Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juin 1911, juin
BULLETIN DES RECHERCHES .fol.XVII LEVIS—Il IS 1911 No.ti SOUVENIRS DUN VOYAGE EN BRETAGNE PliÉRIN, LIEU DE NAISSANCE DE MGR BkIaND.—La MAISON PATERNELLE.—Le PORTRAIT DE L’ÉVÉQUE.— Gauthier du Mottay.— M.le chanoine de VlLLERABEL.—FAMILLES SaULNIEK ET BRIAND.— Notes biographiques.—Mémoires de famille par Catherine Briand.—Les Filles du St-Esprit.— Portrait du chanoine Allknoue de la Ville-Angevin.—Lettres de Mgr Briand.(Suite) • Autre lettre.Très chère Catherine et bien aimée sœur, je vous ai déjà écrit.tout ce qui pouvait vous intéresser depuis un an à mon sujet.Ma santé est à peu près la même ; quoique les années augmentent en nombre, je ne me suis pas aperçu dans ma dernière visite que mes forces fussent diminuées.J’ai beaucoup sué, j’ai parlé avec véhémence, longuement ; les chaleurs étaient grandes, plu que je ne les ai vues depuis trente ans que je suis i i en Canada.Je n’aurai rien du côté du corps à offrir à Notre-Seigneur, sans la sciatique qui me fait souffrir surtout le matin ; elle n’a pourtant pas réussi à m’empêcher de célébrer tous les jours le saint et adorable sacrifice de nos autels qui est presque ma seule consolation à mou âge ; et dans 709495 - 162 — urn place quelle récréation la terre peut-elle me donner, quand on a de la foi et qu’on veut ce que Dieu veut.Vous parlez de mes adveisités, de mes inquiétudes, de mes embarras, de ce qu’on appelle croix, peines et chagrins; ce serait un détail trop loug que vous n’entendriez pas et dont vous ne pourriez vous faire une juste idée.11 suffit à votre amour pour votre frère évêque, de savoir que je ne suis pas privé des faveurs spirituelles attachées par Notre Seigneur à l’épiscopat, c’est-à-dire des contradictions, mais que mon cœur n’en est point troublé et qu’il en sent peu les atteintes.Ce n’est point vertu, c’est caractère, c’est bonté de mon Dieu, c’est miséricorde et compassion de lui ; il connaît ma chétiveté et il en a pitié.Suit la copie d’une lettre de M.Pressart, directeur du Séminaire de Québec.Elle n’est pas datée, mais elle a été écrite en 1772.“ Comme Monseigneur de Québec est à 60 lieues d’ici, je crains que.vous ne receviez pas de ses nouvelles par les derniers vaisseaux.Je vais tâcher de suppléer.Il n’y a que J semaines que je l’ai quitté, il joui sait alors d’une parfaite santé ; nous serous privés de sa présence jusqu’au printemps prochain, et c’est un deuil pour la ville de Québec et particulièrement pour le Séminaire dont il était regardé comme l’âme et le père 11 a été fort occupé à son ordinaire pendant tout l’été; il a fait des visites pendant tout le mois de juin et n’est revenu à Québec que pour les ordinations, et sacrer son coadjuteur.1 >ès la mi-juillet, il a repris le cours de ses visites pendant lesquelles il a eu des chaleurs excessives à essuyer.Il est depuis le 10 août au Séminaire de St-Sulpice.Cette ville est aussi peuplée que Québec.Il y a plusieurs communautés religieuses, les campagnes des environs sont beaucoup plus peuplées et plus fertilisées qu’ici.On y établit tous les jours de nouvelles paroisses et de nouvelles églises ; tout cela demandait que Monseigneur y fit une rési- — 163 dence plus longue qu’il n’avait pu eu faire jusqu’à présent; voilà ce «qui l’a déterminé à passer tout l’automne et l’hiver à Montréal.11 finira ses visites au mois de juin prochain, en descendant à Québec.Le trop petit nombre de prêtres que nous sommes au Séminaire de Québec ne m’a pas permis de rester avec lui.Les vacances finies, je suis revenu à mon poste.Vous pouvez juger par ce petit détail qu’il n’y manquera pas d’occupation, mais aussi n’y manquera-t-il pas de soins.Si quelque chose le fatigue dans ce pays-là, ce ne sera que le trop d’attention qu’on aura pour lui.Il en est rempli pour les autres, mais il ne veut pas qu’on en ait pour lui.Le Séminaire de Montréal est la communauté du Canada la plus respectable, la plus régulière et en même temps la plus nombreuse et la plus riche.Tous connaissent Monseigneur et sont pleins de vénération et de respect pour lui et feront leur possible pour lui rendre le séjour de Montréal agréable, d’autant plus qu’ils sont persuadés qu’il aime mieux Québec.Quant au climat, celui de Montréal est beaucoup plus doux et il y a presque un mois de différence pour la longueur de l’hiver.Le séminaire de Québec a perdu, il y 3 mois, le plus ancien de ses directeurs, nommé M.Jacrau, qui était revenu de Paris avec M.votre frère et qui était son confesseur depuis la mort de M.de la Ville-Angevin.Notre maison a souffert d’un incendie le 11 août dernier, qui a consumé une partie considérable qu’on rétablit en ce moment; nous estimons notre perte à 1200 livres.La générosité de Mgr votre frère fera qu’il ne nous en coûtera pas tant.La partie où étaient ses appartements n’a souffert aucun dommage.Voici la 3e,“' année que le bon Dieu nous donne une bonne récolte de blé.Si vous avez occasion, je vous prie d’assurer M.Raoult de mes respects.M.Guy-chard demeure au Séminaire de Montréal ; Mgr votre frère aura le plaisir d’entendre sa belle voix tous les — 164 — dimanches.Une part, s’il vous plaît, dans vos prières.Je suis avec le plus profond respect, M.01.Pressart, prêtre au Séminaire de Québec.” “ (Ce M.est de l’évêché de Quimper et M.Guy-chard aussi.M.Raoult est un de leurs amis et prêtre du séminaire de Quimper.)”