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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1906-07, Collections de BAnQ.

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BULL LTIN DES K LC 11K RC [ILS IIISTO RIQU ES VOL.XII JUILLET 1906 No 7 NOTES SUR LA FAMILLE COULOX DE VI LITERS (Suite) Nicoi.\s-Antoi.vk Coulon de Villiers, fils Rien que l’auteur du Dictionnaire Généalogique fusse deux personnages de celui-ci, Nicolas et Antoine, nous n’hésitons pas h affirmer que les deux noms appartiennent au même individu.Qu’on nous permette, pour le prouver, de citer l’acte de baptême.*• L’an de Nostre (seigneur) mil sept cent huit le vingt-cinquième de juin est né un tils—on lui a donné pour nom Nicolas-Antoine—du légitime mariage de Nicolas-Antoine Coulon de Villiers enseigne dans une compagnie du détache'11 de la marine et de Angélique Jaret de Verehères son épouse et le vingt-sixième du mois d’Août, je, Louis de la faye, prêtre, curé de Verehères, luy av supléé les cérémonies du baptême parce qu'il a été ondoyé ü la maison par la sage-tem-me Catherine Gara.Le parraina été Joseph Jaret de Verehères et la marraine u été marguerite perrau.Le parrain a déclaré ne scavoir signer et la marrainea signé avec moy.(1) (Signé) Coulon de Villiers De la faye.Marguerite perrot (1) Registre de Contrecœur. — 194 Né le 25 juin 1708, cet enfant a été baptisé s ' *• Jeuient le 26 août sous le nom de Nicolas-Antoine.(1) Comment se fait-il que Mgr Tanguay, au premier volume de son Dictionnaire., (2) ne 1 inscrive (pie sous le nom d’Antoine, lorsque l’acte est si clair ?(3) Nous n’en savons rien ; mais cette erreur l’a conduit à d’autres erreurs et il ne faudra pas être surpris s’il fait mourir Nicolas-Antoine deux fois : Nicolas en 1750 et Antoine en 1757.Nicolas-Antoine tit ses premières armes, croyons-nous, à la Rivière St-Josepb des Illinois.O’est, du moins, au registre de ce poste cjne l’on rencontre son nom pour la première fois.Le 26 août 1725 il est parrain r “ Nicolas-Antoine Coulon, tils de M, de Villiers,commandant,T’ dit l’acte.Il signe Coulon tout simplement ; c’est la seule fois-que nous ayons rencontré cette signature.En 1730, ou se le rappelle, il fut député par son père à M.de Beauliarnois pour lui annoncer la défaite des Outagamie.Il prit une part active à la campagne de 1733 contre les Sakis.M de Villiers père l’avait envoyé,avec 10 Français et 50 Sauvages, an passage du petit Oascalin, par où les Renards pouvaient se sauver.O’est pendant qu’il était là que se passait, le 16 septembre, la tragédie dont nous avons parlé plus haut.( 1) Baptisé deux mois après sa naissance ; les faits de ce genre ne son pas rare»dans nos vieux registres.Le missionnaire était souvent absent et il fallait attendre son retour pour porter l'enfant à l’église.(2) |).144.(3) Dans le premier v ‘ te du Dictionnaire, Tanguay an parle pas do Nicolas ; en revanche, au troisième volume,.11 n’est pas question d’Antoine mais de Nieolas baptisé-on 1709 54 79 — 195 — Trois j oun> après, les Sakis ayant abandonné leur fort à la faveur de la nuit, Coulon de "Villiers rassembla tous les Fiançais et Sauvages Outaouais, Folles-Avoines et Sautiux qu’il j ût trouver, se mit à la poursuite des luyards et les atteignit h huit lieues du poste.11 les attaqua, en tua vingt-six et en blessa neuf mortellement.De son côté, Villiers eut deux français tuée et quelques blessés paimi lesquels se trouva't son frère, cadet à l’aiguillette.Les Sauvages alliés perdirent aussi quelques-uns des leurs.Coulon de Villiers resta par la mort de son père commandant au poste de la Baie.Il s’empressa d’envoyer les dernières nouvelles à M.de Beaulnirnois.Son frère (le chevalier de Villiers) blessé à la dernière affaire et M.Douvilie partirent donc pour Québec où ils arrivèrent le 11 novembre au soir.Le même .jour, le gouverneur et l’intendant écrivaient au ministre pour l’informer du dernier coup des Sakis.