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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1918-07, Collections de BAnQ.

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BULLETIN des RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XXIV BEAUCEVILLE—JUILLET 1018 No 7 LA FAMILLE DU GIE DE BOISBRIAND (Suite et fin) PIERRE DU GUE DE BOISBRIAND Né à Montréal le 21 février 1675.En 1691, il était fait enseigne réformé dans les troupes du détachement de la marine servant en Canada.Le 2 janvier 1694, il était promu enseigne en pied.Ce grade fut confirmé par le roi le 16 avril 1695.Dans l’hiver de 1694-1695, le gouverneur de Frontenac mit plusieurs partis en campagne, tant pour employer ses gens que pour faire quelques prisonniers afin d’avoir des renseignements sur les projets des ennemis.Le premier de ces partis était composé de cinquante Sauvages du Sault commandés par le lieutenant de Saint-Ours Deschaillons et l’enseigne Du Gué de Boisbriand.Il se dirigea vers Orange.Là, il se divisa.Le 15 avril 1695, une partie d’entre eux revint avec trois prisonniers iroquois.Dix ou douze jours plus tard, Saint-Ours Deschaillons, Du Gué de Boisbriand et le reste du parti revinrent avec un Hollandais dont ils s’étaient emparé à une lieue d’Orange (16).(lfi) E.-B.O’Oallachan.Documents relative to the Colonial history of the Stutc of New-York, vol.IX, p.000. 194 En 1696, M.Du Gué de Boisbriand prit part à l’expédition de M.d Iberville contre Terre-Neuve.Envoyé pour s'emparer de Kirividi, à trois quarts de lieue de Saint-Jean, il réussit parfaitement et lit un bon nombre de prisonniers.( ’harlevoix dit à propos de cette expédition : “Après M.d’Iberville, qui donna en cette rencontre de grandes preuves de sa capacité et se trouvait partout où il y avait plus de risques a courir et plus de fatigues à essuyer, et Montigny, qui prenait pour l’ordinaire les devants, et souvent laissait peu de choses à faire à ceux qui le suivaient, Boucher de la Derrière, Damours de Plaine, Du Gué de Boisbriand, gentilshommes canadiens, et Nescam-biouit, furent ceux qui se distinguèrent le plus” (17).L’année suivante, M.Du Gué de Boisbriand accompagna d’Iberville dans son expéditions de la baie d’Hudson.Le 12 septembre 1697, le commandant du fort Bourbon, Henry Bailey, capitulait.M.d’Iberville prit possession de sa conquête, et après avoir établi pour commandant le sieur de Marigny et pour lieutenant de roi M.Du Gué de Boisbriand, il s’embarqua (24 septembre) sur le Profond pour la France (18).La paix de Ryswick ayant donné quelque espoir de repos a la France, Pierre Le Moyne d’Iberville s’offrit au roi pour continuer les entreprises de Cavelier de La Salle.Sji proposition lut acceptée, et le ministre Pontchartrain lui donna deux frégates de trente canons et deux autres bâtiments.i Cette petite flotte partit de Laroclielle le 24 sep-tembrel698.Elle portait deux cents colons et quelques officiers.Ce ne fut qu’au mois de février 1699 qu’elle arriva à la Louisiane, d’Iberville ayant d’abord fait escale au Cap Français, dans File de Saint-Dominique, puis à Sainte-Rose, près de Pensacola.D’Iberville décida d’établir le point principal de sa (17) Histoire (le la Nouvelle-Frunce, tome II, p.197, (18) Idem, tome II, p.208. 