Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 décembre 1916, décembre
lUI.M'/riN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XXII BEAUCEVILLE—DECEMBRE 1916 No XII M.de Ramesay, lieutenant de Roi à Québec, après IÎ50 L,c premici ni tide de lu capitulation de Québec signée le 18 septembre 1759, par l’amiral Saunders et le général Townshend, d’une part, et M.de Ramezav, de l'autre, se lisait comme suit : , " V1 garnison de la ville composée des troupes de terre, oe marine et matelots sortiront de la ville avec armes, bagages.tambour batant, mèche allumée, deux pièces de canons de Prance et 12 coups à tirer par chaque pièce, et sera embarquée le plus commodément, qu’il sera possible, pour etre mise en France au premier port.” Conformement à cette convention, le 20 septembre, M.de Ramezav, ses officiers et 700 soldats, s’embarquaient suides vaisseaux anglais pour être conduits en France.Au mois de novembre 1759.M.de Ramezav était rendu en France, puisque le ministre lui procurait un acompte de hoo livres sur ses appointements.Nous savons très peu de choses sur M.de Ramezav après son arrivée en France.Kn 1767, il était de passage à Paris.Une lettre du président du conseil de marine à M.Dau-benton mentionnée dans le “Rapport concernant les Archives Canadiennes pour 1905” (vol.icr, p.398) laisse entendre que M.de Ramezav mourut à Cavenne clans l’hiver de >771-1772.Voilà à peu près tout ce que nous savions jusqu’ici sur M.do Ramezay, après son depart de la Nouvelle-France.Des documents inédits que nous devons à M.Xavier du Pavillon, descendant de M.de Ramezav, nous permettent de lever le voile sur l’existence du dernier lieutenant de roi de Québec.* * * En arrivant en France, M.de Ramezay fixa sa résiden ce à Larochelle.11 passa une partie de l'année 1761 à Blaye ((iironde) et à Bordeaux.En 1765, à l’arrivée en France de sa femme, de sa fille et de son gendre, M.de Bellot, il se fixa définitivement à Blaye (Gironde).L est là qu’il mourut le 7 mai r777.Sa femme, Marie-Louise Godefroy de Tonnancour, décéda aussi à Blaye le 16 juillet 1791.* * * Le q octobre i7bo, M.Berryer, ministre de la marine, autorisait M.de Ramezay à lui envoyer un mémoire justificatif, se réservant de décider l’usage qu’il serait possible d'en faire.M.de Ramezay fut très lent à rédiger ce mémoire.Il en lit même plusieurs rédactions qui sont toutes entre les mains de M.du Pavillon.Au mois d’avril 1764, son travail 11'était pas terminé, comme on peut le voir par ses lettres datées de Paris les 13 et 14 avril 1764 et adressées à son gendre et à sa femme.Le 20 juillet 1764.le duc de Choiseul, qui venait de prendre connaissance du mémoire de M.de Ramezay, lui refusait l’autorisation de le faire imprimer et distribuer.Il écrivait : “11 contient des détails que d’autres officiers pourraient avoir intérêt d’expliquer, peut-être même de contredire : il convient à tous égards que vous vous absteniez de rendre ce mémoire public.Le Roi s’est d’ailleurs suffisamment expliqué sur votre compte en vous accordant ()oo livres pour votre retraite." M.de Ramezay eut-il recours à la “Gazette de Hollande’’ pour la publication de son mémoire, ainsi qu’il le dit dans une lettre à son gendre du 13 avril 1764 ?La chose n’est pas probable. ses demarches reitérées, M.de Ramezay ne nut h enn justice et resta avec sa pension de 800 livres II était pauvre, pour amsi dire étranger, étant ne et avant contreTes’Tnfllf aU ^,ada- il.nc levait donc- pas hnüm ie, d, V'v H eS du m,aniu,s (le Vaudre-n'l et du cheva- lions à^a cour.1" ,V“m =; février 1762, f‘f Rainezay ajoute en post-scriptum : " Liste des personnes détenues à la Bastille : On craint que ceux-ci ne périssent.La Barthe Marin Boishébert .Saint-Blin Fayol Barbette.A l’arrivée du premier paq.(déchiré 1 Pouch,aux 1 >lgot Péan Mercier Viller Cadet Varin Martel Corpron Penisseau Chabert ' Lepervanche * * * Dans une lettre datée de Paris le 12 juin 1763 et adressée à M.de Ramezay par M.Charly ou M.Charest (la signature n'est pas lisible), on lit : “ Jamais l’affaire de la Bastille n’a parue aussi mauvaise que depuis qu’il a été permis à chaque prisonnier de faire des mémoires ; ils s’y chargent mutuellement ; c’est à cet egard que je vous écris pour vous prévenir que Corperon (Corpron) met dans le sien qu’on vous a donné gratis les vivres pendant trois ans, et même une somme de 30,000 livres.Je crains que cette déposition ne puisse vous faire tort, pour que s’il est vrai, vous preniez le parti de vous en aller.Je vous prie de ne pas trouver mauvais ce que la seule amitié m’a fait faire." M.de Ramezay, ne se sentant pas atteint par cette accusation, ne s’eti alla point.