Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 janvier 1906, janvier
RECHERCHES HISTORIES BULLETIN D'ARCHÉOLOGIE, D'HISTOIRE, BIOGRAPHIE.DE BIBLIOGRAPHIE.DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC.l’CBI.rÉ l’Ail 1T K R R E-G EORG ES ROY VOLUME DOUZIÈME LEVIS • 1906 BULL KT [ N DES _ RECHERCHAS HISTORIQUES VOL.XII JANVIER 1906 No 1 LES TROIS FRÈRES LANOÜLLIER (1) Nous lisons dans le Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique de Libaud : “ Lunouiller (Jean-Ëustache) : agent-général de la Compagnie des Indes, grand-voyer de la Nouvelle-Franee.entrepreneur des postes entre Montréal et Québec sous les intendants Bégon et Dupuy.“ Lanouiller de Boiscderc (Nicolas) : Il reçut de I’intendiwit Hocquart mission de visiter une mine de plomb au Portage des Chats (1734) et obtint pour dix ans de Louis XV le privilège de construire sur le Saint-Laurent des moulins sur bateaux.” Il y a autant d’erreurs que de lignes dans ces deux paragraphes.Comme Bibaud n’est pas le seul de nos historiens qui ait mêlé les carrières des Lanoullier, il est peut-être à propos de les mettre chacun à leur place.Nous avons eu trois Lanoullier Québec sous le régime français.Ils étaient frères.Leur père, Jean Lanoullier, bourgeois, habitait la paroisse de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, à Paris.Nicolas, l’aîné des frères Lanoullier, né vers 1679, était avocat en Parlement.Ce 25 juin 1712.le ministre de Pontchartrain informait le gouverneur de Vaudreuil que la Compagnie ( I) XI.I, 1052 ; XI.XI, 1107. — 4 — «lu castor était sur le point d’envoyer Nicolas Lanoullier à Québec pour prendre connaissance de ses art'.lires et diminuer les dépenses.Nous croyons cependant «pie Nicolas Lanoullier n ; vint pas à Québec avant 1714 Le 2 mars 1714,l'hilémon Cadet, marchand,de Paris, Jean-Baptiste Nereî, avocat en Parlement, de Paris, et Jean-Baptiste Gnyot, marchand, de Paris, nommaient Nicolas Lanoullier leur procureur pour se transporter à Québec dans le but de régler leurs comptes avec les sieurs Aubert et de Maur leurs commis et employés, et surveiller leurs affaires.En 1720, M.Lanoullier remplaçait M.Petit comme commis des trésoriers généraux de la marine en la Nouvelle-France.Il continua à agir comme agent-général de la Compagnie des Endos qui avait remplacé lu compagnie du castor.Jusqu’à 1721, aucun système de poste et (le messageries n’existait au Canada.Lus lettres envoyées de Québec à Trois-Rivières et de cet endroit à Montréal, et celles qui venaient à Québec de ces deux villes, étaient transportées par des canots,soit par occasion ou par exprès, ce qui occasionnait des dépenses considérables et empêchait le commerce de la colonie de prospérer.• • M.Lanoullier proposa au gouverneur de Vaudreuil et à l'intendant Bégon d’établir à Montréal, Québec et Trois-Rivières des bureaux de postes, des messageries et un service de voitures publiques.Il s’offrait de faire construire des bacs, sur toutes les rivières qui sont entre Québec et Montréal, d’une grandeur sutb-sauto pour passer des bestiaux, chevaux, charrettes et autres voitures.MM.de Vaudreuil et Bégon heureux de pouvoir doter à si bon marché la colonie de l’importante et utile, institution des postes et.messageries se hâtèrent l;, ndes, pi.'s du séminaire et , ‘ V':i,V : 011 ks “I 1 «-i.it 1 at t .*.i es du Clergé : «elle «le I .veille avait vingt et une pièces de can.et un n.oi tier, lin fin, trois autres batteries, situées à la iasse-vi le, sur le bord de la livière, la batterie Duu-1 lime la batterie Uoyule et la batterie Vaudret.il, eomp étaient le’nombre do ees “ forteresses ” dont parle la /trialin».Les fortifications de Québec, telles .piViles étaient étaient 1 œuvre de nos gouverneurs Frontenac, v alhcres, \audreiiil.C.dui-ci, surtout, y avait fait travailler sans rein.die, dans le temps tpi’il s’était vu menacé d'une invasion anglaise en 1711.Il avait été bien second.’ par la genor.