Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 février 1915, février
151 I.I.KTIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL XXI BEAIJCEVILLE—FEVRIER 1915 No.Il La Famille de Lorimier Notes généalogiques et historiques (Suite et fin) 1783, (26 juin,) Lachine I\ —Claude-Nicolas-Guillaume de Lorimier, fils de Claude-Nicolas-Guillaume III, 1730./.Mariage : Marie-Louise Squeller, appelée aussi Kalique et Skal-ler, corruptions diverses du nom Schuyler.Inhumée le 8 juillet 1790, âgée de 36 ans.Issus de ce mariage : Guillaume-François, baptisé à Lachine, le 30 avril 1784, tué à Chrysler’s Farm, le 11 novembre 1813.Il avait reçu sept blessures à ce combat.Son décès fut inscrit au registre du Sault, le 21 juin 1813.Dans l’acte, on dit qu’il était lieutenant au Régiment des FcncibUs, et époux de Louise Delisle.Jean-Baptiste, baptisé au Sault St-Louis, le 3 mai 1786.Lieutenant et interprète en 181 j, capitaine en 1813, il était au combat de Beaver Dam, célèbre par le dévouement de Laure Secord.Il épousa, plus tard, Mademoiselle Rousseau, fille de Henri Rousseau et de Marie-Anne Gouin.Jean-Baptiste mourut et.1845 et sa femme a été inhumée deux ans plus tard.Les blessures graves qu’il reçut ' durant la guerre de 1813 le rendirent invalide.Sa pétition dans laquelle il résume les ser vices rendus à la patne canadienne par divers membres de sa famille, forme un document précieux qui est reproduit dans les Archives Ca«a Jtcnnes.série C.Vol.268, p.«02, et seq.Par son testament il laissa 6000 livres à être divisées entre trois institutions religieuses.Louise baptisée, 1788 ; mariée le 25 août 1S09 à Louis Demers.Agathe, baptisée au Sault, le 1er juillet 1790.Marie Madeleine.(1 \ ri'— mariée au Sault St-Louis, le 19 no vembre 1832.à J.B.Pominville : 2e—mariée au Sault St-Louis, le 11 juin 1844, à Pierre Lanctôt, notaire.Elle a été inhumée à St-Hyacin the.Martine Hippolite, inhumée à Lachine, le 13 février 1800 2.Mariage : 23 mars 1793 a Marie-Madeleine-Claire Brossard Descheneaux.fille du seigneur demeurant à Ste-Jeanne de Neuville, inhumée le 16 janvier 1800.Issus de ce mariage : Marie-Adélaïde, baptisée au Sault St-Louis, le 20 février 1794 ; mariée au Sault St-Louis, le 26 juin 1820.à Vincent Ducharme.Dans l'acte de mariage, le père de l’épousée, Claude-Nicolas-Guil-lautne de Lorimier, est désigné : “un des représentants du comté de Huntingdon'' et la mariée est prénommée Adélaïde-Madeleine.Edouard-Narcisse-Louis, baptisé à Lachine, le 11 septembre 1798 : marié en 1835 à Ann Dunn (Voir ci-après).j.Mariage : Sault-St-Louis, 27 février 1801, à Anne Mc-Gregor Issus de ce mariage : Louise, baptisée au Sault St-Louis, en 1801 : Antoine-George baptisé au Sault, le 15 mai 1805 ; marié en 1835 à Louise Macomber.(Voir ci-après).Catherine, baptisée au Sault, le 27 novembre 1807 ; Michel-Chevalier, baptisé en juillet 1809 et inhumé au Sault, le 9 octobre 1826 ; N ta.Claude-Nicolas-Guillaume de Lorimier IV fut inhumé au Sault St-Louis, le 7 juin 1825, âgé de 81 ans.Il prit part à la guerre de 1775 où il se distingua, et, en 1812, il était capitaine.On peut 1,1 11 est proi'ttMv que c’est elle qui a été baptisée sous le prénom d’Agathe en 1790. consulter sa carrière dans le mémoire de Berthelet publié à Montréal, en 1871, par la maison K.Sénécal, ainsi (pie scs Mémoires qui forment partie des documents réunis par l'abbé Verreau, sur l'Invasion Américaine.Dans la pétition de J.B.de Lorimier, (Can.Arch.C.S.Vol.26S, pp.S02, 808;.on lit, relativement à Claude-Nicolas-Guillaume, qu il fut major et attaché pendant 47 ans au département des Sauvages.Aux Cèdres, en 1775, il reçut une blessure grave.1795, (12 mars), St-Cuthbert.V.Guillaume-Clément-Edouard de Lorimier, Sr de Verneuil, fils de François-Thomas, IV.1769.Perrault- Marie-Marguerite-Adélaïde, fille de Joseph Perrault et de Marie-Josephe Boulet Issus de et mariage : Joseph-Adélaïde-Rosalie-Guilmine, baptisée le 29 septembre 1796, à St-Cuthbert ; Louis-Charles-Guillaume, marié le 13 octobre 1834, à St-Laurent, à Marie-Louise St-Aubin, fille de Jean-Baptiste St-Aubin et de Marguerite Rubeau.M.de Lorimier fut agriculteur et instituteur.11 est mort à St-Jérôme, vers 1880.François-Marie-Thomas-Chevalier, baptisé à St-Cuthbert, le 26 décembre 1803 ; marié en 1832 à Henriette Cadieux (Voir ci-après).Jean-Baptiste-Chamilly Verneuil, baptisé à St-Cuthbert, le 28 juin 1808 ; marié en 1832 à Rachel Cadieux.(Voir ci-après).Joseph-Narcisse, baptisé en 1817, et inhumé à Montréal, le 3 mai 1837 ; Gédéon-Georges, baptisé à Montréal, le 21 mai 1818 ; marié à Margaret Flaherty, vers 1844 (Voir ci-après).Sur les autres enfants dont les noms suivent, nous n’avons que les renseignements suivants.Charles, décédé aux Etats-Unis, Marguerite nhumée à l’Assomption, Emilie m.à Frs.-Xavier St-Denis et Verneuil.Ce dernier, établi à Dubuque, Iowa, a fait un commerce prospère et a épousé Sarah Hempstead.Plusieurs enfants sont nés de leur union.1796, (?), St-Cuthbert.V.-François-Thomas de Lorimier, fils de François-Thomas IV, i 769. Marie Josephe Boulet, veuve de Joseph Perrault et belle-mère de Guillaume-Clément-Edouard, sou beau-frère.Issus de ce mariage : Chevalier, homme de lettres, décédé célibataire à St-Hyacinthe, vers 1850.Louis-Gustave, après avoir été greffier de la Cour de Circuit, à l'Assomption, il devint protonotaire de la Cour Supérieure à St-Hya cinthe.Il a été inhumé à Montréal.Il avait é]>ou.sé en premières noces, Mary Kipp ; en deuxièmes noces.Mélina Ilesforges, et en troisièmes noces, Yitaline Lussier, veuve du docteur Côté.1832, (10 janvier,) Montréal.VI.—François-Marie-Thomas-Chevalier de Lorimier, fils de Guil laume-Clément-Kdouard, Y, 1795.Marguerite-Henriette Cadieux de Courville, fille de Jean-Marie Cadieux de Courville, notaire, et de Marie-Marguerite Roy.Elle fut in-liuméé à l'Assomption, le to décembre 1891.Issus de ce mariage, et baptisés à Notre-Dame, sauf indication contraire:- Marguerite-Henriette, baptisée le 28 décembre 1832, inhumée le (8 mai 1833 ; Henriette-Rachel-Adélaïde, baptisée le 7 décembre 1833, inhumée à St-Laurent le 6 janvier 1834 ; Adélaïde-Zénoise-Léopoldiue, baptisée le 24 novembre 1834, inhumée à l’Assomption, le 15 mars 1898 ; Stéphanie-Marguerite-Malvina, baptisée le 12 mai 1836, inhumée le 8 mars, à l’Assomption ; Ernest-François-Napoléon, baptisé le 4 mars 1838, inhumé à Montréal, le 6 avril 1839 ; Nota : François-Marie-Thomas-Chevalier VI exerçait la profes- sion de notaire depuis 1829, lorsque les troubles de 1837 éclatèrent.Enthousiasmé, il abandonna tout : une jeune épouse, des petus etres chéris et une clientèle nombreuse pour se lancer dans la rébellion.Fait prisonnier, le 12 novembre 1838, alors qu'il agissait comme brigadier général des Patriotes, sous les ordres du Dr Robert Nelson, près de Lacolle, il subit son procès à Montréal, devant la cour martiale.Malgré l’éloquence de M.L.Drummond, plus tard juge, M.de I.ori- niier fut trouvé coupable et condamné à mort, le 18 janvier 1839.l,a sentence fut exécutée le 15 février 1839.M.Hector Pabre, en 1856, publia une esquisse biographique remarquable sur ce grand patriote et l’hon.sénateur L.O.David lui a consacré une longue et pathétique étude.En 1883, on organisa une souscription nationale en faveur de la veuve du patriote de Lorimier et de ses filles qui vivaient alors à l’Assomption.1832 (30 avril), Montréal.