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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1917-04, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DBS RECHERCHES HISTORIQUES TOL.XXIII BEAUCEV1LLE—AVRIL 1917 Na 4 LA FAMILLE GU1LLIIY1IN CHARLES GUILL1MIN ¦a On a écrit Guillemin et Guillimin.Les Guillimin eux-mêmes signaient Guillimin et quelquefois Guillemin.La forme Guillimin fut cependant plus fréquemment employée dans les dernières années du régime français, et c’est celle que nous adoptons ici.Le premier Guillimin de cette famille passa dans la Nouvelle-France dans les dernières années du dix-septième siècle.Charles Guillimin était fils de Guillaume Guillimin, avocat au parlement de Bretagne, et de Marguerite Moreau, de Concarneau, Finistère, en Bretagne (i).Concarneau est une très ancienne ville du Finistère.Ses premières fortifications, dit-on, furent faites sous la reine Anne.La principale occupation de la population de Concarneau est la pêche de la sardine.De juin à novembre, les deux tiers des habitants sont employés à cette pêche.On compte à Concarneau plusieurs douzaines de fabriques affectées à la presse, à la salaison et à la fabrique des conserves de sardines.Même au Canada les sardines en con- (I) Mgr Tanguay (Dictionnaire généalogique, vol.IV, p.420) écrit Concavreau, mais il est évident qu’il a mal lu, — 98 — serves de Concarneau sont très appréciées des gourmets.Charles Guillimin, qui avait un certain capital, s’occupa de commerce, de pêche et de construction de bâtiments de njer.11 devint bientôt l’un des négociants les plus riches de Québec.iXms l'expédition organisée par M.de Vaudreuil con-ire la Nouvelle-Angleterre en 1704, M.Guillimin commandait les milices de Québec.M.Jean Petit, conseiller au Conseil Supérieur, étant décédé le 24 février 1720, MM.de Vaudreuil et Bégon proposèrent au ministre de le remplacer par M.Guillimin.Al.Guillinmin fut nommé à cette charge importante le 13 mai 1721 (2).Le 14 juin 1721, le ministre écrivait à M.Bégon : “ Le Conseil (de marine) a proposé à Mr le régent le Si (1 illemin pour remplir une des deux places de conseiller vacantes au Conseil Supérieur de Québec.S.A.R.a bien voulu lai accorder et vous en trouverez cy-joint les provision que vous aurez agréable de lui remettre ” (3).AIM.de Vaudreuil et Bégon avaient en même temps recommandé la nomination de M.Cugnet au Conseil Supérieur pour remplacer AI.de Lino promu premier conseiller.Le Conseil refusa de nommer AL Cugnet, estimant que sa qualité de directeur du Domaine d’Occident était incompatible avec une charge de conseiller.Al.Guillimin fut reçu et installé en son office de conseiller au Conseil Supérieur le 20 septembre 1721.Al.Guillimin ayant subi de grandes pertes demanda au ministre, en 1731, de lui accorder une pension.Le 8 avril 1732, le ministre lui répondait : ) u> lece i Al.la lettre que vous m'avés écrit le 13 qbre de l’année dernière.J'aurois été très disposé à vous procurer la pension que vous avés demandé, mais l’Etat des finances du Roy ne le permet point, je vous recommande de continuer vos Services avec zèle, et lorsque je trouveray (21 Insinuations du Conseil Supérieur, cahier 5.