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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1907-08, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL 13 AOUT 1907 No 8 LE CHAPITRE DE LA CATHEDRALE DE QUÉBEC ET SES DELEGUES EN FRANCE.LETTRES DES CHANOINES PIERRE HAZEUR DE L’ORME ET JEAN-MARIE DE LA CORNE.—1723-1773— Je ne me propose pas deciire ici l’histoire du chapitre de la cathédrale de Québec, mais plutôt de publier quelques lettres de ses délégués en France, les chanoines De L’Orme et de la Corne.11 convient cependant de rappeler en peu de mots ce que fut cette vénérable institution pour mieux faire goûter les documents qui la concernent.Etabli, le (i novembre 1081, par Mgr de Laval, le chapitre était composé de tiei/.e chanoines, dont cinq dignités : le doyen, le grand chantre, l’archidiacre, le théologal et le pénitencier.Il y avait de plus quatre chapelains et six enfants de chœur.Le premier évêque de Québec était obligé par la bulle d’érection de son évêché à l’établissement d’un chapitre, car, à cette époque, on ne concevait pas qu’un évêque pût se passer de chanoines ; on sait que depuis les idées se sont un peu modifiées.N empêche, comme l’écrit l’abbé Auguste Gosselin, (') “qu'il est conforme à l’esprit de 1 Eglise, que chaque cathédrale ait sou chapitre.Les chanoines n’ont pas seulement pour mission de chanter l’otiice divin ; ils forment le conseil naturel de l’évêque, et sa cour dhonueur.Ils l’entourent à l’église et l’assistent dans ses fondions épiscopales.Ils le remplacent, au besoin, pour une foule de détails d'administration ; et surtout, à sa mort, ils sont chargés de pjurvoir (Il Vit de Mgr de Laval, vol.2, pme HJa, 1ère édition. — 226 — an gouvernement du diocèse pendant l’interrègne.Les chapitres font partie de toute église parfaitement organisée.” Le Concile de Trente dit que le chapitre, dans la cathédrale, est un sénat établi par l’Eglise pour venir en aide à 1 é\' |ue par ses conseils et pour participer à l’administration du diocèse.Les chapitres sont obligés de chanter ou de î *¦ iter publiquement l’office divin, de même qu’ils sont tenus tous les jours a la messe conventuelle, et pour s’exempter de remplir ces deux devoirs, il leur faut un induit du ¦"-aint-Siège, Le chapitre fondé par Mgr de Laval ne son_ei pas a demander de dispenses de ce genre.L’oflice se faisait régulièrement et publiquement tous les jours.A six in mes, on incitait prime, tierce, sexte et none, puis :t neuf heures avait lieu la messe conventuelle.A une heure on chantait wprès et complies ; puis à cinq heures matines et laudes.(') Si le service du chœur ne doit pas intt riompu, on comprend, que moyennant une raison mi tuante, un ou plusieurs chanoines peuvent s’en absente!.La preuve en est que le droit canonique leur accorde à chacun trois mois de vacance par année.I our ce qui regarde ceux de Québec, ils ne se trouvèrent presque jamais réunis en grand nombre dans le chœur de ni cathédrale, d abord parce que plusieurs étaient curés, et ensuite parce que cl autres demeurèrent peu de temps eu Canada et presque toujours en France ; enfin quelques-uns étaient empêchés d’assister, soit par la maladie soit par le soin de leurs affaires.Quelques faits et quelques citations donneront une idée assez exacte de leur fidélité à observer la résidence.IJn mémoire de 1720 dit en parlant des premiers chanoines : “ de ces messieurs il n’y avait que MM.de Jlernières, de Maizerets, Glandelet et quelques années.M.de Bruslon et M.Buisson qui résidassent et assistassent au chœur, tous les autres étaient en mission.Meme à la graude cérémonie de la première un iiuc.re.M.Hazeur me promit de „ “e •|ama,s me faire de peine pour le paiement, et nous bt acte pour avoir part à ce qui pouvait se faire de bien dans notre maison.” de vois en note, à la page 335 du même ouvrage: ne place de conseiller au conseil supérieur de Québec étant venue à vaquer, M.de