Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 août 1914, août
BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.Il BEAUCEVILLE-AOLT 1914 No.8 Notre=Darne de Québec LE NECROLOGE DE LA CRYPTE [Suite] 420.1757, 2 octobre, Mkssike François Lamicq, prêtre, et directeur du Séminaire, 30 ans.421.1757, 12 octobre, Marie-Anne Hubert, dame Ignace Lecour, 65 ans.422.1757,22 octobre, Joseph-Marie Corbin, maître-charpentier du Roy, 46 ans.423.1757, 26 octobre, Pierre Marcoux, bourgeois, 56 ans.424.1757.3 novembre, Antoine Cou Ion de Villiers, lieutenant de Marine, 40 ans.425.1757, 14 novembre, Marie-Geneviève Miehelon, dame Pierre L’Europe dit Berry, maître-tailleur, 51 ans.426.1758, 1er janvier, Marie-Louise Mailloux, fille de Jean, architecte «lu Roy.dame Jean Jayet, marchand, 52 ans.427.1758, 6 janvier, Jacques Saint-Hubert, 42 ans.428.1758, 13 janvier, Marie-Madeleine Chéron, dame Philippe d’Aillebout de Serry, capitaine de port, à Québec, 46 ans.429.1758, 31 janvier, Marie-Françoise de Saint-Vin* cent, tille de Pierre de Saint-Vincent, baron de Narey.chevalier de Saint-Louis, épouse de Charles Dubeau,marchand, 68 ans.480.1758, 4 février, Joseph-Etienne Nouchet, conseiller du Roy, 84 ans.481.1758, 6 février, Marie-Anne La Roche, dame Louis-Antoine Cureux Saint-Germain, OU ans.482.1858, 25 février, Elisabeth Laîné, dame Nicolas Rasylva, maître-maçon,54 ans.438 1758, 6 mars, Madeleine Gauvreau, dame Joseph- François Roussel, marchand, 47 ans.434.1758, 15 juillet, Henri lliché, conseiller, et marchand, 80 ans.435.1758, 3 août, Françoise Bourote.dame Charles Boucher de Boucherville, de Montarville.430.1758,4 août, Louis Vallière, dit La Garenne, maître-menuisier du Roy, 50ans.437.1758, 28 août, Marie-Joseph Gaboury, dame Charles Rouillard, 07 ans.438.1758, 14 septembre, Guillaume L$Verrier, procureur-général au Conseil-Supérieur, 70 ans.480.1758, lu septembre, François-Régis Pinguet, ca- pitaine de la tiûte du Roy “L’Outarde”, 37 ans.440.1758, 27 septembre, Angélique Pelletier, dame Jean Chevalier, marchand, 40 ans.441.1 (58, 8 décembre, Marie-Catherine Amiot, dame Jean-Baptiste Mailloux, architecte, 70 ans.442.1758, 24 décembre, Pierre Grenet, 44 ans.11.».1(58,31 décembre, Marie-Ursule Lajus, dame Noël, marchand, fille de Jourdain Lajus, “major des médecins de Québec”.444, 1 (.)U, 24 janvier, Anne-Thérèse Amyot, Sœur de la Congrégation, dite Sœur Saint-Augustin, 66 ans. —239— 445.1759, 29 janvier.Joseph d’Araours de Plaines, fils, 21 ans.44(» 1759, 19 février, Joachim Girard, maître-cordon- nier.81 ans.447.1(59, 20 avril, Charles Rrousseau, maître-forgeron, 48 ans.448.1759, 20 mai, Joseph Routier, maître-maçon, 51 ans.On lit en marge du Nccrologe : ‘‘C’est le 12 juillet au soir qu’a commencé le bombardement de la ville, lequel na fini que le dix-huitième septembre, jour de la capitulation.” fit dans la marge de droite : “Maintenant tous les enterrements se faisaient à lHùpital-Général à cause du danger que causait l’attaque de la ville, qui était continuellement canon-née et bombardée par les Anglaisétablisà la Pointe-Lévis.” On lit dans un Mémoire de Monseigneur de Pont-briand adressé au Ministre, le 5 novembre 1759: “Québec a été bombardé et canonné pendant l’espace de deux mois ; cent quatre-vingts maisons ont été incendiées par des pots-à feu ; toutes les autres criblées par le canon et les bombes.Les murs, de six pieds d’épaisseur, n’ont pas résisté : les voûtes dans lesquelles les particuliers avaient mis leurs effets, ont été brûlées, écrasées et pillées, pendant et après le siège.L’église cathédrale a été entièrement consumée.Dans le Séminaire, il ne reste de logeable que la cuisine, où se retire le curé de Québec avec son vicaire”.Et pourquoi ne pas tout lire?