Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 janvier 1905, janvier
RECHERCHES HISTORIQUES & BULLET'N D’A RCIIÉOLOUI K, B'IIISTOIRK.DK BIOGRAPHER, DR BIBLIOGRAP1IIR, DK NUMISMATIQUE, ETC., ETC., PUBLIÉ PAR PIERRE-GEORGES ROY -VOLUME ONZIÈME LÉVIS 1905 archives DE LA Province de Québec su® BULL LTIX DES REC 11EIK: 11 LS 111ST( )Rï QUES VOL.XI JANVIER 1905 No 1 L’ABBÉ LOUIS JOLI VET M.Louis Jolivet naquit le 20 avril 1725, dans la paroisse de Saint-Pierre, au diocèse d’Orléans.Le 8 octobre 1741, il entrait au séminaire Saint-Sul-pice, de Paris, dans la communauté plus indulgente pour les faibles santés, appelée les Robertins.Promu au sacerdoce le 31 juin 1749, il reçut, deux années plus tard, le bonnet de docteur.Il avait très brillamment soutenu ses actes en Sorbonne.C’est le 14 avril 1752 qu’il s’embarqua pour la Nouvelle-France.Il arriva à Montréal le 30 juillet.M.Jolivet se livra d’abord à la prédication._ Le 15 septembre 1700, il était nommé curé d’office de Notre-Dame de Montréal._ , , .L’église île Notre-Dame do Bonsecours avait ete incendiée en 1754.M.Jolivet s’occupa aussitôt du la reconstruction de ce temple béni.Ce ne tut cepen-’en 1771 qu’il put mettre son projet à exécution.‘ Le 30juin, M.Montgolfier, grand-vicaire, bénit et posa là première pierre et M.Jolivet posa la deuxième.L’église fut bénite solennellement et la première messe y tut dite deux ans plus tard, le 30 juin 1773., M.Jolivet exerça se» fonctions ue cure de piotie-Dame de Montréal avec zele et bénédiction pendant plus do quinze ans.B9B — 4 — Il mourut à Montréal le 2(5 janvier 1776, et fut inhumé le surlendemain dans le chœur de son église paroissiale.M.Jolivet était d’une activité fébrile, d’un zèle qui ne connaissait pas le repos quand il voyait une occasion de procurer la gloire de Dieu et le salut des a nu es.Mgr Henri-Marie Dubreil de Pontbriand, évêque de Quebec, décéda au séminaire de Montréal le 8 juin * ^>l>* * * înlmmé K* 10 du moine mois dans |\WHi- se paroissiale de Notre-Dame de Montréal.Le 25juin, on fit dans la même église un service solennel pour le repos de l?,me de Mgr de Pontbriand D est a cette ceremonie que l’oraison funèbredu regrette prélat lut prononcée par M.Jolivet.P.G.JUpEaSttv nrvVrX ,ET ^lEUTENANTS-GÉ K AUX CI\ ILS ET CRIMINELS EX LA JUIUniOTlUN ROYALE DK TROIS-RIVIÈRES Mathien-Miehel Leneuf du Hérisson ' IVrro Houcl.er .17 nm'cmb'rê'1 06L Mnthwu-Michel Louent du Hérisson.luit G les de Dovvmet .2ti octobre 1.172.(1) -Lan LeChasseur.]5 lm|M |(jJ7 hene Lodetrov de r.miianeour.12 m,i mi Louis-Jean l’oulain de (Jourval i,.,.v‘:i Reni'-Ovidi' ______ 1'.G.R.lou'iî "" rmiVoWe !» 18 avril 167.) par W A 1 \ lui-sqn ,| reprit le Canada de la « ompagnie des Oraison funèbre de Mgr Henri-Marie Diibrtil de Pnnt-hrinna, evegne de Québec, prononcée dans l’énl roissialede Montréal le 25 juin 1760, par J jouis Jolie et.se pa-V abbé Mortu us est Samuel et eongregatu s est uni vers us Israël et planxerunt eu ni, Samuel mourut et tout Israël s étant assemblé, le pleura.lu livre des Rois I, chap.25, v.1 , ^es hirmes que versait Israël à la mort de Samuel étaient «ans doute bien jus,tes et bien placées.Illustre par sa naissance et consacré à Dieu, même avant que • le naître ce religieux prince avait été dans son temps nn des plus termes appuis de la maison du Seigneur, • pu avait réformé le gouverne.de l’état et v avait tait fleurir Tordre et la religion.Bien aimé de son - leu,il s était rendu agréable à ses yeux par la sainteté •lésa vie, avait été reconnu vrai Prophète dans sa foi et fidèle en ses paroles : digne sacrificateur il avait invoqué le Seigneur tout puissant en lui offrant un agneau sans tache, et le Seigneur en sa considération avait regardé favorablement Jacob ; juge intègre il avait su s’enlever au dessus de la vanité, de la corruption et Je l’intérêt ; acquérir et garder sur le peuple et sur le roi même une autorité toujours soutenue ; il allait tous les ans, dit l’Ecriture, à Bethel, A Gai gai a et.A Maspha, rendre la justice au peuple d’Israël T et de retour A Ramatlia, le lieu de sa demeure, il s’appliquait.continuellement aux fonctions de sa charge : onlin, après vingt ans de son gouvernement et de° sa judicature, il meurt et en mourant il défie tout Israël de lui rien reprocher sur sa conduite etsurses jngemonts, et non accusant ilhus homo.Un homme de ce carac- — 6 — tère méritait bien sans doute leu larmes et les regrets du peuple qui le perdait.Ceux mêmes qui l’avaient haï et rejeté pendant sa vie, le pleurèrent iï sa mort et rendirent à sa vertu la vénération et les louanges qui lui étaient dues : mortuus est Samuel et congreija-tus est universus Israël e IA encore ce fond descience qu’il avait acquisavee f 'gravai! et qu il communiquait avec tant de faeili- l’aiHe voft-118 C ?6XTciqesde 90,1 «éminaire.où,comme 1 aigle voltigeant au-dessus de ses petits pour les exciser et leu,.app lreà voI a mettjt à ^ I ut r a conférer avec les jeunes ecclésiastiques A les v oir clever sous ses yeux,les instruire par lui-même, et le f„ mor de «i main ; t,m«K |e, c„,lt8re„'ces {, a i'*8tit«ées parmi les prêtres où comme un bon !,\j < e ami 1 le, il tirait du trésor de son esprit les nouvel es connaissances dont il les enchérissait et répandait en eux comme une nuée féconde les rosées salu-aires de sagesse dont il était rempH I Que ne puis-je, .MAI.vous dépeindre ici au nature!, cet esprit de conseil et de conduite si nécessaire A un évêque et qui sen blea/oirote le propre caractère ,1e notre illustre piüat.Saint 1 aul nous assure que celui qui ne sait JSle'de'Dieu^ raaiS°n’ G8t incilPable
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