Laval, ancien évêque de cette ville, qui connaissait la vertu et le mérite de M.lazeur, jugea qu’il la remplirait très dignement, et lui ordonna de la solliciter.De son côté, M.de Champigny intendant du ( anada, la demanda lui-même, en 17üf au ministre, pour M.Hazeur.Celui-ci en fut en effet pourvu malgré les oppositions de M.D’Auteuil, procureur gené- ni Hien .les notes m'ont (SU! fournies sur la famille 1 en remercie.Hazeur parM.IM; H0y et je — 235 ral, qui alléguait que le candidat n’avait aucune connaissance du droit, et qu’ayant plus de cinquante ans, il était trop âgé pour l’apprendre.(') M.Hazeur exen;a donc la charge de conseiller, sans cesser pourtant de se livrer comme auparavant à des entreprises commerciales.L’une des plus considérables fut un établissement pour la p«-che des marsouins dans le tleuve St-Laurent pour lequel vie roi lui faisait une gratification chaque année.Dans l’exercice de sa charge de conseiller, il justifia pleinement les espérances que M.de Laval, M.de Callière et M.de Champigny avaient conçues de lui ; car une preuve bien remarquable de l’intégrité et de la droiture de sa conduite, c’est qu’après le retour en France de M.de Champigny, et après la mort de M de Callière, ses protecteurs, il mérita au même degré l’estime et la confiance de M.de Vaudreuil et de M.Raudot, qui leur succédèrent dans le gouvernement du pays.Au décès de M.Hazeur, (a), ils écrivirent de lui en ces termes au ministre de la marine, le 14 novembre 1708 Le Sieur Hazeur, con-“ seiller au conseil supérieur de cette ville, est mort re-“ gretté de tout le monde à cause de son mérite, de sa “ vertu et de sa droiture.Il a laissé un fils avocat au par-“ lement de Paris, qui remplira sa place si vous voulez “ bien avoir la bonté de lui accorder cette grace.^ 1 ermet-“ tez, Monseigneur, aux sieurs de ^ audreuil et Raudot de “ vous représenter qu’en cette occasion les services ou “ père doivent vous engager a procurer au tils cette place “ de la bonté de Sa Majesté.” M.Hazeur était seigneur de la Malbaie, seigneurie concédée d’abord, le 7 novembre 1072 par l’intendant 1 alon à Philippe Gauthier, Ecuyer, sieur de Comporté, conseiller du roi.Le 15 octobre 1087, François Hazeur, conjointement avec Pierre Soumande, sieur de L’Orme, son beau-frère achète par contrat passé devant maître Gilles Rageot, no- lll II t„t nommé le 1er Juin l'« et siégea pour la 1ère loi» le I décembre suivant (21 30 juin 1708. .aire rnval, les deux tiers de la Seigneurie.Le 12 octobre loss, Uazeur obtient l’antre tiers par sentence d’adjudication de la prévôté de Québec.Ehfin, le 28 mai ilOO, l'.u acte passe devant maître Cluuibaloo, il devient propi irrane de toute la seigneurie, ayant désintéressé son oeau-tiere.L _.i mars 1691, le comte de Frontenac et l’intendant -diainpigny concédaient au même Uazeur une étendue ' e terre au heu appelé la < J rande-Vallée des Monts, de ! ' l!V lfJ,ies 3.Je ne dirai qu’un mot de sa sœur Anne, épouse du docteur Sarrazin, et je renvoie le lecteur à l’iuteressante notice biographique écrite par Mgr Latlamme sur le fameux médecin.(3) j , .Un des correspondants de 1 éditeur des liecherrhe* Historiques, lui écrivait naguère : “Mlle Hazeur, épouse de mon bisaïeul, Michel Sarrazin de l’Etang, décecle a Ouébee le 9 septembre 1734-, était de très bonne noblesse, originaire du Limbonrg belge (de la ville de "S erviers).Les armes de la famille sont : d’argent à trois lozanges d’azur, deux en chef et une en pointe.” 11 sera plus loin question de madame Sarrazin dans les lettres de son frère le chanoine Pierre Hazeur de L’Orme.Ce dernier était né à Québec, le 22 décembre lb8l ( ) Entré au Sémindre, le 12 mai 1692.il mpit la tonsure des mains de Mur de Ltval le 24 juillet 1,01, les ordie* mineurs le 24 août 1703, le sous-diaconat le 10 décembre 170"), le diaconat le 2 février 1700, et la prêtrise le-o avril 1000.