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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1919-02, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XXV BEÀUCEVIILE—FEVRIER 1919 N# 2 Le projet de conquête de la NouvelMork de JH.de Callières en 1689 (Suite et fin) LETTRE DU MINISTRE AU SIEUR MARQUIS DE DENONVILLE SUR L’ENTREPRISE DE LA NOUVELLE-YORK (7 juin 1689) AU SIEUR MARQUIS DE DENONVILLE Monsieur, Le Roy ayant chargé Mr.le Comte de Frontenac de l’execution d’une entreprise dont il vous doit entretenir, Sa Majesté luy a remis un ordre pour laisser le commandement de Canada au Sr.Chevalier de Vaudreuil en son absence et en celle du Sr.Chevalier de Callieres, mais comme Sa Majesté desire que vous continuiez a commander dans ledit pays apres que ledit Sr.Comte de Frontenac sera party jusques a vostre départ, le dit Sr.de Frontenac doit vous remettre cet ordre afin que ledit Sr.Chevalier de Vaudreuil le reçoive de votre main lorsque vous serez sur le point de vous embarquer pour repasser en France, et il faudra en ce temps que vous preniez la peine de le faire recon-noistre., , Je suis (1) (1) Archives du Canada, Série B.volume 15. — 34 — ¦ ;• f ;• .• V ” > LETTRE DU MINISTRE A MONSIEUR DE FRONTENAC SUR L’ENTREPRISE DE LA NOUVELLE-YORK (7 juin 1689) A MONSIEUR DE FRONTENAC Monsieur, Vous trouverez cy-joint un ordre pour donner au Sr.Chevalier de Vaudreuil le commandement de Canada pendant que vous et M.le Chevalier de Callieres serez occupez a l’entreprise de la Nouvelle-York, mais comme Sa Majesté desire que M.de Denonville continue de commander dans le dit pays apres vostre depart, l’intention de Sa Majesté est que vous luy remetiez cet ordre et je luy marque qu’Elle veut qu’il le garde juqu’à ce qu’il soit sur le point de s’embarquer pour repasser en France, et qu’en ce temps il fasse reconnoistre ledit Sr.Chevalier de Vaudreuil.Je suis (1).LETTRE DU MINISTRE A MONSIEUR DE DENONVILLE SUR L’ENTREPRISE DE LA NOUVELLE-YORK (20 juin 1689) A VERSAILLES LE 20 JUIN 1689 A MONSIEUR DE DENONVILLE Monsieur, Le Roy envoyant deux de ses navires sur les costes de l’Isle de Terreneuve, Sa Mejesté a donné ordre au Sr.Chevalier de Villars qui les commande de vous ramener a son retour, pour cet effet, il faudra s’il vous plaist que vous vous rendiez a la Baye de Plaisance dans la fin du mois (1) Archives du Canada, Série B, volume 15. — 35 - d’aoust prochain, auquel temps ledit Sr Chevalier de Villars doit envoyer un bastiment pour attendre les ordres que je dois luy adresser en cette Baye, il sera necessaire que vous vous embarquiez sur ce bastiment pour aller joindre les vaisseaux de Sa Majesté, Et comme ils doivent faire le retour dans la Mediterranée et l’autre en Ponant Sa Majesté vous laisse la liberté de vous embarquer sur celuy de ces vaisseaux que vous trouverez a propos, j’en escris en conformité au Sr.Chevalier de Villars.Je suis etc (i).,, MEMOIRE DU CHEVALIER DE CALLIERES A MONSEIGNEUR LE MARQUIS DE SEIGNELAY SUR L’ETAT PRESENT DU CANADA (8 novembre 1689) On ne peut raisonnablement espérer de faire la paix avec les Iroquois par voye de négociation tant que les Colonies Anglaises seront ennemies de la nostre, et leur fourniront à bon marché tous leurs besoins et leurs armes et munitions nécessaires pour nous faire la guerre.Il n’y a point d’autre voye de réduire ces sauvages que par la force et en exécutant l’entreprise proposée de prendre la Nouvelle-York.On prendra de fausses mesures tant que l’on espérera d’y réussir autrement.Si on demeure sur la défensive dans le Canada, il est impossible d’en éviter la ruine par les seules courses des Iroquois qui continueront à brusler toutes les maisons qui sont éparses le long du fleuve Saint-Laurent et à saccager les habitans, sans que quate fois autant des trouppes qu’il y en a dans le pays les en puissent empescher à cause de l’éloignement des habitations dispersées et ils affameront les habitans en les empeschant de semer et de faire la moisson, et en bruslant leurs bleds avec leurs maisons, comme ils ont fait au mois d’aout dernier qu’ils ont tué cent cin- (1) Archives du Canada, Série B, volume 15. .36 ~ quante Français après leur avoir fait souffrir des tourmens horribles et bruslé toutes les habitations depuis la pointe de File de Montréal jusqu’à une lieue de Ville-Marie.Si on prend la Nouvelle-York, on réduit les Iroquois à demander la paix et à se soumettre aux conditions qu’on voudra leur imposer, parce qu’on sera dans le milieu de leur pays, en état de les exterminer s’ils ne se soumettaient et ils seront privés de munitions et autres choses nécessaires pour leur deffense et pour leur subsistance qu’ils tirent toutte de cette Colonie Anglaise.On peut faire cette expédition en deux saisons avant et après la moisson.