.“ Les paroisses depuis l’augmentation des grains sont riches pour les recteurs ou curés, il y en a de 5, 6, 8, 10 jusqu’à 15000 livres, les moindres valent 1200 ; (1) mais peu thésaurisent à ce que dit mon frère, parce que l’on y vit bien et qu’il y a beaucoup de pauvres.“Remarques de 1776-1777-1778.” “ La guerre entre les Anglais et les Postons continue toujours.La partie du Canada se défend toujours et repousse les insurgés.Malgré que la France vient de s’unir avec les Bostons, quoique unis, les Anglais de Londres se défendent vigoureusement Mou frère se porte très bien cette année 1778 et il m’assure, quoiqu’on en dise, qu’il sera toujours ferme à son devoir ; et malgré les reproches ou plaintes qu’on lui fait pour la fermeté, rien ne pourra le faire agir coutre sa conscience et la religion.Sa lettre de 1778 est écrite du 26 juillet, je l’ai reçue le 7 janvier 1779.M.l’abbé de la Corne est nommé son grand vicaire en France, c’est son fidèle ami depuis plus de 85 ans.Il est abbé de l'Etoile et de Méohec, il était doyen et chanoine de la cathédrale de Québec.Il passa en France dans l’autre guerre en 1762 ou 1768, (8) il a toujours pris soin des allaites spirituelles et temporelles de mon frère et crainte de mort ou d'absence il vient de nommer M.la Vallée aux économats chez M.de Sainty, directeur (1) Ce sont là des notes écrites par Catherine Briand elle-même.(2) Erreur : l’abbé de la Corne partit de Québec pour aller en France le 8 novembre 1750 et il ne revint jamais au Canada. — 165 — des économats à Paris, rue des fossés Montmartre.C’est à ce M.la Vallée que nous adressons nos lettres pour le Canada et il les affranchit pour Londres avec les autres paquets pour notre frère, l’évêque de Québec.” “ Extraits d’autres lettres de J.01.Briand, évêque de Québec.” “ 1781.Il se porte bien en ces deux lettres qui sont toutes pleines d’avis et d’instructions pour mon état et la place que j’occupe .” “ 1782.J’ai reçu, ma chère sœur, votre lettre ou plutôt vos lettres dès le commencement de juin ; les nouvelles que vous me donnez de la famille m’ont fait un vrai plaisir, celle de votre santé surtout et de votre sœur veuve m’a fait répandre des larmes, c’est le défaut des vieux s’il en est un.Je reverrai mon neveu (1) après qu’il aura fait sa théologie, il sera bien reçu ; notre illustre gouverneur qui me donne trop de marques de bonté et qui est prévenu le recevra bien, j’ai tout lieu de l’espérer.Les Anglais continuent de me donner des marques de considération et plus que les catholiques.La guerre avec les Français n’eu a rien diminué, parce qu’ils connaissent ma franchise et sincérité et que ma conscience et mon devoir sont bien au-dessus de toutes les autres considérations.Quand plaira-t-il à Dieu de nous donner la paix ?Je la demande, et si je n’obtiens rien, c’est parce que mes péchés sont un nuage épais qui empêche sans doute mes prières de percer jusqu’au trône du Tout-Puissant.Je ne sais pourquoi le bon Dieu me laisse vivre, ma pauvre sœur, je ne suis pas plus malade que l’aunée dernière, quoique je sois plus vieux ; il faut pourtant avouer que je suis plus faible et qu’une grande messe épiscopale me rend quasi à la tin de mes forces, mais je n’en ai que 12 à 13 par année; c’était, il y a deux (1) Le jeune Duchêne. ans, un jeu pour moi.Hier, fête de la Délicace des Eglises Cathédrales et autres du Canada, je n’en pouvais plus, aujourd’hui je suis plus fort mais pas encore trop.Dites donc à notre famille et à nos amis que ce n’est pas par paresse ni par indifférence que je ne leur écris pas en particulier, mais par vieillesse, et en même temps assurez-les de ma tendre affection et que je prie souvent pour eux à la sainte messe que je n’ai pas manquée une seule fois depuis bien des années, car il y a longtemps que je n’ai pas pris de médecine, malgré toutes les exhortations des nonnes ; je me crois plus savant qu’elles.Vous allez dire : voilà bien mon frère; oui c’est lui, c’est celui qui vous aime grandement.J.01.Evêque de Québec.” “ Québec, le 15 juillet fête du patron de mon cher Evêque prédécesseur (S.Henri).“ Un des deux prêtres que vous m’aviez envoyés retourne en France et est le porteur de celle-ci.La maladie du pays était si forte qu’il en serait mort si je l’avais retenu.