Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 décembre 1914, décembre
Table des matières du vingtième volume du BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES -ooo- Achintre, Auguste.189 Agrain, le comte d’.199 Allégeance en 1763, Les serments d’.187 Aide-Créquy, L’abbé Jean-Antoine.297 Allemands au Canada, Les .300, 353 André de Leigne, Pierre.259 Anville, Où fut inhumé le duc d’ -.90 Archambeault, Le fondateur de la famille.316 Arnoux, André.373 Joseph.374 “Arpents de neige” de Voltaire, Les quelques.154 Audoire, Les frères.133 Audran, Le Jésuite Pierre.53 Bahama, I.e naufrage du steamer.167, 382 Baillairgé, François.17 Thomas.348 Bancheron, Henry.220 Barre, gouverneur de la Nouvelle-France, M.de de La .46 Barthe, George-Isidore.54 Beauharnois ou Ville-Chauve .204, 357 Bellamant, François.253 Belvedère, L’origine du 110m.135 Bermen, Le notaire Laurent.55 Berthelot, Ouvrages publiés par Amable .89 Berthier, La famille.379 Bibliothèque canadienne à Paris, Une .,.78 Bibliothèques publiques de Montréal, Les.108 Biographies canadiennes 14, 53, S3, 117,155,189,225,259,296,348, 373 Black, John.23° Bois-Francs, L’Histoire des.I!4 Bonaparte en Amérique, Un.60, 122 Bonnes Années, Les.358 Bouchard, Le chirurgien Etienne.252 Bouchette, Joseph.226 Ouvrages publiés par Joseph.112 Brewer, L’origine du nom de Jasjrer.25 Cabanac de Taffanel, Le doyen.- .4 Canton des Suisses Fribourgeois, I,e.233 Cap Diamant, Les Eboulements du.167, 234 Cap Lauzon ou Deschambault .28 s Cap Saint-Ignace, Le fief du.365 Cartes et plans de F île et ville de Montréal.33, 65 Cartier, Brochures et livres publiés sur sir G.-R.258 “ était-il allié à Jacques Cartier, Sir G.-E.258 et son duel avec Joseph Doutre, Sir G.-E.- .300, 382 Carufel, Sicard de .Chambly, Où est mort Jacques de .258 Champigny, Bochart de.8o Champlain.Champlain, Le portrait de.,33 Chantiers de construction pour les vaisseaux.204 Charlesville, Le sieur de.204, 267 Chartier, Louis.Chevalier, Emile.,5_ Chirurgiens de Montréal au dix-septième siècle.252 Chouart et Charles LeMoine, Médard.188 Christie, L’historien Robert.204, 351 Closse et son pays d’origine, Lambert ., .184 Combat de la Rivière-des-Prairies eu 1690, Le.327 Coteau-du-Lac, Le fort du.258 Couillard, Anoblissement des .221 Courcelles, Rémi de .Coutume du Vexin français, La.jg, Crémazie, Ouvrages publiés par Jacques.52 Cramoisy, La série.^ Dagenets dit Lespiue, Pierre., j Dambourgès, François .I?I Dnaeau de Muy, Nicolas.l6_ - 393- Dates canadiennes .,.8, 256, Deschambault on Cap Lauzon .Delhalle, Le récollet Constantin.DesGouttes, Le comte.Diesbach.Duel entre Joseph Doutre et sir G.-K.Cartier .Duluth, Où est mort Daniel Greysolon.Duquesne, Une lettre inédite du gouverneur .Duquesnel, Le Prévost.Eboulements du Cap Diamant.Emeute de 1832, L'.Epiphanie, La paroisse de 1’.Falaises de Garnies, Le chanoine Pierre.Fief du Cap Saint-Ignace, Le.F'ief du Sault-au-Matelot, Le 60 Frontenac, Encore .,.Cannes, Le chanoine Falaise de.Gavazzi.Gosselin, Le chanoine.Goudeau, Le chirurgien Louis.Gray, Edward-William.Guignas, Le Jésuite Michel.Halstead, Expense book of John.- • Hébert, Un monument à Louis.“ et ses descendants.Irlandais à Québec, sous le régime français .• ¦ • Iroquois à Paris, Un.“ Une victime des.Jolliet, La date de la mort de Louis.Kent, La raison du départ du duc de.LaBarre, gouverneur de la Nouvelle-France, M.de .LaCorne et la rivière Carrot, Le chevalier de .• Lacroix, Le chirurgien.Laflamme au Canada, Les.• LaMorinie, Jean-Baptiste de.Lamothe, capitaine au régiment de Carignan, M.de .Lauzon ou Deschambault, Le cap.La Vérendrie au Dakota, Les.3'8, 352 • • 285 .92 .160 .160 300, 382 • .104 • • 115 .116 U>7.234 .200 .204 • • 3 • • 365 123, 201 3 194 .252 .220 .190 .12 45.224 .281 .204 • • 52 .111 153.267 .46 .11 • 252 ' 363 • 14 • 332 .285 .319 —394— Lecoustre, Claude.296 Leigne, Pierre André, sieur de.259 Lemieux, Notes généalogiques sur la famille .286 I.e Moyne et Médard Chouart, Charles.188 Lespinasse, Jean de.Le Prévost du Quesnel.L’Etanduère, M.de.Lettre inédite du gouverneur Duquesne, Une .Lettres de noblesse de Louis et Charles Couillard .Louvigny était-il protestant ?M.de.85 116 53 115 221 380 04 82 Madry, Jean.Maguire, Les ouvrages publiés par l’abbé.Maillard, l'ne accusation de l’abbé.Marcoux, Les ouvrages iroquois de l’abbé ., Martin, Le