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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1921-11, Collections de BAnQ.

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HULLCTIN I) ES RECHERCHES HISTORIQUES YOL.XXVII BEADCEV1LLE — NOVEMURE l«l Noll LES RESIDENCES SUCCESSIVES DE Mgr DE LAVAL n A QUEBEC Le 15 juin 1659, vers les six heures du soir, le navire qui avait transporté Mgr de Laval dans la Nouvelle-France jetait l’ancre devant Québec.L’évêque de 1 etree était accompagné d’un Jésuite, le Père Jérôme Lalemant, de trois prêtres, MM.Jean Torcapel, Philippe Pèlerin et Charles de Lauzon-Charny, tils de l’ancien gouverneur du Canada, et d’un simple tonsuré, M.Henri de Bernieres, (pii devait devenir le premier curé en titre de Quebec.Mgr de Laval ne débarqua que le lendemain.Le Journal de* Jésuites note très sobrement la réception faite à Mgr de Laval : “Nous reçûmes en procession M.l’évêque sur le bord de la rivière et en 1 église de Quebec.” M.l’abbé Auguste (Josselin, à l’aide de la Relation de 1659, nous donne un peu plus de détails sur la journée du 16 juin 1659: “A peine, dit-il, Mgr de Laval eut-il mis pied à terre, que le canon du fort se ht entendre; et le prélat revêtu de ses habits pontificaux, la mitre en tete et la crosse à la main, Ht descendre du ciel sur cette foule agenouillée dans là poussière, la premiere benediction épiscopale dont ces lieux furent témoins.Il reçut ensuite les hommages du gouverneur, du supérieur des Jésuites et de tous les principaux personnages presents; puis la procession se mit en marche vers l’église paroissiale, le prélat s’avançant majestueusement, accompagné du gouverneur et du supérieur des jésuites, et continuant de bénir les fidèles qui accouraient sur son passage pour le voir”.“ Il paraissait, dit le P.Lalemant, comme un ange du Paradis, et avec tant de majesté, que nos Canadiens ne pouvaient détacher leurs yeux de sa personne.” Comme il n’y avait pas encore de presbytère ni de maison épiscopale à Québec, Mgr de Laval fut d’abord l’hôte des Pères Jésuites.Il resta quelques semaines avec eux.Mgr de Laval se transporta ensuite chez les Hospitalières de l’Hôtel-Dieu.“Chez les Hospitalières, dit M.de LaTour, il se logea dans un appartement dépendant de l’hôpital.Il y demeura (très de trois mois.Il y fut traité autant que la pauvreté de la maison le permettait, avec beaucoup de propreté et de zèle, quoique très simplement.Mais cette simplicité ne lui suffisait pas; il se plaignait toujours qu’on en faisait trop, montrait du dégoût pour ce qui était bien apprêté, et affectait au contraire une sorte d’avidité pour ce qu’il y avait de moins bon.” Au mois de novembre 1659, Mgr de Laval et ses prêtres prirent leur logement dans le pensionnat sauvage des Ursulines qui portait alors le nom de Séminaire.Dans une de ses admirables lettres, la vénérable Mère de l’Incarnation dit, parlant de Mgr de Laval : “Nous lui avons prêté notre séminaire qui est à un des coins de notre clôture et tout proche de la paroisse.Il y aura la commodité et l’agrément d’un beau jardin, et afin que lui et nous soyons logés selon les saints canons, il a fait faire une clôture de séparation.Nous en serons incommodés parce qu’il nous faut loger nos séminaristes dans nos appartements : mais le sujet le mérite, et nous porterons avec plaisir cette incommodité jusqu’à ce que la maison épiscopale soit bâtie.” Dans un rapport envoyé au Saint-Siège en 1660, Mgr dt‘ Laval dit au sujet de la petite maison louée des Ursu-lines: “Nous la trouvons assez riche parce qu’elle suffit à notre pauvreté.Nous avons avec nous trois prêtres, qui sont nos commensaux, deux serviteurs, et c’est tout.’’ A la fin de 1661, Mgr de Laval quitta les Ursulines pour aller passer l’hiver avec les Pères Jésuites.Au printemps de 1662, Mgr de Laval, ayant acheté une vieille maison bâtie à peu près sur le site du presbytère actuel de la haute-ville, il s’y logea avec ses prêtres.Le 12 août 1662, Mgr de Laval s’embarquait pour la France.Pendant son absence, M.l’abbé de Bernières, curé de Québec, fit détruire la vieille maison que l’évêque venait de laisser et la remplaça par un édifice qui coûta huit mille cinq cents livres.A son retour à Québec, le 7 septembre 1663, Mgr de Laval prit possession de la maison construite par M.de Bernières.Il lui donna le nom de séminaire.Dans un rapport fait au Saint-Siège en 1664, l’évêque écrit: “J’ai établi mon domicile dans mon séminaire; il y a là avec moi huit prêtres, que j’envoie, suivant les besoins et à ma discrétion, dans les différentes missions de mon vicariat, ou que j’occupe sans relâche à d’autres fonctions ecclésiastiques.” Le 15 novembre 1701, vers une heure et quart de l’après-midi, le feu se déclarait dans le séminaire de Mgr de Laval.Tout l’édifice fut détruit.L’évêque, retenu à sa chambre par la maladie, fut sauvé difficilement et transporté chez les Pères Jésuites.Tl y resta jusqu’à la Saint-François-Xavier.Mgr de Saint-Vallier avait acheté quelques années auparavant la maison du sieur Provost (dans le parc Montmorency-Laval actuel) pour la transformer en évêché.Les travaux de construction et de réparation n’étaient pas termines.Mgr de Laval se fit aménager quelques chambres dans cette maison et y resta une couple d’années. - a 24 — Il retourna ensuite au séminaire de Québec où on lui donna une salle appelée l'infirmerie.Le 1er octobre 1705, le feu chassait encore une fois Mgr de Laval de son logement.Les étages supérieurs du séminaire furent détruits.Pour la troisième fois, Mgr de Laval reçut l’hospitalité des Pères Jésuites.Il y demeura deux mois.Dans l’intervalle, on s’était hâté de préparer un appartement à Mgr de Laval dans la partie du séminaire que les danimes avaient épargnée.Cette aile du séminaire portait alors le nom de porterie.C’est la chapelle intérieure actuelle.C’est dans cette pièce que décéda Mgr de Laval le 0 mai 1708.Récapitulons: de 1659 à 1708, Mgr de Lafal avait habité: lo chez les Jésuites; 2o à l’Hôtel-Dieu; 3o chez les Ursulines; 4o chez les Jésuites; 5o petite maison de la rue Ruade; 6o séminaire de la rue Ruade; 7o chez les Jésuites ; 8o maison de la côte La Montagne ; 9o au séminaire de Québec; lOo chez les Jésuites; llo au séminaire de Québec.Ajoutons que les renseignements qui précèdent nous ont coûté peu de recherches.Nous les avons empruntés à la 17c de Myr de Laval de l’abbé Auguste Gosselin et à l'Histoire û8 •le vous «y eserit de l’isle Percée que ma traversée n’avoist esté que de trente cinq jours mais comme il n’v avoit aucune eommodité de passer a quebeeq J'aulte de bastimens pour un voyage comme celui là qui est de six tingt lieux dans une rivière mil fois plus dangereuse (pie celle des Goblins dans ses desbordemens, j’ay atendu un mois entier un vaisseau qui est vaisseau du sieur Baigneur apelé Prince Guillaume dans lequel j’ay encore esté dix sept jours à venir à Québecq qui fut le dix juillet.La surprise fust grande dans les esprits qui ne m’attendoient point et je ne leur en donav aucune nouvelle que cinq heures avant mon arrivée si bien que rg.s m xmpmd eh.n.8 ( 1 ) n’eust pas tout le temps qu’il eust bien soue-té.Le R.1’.supérieur des missions se trouva avec plusieurs de sa Cie à ma dessente du vaisseau et Mr.l’abbé de Quelus avec quelques ecclesiastiques me lit aussi cet honneur.Je vis avec tant d’intelligence avec 77 qu’il ne se peult davantage.J’espère vous en dire un petit mot en quelque endroict de ma gazette et pour n’i nteroinpre pas mon discours, je vous diray que le lendemain de mon arrivée nous eusmes les Iroquois sur les bras (pii tuèrent une femme algonquine.Aussitôt je fis prendre les armes à tous les habitons et m’en allé les chercher quelques uns de nos sauvages qui ont le pied plus vite que les autres et avec deux de nos françois les suivirent si vivement qu’ils abandonnèrent deux jeunes filles algonquines qu’ils emmenoient.Et voilà tout le succès de cette journée a deux jours de la un de nos françois tira sur un Iroquois fort proche de l’enclos des Mres hospitalières (?) mais comme il estoit nuit nous remismes au lendemain et à la pointe du Jour, je partis avec ce qu’il y a (l’habitans capables de pareille course (pii estoient au nombre de cent (1) IVAilleboust, sans doute. 