“ Autres lettres de 1782.Reçues le dernier jour de l’an à Plérin.” “ Je vous écris encore, ma chère sœur, dans la dernière saison afin de vous donner des nouvelles de ma santé qui continue toujours d’être aussi bonne que je puis l’espérer à mon âge.Vous ne manquerez pas de faire tous mes compliments à toute la famille et surtout à la chère sœur Yvonne et à tous ses enfants, et au neveu Briand, s’il continue toujours d’être sage et appliqué à ses affaires, à son épouse, à ses soeurs, ses enfants et à tous nos parents et amis.On me marque biaucoupde bien de notre neveu l’abbé Duchêne.J’ai donné ordre de ne le laisser manquer de rien ; je ne l’attends que dans trois ou quatre ans, car je veux qu’il ait achevé toutes ses études afin de m’être plus utile et à mon diocèse.Il m’écrit cette anuée que c’est à M.Vitel qu’il est redevable du bonheur qu’il a eu d’être —167 — admis au séminaire du St-Esprit, je vous prie d’en faire de vifs et sincères remercîments à ce respectable recteur et de l’assurer de mon respect.Saluez de ma part toutes vos chères Sœurs et dites à ma nièce Cato toutes les plus jolies et tendres choses, qu’elle prenne soin de se remplir de la sainte dilection, d’avoir une grande dévotion et confiance aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie et de m’y offrir quelquefois, surtout après ses communions.Qu’elle pense à son patron S.Augustin représenté portant un cœur enflammé à la main, qui lui annonce par là que pour être la vraie fille du St-Esprit, elle doit faire toutes ses actions par le pur amour.” “Je suis bien tendrement votre frère ” “ J.O.Evêque de Québec.(Québec .le 8 nov.1782) ”, “ Cato, c’est Catherine-Charlotte Briand dite Sœur Augustine, Fille du St-Esprit.” “ 1784.Les lettres de mon frère de Québec à Paris marquent que sa sauté se dérange, que des contractions de nerfs le font beaucoup souffrir de l’estomac et de la poitrine.Il demande des prêtres de France à la cour d’Angleterre ; il demande fortement son neveu Yves Duchêne, théologien et clerc tonsuré au Séminaire du St-Esprit à Paris, et je reçus uue lettre de M.l’abbé de Villard, grand vicaire de l’évêque de Québec et protecteur du dit Duchêne.Il me marque l’avoir envoyé à Londres où il est arrivé le 8 mars 1184 avec deux confrères du même séminaire, en attendant les ordres du ministre Anglais pour partir.“ Il s’appliquent à la prière et à l’étude de la langue anglaise où ils ont déjà fait des progrès.Sitôt arrivés à Québec, ils sont destinés à travailler au Séminaire de Québec sous les yeux et sons les ordres de mon frère.Voilà ce que je peux dire pour cette année du moins jusqu’à ce jour 28 avril 1784.Mon frère a 69 ans, étant né en 1715 et moi.1722.Ma sœur Marie- Yvonne,,.née à Plérin le 80 juillet 1730.Une — 168 — lettre de mon neveu Yves-François Duchêne du 3 mai 1784 m’apprend son retour à Paris et sa rentrée dans le Séminaire du St-Esprit.Les Anglais ne lui ont point permis de passer à Québec.” (1) “ 1785.Au mois de janvier, je reçus une lettre de mon frère, en date du 28 octobre 1784.Sa santé est très dérangée, des spasmes sur la poitrine et l’estomac le font souffrir nuit et jour.Il ne croit pas vivre longtemps et ne craint pas trop d’aller rendre compte à Dieu et à son Sauveur, et non aux hommes.Voilà ce qu’il dit malgré que ses comptes seront terribles.Au mois de juin 1785, on me mande que mon frère a eu une attaque au mois de février et qu’il l’a soutenue vigoureusement, que depuis il allait mieux.“1785-1786.Je reçus le 17 décembre une petite lettre de mon frère l’Evêque de Québec en date du 4 novembre 1785 ; il me marque être mieux qu’en 1784.“ 1787.Le 19 décembre, je reçus une lettre de mon frère de Québec.Il se porte mieux que les 2 ou 3 dernières années, il peut dire la messe tous les jours, toujours souffrant mais content de ce que Dieu veut.Il me prêche toujours le détachement.” 1789.J’ai reçu le 9 janvier une lettre de mon frère l’évêque de Québec, datée du 18 novembre 178 j ; il est toujours souffrant, prêt à mourir ou à vivre de même, si Dieu le veut.11 dit la me«se tous les jours, grâce à Dieu.Il a toujours des spasmes, ou est asthmatique, car il marque qu’il dit la messe, pour l’ordinaire, à 9 heures et que quelquefois les accès l’empê- (1) “Né le 23 mars 1761, fils d’Olivier Duchêne et d’Yvonne Briand, de Pordic, après avoir passé 5 ans au Séminaire du Saint-Esprit, a été fait prêtre à Nantes.et s’est associé aux Messieurs Missionnaires dits Pères Musotins, demeurant à Saint-Laurent-sur Sèvre, en Bas-Poitou.” “ En juillet 1791, le dit prêtre Spiritain est en prison à Brest avec plusieurs bons recteurs et prêtres pour n’avoir pas voulu faire les serments exigés par l’Assemblée Nationale.” — 169 — chent de la dire avant 11 heures ; toujours au séminaire, aimé et respecté, très aimé de son coadjuteur qui fait l’ouvrage, car pour lui il ne peut plus travailler.” “ 1791.Une petite lettre de mon frère.Les nouvelles qu’on lui envoie par les Anglais de l’état de la l'rance, l’accablent, dit-il, et lui abrègent les jours.29 avril.Les nouvelles sont toujours alarmantes surtout pour la Ste Eglise et ses dignes ministres qu’on maltraite et qu’on emprisonne quand on les trouve.Plérin se distingue toujours par une spéciale protection de Dieu et de sa très sainte mère.Le bon pasteur M.Vitel et son curé, M.Hamono ne cessent de travailler au bien des âmes.Il y a 4 messes au bourg, celle