chirurgien Pierre.McGown, Joseph Georges-Walter.Mercier, John.Messe en la Nouvelle-France, La première .Michaux, Le journal de .Montgolfier à M.de Pontbriand, Lettre de M.Montgomery, L’épée du général.Montréal, Cartes et plans de Pile et ville de .Les bibliothèques publiques de.ou Ville-Marie.au dix-septième siècle, Chirurgiens de .Monument à Louis Hébert.au Père de Smet.Les prochains.Mountain au Canada, Les.Muy, Nicolas Daneau de .Napoléon, La nouvelle de son divorce au Canada.Narbonne-Lara, M.de.Naufrage du steamer Bahama, I.e.l6-.Nécrologe de Notre-Dame de Québec 137, 169, 20.5, 237, 269,301 New - Brunswickers, Les soldats du régiment .Ouvrages canadiens récents, 9, 55, 77, 93> I25, 126, 163, 195, 262, 298, 314, 360, 104, 33.104, 45.156 81 161 300 252 87 230 182 >33 364 161 65 108 125 232 224 >53 186 355 167 23 167 382 .333 230 231 385 Ouvrages publiés par Amable Berthelot.89 “ “ “ Jose]>h Bouchette.112 “ “ “ Jacques Crémazie.• • 52 “ “ “ l’abbé Maguire .81 •• “ “ Joseph-George-Walter McGowu .88 “ “ “ Joseph-François Perreault.20 “ “ “ Mgr Antoiue Racine.220 “ “ “ Edmond Rousseau.266 Montréal Mgr.33.300.Perrault, Joseph-François .Picquet, L’abbé François .Piraube, Martial.Piron Pierre.Plans et cartes de l’île et ville de Plessis et la marquise de Villeray, Poincy.Pope, L’hou, John-Henry.Pouppé, Le chirurgien Jean.Québec, Nécrologe de Notre-Dame de 137, 169, 205, 237,269,301, Questions.23, 60, 104 Racine, Broeluirts publiées par Mgr Antoine .Réponses .'.Rivière-des-Prairies en 1690, Le combat de la.Rivière-Ouelle, Origine du nom .• Rousseau, Ouvrages publiés par Edmond.Rouville, Les descendants du juge Hertel de.Saint-George, Laurent Quetton de.Saint-Laurent de Pile d’Orléans, Titulaires successifs des terres de Saint-Michel, Les.Sax, L’abbé Pierre-Télesphore 33 » 167, 204, 90, 122, 200, Sault-au-Matelot, Le fief du , .Senezergues, Louis-Etienne-Guillaume de Serments d’allégeance en 1763, Les .Sicard de Carufel.Silvy, Le Jésuite Antoine.Smet, Un monument au Pcre de .Sueurs Grises, Origine du nom .Strouds, Gilles.Suisses Fribourgeois, Le canton des .6O, I2; 20 352 225 253 65 33° 107 186 252 333 258 220 32S 327 258 266 300 37 é 74 292 "7 201 37° 187 105 83 *53 218 375 —396— Taffanel, Le doyen Jean Cabanac de.4 Tardif, La famille .24 Tegahkouita, la sainte sauvagesse, Catherine 25, 61, 99, 134, 168 Les Vies de Catherine.26 Thwaites, Reuben-Gold.iq Tracy, Pronville ou Prouville de.y g Tronquet, Guillaume .-.260 Valcartier, Le camp de.300, 331 Verdun.42, 152 Vérendrie au Dakota, Les La.3iq Vexin français, La coutume du .167 Viger, Les lettres de Jacques.73 Ville-Chauve ou Beauharnois .i.204 Ville-Marie ou Montréal.104, 125 Villeray et Mgr Plessis, La marquise.300 Virot, Le Jésuite Claude-Joseph.153 Voltaire, Les “quelques arpents de neige” de.134 BULLETIN UES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XX BEAUCEVILLE—DECEMBRE 1914 NiU2 Le fief Cap Saint-Ignace Bouchette, dans sa Description topographique de la Province du Pas-Canada, mentionne nu fief du nom de “ Cap St-Ignace, ” dans la paroisse du même nom ; il ajoute que nul document relatif à cette concession ne s’est trouvé parmi les registres du bureau de l’arpenteur général.Mgr N.J.Sirois, dans sa Mmiogtaphie de Saint-Ignace du Cap St-Ignace, dit que d'après une note mise eu marge de l’ouvrage de Bouclette, on est porté à croire que ce fief se confond avec le fief Gamache.Un document inédit trouvé parmi les papiers de la Prévôté de Québec, permet d’éclaircir ce petit point d’histoire.Il s’agit d’un procès qui fut jugé le 8 juillet 169.x, entre Jean Baptiste Couillard, sieur de l’Espinay, au nom, et comme avant épousé demoiselle Geneviève de Chavigny, auparavant veuve de feu Charles Amiot, et Nicolas Gamache, seigneur en partie de la seigneurie de Plslet.Pour bien comprendre ce dont il s’agit dans ce procès, il est nécessaire de rappeler que l'intendant Talon avait concédé à la veuve Amiot, le 3 novembre 1672, “ en considération des bons services que feu Amiot a rendus en ce pays " “ une lieue de terre sur autant de pro" fondeur, à prendre sur le St-Laurent depuis le Cap St-Ignace, " icelui, compris, jusqu’aux terres non concédées, pour jouir de la “ dite terre en fief, seignenrieet justice, elle, ses hoirs et ayans cause ” Cette concession, appelée fief et seigneurie de Vincelotte par la demoiselle