(1) MM.de Beaulnirnois et Hocquart profitèrent de l’occasion pour rappeler au ministre que la mort de M.Villiers, capitaine, et de Repentignv, lieutenant, “ deux grands sujets que perd- la colonie,”avait laissé deux places pour MM.île Rarnezay et de la Marti-nière et qu’une lieutenance, deux enseignes en pied, etc, étaient encore libres.“ Le siturdo Villiers,” disaient-ils, “ qui s’est fort •distingué, qui a eu son père et son frère tués et un autre frère, cadet A l’aiguillette blessé, mériterait la (1) Archives d'Qttawa— Correspondance générale, vol.CO, p.134.Toutes ces notes tirées do la correspondance générale nous ont été fournies par le Rév.l’ère Odoric, O.F.M., à qui nous offrons nos meilleurs remerciements. — 196 — lieutenance vacante, la dernière affaire n’ayant roulé que sur lui." tIl ' Le ministre accueillit favorablement cette demande et Coulon de Yiliiers fut lait lieutenant à la promotion du 30 mars 17i4 (-) Combien de tern; « demeura-t-il commandant au y ste de la riviere St - seph ?Nous ne pouvons le •iire.On voit par le registre île l'endroit que M.DeMc.v v i 'minaudait en 1735 et M.de Lusignan en 173$.’ ' .En 1740.ie -7 avril, le nom de Nicolas-Antoine Cou! eue Muroanda’ : ce poste,réapparaît au registre S-.-.'-so:h des Illinois.< In l'y trouve encore le 24 mars 1742.Au Ou- ie ehaeuu de ces actes Coulon s.gtte d’une be.ie écriture : Le S) bre 174- M.de Beaubaruots demandait Bne comras'r.r p ur M.C mlon.3> L'anuée snivJate, ie 20 octobre, le gouverneur re-v-.eo; i a eu si ;e auprès du ministre eu laveur de •- générale, vol.59.p 37.Dans cette ¦ ::r.* -Il nôvecibre 1733.M.de Beauharnois dit «(lie M.V:.• én avait rtee hs six de ses entants et deux de -es Htins Ceci eoaânne ee que nous avons écrit plus ii-it IT t;v - - .au eertidcat de i-e gouvern or.2 Are h i-deu.yj’, Cerrvsp - .g r.é Aie voi 75.p 312 — 197 — Coulon de Villiers “ bon officier et très propre pour les négociations des paya d'en liant.” (1) M.Coulon descendit des pays d’en liant entre le M mars 1742 et le 7 octobre 1743.A cette dernière date, il épousait à Québec, Marie-Anne Tarieu de la Perade, veuve du sieur Têtu île la Ricliarderie.(2) 11 se maria sons le nom d’Antoine Coulon, or (le Villiers.lieutenant, etc, en présence du Sr de la Gor- gendièro, de M.de la Perade, etc.Les époux étaient proches parents,_ cousins germains, leurs pères respectifs étant maries aux deux sœurs, Madeleine et Angélique de Verchères.La dispense fut accordée.(3) ., ‘ En 1744, M.Jacrau lit le recensement de la ville (le Québec.Il inscrit M.de Villiers sous le seul nom de Nicolas,le dit âgé de 36 ans et enseigne de troupes.(4) Voyez comme tout est exact .En 1743, 51.c e Villiers s’appelait Antoine et il était lieutenant.Cette année, il se nomme Nicolas et n’est plus qu enseigne .On voit de suite où peuvent conduire de semblables données., .Et pourtant il s’agit bien ici du meme personnage puisque dans les deux cas il a pour épouse Marie-Anne de la Pérade.