\ I.Jean-Baptiste-Chamilly-Verneuil de Lorimier, fils de Gui 1 -laume-Clément-Edouard, Y, 1795.Christine-Rachel, Cadieux de Courville, fille de Jean-Marie de Courville, notaire, et de Marie-Marguerite Roy.Issus de ce mariage et baptisés à Notre-Dame de Montréal, à moins d’indication contraire : Jean-Guillaume-Napoléon, baptisé le 22 janvier 1833, inhumé le 12 septembre 1833.François-Léopold-Wilfrid-Gédéon, baptisé le 3 janvier 1834.Louis-Théodore-Gustave Verneuil, baptisé le 7 décembre 1834, marié en 1864 à Henriette Picault, (Voir ci-après).Alphonse-Tancrède-Amédée, baptisé le 2 mai 1837, marié en 1861, à Mélitime Duckett, (Voirci-après).Charles-Chantilly, né à Dubuque, Iowa, le 13 septembre 1842 et baptisé à Notre-Dame le 15 juin 1844, marié en 1865 à Sophie Marie-Malvina Serre Saint-Jean (Voir ci-après).Pierre-Joseph-Rodolphe-Domptail, baptisé le 2 juin 1851, marié à Sarah Tunstall, en 1884 (Voir ci-après), Pierre-Ivdouard-Emile-Chamilly, baptisé le 10 mars 1857, marié Notre-Dame de Montréal, le 9 février 18S8, à Marie-Victoria Duchar-me, fille de Vincent-Valéry Ducharme et de Maria Denis.M.P.E.E.de Lorimier s'occupe de journalisme depuis une trentaine d’années.11 est correspondant delà presse-associée depuis 18 ans.A’ota : J, IL Chantilly de Lorimier VI était étudiant en droit, lors de son mariage Admis au Barreau peu après, il exerça sa pro- fession jusqu'en ’.837, alors qu’il prit part à l'insurrection et devint membre du fameux club des “Fils de la Liberté".Le mouvement n'ayant pas réussi, M.de Lorimier dut passer aux Etats-Unis en compagnie de l’abbé Chartier et du docteur Brien.Dénoncés par un ancien ami, ces patriotes 11e durent leur salut qu’à l’extrême dévouement d’un jeune officier anglais.M.de Lorimier demeura à Dubuque, Iowa, Etats-Unis, jusqu’en 1843, alors qu’il revint à Montréal avec sa famille.De cette époque à la date de sa mort, il 11e prit aucune part à la vie politique et consacra le reste de ses jours à sa famille.Il fut inhumé le 23 juillet 1865, au cimetière de la Côte des Neiges,à Montréal.1835, (22 septembre), Glengarry.V.Kdouard-Narcisse-Chamilly de Lorimier, fils de Claude-Guillaume, IV, 1783., Ann Dunn, fille de James et Ann Guinn.Le contrat de mariage des futurs époux fut dressé par le notaire Lanctôt, le 16 septembre 1835.M.Edouard Narcisse de Lorimier fut, pendant longtemps, représentant du gouverneur auprès des Sauvages du Sank St-Louis.11 a été inhumé à Montréal, le 18 décembre 1882, âgé de 84 ans.Issus de ce mariage : Antoine-Jacques Edouard, baptisé à Laprairie, le 4 septembre 1836 ; marié à Honorine P.Leroux.(Voir ci-après).Louis-Claude-Jean-Baptiste-Arthur, baptisé au Sank St-Louis, le 15 mai 1839.Narcisse-Frédéric-Alphonse, baptisé au Sault-St-I.ouis, le 14 novembre 1841.Noyé à la Rivière-Rouge, Nord-Ouest.Marie-Madeleine-Hermine, baptisée au Sank St-Louis le 28 octobre 1843 ; mariée à Joseph-Damase Millette, médecin.Marie-Anne, baptisée au Sank St-Louis, le iS décembre 1831, mariée eu la cathédrale de Montréal, le 19 août 1873.à Joseph Kohi.la.d, commerçant, plus tard, député de Berthier.1855, (12 octobre) Sank St-Louis.Antoine-Ge rrges de Lorimier, fils de Claude-Nicolas Guillaume, IV, 1783.Il épouse Marie-Louise Macomber, fille de Gervais Macomber, interprète,et d’Angélique Giasson.Antoine-Georges de Lorimier, agro- nome et négociant, fut chargé, comme interprète des Sauvages du Sault St-Louis, de présenter leurs griefs à sa Majesté Guillaume IV, de qui il reçut une médaille commémorative, en récompense de ses services.Les Sauvages lui donnèrent le nom honorifique d’Oionhiatekha ( firmament en feu, ou le brillant ).Il fut inhumé dans l’église du Sault qu’il avait contribué à faire ériger.Issus de ce mariage et baptisés et inhumés au Sault, sauf indications contraires : Claude-Antoine, baptisé le 29 juillet 1836, inhumé le 9 juillet 1S37 ; Guillaume-Edouard, baptisé le 5 novembre 1837.Il a vécu à Grand Forks, North Dakota, où il est mort.Il a été inhumé à Chicago.Georges-Gervais, baptisé le 10 avril 1839, marié en 1863 à Aurélie Malette (Voir ci-après).Anne-Angélique, baptisée le 24 mai 1840, inhumée le 27 mars 1841 ; Isaac-Alexandre, baptisé le 31 juillet 1841, inhumé à Montréal, le 10 novembre 1898.François-Xavier-Louis, baptisé le 25 octobre 1842, inhumé le 17 novembre 1842.Jean-Baptiste-Simon, baptisé le 29 octobre 1844 ; marié à Ida M.Maas, à Neganee, Midi.De ce mariage sont issus : Arthur-Jean, baptisé à Lachine, le 18 mai 1888 ; Guillaume-Edouard, baptisé à Notre-Dame, le 30 décembre 1891 et inhumé au mois d’aoùt suivant : Georges, né vers 1889.Arthur et Georges sont avocats et pratiquent à San Diego, Californie.Joseph-Thomas, baptisé le 3 juin 1846, rentier, demeure à Bfclœil.Benjamin, baptisé le 9 septembre 1847, réside à Havre, Montana.Etienne-Ambroise, baptisé le 18 février 1849, marié en 1873, à Marie-Angélique Beauvais, (Voir ci-après).Alfred-Octave, baptisé le 19 mai 1850.Demeure à Fort Benton, Montana Jacob-Stanislas, baptisé le 15 mars 1852, demeure ù Chicago.Marie-Louise-Clotilde, baptisée le 17 juillet 1833, inhumée le 8 mars 1905. Catherine Marguerite, baptisée le 27 janvier 1855, inhumée le 16 août 1857.Eugène-Napoléon-Albert, baptisé le 7 juin 1856, inhume le 2 juillet 1856.Hélène Rébecca, baptisée le 31 mai 1857, mariée le 26 novembre 1877, au Sault St-bonis, à Richard Thurston de Tyldesley Greetham, inhumée le 16 octobre 1883.De ce mariage, sont nés Alice Greetham, épouse de Edmond Brossard, avocat, Joseph-Georges Greetham, marié à Berthe Brodeur, fille de l'honorable E.P.Brodeur, de la Cour Suprême, et Marie-Rébecca Greetham, épouse de Benjamin G.Bourgeois, chirurgien.Ces trois enfants ont ajouté à leur nom de famille, Greetham, celui de leur mère, de Eorimier.Albert-Emmanuel, baptisé le 2 juin 1859 ; admis au Barreau le 10 juillet 188.5 ; marié à St-Jacqties de Montréal, le 6 octobre 1886, à Marie- Rachel-Malvina de Eorimier, fille de l’honorable Charles Chantilly de Eorimier, VI, 186,5.Albert Emmanuel de Eorimier a pratiqué avec son beau-père jusqu'en 1889 et, en 1896, il forma avec l’honorable sir Auguste Réal Angers, ex-lieutenant gouverneur de la Province de Québec, la société légale encore existante de MM.Angers, de Eorimier Godin.Il a été nommé Conseil du Roi en 1903.1844,-Dubuque, Iowa.V.Gédéon-Georges-Gustave de Eorimier, fils de Guillaume-Clé-ment-Edouard, IV, 179.5, mort en 1913, aux Etats-Enis, marié en 1844 à Marguerite Flaherty.Issus de ce mariage : Catherine-Emma, née à Dubuque, le 1er janvier 184,5 ; baptisée à Notre-Dame de Montréal, le 16 octobre 1858.Julie-Esther, née à Dubuque, le 2.5 octobre 18,57 ; baptisé à Notre Dame de Montréal, le 17 octobre 1858.1861, (23 novembre), St-I’olycarpe VI.Tancrède-Chevalier de Eorimier, avocat, fils de Jean-Baptiste Chantilly, V, 1832.Marie-Catherine-Mélitime Duckett, fille de William Duckett, négociant, député du Comté de boulanges et de Marie-Eugénie Leblanc.Issus de ce mariage et baptisés et inhumés à Notre-Dame, sauf indication contraire : Rachel-Ada-Eugénie, baptisée le 4 septembre 1862, inhumée le it janvier 1873.Raoul-Guillaume, baptisé le 11 juillet 1864, marié en 1889, à Mademoiselle Irma Hamel : avocat et conseil du roi.Montréal.