Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 août 1905, août
B U L L E TIN des REÇU E RC H ES III ST< )RIQDES AOUT 1905 No 8 LA MILICE CANADIENNE-FRANÇAISE A QUÉBEC EN 1775 Le 9juin 1775, le gouverneur Carleton {iroelamuit la loi martiale dans lu province de Québec et les territoires en dépendants.Il ordonnait en même temps de mettre incessamment sur pied les milices de toute la I rovince.La tache n’était pas aisée puisque, virtuellement, les milices avaient cessées d’exister avec le régime fiançais.Les Canadiens-Français de Québec, fidèles à leur serment d’allégeance, décidèrent aussitôt de prendre les armes contre les envahisseurs,et,le 29 juin 1775, ils adressaient la supplique suivante au gouverneur Carleton, alors k Montréal : “ Les bourgeois et citoyens de Québec, considérant la triste situation de cette ville, prennent la liberté de représenter à Votre Excellence,que toujours zélés pour défendre les droits de leur auguste souverain croient ne pas devoir lui offrir des services qui lui appartiennent de droit,en attendant de Votre Excellence de moment en moment, en conséquence de sa proclamation, ses ordres pour nous mettre en milices telles qu’elles étaient précédemment, et ainsi que Votre Excellence vient de l’établir à Montréal, afin do maintenir le bon ordre et veiller à la tranquilité publique.” — 226 — Le 3 juillet, le gouverneur Carleton répondait ans sujets canadiens de Sa Majesté résidant à Québec : “ J’ai bien des remerciements à vous faire de votre supplique, remplie de bon sens et d’obéissance envers un souverain dont le premier soin est le bonheur et la protection de ses sujets ; les milices des districts de Montréal et des Trois-Rivières étant à peu près complétées, je vais prendre les arrangements nécessaires pour celles du district de Québec, quand je me flatte que ceux qui cbercnent à donner atteinte i\ la tranquillité de cette province, par les armes et la violence, ou par des rapports faux et séditieux, seront châtiés,com-me leurs crimes le méritent.” Le 2 août, le gouverneur Carleton était de retour à Québec, et, dès le lendemain, il se mettait a 1 ce.ivre pour organiser la milice de la capitale.Les Canadiens s’enrôlèrent avec tant de bonne volonté que le 11 septembre, à six heures du matin, le lieutenant-gouverneur Cramahé passait les milices en revue sur la Place d’Armes.C’est le rôle de cette parade que nous publions ici.Cette pièce a d’autant plus d intérêt qu’elle donne, à peu d’exceptions près, les noms de ceux qui, le 31 décembre 1775, eurent le glorieux privilège de repousser l’attaque de Montgomery.Rôle général de la Milice Canadienne de Québec passée en Revue le 11 Septembre.Tenu par Gabriel Elzèar Taschereau, Ecuger, Capt.Aide Major de la dite Milice.1775.opficibrs Dates des Commissions.Colonel—M.Noël Voyer 25 Juin Lieut.Colonel—M.Jn.Baptiste Duinon 23 Juin * — 227 — OFFICIERS MAJOR» Major—M.Comte Dupré 25 Juin Capt.Aide Major—M.Gabriel El.Taschereau 14 Août Sec.Aide Major—M.Louis Germain fils 6 Octobre Aide Major pour l’artillerie—M.Guichau 7 Octobre Sous-Aides f M.Jn.Frans.Gurnet fils 14 Août Majors.\ M.Pierre Terras fils 15 Août CAPITAINES M.Louis Dunières 4 Août M.François Baby 5 Août M.Jacques Terras 6 Août M.Pierre Marcoux 7 Août M.Charles Berthelot 8 Août M.Alex.Dumas 9 Août M.Louis Frémont 10 Août M.Henry Morin 11 Août M.Michel Fortier 12 Août M.Henry Luforcc 15 Août CAPITAINES EN SBCONI* M.Riehardière Corbin M.Lizot M.Dufau M.Chabot M.I jouis Corbin M.Charles Vover M.Louis Fornel M.Pierre Marchand M.Charles Lambert M.Pommereau M.Charles Riverin !M.Charles Liard 4 Août, 5 Août 6 Août 7 Août 8 Août 9 Août 10 Août 11 Août 12 Août 15 Août 5 Octobre 7 Octobre — 228 — LIEUTENANTS M.Jn.Dechamblain 4 Août M.Jacques Perrault 6 Août M.Bouchard 7 Août M.Duval Vaine 9 Août M.Alexandre Picard 10 Août M.Liberal Dumas 11 Août M.Paul Lacroix 12 Août.M.Guerreau 18 Août M.Raby tils 15 Août M.Serindæ • 6 Octobre M.Turgeon 7 Octobre M.Pinguet Vaucour 5 Octobre KN9EI0NE9 M.Fortier tils 0 Août M.Pierre Perrault 7 Août M.Jean Bte Panet tils 4 Août M.Volan 9 Août M.Jean Bte.Chevalier 10 Août M.Noel Dupon J2 Août M.François Valin 13 Août M.Launière fils 15 Août M.Louis Marchand 4 Octobre M.Joseph Noel 0 Octobre M.Cureu St-Germain 0 Octobre M.René Marchand o Octobre M.Amant Primont 8 Octobre M.Bruneau 5 Octobre M.Larché 7 Octobre ROLE DE LA PREMIERE COMPAGNIE OFFICIERS Capitaine—M.Louis Dunière _ Capitaine en second—M.RichardièTeCorbin i — 229 — Lieutenant—M.Jean Dechamblain Enseigne—M.Jean-Bte.Panet Premier Sergent—Jacques Pampalon Second Sergent — A.uto;ne Jacson MILICIENS Rue St-Louis.Pierre Montreuil barbierlNicolas Lemage journalier Joseph Fortier,deinestique]Michel Racine ditto de M.Panet Jn.Dominique Levasseur Simon Barbau père Jn.Bte.Gacien couvreur 'François Ivirouet Vincent Plaingué ) Domes- Pierre Laurencel tailleur Baptiste Duret f tiques Joseph Luneau navigateur de l’honorable Lieut.Gou-Pierre Roy, domestique de verneur.M.Vialars François Gagnié journalier J.Bte.Voizel voilier Antoine Dubeau ditto Jacques Poussard Joseph Michon ditto Jean Gagnié Jean Beauché ditto Rue Ste- Ursule ou des Carrières Louis Cou tan menuisier Pierre Philipon