de 10 heures, sans être chantée, est très solennelle.Un monde immense de tous les environs et surtout de St-Brieue, tous y assistent avec une piété extraordinaire.Adoremus in œternum se chante par le peuple avec un zèle et une piété qui fait verser des larmes.” Suit copie d’une lettre, du 15 octobre 1789, adressée par Mgr Briand à M.l’abbé Vitel, et dans laquelle je remarque le passage suivant : “Voilà quatre évêques (1) que j’ai au Canada où il n’était pas possible qu’il y en eût, disait-on.Un petit.de Plérin, eu Saint- Brieuc, est venu à bout de toutes les difficultés ! Vanité, si je n’y prends garde.Tout ceci est pour rire.Ce qui me fait rire, c’est ma joie et ma tranquillité d’esprit peut-être trop grande.Quand on voit le tombeau, il est temps de mettre de l’eau dans sou vin.Mais je dis tiestia festinat mors.Notre évêque est un peu porté à la mélancolie.Si ma sœur vit, elle peut vous dire, Monsieur, comme je parle sur la médecine ; pas trop bien sans doute, mais vrai selon mes sentiments.” Le mémoire ne contient pas d’autre lettre après 1791, et il se termine par une copie du testament de Mgr Briand qui mourut le 25 juin 1794.- ' ' Mgr Henri Têtu (1) Briand, d’Eglis, Hubert et Bailly. — 170 — ETUDE HISTORIQUE ET CRITIQUE SUR Les actes du Frère Didace Pelletier RÉCOLLET (Suite) PERSONNAGES DONT LES NOMS FIGURENT DANS LES ACTES DU FRÈRE DIDACE ^ Nota: Quand le personnage nommé a été guéri par le Frère Didace, nous le disons expressément.I.Clergé séculier.1.Mgr Jean-Baptiste de ia Croix Chevrières de Saint-Vallier, 2e évêque de Québec; sacré à Paris le .5 janvier le 88 ; arrivé au mois d’août suivant et décédé à Québec, le 26 décembre 1727, il lage de 74 ans et 41 ans d’épiscopat.Il ligure dans les Actes par ses approbations des procès-verbaux de 1699 et de 1717, et par le témoignage de sa propre guérison.2.M.Charles Glandelet, natif de Vannes, arrivé au Canada en 1C75 ; nommé théologal du Chapitre de la cathédrale en 1684, et doyen du même Chapitre le 4 décembre 1700; grand vicaire de Mgr de Saiut-Vallier à partir de 1680; supérieur du Séminaire de Québec 1721 à 1723 ; décédé aux Trois-Rivières, le 1erjuillet li-5, age de 80 ans.Il paiaît dans les Actes eu sa qualité de grand vicaire, ei la plupart des procès-verbaux sont dressés par lui.(1) (I) D après les A ctes du Frère Didace et des notes fournies par M.1 abbé Amédée Gosselin, archiviste du Séminaire de Québec, — 171 — M.Louis Geoffroy, Sulpicien, natif de Paris, arrivé au Canada en 1685, missionnaire en Acadie de 1686 à 1692 ; curé de la Prairie-de-la-Madeleine : nommé le 1" janvier lb92, installé le 20 septembre suivant; passé en France en 1695, de retour en 1697 ; desservant de Champlain de 1697 à sa mort, arrivée à PHôtel-Dieu de Québec, le 1" mai 1707 ; nommé en 1697 vicaiie général.C’est en cette qualité qu’il rédige deux procès-verbaux des Actes, en 1703 et en 1704, aux Trois-Rivières.(I) 4.M.Nicolas de Leuze, ordonné prêtre à Québec en 1693; chanoine de la cathédrale de 1693 à 1712 et curé durant la même période de temps de Sainte-Anne-de-la-Pérade ; repasse en France à l’automne de 1712.Il parait dans les Actes comme témoin dans le procès-verbal de 1704.(2) 6.M.Michel Philibert Boy; en 1702 à Sorel ; de décembre 1702 à décembre 1714, à Batiscau ; mort à Batiscan le deux janvier 1714.L’acte de sa sépulture n’a pas été rentré au registre de cette paroisse ; on y lit seulement la note suivante : “ Ici devrait être l’enterrement de feu rnessire Philibert Boy curé de Batiscan mort le 'd janvier 1714.” Il parait dans les Actes comme témoin dans le procès-verbal de 1704.(3) 6.M.Paul Vachou, canadien, ordonné prêtre à Québec, eu 108u ; chapelain du Chapitre de la cathédrale de 1684 à 1694 ; curé du Cap-de-la-Madeleine de 1685 à sa mort, arrivée le 7 mars 1729.11 connut certai- nement le Frère Didace aux Trois-Rivières.Il parait (1) D’après: Le» Sulpicien» et les prêtres des Missions- Etrangères en Acadie, par l'abbé H, R.Casgrain, et les notes de M.l'abbé Aniédée Gosselin.(2) D'après : le registre A des archives de l'archevêché de Québec, les registres paroissiaux de Sainte Anne-de la-Pérade, les notes de M.l'abbé Aniédée Gosselin.(3) D'après: des notes prises par lions dans les registres paroissiaux de Batiscan. — 172 — dans les Actes comme témoin dans les procès-verbaux de 1718 et 1704.(1) 7.M.Jean Basset, ordonné prêtre à Québec, en 1675; missionnaire de la Pointe-aux-Trembles, comté de Portneuf, du 28 novembre 1680 au 10 septembre 1681 ; curé de la même paroisse de 1685 à sa mort, arrivée le 20 novembre 1716.Il paraît dans les Actes par sa lettre dans laquelle il rapporte un miracle du Frère Didace, et déclare avoir connu le serviteur de Dieu avant son entrée chez les Kécollets.