Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 mars 1906, mars
BULLETIN DKS REÇU ERG H ES II LST< ) RÏQU ES VOL.XII MARS 1906 Ko 3 IJA FAMILLE DES CHAMPS DE BOISIIÉBERT ^ La famille tics (_ humps est très ancienne en Normandie.Un «lésés membres fit la troisième croisade.(1) Le premier des Champs sur qui on a des données certaines est Gilles des Champs, qui fut évêque de Coutances et cardinal.Etant encore professeur de théologie, il avait assiste comme théologien an concile «le Coutances et avait collaboré avec le célèbre dean person et le cardinal Pierre D'Ailly à un ouvrage intitulé : Des trois voies pour faire cesser le schisme.Le roi Charles VII l’employa comme ambassadeur auprès «lu pape Clement VII et de l’empereur Wenceslas de Pologne.Il lui confia ensuite la charge «le grand au-mAilier de la cour, Gilles des Champs représenta son souverain au concile de Pise, et mourut le 15 mars 1413.Ses restes reposent dans la cathédrale de Rouen.I.Robert «les Champs,frère du cardinal des Champs, tut seigneur de Tourville en Gaux, et maire de Rouen en 1382.De son mariage avec Jeanne Mustel, il eut trois fils : -, 1° Robert des Champs continua la liguée.2° Gilles dos Champs remplaça son oncle comme professeur de théologie, et, le 9 mars 1434.fut nommé (I) On trouve également lo nom d’un Boish.:bert dans la liste des compagnons de (iuillaume le Conquérant. — 66 — doyen du chapitre de la cathédrale de Rouen.Lorsque les Anglais se rendirent maîtres de cette ville, le chanoine des Champs devint leur ami.En 1438, une réaction 3’opéra à Rouen contre les Anglais.Gilles des Champs fut la première victime du ressentiment I ‘.dre.11 fut jeté en prison où il mourut de chagrin le 13 octobre 1438.( " 3° Jacques des Champs reçut de Henri V, roi d’Angleterre, l’ottice de l’argenterie des bois en la forêt de Conches, dépendant de la généralité de Paris.H.—Robert des Champs, écuyer, fut seigneur d’Es-nitot,de Cabourg,d’Igneaumare et du Mesnil-Tournant.II obtint du roi de France Charles VII, en 1437, des lettres patentes par lesquelles il recevait 500 livres tournois sur les biens confisqués à Jean Marcel et à Simon de la Mote, habitants de Rouen, qui avaient favorisé le parti des Anglais.Il fut nommé, en 1452, conseiller it la cour, et lieutenant au gouvernement de Montivillier».Robert des Champs laissa trois fils : 1° Jean des Champs, écuyer, seigneur cVEsnitot,qui exerça, lui aussi, la charge de lieutenant au gouvernement de Montivilliers.£1 épousa, avant le 5 juillet 1501, Marguerite de Plaimbleu.2e* Adam des Champs qui continua la lignée.3" Robert des Champs, seigneur d’Eacures.III.—Adam des Champs, écuyer,seigneur de Gren-gues, fut procureur du roi en ta vicomté de Montivil-iiers, et mourut avant le 15 février 1534.Il eut de son mariage avec Marie d’Escrépintot : 1° Pierre des Champs, qui continua la liguée.2° Adam des Champs.IV.—Pierre des Champs, écuyer, seigneur deGren-gue8 et de Loriot, remplaça son père comme procureur du roi en la vicomté de Montivilliers.Il se démit de cette charge le 27 avril 1566, en faveur de son cousin 22 — tJ7 — geimain Jean Tirel, écuyer, licencié en droit et avocat au Parlement.Il était mort la 4 septembre 1673.Il avait épousé Marie, tille aînée de noble homme Nicolas de la Mare, seigneur de Montlévêque, de Beuze-ville, etc., etc., et qui lui donna : 1° Guillaume des Champs, écuyer, seigneur de Beuzeville-la-Guérard.2° Antoine des Champs, qui continua la lignée.3e Perrette des Champs mariée par articles sous seings privés du 24 octobre 15ti4 noble homme François le Pougneur, écuyer, seigneur de Limezy.4° Isaheau des Champs mariée au sieur du Putz et de Cassave au Béars.V.