(5) ( 1 ) Correspondance générale, vol.79, p.-33.(2) Contrat du 4 octobre, Du Laurent, not.(Note de.I 'mWeTdo N.-l>.de Québec (au greffe).— Nous avions d'abord consulté le registre do la cure de Québec ; il n y est nas fait mention du degré de parenté et le cure no signe nas ¦ la copie conservée au greffe est compute.(4) Archives do Notre-bame de Québec.(51 M de Villiers demeurait dans la cote Lamontagne.II avait pour Voisin Louis Levrard,beau-frère de sa femme, avec lcouol il eut un procès peu de temps après son mariage.De Villiers gagna son point.(Arch, du Séminaire). — 108 — NièoliiR-Antoine Cou Ion paraît être demeuré à Québec jusqu au printemps de 1746.Nous venons de l’v voir au recensement de 1744.Le 25 avril I 745, il est parrain de son neveu, Nicolas-Antoine Tarieu.(1) Hans 1 acte, on dit M.de Vilhers capitaine, ce qui mettrait sa promotion l’année 1744.Le 30 juin 1745,il signe à l’acte de mariage de Rocli i-t-Oms Deschaillons et le même jour à celui de sa sœur Marie-Anne qui épouse M.de Gaspé.Le 15 avril 1746, il est parrain d’une 611e de Ni do Gaspe.(2) Après cette date, le nom de Coulon ne repayait plus aux registres de la paroisse.C’est qu’il était parti de Québec et qu’il ne devait y revenir qu’eu passant.‘ 1 Plusieurs historiens,entre autre Casgrain (3) et Park-man (4) ont prétendu que Coulon de Villiers qui prit une si belle part à la campagne des Mines était le meme que celui qui vengea Jumonville en 1754.C’est une erreur car celui qui fit ectte campagne des Mines n est autre que Nicolas-Antoine qui ne put venger son troro en 1754 pour I'wccellunte raison qu’il était mort depuis quatre ans.L expedition qui devait se terminer par le combat des Mmes partit de Québec en juin 1746 et était cône mandée en diet par M.de Rumezav.A ectte époque, cinq MM.(le \ il hors étaient vivants : Pierre, simple cadet à l’aiguillette ou tout au plus enseigne, qui mourut à Beaubassin le -2 janvier 1747 plus d un mois avant l’ailaire des Mines.’ (O -Archivesde Notre-Dame de Québec.(2 • Tous ces actes sont aux registres do N.-D.de Québec (é) Cm seconde .Uadie, p.li;o.Dans Relations et Journaux, collection Lévis.p.ti5, noie, M l’abbé Casgrain at- 1756 ° "i* mt>mCdü U,1'er8’ ,a P,ise du (oit Granville en (4) A half century, etc, II, p.202. — 199 — Jumonville, qui so dit en Acadie (l) avec M.de Ratnezay, n’était encore qu’enseigne ; ce n’est pas lui qui commandait à Grand-L’re.Louis, lieutenant, était à Québec au mois de novembre 174B : “ M.le général fait partir M.île X il hors lieutenant des tyoupes avec cent Sauvages de l’Acadie qui hivernent aux environs de Québec pour se rendre à Montréal.” (2) _ .François, qui était tout au plus lieutenant puisqu il tut fait capitaine eu 1753, était dans les pays d en haut.Le 9 juillet 1746, M.de Beauharuois, dans une ordonnance à M.De Muy disait : “ il commandera le parti d’en haut et aura sous ses ordres.le sieur chevalier de Milliers.(3) .Enfin Nicolas-Antoine,est le seul qui fût capitaine a cette date.C’est le seul aussi qui pût commander aux Mines puisque ce ne fut pas Jumonville et que Louis et François n’étaient pas alors en Acadie.Rappelons en quelques mots cette campagne qui se termina par l’un des plus beau taits-d’annes qui se soient passés au Canada.Nous nous occuperons plus particulièrement de ce qui concerne Loulou de Villiers.(4) ., .174., M.de Beaujeu écrit dans son journal le o jum ll-tb .