(2) 8.M.Joseph-Martin Turpin.Il paraît dans les Jetés seulement comme secrétaire de Mgr de Saint-Vallier, au mois d’octobre 169'J.9.M.Philippe-Pierre Sauvenier de Coppin.Il paraît dans les Actes seulement comme secrétaire de Mgr de Saint- Vallier vers 1717.10.M.Pierre-Rodolphe Guibert de la Soudrays, Sulpicien, né a Bennes en 1660, arrivé au Canada le 8 juillet 1686 ; curé de Boucherville de lb88 à 1711 et de 1714 à 1716; mort le 17 mai 1721.Dans les Actes, il est fait mention de lui dans la lettre de M.Chèze.11.M.François Cheze, Sulpicien, né à Vallore dans le diocèse de Clermont en 1683, arrivé au Canada le 6 octobre 1712 ; procureur du Séminaire de Montréal, directeur de la Sainte-Iamille ; curé de la Longue-I ointe en 1124 ; mort le 24 mai 1740.Les Actes renferment une lettre de lui par laquelle il témoigne avoir (1) D apres : le registre A des archives de l’archevêché de Quebec, les notes de M.l’abbé Arnédée Gosselin et des notes prises par nous dans les registres .paroissiaux du Cap-de-la-Madeleine.1 2 (2) D’après le registre A des archives de l’archevêché de Quebec et des notes prises par nous dans les registres paroissiaux de la Pointe-aux-Trembles. - 173 échappé à une mort imminente par l’intercession du Frère Didace.12.M.François Vachon de Belmont, Sulpicien, né à Grenoble en 1645 ; arrivé au Canada, en juin 1680 ; vicaire général de l’évêque de Québec ; Supérieur des Sulpiciens de Montréal du 28 septembre 1701 au 22 mai 1732.Les Actes renferment une lettre d- lui, dans Laquelle il affirme avoir connu le Frère Didace.13.M.François Leschassier, Supérieur des Sulpiciens à Paris ; mort le 19 août 1725.M.C'hèze parle de lui dans sa lettre.(1) 14.M.Du Belloy, Docteur de Sorbonne.II.liéc.oüeta • 1.Père Donatien Larceneux, procureur des Récollets à Rome, en 1719, auquel le Père Joseph Denis adresse le premier document des Actes, sa lettre du 20 mai 1719 ; mort à Rome le 26 février 1722, âgé de 66 ans.2.Le Frère Pascal Daulé, mentionné par le Père Joseph Denis, dans sa lettre au procureur des Récollets à Rome, comme procureur à Paris des missions des Récollets dans la Nouvelle-France ; mort à Paris le 22 avril 17-4, âgé de 76 ans.3.Le Père Olivier Goyer, qui certifie conforme une copie du premier procès-verbal, le 26 octobre 1699, en sa qualité de Commis-aire Provincial des Récollets du Canada; mort à Saint-Denis, en France, le 8 octobre 1721, âgé de 58 ans.4.Le Père Julien Guesdrou, qui signe comme supérieur du couvent de Québec le même document que le (1) Nous devon» à la bienveillance de M.l’abbé II.Gauthier, prêtre du Séminaire de Saint-Sulpice, Notre-Dame, Montréal, les notes que nous donnons sur ces quatre Sulpiciens. Père Goyer ; mort ex-Provincial, à Versailles, le 30 avril 1735, âgé de 68 ans 5.Le Père Joseph Denis.Ce Eécollet tient une place importante dans les Actes ; il y paraît comme simple religieux le 26 octobre 1699 ; comme Commissaire Provincial le 24 septembre 1703, le 2 août 1704, les 1" et 17 novembre 1704 ; comme maître des novices le 20 janvier 1709, et comme supérieur du couvent des Trois-Rivières le 28 mai 1717.Il est décédé à Québec le 25 janvier 1736, âgé de 78 ans, ayant passé 59 ans en religion.6.Le Père Luc Filiastre, de Rouen ; mentionné dans les Actes comme supérieur et curé aux Trois-Rivières en 1703 et supérieur à Québec en 1704 ; il avait très bien connu le Frère Didace.Il est décédé à Québec, le 15 septembre 1721, âgé de 75 ans.1• 1ère Simeon Dupont, de Paris ; témoin au procè°-verbal du 24 septembre 1703, aux Trois-Rivières ; décédé en cette ville le 17 septembre 1732, âgé de 61 ans.8.Le hrère Didace.Ce Récollet signe au procès-verbal du 24 septembre 1703, aux Trois-Rivières.9.Le Père Alexis Lecours, né à Québec en 1673, ordonne prêtre le 23 février 1698 ; mort au mois de mars 1702, âgé de 29 ans seulement ; il est fait mention de ce Récollet dans le procès-verbal du 24 septembre 1703.10.Le Père Rertin Mullet ; il paraît comme supérieur des Récollets aux TroR-Rivières eu 1704 dans le procès-verbal du 2 août 1704 ; décédé à Versailles, le 10 juin 1740, âgé de 76 ans.11.Le Père Gélase de Champy, qui dresse un proces-verbal de guérison le 20 janvier 1709, et se dit : « ancien lecteur de théologie, Commissaire Provincial des Récollets missionnaires du Canada ; » décédé à saint-Germain, le 1er décembre 1738, âgé de 81 ans.12.Le Père Dominique de la Marche, qui signe en qualité de vicaire du couvent de Québec au procès-verbal du 20 janvier 1709 ; décédé à Montargis, le 14 novembre 1738.13.Le Père Florentin Favre de Belle-Roche, qui signe comme témoin à Québec au procès-verbal du 20 janvier 1709 ; mort à Paris, le 18 juillet 1728, âgé de 56 ans.14.Le Père Romuald Lebrun, un des signataires du procès-verbal du 20 janvier 1709, à Québec ; il signe aussi, en qualité de maître des novices à Québec, le procès-verbal du 28 mai 1717 ; mort en Canada, le 1er septembre 1731, âgé de 60 ans.15.Le Père Louis-Hyacinthe de la Place, ancien Lecteur en Théologie ; il figure dans les Actes, en qualité de Commissaire Provincial des Récollets de la Nouvelle-France, au procès-verbal du 28 mai 1717 ; natif de Rouen ; décédé à Versailles, le 30 janvier 1737, âgé de 64 ans.16.Le Père Augustin Quintal, Récollet canadien, ordonné prêtre à Québec en 1713 ; il signe comme témoin au