Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 mars 1902, mars
BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.8 MARS 1902 No 3 Mgr DE FORIUN-JANSON ET LES DÉPORTÉS CANADIENS Lorsque Mgr île Forbin-.lanson toucha le sol canadien, le 3 septembre 1840, le pays venait de subir une violente commotion politique.Les troubles de 1837 s’étaient terminés par des exécutions sanglantes, par la destruction des propriétés de quelques-uns des insurgés, et enlin par le bannissement de 58 Canadiens lrangais.Partis de Québec le 28 septembre 183.1, ces pauvres malheureux, (nippés par la justice, arrivaient, cinq mois plus tard à Sydney,dans lu Nouvelle Cialles du Sud.La plupart d’entre eux laissaient en arrièro des familles éplorées,dos épouses et des enfants dans la consternation et même dans la détresse.(1) Pendant son séjour en Canada, l'évêque de Nancy avait regu bien des confidences au sujet des exilés, et il avait été appelé à "cou soler ces familles en deuil (2).Persécuté- lui-même pur ses compatriotes, il sut compatir, mieux que personne, aux douleurs des infortunés privés de leurs chefs.11 devait bientôt se constituer lour protecteur auprès des grands d'Angleterre.La première démarche que Mgr de Eorbin-Janson entreprit en faveur do ses protégés, fut en novembre 1841.(i) On calcule tjue aïo enfants reitèrent ainsi orphelins pour une période de pré* de 6 années.(a) A ec propos, Mgr de Nancy fut accufé par le “ Herald ” de Montréal d« prêcher la trahison dans les campagnes. — 66 — quelque temps avant son départ définitif du Canada.S'adjoignant Mgr Bourget, il courut do Montréal à Québec, y saluer sir Charles Bagot, le nouveau gouverneur du Bas-Canada, et l’intéresser en même temps au sort des déportés politiques.Quelques jours après, il écrivait en France : “ Si je croyais qu’une visite à la reine d'Angleterre pût obtenir quelques adoucissements au sort de plusieurs centaines de pauvres Canadiens, bannis à (>,üt)0 lieues do leur patrie par suite de la dernière révolution, tentée, il y a deux ou trois ans, je n'hésiterais point à passer par Londres en revenant en France ; mais il y aura peut-être des obstacles à ce désir de mon cœur pour un peuple que j'aime et dont je suis certain d’être aimé.” (I) Ce ne tut qu'en 1842 que Mgr de Janson put enfin réaliser son rêve de dévouement à la cause des Canadiens.Le 15 août, il arrivait à Londres, s’abouchait avec les prêtres français que la révolution avait chassés loin do leurs paroisses et de leur troupeau.Il apprit d’eux que Mgr Folding, archevêque de Sydney, était actuellement en Kuropo, et qu'il partirait bientôt pour la Nouvelle-Galles.Le vénérable prélut s'était intéressé au sort de ces exilés que la Provi douce avait conduits dans son diocèse, il leur avait prodigué ses consolations, sachant bien que cos malheureux étaient plutôt victimes de leur patriotisme outré (pie des criminels ou des repris de justice.Aussi les prit-il en pitié dès le début, et à la pitié se joignit bientôt un sentiment plus élevé : ce fut le dévouement à ces Canadiens, dévouement qui devait se traduire par des prouves substantielles.Mgr de Janson apprit en outre que dont Uilathorne, bénédictin et missionnaire récemment arrivé d'Australie, (i) Afin de prouva'combien ce digne et charitable piélat était sincé e, qu’il suffise de rappeler qu’il mit son nom à la té:e d’une souscription, dont le but é ait de servir au rapatriement des déportés.Il dépos t dans la caisse du comité la som nie de 22,000 francs, envir m $ Moo. G7 mMm MJMi mm mm iîîiats ' XT' gm \!-r J) K FO R BIN,J AN SON — (Î8 — exerçait à Coventry, daim le Warwickshire, les fonctions d’un ministère qui lui rapporta, en 1850, le litre do premier évêque de Birmingham.Mgr de JiinsOn n’hésita pas un instant à se rendre auprès du vaillant religieux, qui avait pris fait et cause pour lus condamnés canadiens, dans un long mémoire aussi touchant que concluant.Mgr Folding « tant arrivé sur l’entrefaite, les doux prélats résolurent de se rendre a Knowlesley, dans le Lancaster, où demeurait lord Stanley, alors secrétaire d'Ktat pour les colonies (I).Comme il fallait traverser en Irlande, le Dr Ullathorno ro-non ça au voyage, et il laissa à ses deux collaborateurs tout le mérite de la démarche.Mgr de Janson et l'archevêque île Sydney s’embarquèrent pour Dublin, et c'est de U que le premier écrivit à la famille de Lisle Philipps (2) qu il avait bien connue à Londres, la lettre suivante, qui nous fait connaître le résultat de son entrevue.