—Antoine des Champs, écuyer, seigneur de Grengues, de Beuzeville-la-Guérard et de Montlévêque en partie.Le 4 septembre 1573, il vendit moyennant la somme de 4oO livres le fief et seigneurie de Grengues à Guillaume le Seillier, sieur d’Auberville.Il mourut avant le 30 août 1603.Il avait épousé, par articles sous seings privés du 2 janvier 1565, Marie, tille de noble homme Charles le Grand, seigneur de la Haye.11 se remaria, par articles sous seings privés du 25 novembre 1575, avec Marie de Bailleul, veuve de Charles le Bouteillier, seigneur de la Bouteillerie, de Boquefort et des Landres.Il eut plusieurs enfants : 1° Charles des Champs qui continua la lignée.2° Antoine‘des Champs,avocat en Parlement.11 fut marié à Marguerite de Bennetot.3° Nicolas des Champs, avocat en Parlement.Il épousa Jeanne de Ilouel.4e Marie des Champs mariée Guillaume Üedes, conseiller du roi et son premier avocat au siège présidial de Caux.VI.—Charles des Champs, écuyer, seigneur de Boishébert, de Beuzeville-la-Guérard, des Landres et du fief Hancelin, patron honoraire des paroisses de Hautot-le Valois, d’Anvronville et île Roquefort,obtint les 26 et dernier février 150S deux certificats, l’un du lieutenant-général pour le roi au but II age de Gaux, et l’autre du duc de Montpensier,portant qu'il avait servi Sa Majesté en ses années, avec armes et équipages* convenables a sa qualité.11 donna son aveu au roi le 22 mars 1602 du tief de Boishébert relevant de Sa Majesté, à cause de la vicomté de Caudebec.11 mourut avant le 12 janvier 1621.Tl avait épousé, par articles sons seings privés du 28 avril 1586, Suzanne, 611e de noble homme Charles le Bouteillier et de darne Marie de Bailleul.Elle décéda avant 1» 18 mai 1651.Kl le avait eu : 1P Antoine des Champs, seigneur de Boishébert, etc, qui épousa Françoise, fille de Charles de Pèlletot, chevalier, et de Marie de Clercy.2” Adrien de» Champs, écuyer, seigneur de la Bou-teillerie et de Roquefort.Il épousa Jeanne Asselin, mais mourut sans enfants le 3 mars 1654.3° Jean des Champs qui continua la lignée.4° Isabeau des Champs mariée i\ Pierre Clouet, sieur de Ruequemare, conseiller du roi en son siège-présidial de Caudebec.5° Suzanne des Champs mariée à Jean des Pom-mares on d’Espommares, écuyer, seigneur de Bourde-mare.6° Charlotte des Champs mariée à Guillaume Com-poinctz, écuyer, seigneur du Bosquesnay, lieutenant en l’élection de Montivilliors.7° Marguerite des Champs mariée, pur articles sous seings privés du 1 7 avril 1628,à Jean Le Canu,écuyer, sieur de Fréderuc.8° Marie des Champs.Elle lit profession religieuse au monastère des Hospitalières de Dieppe sous le nom de Saint-Joachim.En 1643, elle se décida,avec la per- mission de ses supérieures, à passer dans la Nouvelle* Fiance pour venir renforcer les héroïques fondatrices de l’Hôtel-Dieu de Québec.Klle rendit de grands services cette communauté.La mère Juchereau de Saint-Ignace en tait beaucoup d’éloges.“ Le 1er mai 16H0, écrit-elle, la mère Marie des Champs de Saint-Joachiin mourût âgée de 79 ans.Ce qu’on admirait en elle le plus, c’était sa rare humilité dans laquelle elle s’est perfectionnée jusqu’il la mort d’une manière qui a beaucoup édifié tous ceux qui l’ont connue : cette belle vertu qui n’est jamais seule dans une ame, lui en avait fait acquérir un grand nombre d’autres.Son exactitude, sa dépendance dans les moindres choses, sa ferveur au service des malades ne s’est jamais ralentie, sa grande dévotion était au verbe incarné, à la très-sainte Vierge, et à l’archange saint Michel.Elle s’est acquittée très