilesdin, Gravelines, Saint Orner, Mont martre, Bailleul, en France ; Ypres, Alost, Oudenbourgen F landre ; A ienne en A ut riche, ( i rat z en Hongrie, liai au IY roi, I’assau en Bavière.Québec en Canada, reçurent, avec leur statue de Notre-Dame-dc-Foy, des lettres aulhenti ques, qui en constataient la provenance, et signées des supérieurs ecclésiastiques de Binant.Ce fut en ltitiîl que la statue do Notre-l)aine-do-F’ov arriva;» Québec.•* Le Père de Vcroncourt, écrit le jésuite Pierre-Joseph-Marie Chaumonot dans son Autobiographie, m ayant envoyé il’Flu rope une Vierge faite du bois du même chenu où I on avait trouvé la miraculeuse Notre-Dume-de- Foy près de Binant, je formai le dessein de bâtir, sous le même nom, une à la Sainte Vierge, mais j'étais sms ressources.Les Français des environs de Québec se prêtèrent volontiers, et par dévotion envers Marie, à tous les travaux nécessaires.Fn peu de mois la chapelle fut, en état de recevoir les fidèles.F,Ile est située au centre de ma mission i la ( ôte Saint-Michel, près de Québec.On commença bien-tôt a \ trouver de la dévotion ; elle s accrut surtout par les miracles que la Sainte \ ierge y opéra.Les deux plus cela tants furent la guérison d'un soldat français qui tombait du haut mal et celle de Madame La Dasné.8960 “ Cos merveilles, et plusieurs autres du même genre, excitèrent tellement la piété et la gén 'rosi té de mes fidèles |[urnns, (|u’en peu de temps la nouvelle chapelle tut ache v,'e, meublée complètement et décorée avec le meilleur goût.Pour témoigner leur reconnaissance à la \ ierge, mes Il urons tirent un superbe collier en perles cl en porcelaines blanches, sur le contour dmpiel on avait imprimé en perles noires : lient a qwr crediiUsti.Ils l'envoyerent au lîévérond l’èro Recteur du collège de Dimint, avec prière de l'offrir de la part des limons, à l’originaire de Notre- l)ume-de- Foy.” Les Relations des Jésuites signalent, elles aussi, la prepuce de la statue miraculeuse de Foy au Canada.I>ans ruuthentiquo accompagnant 1 image il était dit expresse ment qu’elle devait être placée en quelque chapelle où les Sauvages font ordinairement leurs exercices de piété, afin ou'ils y pui sent honorer la More de Dieu, et lui demindei les grâces nécessaires à la conversion de tous les peuples de la Nouvelle France." Le 29 décembre 1073, les Huions quittèrent leur hour onde de Notre-Dnme-de- Foy pour aller s’établir à I Ancienne-Lurette.Vingt ans plus tard, le 18 septembre 1GI»4) Notre-Datno-de-Foy fut canoniquement érigée en paroisse, mais on n'y tint régistrw qu’on 1699.Par mie habitude assez commune au peuple des villes et.des campagnes, les habitants de Notrc-Dame-de-Foy ahré-oèrent le nom de leur paroisse et I appelèrent Naintel-oje.tout court.Je crois devoir mentionner cet insigmhant détail, parce que son ignorance pourra,t amener une contusion de titres ; car il existe une martyre, du nom de «unto rove qui souffrit sous Dioclétien.D’autre part, les Dtnan-tais en ont lait autant, et le célèbre sanctuaire de Notre- — 218 — Dame-de-Foy est aujourd'hui connu en Belgique sous le vocable de Foy-Not ro- Daine.Telle est l'origine du nom de l'historique petite paroisse Sainte-Foye.Je dis bien, historique.Car elle fui la mur raiuo de l une de nos plus belles victoires militaires : la lia taille Sainte-Foye.A cette sanglante journée du 28 avril IVtiO ellaa tenu sur les touts, à son baptême de sang et de leu, cette tille immortelle née de l’épée glorieuse du cJieva-liei de Levis.( e triomphe éclatant, le dernier des armes françaises en Amérique, nous le plaçons, dans notre estime, au-dessus même de l’exploit de Carillon, parce qu’il représente pour nous la revanche du 18 septembre 1759.La bataille Sainte-Foye ! mais toute l'histoire de la paroisse (Sainte-F oyo tient dans son i\cit.Sans elle, ce village demeurerait obscur comme Waterloo.avant le 1S juin 1815.— Unituw in iiomen ! Kk.nkst Myhani» iliinius Bell.(VII, VII, 819.)-L’ellervescencequi se manifestait parmi los habitants de la Nouvelle Angleterre, depuis 1774, en pleine révolte contre la mère-patrie, se lit sentir parmi los Canadiens-français de la rivière Chambly.