(3) Archives du Canada, Série B., vol.44-2, f.341. — 99 — occasion de vous procurer les graces de Sa Majesté, je m’y porteray volontiers ” (4).Le même jour, le ministre écrivait à MM.de Beauhar-nois et Hocquart : Le Sr Guillemin, Con er au Conseil Supérieur de Québec, m’a représenté cpie dans tous les temps il a travaillé pour le bien de la Colonie, qu’il a fait des Etablissemens de Pesches de morues, loups marins et Saumon dans le N.et le vS.de la Rivière St.Laurent, exemple que plusieurs autres habitans ont suivy, qu’il a fait construire des Batimens de differents ports ; qu’il a fait bastir des maisons à Montreal et à Québec, et qu’il a mesme fait construire deux Batteries au haut du cul de Sac, après y avoir sapé le Cap derrière lequel se réfugièrent les vaisseaux anglois desemparés au Siege de la ville sous le Gouvernement de feu M.de frontenac ; Que toujours prest à subvenir aux besoins du public il presta en 1712 au Trésor une somme de 40 ni” qui ne luy a esté rendue que longtemps après ; qu’en qualité de Commandant de la milice de Québec il Servit dans la Campagne que fit feu M.de Vaudreuil contre les anglais qui s’estoient fortifiés sur le lac Champlin ; et qu’en fin depuis qu’il est pourvu de l’office de Con’er il s’en est acquitté avec soin.“ Je serav bien aise d’estre informé de ses Talents et de Sa conduite ainsy que de la vérité des faits qu’il expose, je vous prie de m’en rendre compte afin que dans l’occasion je puisse luy faire plaisir s’il y a lieu ” (5).MM.de Beauharnois et Hocquart, qui connaissaient ce qu’avait fait M.Guillimin pour la colonie, répondirent le 30 octobre 1732 : “ Nous avons receû la lettre que vous nous avez fait l'honneur de nous escrire le 8 avril dernier au sujet du Sr Guillimin conseiller au conseil supr.il est vrai que ce particulier a fait des entreprises considérables en ce pays par des establissements de pesches de morues de saumons de loups marins dans le bas de cette rivière aux isles de la (4) Archives du Canada, Série B, vol.57-1, f.85.(5) Archives du Canada, Série B., vol.57-1, f.116, — 100 — Magdelaine et dans la Baye des chaleurs ; qu’il a fait bâtir plusieurs maisons et grand magasin a Québec et a Montréal ; construit 7 on 8 bâtiments de mer grands et moyens, une batterie au devant d'une de ses maisons au haut du cul de sac qui à la vérité la soutient, mais qui n’en seroit pas moins utile au service en cas d’attaque ; qu’il a presté en 1712 au thrésor 40 m” qui ne luy ont esté rendues que quelque temps après ; et que ce prest peut avoir esté l’occasion de la perte qu il a faite d'une partie de cette somme par la réduction de la monnoye de carte.Il a marqué dans toutes les occasions qui se sont présentées de la bonne volonté et du zèle pour le service du Roy, et le bien du public.Enfin il sest toujours comporté comme un bon citoyen.Sa fortune s’est dérangée considérablement depuis quelques années par des pertes et des naufrages, qui le mettront absolument hors d’état de rien entreprendre si elle ne luy redevient favorable.Il continue cependant son commerce maritime.Dailleurs il s’applique à bien remplir sa charge de conseiller surtout dans les affaires de commerce.Il est assidu et aime le travail.Par le compte que nous vous rendons, vous jugerez, Monseigr que le sr Guillemin peut mériter vos boutez et nous vous suplions de luy en donner des marques, il a une nombreuse famille qu’il commence d’avoir de la peine à soutenir ” (6).Le ministre, malheureusement, ne put rien faire pour M.Guillimin.Il se contenta d’écrire à MM.de Beauharnois et Hocquart, le 6 mai 1733 : ^ Il ne m a pas été possible non plus de rien faire pour le Sr Guillemin Coner.au Conseil Supérieur, mais s’il se présente dans la Colonie quelque occasion qui puisse luy estre utile, vous aurés agréable de m’en rendre compte et je seray toujours disposé à luy procurer tous les Secours qui pourront dépendre de moy ” (7).En 1731, M.Guillimin avait'intenté un procès à Mar- (6) Archives du Canada, Correspondance générale, vol.F.57, f.143.