“ Aimable et très cher hôte, *• Je ne prétends pas m'excuser untièremint d'être resté si longtemps sans vous remercier, vous et madame Phillips, des bienheureuses et trop courtes journées que vous m'avez fait passer en votre angélique manoir.Puisque si souvent votre pieux et doux souvenir vient me tenir compagnie et m'exciter ù servir le Seigneur avec un peu plus de ferveur, j’avoue que j’aurais dû vous en témoigner plus tôt ma re connaissance.Mais de jour eu jour, j'attendais le retour du Dr Folding pour faire, près de lord Stanley, les démarches les plus décisives en favour de mes pauvres Canadiens ; or, ce saint archevêque de Sydney, au lieu d’être en Belgique, (i) Lord Stanley devint lord Derby en 1S44, à 1* «nort de son père C'est le père de l’ancien gouv rneur général du C.taada.(a) Ambroise de Lisle Philli >s install i les Trappistes dans l’antique monistère de “ Grâce-Dieu,” dans le comté de Leicester, tondé, vers t3|0, par Hoesie de V'erdon.Grâce-Dieu était primitivem :nt un prieuré d’Augustinienne*. >e trouvait à Rome, et je ne l’ai su qu'au bout de trois semaines.I nfin il est arrivé, je l’ai saisi au passage,et,m’étant assuré que lord Stanley était au manoir de son père, près de Liverpool, jy ai conduit mon archevêque ; puis, nous avons eu une conférence de plus d’une heure.La mosurode gr.îce et d amnistie que je réclamais ayant une grande importance politique, lord Stanley ne pouvait se prononcer, nous a-t-il dit, sans on avoir conféré lui-même avec ses collègues (et c’était d.-jà beaucoup que do tenir un pareil langage) ; mais l'cnsomble de la conversation, la manière dont il accueillait mes réflexions sur le génie du peuple canadien et les avantages qu'une saine politique retirerait d’un acte de clémence, etc., etc., nous a laissé juger, à .Mgr Polding, et à moi, quo notr.' affaire était à peu près gagnée.Mgr Folding a même voulu quo nous disions ensemble un Te Peum en revenant à Liverpool ; j’y ai consenti d’autant (lias volontiers,que cette confiance du succès piquera d’honneur la libéralité divine.” Les déportés canadiens ne tardèrent pas longtemps avant d’avoir de bonnes nouvelles au sujet de leur sort futur.L’avant-veille du jour oît Mgr do Nancy rendait sa belle âme à son Créateur, 38 d entre eux quittaient Sydney pour rentrer dans.leur pays natal.(I) Les 18 autres devaient bientôt les suivre en Canada.Leur protecteur si dévoué n’avait pas eu la consolation d’être témoin ici-bas do l’allégresse qui se répandit dans les familles canadiennes, lors de ce retour si longtemps attendu, mais il l’a été là-haut, dans les sphères éternelles, où le b mheur a dô couronner promptement une vie si bien dépensée au service do Dieu.N.-E.Dfo.v.VE (i) Partis de Sydney le 9 juillet i%\, ils arrivèrent A S -Je.tu d’Iberville, le iS janvier iSjs, après une absence de cinq ans et demi. DÉPORTÉS CANADIENS À LA NOUVI'.LLK-GALLKS DU SUD Ou Jri n dit Du8saull,LouisCultivuteur.< 'hateauguay Guimond, Joseph.“ •• Lopailleur,Fr-Mau rice__Uuissier .•• Newcombe, Samuel.Médecin.•• Roohon, Jérémie .Charron .•• Thibert, Jean-Louis.Cultivateur.“ Thibert, Jean-Marie.“ " Trudol, J .-B.“ •• lluot, Charles.Notaire.Napierville Leblanc, David Drossin___Cultivateur.•• Leblanc, Hubert-Drossin.“ .“ Hébert, Jus-Jacques.•• .Morin, Achille-H.“ .Morin, Pierre-Hector.Put ronde navire •• Paré, Joseph .Cultivateur.“ Bigonesse dit Boaucaire,F.1 St-Cyprien Défaillette, Louis.“ •• Hébert, Jacques-David .•• Lavoie, Pierro-M.•• “ Marceau, Joseph (1) .“ Languedoc, Ktienne.•• St-Constant Longtin, Joseph.“ a Longtin, Moïse .“ a Lanctôt, Ilippolyte.Notaire.St-Rémi Pinsonnault, Louis.Cultivateur.“ Pinsonnault, René.•• St-Kdouard Robert, Théophile.•• a Pinsonnault, Pascal.•• .St-Philippe (i) Marié en exil, il y prolonge tson séjour. Bourdon, Louis — 71 — Mousquet.1B Cuerlin, F.X a Bo rire vin (Jit Lnngovin, C.( .'hevrotils, [gnucu-Gub.n) “ a Buisson.Constant a Dumouchel, Joseph .a I>umouchol, Louis (2).Hôtelier « Labergo, Jean .Charpentier.a Toiichette, F.-X .