195 — colonie à l’extrémité orientale d’une baie qu il nomma la baie de Biloxi.Un fort fut immédiatement construit, et u 1-berville retourna en France laissant MM.de Sauvole et de Bienville le premier comme commandant du fort et 1 autre comme lieutenant., ., .Le 7 décembre 1699, M.d’Iberville était de retour et annonçait que le roi avait nommé M.de Sauvole gouverneur de la Louisiane, Bienville lieutenant gouverneur et l)u Gué de Boisbriand major du fort Biloxi.La commission de ce dernier avait été signée par le roi le 30 août 1699.En février 1704, M.de Bienville envoya aux < nactas, sous l’escorte de vingt-cinq soldats commandés par M.Du dué de Boisbriand, soixante-dix Chikassas qui voulaient faire la paix avec eux.Mais les ( 'liactas qui étaient des pei-fides massacrèrent les Chikassas sous les yeux de 1 ottimer canadien.Que pouvait-il faire avec vingt-cinq hommes t Dans leur lutte avec les Cliikassas, les ( liactas avaien blessé M.Du Gué de Boisbriand.Pour lui en marquer leur regret, ils l’escortèrent au nombre de trois cents jusqu a la Mobile., ., De 1704 à 4716, nous avons peu de renseignements sur la carrière de M.Du Gué de Boisbriand.Le 40 septembre 4746, M.Du Gue de Boisbriand était nommé major de la Louisiane et commandant en 1 absence du gouverneur et du lieutenant de roi.Un an plus tard, le 20 septembre 4717, il recevait la même commission pour la Mobile.En cette meme année 1717, M.Du Due de DoisbiitUHl obtenait le permission de passer en France.Au printemps de 1718, deux frégates LA DL( riEb-SE 1)E NO AILLES et LA VICTOIRE jetaient l’ancre a l’île aux Vaisseaux, Louisiane.La première de ces deux frégates portait M.Du Gué de Boisbriand nomme lieutenant de roi à La Louisiane et commandant aux Illinois (13 avril 1718).Il apportait avec lui la commission nommant.M.de Bienville gouverneur de la Louisiane à la place de M.de Lespinay, rappelé (19).(19) French, Historien! Collections, New Series (1869), p.140. 196 Au mois d’octobre suivant, M.I)u Gué de Boisbriand partait de la Mobile avec un fort détachement de troupes régulières pour aller établir aux Illinois un poste militaire permanent afin de protéger les habitants français de cette immense région.Arrivé à Kaskaskia, il s’établit là temporairement, puis au bout de quelques mois il faisait commencer la construction d’un fort à seize milles au nord-ouest de Kaskaskia.Ce fort fut terminé au printemps de 1720 et reçut le nom de fort de Chartres.“M.J)u Gué de Boisbriand resta plusieurs années commandant aux Illinois et se rendit très populaire parmi les naturels qui habitaient cette région.“M.de Boisbriand n’avait point ces avantages de la nature qui préviennent les gens en leur faveur.Né avec lire épaule plus haute que l’autre, il était voûté.Mais il était d'un mérite si distingué et parlait l’idiome illinoisavec un; si grande facilité, qu’il racheta tout de suite ses défauts physiques qui, chez les Illinois, étaient mis en ligne de compte.“Peu de temps après son arrivée au milieu des 1 Mincis, il reçut les députés de chaque tribu qui vinrent lui présenter le calumet de paix.La cérémonie terminée, M.de Boisbriand harangua lui-même les Illinois, sans le secours de l’interprète, à peu près dans les termes suivants : “Illustre et valeureuse nation illinoise, alliée et amie des Français, ouvrez vos oreilles pour écouter ma parole (pii est vraie, aussi pure et claire que le soleil qui paraît aujourd’hui sur l’horizon, et que je prends à témoin, comme l’agent du maître de l’univers.“Le grand chef des Français demeure, vous ne l’ignorez pas, au délà du grand lac d’eau salée, dans l’ancien monde, où des hommes blancs, ses sujets, sont en aussi grand nombre que les familles des arbres dans vos forêts.Ce puissant monarque ayant été informé par l’écorce parlante, que ses fidèles alliés et enfants les hommes rouges illinois, ainsi que leurs confédérés les braves Kaskakias, M itch igamias, Penhenguichias, Kaokias, Tamaroes, etc., lui avaient donné en toute rencontre des preuves signalées de 197 leur attachement inviolable envers sa couronne et pour le bien de sa colonie, Sa Majesté a bien voulu m’honorer par le choix qu’elle a daigné faire de ma personne, pour venir résider sur vos terres, afin de les conserver toujours blanches, et pour vous donner des marques authentiques de sa bonté paternelle, puisqu’il sait que c’est a juste titre que les homines rouges illinois se qualifient de ses enfants.Cette prédilection de la part du grand empereur des Français, et qui me flatte infiniment, m’autorise à vous dire en même temps que si je suis petit de corps, mon coeur est assez grand pour y loger, comme dans une spacieuse cabane, tous nos enfants les hommes rouges illinois.