de Chavigny, fut augmentée le 3 février 1693 par le comte de Frontenac etl’intendant Bochart, à la renuête de Joseph Amiot 366— sieur de Vincelotte, “ de deux lieues eu profondeur suivant les aligne-“ ments généraux des concessions de ce pays, sur la même largeur de " une lieue, derrière et au hou": de son fief de Vincelotte au Cap St-“ Ignace.” A la même date du 3 novembre 1672, l’intendant Talon avait également concédé à Gamache et Belleavance une demie lieue de terre sur une lieue de profondeur à prendre sur le fleuve St-Laurent, depuis la concession faite à la demoiselle Amiot, tirant vers celle du Æ ieur Fournier, pour jouir de la dite terre, fief et seigneurie, eux, leurs hoirs et ayants cause .” Le 3 septembre 1675, le comte de Frontenac accordait à Louis pagnier dit Belleavance une nouvelle concession de “ dix arpents de “ terre de front, à commencer depuis la dite conce.ssion.(e-c la conces “ sion précédente) en montant le dit fleuve, dans les terres non concédées séparant icelles et ce cpii appartient au sieur Fournier, avec une “ lieue de profondeur, pour demeurer le tout uny et incorporé à la “ part et parties qui luy appartiendra de la dite concession, et en “ jouir par lui, ses hoirs et ayants cause à toujours, aux mesmes char-“ ges, clauses et conditions portées par le titre qui en a été délivré à “ lui et au dit Gamache, en date du troisième novembre mil six cent “ soixante et douze.” Le 1er uovembie 1689, Nicolas Gamache et Louis Gagnier dit Belleavance partagèrent leur seigneurie.Il fut convenu entre eux deux, que Gamache aurait “ un quart de lieue de front sur la dite “ profondeur, qui est moitié de leur concession, du costé et attenant à “ celle de la demoiselle Amiot, et que le dit Belleavance aurait l’autre “ quart de lieue de front sur la dite profondeur, et faisant moitié de la “ dite concession, joignant d'un costé le quart assigné au dit Gamache, “ l’autre costé à Louis Lemieux, tirant vers le dit Fournier.” A partir de cette époque, dans les actes officiels, la concession de Gamache s’appelle le fief Gamache ou seigneurie de l’Ilet, celle dé Gagnier, fief Gagnier ou seigneurie de Lefrenaye.La seigneuresse de Vincelotte, Geneviève de Chavigny, s’occupa activement de peupler sa seigneurie, et dès 1672 on la voit concéder de-grandes étendues de terrains à des colons déjà établis pour la plupart sur la côte de Beaupré.Le dix juillet,elle accorde à Nicolas Gamache seigneur de Filet, une “ concession dite le Cap St-Ignace, en la seigneurie de Vincelotte, contenant deux cent quatre vingt arpents, coin- plantée en bois, de sept arpents de front sur le bord du fleuve St-Laurent et quarante arj ents de profondeur dans les terres, bornée d’un côté le preneur, l’autre, Pierre Richard, et d'un bout le dit fleuve et l'autre bout la ligne en route qui séparera la dite profondeur d’avec les autres terres de la dite seigneurie à la charge par le dit Gamache, ses hoirs 01 ayant cause de payer par chacun an, au jour de St-Martin d’hiver la somme de quatorze livres en argent inonayé et sept bons chapons, gras,à titre de rentes seigneuriales et deux sols de cens pour toute la dite concession "La dite demoiselle ayant le droit de réserver sur la pointe du dit Cap St-Ignace une étendue de terre raisonnable et nécessaire pour y bâtir un moulin et une petite maison si besoin est, avec le droit de débarquement, et de mettre ou de faire mettre tous les bastiments que besoin sera dans les accès qui se rencontrent des deux côtés du dit Cap St-Ignace.(Etude de Becquet) ”.Cette concession se trouvait justement voisine à l'est du fief que Gamache possédait conjointement aux Gagnier ; elle fut l’occasion du procès en question Nicolas Gamache prétendit un bon jour “ (pie cette concession se trouvait hors des bornes de la seigneurie Vincelotteet "qu’elle faisait le commencement de la terre en fief à luy appartenant par titre de Monsieur Talon, cy devant intendant de ce pais sous le bon plaisir de Sa Majesté,en date du 3 novembre 1672’’,et dans la requête qu’il présenta aux juges de la Prévôté il demandait à être " deschargé à l’avenir envers les dits seigneurs de la dite seigneurie de Vincelot des cens et rentes portés au contrat de concession et (pie ce qu’il en a payé jusqu’à présent luy soit rendu et remboursé par le dit sieur et demoiselle de l’Kspinav Le