* # * Acte de sépulture de Jean-Baptiste-Nicolas Roch de Ramezay, paroisse Saint-Sauveur de Blaye (Gironde).France : L/an mil sept cent soixante dix-sept et le huit du mois de may, a été inhumé dans cette église, le corps de Mrs Jean Baptiste Nicolas Roch de Ramezay, escuyer, chevalier de l’ordre royal et militaire de St-Louis, lieutenant de roy de Québec en Canada, époux de clame Louise Godefroy de Tonnancourt, âgé de soixante neuf ans, et décédé le jour précédent après avoir reçu tous les sacrements.Présents : Ravmoiul Guillon et François Ouagnebat.VALCARCF.L, curé.>'< i|i is Acte de sépulture de Marie-Louise Godefroy de Tonnancourt, veuve de Jean-Baptiste-Nicolas Roch de Ramezay.paroisse Saint-Sauveur de Blaye (Gironde).France : L’an mil sept cent quatre-vingt-onze et le dix-sept du mois de juillet, a été enterrée clame Marie-Louise de Tho- inancourt (sic), veuve de Mr de Ramezay, ancien lieutenant du roi à Québec en Canada, âgée de quatre-vingt-neuf ans, et morte la veille après avoir reçu tous les sacrements.Présents : Moreau et Barboutet.En foy tie quoi : J.Gui- raud, vicaire.5jî * * Acte de naissance de Antoine-Joseph de lîellot, gendre de M.de Ramezay, paroisse de Barbezieux : Le 26 mars 1724 a été baptisé Antoine Joseph de lîellot, Ills naturel et légitime de messire François, escuver, seigneur de Segouzac et de Dame Marguerite Charpentier de Chanterenne, est né le 23 du même mois, a été présenté sur les fonts du baptême par messire Antoine de lîellot.son parrain et par damoiselle Elisabeth Charpentier de Chanterenne, sa marraine, par moi soussigné en présence de Elisabeth Charpentier de Chanterenne.Antoine de lîellot, François de lîellot—Elisabeth Fournet de Chanterenne— Marguerite de Chanterenne— Domergue, curé.* * * Acte de sépulture de Marguerite-Charlotte de Ramezay, épouse de Antoine-Joseph de lîellot, paroisse Saint-Sauveur de Blaye (Gironde), France : L’an mil sept cent quatre-vingt et le treize d’octobre, a été inhumée le corps de dame Marguerite Charlotte de Ramezay, épouse de messire Joseph Antoine de lîellot es- cuyer, chevalier de l'ordre militaire de St-Louis et.de la présente ville du Blaye ; elle était âgée de cinquante un ans, et est décédée le jouiyprécédent, munie des sacrements.Présents : Jean Moreau et Pierre Bussier.VALCÀRCEL.curé.Acte de sépulture de Antoine-Joseph de lîellot, paroisse Saint-Sauveur de Blaye (Gironde), France : L’an mil sept cent quatre-vingt-cinq et le huit mai.a été enterré dans le cimetière messire Antoine-Joseph de lîellot.chevalier de l’ordre de Saint-Louis, ecuyer, ancien maire de la ville de Blaye, veuf en premières noces de dame :îü4 .Marguerite-Charlotte de Ramezay, époux de dame Joseph-Maue Morel, veuve en premières noces du Sr Lstienne Ranquil, major de fort Médoc, Chevalier de l’ordre de St-Louis, décédé le jour précédent, ayant reçu tous les sacrements, «âgé de soixante et un ans.Témoins : Air Duver-ger, Dubor, Socle, Prétoir.DU MO N T KIL, vicaire.-f * * Etat des services de Claude de Ramezay né à Trois-Rivières le jo octobre 1691 : Garde-marine, 17 juin 1707.Contrôlé, J3 février 1708.1 ué a Rio-de-Janeiro, sur r"Oriflamme”, commandé par Ai.du Clerc, le 1(9 septembre J710 (n’est-ce pas plutôt 17m ?).* * ¦'f Etat des services de Louis de Ramezay de Alonnoir, né ;i Trois-Rivières le 1er juillet 1694: Lnseigne en jiiecl au Canada, jo avril 1700.Garde-marine «a Rochefort, 1J juin 171J.Lieutenant en pied au Canada, 18 juin 171 _».Tué dans une expédition contre les Renards en 171(1.* * :|« Ltat des services de Charles-Hector Ramezav de la Gesse, né à Trois-Rivières le 18 mai 16(96 : Expectative d’enseigne en Canada, 30 mai 1713.Garde-marine à Rochefort, 19 juin 1713.Enseigne en pied, ter juillet 1715.Lieutenant en pied, 1 cr juillet 1718.Expectative de compagnie, 29 mai 1723.Péri sur le “Chameau”, 29 août 1725.P.