“Cette communauté a souffert des pertes encore plus grandes hors de la ville, où renne-mi lui a brûlé quatre fermes et trois moulins considérables, qui faisaient presque tout son revenu.L’église delà basse-ville est entièrement détruite ; celles des Récollets, des Jésuites et du Séminaire sont hors d’état de servir, sans de très grandes réparations.Il n’y a que celle des Ursulines o.s l’on peut faire l’office avec quelque décence, quoique les Anglais s’en servent pour quelques cérémonies extraordinaires.Le palais épiscopal est presque détruit et ne fournit pas un seul appartement logeable ; les voûtes ont été pillées.Les maisons des Récollets et des Jésuites sont à peu près dans la même situation ; les Anglais y ont logé des troupes ; ils se sont emparés des maisons de la ville les moins endommagées ; ils chassent même de chez eux les bourgeois qui, à force d’argent, ont fait raccommoder quelque appartement, ou les y mettent si à l’étroit par le nombre de soldats qui y logent, que presque tous sont obligés d’abandonner cette ville malheureuse, et ils le font d’autant plus volontiers, que les Anglais ne veulent rien vendre que pour de l’argent monnayé, et l’on sait que la monnaie du pays n’est que du papier.Les prêtres du Séminaire, les chanoines, les Jésuites sont dispersés dans le peu de pays qui n’est pas encore sous la domination anglaise.” Et notre vieux drapeau, trempé de pleurs amers, Ferma son aile blanche et repassa les mers ! Et il s’en trouvait pour penser que la France, elle aussi, était moite ! Sur Notre-Dame en ruines huit années s’écoulent, les plus tristes de notre histoire.Enfin, au cours de 1707, on entreprend, on décide plutôt de la reconstruire, mais bien lentes à venir et bien modiques sont les ressources, et les fidèles ne pourront y rentrer qu’en 1771.On conçoit que pour quelques années encore nul ne pourra se permettre le luxe d’un “enterrement dans l’église”, et à part les deux prêtres inhumées en 1774, il faut en effet parcourir les registresjus-qu’au 21 mars 1775 avant de pouvoir noter le fait pour un laïque.449.1774, 31 janvier.Messirk B e rn a r d-S i r.v est r e —241 - Dosque, curé de Québec, “orné de toutes les vertus pastorales”, âgé d’environ 47 à 50 ans, inhumé dans le choeur de l’église, au côté droit du maître-autel, en suite des marches du choeur, sous les premières stalles.Le Livre de Prônes de M.Dosque s’est conservé et c'est le plus ancien que possède la Paroisse ; il commence au mois de juillet 1771.On y constate partout un grand amour pour les pauvres et pour les enfants.450.1774, 1er mars, Mkssiue Joseph-François Perrault, président du Chapitre et Vicaire-Général, 55 ans.In îuméau bas des degrés du maître-autel, du côté de l’évangile.Frère du suivant.451.1775.21 mars, Jacques Perrault, marchand, époux de Charlotte Boucher de Boucherville ; 58 ans.452.1775, 10 octobre, Marguerite Audet de Piercotte • le Bayeul, épouse de sieur François Lajus, lieutenant des chirurgiens de cette ville ; 58 ans (sous son banc).458.1776, 28 février, Marie Mars, dame Jean-Louis Volant de Hautbourg ; 87 ans.454.1776, 20 mars, Michel Fortier, négociant, capitaine de milice, 66 ans 455.1770, 13 avril, Françoise Desroches, 60 ans.-.50.1776, 22 avril, Geneviève Desroches, 40 ans.457 1776, 22 avril, Marie-Anne Jolliet de Mingan, • lame Jean Tachet, négociant, 60 ans.458.1776, 26 mai, André Bouchot, 71 ans.450.1776, 5 juin, Louise Cureux dite Saint-Germain, tille de Michel, 40 ans.460.1776, 18 août, François Desroches, 65 ans.461.1776, 10 octobre, Antoine-Jean Saillant, natif de la paroisse de Saint-Etienne du Mont, à Paris, notaire royal, 57 ans.