idem Etienne Bois fils perruquier EVançoisBedouin journalier Philippe Drolet boulanger Antoine Grenier idem Charles Lamontagne journalier Louis Petitclair chartier Joseph Bois chartier Louis Descareaux oharpen tier CharlesDerome Descareaux Nicolas Dauphiné tonnelier Joseph Mommelian char pentier Etienne Moras tonnelier Charles Cochin dit Sainton-ge menuisier Alexandre Lafontaine vitrier Alexis Larose journalier Michel Drolet idem Jn.Bte.Lepiue maçon Paul Cambray journalier Jn.Bte.Campeau 230 — Bue des Grisous, Cartier de la Citadel’e.Charles Monicr navigateur Jacques Lamontagne char-Joseph Dussault tils pilote, lier Jean Pierre voilier Louis Turcot idem Jacques Limage père jour-Jean Bte.Girard journalier nalier 'Jos.Mignerant navigateur Augustin Gelie idem Julien Guignant cuisinier Arnaud Duchemain jardi-j de son Excellence nier Pierre Bilot dit Larose père Jn.Bte.Chamberland jour-! journalier naher Antoine Belot domestique Antoine Simon dit Latleurde M.Johnston tonnelier Joseph Drouin Josejdi Silvain Charles Pouliot Thomas Carret François Malouin Pierre Bonhomme journa-journalier lier idem Antoine Martinet idem chartier Antoine Baron idem maçon Etienne Chamberland fils idem idem Charles Parant boulanger Prisque Chamberland char-Jn.Bte.Pasquet journalier pentier François Godhou tonnelier Florent Dubeau chartier Joseph Larivière menuisier Jn.Bte.Demeule idem Louis Lacroix journalier Jn.Bte.Hebert ramoneur Philipe Philibert journalier Pierre Houle idem Louis Bureau journalier Philipe Galarneau navigateur Antoine Dubeau Jean Bte.Petitclair idem Louis Charland père cordonnier Gabriel Landry idem Joseph Caron journalier Joseph Moizan fils Pierre Laville chartier Joseph Michon Jean Dabin Joseph Pro veau Faubourg St-Louis jardinier Jacques Dion chartierj maçon Volontaires M.Panet tils IM.Vaucour Pinguot M.Chaussegros Dolery M.Panet père Tous Vieillards et infirmes exempts de Commandement par ordre de TJ honorable Lient.Gouverneur Jean Gobert cliartier Pierre Chamberland François Levasseur Etienne Pois père Pierre Provau cliartier lean Moizan père Guillaume Provau père ROLE DE LA SECONDE COMPAONIK 0FFICIRR8 Capitaine—M.Fran.Baby Capitaine en second—M.Louis Licot Lieutenant—M.Pinguet Vaucour Enseigne—M.Arnaud Primont Premier Sergent—Jn.Bte.Durouvray Second Sergent—Ch.Üescareau MILICIENS Rue Champlain Fran.Bellette navigateur!Joseph Lucas François Malherbe tailleur Joseph Pellion Joseph Crète perruquier Louis Borneuf marchand FrançoisMeurse navigateur t „ Antoine Vezinas forgeron Joseph Plette Fr.Bellette fils navigateur Pierre Castagnet orfèvre _ perruquier Michel Audy tonnelier Augustin Martei idem Joseph Andy idem tailleur forgeron Rue sous le Fort Claude Chauvau tonnelier Louis Pilliard Jn.Bte.Norau idem Ju.Bte.Carier — 232 — Pierre Bonnet boulanger Joseph Deruisseau journa- ¦ Jn.Bto.Lacbaine tonnelier lier Michel Chatelrau idem Martin Chennequy pilote Bouchard père (François Vigneau journa- Joseph Onel | lier AntoineFranchairtonnelier''Louis Carignant charpentier Rue St.Pierre Pierre Labady fils tonnelier Antoine Bistodeau boucher Jean Bte.Bonet fils navi gateu r Pierre Coté navigateur Franç, Detourneau forgeron François Bedouin idem Louis Aillot journalier Charles Marié tonnelier Rue de la Canotrie François Bussières Simon Barbau tonnelier Pierre Traham maçon Pierre Beauchesne forgeron Augustin Clusau naviga- Joseph Cloutier maçon teur Réné Toupin forgeron Jn.Bte.Gilbert forgeron Baptiste Dassil va idem Etienne Delisle menuisier Pierre Labady tonnelier h rançois Delisle idem Jn.B.Portugais maçon Germain Langevin sieur Franç.Rouillard tonnelier Jacque Langevin naviga-Joseph Verrau maçon feur Charles Vadeboncceur Paul Verrau maçon Joseph Chevalier journalier Paul Verrau fils idem'Louis Tremblay idem François Valois idem Rue St.Charles CharlesDassilva navigateur Thomas Giroux navigateur Joseph Doucet destilateur Jn.Bte.Marinet tonnelier Jn.Caron dit Chevalier ca-baretier Pierre Leblanc journalier Joseph Chevalier journalier — 233 — Charles Lefèvre chartier Fr.Joseph Cugnet volon-Charles Menard tonnelier* taire Louis Corbin charpentier!Jn.Baptiste Dorvy Louis La rivé tonnelier Jn.Dupoti Michel Cornau idem Joseph Saussier* René Latlecho charpentier Pierre Doucet Thimothé Laiieche idem Joseph Bte.Poitvin tonnelier Pierre Sire Franç.Griphard navigateur François Glaise idem Urbain Pageot dit Lange vin menuisier Etienne Dut'raine tourneur Louis Ouâlet navigateui Charles Auelair Pierre Tibau Pierre Moizan Ephrern Robichand Pierre Tu rcot Jean Bromine Vieillards it Infirmes extmjitésde Commandement par ordre de L’honorable Lient.Gouverneur.Charpentier dit Saintongei Bernard dit Larose Jn.lîte.Goviau Louis Provau François Desroches Jn.Marie Dassilva ROI.E DE LA TROISIÈME COMPAGNIE OFFICIERS Capitaine—M.Ferras Capitaine en second—.M.Dufau Lieutenant—M.Perrault Enseigne—M.Fortier tils Premier Sergent—Joseph Damien Second Sergent—Thomas Marin MILICIENS Rue de la Montagne Joseph David tailleur J n.Bte.Onel tils perruquier Joseph Lat'orge EtienneGriau Larivière tbr-geron Louis Parent tils 7 — 234 — Rue Sault au Matelot Jean Baillargé pere menuisier François Baillargé fils idem JosephFeuilletau