„ , Elle aurait esté beaucoup plus facile l’automne dernière de l’année 1689, si on estait arrivé à temps, qu’elle ne sera en 1690, parce que les ennemis auraient été surpris et n’auraient pas eu le temps de se fortifier.Cependant, il y a encore lieu de l’exécuter s’il plaist à Sa Majesté de nous accorder les secours nécessaires pour cette entreprise de laquelle dépend entièrement le salut du Canada.„ ( Le moyen le plus seur d’y réussir serait de faire attaquer Manhat par mer avec six vaisseaux montés de 1200 hommes de débarquement qui suffiroient pour enlever le fort de pierre pendant que les troupes du Canada attaqueraient par terre la ville et le fort d’Orange d’où une partie des trouppes pourrait ensuite descendre à Manhat pour y rester en garnison en la place des troupes des vaisseaux qui pourraient se rembarquer et continuer leur route vers les Isles pour pourvoir à leur sûreté.L’autre voye de moins de dépense est d’envoyer en Canada 300 hommes de recrues pour les employer à garder les principaux postes contre les courses et les incendies des Iroquois et les joindre à autres 300 soldats du nombre de 1300 qui restent en Canada afin de garder le pays durant l’expédition et d’aller avec mille soldats et 4 à 500 habitans choisis par bateaux et canots, le long de la riviere Richelieu jusqu au Lac du St-Sacrement et de là à Orange en y faisant - 37 — porter les canots et laissant 200 hommes pour la garde des bateaux, prendre Orange et enuite descendre à Manatte le long de la Rivière d’Albanie par les barques qu’on trouverait à Orange et par les canots qu’on y aurait portés et laisser une garnison dans le Fort d’Orange.Il faudrait pour soutenir l’attaque de Manhat deux frégates bien armées qui puissent mettre à terre 300 hommes pour remplacer ceux qu’on aurait laissés en chemin et y porter les munitions vivres et ustenciles nécessaires qui furent embarquées l’année passée suivant le mémoire cy-joint et qui doivent estre encore en nature.Il faudrait envoyer dès la fin de mars ces deux frégates à Port-Royal, en l’Acadie, pour y attendre les ordres de Québec et pourvoir en attendant à la sûreté de Port-Royal qui est fort exposé à estre enlevé par les Anglais de Boston et dont la conservation est d’une grande conséquence.Il faudrait une troisième frégate qui partist au même temps pour Québec chargée des ordres de Sa Majesté et pour y conduire et escorter les 300 hommes de recrue, l’argent nécessaire pour le paiement des trouppes et un fond pour l’extraordinaire de la guerre avec des farines, du lard et les autres choses nécessaires pour la subsistance des trouppes et pour l’expédition dont M.l’Intendant de Canada a promis d’envoyer le mémoire à Monseigneur le Marquis de Seignelay, L,a prise de la Nouvelle-York non seulement mettra à couvert le Canada mais en augmentera considérablement les revenus et le commerce et diminuera de beaucoup les dépenses que Sa Majesté est obligé de faire pour la conservations de cette colonie qui est un danger évident si on n’y apporte ce remède.On peut objecter qu’il n’y a qu’à aller attaquer les Iroquois et les détruire au lieu d’attaquer les Anglais.On répond que pour attaquer les Iroquois il faudrait deux corps de 2000 hommes chacun qui portassent avec eux tous leurs vivres au travers des bois, des marets et autres lieux inaccessibles où l’on ne trouve rien, et que si on ne les attaquait — 38 - que d’un costé ils se sauveraient de l’autre comme ils firent lorsque nous bruslâmes les 4 villages des Sonnontouans, et qu’ils trouveraient des vivres chez les 4 autres nations Iro-quoises et chez les Anglais de la Nouvelle-York et reviendraient ensuite brusler notre pays comme auparavant et qu’il est beaucoup plus aisé et plus utile d’attaquer la Nouvelle-York qui est un pays peuplé et cultivé où, il y a des vivres dont on tirera beaucoup d’utilités et qui rendra le Roi Maistre des Iroquois et par eux de tous les autres Sauvages de l’Amérique Septentrionale et luy donnera les moyens d’y établir la foy (1).LETTRE DE M.BOCHART CHAMPIGNY AU MINISTRE SUR L’ENTREPRISE DE LA NOUVELLE-YORK (16 novembre 1689) Monseigneur, Québec 16 Novembre 1689.Mr.le comte de Frontenac et M.le Chevr.de Callière doivent vous Mander les raisons qu’ils ont eu pour ne pas entreprendre l’expédition qu’on devoit faire contre les An-glois a Manate, outre que les préparatifs qui estoient necessaires ne se pouroient faire qu’avec du temps, l’entreprise contre Manat me paroist bien dificille a estre Soutenue pai le Canada, tant a cause de l’éloignement la dificulté des chemins et le transport des vivres que parceque nos forces y estant occupées et le pays estant dégarny des gens de def-fence il seroit exposé à une ruine totale par les Incursions des Iroquois qui 11e manqueraient pas de servir de cette oca-sion pour lataquer, M.de denonville Vous en fera un plus long détail, je ferav toujours tout ce qui dépendra de moy , !1 ?lIanuacrlt‘s tl
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