- té «les Canadiens.Ecrivant «au ministre I année suivante : “ J’id to'tt l'en d’être content, disait-il, de la diligence du sieur do 15.aucuns, aussi bien .pie de la bonne volonté des peuples, qui viennent aux corvées sans taire.la moindre dillicilté.I.es marchands • le Cette ville, sur la représentation que je leur ai laite que nous manquions de fonds, tous ensemble, de la meilleure grâce du monde, nous ont l'ait prêt de 150 Îiiille livres du pays, et l'auraient tait plus considéra-l)le ni nous 1 avions voulu.” Tous ces ouvrages militaires formaient un ensemble ass.z imposant : et cependant ils étaient jugés par les hommes compétents comme absolument insuffisants.M.de Lotivigny, lieutenant du roi, écrivant au ministre en 1724 : t Omis peu d années, disait-il, la colonie sera en état de se soutenir contre les ennemis du roi, si — 26 — Sa Majesté a pour agréable de faire une faible dépense pour fortifier la ville de Québec, dix mille écus.chaque année pendant cinq ans.Les peuples du Canada ont de la valeur, ils aiment leur roi.” M.de Louvigny désirait sans doute voir execute! le magnifique "plan de citadelle et de fortifications «n’avait préparé quelques années auparavant Chausse-irros de Léry.Celui-ci écrivait à ce sujet au ministre : n o J’ai l’honneur d’envoyer au conseil (d’Etat) le plan en relief de la ville de Québec, qui est entièrement fini.Toutes les fortifications approuvées du Conseil dans lu haute ville y sont en relief.J’ai mis une enceinte dans la basse ville, qui serait construite sur une batture de roches.J’ai observe toutes les pentes et hauteurs de la montagne._ Malheureusement,le plan de fortifications de cet ingénieur ne fut pas exécuté.On ne voyait en 1730 que celles de Vaudreuil et de Beaucours.Celles-ci passaient, comme je l’ai dit, par la rue Sainte-Ursule, sur le terrain des ursulines, laissant comme issue au public les portes Saint-Jcun et Saint-Louis.On aura une idée des dégâts qu’on avait faits en construisant ces fortifications, avec leurs bastions et leurs terrasses, pat l’extrait suivant d’une lettre des ursulines à la cour : •• Les religieuses ursulines de Québec représentent qu’on leur a fait deux torts considérables.Le premier est une terrasse quo le sieur de Beaucours, ingénieur, a fait élever malgré elles si proche de leur maison, qu’il semble qu’il n’ait eu en cela d’autre dessein que de les chagriner.En effet, cette terrasse, qu’il aurait pu facilement reculer, est un chemin passant, qui domine tout leur monastère, où elles ne peuvent plus se cacher, et où elles essuient toutes sortes (le railleries et même d’insnltes du public. — 27 — “ Le second est que {tour construire cette terrasse qui leur est si préjudiciable, le dit sieur de Beaucours qui disait par raillerie que de li il verrait toutes les religieuses, a pelé et enlevé jusqu’au roc toutes les terres ci rcon voisin es, appartenantes aux ursulines, en sorte qu’elles ne peuvent plus même marcher dans les lieux o!.’ (L’abbé Auguste Gosselin, Québec eu 1730).Ordre de Saint Grégoire le Grand (VI.VIII, 737.)—C’est le 1er septembre 1831, (pie le pape Grégoire XVI fonda l’ordre de Saint-Qrégoire-le-Grand, pour récompenser le courage militaire et le mérite civil.L’ordre de Saint-Grégoire-le Grand est divisé en quatre classes: les grand’croix de première classe, les grand’croix de seconde classe, les commandeurs et les chevaliers.Les grand’croix de première classe portent en sautoir un grand ruban rouge liseré de jaune qui soutient, sur le flanc droit, la décoration de l’ordre.Sur la poitrine, se met un crachat ou plaque, qui est la même décoration entourée de rayons.Les grand’croix de seconde classe portent la croix au cou et une plaque ou crachat, mais sans rayons.Les commandeurs ont la croix suspendue au cou par une cravate rouge liserée de jaune.Les chevaliers portent une petite croix à la boutonnière. — 28 — La decoration de Saint-Grégoiro-le-Grand est une croix à huit pointes en émail rouge.Au centre, dans un cercle en uni dl bleu, se détache en or la tête de saint Grégoire avec la colombe tr
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.