* Turcot, Louis a Alario, Michel.Bourbonnais, Désiré.a Goyet te, Jacques a Goyetto, Joseph a Papineau dit Montigny, A.Forgeron a Provost, F.-X a Rochon, Toussaint a Roy, Basile a Roy dit Lapons;e, ('lis.(( a Béehard, Théodore t( Coupai dit Lareine, A.(( a Langlois, Ftiennc a a Gagnon, David Julien, Louis a Prieur, F.-X a Bouc, Chs.-Guill Rochon, Kd.-Pascal a .Mott, Benjamin Ducharme, Léandre.(i) Mort en exil, (a) Mort en exil. LES SUISSES” DU ('AXAI)A L'origine de up plus reculée que celle indiqu c par voire cor rus -por.dani.t.4e.p.315 : elle date de la cession même du pays * a tirai.de-Bretagne.Les Suisses protestants et les Hugue- uti-v-aient alors d une influence considérable à la cour de St-James.a laquelle ils étaient entièrement dévoués, s „z&-, »ui"*; de naissance, était le député gouverneur du prir.ee de Galles.Le général Hmlé, natif du Pays de A aud.dont c nom figure à plusieurs pages du journal du gouver rieur Halditnaud, occupait une position confidentielle auprès du R 1 lui-même Halditnaud était également suisse, plus familier avec la langue française qu'il écorchait cependant i'une façon atroce II vint au Canada comme militaire en 175ô avec le colonel Bouquet,un autre Suisse, qui a joué un rôle imputant au pays jusqu’à l’année 1765.Après la conquête, durant le règne militaire et jtendant près le vingt ait',les Suisses et les Huguenots remplissaient les première» fonctions de la colonie, ciitr'autres : Ilaldi-mand.gouverneur des Trois-Rivières, puis du Canada .Conrad Gugy, son secrétaire, ancêtre des Gugy de Beau p ot Joseph Bruyères, secrétaire du gouverneur Burton : Hector Cramahé, secrétaire de Murray, puis président du Conseil et enfin lieutenant-gouverneur; François Monnier, membre du Conseil ; Francis Masêros, procureur-général : • apitaine Jean-François-Louis Genevay, député paie-inaître général |»our le district de Montréal, tin ami d’Halditnand ; général Sir Austin Prévost, membre du Conseil ; enfin le : »meux Pierre-Antoine Roubaud.M Burthwick, chapelain anglican de la prison do Montréal instate.fît story of Montreal, p.15.qu'en 1TG-A la commission de lu Paix pour lo district de Montréal no contenait que deux noms traîn ais, qui ôtaient suisses.“ Hence arose ", ajoute t il, “the saying of a French Protestant being a Swiss.Isole, ce fait serait peut être insignifiant, mais ajouté aux exemples qui précèdent, il tend à établir que les Suisses et les Huguenots s’étaient emparés de toutes les branches de l'administration publique.Pierre Du Calvet, riche négociant si sympathique aux Canadiens, était aussi huguenot, mais il avait habité le Canada sous la domination française, où il avait eu le temps de connaître et d'apprécier les Canadiens.Aussi il n’hésita pas à épouser leur cause dans leurs luttes contre le gouverneur Haldimand.Les Canadiens ont toujours gagné à être vus de près.Tous ces fonctionnaires protestants et français étaient une nécessité de la situation.Pendant des années, la population resta exclusivement française et catholique, a part les militaires.les fonctionnaires et les négociants, résidant dans les villes, et ies soldats licenciés, établis principalement à la campagne, où ils finirent par se fondre dans l’élément dominant.Il fallait des gouvernants français et comme les Suisses et les Huguenots pouvaient seuls prêter le serment d alltgiunie esscntielbment anti catholique, communément appelé b- set ment d abjuration ou du test, ils furent néces sairemont choisis.Mais il fallait songer à l'avenir.Los autorités espérèrent 11 ou ver des set vitetirs s parmi la population même du pays.On crut devoir favoriser ce résultat en faisant de la ptopagande religieuse, et encore cette fois des Suisses et Huguenots furent aj pelés, ("étaient MM.de Montmollin à Québec, Vcyssièios aux Trois-Iiivières et De Lisle à Mont -t féal, avec un appointment de 81(100 chacun.Leur mission fut loin d’être un succès si l’on en juge un mémoire 0 - 74 — officiel du temps (1784), reproduit au rapport de M.Bryinncr pour 1889, p.48.Voir aussi Bulletin, 111, 2.Après plus de vingt années d'apostolat, non seulement il n'y avait pas encore d’église protestante dans toute la province, mais la prédication française avait été pratiquement abandonnée.Le catéchisme n’était pas enseigné.A Montréal, la communion était administrée 3 ou 4 