sieur de l’Espinay porta opjrosition et pour appuyer sa preuve présenta aux mêmes juges de la Prévôté, les documents suivants : 1." Un billet de monsieur de Courctlles ey-devant gouverneur-général de ce pais eu date du quinze février 1670, par lequel il paraît (pie non seulement le Cap St-Ignace luy doit appartenir, mais encore un quart de lieues au-dessus ce que 11’a pu empescher mesme Monsieur Talon, qui ayant donné à Gilles Fournier pouvoir de s’establir au dit Cap 11e luy put maintenir, voyant le dit billet y style du temps) et depuis ayant voulu récompenser le dit Gamache et le dit Lafrenayedes services qu’ils luy avaient rendus, il proposa à la dite demoiselle de —368— .1 Espiuay de luj' céder le quart de lieue qu’elle avait au-dessus du dit Cap, à condition qu’il luy en donnerait une demie lieue au-dessous, plus qu elle n’avait, ce qui luy fit prendre résolution de lui céder de la terre qu elle avait au-dessus du dit Cap, jusqu’à i'IIet seulement, ainsi qu il parait par le titre de concession au dit Gamaehe, lequel dit positivement ; la seigneurie de l’Ilet, 2.Un extrait du papier terrier fait- par Monsieur Duchesneau, e\ -devant intendant de ce pays de la foy et hommage faite par detnoi-selle Geneviève de Chavigny, veuve de feu Sr Charles Amiot, à cause du fief, terre, justice et seigneurie de Vincelotte, par lequel est dit que la dite seigneurie est sise au Cap St-Ignace, conformément à son titre de concession.” Ue sieur de l’Iispinay concluait sa preuve eu disant “que le dit Gamaehe n avait forme le dessein de lui disputer à lui et à sou épouse cet espace de terrains que depuis qu'eux-mestnes luy eurent déclaré que leurs titres étaient brûlés (dans l’incendie de la Basse-Ville en 16S2) sans remarquer qu’il suffisait pour le justifier, qu’il a jouy de tout temps de la terre en question comme seigneur ” et demandait qu’il fut nommé un arpenteur jure pour en présence des deux seigneurs planter les bornes nécessaires au dit lieu de l’Uet, pour éviter tout autre procès qui pourrait arriver sur ce sujet.Le lieutenant de la Prévôté, M.Dupuy,rendit la sentence suivante lout considéré et faisant droit nous disons que les sept arpents de terre de front concédés au demandeur par la dite demoiselle de Chavi gny doivent faire partie de \ incelotte.Ce faisant ordonnons qu’il sera pose deux bornes aux deux lignes parallèles des dits sept arpents, scavoir une au sud-ouest du Cap St-Ignace entre les terres du fief de 1 Ilet, et les dits sept arpents, qui sera la séparation des terres des dites seigneuries de 1 Ilet et de Vincelotte, et l’autre au nord-est du , dit Cap St-Ignace, qui séparera les dits sept arpents d’avec les autres terres de Vincelotte, ce par un arpenteur de cette ville qui en dressera procès-verbal, et au surplus que le demandeur pavera au défendeur les cens et rentes seigneurialles, conformément au dit contrat de concession qu’il en a passé le dit jour dixième juillet 1675.Et avons le dit demandeur condamné aux dépens.’’ I)e 1 étude de ces différentes pieces il reste acquis que le nom de Cap St-Ignace donne au petit Cap, qui se trouve au centre de la paroisse, en face de 1 Ile aux Grues, est très ancien.Il remonte aux —360— °rig nés de la colonie, et fut probablement donné par un missionnaire jésuite de passage en ces parages.Lorsque Geneviève de Cliavigny eut sa concession en 1672, elle l’appela \ incelotte, du nom d'une petite commune sur la rive droite de 1 \ 01111e, dans l’ancienne province de Bourgogne, et voisine de la Champagne, d’où étaient originaires les Cliavigny.Tout de même le nom de Cap St-Ignace resta attaché au Petit Cap et aux terres qui l'avoisinent, et c’est sous ce nom que la paroisse fut officiellement érigée en I 722.Insensiblement ce nom de Cap St-Ignace fut substitué à celui du fief Gamache ou de 1 ’ I let.et c’est sous cette appellation que Bouchette entra ce dernier dans la nomenclatu • dis fiefs et seigneuries du Bas Canada.Les quarante-deux arpen.-, (pie Gamache et Gagnier s’étaient divisés en 168:), étaient devenus le fief du Cap St-Ignace ; le nom de fief Gagnier ou Lafrenaye resta attaché aux seuls dix arpents < s- 1S15 par la famille Baldwin.M.Henri Quetton de Saint-George résida dans l’ancienne maison de son père, à Oak Ridges, à quelques milles de Toronto, et il y mourut en 1893, laissant une fdle qui fut sœur de la Charité en France.Disons, en terminant, que presque tous les détails qui précédent sont empruntés à l’excellent ouvrage de M.N.