religieusement de tous les emplois dont on l’a chargée, et surtout de celui d’hospitalière qu’elle a exercé 1L ans.” (1) VIL—Jean des Champs, seigneur de Costocoste, de Monlaubert, des Landres, paroisse de Clippouville, évêché de Iiouen, fut nommé gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi le 14 janvier 1629 en consideration des services que ses ancêtres et lui avaient rendus aux rois et Sa Majesté depuis son avènement au trône.Il épousa par articles sous seings prives du 8 juin 1626, Elizabeth ou Isabeau,*fille d’Adrien de Bin et de Marie Clouet.On le trouve qualifié noble seigneur dans un acte du 10 octobre 1602, et il mourut avant le 0 août 1677, ayant eu de son mariage les enfants qui suivent : ; 1° Charles des Champ;- mort sans avoir été marié.2° Antoine des Champs, religieux bénédictin.Le 2 (1) Histoire de l'Hôtel-Pieu de Québec, p.216. — 70 — octobre 1654, non père lui faisait donation de la tierce partie de ses biens situés dans le baillage de Caux, à partager avec ses autres frères.Il mourut avant le 1er août 1670.6° Adrien desChampsqui continua la descendance.4° Jean-Augustin des Champs, écuyer, sieur de Costecoste, chevalier commandeur des ordres royaux, militaires et hospitaliers de Notre-Dame du Mont* Carmel, de Saint-Lazare, île Jérusalem.Il était gentilhomme ordinaire de la chambre de S.A.R.Mgr le prince de Condé.Il obtint par provisions du 23 mars 1685, la eommanderie de Dampmartin, nommée ci-devant la maladrerie de Dampmartin,située dans l’étendue du grand prieuré de Normandie, diocèse de Meaux, et nouvellement érigé en eommanderie par lettres patentes du roi du mois de décembre précédent, en considération des bons et fidèles services qu’il avait rendus au roi dans les troupes et armées.Cette com- manderie avait alors 900 livres de revenu.Il fit son testament le 27 juillet suivant par lequel il demandait !\ être enterré dans le cimetière de la paroisse de Saint-Sulpice de laris.Il mourut sans avoir été marié avant le 28 février 1687.Il avait été gouverneur de Mgr le duc de Bourbon.5° Jean-Baptiste-François des Champs.C’est lui qui passa dans la Nouvelle-France.b1' Lierre des Champs mourut religieux à l’abbaye de la Trappe.Nicolas des Champs était diacre et chanoine de l’église cathédrale de Notre-Dame de Tournay en Flandre le 9 août 1677 et fit son testament le 17 novembre 1698.8° Suzanne des Champs mourut religieuse à l’abbaye de Bondeville.9“ Jeanne des Champs fut religieuse à l’abbaye de Port-Royal. — 71 — 10° Anne des.Champs mourut sans alliance le 23 septembre 1713.11° Marie des Chumps mourut aussi sans s'être mariée le 24 septembre 1713.VIII.—Adrien des Champs est qualifié de chevalier, seigneur de Costecoste, des Landres, de Cliponville, d’IIardenville et de Montaubert.Il épousa,le 1er août 1670, Anne, fille de noble homme maître Charles Boullays, écuyer, conseiller du roi, lieutenant particulier au baillage et siège présidial de Rouen, et de dame Madeleine Hébert.Ils eurent deux enfants : 1" Charles-Adrien des Champs qui suit.21 Antoine des Champs dit le chevalier de Coste-c«ste.Il fut capitaine dans un régiment de dragons.IX.—Charles-Adrien des Champs fut chevalier, seigneur de Costecoste, d’Hardeuville, de Boishébert, de Montlévêque et de Cliponville, seigneur et patron honoraire d’Anvronville et de Hautot-le-Valois.II épousa, par articles sous seings privés du 9 mai 1713, Marie-Elizabeth, fille de Jacques de Quiros, écuyer, 8ieurde Coquereaumont, conseiller du roi, auditeuren la cour des comptes, aides et finances de Normandie, et de noble dame Marie Boullard.Ils eurent un fils : X.