(Voir ci-après).Joseph-Alexandre-Tancrède-Chaniillv, baptisé le 11 septembre 1866, marié en 1908 à Mademoiselle Hoffman (Voir ci-après.) Marie-Berthe,Henriette-Mélitime, baptisée le 17 octobre 1868, mariée le 8 septembre 1902, à Joseph Louis-Normand, inhumee le 4 novembre 1905.Charles-Gustave-Alfred, baptisé le 17 septembre 1870, marié en 1903, à Alice Normand (Voir ci-après).Joseph-Wilfrid-Rodolphe-Eugène, baptisé le 12 juillet 1873, marié à St-Denis de Montréal, le 24 septembre 1901, à Joséphine Blanche Normand (fille de J B.Normand et Marie-Altnizine Panneton), laquelle est inhumée le 17 novembre 1902 ; 2.Montréal, St-Louis de France, le 20 avril 1906, à Marie-Louise-Philomène-Julienne Brosseau, fille du lieutenant-colonel Brosseau.Louis-Gaston-Auguste-Lionnel, baptisé le 4 juillet 1876, inhumé le 24 juillet 1876.Joseph-Armand-Gaston, baptisé le 23 mai 1878.AJota : Tancrède-Chevalier de Lorimier fut admis au Barreau le 7 janvier 1861 et nommé Ccnseil de la Reine, le 28 décembre 1889, il pratiqua sa profession avec succès jusqu’à sa mort, en 1892.Il fut inhumé au cimetière de la Côte des Neiges, le 19 décembre 1892.1863, (28 juillet), Notre-Dame de Montréal.V.Georges-Gervais de Lorimier, fils d’Antoine-Georges, I\ , 1835/.Mariage : Marie-Aurélie Malette, fille de Jean-Baptiste et de Joseph te Haubert.Issu de ce mariage : Napoléon-Claude, baptisé au Sault St-Louis, le 2 juin 1864, inhumé le 8 octobre 1867.2.Mariage : Notre-Dame de Montréal, le 9 avril 1872; Jeanne Plante, fille de feu Dominique Plante. Issus de ce second mariage et baptises au Sank St-Louis : Georgianua-Jeanne, baptisée le 13 janvier 1873.Marie-Féodore-Béatrice, baptisée le 1er novembre 1874 ; Georgiana-Rose-Allia, baptisée le 18 juin 1876 ; Georges-Hector, baptisé le 23 décembre 1878 ; Ida-Béatrice, baptisée le 1er juillet 1880, inhumée le 21 octobre 1880.1^64, (30 juin), Notre-Dame de Montréal.\ I.Louis-Gustave-Verneuil de Lorimier, fils de Jean-Baptiste-Chatnilly, V, 1832.Marie-Louise-Henriette Picault, fille de Pierre-Etienne l’icault, médecin et pharmacien, alors vice-ecnsul de France à Montréal, et de Dame Louise-Julienne Boutolle.Issus de ce mariage et baptises à Notre-Dame, sauf indication contraire : Alfred-Pierre-Gustave, baptisé le 19 octobre 1867.Il épousa une demoiselle Jones de Boston qui est décédée à la fin de janvier 1915.Picault-Henri-Charles, baptisé le 28 novembre 1868, inhumé le 2', mars 1869.Louis-Jean-Baptiste-Eugene, baptisé le 13 décembre 1870.Joseph-Henri, baptisé à Ste-Anne de Bellevue, le 2; avril 1880, inhumé au même lieu, le 4 mai suivant.18651 ?> à Ste-Philomène V.Jacques de Lorimier, fils d’Edouard-Narcisse, IV, 1855.Honorine-Philomène Héroux.Marie-Antoine-Blanche, baptisée au Sank St-Louis, le 13 septembre 1S66.Xota : M.Jacques de Lorimier a été greffier d’une Cour de Jus- tice, dans la province du Manitoba, où il est, depuis, décédé.1S65, (27 Novembre 1, Notre-Dame de Montréal VI.Charles Chamilly de Lorimier.fils de Jean-Baptiste Verneuil V, 1S32.Marie-Sophie Malvina Serre Saint-Jean, fille d’Antoine Serre et de Catherine Cypihot., A moins d'indication contraire, les enfants issus de ce mariage ont été baptisés et inhumés à Notre-Dame.Marie-Rachel-Malvina, baptisée le 7 septembre 1866, mariée à St-Jacipies le 6 octobre 1S86 à Albert-Emmanuel de Lorimier, C.R.Charles-! ancrède Chamilly, baptisé le 8 novembre 1867 ; marié à ftevvPort, Vt., le 14 juin 1896, à Béatrice Atkinson.Négociant à Montréal.Louis-Gustave-Hemi, baptise le 16 août 1869, inhume le 30 juin 1870.Hector-Rodolphe, baptisé le 18 février 1871, inhumé le 6 octobre 1871.Marie-Mélitime-1lenriette-Hectorine, ba]>tisé le 31 décembre 1872, inhumée le 11 juillet 1873.Mai ie-Louise-Ada, baptisée le 5 avril 1874, mariée à St-Louis de b rance, le 10 octobre 1893, à Paul-Arthur Magnan, officier de Douanes, à Montréal.Louis-Clément-Guillaume baptisé à St-Jacques, le 20 décembre 1875, inhumé le 15 juillet 1876.Louis-Henri-Hector, baptisé à St-Jacques.le 23 mai 1879, marié à St-Léon de Westmount, le 24 mai 1902, à Jessie Arnott Smart, fille de feu David Smart et de Helen Forsyth, agent d’affaires à Montréal.Ao/ti : L honorable Charles Chamilly de Lorimier YI fut admis au Barreau, le 4 septembre 1865 : il fut nommé Conseil de la Reine, pour la Province, en 1879, et pour le Dominion, en 1882 ; professeur à la faculté de droit de l’Université Laval, en 1880 ; docteur en loi, le 30 octobre 1882 et Juge de la Cour Supérieure en 1889.Il est l’auteur de la Bibliothèque du Code Civil de la Province de Québec" ouvrage précieux qui comprend vingt-et-un volumes.Il publie la "Revue de Ju-' imprudence", recueil des décisions judiciaires delà province.I,v*73.(LS Septembre), Notre-Dame de Montréal.\ .Etienne-Ambroise de Lorimier, marchand, fils d'Antoine-Georges, IV, 1835.Marie-Angélique Beauvais dit Saint-Jamme, fille de Louis Beauvais et de Lucie Boyer.Issus de ce mariage et baptisés ainsi qu’inhumés h Notre-Dame, sauf indication contraire : Joseph-Raoul-Louis, baptisé le 25 juillet 1874 ; admis au Barreau —44- eii septembre 1X99, marié à St-Léon de Westmoûnt, le 17 juin 1913, à Marie-Lucie-Joséphine Hébert, fille de feu Charles-Albert Hébert et de A11 relie Barbeau.On lui doit des nouvelles historiques captivantes et qui ont été fort remarquées.Marie-Béatrice, baptisée le 13 avril 1876, inhumée le 15 janvier ¦ 877.Léopold-Chevalier, inhumé le 14 mai 1879.Arthur-Stephen, baptisé le 13 janvier 1880, inhumé le 11 mai 1881.Joseph-Frédéric-Georges, baptisé le 27 juin 1881, inhumé le 10 janvier 1899.Joseph-Achille-Arthur, baptisé le 22 février 1883.Marie-Louise-Rébecca, baptisée à St-Jacques, le 29 août 1884.Joseph-Jules, baptisé à St-Jacques, Je 4 juillet 1885, admis au Barreau en septembre 1910.1884, (22 Avril), Notre-Dame de Montréal.VL Joseph-Rodolphe-Chamilly de Lorimier, médecin, fils de Jean Baptiste-Chamilly, V, 1832./.Mariage : Marie-Sara Tunstall, fille de Gabriel Tunstall en son vivant lieutenant au 7ième régiment d’infanterie, et de Emélie Fi-liatrault.De ce mariage, naquirent Sara et Rodolphe.Vers 1903, M.le docteur de Lorimier épousa en secondes ne ces à Montmagny, dame veuve Casgrain.Il est mort à St-Pierre Joly, Manitoba, le 12 septembre 1913.1889, (24 Septembre, Québec) VII.Raoul-Guillaume de Lorimier, fils de Tancrède-Chevalier VI, 1861.Marie-Irma Hamel, fille d’Adolphe Hamel et de Léda Patoine.Issus de ce mariage : Marie-Irma-Rachel-Marguerite, baptisée le 23 février 1891, inhumée à Notre-Dame de Montréal, le 29 juin 1891.Marie-Cécile-Marguerite, baptisée à St-Louis de France le 28 mai 1893.Nota •' Baoul-Guillaume de Lorimier VII, fut admis au Barreau en 1889, il pratiqua avec son père, M.Tancrède-Chevalier, jusqu'à la mort de ce dernier en ,892 ; puis avec L.P.Deniers, aujourd’hui juge —45— «le la Cour Supérieure.Il a été nommé Conseil du Roi en «>ctohre 1909.1903, (25 Avril), St-Denis, Montréal.Vil.Charles-Gustave-Alfred de Lorimier, fils de Tancrède-Che-valier, VI, 1861.Alice-Marie-Klisa Normand, fille de J.B.Normand et de Marie-Almizine Panneton.Issus de ce mariage : Cécile, née le 4 mars 1904.Gustave, né le 17 décembre 1906.1908, (28 Avril), cathédrale St-Louis, Nouvelle-Orléans.VII.Joseph-Alexandre-Tancrède, fils de Taticrède-Chevalier, VI, 1861.Mary Hllen Hoffman.Mary Hllen, née le 28 mai 1909.Edouard-Gilmore, né le 9 avril 1912.H.