(pii répondirent aux avances faites par le colonel Ftlmn Allen, les majors Brown, du Massachusetts, James Living Moue, de New-York, et du traître Arnold.Lu septembre 1775.un camp était tonné a la Pointe Olivier (aujourd’hui Saint-Mathias), situé du côté est de ( humbly, ayant pour commandant Livingstone, Jérémie Durand, perruquier, et Layseau.forgeron.Ces trois per sonnages avaient réussi à réunir sous leurs ordres de 40 à 50 hommes.James Bell, marchand établi à Chambly, fut au nombre des Canadiens qui embrassèrent la cause des Américains.Confiant dans la promesse faite par lo général Washington. dans sa ]>i*oelunialioii aux Canadiens, il fit îles avances assez, considerables aux armées de pussnge à Chambly, tant en effets qu’on argent, comme le prouvent les attestations de .Moses Ha/.en, du major Butterfield et du capitaine liamstraneli, pour un montant de $6056.84.D’après certains documents, .lamies Bell aurait levé une partie de la petite armée canadienne, qui se joignit à celle du major Brown.Par ses conseils et sa connaissance des lieux, James Bell, d'après ces mêmes documents, aurait Iteaucoup aidé à la prise du fort Saint-Jean.Après la reddition du fort Saint-Jean, le général Montgomery employa Bell au transport des bateaux du lac Champlain à Chambly, et de cette place au fleuve Saint-Laurent.Pendant le séjour des troupes bostOnnaises, M.Bell agissait comme agent du Congrès, et.sous les ordres du général Wooster, il présida à la const ruction des ouvrages militaires et des gondoles ordonnés par le Congrès.James Bell mourut à Chambly le 6 juillet 1814,oublié du Congrès qui n’avait pas encore fait droit à ses justes réclamations.Sa femme, née Marguerite Christie, nièce du général Gabriel Christie, ne fut pas plus heureuse que son mari, et mourut en 1831, laissant à ses héritiers le soin de recueillir la dette du Congrès.,1.-0.Dion M.tic Saint-Marc.(Vil.Il, 774.)—M.Joseph-Jean Baptiste de Saint-Mare, arrivé en Canada le 8 juin 1796, avait été ordonné le 1er novembre 1785.11 appartenait au diocèse d’Aire et de Dax, avant la Révolution; ensuite il devint curé de Grenade sur l’Adour, dans les Landes.Lu 1792 il quitta la France pour venir échouer, quatre ans plus tard, sur nos plages canadiennes.Il fut, à son arrivée, nom mé chapelain des Uroutines des Trois-Rivières où il demeura jusqu’en 1SU2.alors qu’il reprit le chemin de la France ; ce — 250 — lait au lendemain du ( 'oncordat.En France il lut nomn*' curé de Mont-de Marsan, où il est mort en 1842.“ Son souvenir est encore vénéré dans les Landes ; il était doué (l’un rare talent de parole.Il fut chevalier de la Lésion d'Honneur.Sa tamille, qui était de Mont de-Marsan.v compte encore des membres très honorables, entre autres un neveu, qui est un médecin très estimé.” Le passage de ce prêtre français aux Trois Jtivières laissa des traces bien visibles de son habileté comme de son dévoue ment.Voici ce qu'on en pensait de son temps dans l’intérieur du cloître : “ M.de Saint-Marc est un homme de mérite et d’une vertu distinguée.Monseigneur ne pouvait nous choisir un meilleur directeur que ce jeune ecclésiastique si mûr déjà, si vertueux et si savant dans les choses de Lieu.Il s’applique surtout à former à l’esprit religieux les-jeunes vierges du cloître.On voudrait lui faire oublier l'ancienne France, s'il était possible d’oublier sa patrie." A 1 instar de son compatriote, M.l’abbé Gazelle, M.de Saint-Marc souffrit beaucoup do nostalgie, et l'on devinait facilement par son langage, qu'il retournerait en France aussitôt que les portes lui en seraient ouvertes.Aussi bien, dès que la paix lut rétablie,,il partit pour ne plus jamais revenir.11 venait d'être nommé curé de la paroisse du Cap de la Magdeleine." Il s'embarqua le 2 juin 1802, lisons-nous dans les Annales des l’rsulines, au grand regret de la Communauté, qui eût désiré vivre longtemps sous sa paternelle égide.” G.ou Chevrot L’abbe PltiUppe-Keue tie Fortneuf.(V, lt .">59.)