—Antoine-Adrien Joseph des Champs de Bois-hébert qui épousa,par articles sous seings privés du 31 octobre 1741, noble demoiselle Oatherine-Elizabeth-Marie-Gabrielle, fille de Gédéon Auber, chevalier, seigneur cfè Beaumousel, de Beuzeville, etc,, et de dame Marie-Françoise de Parey-de-Combray.Ils eurent un fils et une fille : lo François-Adrien des Champs de Boishébert.2o Charlotte-Antoinette des Champs de Boishébert mariée à son cousin Charles des Champs, sieur de Boishébert et de Ralfetot, qui se distingua pendant les guerres de la conquête au Canada. le 15 mai 1748.11 fut reçu page'du roi en I7ti2, et entra ensuite comme lieutenant au régiment (le cavalerie royale où il parvint au grade de capitaine, Ilépou-' sn.en 1772,Gabrielle,fille de M.Chauvin d’Oftranville, chevalier de Saint-Louis,maréchal de camp des armée* du roi, et de dame Asselin.De leur mariage naquirent cinq enfants : lo Raoul des Champs de Boishébert qui suit.2o Antoine-Adrien des Champs de Boishébert né le 27 mars 1784,membre du conseil général de laSeine Inférieure.11 épousa,le 28 mars 1811, Adèle,fille de M Esprit de Piperey,chevalier de Saint-Louis,conseiller au parlement de Normandie, et de dame Card de Thi-bouville.Enfants : A.Adrien-Siméon-Paul des Champs ne le 29 février 1812 et décédé le 6 novembre 1862 Il avait épousé, le 7 février 1848, Léopoldine Guv Du’ Val d’Angoville qui lui donna un fils,Jean des Champs de Boishébert marié à Mlle Courcelles.(1) B.Raoul-Alexandre des Champs de Boishébert né le 14 avril 1814,marié le 22 septembre 1840,à Ernestine de Mire.(2) C.Maiie-h rederic des Champs de Boishébert né ù Cliponville le 29 septembre 1819.Marié ù Aglaé tille de Joseph Chauffer de Saint-Martin et de du me Bouglier.(3) D.Marie-Charles-François des Champs (1) Leur tils, Paul-Sébastien-Guy-Marie,.a épousé, en mai l.)01, Mario-Anne de Hovel, fille d.i général de ce nom.(_ ) Enfants : 1.Adrien Joseph-Emile.Déc dé 2 Mario Aiexandre-Qaston marié à Jeanne de Bras de Fer.où : Marthe mariée à Joseph de Burgault ; Henri marié à Manu Revel de Belleville, et Roger.(d) Enfants .1.José| -Adèle-Adrien ne mariée à I enn Collet de Cantelou.2.Marie-Blanche mariée a Maurice du Bos.fi.Marie-Frédéric décédé en bas fure -t.Antoine-Mans Charles Raoul marié à Marie Cliquet 5’ Alexandre-Marie Adrien.1 — 73 — 'le Boishébert né le 22 décembre 1827, marié le 17 novembre 1851 à Mlle Fromont de Bouaille.(1) Il est décédé le 21 mai 1900.E.Marie-Lotiisé-Garoline dus Champs de Boisbébert née le 30 mare 1813, mariée le 7 juiller 1830 à 11 ippolyte Besson de Saint-Aignan.K Marie-Thérése-Juliette îles Champs de Boisbébert née le 25 mai 1815, mariée le 1er février 1841, à Frédéric de Grieu d’Estimanville.G Gabrielle-Pauline-Antoinette des Champs de lioishébert née le 24 décembre 1817.mariée le 20 novembre 1841* à Henri Dulong.II.Marie-Elise-Caroline-Emilie des Champs de Boisbébert née le 3e Beaumont (1) Sous le titre Les derniers jours de l'Acadie, M.Du Bosq de Beaumont a public, avec d’in portantes annotations, ¦ les lettres et des mémoires retrouvés dans les papiers de M.de Surlaville.91 .—.¦ / ¦ '¦¦ÿ.'-Vy.% Wi.H M/îfy ÉÉSli ItMÉiit «a -«- mmn' >¦-! vV«*3 «tfsswsssr èüÉS gggglSiïi LE GENERAL BARON ANTOINE-PIERRE JUCHE-REAU DE SAINT-DENYS REPONSES Le» debuts de rimprimerie nu Canada.