“Saillant mourut dans sa maison de la rue des Jardins, le 0 octobre 1776.Il avait épousé en premier mariage, -242- le 12 janvier 1750, Véronique Pepin-Laforce fi1 le de Pierre Pepin-Laforce.capitaine de milice et arpenteur royal à Montréal”.J.-E.Roy, Histoire du Notariat, t.II, p 27.462.1776, 20 octobre, Marie-Louise de Bayeul, dame Noël Voyer.colonel des milices, 48 ans.463.1776, 16 novembre, Marie Willis, dame Barthélemy Cotton, 96 ans.—Native de la Nouvelle-Angleterre, elle y fut prise à l’âge de huit ans par les Abénaquis et conduite à Québec où elle fut élevée dans la religion catholique.Insinuations du Conseil Supérieur, au 27 janvier 1722.464.1776.2 décembre.Marie-Françoise Delisle, dame Augustin Raby, 43 ans.465.1776, 3 décembre, Pierre Boisverd, époux de Marie Louise Raby, 43 ans.466.1776.15 décembre, Julien-Amable Le Bourd is, 17 ans.467.1777, 21 février, Félicité Samson, veuve du sieur Pierre Voyer, maître-boulanger, 71 ans.468.1777, 17 mars, George Munroe, natif d’Ecosse, époux de Louise-Judith Lacroix, 30 ans.469.1777.7 avril, Jean-Baptiste Delisle, époux de Marie-Françoise Belcourt, 74 ans 470.177i, 28 juin, Marie-Angélique Parent, veuve Nicolas Dupont [de Beauport] ; 89 ans.471.1777, 10 juillet, Marie-Anne Bouchot, dame Henri Morin, marchand, marguillier ; 47 ans.472.1777, 22 juillet, Louise-Judith Lacroix, veuve de George Munroe, 27 ans.473.1777, 3 août, Noël Voyer, écuyer, colonel des milices de la ville et dépendances de Québec, ancien marguil-ler de 1 oeuvre et fabrique de Notre-Dame, veuf de Marie-Louise de Bayeul ; 73 ans—Noël Voyer fit plusieurs dons à 1 église, entre autres, celui de deux cloches par son testa- ment daté du 23 août 1777.• [N.-D.carton 23, nos 292-4].473.1777, 5 août, Pierre Vézina, époux de Ma rie-Françoise Parent, 63 ans.474.1777, 22 août, Maître Jean-Baptiste Coûtant, acolyte du diocèse, fils de Jean-Captiste Coûtant et de Marie-Joseph Matthieu, de la paroisse de Saint-Charles de La ('hesnaye, gouvernement de Montréal ; 23 ans.475.1777, 3 novembre, Louise Lecour, dame Pierre Poirier ; 51 ans.476.1777, 16 novembre, Marie-Joseph Gaboury, dame François Mignault ; 44 ans.477.17 novembre, Marie Malisson dit Philibert, dame Joseph Saint-Michel ; 22 ans.478.1777, 23 décembre, Marie-Louise, fille de Jean-Baptiste Lecompte-Dupré, lieutenant-colonel des Milices, et de Marie-Catherine de Brouague ; 14 ans.479.1778, 15 mai, Michel Bouchot, officier de milice époux de Marie-Angélique Chauveau, 35 ans.480.1778, 23 juillet, Jean-Baptiste, fils de Pierre Gre-net et de défunte—Pelletier : 21 ans.481.1779, 17 mars, Nicolas-René, fils de l’honorable Joseph-Gaspard Chaussegros de Léry, écuyer, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, ancien capitaine des trou; es, membre du conseil législatif de cette province, seigneur de Gentilly, Le Gardeur, de Rigaud, Vaudreuil, Nouvelle-Beauce et autres lieux, et de dame Louise Martel de Brouague, son épouse ; 13i ans.482.1779, 24 mai, François Valin, époux de Marie Geneviève Paquet ; 40 ans.483 1779, 9 novembre, Jacques Guichaux, marchand époux de Marguerite Rhodes [quelquefois Rode] ; 58 ans.48t.1780, 30 janvier, Marie-Elisabeth, fille de Joseph Chartier et de Marie-Elizabeth Dufour, 17 ans. .-244-485.1780, 24 février, Michel-Marie Cureux Saint-Ger- main ; 82 ans [ehapëlle Sainte-Anne].480.1780, 4 avril, Henri Morin, marguillier, marchand 52 ans : veuf d’Anne Bouchot.487.1780, 4 avril.Jean-Pierre, fils de Pierre Dufault et d’Angélique Pelletier, 17 ans.488.1780.24 avril, Geneviève Gautier, dame Jean Letourneau ; 02 ans.480.1780.28 mai, Bernard Guinot dit Larose, époux de Thérèse Poulin, 08 ans.490.1780, 28 mai.Barthélemy Cotton, veuf de Marie-Anne Willis ; 90 ans.