-G.R. bs Frères Cinroi oa Frères hospitaliers Ai Sainkîcseph de la Croix Nous avons essayé de reconstituer la liste des personnes qui ont fait partie de la communauté des Frères Charon, mais sans réussir complètement, et comme nous n'entrevoyons pas pouvoir mener cette tâche à meilleure fin, nous publions ce que nous avons avec l'espoir que cela pourra servir à d’autres chercheurs.Avant d’aborder le catalogue, relisons les quelques renseignements contenus dans la Vie de madame d'Youville par l’abbé Faillon.“ L’hôpital général de Villemarie avait été fondé par trois pieux laïques, MM.Charon, LeBer et Fredin.Les frères qui devaient composer la communauté s’obligeaient de retirer les pauvres enfants, orphelins, estropiés, vieillards, infirmes et autres nécessiteux mâles.Après avoir perdu plus des deux tiers de ses frères, dont la plupart rentrèrent dans le monde pour s’y établir.M.Charon pria le supérieur du séminaire Saint-Sulpice de Paris d’unir l’hôpital et les hospitaliers à sa compagnie.L’union fut jugée incompatible.M.Charon offrit alors, à la Cour, de former des maîtres d’école pour le Canada ( I ) et comme i! ne trouvait pas de sujets à Villemarie, il recruta en France des laïques.d’abord à Angers, puis à Bordeaux.Ces frères devaient prendre soin des pauvres, tenir des écoles pour les garçons et leur apprendre des métiers.Mais la désunion se mit bientôt parmi les maîtres, plusieurs de ceux qui étaient destinés aux écoles quittèrent la maison.Pour remplir les vides le frère Turc dit Chrétien, successeur de M.Charon, repassa en France en 1722 et réunit dix nouveaux maîtres.Cependant, ces nouveaux sujets n’ayant pas répondu à ses espérances, le frère Turc retourna en France en 1724 et en réunit six autres qui passèrent en Canada.mais vers 1 727, le frère Turc s’enfuit dans les Antilles espagnoles à la suite de déboires financiers.En 1732 ou 1733, le frère Gervais (Hodiesne) passa en France afin d’unir les FF.hospitaliers à quelque institut et, en 1737, deux frères de< érole3 chré-itennes vinrent à Montréal étudier fa situation.L’union ne put se faire.La communauté des F'rères Charon était alors réduite à 5 frères dont 3 étaient fort âgés.” ( 1 ) La fondation d’une communauté d’instituteurs avait déjà été essayée à Montréal en 1686.Voir notre étude dans le Canadian Antiquarian, 1913, pp.I et suiv. D après ce qui précède, il n est pas possible de savoir combien d'adeptes M.Cnaron s associa, de 1692 à 1719.Son successeur, frère Chrétien, semble en avoir recruté au moins seize de I 722 à 1 724.Après examen des archives du palais de Justice de Montréal et du registre de la communauté des frères hospitaliers conservé par les Soeurs grises, nous ne pouvons réunir que 27 noms, fondateurs compris.Il doit donc nous en échapper quelques-uns, sinon plusieurs, f-n tout cas, voici notre cueillette, disposée chronologiquement.FRANÇOIS CHARON DE LA BARRE—Né à Québec en 1654, il semble s’établir définitivement à Montréal en I 684.A la suite d’une grave maladie dont il souffrit en 1687, il parait songer à la fondation d’une institution qui recevrait les nécessiteux de sexe masculin.Son projet se réalise en 1 692 aiois qu’il s’adjoint Pierre LeBer et Jean Fredin.M.Charon mourut en rade de la Rochelle en 1719.(Voir le Bull, des rec.hist., XXII, 113).En I 704, le registre de l’hôpital mentionne qu’il y avait plus de huit ans qu il servait les pauvres.PIERRE LEBER.—Baptisé à Montréal le 11 août 1699.Pierre LeBer était fils de Jacques LeBer, riche négociant, et de Jeanne LeMoyne, soeur de Charles LeMoyne de Longueuil.Aussi pieux que sa soeur Jeanne, la fameuse recluse, Pierre LeBer ne pouvait manquer d’être attiré par l’oeuv.e de M.Charon.Son père, sa soeur et lur-même se mirent au rang des bienfaiteur» de 1 institution en donnant, le 14 août 1691, une ferme à la pointe Saint-Charles pour aider l’oeuvre de l’hôpital.Plus tard, Pierre LeBer fit élever une chapelle à Sainte Anne près de la demeure des hospitaliers et il occupa ses loisirs à peindre des tableaux pour sa chapelle.M.LeBer mourut le 2 octobre 1707, âgé de 38 ans.Bien que n ayant prononcé aucun voeu, il resta fidèle à sa vocation et mourut en saint comme pensionnaire à l’hôpital.” (Faillon, Vie Je Mlle LeBer et Annuaire Je Villcmarie, II, 2e sup.34).JLAN FREDIN.La vie de ce bienfaiteur nous est peu connue.On voit qu’il était associé de M Charon dès I 692 et l’auteur de la nouvelle Histoire de l’hôpital Général croit qu’il resta attaché à l’institution jusqu’en 1701, alors qu’il passe en France.MA i HURIN ROULLIE.