père idem Joseph Feuilletau fils idem Barthélémy Turier boulanger Maurice Jean idem Rodrigue chez Sinaï navigateur Rodrigue chez Protin idem François Binai J.B.Vozel fils menuisier Charles Crottau journalier Jn.Plante forgeron Michel Sauvageau tonnelier LouisDesearaux cordonnier Louis Pasquet tonnelier Joseph Pasquet idemi Pierre Becquet idem Jean Lespérance idem J.B.Levasseur aubergiste Pierre Boivert marchand J os.Bouvet fils menuisier Tierre Cognac idem Charles Cognac idem Claude Cognac idem Jn.Bte.Montauban journalier François Roza voilier Voyer chez Saint-Pierre Pierre Chainberlaud journalier François Blanchard ferge-ron Charles Crochetiere idem François Chamberland navigateur Michel Philibert idem Denis Dutil idem Michel Dutil idem Jacques Valerant idem Jean Reuaud idem Jean Fornel idem Jn.Bte.Amiot tonnelier navigateur Alexis Vallé navigateur bouis Vallé idem Yves Lanehot idem Joseph Girouard idem Antoine L’heureux menuisier Silvestre Dubé tonnelier Jean Bte.Dubé idem François Gosselin idem Joseph Girouard idem Joseph Bouvet menuisier Pierre Protiu nav.& plâtier Jean Letournau fils armurier Etienne Normandau fils Benjamin Maillou forgeron Elie Laparre chirurgien Charles Babin François Bourgnion Lebceuf journalier — 235 — Fr.Lionnais tonnelier Pierre Ilamfry Alexis Dorion journalier Joseph Belivau Jean Mane Dassilva idem Pascal Letournau forgeron Nicolas Bergevin chartier Michel Laparre fils Baptiste Jourdain maçon François Dorval boulanger Dominique Tenasse commis Noel Dubord maçon Claude Chamberland jour-Joseph Dumas nalier jeail jjte Guste Joseph Pasquet tonnelier Gille Serindœ tonnelier Antoine Crequy maçon Jean Baptiste Dumas Deslettres Beaujour maçon Raphael Monier entrepreneur Michel Perrault ROLK DE LA QUATRIEME COMPAGNIE , OFFICIERS • Capitaine—M.Marcoux Capitaine en second—M.Chabot Lieutenant-M.Bouchard Enseigne—M.Pierre Perrault Premier Sergent—Joseph Bonneville Second Sergent—Pierre Roy MILICIENS Rue Sault au Matelot Charles Roy journalier Baptiste Picar navigateur Joseph Gelly navigateur Pierre Cauté idem Jean Baptiate Morié idem) Quartier .SY.Rock Antoine Richaud arrnurierjCharles Verray chartier Chambau Trudel naviga- Pierre Cornelier père cor-teur i donnier Pierre Duval armurier Jn.Bte.Cornelier Ills idem Joseph Arnois forgeron Michel Lamontagne charpentier Paul Fr.Chalifour journalier Pierre Cnzaii charon Batiste Allard idem Ignace François forgeron Jean Lefevre idem Pierre Poulin journalier Jean Marie Flamand tan neur Joseph Nollet Lahonté Joseph Parent Joseph Audy Joseph Gagnon journalier o idem maçon journalier cabareticr Pierre Giroux tanneur François Deligny sellier Jean Primaux idem Bulgare tanneur Nicolas Levasseur idem Charles Flamand maçon Charles Flamand tanneur Nicolas Venier cabaretier François Beaudoin journalier Joseidi Cauté idem Joachim l’rimau père tanneur Joachim Primautils Jacques Flue Maurice Pierre Vincent Deligme Pierre Bouquet cordonnier Pierre Mercier François Saeseville char- Etienne Thihodau ulem idem sellier potier idem jourmi- pentier lier Charles St-Michel boucher L’heureux Jn.Bte.Gagnié tonnelier Pier idem Paul Cochon idem Fr.Burnt père journalier Bélanger e Lairgnon idem tanneur Louis Odet Augustin Cottin Bergeront Baptiste Dubois Charles Navair Gabriel Cauté Joseph Lepine menuisier journalier idem Pierre Chevalier père idem menuisier Pierre Chevalier lils idem clairon;Joseph Larivé père idem maçon!Joseph Larivé fils idem Jn.Bte.Beaulieu charpen- Jean Hemond chartier tier Simon Audy journalier Louis Nollet journalier Louis Trudel idem Baptiste Tourangeau idem journalier Jacques Beaulieu charpen tier Charles Brisset journalier Leonard Brousseau idem Jean Beaulieu charpentier Joseph Blondi» journalier Jacques Minet scieur Augustin Minet journalier Jean Tourangeau père idem François Tourangeau tils idem Nicolas Curé dit Champagne sellier Simon Thibodaux potier Joseph Flamand fils maçon! Etienne Robitaille potier Pierre Robitaille tanneur Pierre Robitaille père idem Paul Larv navigateur Jas.Levesque dit Lat'ranee tisserand Bte.Latrance fils tonnelier François Dervau chartieri FrançoisIIenry fils forgeroi Pierre Lamusique clmrtier Prisque Lamusique idem Zacharie Gagnon tanneur Joseph Dussault tanneur Joseph Latond journalier Pierre Tourangeau idem François Campait Jean Pasquet Jacques Cochon Augustin Guilmain Louis Bouvet père Goulet André Chamlonet père François Ghandonet fils Pierre Tourangeau père Plamondon Joseph Cardinal Charles Burnt fils Joseph Gagnié Le Petit Jean Bourget Jean Bourget Jean Tourangeau fils Sivrac fils Louis Beaudoin journalier HOLI DE LA CINQUIEME COMPAGNIE OFFICIERS Capitaine—M.Charles Berthelot Capitaine en second—M.Louis Corbin Lieutenant—M.Serindæ Enseigne—M.René Marchand Premier Sergent—Fr.Paul Larivière dit La-[victoire Second Sergent—Jacques Brizard — 238 George Martinau économe du Séminaire Alexis l’inet marchand Augustin Lemire torgeron Antoine Denechaud fils commis Rue de la Fabrique Antoine Tarant commis Jn.Bte.Leurope dit Berry tailleur Fr.Ranvoizé orfèvre Jn.Delzelne apprenti orfèvre Rue St-Jean Louis Frerau ferblantier AntoineDestrampe commis Laurent Lassonde ferblantier Etienne Gustier