—Une des côtes de Québec porte son nom.491.1780, 25 juin, Catherine Chauveau, dame Augustin Jérôme Raby, membre du Parlement ; 29 ans.492.1770, 25 octobre, Pierre Borneuf, marchand, époux de Madeleine Degray ; 58 ans.493.1780, 8 décembre, Messire Jean-Antoine Aidk-Créqujs, 31 ans, inhumé dans la chapelle Sainte-Famille.“C’était un peintre de talent”.Le tableau de la Sainte-Famille, à la cathédrale, brûlé en 1807, était son œuvre ; et /'Annonciation, à l’église de l’Islet.serait également de lui.494.1781, 19 mars, Marie-Françoise Dumontier, dame René-Claude Barolet ; 85 ans.495 1781, 3 mai, Marie-Magdeleine, fille d’Alexandre- Joseph de l’Estringham (L’Estringan) de Saint-Martin, et de Magdeleine-Louise Juehereau, de Saint-Denis : 85 ans, 498.1 781, 4 juillet, Jérôme, fils de Jean-Baptiste De- 1 isle et de Marie-Françoise Bellecour ; 23 ans.497.1781, 24 novembre, Henry Dubour, dit Picard, époux de Geneviève ( lastonguay ; 02 ans.498.1782, 20 janvier, Marie Côté, épose de Martial Hardy, 40 ans. 499.1741.1789, 28 avril, Jeanne-Cécile Parent, dame .Jean- Baptiste Charpentier dit Saint-Onge ; 86 ans.nli.1789, 21 septembre, Marie-Louise Raby, veuve de Pierre Boisverd ; 54 ans.543.1 M.179.), 21 janvier, Marie-Josephte Legris, veuve de Denis-Joseph Larchevêque ; 72 ans.o()2.1793, 18 septembre, Joseph Brassard Desehe- neaux, ancien marguillier, seigneur de Saint-Michel de La Durantaye, Neuville, lavandière et autres lieux, l’un des juges à paix de Sa Majesté du Quorum du district de Québec (ancien secrétaire de l’Intendant Bigot); 71 ans.Inhumé par Monseigneur l’évêque de Capse, coadjuteur.—M.Descheneaux était caissier de la Fabrique pendant la reconstruction de la cathédrale en 1768-1771.Son fils fut Grand-Vicaire du diocèse.563.1793, 17 novembre, Marie-Anne Barbel, veuve de Jean-Louis Fornel ; 89 ans (Chapelle Sainte-Anne).564.1793, 29 décembre, Louise, fille de François Mar- tel de Brou igue, propriétaire et commandant de la côte du Labrador, épouse de l’honorable Joseph-Gaspard Chausse-gros de Léry, écuyer, Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, seigneur de Gentilly, Le Gardeur et autres lieux, et conseiller au Conseil législatif de cette province ; 55 ans.—Le 2 janvier 1794, la Lîazette de Québec, pourtant très anglaise de toute manière et surtout de religion, rendait hommage à cette noble dame dans un éloge remarquable à la fois par la hauteur de la pensée et le bonheur de l’expression.Après l’annonce du décès et les premières lignes relatives à la sépulture, nous lisons : ‘-Madame île Léry a été inhumée hier dans la cathédrale par Monseigneur J.-F.Hubert, évêque de Québec, assisté d’un clergé nombreux.Le convoi fut honoré de la présence de son Altesse Royale le l'rince Edouard, des officiers composant la garnison de cette ville, des membres du Conseil Législatif et de la Chambre «l’Assemblée, et d’un concours extraordinaire de personnes de tout état et condition dont l’air et le maintien exprimaient de la manière la plus énergique des regrets qui ne sont dus qu’aux .ertus et aux rares qualités dont elle était douée.Madame de Léry était une de ces personnes rares qui savent réunir dans un degré éminent les qualités qui plaisent à Dieu et aux hommes.Solidement attachée à sa religion,elle en remplissait les exercices avec une pieté tendre et >incère.Une naissance distinguée, des manières nobles et affables jointes à une riche éducation, ont toujours fait rechercher sa société aux personnes de mérite, et ses vastes connaissances de 1 Histoire et la Politique rendaient sa conversation infiniment intéressante.Bonne épouse, mère tendre, amie constante, elle a laissé sa respectable famille plongée dans une douleur amère, et ses nombreux amis ne se consoleront de sa perte qu’en s’excitant mutuellement a 1 imitation de ses vertus.” La Gazette de Quebec, 2 janvier, 1794.