fois l'an, à Québec moins sou vent,et aux Trois- Rivières jamais.Quatre sermons en français seulement furent délivrés en quatre ans, de 1780 à 1784, cl comme les pasteurs ne pouvaient prêcher en anglais, on résolut de se dispenser de leurs services.A.Mont léal, les protestants sc îallièrent autour de la chaire d'un ancien chapelain presbytérien, du 84e régiment, le révd.M.Ilcthune, dont la nombreuse famille, sinon lui-même, finit par entrer dans le giron de l'Eglise anglicane, où ses descendants se distinguèrent, l’un d’eux ayant été évêque.Ainsi finit vers la fin du 18e siècle le règne des Suissesau ( anada, tant dans I lit at que dans l'Eglise, sans qu'aucun d eux n’ait laissé de postérité, si ce n’est Gugy et de Mont-mollit) dont les tilles épousèrent des Anglais, entr’autres M.Marier, père de M.Marier, longtemps comptable à la procure du séminaire de Montréal.La loyauté des Canadiens fut mise K l’épreuve dès le commencement du régime britannique.A peine lu traité do cession était-il signé, qu’un appel aux armes fut fait pour réprimer la conspiration do l’ontiac, qui, à la tête dos nations sauvages de l'ouest, était déterminé de chasser les Anglais des territoires des grand lacs.M.Suite affirme que do 17li4 a 1706,six cents Canadiens s'enrôlèrent volontairement pour aller combattre cet ancien et fidèle ami des Français aux côtés des troupes anglaises (Canada-Français,Y \ I, 112).Kingsford dit qu’en 1764, Québec, Trois Rivières et Montréal envoyèrent 300 volontaires canadiens.(V.76). Quelques années a]très, l'horizon politique devint sombre et menaçant aux colonies anglaises.11 était évident qu’elles so préparaient il jeter le masque de la loyauté.L'Angleterre vit de suite qu'il était urgent de se rapprocher des Canadiens.En 1774, par l’Acte de Québec, elle leur accorda a peu près tout ce qu’ils désiraient.Les lois françaises et les droits du clergé, même la dime étaient rendus.Un nouveau serment d’allégeance exigeait do la part des catholiques seulement (les autres sujets restant soumis à l'aaeien serment) fidélité- au Roi pure et simple, sans toucher à la religion.Aussi, lorsque 1 étendard de la révolte fut levé par les fils d'Albion (Je la Nouvelle-Angleterre, soutenus par la Françe, les Canadiens-français n'hésitèrent pas a défendre le drapeau britannique sur les champs de bataille.Ce sont eux qui ont sauvé le Canada à la Grande-Bretagne.Kn récompense do leur loyauté, le parlement impérial accordait la constitution de 1791 qui sépara le Haut du Bas Canada et dans une grande mesure compléta l'œuvre de l'autonomie des Canadiens, malheureusement sans accorder le gouvernement responsable.Au Conseil exécutif, ils comptaient quatre des leurs sur huit.Au Conseil législatif, sept sur quinze, inégalité qui causa tant de troubles et de conflits qui tinte itèrent l'insurrection de 1837-38.A l’Assemblée législative, ils en avaient trente-quatre sur cinquante.Ils réussirent, malgré l'opposition du | arti anglais, à élire l’orateur.Jean-Antoine l’anet.et à faire adopter la langue française com me langue officielle.Ils avaient triomphé presque sur toute la ligne.L'existence des Suisses était frappée à mort et leur puissance devenait une chose du passé.A cette époque l'Angleterre redoutait si peu l'influence française et cathu lique qu’elle encourageait l'immigration au Canada d'un bon nombre de prêtres et de royalistes chassés de la France par la Révolution. Les Suisses ont laissé de bien tristes souvenirs que la population pouvait difficilement oublier.Un incident de la guéri e de 1812 nous permettra d’en juger.A l'automne de 1818, les Suisses étaient de nouveau au Canada, tout puissants dans la milice lias Canadienne.Le commandant-cil chef des forces était le gouverneur-général, •Sir (ieorges Prévost, suisse d'origine.A ses côtés, étaient le général de Aleuron et le généial Louis de Watteville,tous deux aussi suisses, arrivés durant l’été à la tête de quelques régiments composés en grande partie de Suisses,Allemannds et Français, ci " es et protestants, dont un bon nombre, entr’autres Ii'Odet D’Orsonncns, restèrent au pays, après avoir été licenciés, ll’après M.Suite, qui vient de publier une étude documentée sur la Bataille de Choteauguay, Prévost et de AV*;it teville,le premier par ambition