sellier Laurent Bitner idem Pierre Lamontagne idem Jacques Flamand idem Pierre Vezina forgeron Pierre Vaucet idem Jean Marie Liberie idem Etienne Garenne cabaretier Js.Vaucet dit Pot vin maçon Jn.Bte.Brassard commis François Romain vitriei Antoine Gosselin journalier Jacques Boitau menuisier Rue des A tiges M ichel Laporte navigateur Etienne Chevalier maçon Jn.1 te.Thoret menuisier Melchior Poucet boulanger Jean Baptiste Chayé idem Joseph Pageot journalier Jean Pageot idem Charles Lorty fils commis Denis Lebreton Lalancette navigateur George Bizé dit Versuille ramoneur Jean Dalmasse idem Claude Guidet dit Laver-dure idem François Laroche idem Joseph Dupon fils boucher Joseph Fouré Lesperance tailleur Jn.Bte.Metivier menuisier Pierre Ratté idem Arnaud Chaussât Sainton-ge idem maçon tanneur Fr.Descaraux Louis Fluet _______ Joseph Hamel menuisier Joseph Falardau maçon / Jn.Bto.Dubois Fr.Dubois fils Pierre Morau Jn.Bte.Brunet Charles Bezau Michel Flamand Rue Ste-Anne _ chartier Jn.Bte.Gernac Saint Ger-journalier main journalier chartier Louis Levrau chapelier idem Jean Bte.Falardau perru-idem quier maçon Joseph Delorme eharou Pierre Joseph Bezau char- Charles Morau maçon T>.tlttr Guillaume Deluga naviga- Pierre Bezau idem! teur Noel Belau maçon Fr.Bergnae dit Laileur ixniis Vezina menuisier cabaretier Js.Jarnac Saint Germain Franç.Meiguot marchand journalier Fr.\ aliere fils menuisier Rue des Jardins Roger Lelievre boucher Labrancho dit Laflamme Duehery Mondor liaviga- cabaretier teur Rue du Parloir Pierre Allard 'i Domes Bernard Monier fils char-Bte.Bonhomme > tiques tier Jn.Bte.Mondeau j des Joseph Monier boucher Ursulines Rue St-Louis J.Bte.OlivierditSasseville Louis Connefroy EdouardRobichaud Olivier Leblanc > acca-Vinlon Robichaud j diens Michel Mayot Jn.Bte.Golin tonnelier Jn.Bt.Duhois fils Fr.Golin journalier Pierre Portugais 2-10 — Jean ri erre Dalmasse fib| journalier Nicolas Patois dit I)csr< -sier Michel Bc7.au Pierre Raton Pierre Caret Jean Lnberge François Dassilvn Louis Bruclievin Michel Cotton Fr.Borgnac tils M.Bert helot M.Olery aine M.Olery cadet notaire Infirmes exemptés de commandement pur ordre de L'honorable Licol.Gouverneur.Louis Langlais père Joseph Langlais tils Michel Mary Petit Jean Pierre I.abreche Louis Robiehaud fcOLE I)E l.A SIXIEME COMPAGNIE OFFICIRRS Capitaine—M.Alex.Dumas Capitaine en second—M.Charles Voyer Lieutenant—M.Joseph Duval Enseigne—Jean Bte.Volant Premier Sergent—Charles Gautier Second Sergent—Augustin Lavait Diverses rues de la Haute Ûille Fr.Polisson Pierre Poulin Jn.Clermont domestique de M.Lanaudiere Pierre Duprat "er AlexisCbarland cordonnier Jn Brilland domesti(]Ue de M.Delery pâtissier''François Allard chartier tonnelier Etienne Parent navigateur i n.Bte.Dubois selli er Jean Cordonier Pret-a-boire journalier Jean Doucet père idem Joseph Dassilva Portugais chartier 0417 Antoine Filion Champa Kne cuisinier Jn.Bte.Normand boucher Pierre Carié menuisier Jean Berger tailleur hr.Laçasse couvreur Jacques Amelot fuiseur de tabac Antoine Lamothe perruquier Michel Letournau menuisier Joseph Morau boulangei Antoine Vital marchand Antoine Beaulieu menui- sier Fr.Amiot tonnelier Maurice Coutlau maçon Jean Garant idem Louis Dumontier menuisier Pierre Audy idem Saint Agnant tailleur Gabriel Maranda journalier Louis Leclair menuisier Pierre Dumontier idem Charles Audy idem Pierre Emond idem Joseph Proux tonnelier Antoine Lemire armurier Pierre Dachat marchand Nicolas Doucet fils domestique de M.Scott Pierre Auchu menuisier h rançois Proux tonnelier Joseph Girard fils idem Joseph Girard père idem Thomas Dumas menuisier Joseph Trudel journalier André Bernard chartier Jn.Bte.Belleville sacristain Jean Baptiste Pasquet forgeron Joseph Carpentier journalier François Ferrière idem Jn.Bte.Dassilva Portugais chartier Joseph Sansoucy tonnelier Charles Chenic journalier Voyer l’ainé Augustin Mathieu lier Antoine Dassil va teur Michel Charlery tier Charles Thomas teur Jn.Bte.Charland Joseph Maranda fils Henry Mailloux navigateur Charles Ebert idem journa- naviga- char{ nen- naviga- pilote Jacques St-Hubert idem Joseph Crequy idem Jean Valière idem Jean Gobert idem 242 __ forgeron Pierre Prat Louis Pepin ^ Jn.P)te.Lacroix bedeau Jacques Francliair journalier .Jean Andy menuisier Guillaume Henry iilcm li.Hianveu dit Latrancej perruquier Joseph Gilbert Louis Denis Bigaret Pierre Thomas Michel Parent Jean Dassilva .chartier tailleur Bazil Gosselin Jacques Cliuper Joseph Trudel boulanger Urbain Comte _ Jn.Fr.Cordonier fils Louis Trudel journalier] menuisier idem forgeron maçon Portugais ’ierre Sedra Pierre Augé Pierre Gagnon Pierre Dupuy 'Charlery Paine Laurent Lemelin Pierre Jacques Joseph Vieillard* et Infimes exemptés île Commandement ¦par ordre de L’honorable Lieut.Gouverneur Joseph Trudel Jean Dassilva Jean Huet Joseph Jugon père Joseph Jugon fils .(La fm dans la prochaine livraison) ORIGINE DE QUELQUES*NOMS CANADIENS Houle : Concavité du sol, dépression, nom très répété en Normandie.Jonauière : Lieu où abonde le jonc.Jjiibndie : Abadie, abbaye.Ce nom rappelle une propriété appartenant autrefois à une abbaye voisine.LaBraère : Forme de bruyère.Laeombe : Répression de terrain d une assez grande étendue, vallée enfoncée.Lacoste : Costa, côte. li'l'l" ïV** f.