-Z.MASSICOTTE BERTHIER Le Bulletin des Recherches Historiques, vol.XX.p, 380, marque au sujet de la famille Berthier: “Comme on le voit,le comte Berthier de Sativigny 11’est pas le descendant du premier seigneur de Berthier.“Il est cependant prouvé aujourd’hui qu'un des frères de M.Berthier vint avec lui dans la Nouvelle-France.Il resta ici peu de temps.Il est possible que le comte de Berthier de Sauvigny soit le descendant de ce dernier Berthier.” Que l’on me permette de dire que ce n’est pas le frère du premier seigneur de Berthier qui vînt ici avec le régiment de Carignan, mais \'oncle, et comme celui-ci n’était pas marié, il est impossible que M.le comte de Berthier de Sauvigny soit son descendant.Je dirai plus,d’après mes notes obtenues des derniers descendants des Berthier, de Bergerac, France, il n’y a aucune parenté entr’eux et le Berthier de Sauvigny, sus-nommé.REGIS ROY Les marquisats, comtés, baronnies et châtellenies dans la Nouvelle=France Uttéllc! S h'2-aTvT ,598’ C’eSt'à'dire dix ans :ivant la fondation de p,^,' Henn donna,t a“ s‘eur de la Roche le pouvoir de "faire Mil (des terres de la Nouvelle-France), pour en jouir par ceux à qui e les «r„„, affectées « leur, succc-cir, „„ ’ ,m' K^itOhommes et ceux qu’il jugera gens ,1e rujritc eu fief, seigneuries, chatellen.es, comtes, vicomtés, baronnies et autres dig,lies relevant de nous, telles qu’il jugera convenir à leurs services à la charge qu ils serviront à la tuition et défense .les dit, pays et aux au TditiMn' à tC,,eS Char«es et lances annuelles Z , ¦ 0»-n» en demeurent quittes |,„„r les / ; ." * Voir S.-H.U k,,r.r,L„Z in (ait ter a C ha nipla in, p ^ 54 ).c r‘es P°!1V0ir“ W* IV donna au sieur de la Roche ne l’enga- en pas a grand chose puisque ce gentilhonune ne mit pas même à la voile pour visiter le Canada.un dés c'emSVIC r0ide,FTCe T^rdait à la Cie de la Nouvel le-France .des Cent-Assoc.es, la Xouvelle-Frat.ce en toute propriété signet, et justice, avec le pouvoir d'attribuer aux terres inféodées tels titres, honneurs, droits et facultés qu’elle jugerait convenables et d’én ger meme des JUfAcs ma,gisais, comtés, vicomtés et booties', sauf continuation par Sa Majesté , ,, .1 i ajeste ^ v oir Laits et Ordonnances, vol 1 ]> K; cr«'m:c“S.“ de 1.U marquisat de Miscou créé par Louis XIV en faveur t-Martin tut le père de l’original abbé Michel «le s.- art.dont M Benjamin Suite a raconte les groUsqu s aventures d'ils r V.p.no, et dans i_- 1/mJc Uu t„ des 2 et g ma.1896.Xous n’avons pu trouver nulle , ll t ‘ ettre,-patentes créant le marquisat de Miscou.A-t-il réellement ex,s 2.I-e marquisat du Sablé.M.Suite écrit à ce suiet ¦ n, U Neuf de la Poterie avait reçu, en t6,K, la seigneurie de PortLéf Tt —47— il s y établit.Feu d’années après (vers 1645) les circonstances leçon duisirent aux Trois-Rivières avec sa famille.C'est alors, croyons-nous, qu’il obtint un petit morceau de terre, situé dans la ville actuelle, mesurant dix arjtents en siq>erficie, et dont il est fait mention en 1645 et 164S comme lui appartenant.Ce titre écrit lui en fut donné le 9 mars 1649, M.Ce Neuf le passa à son fils, Michel Le Neuf de la Vallières, et celui ci le vendit, le 13 novembre 1686, à ‘ noble homme Charles Aubert, sieur de la Chesnaye, marchand bourgeois de Quittée” ; dans l’acte on le désigne sous le nom de ‘‘marquisat de Sablé”.Il est possible qu’il ait appartenu ensuite à Pierre Dandonneau dit la Jeunesse, sieur de Saint-Pierre et sieur du Sablé ( habitant des Trois-Rivières dès *651)1 mais Dandonneau portait le surnom de Dusablé lougtemps avant 1686, alors que M.Leneuf était propriétaire du marquisat.Par la suite, la famille Boucher de Niverville l'acquit et, en 1800, le colonel Joseph Boucher de Niverville le laissa vendre à la folleenchère : Aaron Hart, marchand, le paya vingt et un louis courants.Parmi les nombreux documents (pie nous avons consultés se rapportant aux LeNeuf, nous n’avons jamais rencontré le titre de marquis appliqué à des membres de cette famille.Le marquisat du Sablé a beaucoup intrigué les archéologues.(Histoire des Canadiens-Français,, vol.V, p.102).Nous doutons fort que le marquisat du Sablé ait jamais existé.Il y eut également deux comtés : 1.La baronnie des Islets changée en comté d’Orsainville |xmr lalon, en mai 1675.(Lettres patentes dans Registre Insinuations du Conseil Supérieur, 1663 à 1682, p.65).2.Le comté de Saint-Laurent (îled’Orléans) en faveur de François Berthelot, en avril 1676.(Lettres patentes dans Registre Insinuations du Conseil Supérieur, 1663 à 1682, p.73).Les baronnies tant au Canada qu’en Acadie furent au nombre de six : ’ 1.La baronnie du Cap-Tourmente en faveur de Guillaume de Caen, le 3 janvier 1624.‘‘En 1624, écrit M.Benjamin Suite, alors (pie la famille de Caen avait eu mains le commerce de pelleteries du Saint-Laurent, et avant que l’on eut entrepris de mettre une seule charrue dans le sol de Québec ou des environs, le roi accorda à Guillaume de Caen, à titre de fief noble, le cap Tourmente, l'île d’Orléans, et autres îles du voisinage.Une petite ferme pour les bestiaux, au pied du Cap Tourmente, fut tout l’entreprise noble de Caen, qui perdit ses terres et son titre en 1627 à la formation de la Compagnie des Cent-Associés”.(Revue Canadienne, 1885, p.299).2.La baronnie de Pobomcoup (en Acadie) en faveur de M de Muis d Lntremont en 1651.D'Kntremont porta le titre de baron de Pobomcoup jusqu’à sa mort, mais on 11e peut trouver les lettres-paten tes créant cette baronnie.3.La baronnie des Islets en faveur de l’intendant Talon, le 14 mars 1671.(Lettres-patentes dans Registre Insinuations du Conseil Supérieur, 1663 à 1682, p.41).4- La baronnie de Portneuf en faveur de René Robineau seigneur de Bécancour, en mars 1681.(Lettres-patentes dans Registre insinua- tions du Conseil Supérieur, 1679 à 1705, p.6).5- ]-a baronnie de Longueuil en faveur de Charles Le Moyne seigneur de Longueuil, le 26 janvier 1700.(Lettres-patentes dans Registre Insinuations du Conseil Supérieur, 1679 à 1705, p.141) 6.La baronnie de Beauville (en Acadie), en faveur de M.d.Beauharuois, ancien intendant de la Nouvelle-France, le 25 juin 1707.( Lettres-patentes dans Registre Insinuations du Conseil Supérieur '?t>4 à 1714).' ’ hnfin, i! y eut une châtellenie : La châtellenie de Coulonge, en faveur de Louis d’Aillebout, le 9 avrd iô57.(Les lettres-patentes érigeant la terre de Coulonge en châtellenie sont conservées aux archives du séminaire de Québec.Files avaient été enregistrées au registre des Insinuations du greffe de la Senechaussée de la Nouvelle-France, juridiction de Québec, le n janvier 1658, mais ce registre est disparu.M.Ernest Gagnon a publié Lt\s et ties-paten tes clans ses Feuilles l o/(inles,p.270) p p LE SIEGE DE QUEBEC EN 1759 M.A.