“ Six bâtiments destinés pour transporter le détachement des milices du Canada à l’ Acadie, composées de sept cents hommes y compris vingt et un officiers de troupes suivant la liste, mit à la voile le 5 juin 1 * Ab, ( l ) Ktats do services., .c., Corresp.olli.desgouv.(Copieaux Arch, du Soin.) (3) Arch, du Sém.(4) Pour plus amplesdétails : Cf.Casgra.n, U ne seconde Acadie ; lo journal do M.do Beaujou, et celui do Lucorne publiés daus lo Ca.na.dci français, ISïsO. — 200 — à neuf heures du matin dans la rade de Québec, sous Ips ordres de M.Ooulon, capitaine, second du détachement, pour aller attendre au Pot-à-l’eau-de-vie, (1) le navire le Tourneur, dans lequel M.de Ramezay, commandant général était embarqué.” Par suite de circonstances qu’il serait trop long de raconter ici, cette expédition n’eut pas d’abord tout le succès qu’on en attendait.Aussi, le 20 août, M.de Ramezay reçut-il l’ordre do remonter à Québec avec une partie de ses troupes, après avoir laissé 5 officiers et 250 hommes à M.Coulon (pii était alors aux Mines.La présence du détachement de M.Ooulon avait été mal vue par les Acadiens et les députés des Mines représentèrent 5 M.de Ramezay qu’il leur était im possible de nourrir autant d’hommes durant l’hiver et que d’ailleurs ce corps de troupes, bien loin d’avoir un bon effet, contribuerait à les mettre plus mal avec les Anglais.Pour les calmer, M.de Ramezay leur répondit qu’il communiquerait leurs représentations à M.le général ; ce qu’il fit en effet, puisque le 8 septembre le gouverneur envoyait des ordres “ au sieur Coulon, capitaine, qui doit commander le détachement de 300 canadiens qui doit hiverner en Acadie pour tranquilliser et protéger les Acadiens contre le ressentiment des Anglais.” (2) Sur les entrefaites, arriva Chibouctou l’escadre du duc D'Anville.Malgré les ordres réitérés du gouverneur, M.de Ramezay, crut qu’il pouvait ne pas revenir de suite à Québec.1 C’est notre Brandy-Pot d’aujourd'hui.Pourquoi ne pas lui avoir conserve son nom français ?(2) Doc.relatif à la Nouvelle-France, 111, p.302. — 201 Ij automne et une partie de 1 hiver se passèrent en marches et contre-marches des divers détachements qui étaient distribués un peu partout : aux Mines, à lleaubassin, à Chibouctou, etc.M.de l'amezay avait pris ses quartiers d'hiver à li< aubassin.Le 8 janvier 1747, on apprit par un Acadien que 250 Anglais étaient rendus aux Mines depuis le 24 décembre.(1) A cette nouvelle, M.de Bamezay réunit ses officiers et leur proposa d’aller attaquer les Anglais et de les déloger de Grand-Pré.Malgré les difficultés de l’entreprise tous applaudirent au projet.M.de Pamezay qui souffrait d’un mal de genou étant dans l'impossibilité de marcher, remit le commandement de ce détachement à M.Coulon,capitaine.“ Ce contretemps, dit Casgrain, (2) était plus regrettable pour lui que pour l’expédition ; car elle comptait dans ses tangs.ce que la noblesse canadienne avait de plus brave et do plus expérimenté en ce genre de guerre.Coulon de Villiers était le même qui huit ans plus tard devait venger la mort do son frère le chevalier de Jumouvillo au tort Nécessité, battre Washington et le faire prisonnier,” etc.(3) Le 9 lévrier, la petite troupe arrivait à Pigiquit, à cinq lieues de Grand-Pré.Là on apprit quo les Anglais étaient à Grand-Pré au nombre d’a peu près six cents hommes sous les ordres du colonel Noble.M.de Coulon lit reposer son monde une journée.Le 10 à midi, la troupe se remit on marche et le soir (1 ) Journal do Lacorno, Canada Français p.1] lie Keaujcu dit le 24 now (Ibid.) (2) l'ne seconde Acadie, p.lfiO.