-r.i mm x-v ELZÉAR BÉDARD PREMIER MAIRE DE QUEBEC (Voir Bulletin des Recherches Historiques,vo\.V, p.28(i.) — 244 — LOUIS BOURDAGES Il descendait d’une des familles acadiennes qui furent obligées de s’expatrier delà Nouvelle Ecosse par suite des mésintelligences survenues sur la nature du serment d’allégeance qu’on exigeait d’eux lorsqu’ils devinrent sujets anglais.Cette époque fut la plus épouvantable de l’établissement de l’autorité anglaise dans les anciennes colonies françaises ; si la mémoire de l’intendant Bigot peut être chargée des fautes qui amenèrent ces tristes résultats, cela ne justifie point les Bretons des horreurs qu’ils commirent alors et du dépeuplement total de cette colonie.Il déploya dans sa jeunesse une énergie de caractère qui doit être prise pour exemple par la jeunesse future, et qui fonda sou premier titre à la considération de ses concitoyens.Après avoir terminé son cours d’étude au séminaire de Québec, il porta son attention vers le commerce maritime, et fit plusieurs voyages aux Iles et aillours.Il épousa plus tard Québec la tille de feu M.Soupirant, avec laquelle il goûta un bonheur sans nuages ; ce fut alors qu’il partit, accompagné de sa jeune épouse, pour la Rivière Chambly, où il s’occupa défricher et à cultiver ses terres de ses propres mains.Ce travail honorable lui prospéra, il y amassa les moyens de vivre à l’aise et indépendant.Ayant assuré son avenir et celui de sa famille, il se plaça chez un notaire •, ses nouvelles études eurent le succès qu’on devait attendre d’un esprit instruit et élevé, en sorte quo sa réception à ces fonctions importantes en devint In juste récompense.Vers 1804, des amis de son épouse le disposèrent à se porter candidat pour la Chambre d’Assemblée.Il se présenta et son élection fut une chose facile, esyr sa réputation était aussi étendue que bien établie.Il prit une part active dans les mesures de feu M.le juge Bédard, dont le but était d’exclure les juges de la Chambre et de faire l’offre de payer les dépenses civiles de la Province ; on sait combien ces mesures amenèrent de désagréments aux membres d’alors et les persécutions dont ils furent les victimes.En 1810, lors de l’emprisonnement de M.Bédard, sous l’acte aussi injuste qu’une politique qui suspendait le droit d’habeas corpus, (pie la Chambre avait agréé à l’unanimité depuis 1791, M.Bourdages se donna tous les mouvements imaginables pour détendre ses collègues ; il se porta avec ardeur à la Chambre de 1811, à l’appui des mesures malheureusement infructueuses,qui avaient pour but l’élargissement des détenus.Pondant la session de 1812, quelques mésintelligences survinrent entre lui et M.Bédard, et par des motifs qu’on ne connaît point, elles ne purent jamais disparaître entièrement.M.Bourdages fut nommé peu après lieutenant-colonel des milices, et se porta sur les frontières avec son bataillon dans la guerre de 1813.Des difficultés entre lui, ses officiers et ses miliciens,et surtout l’opposition intempestive de M.Debartzch, lui firent perdre son élection pour le comté de Richelieu ; mais il fut réélu pour Buckinghamshire, en grande partie par l’influence de M.Legendre, ancien membre pour ce comté, et il fut élu pour la partie du comté maintenant appelé Nicolet.M.Bourdages, comme membre de la Chambre depuis 1804, et comme son doyen, fut le moteur d’une foule de propositions dans le bien et l’intérêt du pays ; il en soutint encore un plus grand nombre ; sa qualité de plus ancien membre lui fit renvoyer une foule d’affaires et de questions qui reçurent l’influenco de son appui, et bien plus encore celle de ses talents ; l’histoire do sa carrière parlementaire contiendrait des volumes et serait beaucoup trop étendue pour une simple notice biographique ; les procès-verbaux de la Chambre seraient seuls propres à constater ses travaux extraordinaires, et nous y renvoyons pour fonder les monuments à sa gloire législative.Cependant on doit rappeler qu’il prit part au projet de loi sur les labriques, et plus tard aux efforts tait pour l’abolition et l’érection du Conseil Législatif.Après la mort de l'honorable Hugh Finlay, député maître des postes, et surintendant des courriers ou postes de la province, M.JBourdages tut nomme cette dernière charge.11 y déploya une activité remarquable et améliora les posies dans tout le pays.Les contrats pour transporter les malles de Québec à Montréal ayant été donnés aux propriétaires île diligences, et l’usage des courriers ayant cessé, le3 postes perdirent leur importance, la loi provinciale qui les régla expira, ne fut point renouvellée, et M.Bour-dages quitta un office dans lequel il laissa des traces de sa sage administiation, malheureusement ces traces se perdirent pour cette branche intéressante des affaires publiques.M.Dourduges était sujet loyal quoiqu’il ne suivait point ou plutôt pareequ'il no suivait pas les principes des loyaux " j l’hui ; il envisageait la loyauté dans ce qu'elle est réellement : soutenir les droits de sa patrie et éclairer le gouvernement sur le hit a qu'il peut et doit faire.Il était sincèrement attaché à sa religion, sans être hypocrite ni bigot ; nonobstant ce que peuvent penser de lui ceux qui voyaient d’autres suites dans les mesures qu'il appuya ; il fut l’un des plus tidèles sujets de Sa Majesté et l’un des hommes les plus religieux de son temps.Il mourut à St-Denis de Richelieu le 20 janvier 1835.