-G.Doughty, C.R.M., archiviste du Canada, a publié en , sous le titre The Siege oj Quebee and the battle of the P/ai/< of .lb/aha/n, en six forts volume, une histoire du siège de Québc par les Anglais èn 1759.1 ' Dans le sixième volume de cet important ouvrage on trouve une liste complete des livres qui parlent du siège de Québec I-, ”u s!v C,°niPrend-198 nmnérOS- Ceux (llli veulent étudier Phi t ire du siège de 1759 n ont qu a consulter et l’ouvrage de M.Doughty et les sources qu’il indique gni> -49— Champredond, capitaine au régiment de la Sarre Dans le numéro de décembre 1914 du Bulletin, nous avons publié le testament de Senezergues avec l'es^ur tpie cette pièce fournirait aux chercheurs quelques renseignements inédits sur le valeureux brigadier qui succomba sur les plaines d’Abraham.Nous offrons, aujourd’hui, aux lecteurs, un autre testament dressé par un compatriote et un compagnon d’armes de Senezergues.Le document est simplement signé Champredond.Il nous indique que le testateur, comme Senezergues, venait de l’Auvergne et qu’il était parent ou ami du marquis de Miramont.L'acte est fait au camp de la Chute près de Carillon, huit jours avant le combat qui devait immortaliser la petite armée franco-canadienne.On se rap]>elle que la Chute est une petite rivière qui se jette dans le lac Saint-Sacrement.Dans son journal ( p.404), Montcalm nous donne la liste des principaux officiers tués en cette glorieuse journée et l’on voit que le régiment de la Sarre fut particulièrement éprouvé puisqu’ il ]>erdit deux capitaines : MM.le chevalier de Moran et Champredon, un aide-ma- jor, M.du Mesnil, et qu’en plus, furent blessés, le capitaine de Beauclair et le lieutenant Fourniet.Ceci dit, passons à la copie textuelle de la pièce (pii fait le sujet du présent article.(Si'K i.’rnvki.oppk : ) Le présent testament serat Rencleu a monsieur de Senezergues ou a celuy qui commanderat le Regnt et on nen ferat Louverture en présente ( sict de trois officiers Ht Le Jeuges de Montreal, Cé mais dernière volonté Ce le juilliet 1758 CHAMPREDOND Capte, au Regnt.de La Sarre (1) [1] L’enveloppe est A peu près semblable a celles qui sont en lisait* aujourd'hui.Kl le (tait cachetée à la cire ronge, mais celle-ci est presqu'entièrement disparue et il est impossible de constater s’il y avait l'empreinte d’un cachet. DERNIÈRE VOLONTÉ „r Je nommeet f^t mon éritier de tous mais bien present et avenir • Ir.Le marquis de m.ramon, Restent dans La province d’auvergnes • je o„„e à mademoiselle Caterine Lefaivre du chouquet de Montreal ' de mon h°tes r,u cho“q»et Le cuinquante Louis an ord oue jav dans 11,0,1 f‘and Cüfre Et tous Les éfait qui me sont arivé de fraie* OUlLé s>ens ; je pne Mr.de Senezergues ou celuy qui comme, dent Le Regnt.de vouloirs faire vendre tous mais éfah a L'enchèr i -ns dettes payé on aurat La bonté d'anvoyés Le Reste à Ur uJr ‘‘ 3 qU1 J ay de obllSati°n infinie, teil son me dernier volonté je ne sauroint manquet au formalité nayent aucune conneissance de la façon ?U ?n fa,t' et formalité, dont je devroint me servir Z Cals dë I.achute, près Le fort de Carrelion en Canadat ce te Juiltiet ."s' C H A M PREDON I ) Sut.de La Sarre a Larmée Capte, au Re- Paraphé à Montréal le 28xbre 1758 , • , , GUITON MONREPOS , AJ°utons Rue le testament de Chamnredond est érrit ¦ spécial, identique à celui dont Sene/ergt.es se servit Y Un },al>,er plus tard, pour rédiger ses dernières volontés.qUe,ques ,nols _ Ê.-Z.MASSICOTTE ettre du Rül au Çonseil Supérieur de Québec, 14 août 1723 De par le Roy, Nos amez et féaux notre très cher ,0 , • .oncle le duc d'Orléans ayant bien voulu accepter l'emnlov de nr" ministre de notre état sous notre authorité J e principal -***?**¦*« recevons de son zèle et de ses lumières depuis ,iue nous "S par nousmême, et dont nous avons fait une si heureuse é n,°n'S ¦lam notre minorité c.voulant qu'il «* “ ZTiT sujets eu nette qualité et obéi dans toute, le, Zet” “ “ ** dent nous vous en donnons connaissance, et vous mandons d "" ' ' cela ce qui est de notre volonté, si „v faite, fâ L , ™ plaisir le XIII aoust x b n vingt-trois.Lar te est notre SiRné LOUIS et plus bas PHELYPEAUX —51 — Biographies canadiennes L’ABBÉ RENÉ ALIAS ETIENNE CHARTIER Quel est ce prêtre dont il est souvent question dans le vieux Journal des Jésuites et qu'on désigne toujours sous le titre de Monsieur le prieur * Monsieur le prieur c’est l’abbé René ou Etienne Chartier.On l’appelait Monsieur le prieur parce qu’avant de venir dans la Nouvelle- France il avait été prieur de Notre-Dame de la Monnaie, près d’Angers, eu France.C’est le 15 août 1643 (pie l'abbé Chartier débarqua à Québec.La Relation de 1642-43 annonce dans les termes suivants l'arrivée de ce digne prêtre : “.Les autres navires de la flotte ont tardé cette année plus que jamais, ce qui nous était un notable surcroit d’affliction, et aux Sauvages aussi.Nous commencions à craindre quelque nouveau malheur.Enfin, Dieu nous les donna en l’heureux jour de l’Assomption de Notre-Dame.Comme nous allions commencer la messe, deux voiles parurent à une lieue de notre port, la joie et la consolation saisirent le cœur de tous les habitants, mais elle redoubla bien fort quand une chaloupe nous vint donner la nouvelle des personnes qui y étaient : le P.Quentin avec trois braves ouvriers religieux de notre Compagnie et très propres à la langue, savoir les Pères Léonard Gareau, Gabriel Druillettes et Noël Chabanel.Il y avait aussi trois religieuses bien choisies, et dont le courage surpasse le sexe, savoir la Mère Marie de Sainte-Geneviève et la Mère Anne de Saint-Joachim, Hospitalières, de la maison du Dieppe, et la Mère Anne des Séraphins, Ursaline, du couvent de Plermel, en Bretagne.Il a fallu une grande force à ces bonnes filles pour surmonter les dangers de l'Océan, la crainte du pa\s barbare et les discours importuns de ceux qui ont voulu les détourner en France d’une si sainte entreprise.Monsieur d’Ailleboust, très honnête et très vertueux gentilhomme, associé en la Compagnie de Messieurs de Montréal, avec sa femme et sa belle-sœur de pareil courage et vertu, étaient dans un de ces navires : toute cette sainte troupe aborda à Kebee et se vint consacrer à Dieu et au salut des Sauvages, sous la protection et la faveur de l'Empereur de l’Univers.J’oubliais la piété cl’mi honnête prêtre nommé M.Chartier, (pii grossissait la troupe, ft est venu se donner au service des Mères U.sulines, avec désir et dessein de servir Dieu en ces pays le reste de ses jours et contribuer ce •pi'il pourra de force et d’industrie pour le salut des Sauvages.” M.l’abbé Chartier remplaça comme chaplain du monastère dis Ursulines de Québec le l'ère Faulx, Jésuite, homme pieux et désintéressé, qui en .644, retourna en France, sa santé ne lui permettant pas de soutenir plus longtemps les rigueurs de notre climat.Le Journal des Jésuites mentionne à plusieurs reprises M.l’abbé Chartier ou plutôt Monsieur le prieur.Ainsi le 23 mai 1646, nous lisons dans le vieux récit : l.e 23, tut baptisé aux Ursulines un nommé Arenh S ton, liuron, et fut nommé René.M.le prieur fut son parrain.” A la fin du même mois de mai 1646 a lieu la procession solennelle du Saint-Sacrement.Le Journal des Jésuites nous apprend que sous le dais, aux deux côtés du Saint-Sacrement, le Père Druillettes faisait le diacre en dalmatique et M.le prieur le sous-diacre en aulie et étole.On voit aussi (pi aux différents reposoirs M.le prieur aida à deux enfants à chanter les litanies du nom de Jésus.Le 8 juillet 1646, une petite sauvagesse nommée Charité meure aux Ursulines Elle fut enterrée au cimetière des Français où rep sait déjà son père.On lui fit de belles funérailles où M.le „rieur “portait une croix sans bâton et son rituel.” Le 15 du même mois de juillet 1646, une procession a lieu à l’Hôpital (Hotel-Dieu) et aux Ursulines M.le prieur y chante les litanies en compagnie de l’abbé de Saint-Sauveur.Le 2 janvier 1647, les Pères Jésuites donnent à dîner à M de Saint-Sauveur, M.le prieur et M.Nicolet.Comme cadeau du nouvel an les I eres Jésuites offrent un pain de bougie à M.le prieur.Le 15 août 1647, nouvelle procession à Québec.M le prieur v occupa une place d’honneur.