et le second par jalousie, avaient résolu de faire échouer l'expédition du colonel de Sa la berry, dans le seul but de l'amoindrir à leur profit.Lorsque la bataille tut livrée le 2(i octobie 1813, ce dernier n’avait en tout et partout sous ses ordres que cinq à six cents miliciens pour repousser 7000 Américains, et encore 200 de ceux-là turent placés à l'arrière-garde sous le colonel MacDonnell et ne prirent aucune part au feu.Le plan do résistance lut arrêté et exécuté par de Salaberry seul et ses volontaires, presque tous Canadiens-français.Prévost et de Watteville reposaient paisiblement à cinq milles plus bas, à laictede 1000 hommes et ils n’appai ment seuls sur lis lieux du combat qu'apns la retraite précipitée du général américain Hampton.Ils avaient néanmoins eu avis de 1 attaque dès le commencement.Kncore une lois, le Canada avait été sauvé pur les Canadiens-français.Le duc de Kent écrivait de Londres au père de Salaberry en mars 1814 ; 11 There F not anyone here who does not regard him (le tils) as the hero who saved Lower Canada,” (Kingsford, 5897 ^ III, 372).L'importance do la victoire no fut pas réalisée o Liste, de Montmollin et.Veyssières.Les Canadiens-français des campagnes et des villes n'ont pas cessé depuis de le donner à tous les stunts do langue française, à leurs églises et il toutes les institutions qu’ils ont établies.Ainsi, ils disent l’école suisse, le collège suisse, l’église suisse et le plus souvent la mitaine, dérivation de l’anglais meeting, qui signifie lieu du culte des dissidents et protestants.|).Girouard Moncton, ville du Nouveau-Brunswick située sur la rivière Peticodiac, a pris son nom du lieutenant-colonel Robert Monekton qui prit les forts de Gaspareaux et de Boauséjour en 1755.Monekton fut nommé, l'année suivait te, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Kcosso.Il assista au siège de Louisbourg en 1758 et fut blessé sous les murs de Québec.1 — 78 — CRYSLER FARM Le champ de bataille du II novembre 1813,dans I» comté de Blindas, sur lo bord du Suint-Laurent, avait été donné parla couronne à Ludowiek Acker le 1er septembre 1797, lequel l'avait passé à John Crysler le 14 avril 1804, mais ce dernier l'avait cédé à Charles Jones et à Levitts P Sherwood, le 14 mai 1812, tout en demeurant avec sa femme dans bi maison do la ferme où monsieur Jacques Vigor et autres officiers les virent on 1813.Sherwood repassa le titre à John Crysler le I- novembre 1821.Crysler vendit ù John Sliuter, Joseph Shuter et Robert C.Wilkins le 1er avril 1824.La propriété retourna à John Crysler lo 15 juillet 1S4;> .ensuite elle changea deux ou trois fois de maître.Depuis quelques années elle appartient à A brain Van Allen C est lui qui a vendu le petit morceau de terre où l'on a élevé un monument, l’été de 1895.Benjamin Sri.te CORONERS DE QUÉBEC William Conyngham 1704 ; Isaac Worden 1770 .David Lynd ; John-William Woolsey, 4 avtd 1792 .J.Mure (i), 14 septembre 1807 ; Henry Blackstone, 1er mai 1811 ; John Fletcher,(2) 1(1 mai 1814 ; John-tlawler Thompson (3), 25 juin 1818 ; Bernard Antoine Panet,28 avril 1827; C.Panel (4), 8 octobre 1831 ; Jean-Antoine Panet (•">), 2 octobre 1839 ; L’honorable Charles-Eugène Panet, 5 mai 18(10 ; James Prendorgast, 9 avril 1874 ; Alfre l-ti.Belleau, 20 mai 1875.P.C.R.(i) Pendant .'ubsuic deJ.-W.Wool si y {*) Conjointement avec Henry Hiack- tone (3) “ •* “ ' (4." " H-A.Panet w . T9 — •' J :M- t:.Montcalm MONTRA I, M KT LÉVIS Parement deux commandants furent unis d’une si étroite umitiéet s’entendirent si Lien ensemble clans leurs opéra tiens; et cependant leurs caractères présentaient des contrastes f rappants.Autant l’un était ardent, autant l’autre* était tempéré.Montcalm était le véritable méridional ;son tempérament avait la chaleur du ciel de Provence ; il s’emportait facilement, mais redevenait niait re de lui-mème avec autant du facilité. — 80 Lo chevalier do Lévis, quoique né dans le Midi coniine Montcalm, n'avait rien do son impétuosité ni de sa loquacité.Il était calme, froid, sobre do paroles.Tous deux étaient également ambitieux, rêvant toujours de l'avancement dans la carrière militaire et des honneurs, avant les yeux sans cesse tournés vers la cour de Versailles "pour do mander ce que, dans le style du temps, on appelait (les grâces.Mais Montcalm se créait des obstacles, tandis (pie Lévis les évitait avec lu plus grand soin, no perdant jamais de vue.le but qu’il poursuivait.