(1) (1) La Minerve, lit février 1835.3871 - *247 GREFFIERS RE LA PAIX A QUÉBEC William Cunningham.Jérémie-Condy Russell.James Shepherd.David Lvnd \ Nicolas-Gaspard Boisseau j ' David Lynd \ Jo.-cph-François Perrault j George Pyke | Joseph-François Perrault ) Joseph-François Perrault \ William (Jreen 1 William Green 1 François-Xavier Perrault / William Grçon 1 Paul Vallée j .François-Xavier Perrault \ Alexander-S.Scott j Fraiiçois-Xuviei* Perrault.François-Xatfer Perrault 1 Pierre-Antoine Doueet / James Green } _ Pierre-Antoine Doueet j Pierre-Antoine Doueet.Henri-Elzéar Taschereau .William Duval.Denis Murray.Ludovic Brunet.1er septembre 1764 .1765 .13 mai 1765 .31 mars 1777 .12 mai 1795 .14 août 1802 .25 juin 1812 .1er avril 1815 .31 décembre 1817 .20 juin 1832 .8 novembre 1842 .20 novembre 184t> .31 décembre 1853 .19 mai 1858 .30 septembre 1868 .7 octobre 1868 28 lévrier 1872 .5 octobre 1889 F.J.A.P.G.R.« REPONSES Le “ Corps Canadien.” (XI, VI, 1067.)—Le fameux chef outaouais Pontiac avait toujours été l’ennemi acharné des Anglais.Son prestige dans l’ouest était immense.Lorsque, après la chute de Québec et de Montréal, des officiers anglais prirent le commandement des postes d’en haut,Pontiac déclara que ni lui ni les siens ne seraient esclaves des blancs.“ Ce fut une traînée de poudre enflammée, dit M.Benjamin Suite.Depuis le Détroit jusqu’au fond du Wisconsin et de 1 Illinois, dans l’Indiana et l’Ohio, des bandes armées se levèrent.Le plan de ce second Spartacus consista en une attaque simultanée et soudaine de tous les postes dispersés sur l’étendue de cette ligne, de maniéré à les empêcher de se secourir les uns les antres.” Les Anglais avaient peu ou point de troupes sur les grands lacs.Dans le Bas-Canada, ils n’avaient que quelques régiments.Le gouverneur Murray, estimé des Canadiens, se tourna vers eux pour obtenir du secours contre Pontiac.Il organisa un bataillon de volontaires canadiens auquel il donna le nom de Corps Canadien., Ce bataillon devait être composé de cinq compagnies de soixante hommes chacune.Les gouvernements de Québec et de Montréal devaient fournir deux compagnies chacun, et celui de Trois-Rivières la cinquième.Il n’y avait pas encore cinq ans que les Canadiens avaient déposé les armes, aussi les animosités n’étaient guère éteintes.Murray, en fin diplomate, gagna d’abord les bonnes grâces de M.Briand, vicaire général.Celui-ci, le 8 mars 1764, adressait la lettre suivante à tous ses curés : “ Son Excellence est dans le dessein de former un corps de volontaires commandés par des officiers - 249 — canadiens ; ils auront un aumônier catholique.Le but de notre general est d’en imposer aux Sauvages des pays d’en haut et de les forcer à demander la paix.# “ Nous devons tous prendre intérêt au succès d’un projet avantageux *à cette colonie, dont le commerce se trouve notablement diminué par la révolte de quelques-unes de ces nations.Vous encoureriez l’indignation de Son Excellence, si vous paraissiez devant le peuple blâmer cet enrôlement.Je l’ai assuré que je ne connaissais aucun curé capable de tomber dans cette, laute que je regarderai» comme un crime, et que j étais convaincu que tous, s’il était nécessaire, exhorteraient les peuples à entrer dans ses vues.“ Je suis persuadé que vous n’avez pas d’autres sentiments et me tiens assuré de la sagesse et de la prudence de votre conduite sur cet article.” (1) C'e point gagné, Murray adressa une circulaire aux capitaines de milice : “ Quoique je vous aie déjà instruit de bouche des soins que Sa Majesté se donne pour assurer lebonheur de ses sujets, et de la ferme résolution qu’elle a prise de faire revenir à la raigon quelque» nations eauvages, dont la mauvaise volonté s’est manifestée par la trahison et la violence, et de les obliger à conclure une paix stable qui assure le retour d’un commerce avantageux et la tranquilité si nécessaire à ses peuples, j’ai cru devoir vous informer qu’à cet effet le gouvernement s’est, déterminé de joindre cinq compagnies de Canadiens aux troupes qui doivent être employées à procurer ce but.Ces compagnies seront composées de soixante hommes chacune.Deux seront levées dans le gouvernement de Québec, deux dans celui de (I) MgrTêtuet Mgr Gagnon, Mandements des évêques de Québec, volume deuxième, p.178. — 250 — Montréal et une dans celui des Trois-Rivière, et seront commandées par des officiers canadiens.On n’agrégera dans ces compagnies que ceux qui, de leur plein gré, seront déterminés de rester sous l'empire de Sa Majesté Britannique “ Pour reconnaître et récompenser la bonne volonté de ceux qui s’enrôleront, ou donnera douze piastres en argent à chaque volontaire ; on leur délivrera un capot, deux paires de souliers sauvages et une paire de mitaines.On les p uirvoiera d’armes, de munitions et de vivres, durant tout le temps de la campagne.La solde affectée pour chaque homme sera de six sous anglais par jour, et onaurasoin de les faire accompagner par un prctie pour y exercer les fonctions de son ministère.