—Voici quelques notes supplémentaires sur la mort tragique du curé Portneuf.Voyez d’abord Bulletin, vol.5, p.213, et aussi un article de M.l'abbé Ferland dans le premier volume de la Littérature canadienne de I860 à lSfin.A lu date du 23 août 1759, le capitaine Knox, alors campé — 2b 1 ù Lévis, écrit dans son Journal : “ Un prêtre avec environ 'quatre vingts de .ses paroissiens ayant fortifié une maison, à quelques milles à l’est de notre camp, sur la rive nord du fleuve, d'où ils prétendent imprudemment défier nos troupes.On va envoyer un détachement d’infanterie légère "avec une pièce de campagne et un obusier pour les soumettre.” Le lendemain, 24 août, le capitaine Knox écrit : “ Le prêtre, qui s’est retranché dans une maison avec ses parois ¦siens, sur la rive nord du fleuve, a envoyé un billet à un officier qui commande un poste dans les environs, le priant, lui et sa compagnie, de lui faire l’honneur d’aller diner avec lui.l’assurant (pie lui et ceux (pii seront assez bons de l ac coinpagner s’en retourneront en toute sûreté, et il ajoute que l’officier anglais se battant pour son roi et la gloire il espère (pi’on l’excusera de se battre avec ses pauvres paroissiens qui défendent leur pays.L’officier a répondu qu’il regret tait de ne pouvoir so rendre à cette invitation mais qu'il espérait diner bientôt avec le galant prêtre et ses adhérents dans le camp anglais.” Le 25, Knox consigne la tin de cette héroïque aventure ; Quelques prisonniers ont été amenés aujourd’hui par un parti de Rangers.L’infortuné prêtre est défait : un détu chôment de troupes légères se mirent en embuscade sur la lisière de la forêt près de sa maison fortifiée, et aussitôt que la pièce de campagne fut amenée et commenta à fonctionner, le prêtre et ses hommes sortirent.Aussitôt ils tombé rent dans l’embuscade.Le prêtre et trente do ses compagnons ont été pris, tués et scalpés On les a traité avec cette cruauté pareequ’ils s'étaient déguisés en Indiens.Dans cette rencontre cinq des nôtres ont été blessés.La paroisse de Richet (Château-Richer) de même que la belle maison occupée par le prêtre trop zélé et appelée Château Rii/uet sont maintenant en flammes.' •• Les grenadiers commencèrent le 20 (août), leur marche vers Québec, dans le dessein de brûler et de détruire toutes les maisons de ee côté.Le 24, ils furent attaqués par un parti de Français que commandait un prêtre; mais nos hommes tuèrent trente-un d’entre eux et leur enlevèrent lit chevelure.Ils traitèrent pareillement le prêtre qui s'était mis à leur tête, (‘ette bande cependant n’avait causé aucun dommage à ceux de notre parti.“ Journal de l'expédition fur le fleuve Saint-Laurent, contenant un rapport détaillé des mouvements de, la flotte et de l'année anglaises, depuis le moment de son embarquement à Louisbourg, jusqu'à la reddition lie Québec, en 1750— New- York Mercury, 31 décembre 1759.“ Le 27 (août), il nous en vint un second (déserteur) is avait ét • massacré par eux, ainsi que 0 habitants qu il avait avec I li, après avoir mis les armes bas, et que les chevelures de ces malheureux avaient été portées au camp.Ce fait a été depuis vérifié par le rapport d’un 10e habitant qui était dans ce détachement et qui s'échappa ”.Ilamszay, Evénements de la guerre en Canada durant les années 1750 et 1700.•• 31 août 1750—On nous a débité, il y a quelques jours.¦ pi un d lâchement des ennemis, destiné à brûler la paroisse de Saint-Joachim, avait éprouvé quelque résistance de la part d'une cinquantaine d'hommes conduits par leur curé, le >ieur de Portneuf.N'ayant pas été les plus forts, huit hommes ont été tués el la chevelure levée.Ils ont été si mutil s — 253 — qu'on u ou ]«eine ii reconnaîtra le cadavre de l'ecclésiastique.Ce fait «est vérifié—Montcalm, Journal,]).601.“ J’ou‘ ” " d’avoir l’honneur de vous dire que les anglais ont tué l’abbé Portnouf, curé de Saint-Joaehim.et neuf habitants avec lui.quoiqu’ils se lussent rendus prisonniers Ils étaient dix habitants avec lui ; un seul s’est sauvé.Ils lurent cernés dans un bois par deux cents rangers.Le cure a eu la tête ouverte en quatre et toute la chevelure laite.M.Wolfo est cruel.