(') ill Archives ) >ucieté Royale tin Canada, U*" l.U Murai les actes manmiorî i ni • me je tiener.Tout le monde en comprendra 1 important e.’ Eh bien, ces dernières or ii mentioniK ei cette liste ttahle et Pierre Hazeur signe toujours : “ Hazeur De L’Orme ”, ajoutant a son nom celui de De L’Orme qui appartenait i la famille Soumande.Pierre Soumande était Sieur de l’Orme.Nommé curé de Champlain, dès 1707, M.Hazeur De L’(Irme y signa son p-emier acte le 14 février, et le dernier le 21 septembre P '2'2.Mais du 20 octobre 1711 au mois «le novembre P 1 2, il lit un voyage en France et fut rempli ' par AI.P.Jloy, curé de Batiscan, et surtout par le I ie florentin.A son retour, il rédige l'acte suivant oublié pir le bon lîécollet : " Le 2 juillet P 12, a été inhumée Alarie Madeleine .par le Pere florentin, lequel a desservi la paroisse pendant mon séj mr en Francs.” 1 onuue 1 église et le couvent venaient d'être construits a ( hauiplain, par sou prédécesseur M.leoll'roy, M.Hazeur n eut rien a faire de bien important au point vX.;.1;;,r,i”tbb,!^Tsrjr ",i"i'"rs ,lcs lrùr"nvael,,thc et ¦ l«7w! Al!irliré' 1Jlai'olmt tle 5111 11 'lues Leblond, Pierre llnreur De l'Orme et iJ KnV-VflT'":* So"*",i;“'onat ôire Hyacinthe Pelfresne, et diaconat de M.Char- II';, .* ; j,i;y.‘Vf1;- M.',1 J‘ ',"es.UNowl, Jmeph Thierrtl Hazeur, Pierre " ' th '¦1,1 "" 1 liarles Hazeur.les Ormeaux 1 -Prêtrise tie M.Jean Menage.‘ ' Tonsure du frère bernardin Lâchasse.< > ; « • rt-H mineurs 'lu un ne et «le M.Michel Devaux-bescormiers.¦ 3ou** le chanoine Jo-sepn-i hieiry Hazeur, dautant plus que c’était à lui qu’il conhait ses secrets, ses espérances et ses ennuis.hre H Ul"*ri,,U1U 168°’.ll1ei,tra au séminaire le 1L septembre lb.U pour en sortir le 22 mai 1696, étant dans sa p.emiere année de philosophie.Les directeurs ne trouvaient chez lui „i aptitudes ni goût pour le travail » inclination pour l’état ecclésiastique, ce qui ,,e ]’em- 9 aottPia689dyirUtI'er f d’y /dire 8011 cllüllliü- tonsuré le • août 16.,, il reçut les ordres mineurs le 11 novembre JeSrUrii ““T' «jhargiS, 1W, suivant^ “Kcm iu'- Nous, prêtre, chanoine de l’église cathédrale de Québec, sommes venu en la paroisse de St-François de Sales de Neuville y faire les fonctions curiales pour le temps (i nné année entière, après la mort ci-dessous marquée de -u.Basset.Nous sommes arrivé en cette paroisse le 5 décembre 1716.Ad majorm üei gloriam Virqiniaque Mance.“ Hazeur, Ptke ” Fuis on lit plusieurs lignes d'éloges à la mémoire de son prédécesseur.M.Hazeur comptait ne passer qu’une annee à la Pointe-aux-Trembles ; il y fut curé jusqu’en septembre 1725.J’ai bien, sur son administration, quelques notes que M.l’abbé Soulard, le curé actuel, a eu la bonté de m’écrire ; mais je ne crois pas que les événements qu elles rappellent soient assez importants pour être mentionnes ici, d autant plus que les digressions ont déjà été assez fréquentes et assez longues.Sans donc m’attarder davantage, je trouve que M.Hazeur fut nommé grand pénitencier du chapitre, le 24 mai 1723.Le 20 juin 1740, 11 prend possession de l’évêché au nom de Mgr de Laube-rivière.Le 7 novembre 1740, le siège étant vacant,'les chanoines le choisirent pour “ Grand Vicaire dans toute 1 etendue du diocèse ’.CV:t ce qui lui fournit l’occasion et l honneur de publier un mmdement pour raviver la dévotion à “l’immaculée Mère de Dieu” et pour ordonner aux piètres de réciter après la messe les litanies de la Sainte Vierge et quelques autres prières.“Donné le 12 novembre 1740.” (¦) Le chanoine Hazeur fut tout naturellement mêlé aux dillicultés et aux chicanes du chapitre.Ce n’était pas un homme d’un grand esprit et il me parait bien inférieur à son frère.Quoiqu’il en soit, il eut sa part des reproches de la Cour de Fiance.En 1730, Al.de Alaurepas écrivait au gouverneur et à l’intendant : iDManiementt de» cirque» tic ieire Maillard, survenue à main S T aî>Û6I1
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