procès-verbal du *28 mai 1677 â Québec ; décédé le 17 novembre 1776.17.Le Frère Louis-Hyacinthe Charret ; ce Frère convers est dit infirmier au couvent de Québec, dans le procès-verbal du 28 mai 1717, qu’il signe comme témoin.18.Le Frère Dominique ; il est nommé comme témoin au procès-verbal du 28 mai 1717, mais d ne signe pas ; ce doit être le Frère Dominique LeGros, mort en Canada en septembre 173t.19.Le Frère Didace Alexis.Alexis nous parait être une faute de copiste.Ce Frère Didace figure dans — 176 — les Actes au procès-verbal fait à Québec le 28 mai 1717 ; or à Québec môme, en novembre 1715, le Frère Didace Jérémie et non Alexis, est novice chez les Récollets ; mort à Québec, le 4 mars 1758, âgé de 79 ans.20.Le Frère Innocent.Ce Frère est témoin à Québec au procès-verbal du 28 mai 1717, mais il ne signe pas ; c’est peut-être le même que le Frère Innocent Fontaine, tierçaire, mort en Canada en 1731, â comme livre du maître. 180 — M.Edmond Kousseau est mort alors que son Catéchisme était sous presse.Voir la notice que nous lui avons consacrée dans la livraison d’avril 1909 de la revue La Tempérance.[1909] 1HH.(S.t.) Billet d’admission à des fauteuils réservés pour les zélatrices de la revue La Tempérance, à une séance antialcoolique avec projections lumineuses, donnée par les Pères Odoric et Joachim, o.f.m., à la salle des Zouaves, marché Berthelot, Québec, le 1er avril 1909, à, 8 heures p.m.Imprimé en polytypie, 4 x 2”3 pcs.Le 15 avril, même séance à la salle de la Garde Champlain, à Saint-Roch, et peu après à Saint-Malo.Mgr Itoy présida ces séances et y adressa la parole; Sir Frs Langelier, président de la Ligue antialcoolique de Québec, présent à la conférence du 1er avril, parla aussi sur la tempérance.[1909] l»î>.(S.t.) Lettre-circulaire adressée par madame veuve Edmond Rousseau aux curés pour solliciter l’achat du Petit catéchisme de tempérance et de tuberculose.Datée de Québec le 24 sept.1909.4 pp.grand in-8) les 3 dernières blanches. — 181 _ [1909] 200.Phototypie du Monument de tempérance de Beauport, avec la suscription : Monument de tempérance || Notre-Dame de Beauport.|| Dévoilé le 8 Septembre 1841 || par || Mgr Forbin Janson.|| Restauré le 8 Septembre 1909 || par || Mgr P.E.Roy.|| S.I.n.d.(Québec, 1909).L’image mesure 3i pcs x 5, la feuille entière 12 x 14"2 pcs.Nous donnons les inscriptions de l’ancien monument et celles du nouveau, fournies par madame Leila Geg-gie, de Beauport : ANCIEN MONUMENT [Côté sud: Façade] “La paroisse de Beauport a érigé ce monument en témoignage de la reconnaissance qu’elle a des bénédictions que le Dieu des miséricordes a répandues sur la Société de tempérance, fondée le 29 mars 1840.” [Côté sud] “ O Marie, qui avez été conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.” [Côté ouest] “ Que Jésus soit partout, Loué, Aimé et Adoré. — 182 — NOUVEAU MONUMENT [Côté Sud] t Monument de Tempérance Erigé le 7 Sept.1S41 par Mgr de Forbiu-Janson Evêque de Nancy Restauré le 26 Sept.1909 [Côté Est] .t St-Jean Baptiste patron de Tempérance protégez-nous Amour et gloire au Cœur de Jésus.[Côté Ouest] t Jésus Abreuvé de fiel et de vinaigre Ayez pitié de nous.Marie Refuge des pécheurs priez pour nous.Vive Jésus Vive sa Croix.[1909] 201.Catalogue || des membres de la || société de tempérance j| établie à St-Sauveur le 2 décembre 1906 || par Mgr L.X.Bégin archevêque de Québec.|| Par ce signe t tu — 183 — vaincras || Québec || A.G.Lachance, imprimeur || 141 rueBédard || 1909.j| 62 pp.in-18.Catalogue mis à jour pour 1909.Cette édition est augmentée du règlement de la Société de tempérance de St-Sauveur.[1909] 202.(S.t.).Circulaire du Surintendant de l’Instruction Publique aux inspecteurs des écoles catholiques de la province de Québec, datée de Québec, le 1er décembre 1909.S.I.n.il., (Québec, 1909).4 pp.(s.p.) pt in-4ü, la dernière blanche.“Avant que vous entrepreniez .otre tournée d’ins-pe;tiou d’écoles, je crois devoir appeler tout spécialement votre attention sur les trois sujets qui suivent.” Le premier de ces sujets est renseignement antialcoolique.Les inspecteurs devront insister auprès des maîtres et des maîtresses sur cet enseignement, compris dans l’enseignement oral de l’hygiène.[1909] 20».Extrait du procès-verbal d’une séance du Comité || Central Permanent de l’Action Sociale Catholique, tenue || à Québec, le 22 décembre 1909.|| S.1.(Québec, VAction Sociale).Feuille vol.grd in-8, blanche au verso.“Sur la proposition de Mgr C.-A Matois et de M.Cyrille Tessier, appuyés par Mgr C.-O.Gaguon et M. — 184 — F.X.Garneau, la délibération suivante e3t adoptée à l’unanimité ” : Suit la délibération Puis, “ 11 est résolu : Un Congrès de Tempérance sera convoqué et tenu, à Québec, eu 1910, à une date qui sera fixée par le Comité organisateur, sous le patronage et avec le concours de l’Action Sociale Catholique.” Le 25 octobre précédent avait eu lieu, A Ville Saint-l’ierre, le Congtès de Tempérance de la partie ouest de la ville de Montréal.[1909] îiOI.