-K.Dionne, Les ecclésiastiques et les royalistes français téfngiês au Canada à l'époque de la Révolution.h RA\ IEN BAILLAIRGÉ—Il était fils de Pierre-Florent Bail-lairgé et naquit en 1799.Comme ses ancêtres il se livra à l’architecture et au génie civil.De 1820 à 1830, il fut assistant de son oncle, François Baillairgé, trésorier de la cité de Québec.Les magistrats et le public n'eurent qu’à se louer de son zèle dans l'accomplissement des devoirs de sa charge.C est à lui que 1 on dût, en 1823, le plan de la restauration de la porte Saint-Jean, à Québec.Flavien Baillairgé décéda à Beauport le 18 janvier 1847, et fut inhumé dans l’église de cette paroisse.Il était célibataire.G.-F.BAILLAIRGÉ PIERRE-JOSEPH CÉLORON I)E BLAINVILLE— Sur M.de Céloron qui, en 1749, fut chargé par M.de la Galissonnière d’aller prendre formellament possession de la vallée de l’Ohio que les commerçants anglais commençaient à fréquenter, on trouvera des rensei gnements biographiques dans l’ouvrage de M.Pierre-Georges Roy, La famille Céloron de Blainville. REP< »S1ÏS LA F'AMILLE BERTHIER.(VII, IV, p.128)—Les journaux de Montréal publiaient la note suivante dans les premiers jours de juillet 1914 : “Le comte de Berthier de Sauvigny, attaché militaire à l’ambassade de F'rauce à Washington, est arrivé hier soir au Kit/ Carlton.C’est le petit-fils du fondateur de Berthier, province de Québec, et c’est la première visite qu’il fait au Canada, où il est particulièrement intéres sé par le fait du séjour de sou grand’père dans ce pays."Commeattaché militaire, il est forcément officier de l’armée française.La société de Washington l’a charmé.Pendant son séjour au Canada il visitera Ottawa et Québec, sans oublier certainement Berthier.Il est très curieux de connaître les Canadiens-français avec lesquels il a tant d’attaches.1’ M.Berthier de Sauvigny est-il bien le petit-fils du fondateur de Berthier ?A cette question nous répondons d’une façon catégorique : non.Et notre preuve est facile à faire.M.Berthier, fondateur de Berthier, vint dans la Nouvelle-France en même temps que le régiment de Cari gnan en 1665.Il était déjà mort en 1709 (Voir la Famille Jucher,au Duchesnay, p.59).Il n’y a pas moyen de croire qu’un individu décédé en 1709 ait laissé un fils dont le fils vivrait encore en 1914.M.Berthier de Sauvigny est-il au moins le descendant de M.Berthier, le fondateur de Berthier ?Nous 11e le croyons pas plus.Alexandre Berthier épousa à Québec, le 11 octobre 1672, Marie Le Gardeur de Tilly.Ils eurent trois enfants : 1.Marie-Geneviève Berthier née à Québec le 30 septembre 1673.Elle décéda au même endroit le 4 octobre 1673.2.Charlotte-Catherine Berthier née à Saurel le 20 septembre 1674.Elle entra à l’Hôtel-Dieu de Québec et y fit profession le 18 uin 1691, sous le nom de Mère Sainte-Geneviève.Elle décéda le 25 octobre 1698.3.Alexandre Berthier, sieur de Villemur, né à Saurel le 24 avril 167fi.Il épousa, à Québec, le 4 octobre 1702, Marie-Françoise Vien-nay-Pachot.M.Berthier de Villemur décéda à Québec le 11 janvier 1703, trois mois à peine après son mariage.Aucun enfant naquit de son mariage. Comme ou le voit, le comte de Berthier de Sauvigny n'est pas le descendant du premier seigneur de Berthier.Il est cependant prouvé aujourd’hui qu’un des frères de M.Berthier vint avec lui dans la Nouvelle-France.Il resta ici peu de temps.Il est possible que le comte de Berthier de Sauvigny soit le descendant de ce dernier Berthier.M.DE LOUVIGNY ETAIT-IL PROTESTANT ?(II, V, p.70) — Dans un ouvrage publié en France par le Père Orhand, sous le titre ( i> admirable inconnu, et consacré à un ancien missionnaire jésuite du Canada, le Père de Carheil, il est affirmé que le célèbre officier de la Porte de Louvigny, qui fut lieutenant de roi à Québec, était protestant.