“ Le service de ces volontaires finira avec la campagne, après laquelle chacun sera libre de retourner chez soi.“ Une telle démarche suppose de la part du gouvernement bien de la confiance envers les sujets de Sa Majesté.Ou esteu droit d’attendre [u’ilsy répondront non seulement par un grand empressement à s’enrôler, mais encore par une grande fidélité à soutenir leurs engagements dans toutes les circonstances où le bien du service les placera.Du moins, ils doivent le faire autant par honneur et par devoir que par reconnaissance, et par zèle pour leur propre intérêt '• En attendant que vous soyez à même de publier cette ordonnance dimanche prochain, à la porte de l’église, vous aurez soin, auiant qu’il dépendra de vous, de la rendre publique, mais surtout parmi vos jeunes gens, afin qu’ils puissent être instruits de toutes les conditions qui leur y sont offertes.” Les Canadiens, dociles à la voix de leurs curés, s’enrôlèrent en grand nombre,et quelques semaines plus - 251 — tin'll l’effectif ‘1 h Corps Canadien était au complet.La soldi' tut réglée ainsi : major, $3.00 par jour ; capitaine, $2.00; lieutenant.$1.00 ; sergent, 1 chelin (‘20 contins) ; caporal, 8 deniers (13 contins) ; soldat, 0 deniers (10 centins).On sait comment se termina lu guerre entreprise par Pontiac.Après avoir fait subir de nombreuses défaites aux troupes anglaises, il vint mettre le siège devant Détroit.Battu à Bushy-Run il fut forcé de faire la paix en 1706.Le Corps Canadien n'ayant plus sa raison d’être fut débandé la même année.Il serait assez difficile de dresser une liste complète des officiers du Corps Canadien.Le commandant, qui avait grade de major, fut Jean-Baptiste-Marie des Bergères de Rigauville.La naufrage de 1’ Endeavour." (VIII, XII, 913 )—Le jeudi, 26 novembre 1835, à midi, la barque Endeavour, chargée de pommes, de potasse et de fourrures, laissait le port de Québec avec un bon vent et tout espoir de gagner la haute mer, car la température était douce et il n’y avait encore aucune glace sur le fleuve, bien que la saison fut fort avancée.Quinze hommes la montaient, le capitaine Walter Douglas, le pilote Guillaume Lachance et treize manœuvres dont l’un était de Saint-Michel.A onze heures, le même soir, le vent ayant changé, ils jetèrent l’ancre en face de l’î'e-anx-Oies, et ce ne fut qu’à trois heures le lendemain, vendredi, qu’une brise favorable permit de descendre jusqu’à la Traverse.Là, 1 ’Endeavour rencontra beaucoup de glaces qui l’incommodèrent grandement,obligée qu’elle était de se frayer un passage à travers ces blocs flottants qui couvraient presque totalement le fleuve.Le reste du jour et le lendemain — 252 — samedi, le vent manquant, VEndeavour dériva jusque entre les Pèlerins et Kamouraska, malgré les off >rts de l’équipage pour mivrir an vaisseau un libre passage à travers les glaces, la?vendredi soir, l’ancre avait été jetée à une profondeur de soixante brasses, mais sans pouvoir prendre fond, et le navire continua à dériver.Le temps était excessivement froid ; il tombait une forte bordée de neige : tout espoir de gagner la pleine mer était perdu.Le capitaine et le pilote prirent avis, et il fut résolu qu’on travaillerait à toucher, si c’était possible, la rive sud afin do mettre le vaisseau dans une anse sûre.Le pilote, croyant approcher le Bord à Barrette, donna l’ordre do mettre l'ancre, mais ce fut en vain, et, vers quatre heures samedi matin, l’équipage s’aperçut à la faveur du temps qui devenait plus clair, que le vaisseau se trouvait près du Pot à l’eau-de-vie (Brandy-Pot), vers lequel les glaces le portaient avec une vitesse effrayante.L’ Endeavour était inévitablement perdu, et tous s’attendaient à tout instant à le voir chavirer.Quand le navire tut assez près de terre, ordre futdonnéà l'équipage de le quitter avec les provisions nécessaires,et tous atteignirent heureusement le rivage de Pile en passant sur les glaces.Après être demeuré trois heures sur cette plage inhabitée, le capitaine et le pilote crurent qu'il y avait quelque possibilité de mettre le vaisseau en sûreté, et tous s’embarquèrent de nouveau pour travailler de plus belle, mais ils furent bientôt désappointés, et cette fois ce ne fut qu’avec mille périls (pi’ils purent regagner l'île qu'ils venaient de quitter.Un d’entre eux cependant fut assez courageux pour rester à bord,et Y Endeavour, abandonné à lui-môme, le conduisit, à travers des dangers sans nombre, jusque près de l’île-Verte où il aborda en marchant sur les glaces flottantes ; là, il se réfugia dans l’habitation du phare. — 253 — L’équipage de 1 'Endeavour ne comptant plus que quatorze personnes, douze manœuvres, le capitaine et le pilote, était donc abandonné sur l’îlo déserte du Pot à l’eau-de-vie (Brandy Pot) avec quelques provisions et une chaloupe du vaisseau qu’ils avaient tirée à terre.Par un troid intense, sans abri, à quatre lieues do la rive sud, ils étaient destinés à une mort certaine moins qu’un secours providentiel ne vint, les arracher à leur affreuse situation.Dans ces conjonctures, le