(Suite A la prochaine livraison) LES CHIRURGIENS DE MONTREAL AU XVIle SIECLE Un j°urnal quotidien de Montréal (La Patrie, avril 1912), a publié quelques-unes des notes que nous avions alors recueillies sur les chirurgiens de la métropole canadienne de 1642 a 1667.Nous reprenons le sujet aujourd’hui pour corriger certaines erreurs et ajouter les renseignements que nous avons trouvés depuis.C’est dans l'Histoire du Canada de l’abbé de Belmont qu’il est question du premier chirurgien de Montréal.M.de Maisonneuve, nous dit, en résumé, cet auteur, faisait route pour la Nouvelle-France (1641), lorsque mourut le chirurgien de l’expédition ; notre fondateur put en obtenir un autre à Tadoussac, de la flotte de l’amiral Corpron.On ignore si ce second personnage se rendit jusqu’à Montréal et on ne sait comment il se nommait non plus que celui qu’il remplaçait.Le premier chirurgien dont le nom nous soit parvenu est Louis Gouueau.Il signe dans un acte de Jean de Saint-Père, du 4 janvier 1648,0 est-à-dire dans le plus ancien acte notarié de Montréal.Il ne semble pas avoir fait un long séjour dans la colonie naissante.Mgr ranguay, Dictionnaire Généalogique, I, 335, dit qu’eu 1648, il y avait à \ îllemane, un chirurgien nommé Lacroix, mais nous n a\ons trouvé aucun document qui confirme cette assertion.Au mois de novembre 1648.dans l’étude de J.de Saint-Père 011 rencontre la signature de Jean Pouppé qui assista à la naissance des premiers enfants issus de parents européens, à Montréal., Aux reKlstres de l’église paroissiale on orthographie Poppé et pQ pe, le tabellion de la seigneurie écrit Poupée et Pouper ce qui se rapproche plus de la signature signalée ci-dessus En 1650, apparaît, dans un acte de novembre, le chirurgien Pierre Martin.Sa presence est constatée dans notre localité jusqu’en 1633 par les etudes de Closse et de Gastineau.Etienne Bouchard nous arrive avec la recrue de 1653 II s’était engagé à demeurer au milieu de nous pendant cinq ans • il y resta près d’un quart de siècle.En .655, il fit, par devant Lambert ' Closse un contrat avec les principaux habitants de Yillemarie par lequel il promettait soigner chaque contractant et sa famille pour 100 sous par année, certaines maladies exceptées.Bouchard épousa, en 1657, Marguerite Boissel, mais divers docu- —253— ments nous démontrent que ce mariage ne fut pas heureux et quand le praticien décéda en 1676, sa femme demeurait à Québec.En même temps que Bouchard, la recrue de 1653 nous amena le chirurgien Louis Chartier qui se noya, en se baignant, au mois de juillet 1660.Ce fut l'un de ceux qui prêtèrent de l'argent à Dollard des Ormeaux lorsque ce dernier organisa son expédition contre les Iroquois.(Voir Canadian Antiquarian, de Montréal, 1912, p.55) Mgr Tanguay, Dict.Gkniîal., I, 120, croit que c’est le même personnage, qui, en 1654, dans un acte d’Audouard, à Québec, est nommé Louis Chartier, sieur de la Broquerie.L’assertion nous parait risquée.Notre chirurgien figure ici un grand nombre de fois dans les études de Closse, Saint-Père et Basset, cependant, il n’est jamais appelé autrement que Louis Chartier.Pierre Piron, aussi de la recrue de 1653, est inscrit comme suit, au rôle d’embarquement : “pêcheur et chirurgien”.