• L’abbé II.-R.Casuraix ’ wm ur< ru**:; um n.irvpn : -*¦ /-(.-uftii ne i lKi/«vur.' rniri.N.r iKTaIM ntcwt niuccr cotfooii>*i» (»ÉiALï*urw) Imu rwntjb, caKWm otscvtc oü çpifc aïfowwwHï; i£ uym: i< auavï 3 ; f.140) on voit quo c’est le père jésuite Adrien Grêlon (on Greslon) qui rencontra en Tartarie une femme htironno qu'il avait connue en Amérique.Cette information doit provenir de son ouvrage Histoire Je la Chine sous la domination des 'Car.ares (1051-60), publiée à Paris en 1071.Le père Grêlon vit aussi en Kspagne un Iroquois qui après avoir reçu son instrue tion dans ce pays y fut ordonné prêtre.Croyez-vous qu’il existe sur le continent américain un exemplaire (ie l'ouvrage du père Grêlon ?K.-IL Bi.air Le gouverneur Prescott et sa taïuille.(I, XI, 107.)—Le général Robert Prescott, successeur de lord 1 lorchestur au gouvernement du Canada, arriva à Québec le 17 juin 1790.Dès le lendemain de son arrivée il honora le couvent des Ursulinesde sa visite, ainsi que sa femme et ses demoiselles qui se montrèrent des plus aimables.C’est dans cetto circonstance que le général Prescott témoigna à la Mère Su.périeure, qu'il serait très flatté que Mlle Prescott passât chaque jour une heure dans le monastère des Ursulines pour se perfectionner dans la langue française.La permission par écrit étant venue de l’évêché, le gouverneur en fut informé, et de ce moment, il n’y eut pas d'élève plus assidue au couvent îles Ursulines que Mlle Prescott.La mère Françoise Panet de Saint-Jacques fut chargée de * ces leçons, qui continuèrent pendant toute une année.Dans la belle saison, cette heure se passait d’ordinaire au jardin.Ce fut dans une de ces promenades que l’aimable jeune fille, toujours attentive à ce qui pouvait faire plaisir aux religieuses, remarqua le mauvais état du mur de clôture, du côté de la rue Sainte-Anne. —*• .le vois, madame, que votre jardin n'est pas en sûreté ; »ic vaudrait-il pas mieux réparer ce mur?— “ Oui, illle, repartit la mère Saint-Jacques, mais pour le moment la chose est impossible ; les pertes que nous avons faites, par suite des guerres qui ont désolé ce pays, et par suite aussi de la Révolution française, ne nous le permettent pas.” Là finit la conversation; mais .Mlle Prescott ne fut pas plutôt de retour au château Saint-Louis, que l’on vit arriver des ouvriers de la part du gouverneur.Inutile de dire que les brèches du mûrement bientôt disparu.A partir du 1er janvier 1797 jusqu'à son départ, le gouverneur entra régulièrement au monastère des Ursulines pour sa visite de bonne année.Ces visites se faisaient toujours de la manière la plus aimable, en tenue de ville, sans aide-de-camp, n'ayant d'autre compagnie que les dames de sa famille."Un jour qu'il était ainsi venu seul avec sa fille aînée, après avoir reçu au pensionnat “ avec tout l’accueil possible ’, le compliment des élèves du couvent des Ursulines, il voulut s'arrêter quelque temps à la salle de communauté.La conversation sengageu avec la plus aimable simplicité sur le sujet inépuisable, surtout pour des personnes étrangères à notre religion, du genre de vie des religieuses, de leurs occu_ is, «te.“ Je suis émerveillé, mesdames, dit-il, de votre manière de vivre ; mais cette solitude, ce silence, cette vie uniforme et laborieuse,doivent enfin lasser, ce semble, des natures sensibles et délicates comme les vôtres.” Les religieuse» répondirent agréablement qu elles se |>ortaient mieux au monastère, pour la plupart, en se levant à quatre heures du matin, en priant longuement et en travaillant bien fort ; que lorsqu'elles vivaient au sein de leur famille.Mlle Prescott ajouta en riant qu'elle voyait toujours les religieuses si occupées, 70 qu'elles n’itvnient réellement pas le temps de s’cnnuyor.