“Le passage du livre en question se lit connue suit : “En cette année de 1690, le P.de Carheil eut un grand chagrin : M.de la Durantaye ne resta pas commandant de Michillimakinac, qu’il avait pourtant si bien défendu.Charlevoix rend justice à son mérite, à son intégrité et raconte que son crime, d’après quelques uns, c’était son affection pour les missionnaires.Il est constant que le comte de Frontenac n'aimait pas les missionnaires qui osaient soutenir un avis contraire à ses desseins : il avait souvent parlé et souvent écrit contre l’évêque de Québec et les Jésuites.Le capitaine de Lou vigny était protestant, et c'est lui qui remplaça le gentilhomme breton.Bien qu’il fut l’un des meilleurs officiers de la Nouvelle-France, on peut croire que le 1*.de Carheil, jésuite, ne trouva pas, dans ce réformé, un ami très ardent.Nous n'avons toutefois aucune preuve d’hostilité de sa part et même, à juger par les événements, il est probable qu’il exista une certaine entente, au moins politique, entre le missionnaire et le commandant.En effet M.de Louvigny s’efforça, non sans bonheur, de maintenir les Outaouais dans l’alliance avec les Français et de les conduire contre les Iroquois.Or une telle conduite n’était pas pour déplaire au P.de Carheil qui, de son côté, donnait une impulsion pareille à ses II lirons.M.de Louvigny parut ranimer le commerce des pelleteries entre Québec et Michillimakinac.Si les historiens ne disent pis que l’influence des missionnaires y fut pour quelque chose, nous avons le droit de le dire, parce que rien le grave n’était possible sans leur concours.” M, de Louvigny était originaire de Paris, et appartenait à une famille de vieille noblesse.Il passa dans la Nouvelle-France en 1687 en qualité de lieutenant de la compagnie de LeVerrier.En 1690, M.Je Frontenac envoya M.de Louvigny à Michillima-kinac pour commander à la place de M.de la Durantave.En 1699, on voit M.de Louvigny commandant au fort Frontenac.Accusé de faire la traite avec les Sauvages il subit son procès devant le Conseil Souverain puis fut envoyé en France.Ce voyage lui fut plutôt favorable puisqu'il revint avec sa nomination de major des Trois-Rivières.E11 1703, il passa à Québec en la même qualité.En 1716, M.de Louvigny, en récompense de sa bravoure et de ses services, était promu lieutenant du Roi à Québec.En 1720, il devient commandant-général des pays d’en liant.En 1724, M.de Louvigny s’embarque pour la France.Pendant son séjour là-bas, il fut nommé (26 décembre 1724) gouverneur de Trois-Rivières.Il s'en revenait prendre possession de son poste lorsqu'il périt dans le naufrage du Chamkat, le 27 août 1725.M.de la Porte de Louvigny appartenait-il à la religion réformée, ainsi que le prétend le Père Orhand ?Non.Nous avons bien eu au Canada, sous le régime français, ‘ es officiers protestants mais aucun d’eux n’occupa des postes importants.M.de Louvigny épousa à Québec le 26 octobre 1684, Marie Nolan, tille de Pierre Nolan, commissaire de l’artillerie.L’acte de mariage dressé par le curé de Québec, M.Henry de Bernières, se lit comme suit : “Le vingt-sixième jour du mois d'octobre de l’année mil six cent quatre vingt quatre vu la dispense de trois bancs de mariage d’entre Louis de la Porte, sr de Louvigny, demeurant en cette ville, fils du sr Jéan de la Porte et de Françoise île Fanerolle, ses père et mère, de la paroisse de St-Eustache de la ville et archevêché de Paris, d’une part, et Marie Nolan, âgée d’environ vingt ans, fille de sr Pierre Nolan, commissaire de l’artillerie en ce pays, et de Catherine Hymart, ses père et mère, de cette paroisse d’autre part, laquelle dispense ils ont obtenu de Monseigneur l’évêque de Québec et ne s’étant trouvé aucun empêchement nous Henry de Bernières vicaire général de Monseigneur Lévesque et curé de cette église paroissiale Its avons en la d.église conjoint en mariage en présence du dit sr Nolan, père de l’épouse, de A2A —382— Claude Chasle et Nicolas Gauvreau, bourgeois de cette ville, et Gilles Moulinenx, qui a déclaré ne savoir signer de ce enquis suivant l’ordonnance, ainsi signé.Louis de la Porte, Marie Nolan, B.Nolan, Chasle, N.Gauvreau, H.de Bernières.” Si M.de Louvigny avait été protestant le mariage n’aurait pas eu lieu dans l’église puis l’acte aurait mentionné la dispense spéciale obtenue de l’évêque.Les actes de baptême des enfants de M.de Louvigny établissent clairement aussi qu’il était catholique.La lettre qu’écrivait l’évêque de (Québec au ministre, le 4 octobre 1725, pour lui demander des faveurs pour la veuve de M.de Louvigny, 11’est pas moins explicite.Ce qui a pu induire en erreur le Père Orhand, peu au fait de notre histoire, c’est que M.de Louvigny était un officier réformé, ce qui ne veut pas du tout dire qu’il appartenait à la religion réformée.UN DUEL ENTRE CARTIER ET DOUTRE.