329 — soixante et après six heures de marche nous ne reneontrasmes que quelque piste et il nous fut impossible d’en joindre aucun, mais quoy qu’il soit fort difficile de les engager au combat, néanmoins je me résous de mar-eher en bon ordre à toutes les nouvelles assurées que j’auray îles ennemis afin de les éloigner au moins de nos habitations si nous ne les pouvons chasser entièrement.Voilà ce qui m’est arrivé dans le commencement, je vous écris à diverses reprises selon les jours, le 28 du les ¦ •lesuittes m’invitèrent à disnet, ils avoient aussy invité Monsieur 1 abbe ,1e Quélus et après vespres ils firent une petite action par leurs Ecoliers qui temoignoit beaucoup de joye de mon arrivée le premier aoust, les sauvages me vinrent saluer et m’apporter leurs présens un pour me témoigner la joye de mon arrivée et l’autre pour me faire eognoistre l’esperance qu’ils avoient connue que je les délivrer.»» de leurs maux, et que je ne les aban.loimerois pas.Je leur dis une res,.once conforme à leurs senti-mens et le lendemain je leur fis festin ale mie spese lequel consistait en sept chaudières de communauté pleines de bled d’Inde, de poids, de prunes, desturgeons d’anguilles et de graisses, ce qu’ils dévoraient apres avoir chanté a leur mode, côme j’ai résolu de vous mander selon les temps que les choses se sont passées, il faut que vous scachieï que j avois remis l’affaire «les U.1’.Jesuittes et monsieur l’abbé «le Quelus à l’arrivee du vaisseau chargé en partie pour Montréal apelé Tadourueau ( ?) ahn nue Monsieur «le Quélus fut pleinement informé «les intentions de sa compagnie et qu’il se portât plus facilement à ,-é.ler la jurisdiction à laquelle les 1*.Jesuittes sont «lestinés et.côme je ne taisois nulle doubte que toutes «•hoses ne se passassent avec beaucoup «le civilité de part et d’autre 11 s’est néantmoins élevé «pielque petit nuage que N.S.a dissipe hientost, voi.'v comme la chose s’est passée voyant que Menai,-ur 1 abbe de Quelus «voit «¦,.le temps de lire ses lettres, je luy «lis qu .1 estent aussy temps de se «lisposer aux ordres ,1e Mr.,1e Rouen sur «,uoy .1 me fiat response qu’il trouvoit que les l’l>.ne pouvoient avec ,onsc.ence user de ,«S pouvoirs pour avoir beaucoup «le défaults.Ainsy voyant sa pensee, le «lis au R 1’.supérieur qu’il pensât à agir pour se mettre en possession.La première qu’il fit fut «le vouloir insinuer furtivement a mon greffe et «ans m’en demamler permission le mandat «le Mr.«le Rouen, lequel ayant, signifié a Mr.de Quelus.le dit sieur de Quelus y fit quelque réponse apres laquelle le l!.I’.supérieure me vint trouver et me diet qu’il avoit insinue le mandat au greffe, je luy «lis que je n’en «vois aucune ,„gnoissanee et qu’un (lehvnit m’en avoir parler et puis voyant son esprit irrité contre la réponse de Mr.de Que lus et qu’il disoit qu’il déclamerait contre autrement, je luy lis deffense et a luy et a touts les siens d’en toucher aucune chose nient ce que je déclare au dit sieur abbé de Quélus et que eeluy qui y contreviendrait, je ne manquerais pas de l’envoyer en France justifie son procédé et parceque je voyais que la suitte de ce commencement ne pouvait estre que très dangereuse voyant qu’il m’apparoissoit un mandement et que ce n’estoit pas à moy de juger s’il avoit des desfaults j ay porte Mr.l’abbé de Quélus a se retirer sans faire aucune poursuitte da\antagc ce qu il a faict et s’en est allé à Montréal, cela a un peu alarmé nostre pais d’autant que ce qu’il y avoit de prestres ont quitté à la reserve d’un viel