(l) —“Fort bien, fort bien, répliqua le gouverneur ; soyez heureuses, mesdames, comme vous méritez de l’être, et que vos années soient do plus en plus prospères.” Au mois d'août de l’année 179T.Mlle Prescott devint épouse du capitaine Baldwin.aide-de-camp du gouverneur qui ressentit une grande joie de cotte union.M.Baldwin était un officier recommandable par sa valeur et ' ’ s autres belles qualités.Quelques jours après son mariage, Mme Baldwin visitait ses bonnes amies des Fr.salines, el connaissant la gêne pécuniaire de la communauté, elle laissa lu louis à la Mère Supérieure, pour reconnaître quelques petits ouvrages en éeotee dont les religieuses lui avaient fait présent.Dès son berceau Mlle Prescott avait vu toutes les joies de la terre iili sourire ; déjà distinguée par sa position sociale, elle se faisait remarquer encore davantage par un esprit supérieur, des talents de premier ordre, et les charmes de son caractère.Mais par un de ces malheurs que la sagesse de Dieu prépare aux plus élevés comme aux derniers des hommes, il y eut biontôt à son occasion un deuii immense.Mme Baldwin mourut à Québec, le 27 juin 171)8.et d’abondantes larmes coulèrent de bien des yeux à cette triste nouvelle.Le gouverneur surtout demeura inconsolable : il parlait encore, à la fin de l’année, avec l’aceont de la plus amère douleur, de la perte qu’il avait faite et ce tut comme souvenir de I affection que sa obère fille avait toujours eue pour le Monastère des Ursulincs que le 24 décembre.il lit présent à cette .communauté de la somme de 9ti0 livres.Lady Prescott ne laissait également passer aucune occasion d'exprimer aux Ursulines les sentiments d’atiection qu elle partageait à leur égard avec sa bien-aimée tille.’ (i) Really, Papa, these ladies are all so very busy from morning until night, that they have no vacant hour to feel lonely.^517 Kn 170.1, sir Robert Prescott fut rappel-A Londres pour y rendre coinpto, disent le* historiens, des difficultés qui s elaiont cIovJas au sujet des terres concédées sous son administration.“ Host regretté, nous dit l’archiviste du Monastère dos Ursulines, de t >ut ce qu’il y a de bons citoyens dans la province, (’’est un homme qui ne connaissait • autre règle que cello do la justice, ses égards et sa consideration pour le clorg • ont paru en bien dos circonstances, ••t il n a cessé do donner à notre communauté des marques-d'une bienveillance toute spéciale.Nous avons perdu en Mme Baldwin une grande protectrice, et nous perdons actuellement un grand protecteur en M.son père.A sa visite il adieu, qui a été des plus gracieuses, sa dame lions a délicatement fait don de quaranto piastres d’Espagne (240 livres).Us se sont embarqués le 14 août 1799, faisant voile pour Londres.” Cette appréciation ne s’accorde peut-être pas avec celle de certains historiens; mais tant de bons procédés envers une communauté religieuse cloitrée (qui ne fut probablement pas la seule à éprouver sa bienveillance), parlent, il lions semble, on faveur du général Prescott.Les Annales du .Monastère des Ursulinos, en mentionnant les actions de grâces publiques rendues à Québec è l’occasion de la victoire des Anglais à Aboukir disent “ qu’en dépit des prétentions de l’évêque anglican, M.le général consulta Mgr de Québec, sur le jour a fixer pour la fête ” ; ce qui annonce certainement beaucoup de considération pour la population catholique du pays.Au reste, M.l’abbé Ferland, dans sa vie de Mg’ l lessis, paraît avoir pensé comme l’Annaliste dos Ur- sulines, au sujet du gouvern • ir Prescott.A son arrivée on Angleterre, sir Robort Prescott alla se tixer à Rose Green, où il vécut privémont.Il mourut en 18lu, dans la 89e année de son âge.([).%1) " Les Ursulines de Québec.1 — 94 — Le major-general Sir Isaac lirock.(VII,XII.846.)—Le major-général sir Isaac Brock, naquit à Guerne-sey le 6 octobre 17IÎ9.Entré dans l’armée dès l’âge de quinze ans, il ne tarda pas à s'y distinguer et arriva en peu d'années aux grades les plus élevés.Il vint au Canada avec son régiment, le 49ème de ligne, au printemps de 1802.En llSlO.il lut nommé commandant général des troupes dans le Haut Canada et puis président ou administrateur du gou vernoment de cette Province en remplacement du lieutenant-gouverneur Gore qui avait obtenu un congé.Lui-mfime lut sur le point de se taire rappeler en Angleterre, utin de trouver de quoi alimenter et satisfaire plus amplement son ardeur militaire, mais voyant que la guerre allait éclater do nouveau entre l’Angleterre et ses anciennes colonies, il crut que l’honneur et le devoir s opposeraient à une telle démarche, et demeura bravement à son poste.Quittant