(S.t.).Lettre adressée avec la résolution du No précédent à certaines personnes, les priant de faire partie du comité organisateur du Congrès de Tempérance, et d’accorder à l’œuvre leur concours.La lettre, datée du 30 décembre 1909, est signée : Amcdée Denault, Chef du Secrétariat des œuvres de LA.S.C.S.I.(Québec, Y Action Sociale).Feuille volante, grd in-8, blanche au verso.205.(S.t.) Lettre adressée aux personnes invitees par la lettre du No précédent à donner leur concours à l’organisation du Congrès diocésain de Québec, leur demandant une réponse catégorique à ce dernier appel.Lettre datée du 8 février 1910, et signée : t Paul-Eugène Roy.Président du ( om.org.; Le Secrétaire : Amédée De- nault.S.I.(Québec, YAction Sociale.) Feuille vol.grd in-8, blanche au verso.[1909] 20».Bulletin paroissial || de || Levis [[.— Bulletin mensuel fondé à Lévis en 1910.Premier numéro paru en janvier.Abonnement, 25 centi ns.Se continue; 32 pp.in-8, les 6 dernières réservées aux annonceurs.Imprimé à VAction Sociale, Québec.Dans le Bulletin j^roissial de Lévis, lue notes historiques sur Lévis coudoient les écrits antialcooliques.Le Bulletin jpavoiseial de Lévis a donc un caractère de revue de tempérance très prononcé.Il est tiré à 3000 exemplaires, tous distribués à Lévis, à Bienville et è Saint-Joseph, par les élèves du collège de Lévis.[1910] 207.(S.t.).Formule de déclaration que la Ligue antialcoolique de Québec demandait aux candidats aux élections municipales de Québec en 1910 de signer.S.I.n.d.(Québec, YAction Sociale, 1910).Feuille vol.grd in-8, blanche au verso.“Je, soussigné, candidat au siège No.pour le quartier.m’engage à appuyer, si je suis élu, tout projet de règlement ordonnant que les bars soient fermés à dix heures du soir, les lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi, à faire tout ce qui dépendra de moi pour maintenir en vigueur le règlement décrétant la fermeture des buvettes jusqu’à sept heures tous les matins et à sept heures le samedi soir; à ne rien négliger, dans l’exercice de mes fonctions, pour assurer la stricte observation de la loi des licences, et la rigoureuse punition de toute infraction à cette loi.” [1910] SOft.(S.t.).Questionnaire adressé à tous les curés du diocèse de Québec par le comité organisateur du Congrès de Tempérance de Québec.C’est la matière d’une vaste enquête de tempérance pour chaque paroisse.S.I.7i.cl.(Québec, Action Sociale, février 1910).8 folios, blancs au verso, in-fol.Il y a eu près d>* 200 retours de ce questionnaire.Des résumés statistiques en furent dressés et répartis entre les ciuq commissions d’étude du Congrès, fis furent reliés en plusieurs volumes qui figurèrent à l’Exposition du Congrès de Tempérance.[1910] üOî».(S.t.) Lettre circulaire accompagnant le questionnaire du No précédent.Datée de Québec, le 11 février 1909, signée de Mgr Roy, président du Comité organisateur du Congrès de Tempérance de Québec.S.I.(Québec, Action Sociale, février 1910). — 187 — feuille vol.in-fol., blanche au verso, annexée au questionnaire.[1910] 210.No 438 || Cité de Québec [| Règlement || Pour amender les règlements Nos 400 et 427, concernant la |j fermeture des buvettes et la vente des liqueurs enivrantes dans || les magasins de liqueurs de détail.|| S.I.(Québec, 1910).4 pp.in-8, la dernière blanche.“ Il est ordonné et statué par le Conseil Municipal de la Cité de Québec, et le dit conseil ordonne et statue comme suit : " 1° Toute buvette dans chaque maison ou bâtisse où l’on vend des liqueurs enivrantes, dans la Cité de Québec, doit être tenue fermée jusqu’à sept heures du matin, tous les jours de la semaine.“ 2° Avant sept heures du matin, tous les jours de la semaine, il est défenlu, à qui que ce soit, de vendre des liqueurs enivrantes, dans une maison licenciée ou magasin de liqueurs de détail, dans la cité de Québec.“ 3° Toute personne munie ou nou d’une licence pour vendre de telles liqueurs enivrantes, qui refuse ou néglige de laisser fermée toute telle buvette pendant le temps qu’elle doit être tenue ainsi fermée, ou toute personne qui, avant sept heures du matin, vend des liqueurs enivrantes dans une maison licenciée ou magasin de liqueurs de détail, dans la cité de Québec, est passible, pour chaque offense, d’une amende n’excédant pas cinquante piastres et à défaut de paiement de la dite amende d’un emprisonnement n’excédant pas trois mois. — 188 — “ 4° Le préseut règlement est sans préjudice des dispositions de l’article 1111, des Statuts Refondus de cette province et de 1888, ou d’autres dispositions édictées par la loi pour les remplacer.“ 5° Le règlement No 400, passé par ce conseil le 11 mai 1906, et le règlement No 427, aussi passé par ce Conseil, le 26 février 1909, sont amendés en conséquence.“ 6° Le présent règlement viendra en force le premier mai 1910.” [1910] 311.No 4.39 || City of Quebec || By-law || To Amend By-laws Nos 400 and 427, respecting the closing || of bars and the sale of intoxicating liquors in retail liquor sto- || res.|| S.I (Québec, 1910).4 pp.in-8, la dernière blanche.Version anglai-e du No précédent.