habitant plus capable d’estre gouverné que de gouverner des consciences et un autre qui n’est nullement dedication dans le pays, quoy que je ne scaclie pas de mal de luy tout à faict, tellement que la gbenne des consciences qu’ils se sont imaginés leur donne quelque inquietude, je ne puis pas bien sur ce point vous dire ce qu’on pourrait faire (2) leurs fonctions et missions indépendamment les uns des autres, si ce n’est qu’il vienne un Evesque auquel cas je croy qu’il est facile d’ajuster toutes les choses, puisque nous voyons qu’il est désiré de touts, mais il ne faut pas s’imaginer qu’un Evesque puisse subsister de peu de chose, je stay par mon experience qu’il m’est comme impossible de subsister pour ce qui est de la seureté d’un Evesque je la tiens assés raisonnable.Je vous écris les choses qui se présentent en passant.11 faut encore que vous apreniez l’Etat dans lequel j’ay trouvé l’Eglise de Canada à mon arrivé.J’ay veu l’union entre les II.PP.J.et Monsr.l’abbé de Quélus.J’ay trouvée la paroisse fort bien servie et remplie de beaucoup de peuple et j ay veu aussy les confessionnaux des PP.fort fréquentés, voila comme les choses ont esté jusques au depart de Mr.de Quélus, et pour achever cet article il fault que je vous dise que si nous avons besoin de prestres, il est aussi nécessaire (pie leur vertu ne soit pas commune après l’état spirituel dont je vous ay parlé suit l’estât temporel que les procès et la pauvreté et l’inclination à la bonne chère ruine entièrement pour le premier de ces désordres je pense en venir à bout, si ce n’est dans les rencontres où il faut absolument payer, car nos habitans n’ont point encore trouvé le secret de faire de l’or, quand ils doibvent ; pour le second ils pourraient peut estre le diminuer s’ils vouloient retrancher leur dépense (2) Quelque chose passe dans le texte.4066 — 331 — precipalement dans leur boissons qui est le 3e désordre que je blasme souvent en général dans la conversation.Voila succinctement et de peur de vous ennuyer l’estât général car je me réserve en parlant plus en particulier vous dire sa force et les pensees qui me viennent pour les fortifier et le rendre moins accessible aux ennemis.Je vous ay diet au commencement que personne ne m’attendoit en ce pais et moins r i] .sm .rmpm rliz 8 (3) qu’aucun.11 avoit pris possession de la meilleure partie de mes meubles et provisions et s’estoit estably comme une personne qui n’en debvoit point sortir.11 n’a jamais laict aucun acte comme mon lieutenant et néantmoins j’ay dissimulé toutes ces choses, je me suis contenté de luv faire rendre les meubles qu’il avoit en nature à l’égard de mes apointemens voyant qu’il n’avoit pas pu tenir cette place, sans despense je luv ay abandonné pour le temps qu’il a servi l’obligeant seulement d’entretenir la garnison toute l’année et afin qu’il restât icy en quelque considération je l’avois estably directeur du conseil, mais par ce que nos fonds ne permettent pas de luy attribuer des apointemens et qu’en vérité les fonctions d’un directeur n’en mérité guerre je pense que cela la faict résoudre de se retirer à Montréal pourveu que ce soit à la gloire de nostre maistre, il ne m’importe.Sur les advis que je receus des Trois Rivières que deux Iroquois estoient venus parler et que le sieur de La Poterie n’en avoit retenuaucun ne doubtant nullement que ce ne fut quelques avant coureurs de 1 armee qui estoient venus observer la garde et la contenance des liabitans de ce poste, je m’v en allé en diligence avec plus de cent françois et cent sauvages et voyant après la decouverte faiete qu’il ne paroissoit rien après avoir donné les ordres à Mr.De la Poterie que j’ay continué gouverneur de ce lieu, je passé jusques à douze lieues dans les Isles où ils ont coutume de faire leur chasse et l’assemblée de leur armée et après avoir séjourné quelques jours à l’ancienne place du fort de Richelieu, le vent, ne me permettant pas île