—Venu à Montréal avec la recrue de 1 659 ( I ), Roullié s’illustra par sa défense de la ferme Sainte-Marie, en 1662; il appartenait à la milice de Montréal en 1663, puis, en 1686, on le choisit [jour chef de la communauté d’instituteurs que l’on tente de fonder alors à Ville- ( 1 ) Nous avons publié l'histoire de la recrue de 1659 dans le CanaJian Antiquarian, 1913, p.63. marie et qui cessa d’exister en 1693 (2).L’an 1695, par devant le notaire Adhemar, il cède aux Frères Charon, conjointement avec son associé, Robert Perroy, une terre de 2 arpents par 50 sise à la côte Saint-François et une autre de 4 arpents par 20 sise à la côte Saint-Martin, toutes deux concédées aux possesseurs par les seigneurs.Dans cet acte, on constate que Roullié fait partie de la communauté et que Perroy devra être nourri, logé et entretenu, sa vie durante.ROBERT PERROY.—Venu à Montréal avec la recrue de 1 659.Il s’occupa de culture en compagnie de Roullié.Finalement, il fait don de tous ses biens aux Frères Charon, mais il ne semble pas avoir eu d’autres relations avec la communauté qu’en sa double qualité de bienfaiteur et de pensionnaire.NICOLAS DATTE.—Admis dans la communauté vers 1695, à 1 age de 31 ans.En 1719.on le qualifiait comme suit dans un acte notarié : "Vénérable frère Nicolas, le plus ancien de la maison.’’ Il enseignait à Batiscan en 1721.(Reg.de la corn., p.35, et Raimbault, 1 3 oct.1719).MATHURIN-BENOIT DURANT.—Entré dans l’institut en 1695 ou 1696, il s’y trouvait encore en 1 704.(Reg.de la corn., p.35).JEAN JEANTOT.—Né en 1666, il s’associa à l'oeuvre de M.Charon dès 1695.Après avoir enseigné à la Pointe-aux-1 rembles en 1721 , il paraît avoir été supérieur de l’hôpital de 1732 à 1745.Inhumé le 12 août 1748 dans l’église des hospitaliers.(Tanguay, IV, 600, et Reg.de la corn.).ALEXANDRE-ROMAIN TURPIN.—Né à Québec et baptisé le 2 juin 1 670, il s’était joint aux hospitaliers vers 1695.En 1 745, il était maître des novices.Sépulture à l’hôpital, le 10 août 1747.FRANÇOIS HADANCOURT.—Il apparaît dans les archives comme faisant partie de la communauté en I 697.On l'y voit encore en 1 720.L’année précédente, il occupait la charge d’économe de l’hôpital.PIERRE BREBANT.—Il reçoit l’habit le 9 décembre I 703 et renouvelle ses voeux le 16 août 1 705.Aucun autre renseignement.PIERRE CRESPEAU.—Le registre mentionne qu’il prend 1 habit le 1 er décembre 1 704.On ne rencontre plus son nom, ensuite.^ Un Pierre Cre peau, né en 1678, à Ste-Famille, I.O., et brasseur de son état épousé, en I / I/.(2) Sur la fondation de cette communauté, voir notre étude dans Canadian Antiquarian de 1915, p.3. a 1 a Pomte-aux I remblcs de Montréal une demoiselle Aubuchon.Etant donné que es F reres Charon avaient une brasserie, il est possible que Crépeau soit passé par I hôpital.1 7n^NIn°LAS ?5CSUET'~Sa prise dhabit est enre8»strée le 25 août I SUX II signe : N.Becquet”.Aucune autre mention.LOUIS TURC, dit Frère Chrétien.—Louis Turc de Castelveyre, né à Martigues Provence, reçut en France, de M.Charon, l'héritage de l’adminh-tration de la communauté des hospitaliers.Il arriva au Canada en I 719 renaît visite a Mgr de Saint-Vallier, puis vint prendre charge de l’institution.' De cui.eux dctads sur son entré» en fonction se trouvent dans l’inventaire des biens ,7?n Ctr 83 coramuanuté- dr«sé par le notaire Raimbault, 13 au 25 octobre | 719 Six ans plus tard, constatant qu’il lui était impossible de payer es dettes de I hôpital, le frère Chrétien s’enfuyait dans les Antilles.Honnête homme cependant ri réussit, vers 1735, à satisfaire à tous ses engagements et .ab a Saf t'D,°m,ngue 0J 11 fonda un Pedt hospice dans lequel il logea des nécessiteux.C est dans cette charitable occupation que la mort le surprit le 21 nui 1/ JJ.(Voir la nouvelle Histoire de l’Hôpital général, 1916.) MICHEL-ANDRE DE MOYRE.—Né dans l’Anjou, en 1687 il apparaih pour la première fois en qualité d’hospitalier, dans un acte de Raim-¦ -mit, 1 i octobre 1/19, mais il faisait évidemment partie de la communauté avant cotte date.En I 72 I.il était directeur de l’hôpital, en 1 725, assistant-maître des novices en I 728, supérieur, puis de I 732 à 1 736, assistant-maître des novices de 1 745 a sa mort, le 30 juin 1747, supérieur.Sépulture dans 1 église ae 1 hôpital, le 1er juillet./r .1 ALLARD.