-Bigot, Lettre à Lévis, 1 et septembre 1759.Acte de sépulture de M.René de Portnouf, cuiv de St-Joachim (Registre de Sainte-Anne de Beaupré) : “ Le vingt six août mil sept cent cinquante-neuf a été inhumé dans l’église de cette paroisse le corps do Messire René Port neuf, prêtre et curé de la paroisse de Saint-Joa-chirn, qui a été massacré par les anglais le 23 do ce mois étant à la tête de la paroisse pour la défendre des incursions et hostilités qu’y taisait I ennemi, turent présents Jîtienno Lessard, Jean Lessard, Claude Caron et grand nombre d’autres habitants de cette paroisse.Parent, curé." Note ajoutée près do l acté de sépulture par M.lLubeit, curé de Sainte-Anne : “ M.de Portneuf est inhumé près des balustres sous le chœur à l’endroit où il y a une croix peinte en noir, que j’ai mise en cet endroit, sur la déposition de ceux qui avaient assisté à sa sépulture.II est inhumé sans cercueil.Lors do la translation des cadavres delà vieille dans la nouvelle église», 12 avril 1S73, le corps de M.de 1 ortnout n a pu être identitié.Un vieillard de Saint-Joachim me disait récemment : “ On a toujours entendu répéter que M.Portneuf était à la tête do quelques paroissiens quand il a été massacré et qu’on lui avait onleve la chevelure.” 1 — 254 — Ou montre encore ljçmlroit précis où le massacre eut lieu, a un mille de l’ancienne église, eu droite ligne.(Jet endroit est sur le bord du coteau environ à quatre arpents au nord du chemin royal sur lu propriété de Loger Lessard, à proximité de la ligne sud-ouest de la ferme du séminaire occupée en 1897 par David Fortin.Le 27 août 1759, les compagnons de M.de Portnouf furent inhumé» dans le cimetière de Sainte-Anne.Voici leurs actes de sépulture ; Le vingt-sept août mil sept cent cinquante-nouf a été inhumé Louis l’are de la paroisse de Saint-Joachim, tgépar les anglais, âgé de soixanto-et-quatro ans.« Parent, curé.Le vingt sept août mil sept cent cinquante-neuf, a été inhumé Jean Gagnon de la paroisse de Saint-Joachim, tué par les Anglais, âgé de soixante-et-neuf ans.Parent, curé.Le \ ingt sept août mil sept cent cinquante neuf, a été inhumé Pierre Gagnon, tué par les Anglais, «gtfde'aôixante-üt‘,,n Parent; curé.Lo ^"St-ÉOfit août mil sept cent cinquante-neuf, a été inhumé Charles Languedoc, tué par les Anglais, âgé de quarante huit ans.Parent, curé.Le vingt-sept août mil sept cent cinquante neuf, a été inhumé Michel Magnan âgé de trente ans, tué par les AugUus- Parent, curé.Le vingt-sept août mil sept cent cinquante-neuf, a été inhumé Jean Selon, âgé de vingt-six ans, tué parles Anglais.Parent, curé.Le vingt-sept août mil sept cent cinquante-neuf, a été inhumé Lotus Alaire, âgé d’environ vingt ans, tué par les Anglais.' ' ° Parent, curé. Le colonel de Longueuil.(VII, Vil, 810.)— Joseph-Dominique-Emmanuel Le.Uoyne de Longueuil, plu* connu sous le nom de l'honorable colonel do Longueuil.naquit au manoir do Soulanges le - avril 17 IH.Il était tils de Paul Joseph Le Moyne, chovalisr de Longiieuil, dernier gouverneur de Trois-Rivières, et de Marie de Joÿbert de Soulanges.A l’âge de douze ans il entra au service.Lu 1 Tôt), il était capitaine-aide-major des troupes du détachement de la marine.Il continua sa carrière militaire sous le gouvernement anglais et prit part, en 1775, à l'héroïque défense du fort Saint-Jean,où il fut fait prisonniorot emmené aux Etats-1 nis- En 1777, il fut nommé inspecteur général de la milice, et, en janvier 179(1, colonel du régiinont des Royaux-Cana-diens.Appelé par le roi au conseil législatif et executif de la province du Canada, sous l'administration de lord Dor chester, il dût naturellement y représenter les intérêts du vaste district de Montréal.Le troisième baron de Longueuil ayant été tue en 17.>5 et'n'ayant laissé de son mariage avec Mlle d’Eschàmbnult qu’uni»'fille qui épousa plus tard le capitaine tirant, le colonel prit le titre de baron et le porta jusqu’on 1774.H basait ses prétentions sur le failqu il était le seul descendant mâle du deuxième baron, Charles LeMoyne de Lon gueuil,son grand-père ; mais les jurisconsultes!! .chièrent que ?o litre devait aller à la tille du troisième baron,Mme tirant.En 1770, M.de Longueuil épousa, â Montréal, Mme de Bonne, dont le premier mari, le chevalier de Bonne de Lesdiguères.officier distingué, avait été tué en 1759 au siège de Québec.Il n'y eut aucun enfant de ce mariage.M.de Longueuil mourut à Montréal le 19 janvier 1.^07.Avec lui s’éteignit en Canada la dernière branche mâle des de Longueuil.Monomoahbla de Beaujeü - 25
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