remonter la rivière pour aller a Montréal je fus obligé de m’en revenir pressé de la maturité de nos moissons à cause de plusieurs hommes de travail que j’avois a\ec moy.Je n’ay plus à vous entretenir que de deux choses, la première est de l’avilissement de la traicte causée par les liabitans et de vous prier d’exiter Mrs de la Grande Cie d’y remédier.La seconde à quoy je vous (3) D’Ailleboust. prit* aussv do vous appliquer est de parler aussy à ces Mrs de la grande compagnie, d’engager une compagnie de marchands de faire seuls le trafic, j’écris amplement à ces Mrs sur les deux articles, ils pouront vous le communiquer si vous le désirés.J’oubliais de vous dire que les 1*1*.Missionnaires se sont retirés d’Onontae.de blâmer ou d’approuver leur retraiete ce n’est pas à moy.hux seuls en peuvent être les juges ce qu’il y a de fâcheux c’est de se retirer d’un pais sans ordre et sans aucun fruict de la grande despense qu’on y a faiet, pour moy je vous avoue que c’est un effect de la providence tout visible à mon égard qui n’aurois pas pu les soubtenir dans la grande pauvreté ou nous sommes réduits et qui n’aurois aussv pu me résoudre de laisser périr des personnes exposées pour N.S.Ajouté à la 1ère lettre.Outre la peine qui se rencontre icy pour les moindres affaires la difficulté d’y pouvoir subsister est si grande que je ne pense pas que mes apointements aprocbent de la dépense que j’y ay faicts avec toute l’ocoo-nohiie raisonnable que je garde ce qui m’embarasse davantage c’est la diminution des castors dont les marchands ne veulent point donner d’argent en France à vingt pour cent si Mrs de la Compie peuvent remédier à ces choses ils m’obligeront et de donner ordre qu’ils nous viennent des vaisseaux ce qu’ils doivent assurer de bonne heure si on ne prend plus de coing du pays je puis dire avec, vérité qu’il est dans un _ ' ' ' estât, je \ous prie de leurs en dire deux mots selon vostre prudence parceque leurs assemblées sont composées de tant de personnes qu’il est impossible que les resolutions se prennent viste et neantmoius il est important que les vaisseaux soient assurés de bonne heure, .l’envoyé un mémoire à Mr Brv • les choses que je souete de France.Je le retranche le plus qu’il m’est possible me reservant de prendre des marchands les choses qui me manquent.Je mande a Mr de Fancan que si la guerre continue il m’est impossible de me passer d un lieutenant pour laisser à Kebee en mon absence et rnesme pour envoyer dans de petites courses, prenés la peine de se a voir de luy ce qu’il juge pouvoir faire il faut que le consel l’ordonne.Sur la nouvelle que je vous avois mandé que nous avions des prisonniers I roquois anuronons de considération la resolution a esté prise de renvoyer deux non pas des plus considérables mais aussy capables de s’acquitter de la commission qu’on leur donne auprès de leurs nations Tls portent quatre présens qui sont autant de différentes parolles.La pre- 2129 niière les assure de la vie des anciens prisonnière la seconde une pleinte de ce qu’ils sont venus en guerre, au lieu d’amener nos prisonniers et la 4e pour leur témoigner que la retraicte d’Onontae s’est, faiete sans animosité.Ia's articles que je vous écris sont peu suivis, mais il fault nécessairement les écrire en divers temps à cause de plusieurs affaires qui minte-rompent et voie)' une chose qui est extrêmement nécessaire de faire pour donner cours aux affaires c’est que si vous le jugés à propos vous ferez, proposer par quelqu’un de la compagnie comme Mr frotte ou de Fanean, de reigler les affaires de la traicte de lionne heure et vous me permettez de réitérer aussv le départ des vaisseaux par ce que nous avons nouvelle que fortins sauvages appelés outaSaes doivent venir l’année prochaine si les affaires n’estaient réglées avant ce temps on veroit encore confusion et avilissement de la traicte et nostre magasin peu remply, ce qui nous em-peseheroit de leur