—On le dit membre de la communauté, en 1719 à BoTctaU i, f rbr,e) Ct’ 3U m0iS ^ J3nVler ' 721 ’ 11 - d’école o Boucherville.Le frere Louis fut économe à l’hôpital, en 1 733, et procureur annee vivante La dernière mention de son nom, dans les registres de l’ins- demaTd ,Tt‘ “ I I 7 T ^ ^ 24 déce*b“ suivant- Louis Pillard demandait a I intendant de le nommer notaire pour le district de Québec et ,1 commence a prauquer à la Pointe-aux-Tre.ablea (en bas) où ,1 se made en ; lus tard, en I 746.1 est nommé greffier aux Trois-Rivières et il continue a drer.ser des actes notariés jusqu’en I 767 ANTOINE DE LA CIRARDIERE.-I1 apparaît comme frère hos-I liane, dans un act- de Raimbault du I 3 octobre 1719.Deux ans plus tard | enSe,gne 3UX .7°TRivièrCS’ Pllis n0US trouvons son "«m dans le registre delà communauté a la date du 24 octobre 1 724. PASCAL EZEMAR.—Mentionné pour la première fois dans l’acte de Raimbault du 13 octobre 1719 et la dernière, dans le registre de la communauté, le 10 septembre 1720.En religion, il s’appelait frère Pascal.f-RANÇOIS GUIBLE.— Mentionné dans Raimbault, 13 octobre 1719, seulement.11 signe : “f.Guibles”.JOSEPH DELLERM.—Il signe : “frère Dellerm dit Joseph ou St-Joseph".Dans les textes on écrit Delerme et parfois, dirait-on, Delorme.Quoiqu'il en soit, on le trouve pour la première fois, dans le registre de la communauté, à la date du 14 septembre 1721 et il y figure jusqu’au 21 mai 1745.FRANÇOIS SIMONNET.—Né vers 1701 ; il enseignait à Lon-gueuil en 1721 et, au registre de la communauté, il signe, le 1 4 septembre 1 72 1 : “F.Simonnet de la Croix”.Nommé notaire en 1737, il pratiqua jusqu’à sa mort, survenue le 9 décembre 1778.LOUIS HERAULT.—Originaire du diocèse de Bordeaux ; il était de la communauté, le 10 septembre 1720 (Reg.de l’hôp.), mais ne prononce ses voeux qu’en 1722.En cette année, on le dit “manufacturier” dans 1 ’institution.Il mourut le 2 février 1729, à l'Hôtel-Dieu, et fut inhumé à l’hôpital général, le 4 du même mois, âgé de 40 ans et “profès de 5 ans”.Il signait : “frère Jérôme”.GERVAIS HODIESNE.—Il prononce des voeux le 2 octobre 1722 (Reg.de l’hôp.) et il est économe de la communauté en 1728, puis, procureur.C’est en cette dernière qualité, qu’en 1734, il passe en France, dans le but de fusionner son institut avec "quelque ordre édifiant et solide”.Hodiesne quitta l’hôpital entre 1 735 et 1740, car en cette dernière année il était notaire à Chambly et il instrumenta jusqu’en I 764.FRANÇOIS NIQUET.—Dans le registre de la communauté, à la date du 15 novembre, 1 724, son nom figure dans le procès verbal d’une cérémonie de vêture, mais l’acte a, par la suite, été rayé.Nulle autre mention.PIERRE MARTEL.—Il prend l’habit des hospitaliers le 20 novembre 1727 (Reg.de l’hôp.) et renouvelle ses voeux le I 9 octobre 1730.Procureur de I 738 à 1 744, puis économe.Le 23 février 1 740, il dépose “une protestation olograffe” chez le notaire Porlier, dans laquelle il se plaint que l’abbé Boufandeau le prive de la communion pour une faute qu’on lui reproche et qu’il prétend ne pas avoir commise.L’affaire s’arrangea à l’amiable.FRANÇOIS DE CHAVANNES.—Le 8 août 1729, le registre de 370 l'hôpital nous informe qu’il fait les fonctions d hospitalier et, ailleurs, on lit qu if n’était que pensionnaire.PIERRE HEURTIN.—Dans le registre de la communauté, à la date du 29 mars 1 730, est un acte de prise d’habit par Pierre Heurtin.Cet acte a été rayé subséquemment.* =K * Pour terminer, donnons la description du costume des Frères Charon : “ Les habits des frères sont simples et modestes à peu près comme la sou-tanellc des ecclésiastiques.La veste, les culottes et les bas seront de couleur noire aussi bien que l’habit.Les frères Profès seront distingués des novices par une croix de laine qu’ils porteront sur la poitrine par-dessus leur habit et leur descendra sur la poitrine par-dessus la veste.Ce sera aussi la seule distinction, qui les fera connoistre des frères qui sont pour les gros ouvrages.Les rabats, et manchettes pourront estre de batiste pourveu qu’elle ne soit pas d un trop grand prix.”