(X.V, 1009)—Au Canada, si noua tenons compte de toutes les provinces qui tonnent aujourd’hui la Puissance, c’est à Halifax à qui revient l'honneur d’avoir été la pionnière de l’imprimerie.En effet, dès 1757, John Bushell iinpiiinait un petit, journal intitulé : 77c Halifax Gazette.Celte publication ne parut que quelques mois, mais fut de nouveau ressuscitée en 1760.A pit's la mort de Bushell, arrivée à l'automne du 17(10, la publication en fut continuée en 1761, par Anthony Henry.Le tirage de cette gazette était tie 75 exemplaires en 1765.En 1770, Ilenry changea le titn tie son journal en celui de The Nova-Scotia Gazette, and thr Wi'kl'i Chrovictf.La Gazttle cessa de paraître vers 1800.Le premier journal île Québec fut la Gazette de Québec vu 1764 ; et à Montréal, la Gazette de Montréal.en 1775.Le premier était publié par 'William Brown et Thomas Cil more ; et le second, par Charles Berger et Fleury Mesplet.Lu première brochure connue imprimée au Canada, est sortie de la presse de Bushel!, à Halifax, en 1753.LHe est intitulée : Treaty, or.Articles of Peace and b rnndshtp mteuid, led mai Mis Excellency Peregrine I f umas H”psoa, Esep captain general and governor in Chug in and over Mis Majesty’s Province of Nova-Scotia -deadte etc., and nuira¦ Jean Baptiste Cape, Chief Xuchem of the tribe of Micmack Indians, etc.Cette plaquette n’a que quatre pagts in-folio.L introduction de l'imprimerie dans la province de Quebec parait remonter à 1764, d’après la plupart des écrivains qui >c sont occupés de la question, et qui s accordent à dire que la premier imprimé est le numéro prospectus de la Gazelle de Québec, publie le 21 juin j 704.Cependant, M.Philéns Gagnon est d’opinion «pi’il v ii eu des imprimés canadiens avant cette date.D'après lui, il y aurait eu au moins un atelier typographique en Canada, quelque tehips avant la cession, i Voir Bulletin des Recherches Historiques,vol.X,p.l90) S’il est évident qu’il ait existé une petite presse en.1759, devons nous conclure que l’origine de l’imprimerie au Canada, doit remonter à cotte époque ’! de no • rois pas, car les seuls échantillons qui nous restent de cette petite presse ne sont que des teuilles volantes.L’honneur do la fondation de l’imprimerie dans notre province doit rester, jusqu’à preuve du contraire, à Brown et Gilmore, et le premier imprime canadien, la Gazette île Québec, dont le numéro prospectus fut publié le 21 juin 1784.^ La Gazette de Québec a cessé de paraître le 30 octobre 1874., _ , C’est ;'i Québec à qui revient l’honneur d’avoir été le berceau de l’imprimerie.Ce n’est que onze ans plus tard que parut la première plaquette imprimée a Montréal.Elle était intitulée : Règlement de lu Confrérie de V Adoration Perpétuelle du Cxiint-ésacreineul et de la bonne mort, et fut publiée par F.Mesplets et C.Berger, (’’est une petite brochure in-32, de 40 pages, dont ou ne commit que quelques exemplaires, conservés jusqu’à nos jours.Cependant, s’il fallait eu croire les assertions du Dr Hubert Neilson, dont l’ancêtre, Samuel Neilson, a hérité de l'atelier que William Brown avait a Q lebec, le catéchisme de Mgr Languet ne serait pas le premier volume imprimé dans la province de Québec.Dans une correspondance qui parut dans le Mail de Toronto.en 1888,eu réponse a un article de M 1 iiileas Gagnon, qui signait du pseudonyme de Biblo d’inté- — 88 — ressantes études dans 1’ Union libérale, le Dr Neilson affirmait, en s’appuyant sur le journal de Brown et Gilmore, qu’il a en sa possession, une brochure qui parut avant le catéchisme mentionné plus l.aut.Cette brochure serait intitulée: Presentment of the.grand Juries,their workship’s strictures thereon,and the grand juries remarks on these strictures.“ M.Neilson m’a assuré, dit M.Gagnon, dans le Courrier du Livre, vol.II T, p.188, avoir en sa possession un exemplaire de cette brochure intéressante, d’à peu près 3C pages in-4 ; mais malgré tout le zèle (pie j’y ai mis, je n’ai pu réussir à la voir de mes yeux pour en donner le titre exact.” Raoul, Renault Le choiera asiatique a Quebec.