York i-ù il venait de clore les travaux de la législature, il se hâta de porter secours, avec une couple de cents hommes, aux trouples qui faisaient face à Hull.La prise rie Détroit ne tarda pas à couronner son énergique conduite dans le maniement de sa petite armée, et de suite il vola sur un autre point où il croyait être nécessaire à la défense, mais il devait y trouver la mort, la mort d'un héros.Le 13 octobre T813, il fut tué sur le champ de bataille de •• Queenaton Hei'jhta ”, après avoir remporté une victoire éclatante sur l’ennemi qui fut écrasé.Sus lestes mortels reposent dans eot endroit sacré’ et sont recouverts d’un remarquable monument élevé à Ki mémoire par ses compatriotes reconnaissants.On lui érigea aussi dans la cathédrale de Saint-Paul, à Londres, un magnifique sarcophage.Pins humblement, mais avec non moins d'admiration pour le vaillant soldat, les citoyens de Mon.réal lui érigèrent une modeste statue qui malheureusement a disparu depuis longtemps Durant plusieurs années et jusqu'à la — 95 — démolition de 1 edifice qui lui servait do base, on pouvait la voir sur une colonne en pierre de taille qui s’élevait d’une quinzaine de pieds audessus du pignon en croupe de la maison formant l’encoignure des rues McGill et du Collège.Nous croyons quo li se trouvait le bureau des déligencos du Haut-Canada : “ Uppir Canada Stai/e Office", et l’Hôtellerie dite" J he American House”, Que sont devenus cette statue et son pi destal ?Les démolisseurs l'auront fait servir à quelque piètre œuvre, tans doute ! L.-F.-G.B.Une apparition.(Vit, II, 856.)—Avaut d’aller se distinguer en Flandres,sir John-Coape Sherbrooke avait été en garnison avec son régiment, le 33ième, au Cap-Breton.Un soir, le capitaine Sherbrooke et le lieutenant (plus tard général) George Wynyanl étaient assis dans l’appartement de ce dernier, qui avait deux portes l'une donnant sur le dehors, l’autre sur sa chambre à couchor.JDe la chambre à coucher pour aller dehors il fallait absolument passer par la pièce où était les deux amis.Tout ù coup Sherbrooke apperçut dans la porte de cette chambre un grand garçon d'une vingtaine d'années, la figure pâ'e comme la mort.Au cri de surprise proféré par Sherbrooke, Wynyanl se tourna vers l'apparition.—Grand Dieu, mon frère, s’écria-t-il en saisissant le bras de Sherbrooke.—Votre frère ?—Que voulez-vous dire?Vous devez vous tromper.Assurons nous on.Ils ko précipitèrent dans la chambre.Plus rien.L'apparition était disparue.Quelques semaines plus tard, le courrier d'Angleterre apportait une lettre cachetée de deuil à Sherbrooke.“ Avertissez votre ami Wynyard, y lisait-il, que son frère tavori est mort.” Il était mort le jour et l’Ii.uiro où Sherbrooke et Wynyard avaient vu la mystérieuse apparition.R. — Ob' — QUESTIONS S(Tl - Bibaud, à la page 100 de son Dictionnaire historique, nous pu rie d'un peintre du nom de Dulongpré.Ses plus beaux ouvrages, dit-il, sont les portraits du fondateur du collège de St-IIyaeinthe, de madame Vigor, mère de l’hon.I).B.Viger, et quatre figures de femmes représen lant les quatre saisons.¦¦ Où et quand a vécu Dnlongpré ?Ftait il canadien ?!’.O.8(i2—Bourriez vous vous charger do la recherche historique suivante que mu demande un Religieux de mes amis établi a Nice.France, où il fait de la prédication.Voici le texte de sa lettre : " Banni mes auditeurs de Notre-Dame j'ai connu un ,\J .de Richcbourg.jadis magistrat.Or, il m'a dit avoir dans sa famille une arrière grande tante, morte en odour de sainteté à Québec, en religion, même fondatrice de quelque chose dans le 18e siècle, ('était une veuve, madame d# liaraudiu, anciennement mademoiselle de Bougainville, parente du célèbre explorateur.Ils désireraient, dans la famille de Richcbourg savoir certains détails, l’on criez-vous faire identifier cette dame ?“ \ y » yf;d — A quel comt.appartient Idle aux Lièvres?Charlevoix ou ,i Témiscouata ?Bki.d.F.sb t Lisant ces jours derniers / lijlise, romaine un face 'le >l Ht volution part tvtineuu Jolv.j ai rencontré tin repré sentant de 1 Angleterre, demeurant à Rome, portant lo nom de Lord Minto, pendant les premières années du règne de I ie IX t.o Lord M into est-il parent de notre gouver Mur-général ?Bell,.F.
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