—(Constitution des hospitaliers, p.83.) E.-Z.MASSICOTTE FAMILLE DE VARENNES René Gautier de Varennes, gouverneur des I rois-Rivières de 1667 jusqu’à son décès en 1 689, eut plusieurs enfants, tous nés dans cette ville.Louis, l’aîné, 1673, porta le nom de la Vérenderie et mourut à la guerre, en Italie, soit en I 7 1 0 ou 1711.Alors, Jacques-René, 1 677, devint l’aîné et il s’appela toujours Gautier de Varennes.C’est à lui que son père et sa mère abandonnèrent la seigneurie de Varennes où ses descendants se sont perpétués jusqu’à la conquête et, de nos jours, il y en a plusieurs parmi nous portant encore le nom de Gautier de Varennes.Cette branche de la famille n‘a pris aucune part à la découverte du nord-ouest.C’est Pierre, né en 1685, qui porte dans l’histoire le surnom de La Vérenderie et le titre de Découvreur.Sa lignée s’éteignit vers 1762.La lettre suivante a rapport uniquement à la branche de Jacques-René : à Beauport 8e avril 1812.Mon cher Colonel, Vous ne pourrez bientôt plus me souffrir ; mais tuez-moi, si vous voulez ; je n’ai pû refuser ce pauvre Mr.de Varennes.Jugez-en par vous-mêmes: alors vous ne me tuerez pas.J’ai ma grace. Mr.Jos.de Varennes part d ici.Voici ce qu’il m'a dit : lui, a huit en-tans, et son frere dix : total, dix-huit.Chacun des deux frères n'a que deux garçons d age a servir Mr.Etienne de Varennes, l'aine des 2 frères, a pour de M I TVge Vm8t 7' Ct 2—An,01ne- â«é de Les deux fils Mr.Jos de Varennes sont Joseph âgé de 20 ans, et Amable de 18.Leur P.ere eSt a der"'-Paf d’Enseigne, ayant servi comme tel dans la guerre d’Amérique.Cette famille porte un des noms les plus respectables du pays.Elle pos-seda jadis la bel e se.gneurie de Varennes.Des ancêtres et encore leur père chevahers de St.Louis.Maintenant ces infortunés Gentilshommes ont pour tout au monde une petite terre, dans la Seigneurie de Godarville à Mr.de Juchereau Duchesnay, mon gendre, qui respecte leur caractère et leur infortune.Voilà leur histoire.Je vous les livre sans commentaires ultérieurs ; mais non pas sans souhaits de quelques succès pour quelques-uns d’eux, si possible.Avec la plus vraie et grande estime.Mon cher Colonel, Votre très-humble et très-obéissant serviteur, (Signé) L.de Salaberry.Colonel Vassal de Monviel, Adjudant-général, etc., à Québec.Deux cent cinquante ans se sont écoulés depuis que le premier Gautier de \ arennes est venu en Canada, officier du régiment de Carignan et de ses camarades qui ont fait souche de Canadiens on ne rencontre plus que les Baby de Ranville, 1 arieu de La Naudière, Morel de la Durantaye, et Mouet de Moras.J ai cru longtemps que les Dugué de la Baie du Febvre descendaient de Dugué de Boisbriant, mais M.l’abbé L.Eugène Duguay, curé de St-Barnabé, comté de Saint-Maurice, a découvert pour ceux-ci une autre filiation qu’il fera connaître bientôt avec pièces à l’appui.Nous n avons plus que cinq familles des officiers de Carignan.Avec les descendants de plusieurs Canadiens anoblis il y a dix quarts de siècle, c’est notre noblesse des croisades.BENJAMIN SULTE Les armes de la famille de Ramesay D apres un jugement du premier juin 1 701, insinué dans les registres du Conseil Supérieur de Québec (reg.1722-1731) et reproduit dans le Bulletin des recherches historiques, XVII.37, les armes de M.Claude de Ramezay auraient etc : d'azur, au bélier issant d'or, à quatre bandes, deux de gueules et deux d or, aux quatre étoiles d'or.Cette description a fait le désespoir des amateurs d’art héraldique.L’on ne met pas, régulièrement, couleur sur couleur, ni métal sur métal, et dans le Nason c-dessus, se trouvent des bandes de gueules sur champ d’azur, ensuite, e belier est dit usant, sans que l’on indique d’où il sort, enfin, la position des étoiles n est pas spécifiée.Lorsque des armoiries sont décrites conformément aux règles du blason il est facile de les dessiner, mais dans le cas actuel, la description est tellement detectueuse que la reconstitution est impossible.Essayant de découvrir si quelqu’un ne connaîtrait pas une meilleure des-cnption des armes susdites, M.Xavier du Pavillon, descendant de J.