(XU, I, 1118.) —Le choléra asiatique a visité la ville de Québec en six différentes circonstances : en 1832, en 1834, en 1849, en 1851, en 1852 et en 1854.Le 8 juin 1832, la rumeur se répandait dans Québec qu’un émigrant, passager du brick Garrick,Aè Dublin, et qui avait été détenu en quarantaine à la Grosse-Isle, avait succombé au choléra asiatique dans une maison de pension de la rue Champlain tenue par un nommé Roche.(1) Le même jour, le secrétaire du bureau de santé, T.-A.Young, publiait l’avis suivant dans les journaux : “ Attendu qu’il a circulé divers bruits qu’il était arrivé à la Grosse-Isle un vaisseau dans lequel il y avait plusieurs personnes atteintes du choléra asiatique, avis public est par le présent donné que le commissaire de santé s’étant transporté à la Grosse-Isle, par l’ordre (1) 50 personnes furent emportées par le choléra dans cette maison pendant la saison de navigation de 1832. 89 — du bureau, a rujiporté que le brick Carrick, James Midson, maître, de Dublin, arriva au lazaret le 3 courant, qu’il y avait à bord, lors de son arrivée, 183 passagers, que tous ont été mis à terre, et sont dausl’hô-j iial des émigrés à la Grosge-Isle ; que le vaisseau est maintenant à subir les procédés ordinaires dedésinfec-lion, et que lors du départ du commissaire de santé, le 7 courant, il n’y avait pas un seul cas de choléra asiatique sur l’île.” Le Cavadvv, encore le même jour, pour rassurer se* lecteurs, affirmait qu’il n’v avait aucun cas de choléra dans la ville.Le lendemain, 9 juin, six personnes moururent du choléra à Québec, et les journaux de la ville annoncèrent l’apparition du terrible “fléau et avertirent les citoyens de prendre toutes les précautions nécessaires atin de l’enrayer dès ses débuts.Dn 1832, au moins 30,000 émigrants irlandais s’étaient embarqués pour venir au Canada.Le passage des ports d’Irlande à Québec prenait de quatre à douze semaines.“ Jamais, dit le docteur Marsden, depuis les jours de Wolfe et de Montcalm, la cité n’avait vu pareilles scène* de terreur, de détresse et de souftrauces.Au lieu du grondement des canons, du fracas/des balles et du bruit des hommes armés, on assistait au progrès sourd mais certain d’nn destructeur que lesmursépais et les sentinelle» les plus vigilantes étaient impuissantes à empêcher de passer.Au lieu des flots de sang et des gémissements /le ceux qui se mouraient des blessures reçues dans les batailles, on entendait les plaintes et les cris des malheureux qui souffraient la torture des coups reçus d’un ennemi inconnu, mais aussi prompt et sûr et plus difficile à abattre que le sabre ou le boulet.” — 90 — L*« h'r :.i:x ' •' • f : bit tibi {terri) e: corners T"S fl U" ’f.w £"t.# • I Eer, n'était autre que l'abbé IH've: et.cure -ie rat-Joachim.Pourquoi notre - _- -i.r se cacher s->u# un p*seu-¦ "yr : ’ O-i f :• ie n'ètre pas juge avec toote " ¦* s -i - -e présentait en sa qualité : r pu'î «i-;.r 1 t e devait aucunement redou- ' ' - v ces ne pouvaient connaître •> a > •.:s -sa .ne portaient tas de signa-• • :t es " seulement permettaient -y ' s * .¦ re.plutôt.que M.Proveo- ' ' • • t • son trava .peu habita é «' ' — -'s ' * "er pour sesrerlî» les hasards 4 ' '• r ‘ - cas.s .1 nr eut pas d'autre •**•; -tttt -tend••une', ce motif était *-r'iy-î .e: ¦ r.tut prvMive t-*r 'événement.- t: : ,'f v ir que .e second, et.s p.as - "¦ - ' -i.sut ni it davantage aSrmé A At—a .- * - P*\‘ve!.ctaer.Mai* on ne st.~x - r.! - •- i'tre qc il y avait de i"b »a- - : " re-r: .