(Voir Canadian Antiquarian, 1913, p.187).Il cultive à son compte dès 1662, se marie en 1663 et au recensement de 1666 on ledit : “Sieur du Long” erreur de copiste pour “s:ieur de long”.Gilles Frichet, autre chirurgien mentionné par l’abbé Paillon (Hist, de ua Coi,.II, 543J, parmi ceux qui s’engagent, en France, à passer au Canada, au printemps de 1653, n’est pas venu au pays.Voir notre étude sur la recrue de 1653, dans le Canadian Antiquarian de 1913.L’abbé Gabriel Souart, premier curé sulpiden de Montréal, arrivé en 1657, mérite de prendre place dans cette nomenclature.Il avait étudié la médecine et l’abbé Paillon nous apprend que le Souverain Pontife l’avait autorisé à soigner s’il était nécessaire.Nous avons déjà dit, quelque part, que Pierre Picoté de Belestre était docteur en médecine, mais c’est une erreur.Il s'agissait du père de Pierre, c’est-à-dire de François Picoté de Belestre qui fut docteur en France et 11e vint pas au Canada.François Bellemant, chirurgien, est mentionné dans Basset, 3 octobre 1659.Il signe aussi dans un autre acte de même date.C’est tout ce que nous savons de lui.Le 7 mars 1660, au mariage de Jacques Millot avec Jeanne Hébert,est présent le chirurgien Dubois. François Caron, serviteur chirurgien, s’engage à Bouchard (Etienne) le 2 février 1660 et après deux ans de séjour il semble quitter Montréal.La même année, en septembre, on constate la présence.de Nicolas Colson, chirurgien et le 15 novembre suivant il s’engagea Bouchard moyennant 150 livres de salaire par an, plus la nourriture et le logement On retrouve Colson à l’emploi de Jean Madry, chirurgien de Québec, le 26 juillet 1664.Jean Thévenet, chirurgien, est ici le 29 avril 1660 ; il figure aux recensements de 1666 et de 1667.Jean Gaillard est à Montréal le 4 décembre 1661 (Basset).Il promet de défricher quatre arpents de terre le 5 novembre 1662.Au recensement de 1667, il est âgé de 50 ans.On lui doit un rapport curieux sur le décès d’un “consomptif” à la Pointe Saint-Charles.(Archives judiciaires, Documents divers, 5 septembre 1667).Pierre Bonnefons, chiruigien, figure dans un acte de Basset du 4 décembre 1661.Il promet de défricher quatre arpents en 1662.Il est inscrit dans la milice de la Sainte-Famille ( 1663), en qualité de caporal de la 3e escouade.Mgr Tanguay, Dict.Gênèal.I, 67 e, 497, croit que c’est lui qui est nommé Pierre Passerieu de Bonnefond et qui fait baptiser, en 1697, à Château Richer, puis aux Trois-,Rivières.Cela ne nous semble pas probable.En tous cas la comparaison des écritures pourrait “solutionner” ce problème.Vincent Basset dit du Tartre, chirurgien major (du régiment de Carignan, peut-être) est présent au mariage de Jacques Guitaut le 14 juin 1666.Unique mention.Claude Galoppe apparaît dans une pièce judiciaire de novembre 1666.Il est présent à un mariage le 31 mai 1667.Aucun autre renseignement.René Sauvageau, sieur de Maisonneuve, chirurgien de la compagnie de M.Dugue de Boisbriaut, est present et signe au mariage de son capitaine avec Marie Moyen, le 7 novembre 1667.Le 3 avril 1668, il achète la terre de Claude Jaudouin, à la Pointe aux 1 rembles ; puis au mois d’août suivant il s’associe pour quatre ans avec un confrère, Jean Rouxcel, sieur de la Rousselière, mais le contrat de cette société n’est dressée que le 8 juillet 1669.Ce docu nient nous apprend que ces deux chirurgiens mettent en commun Lurs meubles, \i\res, marchandises, pelleteries, fruits de terre, instruments de chirurgie, médicaments.ainsi que le produit de leur labeur et de leur industrie.A ce moment le sieur de la Rousselière est à la veille de faire “un voyage avec M.de la Salle i>our aller aux nations sauvages