(XX, IX, p.300.)—Joseph Doutre était un des politiciens libéraux les plus ardents et les plus actifs de Montréal.En 1848, il collaborait au fameux journal \' Avenir.Il publia dans ce journal une comédie intitulée La Tuque Bleue et dans laquelle Georges-Etienne Cartier était malmené.Ce dernier, protn ' ascible, rencontra Doutre et le traita assez cavalièrement.Doutre provoqua Cartier en duel.Les deux adversaires se rendirent, avec leurs témoins, sur la montagne, près de l’Observatoire de Montréal,pour vider leur querelle.Mais au moment où les témoins allaient donner le signal du combat, un détachement de police guidé, dit-on, par le père de Cartier, fit son apparition.On fut donc obligé de remettre la partie.Les jeunes libéraux accusèrent Georges-Etienne Cartier d’avoir lui-même, par lâcheté, averti la police.Cartier,imbu des fausses idées du temps sur le duel, provoqua à son tour Joseph Doutre.Cette fois, le duel eut lieu sur la route de Chambly.Au premier coup de feu une balle perça le chai>eau de M.Doutre.Les témoins voulurent alors arrêter le combat, mais sur les instances des deux adversaires le combat reprit.Personne ne fut atteint à cette seconde re prise, et on se sépara satisfaits.LE NAUFRAGE DU BAHAMA.(XX, V, p.167)— A quelle date eut lieu le naufrage du Bahama ?Le Bahama était un vieux steamer en fer, qui avait (ouru le blo- OO eus pendant la guerre de Sécession.Il portait le nom de Général Meade.En 1880 ou 1881, MM.Willam-F.Weld & Cie l’avaient vendu à laCie des vapeurs de Québee et des ports du Golfe pour la somme de $6,000, à peu près le prix du vieux fer.Il prit le nom de Bahama et fut mis sous le commandement du capitaine Astwood, un marin d’expérience.Son équipage se composait de trente hommes presque tous Canadiens d’origine.I.e 4 février 1882, le Bahama partait de Porto-Rico pour New-York, avec un chargement de mêlasse, café, sucre et rhum.Dans la nuit du 10 février 1882, le Bahama glissait sur le courant du Gulf Stream, ce grand fleuve d’eau chaude qui sort des chaudières du golfe du Mexique pour aller fondre les glaces du pole nord.1 out-à-coup une tempête épouvantable se déclare, et l’eau envahit le bâtiment.Des quatre chaloupes du bord deux sont emportées.Le capitaine et l’équipage sautent dans les deux frêles embarcations et se confient à la mer en furie, La première des deux chaloujies mises à la 111er périt à quelques arpents du Bahama.L’autre montée par treize hommes, fut recueilli le jour même du naufrage par le brick Glenmorray.Parmi les rescapés se trouvaient huit canadiens : Alfred Desprès, 2111e ingénieur, Georges Thibault, premier maître d’hôtel, W.Mollaoy, commis, K.Frank, chauffeur, I).Tremblay, cuisinier,Edmond Lavoie, garçon de table,et Hubert Tremble, matelot.t / Cinq matelots parmi lesquels un Canadien-Français, Napoléon Matliurin, avaient cependant préféré courir leur chance dans le Baha ma.Qujind Matliurin constata que le vaisseau était à la veille d’être englouti, il détacha une échelle amarrée aux épontilles et se jeta à la 111er sur ce radeau improvisé.Quelques instants plus tard, le pauvre matelot entendit un bruit épouvantable; les chaudières du Bahama venaient de sauter lançant dans l’éternité trois des quatres compagnons qui avaient cru trouver leur salut à bord.Bientôt Matliurin distingua un homme qui se tenait cramponné à une passerelle.E11 quelques brassées il se trouva près de lui.C’était un matelot du nom de Bicker.Matliurin se hissa près de Bicker,crojant que cette passerelle pouvait les i>orter tous deux.A peine était-il placé près de Bicker qu'une lame rugissante emporta ce dernier.Le matelot Mathurin resta six jours sur ce radeau improvisé, sans provisions, à moitié vêtu.Il fut sauvé le 17 fév rier 1882, au 39e de latitude et 73e de longitude ouest, par la goélette américaine Pearl de deux cents tonneaux revenant de la Trinidad avec un chargement de sucre, en destination de Brooklin.Les Québecquois qui périrent dans le naufrage du Bahama furent James Sutton, William O’Brien, dis.Smith, Ths.George, John Chappies, Félix Dubé, Patrick McCarthy, Robert Foster (avec son fils et son gendre), Heighton et George Bicker.Feu Napoléon Montpetit, dans Nos hommes forts, a raconté au long le naufrage du steamer Bahama.ARTHUR DE BUSSIÈRE.(XX, VI, p.204.)