pilote Guillaume Lachance rendit de très grands services à l’équipage, en l’aidant, de son expérience, à se préserver de la température.Il fit taire des feux continuels sur une partie élevée do l’île, afin qu’ils pussent être aperçus de la rive sud.Sept jours se passèrent ainsi, lors qu’en tin le samedi suivant, 5 décembre, vers midi, ils virent deux canots venant de la Rivière-du-Loup, montés par sept hommes à la tête desquels était le pilote Joseph Pelletier.Ces canots contenaient des provisions en quantité.Inutile de dira avec quelle joie hommes et provisions furent reçus.Tous passèrent la nuit sur l’île, et, le lendemain,dimanche, ils quittèrent le Pot à l’eau-de-vie dans la chaloupe, précédée deà deux canots, et atteignirent heureusement la rive sud.Ils furent cordialement accueillis par les habitants qui étaient venus au devant d’eux sur la batture avec tous les secours nécessaires.Le capitaine Douglas de retour à Québec, se plut reconnaître le service signalé rendu en cette occasion par le pilote Joseph Pelletier.C’était lui, en effet, qui, après avoir aperçu les feux sur l’île et répondu aux signaux des naufragés,avait réussi par sou habileté et la termeté de son caractère à engager quelques-uns de ses co-paroissiens à se joindre à lui dans cette tentative périlleuse.Les marchands de Quebec et autres personnes intéressées dans la marine tirent entre eux — 254 — une souscription pour présenter à ee bravo Canadien une médaille, en témoignage de leur haute appréciation de sa conduite intrépide et pleine d’humanité.La médaillé en question était un disque d’or déformé elliptique, long de deux pouces et demie, large de deux, d une demi ligno d’épaisseur, entouré d’une bordure élégamment travaillée au burin.Sur la face principale on lisait : Presented to M.J os.Pelletier Branch Pilot for the River St-Lawrence ty the Merchants of Quebec.Et sur le revers : In token of The High Sence which they entertain of His valour, humanity and perillous exertions in rescuing on the 5th Dec.1835, The master and crew of the Barque Endeavour from a situation of great suffering and imminent danger at the Brandy Pots.Cette médaille tait aujourd’hui partie du musée numismatique de l’université Laval de Québec.Ncmmus — 255 — Ordre d • Saint-Sylvestre.(VI, VIII, 737)—Le grand Constantin, avec l'approbation du pape saint Sylvestre, fonda un ordre de chevalerie qui devint célèbre dans le moyeu âge sous le nom de l’Ordre île l’Ëpéron d'or.Plus tard, on en rendit l’admission trop facile.Des archevêques et des évêques obtinrent du Souverain l’ontite la permission du donner les insignes de l’Epé-ron d’or.Le nombre «les décorés devint tellement grand (pic l’ordre tomba dans le discrédit.Grégoire XVI reconstitua l’ordre de l’Eperon d’or sous le nom du pape saint Sylvestre, son premier inspirateur.L’ordre de Saint-Sylvestre comprend des commandeurs et des chevaliers.Les commandeurs portent leur décoration attachée par un collier d’or, les chevaliers par un ruban à raie rouges et noires.La croix à huit, [milites, ayant en bas un éperon d’or, porte d’un côté le portrait de saint Sylvestre, avec les mots Sanc.Sylvester P.M., et de l'autre MDCXLI\ Greyorius XVI restituit.Les commandeurs et.chevaliers ont de plus le droit de porter un costume spécial rouge avec épaulettes.Ils ont droit à l’épée et aux éperons d’or comme les membres de l’ancien ordre de l’Ëpéron d or.Quelques Canadiens ont été faits commandeurs de Samf-Sylvestre.Signalons sir Louis-llypolite Lafontaine, î’honorable .rosoph-Amable Berthelot et M.Louis-Edouard Couture, de Lévis.MM.Clément Vincelette et Olivier Robitaille furent aussi faits chevaliers de Saint-Sylvestre.Nous serions obligé à ceux (pii nous feraient connaître d’autres Canadien-qui ont été commandeurs ou chevaliers de Saint-Sylvestre. — 256 — QUESTIONS 1085— Est-cc bien deux ou quatre maris que la Corriveau envoya dans l’autre monde ?St Y all, 1086— Lallontan rapport© que vers 1691 ou 1692 un riche Anglais du nom de Nelson retenu prisonnier à Québec donna un grand diner auquel il avait convie Frontenac, l’évêque, l’intendant, etc.Pour quelles raisons cet Anglais était-il prisonnier à Québec ?Curieux 1087— Quand et par qui a été établie notre milice ,f'élitc et incorporée ?Quelle différence y avait-il entre cette milice et la milice ordinaire ?I\ F.II.1088— Le musée numismatique de l’université Laval possède une médaille qui porte l’inscription suivante : Quebec Fishing Club, established July 1826.Connaissez-vous quelque chose relativement à ce club de pêche établi à Québec en 1826 ?Pieu.1089— Le capitaine Ecuyer ou L’Ecu ver qui servir à Châteauguav.sous les ordre de Salaberry était-il d’oritrine canadienne ou étrangère ?Où est-il mort ?P.O.G.1090— Je lis dans une étude sur la franc-maçonnerie au Canada : “ I-i première loge maçonnique fut établie à Québec, quelques années seulement avant la cession du Canada vers 1755.On conserve encore, dans les archives de l’ordre, les noms de ces premiers maçons.” Je serais curieux de connaître les noms de ces Canadiens qui, sous le régime français, s’affilièrent à la franc-maçonnerie ?Riop.
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