esloignées tant du costé du nord que du sud." Sans aucun doute ils attendent la fortune de cette expédition.Revenons sur nos pas.Le 16 septembre 1668 (Basset), Sauva-geau loue d Antoine Brunet une “maison de pieux sise dans la commune” pour 25 livres par an, payable en blé froment.Déplus, le locataire et sou copain Rouxcel devront pendant le temps de la location “servir de leur art de chirurgie le dit bailleur et sa famille, de toutes sortes de maladies et maux accidentaires (sic) et iceux médicaments à leurs frais et dépens, même faire la barbe audit bailleur”.Le 9 août 1670, Sauvageau renouvelle son bail.En 1676, Sauvageau de Maisonneuve vend sa terre de la Pointeaux-Trembles à Renaud dit Planchard (Basset), puis le 25 mars 1677, il loue sa maison rue Saint-Paul au notaire Cabozié et va s’établir dans la seigneurie de LaChesnaye.Antoine Forestier apparait dans un acte sous seing privé du 6 avril 1669.L’année suivante, il épouse à Montréal Madeleine Le Cavelier.Jean Martin et de Fonblanche (que Mgr Tanguay apjielle Tourbl nche) était fils de Paul Martinet, marchand du moustier Saint-Jean, diocèse de Langres, paroisse de Saint-Paul.11 fait dresser son contrat de mariage avec Marguerite Prud’homme, par Basset le 13 juillet 1670.Ce chirurgien fit école.Le 15 janvier 1674, il engage son beau-frère Paul Prudhomme.Le 16 décembre 16S1, il engage François Tardif pour trois ans, enfin, le 20 septembre 1691, il engage Raphaël Lecourt pour cinq ans.Forestier et Martinet étaient les chirurgiens attitrés de l’Hôtel-Dien de Montréal ainsi qu’on le constate parmi acte de Mâugue en date du 13 juillet 1681.Voici quelques clauses de ce curieux document : Les deux chirurgiens en question s’engagent "à servir le dit hôpital.à panser et médicamenter tous les malades, - à se rendre, par quartier, de trois mois en trois mois, assidus à visiter les malades sur les 7 heures du matin, par chacun jour et.autres heures si nécessaires.l'un pour l'ab- sence de l’autre, à réquisition.moyennant 75 livres par an chacun.les remèdes étant fournis par l’hôpital.” Le 21 février 1677 (Basset) on rencontre le nom de Jean LaPlan-che, chirurgien.Mgr Tanguay, (vol.I), écrit de la Planche.Le 20 août de la même année, Basset mentionne Michel de Sireay, chirurgien et valet de chambre du gouverneur François Perrot.Viennent ensuite, Dominique Thaumur de la Source, J.B.Mou-blanc, sieur de Saint-Arnaud, Jean Jalob, qui se fait tuer au combat du bout de l’île le 2 juillet 1690, Antoine Chaudillon, etc.Voilà, à peu près complétée, la liste des chirurgiens qui ont exercé leur art à Montréal depuis la fondation de cette ville jusqu’aux débuts du iSème siècle.Toutes brèves qu’elles sont, ces notes serviront peut-être un jour ou l’autre, à guider l’historien qui voudra faire une étude sur la pratique de la médecine en la Nouvelle-France, aux premiers temps de la colonie.E.Z.MASSICOTTK DATES CANADIENNES 1er août 1687—Le comte Jean D’Estrées est nommé vice-roi de la Nouvelle-France.2 août 1893—Inauguration du chemin de fer Chicoutimi et Lac Saint-Jean.4 août 1882—A Ottawa, mort de Antoine Gérin-Lajoie, auteur de Jean Rivard.5 août 1689—Massacre de Lachine.8 août i839-Célébration du deuxième centenaire de l’Hôtel-Dieu de Québec.10 août 1535—Jacques Cartier découvre le golfe Saint-Laurent.13 août 1642—Fondation du Fort Richelieu (Saurel) par M.de Montmagny.14 août 1756—Prise de Chouaguen par les Français.15 août 1881-I.es Acadiens célèbrent pour la première fois leur fête nationale, l’Assomption. REMY DE COURCELLES Dans le “Rapport sur les Archives du Canada, numéro 6,”, publié en 1911, on lit à la page 1029 “les gouverneurs de Lauzop, DE “Courcelles, et de Beauharnais ne sont plus représentés que par “des branches collatérales.’’ J’ai souligné le nom de Courcelles, avec intention, car d’après des recherches soutenues que je poursuis depuis quelques années, j’en suis arrivé à croire la parenté de ce gouverneur éteinte depuis longtemps.D’ailleurs, il 11'aurait jamais pu être représentée que par des branches collatérales, puisque Charlevoix nous apprend (pie M.de Courcelles désirant rentrer en France après son expédition contre les Tsonnontouans, en 1670, demanda au roi son rappel, alléguant son défaut de santé et en rappelant son long service et que Tous ses frères avaient été tués au service du roi.La commission de gouverneur et lieutenant-général en Canada,etc, ppur M.de Courcelles est du 23e mars 1665, et il y est désigné ainsi “le sieur de Courcelles, notre lieutenant au gouvernement de Thionvil-lé”.La commission d’intendant au Canada de Talon est aussi du même jour.Auparavant, il avait été intendant du Hainaut, patrie de M.de Prouville, sieur de Tracy; du marquis de Feuquières, vice-roi de l'Amérique en 1663, et de M.Remy de Courcelles.Le comte d’Estrades qui remplaça le marquis de Feuquières comme vice-roi d’Amérique avait été gouverneur de Dunkerque en 1650 ; ambassadeur en Hollande, en 1663.Il nous paraît hors de doute que M.Feuquières, Talon, Prouville, et d'Estiades ont bien connu M.Remy de Courcelles avant qu’il fut nommé gouverneur du Canada, et qu’il doit d'avoir eu cette charge à leurs recommandations.Dans les procès-verbaux du Conseil Souverain de Québec, le gouverneur y est inscrit : messire Daniel de Remy, chevalier, seigneur de Courcelles, etc.Iîxcepté les deux ou trois premières séances, il signe toujours Courcelles sans s.J’ai trouvé quelques fiefs en Picardie aussi orthographiés de même.De Courcelle présida le Conseil jusqu’au 12 septembre 1662, et c’est évidemment par erreur (pie dans le Rapport des Archives précité (p 448) dit-on qu’il retourna en France en 1667.A son retour à Paris en 1672 M.de Courcelle reçut le commande- —258— ment de Toulon, poste qu’il occupa jusqu’à sa mort survenue le 24 octobre 1698, prédécédant Frontenac de juste un mois.On rencontre souvent le nom de Courcelles dans les armoriaux français mais ce n’est pas sous ce nom qui l’on peut reconnaître notre gouverneur, mais bien plutôt sous celui de Remy.Le Mercure de France mentionne de Courcelles jusqu’en avril 1722 ; ce ne peut être* le personnage (pii nous intéresse puisqu’il n’est plus à la fin de 1698.Les Remy sont originaires de Douai, d’ancienne bourgeoisie Leurs armes étaient : De sinople, à l’aigle essorant d’argent, fixant un ¦soleil d’or placé au franc canton de l’écu.Ils n’ont jamais possédé le chateau de Remy que décrit M.de Cardevacque dans une esquisse en REGIS ROY QUESTIONS Où peut-on se procurer des renseignements sur l’histoire de l’ancien tort du Côteau-du-Lac, dans le comté de Soulanges ?Romain.Est ce qu il existe des documents sur l’origine des familles de Gui» se et \ aillancourt arrivées au Canada au dix-septième siècle ?Lormeau.Pourrait-on me donner la liste des ouvrages, livres ou brochures publiés sur feu sir G.-E.Cartier ?A.G.Est-il prouvé que sir G.-E.Cartier descendait d’un des frères du navigateur malouin, Jacques-Cartier ?A.G.La Rivière-Ouelle a-t-elle bien pris son nom de M.Ouel ou Houel contrôleur-général des Salines de Brouage, membre de la Compagnie des Cent-Associés et l’un des bienfaiteurs des Récollets au Canada ?C.Où est mort le ctpitaine Jacques de Chambly, fondateur de Chain-bly ?„„ 1^ten,t h, Billstm
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