(3) La suite prouvera que ceci n'est pas exact et que le commandant aux Mines ne fut pas lo vainqueur de Washington. — 202 — à 9 heures elle campait à une demi-lieue de Grand-Pré.Lorsqu’on eut placé des sentinelles sur les chemins, le détachement qui avait été divisé en dix compagnies de 28 hommes, se répandit dans les maisons situées de l’autre côté de la rivière Gaspareau.On put alors se reposer, sécher les vêtements et prendre un peu de nourriture tout en recueillant des informations sur la position des Anglais.Ceux-ci étaient dispersés dans 24 maisons dont l’une, en pierre, était défendu par du canon.Aussitôt M.Coulon régla son plan d’attaque Comme il n’v avait pas assez de monde pour attaquer les 24 maisons en même temps il fut décidé qu’on frapperait sur dix d’entre elles.Coulon, avec 55 hommes se réserva la maison do pierre.A deux heures du matin, tout le monde sortit ; chacun prit son rang et.à un signal donné, officiers et soldats s’étant agenouillés, l’abbé Maillard donna l’absolution générale.Puis l’on partit.Une grosse poudrerie ‘ (o.) ,x thermales sulfureuses, célèbres surtout Dour K g .« nson ,les plaies d'armes à feu.(Bouillet.) P (4) Ministère des colonies—Note de M.J.-W Crmat -v lui fournie par M.Viffiew du Terrage.' ’ * 99 — 205 — fortune si vous n’avcz la bonté de l’aider libéralement.” (1) Cette recommandation eut son effet.Une liste de promotions pour 1748 nous apprend que Coulon do \ iHiers était nommé major des Trois-Rivières et chevalier de St-Louis.(2) La croix pour le récompenser de sa bravoure et la majorité pour lui permettre, tout en restant au service, de ménager son bras malade.Q le pouvait-on désirer de mieux ?-M.de Villiers passa deux ans en Europe.A son retour, il prit possession de sa charge de m ijor des Trois-Rivières.Le 23 o tobre 1749.il assistait,en cette ville, au mariage de sa sœur Angélique qui épousait Charles de Garnies de Falaise.L’acte qualifie M.de Villiers «le chevalier de St-Louis et major des Trois-Rivières.(3) Après cette date ou ne trouve [dus rien à son sujet aux registres de cette paroisse.Il mourut le printemps suivant “ à Montréal, après s’être fait couper le bras qu’il avait blessé et dont il ne pouvait plus supporter les douleurs,” écrivent la Jonquièreet Bigot, le 2 octobre 17n9.(4) Il fut inhumé en cette ville le 4 avril 1750 : “ Nicolas Coulon, Ecuyer, Sr de Villiers, major des Trois-Rivières, à l'âge de 41 ans, enterré dans la chapelle St-Amable,” «lit l’acte.(5) .( 1 ) Correspondance générale, vol.87 bi«, p.218.(2) Arch, du Séminaire.(3) Registre dos Trei«-Rivières—Nom sommes redevable d’une copie de cet acte au Rév.Père O loric, O.F.M., «pii a bien voulu compulser pour nous une partie de ces registres.(4) Correspondance gén b aie, vol 95, p.40 (à) Registre de N.-I).de Montréal. - 206 — Le 2 octobre 1 7ô0.le gouverneur et l’intendant demandaient au ministre une pension pour la veuve du major des Trois-Rivières : “ Il a laissé, disaient ils, une veuve à qui il ne reste pnsdequoi vivre : elle a mangé une partie de sou bien pendant les deux ans qu'elle a demeuré en France avec lui, pour la guéiison de sa blessure.—Nous vous supplions, Mgr.de vouloir bien lui procurer une pension qui puisse la taire subsister.Nous nous flattons que vous aurez égard à notre demande qui nous paraît bien fondée, !a mort de M.Cou loti provenant de la blessure qu il eut à 1 action des Mines où il commandait.” (!) L'inventaire des biens de feu M.Coulonetde dame de la Perade, sa veuve, eut lieu les 2, 3 et 4 février 1702.