- M.le prieur s’embarqua pour la France le 21 octobre 1647.U Joumat des Jésuites, à cette date du 21 octobre 1647, dit' : “ ¦ • • • Partit la flotte où étaient général M.d’Ailleboust, le Père ( e, 1.Pere Q„emi„ .«c lui.« fc ,Wretat (lans Paine avec M.LeTardif ; M.Nicolet et M, le .rie,,, ,la,„ d’autré, vaisseaux.” L’incident suivant également raconté par le Journal dos Jésuites fut leut-être la cause du départ de M.le prieur du Canada.“Le dernier de juin (1647), dit-il, on va visiter la chambre de M.le prieur prêtre des Ursulines et on lui prend plus de 260 livres jjesant de castor ; après s’être vanté qu'il en avait et qu'il 11e les donnerait au magasin qu'à bon compte.” Il 11'est plus ensuite question de M.le prieur.Il est probable qu il ne revint pas au Canada.Au registre de Sillerv, le 30 janvier 1644, on donne à l’abbé Chartier le prénom de Etienne.Le 10 août 1646, dans le même registre, il est encore question de M.Chai tier mais cette fois ou lui donne le prénom de René.On a dit que l'abbé Chartier était le frère de Louis-Théandre Chartier de Lotbinière, le premier de Lotbinière venu au Canada.La chose n'est pas impossible, mais il uous semble que le Journal des Jésut-tec qui, à la date du 23 septembre 1646, signale l’arrivée à (Québec de M.Chartier de Lotbinière, n'aurait pas manqué de dire qu’il était le frère de M.le prieur, qui était alors chapelain du monastère des l'r-sulines.P.-G R.RENÉ-OVIDE HERTKL DK ROUYILLE—Comme on lésait, le célèbre juge de Rouville décéda à Montréal le 12 août 1793- On trouvera de nombreux renseignements biographiques sur lui dans le 1lu/le-lin des Recherches Historiques, vol.XII.p.129.Le juge Hertel de Rouville a-t-il laissé des descendants ?René-Ovide Hertel de Rouville s’était marié deux fois.Sa première femme, Marie-Louise-Catherine André de Leigne, décéda a Trois-Rivières le 16 janvier 1766.Dans le Rapport sur les archives du Canada pour 1886, feu M.Joseph Marmette a donné de curieux renseignements sur le mariage Rouville-de Leigne.En seconde noces, le juge de Rouville épousa Charlotte-Gabrielle, fille de Jean-Baptiste Jarret de Verchères et veuve de Pierre-Joseph Raimbault de Saint-Blin.Elle décéda à Boucherville le 14 mai iSo.s.De son premier mariage le juge de Rouville eut cinq enfants : 1.Louise-Marguerite née à Québec le 24 février 1742 et décédée à Montréal vers 1797 (dit l’abbé Daniel). 2.Mar e Anne Josephte née à Québec le 20 niai 1744 et décédée au même endroit le 3 décembre 1745.3.René-Michel né à Québec le 24 août 1746, et décédé à Trois-Rivières le 2 juin 1749.4.Jean Bapti te Melchior.5.Marie-Anne née à Trois-Rivières le 25 octobre 1749 et décédée à Montréal le 19 janvier 1824 Jean-Baptiste-Melchior Hertel de Rouville, l’unique fils du juge d ¦ RouvTe, servit dans la Nouvelle France pus en France.Il revint ici en 1772.Il fut un des défenseuis du fort Saint-Jean en 1775.Fait prisonnier, il resta vingt mois en captivité aux Etats-Unis.A son retour au Canada il fut élu député puis fut nommé conseiller législatif.K11 1787, il*fut 1111 des commissaires pour les biens des Jésuites.Il décéda à Chambly le 30 novembre 1817.Marié à Marie-Anne Hervieux (décédée à Chambly le 25 janvier 1819), il eut huit enfants dont six moururent en bas âge.Les deux survivants furent : • 1.Jean-Raptistc René 2.Marie-Anne-Julie, qui devint la femme du lieutenant-ci lonel de Salaberry, le héros de Châteauguay.Jean-Baptiste-René Hertel de Rouville, qui continua la lignée, servit dans les Voltigeurs Canadiens, sous son beau-frère, le lieuttliant-colonel de Salaberry.Il fut député de Bedford puis conseiller législatif.Il décéda à Belreil le 14 janvier 1859.Il avait épousé 13 septembre 1816) Anne-Charlotte Boucher de la Broquerie, qui décéda à Sorel le 15 mai 1852.Ils avaient eu plusieurs enfants, entre autres : 1.Marie Anne-Charlotte, mariée au docteur J.-B.Brousse u, de Beheil (Décédée le 24 août 1905).2.Henriette-Louise-Sophie, mariée à Louis-Isaac I.aRocqt e, de Ri gaud.3.Heiinine-Julie-Hypolite, religieuse des Saints Ne 111s de Jésus e Marie f Longueull.4.Marie-Louise-Eugénie-Mélina, mariée à Joseph-Robert Sin cennes puis à Joseph Daigle.3.Jean Baptiste-René- Melchior- Louis-Charles-Jaeques, marié à Hermine Daigle, Il est décédé à Montréal le 23 mai 1909, laissait deux fils et quuatre filles.L’un de ses fils a été gérant du Chateau Frontenac, à Québec.Les deux MM.de Rouville mentionnés ici sont donc les descendants directs du juge de Rouville.P.-G.R. RK1X >XHKH LES BOUC LI ERS DES SAUVAGES CANADIENS.(XX,XI.p.362)—Le sculpteur de la statue de Champlain élevée en 1912 à Plattsburg, état de New-York, a placé un bouclier au bras du Sauvage qui figure dans un des bas-reliefs.Le sculpteur américain a-t-il manqué à la vérité historique en armant ainsi l'enfant des bois ?Les Sauvages contemporains de Champlain se servaient-ils du bouclier ?Que-disent les auteurs qui ont écrit sur cette période de l'histoire de la Nouvelle-France ?L’opinion de Champlain là-dessus est un témoignage de première valeur.C'est un témoin qui a vu.On sait qu’en 1609 Champlain accompagna ses alliés hurons et algonquins dans une expédition contre leurs ennemis, les Iroquois.Champlain raconte ainsi le combat qui eut lieu non loin de Saint-Frédéric (Crown Point) : “Aussitôt que fusmes à terre, ils commencèrent à courir quelque deux cents pas vers leurs ennemis qui estaient de pied ferme, et n'avaient encore aperçu mes compagnons, qui s’en allèrent dans le bois avec quelques sauvages.Les nôtres commencèrent à m’appeler à grands cris: et pour me donner passage ils s’ouvrirent en deux, et me mis à la tcte marchant quelque 20 pas devant, jusqu’à ce (pie je fusse à quelque 30 pas des ennemis, où aussitôt ils m'aperçurent et firent halte en me contemplant, et moi eux.Comme je les vis ébranler pour tirer sur nous, je couchai mon arquebuse en joué, et visai droit à un des trois chefs, et de ce coup il en tomba deux par terre, et un de leurs compagnons qui fut blessé, qui quelque temps après en mourut.J’avais mis quatre balles dedans mon arquebuse.Comme les nôtres virent ce coup si favorable pour eux, ils commencèrent à jeter de si grands cris qu’on eut pas ouï tonner ; et cependant les flèches 11e manquaient de côté et d’autre.Les Iroquois furent fort étonnés, que si promptement deux hommes avaient été tués, bien qu'ils fussent aimés d armes tissues de fil de coton et de bois à l'épreuve de leurs fitches' '.