-B.Roch et amezay ( 1 ) s adressa à 1 Intermédiaire des chercheurs et curieux en 1913 et un lecteur signala que dans l’Armoria! de Potier de Courcy, article Douglas,' i y avait un blason des armes de Ramezay rédigé en ces termes : d'azur, au bé-l.er issant d or, accompagné de deux bandes tranchées de gueules et d'or et cantonne de quatre étoiles d'or.Ce texte fournit une indication précieuse : la position des quatre étoiles, cependant, il ne résout rien quant au reste : le bélier est toujours issant et les bandes sont devenues tranchées, ce qui n’a aucune signification.Un heureux hasard me mit.à cette époque, en communication avec M.du 1 avi.ion qui voulut bien m’envoyer l’empreinte d’un petit sceau dans lequel les armes des Ramezay sont écartelées avec celles des Bellot.En même temps, il soumettait une autre empreinte à un héraldiste français dont voici l’opinion : enipiemte du cachet permet de rectifier les erreurs des descriptions de 1701 et de Potier de C ourcy et de donner un sens aux expressions vicieuses qu’elles contiennent.Vous remarquerez que les bandes de l’empreinte comportent deux traits intérieurs chacune.Dès lors, l’explication probable serait celle-ci : d azur, au bélier ou tête de bélier d’or, accompagné de deux bandes aussi d’or, remplies de gueules et cantonné de quatre étoiles d’or.” ( I ) M.du Pavillon habite Le Puy Mesnil, Haute-Vienne, France. O ( .> L’examen de l’empreinte qui m'avait été envoyée me fit constater que les Landes n’étaient pas remplies de gueules, mais d’azur, comme le champ, que ce pouvait donc être des jumelles d’or, en bandes.Toutefois, il est fort possible qu’il y ait là, omission des graveurs — dans ces petits sceaux les erreurs sont fréquentes.D'autre part, plusieurs ouvrages héraldiques, notamment la Vraye cl parfaite science des armoiries de Louvan Géliot, augmentée par Pierre Pal-liot, 1 660, reproduisent des armoiries dans lesquelles figurent des aninnux naissant du champ, or entre les mots naissant et issant la différence n’est pas grande et des profanes ont pu prendre l'un pour l’autre.On pourrait, ce me semble, concilier le tout en adoptant la description suivante : d’azur, au bélier naissant d’or, accompagné de deux bandes d’or remplies de gueules et cantonnées de quatre étoiles d’or.* * * L’erreur évidente commise dans la transcription ou la rédaction du texte du blason des Ramezay ne doit pas étonner.Les scribes, ou pour parler la langue du 1 8e siècle, les “écrivains” des tribunaux ne possédaient pas à fond l’art héraldique et le cas des armes de Ra-mezay n’est pas unique.A Montréal, en 1759, le greffier de la prévôté.Danré de Blanzy, un écuyer qui avait droit à des armoiries, était quelque peu étranger au vocabulaire du blason, car voici comment il décrit le sceau de M.de Senezergues : de gueules, chargé de deux scies d’argent, de la droite à la gauche, alors qu’en réalité, il aurait dû écrire : de gueules, à deux bandes vivrées d’argent.En effet, la bande vivrée et la scie, ou mieux, la fouille de scie en bande diffèrent, le mot chargé est inutile, et en employant le mot bande il n’était pas obligé d’indicjuer la position de droite à gauche, puisque la bande est obligatoirement placée de cette façon.E.-Z.MASSICOTTE :174 CHAMBLY La maison de Chambly, d’ancienne chevalerie, est originaire du Beauvoi-sis, où sont situées à une lieue et demie de Beaumont-sur-Oise les ville et châtel-lerie de son nom qu’elle possédait déjà au Xle siècle.Les armes étaient : de gueules," à trois coquilles J'or, mais depuis 1400 elles sont changées en : une croix dentelée d’azur chargée de cinq fleurs de lis d'or, conservant au premier canton, l’ancien écusson.Les diverses branches de la maison de Chambly se sont successivement répandues en Normandie, en Vermandois et en Picardie, comme l’apprennent les histoires de ces provinces.Il en passa aussi, comme on sait, en Canada.Jacques de Chambly fut officier du régiment de Carignan ; capitaine en 1669 ; nommé commandant de l’Acadie le 20 mai 1673 en remplacement de M.de Grandfontaine.En 1677, il fut chargé du commandement militaire des Iles ; gouverneur provisoire de la Grenade en 1679, puis de la Martinique en 1680.Il mourut là, et fut remplacé le 15 août 1687.