[1910] 313.Canada.Province de Québec.District de Québec || No 640.j| Cour du Banc du Boi || (en appel) || La Corporation de Mont-magny, || ( Défenderesse en Cour Inférieure) Il Appelante, || A || Adélard Bélanger, || (Demandeur en Cour Inférieure) ]•) Intimé, Il A |] Louis Amédée Bernier & al., |] mis-en-cause.|| Appel d’un jugement de la Cour Intérieure, Montmagny, || en date du 1er septembre 1909.|| Factum de l’appelante || — 189 — Maurice Rousseau, || Procureur de l’appelante.|| 8.I.n.d.(Québec, 1910).24 fols, in-4.[1910] 313.Canada.Province de Québec.District de Québec || Cour du Banc du Roi || (en appel)!! La Corporation de Montmagny, || (Défenderesse en Cour Inférieure) || Appelante.|| Æ || Adélard Bélanger, || (Demandeur en Cour Inférieure) || Intimé, || & || Louis Amédée Bernier et al., || mis-en-cause.|| Factum de l’intimé !| Roy & Lavergne, || Procureurs de l’intimé.|| Casgrain, Lavery, Rivard A Chauveau, || Conseils.|| S.I.n.d.(Québec, 1910).71 fols.in-4.La Cour du Banc du Roi rendit son jugement au commencement de février 1910, en maintenant le jugement de la Cour Supérieure.Voici l’exposé de la cause, d’après Y Action Sociale du S février 1910 : “ En février 1909, la majorité des électeurs municipaux du quartier ouest de la ville de Montmagny, avait signé et présenté au Conseil municipal de cette ville, des requêtes s’opposant au renouvellement et à l’octroi de toute licence d’auberge, de restaurant, d’embouteillage, et de toute licenc- pour la vente en détail ou en gros, de liqueurs enivrantes dans les magasins, jusqu’au 30 avril 1910.“ Ces requêtes furent rejetées par le Conseil, et le 18 mars 1909 le conseil de ville de Montmagny accorda une demande de licence d’auberge. — 190 — “ Le demandeur, un M.Adélard Bélanger, obtint une injonction interlocutoire enjoignant au Percepteur du Rev.nu de ne point accorder de licence en vertu du certificat ainsi confirmé, et demanda par les procédures ordinaires que cette injonction fut déclarée absolue et permanente, La corporation de la ville de Montmagny contesta seule la requête.“ La plus importante question soulevée par la défense était que la requête eu opposition étant une requête générale, elle ne pouvait pas valoir, et que, d’après la loi des licences, pour empêcher le conseil municipal de confirmer un certificat, il fallait uae opposition spéciale à la demande de licence faite par celui qui requérait la confirmation de son certificat.“ La Cour Supérieure, présidée par M.le juge Tou-rigny, avait maintenu toutes les prétentions du requérant et décidé que le Conseil de Ville aurait dû tenir compte des requêtes en opposition.L’injonction avait, par conséquent, été maintenue.“ La cause de M.Adélard Bélanger contre la Corporation de la Ville de Montmagny fut portée en appel par la défenderesse.La Cour du Banc du Roi a confirmé le jugement de la Cour Supérieure à l’unanimité.C’est la première fois, croyons-nous, que cette question est décidée par la Cour d’Appel.“ Ceux qui voulaient s’opposer aux demandes de licences rencontraient souvent de grandes difficultés, parce qu’il fallait faire signer autant de requêtes en opposition qu’il y avait de demandes de licences.D’après le jugement qui vient d’être rendu, une seule requête en opposition générale et s’opposant à l’octroi de toute licence pour l’année, est suffisante, et le conseil doit en tenir compte." [1910] 214.(S.t.).Circulaire datée de Lévis, le 5 mars 1910, annonçant la publication en — 191 — volume d’articles antialcooliques parus depuis deux ans dans l’Action Sociale, sous les initiales de R.G.P.S.I (Imp.E.Bégin, Saint-David-de-Lauberivière).[1910] 215.Autour || de la || buvette || par || R.Gf P.|| Lévis || (Avril) 1910 || [Au verso du frontispice] Québec : imprimerie Edge || 2-4, rue Saint-Joseph || 223 pp.in-12-Tirage de 5000.C’est, l’ouvrage annoncé par la circulaire du No précédent.Véritable manuel antialcoolique, et l’un des livres de tempérance 1er plus susceptibles de faire du bien.[1910] 210.Lettre pastorale || des || Pères du Premier Concile plénier || de Québec |] 19 sep-tembre-l er novembre 1909.|| L’esprit chrétien dans l’individu, dans la famille et || dans la société ||.S.I.n.d.(Québec, avril 1910) 40 pp.in-8, paginé de 279 à 318.La lettre a deux pages consacrées à l’alcoolisme, sous la rubrique de “ Nos plaies sociales,” [1910] 217.(S.t.) Avant-programme du Congrès de Tempérance de Québec.S.I.n.d.(^Québec, — 192 Action Sociale, avril 1910).4 pp.(s.p.) in-4.Tirage de 5000.C’est le programme des matières mises à l’étude par les cinq Commissions constituées par le Comité organisateur du Congrès.La distribution de ce programme fut arrêtée après quelques jouis, l’édition en fut supprimée et remplacée par la suivante.[1910] aïs.Avant-programme || premier || congrès de tempérance || du diocèse de Québec || 31 août—1 septembre 1910 || S.I.n.d.(Québec, Action Sociale, mai 1910).4 pp.(s.p.) in-4.R.P.ïïügolin, o.f.m.'A suivre)
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