(/.es loyales du sieur de Champlain).Voilà qui établit bien, 11'est-ce pas, que les Iroquois se servaient d’un espèce de bouclier pair se protéger contre les flèches de leurs ennemis. I.aimée suivante, en ifuo, Champlain accompagna de nouveau les Montagnais et les Algonquins dans une expédition contre les Iroquois.I'a rencontre eut lieu le 19 juin, près de la rivière des Iroquois.Cependant, dit Champlain, après avoir fait demie lieue, eu traversant la rivière tous les sauvages mirent pied à terre et abandonnant leurs canots prirent leurs rondaehes, arcs, flèches, massues et épées, qu'ils anianchent au bouts de grands bâtons et commencèrent à prendre leur course dans les bois.- (/,„ Voraces du sieur de ( ham plain).Champlain ne décrit pas dans son récit les boucliers ou rondaches des Iroquois, Hurons, Montagnais ou H tirons, mais à la fin de son liv re il donne une carte géographique de la Nouvelle-France, avec des gravures sur bois, de sauvages, de fruits, de légumes, de poissons, etc, du pays.L’une de ces gravures représente très exactement un M011-tagnais portant son bouclier ou rondaclie attaché au bras droit.\ oyons maintenant ce que les premiers missionnaires de la Nouvelle-!-rance ont dit des boucliers des Sauvages I.e l’ere Gabnel Sagard.dans son Grand voyage du f.ays des Ut,nus pu die en 1632), parlant des armes des Sauvages, écrit : l’our leurs armes, ils ont la massue et l’arc, avec la flèche em-pemiee de plumes d’aigles, comme les meilleures de toutes , t à faute d.celle ,1s en prennent d’autres.Ils y appliquent aussi fort proprement des pierres tranchantes collées au bois, avec une colle de poisson ics forte, et de ces fléchés ils en emplissent leurs carquois, qui est fait d une peau de chien passée, qu’ils portent en écharpe.Ils portent aussi de certaines armures et cuirasses, qu’ils appellent aquieutor, sur leur dos, et contre les jambes, et autres parties du corps, pour se pouvoir défendre des coups de flèches : car elles sont faites à pretn l de ces p.erres aigues ; et non toutefois de nos fers de Kébec, q.uud la flèche qtn en est accommodée sort d'un bras raide et puissant comme est elle Uyage : CeS cll,rasses som fc'ites avec des baguettes blan- ches, coupées de mesure, et serrées l’une contre l’autre, tissues et e„- oumvlis etT “S’ fort1dure,,,e,,tet Proprement, puis la rondache m pavo s, et 1 enseigne ou drapeau, qui est (pour le moins ceux que j a vus) un morceau d’écorce rond, sur lequel les armoieries de leur euètte" ’’H0'"10" S0,lt dé,>ei,lteS Ct altachées a" bo»t d’une longue baguette, comme une cornette de cavalerie.” Dans la Relation de ce qui s'est passé en la Nouvelle-France en l'année 1633, le Père Jésuite Paul Lejeune, supérieur de la résidence de (Québec, parlant d’1111 Sauvage montagnais, écrit : “Le mesme jour, le Sauvage Manitougache, autrement La Nasse, .retournant de la chasse aux ours, s’en vint souper et coucher chez nous.Ayant bien mangé, il commence en riant à frapjier doucement son ventre tout nu,disant taponê Nikifpoun,en vérité je suis saoul.Voilà comment ils remtreient leurs hôtes de la bonne chère qu'on leur a fait quand ils disent nikifpoun, je suis saoul, c'est-à-dire qu'on les a bien traités.Il portait avec soi un fort grand bouclier fort long et fort large ; il me couvrait tout le corps aisément et m’allait depuis les pieds jusques à la poitrine ; ils le relèvent et s'en couvrent entièrement, il était fait d'une seule pièce de bois de cèdre fort léger : je ne sais comme ils peuvent doler une si grande et .-i large planche avec leurs couteaux : il était un [>etit (peu) plié ou courbé pour mieux couvrir le corps, et afin que les coups de flèches ou de masses venant à le fendre, n’emportassent la pièce, il l’avait cousu haut et bas avec de la corde faite de peau : ils ne portent point ces boucliers au bras, ils passent la corde qui les soutient sur l’épaule droite, abriant le côté gauche : et quand ils ont tiré leur coup, ils ne fent que retirer le côté droit pour se mettre à couvert.” Dans la Relation de ee qui s'est passé en la Nouvelle-France eu /'année 1637, le Père Lejeune fait de nouveau allusion aux boucliers des Sauvages.Racontant une espèce de panique causée chez, les H lirons par une troupe d’Iroquois signalée dans le voisinage, il écrit ¦ “On laisse entrer les Montagnais et les Hlirons dans le fort ou plu tôt dans notre réduit pour les assurer.Ces pauvres gens s'animent, chacun prend qui 1111e épée, qui un bouclier, qui une hache, (pii un couteau, qui une perche.” Dans la Relation de ce qui s'est passé eu la Nouvelle-Ft anee en /'année ihq2, le Père Barthélemy Vimont raconte une bataille livrée aux Iroquois par les Français et les Murons: “Un grand Iroquois portant 1111 panache, dit-il, ou une espèce de couronne de poil de cerf, teint en écarlate, enrichi d’un collier de |>or-celaine, s’avançant trop, est couché par terre tout raide mort d’une inousquetade.Un autre reçut sept postes dans son bouclier, et bien autant dans son corps.L’un d’eux grandement blessé, jette son —58— arquebuse et se sauve, l’autre abandonne sa masse d'armes ; plusieurs qu.ttent leurs bouchers, trouvant plus d’assurance en leurs pieds qu'en leurs rondaches .” ’ 1 U" 1>e" ,,JUS loin' Ie Père v'mont nous fait assister à une danse sauvage puis a une représentation de diverses rencontres d'ennemis boni me a homme.Il raconte ainsi cette dernière scène : un pursuivant son ennemi, la hache en main, ,«ur lui porter avamlÎ^Ti™ '1Semhle 'a R'CeVO,r lui même lardant son avantage .,1 le reprend et après mille feintes, toutes en cadence terrasse enfin son homme et retourne victorieux.Un autre, dans des mouvements divers, fait son escrime l’épée en main ; celui-ci est armé nu cm,pde“n11 * ^ ^ ** « lui porte Encore dans la même Relation, le Père Vimont nous fait assister .- — >ioir, quelques-uns de toutes lés «mleurs"'^ cimes en forme de demi-pique, plusieurs avaien^^.^S; -itrelaces de pems bfinms, les autres avaient des boudins ’/oh.! dt.Ee 2o septembre 1645.le gouverneur de Montmagnv tient une as ïsret * Ee neuvième présent fut fait aux Iroquois."Ee neuvième, nous dit la Relation de ce oui s'es/ *,„< , „ comme ils veulent dans le combat." V 1 éloignant rej^n;sj,:ï“o^;,rrt,,rfcTmis-Riviè- Plusieurs Français sont faits prisonniers par ces baH ql"n n a"ÇaiS* Plus tard, ou va visiter le lieu du combat et 17 t ' ^uatre Jours qnois sur lequel Normanville avait écrit ces p "roleéTp "ï }ro’ l-u: "Normanville, Fraud,eville.Poisson l aPaîme T “M T 1-n.Saint-Germain, Onnejochronnons etïp^ T ¦ °OTe "e",“ .— qui entendait la langue algonquine et l’iroquoise, avait écrit ces paroles avec un charbon, dit la Relation de 1651-1652, voulant donner à entendre que les sept personnes dont on voyait les noms étaient prises des Iroquois appelés Onnejochronnons et Agneekronnons, et que 1 on ne lui avait fait encore autre mal que de lui arracher un ongle.Dans le récit de son premier voyage vers le Nouveau-Mexique en compagnie de Jolliet en 1674, le Père Marquette rencontra un village nommé Mitchigamea.I.es Sauvages qui l’habitaient vinrent au-de-'vant des Français."Ils étaient, dit-il, armés d’arcs, de flèches, de haches, de massues et de boucliers .