—La livraison de juin 1914 du LSuiletin contient la question : “Arthur de Bussière qui fit partie de l'Ecole Littéraire de Montréal était-il français ?Ses ouvrages ont-elles été publiées en volume ?” (sic).Il y a évidemment, dans cette question, une coquille suiierbe.Le tyj>ographe a dû mettre “ouvrages” pour “poésies”, car Bussières 11’é-crivait qu'en vers, mais 11e nous attardons pas à ce détail.Arthur de Bussières est canadien-français.11 fut baptisé à Notre-Dame de Montréal, le 21 janvier 1877.Son père se nommait Fabien Bussière et sa mère Rachel Bariault.Le pauvre Arthur a été inhumé à Montréal, le 9 mai 1913.Ce jeune et élégant poète, ami intime de Nelligan, apprit seul l’art de versifier,ce qui 11e l'a pas empêché de faire des sonnets d’une facture étonnante.Il avait la passion des mots sonores.On trouve ses poésies dans le Monde I/lustié, dans les Soirées du Château de Ramesay, dans la Revue Pop niai te et dans le Samedi ; elles n'ont pas encore été réunies en volume, mais elles mériteraient de l’ctre.C.Les Laflamme au Canada Vide Bulletin, no 11, p.‘363.Le testament dont il est question est celui de François Kermeneur fils de Gervais (non pas de Gérard,) natif de Saint-Ouardon (non Saint-Ouandon,) de Landerneau, évêché de Léon en Bretagne.Monsieur Lamontagne, de Montréal, expert en paléographie nous communique la note suivante - Saint-Houardon fut élu évêque de Léon en 635 ; il occupa ce siège épiscopal durant quinze ans.Il désigna pour lui succéder Saint-Gouasnon.I.e Dictionnaire géographique de la Fiance de Joanne, dans l’article Panderncau ou Landerneau dit - Eglise de Saint-Houardon (15891604), récemment reconstruite sur un autre emplacement ; on a rétabli de l’ancienne église, la tour, son dôme et un portail corinthien de la Renaissance.Azarie Coeillard DesprÉS, Etre. LES OUVRAGES CANADIENS RECENTS Adjutor Rivard, Chez nous.Québec, I.’Actiou Sociale Catholique, ior, rue Sainte-Anne—1914.M.Rivard a réuni dans ce charmant petit volume une douzaine de récits et de tableaux canadiens vraiment charmants.Touchants par la vérité des détails, de l'expression canadienne, de la couleur et du sentiment, ces récits et ces tableaux si bien de chez nous, retiennent le regard et captivent l'attention aussi délicieusement que profondément émue.Voilà un livre qui devrait se trouver dans chaque foyer canadien.L.-X.Carrier, Les Evénements de 1837-1838.Seconde édition.Beau-ceville, La Cie de publication de l'“Eclaireur”, éditeur—1914.C’est une excellente idée assurément qu'on a eu de publier une seconde édition de l’ouvrage de feu M L.-X.Carrier, Les Evénements de 1837-/838.Trente-sept années se sont écoulées depuis la publication de la pre mière édition de cet ouvrage.Il est disparu de nos librairies depuis plusieurs années déjà.Il est bon que nos enfants connaissent les luttes du passé, les souffrances des nôtres.La liberté dont nous jouissons aujourd’hui nous a été acquise au prix des plus grands sacrifices.Fils d'un patriote qui avail risqué sa vie pour une cause qu’il croyait juste, M.Carrier a apprécié la période troublée de 1820 à 1838 avec une sûreté de jugement et une impartialité qui lui valurent les éloges de tous.La seconde édition des Evénements de 1837-1838 mérite d’etre répandue partout.Arthur Lemont, La mission belge au Canada.Rent détaille de la visite et texte sténog raphié des discoins des représentants de la Jle/gique.à Montréal.Précédé de tons les renseignements ojfieiels sur la guerre a9 1697 21 5 26 1698 29 9 38 1699 73 42 115 I JOO 35 24 59 I 701 22 13 35 1702 30 '3 43 Ï7°3 166 49 215 1704 2 2 16 38 33 27 60 Pourquoi les années 1687, 16S8, 1699 et 1703 sont-elles si chargées?Y eut-il épidémies à Montréal pendant ces quatre années ?O.H.L. Lettres de Mgr de Pontbriand a son frère et à ses soeurs Je ne sais, mon très-cher frère, pourquoi je n'ai pas reçu de vos nouvelles.Vous avez un héritier, je vous en fait mon compliment ainsi qu'à ma sœur.Vous avez en vérité tort de m'oublier ainsi.Mon amitié pour vous est au-dessus de tout.Nous avons eu une disette générale.Je me suis endetté pour soulager les pauvres, Cette année sera enoore très-mauvaise ; j’espère pourtant vous payer ce que je vous dois, dans un an.Je suis si fort occupé à écrire, à m’arranger dans ma maison, où je demeure depuis cinq jours, si accablé
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.