- .u«, " arriver aa troisième "i s '« -a - i ft- x rtsocMs qu: p rirent t»jt à «e • "s ha .'t s autres concurrents» sinon a.tu ’"e'irtt ~i -rrct.i?raient .a ** ratess-te-su-* ; in- - r .e ttrotst» •s:t::n.t»ur - 'aider 1 '¦ * ' tr : • - it crv e ie * tors.t.u;e a ' , ¦ -s Etjt*Pnt* e: du Canada.tJtiiw- ., - :• - et • 'jcr-avee “ n'avait cet: trouv» - ** ' ¦ -a a.tqr • ' -• srut-ue*.et c'ayar.: to# une •vnitari—iiiite .eu 'ar » *- je .'a- fi s.réaratt >u |ev — 95 — titer qu’à moitié des écrits dûs aux naturalistes de ce continent.Il a doue, en cette circonstance comme en nombre d autres,bien mérité du nom canadien-trançais.Honneur à lui ! L Lssai sur les insectes et les maladies qui affectent le blé tut publie en 1857, à Montréal, en une brochure de 88 pages in-8, et imprimé par les “ presses à vapeur du Canada Directory, rue Saint-Nicolas.” Le fuit de cette publication à Montreal donne à penser qu’elle se' iit aux frais du gouvernement.L’abbé V.-A.Hoard “ ” «U “ evequo ” ?(X, 1, 991.)—Les universités de Lcnnoxville et de Montréal s’appellent on anglais University of Bishops College, ce que certains journaux traduisent par Université du collège Bishop.Un Bishop quelconque a-t-il été mêlé à la fondation de ces universités ?lié bien le M.Bishop en question n’existe pas et la traduction est une de celles qui ont mérité aux traducteurs le mot de Lie VI : Traduttore traditore.Ces universités de Montréal et de Lennoxville sont les universités de l’évêque anglican ainsi que l’indique très clairement et de manière à rendre toute contestation impossible, le sceau de l’institution.Ce sceau do forme circulaire, porte les armoiris de l’évêque de Québec, un petit écusson en forme do cœur, d’argent à la croix de gueule, chargée d’un livre ouvert d’argent, accompagné d’une banderolle à devise et portant en cimier une mitre épiscopale,ornée d’uno croix.Le tout contenu dans un écu d’argent plus grand, également en forme de cœur.Le tout enfin entouré de la devise : “ Episcopi Collegium de Lennoxville.” l e qui signifie : en français Collèqe de Lennoxville de l'évêque ut non lias Bishop ! Il est donc parfaitement inutile de chercher les exploits du M.Bishop en question.Couru, db St-H. — 96 — QUESTIONS 1129—Pouvez-voue me dire pourquoi on a donné le nom de Monlauban au canton d’abord et ensuite à la paroisse bien qu’elle soit extraite et de Montauban et du canton Chavigny ?S.G.1180—Quelle est cette dame Prévost, do Sainte-Scholastique, qui, en 1837, fut emprisonnée i\ Montréal pour avoir pris part aux troubles politiques ?Ste-S.1131— Pou vez-vous me donner l’origine de la devise des zouaves pontificaux canadiens : “ Aime Dieu et ra ton chemin ” ?Zoua.1132— A la page 34 de Papineau, M.DeCelles, à propos du refus des subsides par l’Assemblée, dit que “ gouverneur para le coup en puisant dans la caisse militaire les deniers nécessaires au service public” A la page 153 on lit : “ Durant quatre ans, à partir de 1834, la couronne se trouva sans subsides, situation anormale dont le gouverneur se tirait en puisant dans la caisse militaire.” A quelles sources s’alimentait cette caisse militaire, qui suppléait ainsi au manque des subsides ?p> 1133— On sait que lors de son retour en Angleterre lord Aylmer, gouverneur du Canada, faillit périr dans une tempête.11 publia en 1837 une brochure intitulée Jlelulion du voyage de lu Pique à travers l Atlantique.Existe-t-il encore des exemplaires de cette brochure ?Bibli 1134— Est-il vrai que le propre frère de Jean-Claude I anet vota contre lui comme orateur de la Chambre d Assemblée en 1792 1 p p
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