(Colbert, par Clément ( 1 865), p.580, volume III).En 1741, Jacqueline-Louise de Chambly, unique héritière de cette illustre maison, épousa René-François-André, comte de la Tour-du-Pin, vicomte de la Charce, seigneur de Bômont, de Bezonville, etc.Au nombre de ses ascendants on y trouve un Jean et un Nicolas de Chambly, présents à la croisade de Philippe-Auguste et de Richard-Coeur-de-Lion en 1191 ; un Jean de Chambly qui accompagna saint Louis à Tunis en I 270 ; un sire de Chambly tué à la bataille de Poitiers près du roi Jean ; un Pierre de Chambly, grand chambellan de Phi-lippe-le-Bel, et négociateur avec le fils de France, le duc de Bourgogne et le duc de Bretagne, de la paix entre la France et l’Angleterre en I 303; un autre Pierre de Chambly, fils du précédent, devenu l’époux de la veuve de l’empereur Rodolphe de Hapsbourg, Isabeau de Bourgogne, dont, avant la révolution française, on voyait encore la tombe aux Grands Augustins, de Paris.Nombre de chevaliers, dont les titres scellés de la Bobliothèque Royale et les registres de la Chambre des Comptes, attestent les services signalés des Chambly.REGIS ROY Mémoire de M.de Boishébert au ministre sur les entreprises de guerre contre les Sauvages, novembre 1747 Je ne pourray pas avoir l’honneur de faire un grand détail à Sa Grandeur cette année étant trop persécuté par les français et les Sauvages.Je commencerai par la chose qui est la plus intéressante pour ce pays qui est grand bouleversement causé par une conspiration générale de la peau noire contre la blanche qui quoyque manifestement comme on ne laissa pas de dissimuler encore et on tâche de pacifier les choses autant qu’on peut nos domiciliés nous refussent leurs bras ne voulant pas fraper sur ceux qui nous ont tué.Un des cantons Iroquois le prochain des Flamands qui sous de belles apparences vint parler icy s’est retourné chargé de présents ils rencontrent des charpentiers à l’Ile de la Mothe au-haut de nos frontières.Ils étoient neuf, qui prirent un de nos charpentiers, en tuèrent un, et un autre fut blessé.Leurs camarades se sauvèrent.La raison de ce que nos Sauvages du Sault surtout sont venus les premiers sortir des Agniers qui ont formés ce village comme la nation Iroquoise est fort crainte et considérée de toutes les nations ainsy que les Hurons.Ils ont un grand ascendant sur toutes les autres.Les cinq cantons envoient des colliers depuis longtemps à toutes les autres nations ainsi que les Hurons avec lesquels ils sont parfaitement liés.Ils ont enfin voulu lever le masque depuis peu au Détroit où commande le sieur de Longueuil.Les Hurons étaient prêts à massacrer tous les Français sans une Sauva-gesse qui allant chercher du bled d'Inde dans un grenier entendit leur conspiration au dessous.Elle alla promptement en avertir le Frère Jésuite qui en informa M.de Longueuil, qui y commande.Ils dévoient, comme ils fesaient souvent, coucher cette nuit la dans le fort et fraper tous chacun chez les gens de ses maisons.M.de Longueuil fit assembler tous les principaux chefs, il leur parla de manière de les arrêter et ils s’excusèrent le mieux qu’ils purent, nous avons aussy bien des Sauvages dans notre party qui nous paraissent bien attachés.M.d’Enyel (Noyelles) est descendu avec un Père qui apportent les nouvelles que deux canots français avaient été attaqués par les Sauteurs, dont un fut entièrement défait, les hommes tués et les marchandises pillés, l’autre se sauva en jet- tant ses marchandises à l’eau pour être plus léger.M.d’Enyel manqua d’être detail aussy par les memes.Cette conspirât,on vient de la part des Anglais qui a force de présens et des mensonges les soulevèrent contre nous, leur insinuant que nous ne sommes pas en état de „en fournir aux Sauvages, que nous n’avons pas de marchandises parce qu ils prennent tous nos vaisseaux et que Québec est pris à l’heure qui es.C est eur language ordinaire dont s’il plait à Dieu ils connaîtront bientôt la aussete par I arrivée des convois commandé par le Sieur Dubuisson, Enseigne d infanterie, qu, est bien escortés outre les conducteurs des canots chargés de presents ce qui fera bon effet.Eeu de temps avant la conspiration du Détroit les Hurons avaient assassiné >nq Français a Sanduski à 60 lieues de Détroit où les Hurons vont souvent aire des complots a notre désavantage avec d’autre Sauvage et souvent peut etre avec les Anglais.De tous les Sauvages qui s’en retournent il y en a quantité de bien fidèle
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