(2) Quelques semaines après, le 12 mars, madame de Vilüers épousait Jean François Gaultier, médecin de Sa Majesté, conseiller, etc.(3) Nous ne connaissons pas d’enfants issus de son mariage avec M.de Milliers D’après l’abbé Daniel.(Q elle décéda vers 1776, sans laisser de postérité.Les documents que nous avons prodigués à dessein prouvent clairement que Nicolas-Antoine est celui «les frères Goulot) de \ illiers qui commandait aux Mines en 1 747, et qui mourut de ses blessures en 1750.Il ne peut donc être question de lui à la prise du fort Nécessité en 1754 et encore moins à celle du fort Granville en 1756.Il nous sera plus facile mainte* liant tie taire la part de ceux qui restent.1 ' G >rresp ondanco générale, vol.05.p.40.2) Sanguine! et Du Laurent, notaires (3) Le contrat passé devant Du Laurent est du 2 mars 1752.Histoire .1rs grandes familles, p.45". » — 207 — IV J08KPH COULON DE VILLIBRS DIT DR JUMONVILLB Joseph Cou Ion de Villiers naquit à Verchères le 8 septembre 1718 et fut baptisé le lendemain sous le seul nom de Joseph et non pas Joseph-Louis coinmo ou 1 *t dit quelques lois.Il eut pour parrain Joseph de Verchercs et pour marraine Marie-Aune Dejounly.(I) .La carrière militaire de Jumonville, relativement courte, fut cependant bien remplie.Elle est aussi mieux connue que celle de ses frères, car, outre que le nom même de Jurnonville empêche qu ou ne le confonde avec les autres de \ illi( ’s, scs Etals de services, nous permettent de le suivre assez sûrement., Ces Mats de services faits pour être présentés à M.Rouillé, ministre et secrétaire d état de la marine vont de 1733 k 1749 inclusivement.(2) Nous les donnons ici.sinon dans la forme du moins pour le fond.Kn 1733, n’étant âgé que de 15 ans, Jumonville était à la Baie des Ruants, sous les ordres de son Que fit Jumonville de 1733 al739 Il ne ledit pas.Peut-être demeura-t-il au poste St-Joseph des Illinois ?En 1739, il prit part à l’expédition contre les Chtea-elias, qui, comme on sait, turent vaincus et forcés de faire la paix.(3) (1) Registre do Contrecœur.(2) Arch.du Séminaire.—Copie ancienne .too u f.u- rone par l’abbé Holmes en 18.57., (3i Le volume 44 de la collection Moreau St-Méry (Archives de la marine), renferme plusieurs relations de celte expédition ; on y trouve les noms de M.doV Uhers et du chevalier de Villiers.fRap de Richaid, ISA-*, p.8 tt .— 208 - T'erdaî - ' i.ver Oé ]745, on le trouve en Acadie ' ’ ' ?‘• - ce M.Marin et il nous apprend qu'il ISfî.a ¦ ¦ 'r' «rir les bois, en raquettes.La: née- *e .était encore en Acadie, niais ¦ - M deFar.ezav : i n'est pas impossible qu’il ait : ' : • b ¦¦ t.'.: •.- Mines, bien que son nom ne soit pas mentionné.L: — ' v te à :a Ri vière-aux-Sables, à la aiset de Sauvagt- pour s’op-’ " 1 5 f vs Agniers : la même année, il * * ^ * * i.t- l ire Collar, sous Its ordres > y.de In.eo7T*e Faîne.: • î 'i' n» mes gens, tant Français que Sauvages et un Anglais pii est mon domestique, auront tous la vie sauve et ia liberté, sans qu’il nous soit tait aucun tort ou violence, soit en nos personnes ou en ce qui nous appartient.