( Manuscrit dans les Archives du Collège Sainte-Marie, à Montréal).En 1676-1677, le Père Claude Allouez hiverne chez, les Illinois.Il parle ainsi de ces Sauvages : ‘‘Ces Sauvages sont fiers de leur naturel, hardis et vaillants.Ils ont guerre avec 7 ou 8 sortes de nations, ils 11e se servent pas de fusils pareequ'ils les trouvent trop embarrassants et trop lents, ils en portent néanmoins quand ils vont contre les nations qui n’en savent pas 1 usage pour les épouvanter par le bruit et les mettre en déroute.Ils ne portent ordinairement (pie la massue, Parc et le carquois plein de flèches qu’ils décochent si adroitement et si promptement qu’à peine donnent-ils le loisir à ceux qui ont des fusils de coucher en joue.Ils portent aussi un grand bouche * fait de peau de bœuf sauvage à 1 épreuve des flèches, dont ils se couvrent tout le corps.” (Manuscrit dans les Archives du collège Sainte-Marie, à Montréal).Dans son ouvrage latin De regione et moribus l anadensinm sot bat ba vont ni Novae Franciae, publié à Rome en 1710, le Père Jesuite Joseph Jouvency, expliquant les méthodes de guerre des Sauvages de la Nouvelle-France, décrit ainsi les boucliers dont ils se servaient : ‘‘Clypeos conficiunt è ligno dolato, pleruinque cedrino ; paulum ad oras incurvas : levés, praelongos et i>erâinplos, ita ut tôtum corpus protegant.Jam, ne jaculis aut securibus perrumpantur otnnino aedis-siliant, eos intus consunt restibus ex animalium corio contextis, quae totam clypei molem continent conneetuntque.Non gestant è brachio suspensos, sed funem ex quo pendent, rejieiunt in humesum dextrum adeo ut latus corporis finistrum clypeo protegatur ; mox ubi jaculum emiserunt, aut ferream displorerunt fistulam, paulum retraliunt dex-trum latus, ac finistrum clvpeo tectum obvertunt hosti." —60— Charlevoix, parlant des Miamis, écrivait eti 1721 : "Autrefois les armes de ces peuples étaient T arc, la flèche, et une espèce de javelot, l’une et l’autre années de pointe d'os travaillées en différentes façons, et le casse-tête : c’était une petite massue d’un bois très dur, dont la tête, de figure ronde, avait un côté tranchant.I.a plupart n'avaient aucune arme défensive, tuais lorsqu’ils attaquaient un retranchement, ils se couvraient tout le corps de petites planches légères.Quelques-uns ont une manière de cuirasse faite d’un tissu de jonc, ou de petites baguettes pliantes, assez proprement travaillée*.Ils avaient même anciennement des cuissarts et des brassades de même matière, mais comme cette armure ne s’est point trouvée à l’épreuve des armes à feu, ils y ont renoncé, et n’ont rien mis à la place.Les .Sauvages Occidentaux se servent toujours de boucliers de peaux de bœufs ipii sont fort légers et que les balles de fusil ne percent pas, il est assez étonnant que les autres nations n’en usent point.” ( Journal d'un voyage dons l'Amérique septentrionale, vol.III, p.222).Nicolas I’errot, le célèbre trappeur qui vécut avec les Sauvages de 1665 à 1699, dit aussi qu’ils se servaient de boucliers."Il n’y a que la peau du ventre des vaches et celle des veaux d’un an dont ils se servent pour faire des couvertes ; mais celles des buffles sont employées pour des boucliers, dont ils parent contre les ennemis les flèches et les coups de casse-tête.Quand ils veulent apprêter cette peau, ils en coupent une pièce suffisante, et l’ayant bien grattée des deux côtés, ils la font liouillir un moment et la tire de la chaudière.On l’étend ensuite sur un cercle, de la largeur du bouclier qu’on a dessein de faire, et étant bien sèche elle, devient aussi dure (pie le cuir fort d’une semelle de soulier.Quand les sauvages la veulent couper pour l’étendre, ils prennent garde de lui donner auparavant la figure la plus ronde qu’ils peuvent, et lorsqu'elle est bien sèche ils en ôtent la superficie attaché au cercle.Voilà comme ils font les boucliers qu'ils portent à la guerre.{Mémoire sur les menus, eouslumes et religion des sauvages de iAmérique Septentrionale, publié par le R.P.Tailhan, p.64).Il n'y a donc pas de doute possible.Toutes les nations sauvages (pii habitaient le territoire actuel du Canada et des Etats-Unis du temps de Champlain se servaient du bouclier.Il s’en suit que le monument de Plattsburg, sur ce point du moins, est conforme à la vérité historique.P.-G.R. N.B.Dans l'ouvrage du missionnaire Lafitau, Mœurs des Sauvages Antêriquatns (emparées aux mœurs des premiers temps, publié à Pa ns en .724.on trouve (planche 3, p.103 du 1er vol.) la gravure d'un -sauvage priant un bouclier qui ressemble beaucoup à celui dessiné nar Champlain.1 CHS OEUVRES DE PIERRE PETITCEAIR (XIII, II, P.64)-Nous connaissons quatre ouvrages publiés par Pierre Petitclair : Griphon on la vengeance d'un valet.Comédie en trois actes.A Québec : chez \\ illiam Cowan, imprimeur, no 9, rue I a Fabrique_ i«37- Une Aventure au Labtador—1848.1 *a Donation.Comédie en deux actes 1848 Une partie de campagne.Comédie en deux actes—1865.Plu leas Gagnon {Essai de bibliog,aphie, p.371 ) dit que ce dernier ouvrage 11e fut tiré qu'à soixante exemplaires.Dans le Répertoire National de Huston on trouvera les poésies suivantes de Petitclair : I.a somnambule (1er volume, p.322, 2e édition).Sombre est mon âme comme vous (2e volume, p.149, 2e édition).A Flore (2e volume, p.255, 2e édition).Pauvre soldat, qu'il doit souffrir (2e volume, p.315, 2e édition).I.e règne du Juste (2e volume, p.342, 2e édition).Pierre Petitclair mourut à la Pointe-au-Pot, Labrador, le 1< août i860.° P.-G.R.FRANCOIS EVANTUREL Dernière livraison du Bulletin des Recherches Historiques, p 22 deux lignes omises nous font dire que François Kvanturel était le père de feu l’honorable François Evanturel, ancien orateur de l’Assemblée législative d'Ontario.François Evanturel était le père de l’honorable François Evanturel, de Québec.Feu l’honorable Alfred Evanturel orateur de l'Assemblée législative d’Ontario, était le i»etit-fils de François Evanturel. LES OlIVRAOES CANADIENS RECENTS ¦s- L’abtjé Joseph Gélinas, Arthur Bcaulae.Trois-Rivières^i9i4.Arthur Beaulac, tel est le nom d’un jeune emporté par la mort aat'ten l-!itaVT !" * dévOUe“ent « ^P-tolat qu’on en at enda.t Ce nom, bien peu le connaissent, et même les gens de sa w le natale ont ignore les trésors que renfermait cette âme d’élite for-tue!le1,ar “ “"“h®™* et affinée l,ar un très droit de la vie spiri- Ce jeune homme, ravi trop tôt aux initiatives du dévouement et « e 1 action sociale, méritait d’être connu du public et que son exemple t.t pro|,ose aux membres de l’A.C.J, C.dont il faisait partie M abbe Câlinas, du séminaire des Trois-Rivières, s’est chargé de cette , Il 1 a accomplie avec un rare bonheur.C’est un plaisir pour esp.it et une joie pour le cœur de parcourir les qu.dre-vingts pages qu il a consacrées à la mémoire de son ancien élève.tair /;a/“",i"l
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