“Je viens donc pour vous ratifier cette parole, qui est (-elle du plus tendre père et du meilleur roi de la terre, puisque je suis chargé de vous apporter de ses magasins, des marchandises qu’il vous envoie pour couvrir vos femmes et vos jeunes filles ; car le coeur de ce grand chef des hommes blancs souffre beaucoup de savoir que ses enfants les hommes rouges, sont dignes de pitié (c’est-à-dire qu’ils ont le corps nu) en outre, pour les faire vivre de viande de chasse, les faire redouter et les défendre contre vos ennemis mortels les Renards, je leur apporte des armes blanches, des fusils de la poudre et des balles.Et comme un véritable père, il a ajouté de son lait (20) pour réjouir et donner de la vigueur aux vénérables vieillards de la nation, afin qu’ils conseillent sagement les jeunes guerriers, et leur recommandent expressément de ne point perdre l’esprit, c’est-ail ire, de ne jamais se moquer du maître de la vie ou de l’Etre suprême, qui vous protégera contre la nation des fins Renards, vos ennemis perpétuels.“Et si après, ils étaient assez téméraires pour venir vous morguer pendant que je résiderai sur vos terres, vous me verrez élever, c’est-à-dire que je marcherai alors sur la plante des pieds, à la tête de tous nies valeureux guerriers français et illinois, avec des gros fusils (21) qui foudroyé-.(20) Eau-de-vie.(21) Petites pièces d’artillerie. — 198 — ront ces audacieux fanfarons, et nous ferons des bourres à canon de leurs chevelures.“Vous saurez donc que le grand chef de tous les.Français ne manquait nullement de capitaines mieux faits et bien plus grands que moi, pour venir dans votre pays ; mais cet auguste souverain appréhendait, avec juste raison, que s’il en eût envoyé un autre que moi, pour expliquer sa parole royale, cet autre Français n’eût pu la rendre à ses enfants lès hommes rouges avec la même force ou la même intelligence, parce qu’il a été informé que je parle comme vous la langue illinoise (22) ; voilà précisément pourquoi le bon monarque des Français m’a préféré aux capitaines les plus grands de son vaste empire, pour venir dans votre pays, avec ses marchandises et ses munitions de guerre, afin que je vous en fasse la repartition suivant ses ordres, que j’exécuterai ponctuellement sans qu’il en soit détourné une aiguille.” “Ce discours qui avait été écouté avec le plus profond silence n’était pas / terminé que les applaudissements éclatèrent dans toute l’assemblée.“Le plus ancien orateur de la nation se leva ensuite, et fit la harangue, suivante : “Ta parole a pénétré dans nos coeurs aussi promptement que le trait d’un arc.Nos guerriers et nos jeunes gens, qui souvent ne jugent que sur l’apparence, t’avaient auparavant, comme des ignorants, méprisé ; ils reconnaissent présentement, avec justice, que tu es plus haut en lumière et en valeur, que ne sont les étoiles sur nos tetes que tu es plus profond en pénétration et en connaissance que les gouffres du fleuve de Mécliassepi (appelé le Mississipi ou f leuve Saint-Louis, par les Français) ; ils pensent comme moi, que c’est la force de ton esprit qui a empêché ton corps de croître.Aussi le maître de la vie, ou l’auteur (Je la nature t’a copieusement dédommagé de la