“ Nous sortirons du tort avec nos armes,tambour battant, mèche allumée, balle en bouche, enseignes déployés et emporterons avec nous, les deux canons que nous avons emportes de France.3° Nous seront transportés tous ensemble, en votre propre vaisseau, à Plaisance, qui est un fort français de Terre-Neuve.Nous ne voulons point rendre le tort jusqu'à ce qu’on nous embarque et nous aurons le pavillon trai ais arboié dans le fort jusqu’à ce que nous en sortions.“ Si nous rencontrons de nos vaisseaux,il y aura trêve entre vous et eux, et il leur sera permis de noue transporter avec tout ce qui nous appartient.“ 53 Nous emporterons avec nois tous les castors et autres marchandises que nous avons traités cette année, qui seront embarqués avec nous sur vos vaisseaux.“ G° Tous mes gens emporteront leurs hardes et tout ce qui leur appartient sans qu'ils soient visités ni pillés de quoique ce soit.“ 7° Pendant le voyage en cas de maladie, vous nous fournirez tous les remèdes et medicaments dont nous aurons besoin.“ 8° Les deux Français qui doivent revenir avec les Indiens seront reçus dans le fort à leur retour, où ils seront traités comme les Anglais et transportés en Europe la même année, où il leur sera fourni toutes choses nécessaires pour les rendre à La Rochelle.“ Nous aurons le libre exercice de notre religion et il sera permis ail père Jésuite, notre missionnaire, de faire publiquement les fonctions de son ministère.” Allen, au mépris de ses engagements, conduisit LaForest et ses gens en Angleterre.Arrivé Plymouth en octobre suivant, LaForest porta aussitôt ses plaintes au c unmissaire de la marine du ce port.Mais Allen qui voulait garder son riche butin trouva des gens assoz influents p >ur faire retarder in léli-nimeut la prise en considération de la plainte île La Forest.Celui-ci tomba malade et mourut à Londres le 27 août 1607 La Cour de France s’occupa cependant do ce déni de justice et le 8^ article du traité de paix signé Ryswick le 20septembre 1697 déclare que 11 capital t-tion accordée par les Anglais au cemm m laut du fort Bourbon le 31 août 1696 sera exécuté suivant sa forme et teneur, et les effets dont il fait mention incessamment rendus. - 224 — QUESTIONS 1152—Dans la Notice Biographique sur le Vtc Walsh, écrite par le comte d’Hossonville, en préface des Souvfhirs de Civijvarite Avs de Walsh, je lis, page 12 : “ Enfin le même cour te de Walsh-Serrant lut créé par Louis XV colonel piopriétaire de l’un des trois régiments de la biignde irlandaise qui se classait ainsi : Berwick, Walsh, Dillon Et en note, au bas de la page : “ Le régiment de Wralth a contribué par sa valeur à la conquête du Canada et particulièrement de Québec.Le burin s’est chargé de consigner ce fait historique 11 y a évidemment erreur quant à la conquête du Canada par un régiment français, mais pour la défense ?Le régiment de Walsh est-il venu au Canada ?Si oui, houb cpiel nom ?Gonzague 1152—Quels set vices le pilote Baby avait-il rendus aux Anglais pour être si bien unité par eux quelques années après la conquête ?Navig.1154—Je lis dans Daniel qu’eu 1784 LouisXVI créa Michel Cl artier de Lotbinière marquis.Ce lait est-il bien authentique ?Les lettres de création de ce marquisat existent-elles encore ?Noislk 1155—En mai ltîbô, le Conseil Souverain décide de tenir scs séances dans la maison du nommé Lavigne, huissier, le palais étant réservé jour Mgr de Tracy que l’on attendait.Le Conseil donne en même temps plusieurs cidres pour des léparations au palais destiné au vice-ioi.Quel était ce falais ?Où était-il situé ?Ri p.
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