(7) Archives du Canada, Série B., vol.59-1, f.240. — 101 — guerite Bouat, veuve Antoine Pascaud, de Larochelle, avec qui il était en affaires depuis plusieurs années.La Prévôté cîe Québec, le 26 mai 1731, lui avait donné gain de cause.La veuve Pascaud appela de cette sentence.Cette affaire très curieuse et très compliquée dura trois ans et ne se termina que par l’intervention du ministre.On en trouvera tout le détail dans la correspondance suivante.Le 23 mars 1734, le ministre écrivait à M.Meigrat de Serilly : “ Il s’est présenté Une affaire en Canada entre le Sr.Guillimin Conseiller au Con’el Supérieur de Québec, et la D.Pascaud de la Larochelle Sur la liquidation des Comptes respectifs de Com’ce qu’il y a eu entr’eux depuis 1716 jusqu’en 1718.Et la principale question a été de savoir si entre Negocians les demeures ou intérêts d’avances de marchandises doivent avoir lieu a compter du jour des Avances ou Simplement de jour de la demande en justice ?Cette affaire a d’abord été jugée a la Prévosté de Québec ; mais sur l’apel elle a été portée pardt.M.hocquart Intendant de la Colonie, en vertu d’une déclaration du Roy qui permet aux parties dans les procez qu’elles ont au Conel Supérieur, et dans lesquels quelqu'un des officiers de ce Conseil est partie, d’en demander le renvoy pardt.l’Intendant pour etre jugés par luy et 6 autres Juges non suspects en der ressort et sans appel.M.Hocquart n’a pas crû devoir prendre sur luy de prononcer sur le point de droit dont il étoit question, et qui a trait a un reglm’t general qu’attendent les Negocians de la Colonie pour terminer leurs affaires avec leurs correspondans de france ; il a de concert avec M.le marquis de Beauharnois gouverneur et Lt g’al de Canada, pris le parti de me rendre compte de cette affaire et de demander les ordres du Roy sur cette question ; et ils ont à cet effet fait dresser un mémoire par le procureur général sur cette matière.“ Par l’examen que j’ay fait de ce mémoire et des observations que Mrs de Beauharnois et Hocquart ont ajoutées dans leur lettre la question m’a paru si intéressante — 102 — pour le commerce de Canada, que j’ay été bien aise de vous ( emander votre avis, avant que de prendre aucun parti à ce sujet.C est dans cette vue que je vous envoyé la lettre de Mrs de Beauharnois et Hocquart, avec le mémoire du proem etu general du Conseil Supérieur ; j’y joins un autre mémoire qui m a été envoyé sur le même sujet par la chambre de Commerce de la Rochelle et je vous prie de vouloir bien examiner le tout et de me marquer ce que Vous en penserez.Je-crois bien aise aussy d’avoir l’avis de M.le procureur general du Parlement sur le point de droit et vous pourriez si vous le jugiez à propos, luy en dire un mot • \ ous pourriez encore, si vous avez besoin cle quelque éclaircissement par raport au Commerce, en parler à quelqu’uns les deputes du Bureau.C’est surquoy je m’en raporte entièrement a vous.J’ajouteray seulement que le V’au par equel je dois envoyer les ordres du Roy en Canada doit partir au i5 ou 20 du mois de May : j’espère que vous vou- ceia » (g)”16 metre en etat (le les Prendre assés à tems pour 1 -n1 proba,bIenient ;'1 l'aide des lumières de M.Meieret etHnô '' mini?,tre écrivait à MM- d* Beauharnois ¦htocquart, Ie 20 avril 1734 : Jay receu la lettre que vous m’avés écrite le 10 8bre Conseil W ' Me,"°ire dressé, l>ar le Procureur Gnal du v° r?P concernant la contestation d'entre la Veuve Pascaud de la Rochelle et le Sr Guillitnin negt.a y lie bec et j en ay rendu compte au Roy.Il parôist par les pretentions respectives du Sr Guilli- lÎ nren •' a T™ ?a.SCaud donnent Iie^ a deux questions La piemiere de sçavoir qu’elle est la forme de compter en -sage paimi les commerçeans, si un Commissionnaire peut Sait 7cten(Va dC paSCaud envo>'er chaque année des ir, s iCTï CS a SOn commettant, tirer dans ces Ex-a,ts 1 '"Merest de ses avances a raison de 8 pour cent et KcMt desn eUhS C,in
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