petite taille de ton (22) L'Idiome illinols est extrêmement difficile à apprendre.Cependant M.de Bolsbriaml surpassa toutes les difficultés de cette lannue barbare, et il l'apprit si parfaitement (tue par l’usaire qu'il en fit, l'on eût dit qu’elle lui était naturelle.5 .199 — corps, en t’accordant la grandeur de l’âme, avec des sentiments vraiment héroïques, pour défendre et protéger contre leurs ennemis, les hommes rouges illinois et leurs alliés, qui s’efforceront de gagner ton amitié, et en même temps qu’ils chérissent l’adoption qu’a bien voulu faire de notre nation le grand empereur des Français.*‘En conséquence, nous te prions très-instamment de mander, dans l’écorce qui parle, à notre père, le grand chef des hommes blancs, (pie nous ne trouvons point dans notre langue de termes assez expressifs pour le remercier de l’attention paternelle qu’il a bien voulu avoir pour notre nation, en envoyant résider sur notre terre, afin de la conserver toujours blanche, un capitaine de valeur tel que toi.Aussi, pénétrés d’amour envers ce digne chef, et pour lui en marquer notre sincère et vive reconnaissance nous députerons des considérés ou des notables pour aller de l’autre côté du grand lac d’eau âcre, assurer notre père dans sa grande cabane, au village des Fi ançais, que nous voulons vivre et mourir ses plus fidèles alliés et enfants les hommes rouges illinois ” (23).En 1724, le gouverneur de Bienville, par suite de l'opposition de ses ennemis, fut rappelé en France, et son frère, Chateauguay, perdit aussi son emploi de lieutenant-gouverneur de la Louisiane.De Boisbriand, comme lieutenant de roi, prit, par intérim, la charge de gouverneur de la Louisiane en vertu d’une commission du roi du 20 octobre 1723.Il laissa donc la place de commandant des Illinois pour venir prendre ses quartiers- généraux a la Nouvelle-Orléans.M.de Boisbriand fut en butte aux mêmes intrigues que son prédécesseur.Le 24 octobre 1725, il se plaignait au ministre de l’esprit de coterie, d’injustice et d’insubordination dont était animé le Conseil Supérieur de la Louisiane, (23) Nouveaux voyages dans l'Amérique Septentrionale^ édition de 1 778, p.228.M.Bossu, chevalier de Saint-Louis, et capitaine d’une compagnie de la marine, qui visita les Illinois, en 1771, dit que la mémoire de M.de Boisbriand était encore en vénération parmi ces Indiens. ~ 200 — (lub disait-il, ne se plaisait qu’à le contrecarrer et à opprimer les habitants.Le 9 août 1726, M.Périer, officier de marine, était nommé gouverneur de la Louisiane en remplacement, de M.de Bienville.11 vint quelques mois plus tard relever M.de Boisbriand.M.de Boisbriand, paraît-il, aurait peut-être obtenu le gouvernement de la Louisiane.Mais pendant son règne intérimaire M.de la Chaise avait été nommé pour faire un enquête sur la conduite des principaux officiers de la Louisiane.M.de Boisbriand n’exécuta pas les ordres qu’il avait reçus d’aider M.de La Chaise.11 fit, au contraire, tout ce qu’il put, pour l’empêcher de connaître la vérité.( 11 fut sévèrement censuré, et le ministre le rappella en France, pour avoir des éclaircissements sur sa conduite.__ L faut croire que ses explications ne furent pas trouvées satisfaisantes, puisque le 27 octobre 1727, malgré ses beaux états de service, il était destitué.Le roi reconnut un peu plus tard son erreur sur le compte de ce brave officier et, le 8 octobre 1730, il lui accordait une pension de huit cents livres sur le trésor royal.M.Du Gué de Boisbriand mourut en France le 7 iuin 1736 (24).V JEANNE DU GUE DE BOISBRIAND Née à Montréal le 14 janvier 1677.En 1694, elle entrait à l’Hôtel-Dieu Saint-Joseph de Montréal pour se consacrer à la vie religieuse.Elle fut témoin du premier incendie de l’Hôtel-Dieu de Montréal qui eut lieu le 24 février 1695.Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Montréal nous don mod d’intéressants détails sur la cérémonie de sa prise d’habit qui fut un événement pour toute la ville.(-4) Mgr Tanguay, dans son Dletintinairc Généalogique, vol.1er, p.210 fait marier Pierre DuGué de Boisbriand a l'Ange-Gardien, le 17 février 1694, avec Angélique Lugré.Il fait erreur.C'est Pierre DuGué, fils de Guillaume HuGué et de Marie Bouguet, de la paroisse de Cherac, évéché de Savières qui se marie il l’Ange-Gardien le 17 février 1691. — 201 — “Nos chères postulants ne se dégoûtèrent point de tant de peines (causées par l'incendie) et de la part de la communauté, elles furent bien éprouvées pour s'assurer de leur fermeté, ce (pii parut affermir leur vocation et augmenter le désir de prendre le saint habit des religieuses hospitalières de Saint-Joseph et se consacrer entièrement à Notre Seigneur en la personne des pauvres.Comme nos charitables hôtesses (les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame où elles s’étaient retirées après l’incendie) n’avaient point encore d’église et que leur chapelle intérieure était trop petite pour faire nos cérémonies, Messieurs Dol-lier et Séguenot jugèrent à propos qu’on les fit dans la paroisse de Ville-Marie, qui n’était pas bien loin de la maison des soeurs ; et cela avec toute la solennité possible.Tous les prêtres du Séminaire y assistèrent et chantèrent la grand’-messe et nos soeurs chantèrent les motets.Le concours du peuple y était si nombreux que l’église, quoique grande, avait peine à le contenir, pour voir ce qui ne s’était jamais vu.La prise d’habit de ma Soeur Du Gué fut prêchée par Monsieur Séguenot et se fit le 18 avril 1695.“Et plus loin, nous lisons : “Toutes celles de nos soeurs qui ont pris le voile blanc pendant notre demeure chez les Soeuis de la Congrégation ont toutes persévéré généreusement et fait profession et donnent lieu d’espérer, par la fidélité qu’elles ont à se former et acquérir les vertus de leur état, qu’elles seront un jour l’honneur de la religion, la joie et l’exemple de leurs compagnes et le bonheur de celles qui les ont reçues.’ ’ La soeur Du Gué décéda le 21 décembre 17.34, à l’âge de 57 ans, après quarante ans de vie religieuse.Elle succomba à une maladie contagieuse contractée au service des pt uvres.VI JOSEPH-FRANÇOIS DU GUE DE BOIS-BRIAND Né à l’île Sainte-Thérèse le 18 mars 1679 (25).(25) BaptisC à la Pointc-uux-Trembles — 202 — Décédé au même endroit le 10 février 1688, et iidnimé à la Pointe-aux-Trembles.VII ELISABETH DU GUE DE BOISBRIAND Née a l’île Sainte-Tliérèse le 6 juin 1681 (26).Connue sa soeur aînée, elle se consacra à la vie religieuse à l’Hôtel-Dieu Saint-Joseph de Montréal.Entrée en 1667, elle fit profession en 1699.Cette sainte religieuse succomba à la maladie contagieuse qui ravagea cet hôpital ôn 1734.Elle décéda le 20 novembre 1734, dans la cinquante-quatrième année de son âge et la quarantième de religion.Le passage suivant des Annales de l’Hôtel-Dieu de Saint-Joseph fait connaître ce que fut le terrible fléau qui emporta les deux soeurs Du Gué : “Le navire du roi arriva, infecté de maladies contagieuses, fièvre pourpreuse et espèce de peste.On amena à l’hôpital un soldat pris de cette maladie, qui la donna dès le premier jour aux deux veilleuses.” “Ma Soeur Du Gué, qui fut la cinquième attaquée du mal, eut d’abord tout le côté droit enflé prodigieusement et noir comme du charbon, ensuite, ce même côté dépérit si fort que son bras et sa main n’étaient pas plus gros que celui d’un enfant d’un an et que ses os semblaient avoir diminué.Ceux qui la veillaient et
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