donner le millier de castor par la mesme impossibilité, dans laquelle nous gommes cette année.N.H.nous a donné encore deux avantages sur nos ennemis.Le premier a esté à Montréal de 111 Iroquois onontaeroiions qui «’estaient mis proche en embuscades.Ils furent découverts et après quelques coups de fusil on leur diet qu’il y avoit de leurs gens en effect depuis un au on en tenoit un prisonnier avec sa femme, ils furent assez crédules pour approcher et on prit quelques uns et deux furent tués deux jours après arrivèrent' des ambassadeurs de cette mesme nation qui ramenoient deux frtm-çois.on leur rendit l’ancien prisonnier et sa fame et.une petite fille nee en prison.Le second avantage est aux trois rivières d’une autre nation appelée ünoyotcheronons on avoit permis à quelques françois d’aller en chasse avec ordre de découvrir ce qui firent et aperçurent la piste de plusieurs sauvages et ensuitte les sauvages mesmos on leur cria ce qu’ils venoient faire et dirent qu’ils venoient en guerre.On les invita de quitter cet esprit et de s’en venir aux trois rivières ils 11e vouloient jamais a moins que d’otages ee qui s’exécuta, mais comme c’estoit ceux qui avaient tue au printemps trois des nostres à Montréal et puis 3 aultres au 3 Rivières, Mr.de la Poterie que j’ay estahlv pour commander en ce poste donna ordre qu’en ramenant les otages on s’en saisit eux de leur custe avoient selon les apparences le mesme dessein.Ainsy comme ils estaient préparés on en voulut saisir ce qui réussit, mais on essuya beaucoup de feu un seul des nostres fut blessé et 3 des leurs tués et cinq prisonniers dont deux blessés : ou en a renvoyé un pour assurer leur nation (le la vie de ces cinq s’ils pensent à la paix dont nous atendons les réponses aussy bien que des premiers renvoyés.Dufresne qui me servoit de niaistre d’hostel et de chirurgien est tombé fort malade d un crachement de sang auquel cet air est entièrement contraire, il s’en retourne en France.Je suis fâché de son mal, mais il s’est peu appliqué au soing de ma maison non plus que son ami qu’il m’a adonné pour la chambre.Je vous envoyé une lettre toute ouverte que j’écris a son père apotiquaire à Paris fort homme de bien.Prenez la peine apres I avoir leue de la fermer et de l’envoyer quérir pour luy donner et après avoir recogneu quel sentiment il a du procédé de son fils lui inspirer de lui écrire sévèrement, car je pense que c’est le seul remède qu il fault aporter me suppliant d’en user ainsy.Le sieur Perier père de «‘lui qui est avec moy demeure en la rue inontmartre au bausme divin.< orne je ne scais pas quel Biays prendront les affaires des costés de Mrs.de la Compagnie je vous prie de me mander tout ce que vous en aprendres, je voudrais leur pouvoir fortement inspirer les cognoissance que j ay de ce pays (d combien il est nécessaire de le secourir.Faites-moi la grâce aussy de me mander les sentiments des Iî.PP.Jesuittes je ne vous liendray pas davantage.Je suis avec toute l’ouverture de coeur possible en suavité et bénédiction ne riés pas en achevant de lire car je suis serieusement à vous.P.DEVOYER D’ARGENSON Toutes les lettres incluses en vostre petit pacquet ne sont que le double de celles que j’ay envoie par le premier vaisseau que vous garderez s’il vous plaist en cas que les autres ayent été rendues sinon après les avoir leue vous les feras cacheter pour les rendre à leur adresse, les aultres fermées vous les feras rendre s’il vous plaist.Après le paragraphe qui commence par ces mots j’oubliais de vous dire que les Pères missionnaires et finit par ceuxci “personnes exposées pour notre Seigneur.Je trouve dans une lettre qui reproduit celled jusques là la page suivante.( ette guerre que nous avons étoné tant de personnes que touts les travaillants lesquels après avoir achevé le temps auquel ils estoient obligés' a leur maistre estoient ravis de demeurer au pays pour faire quelque ar-‘ gent comme ils sont extrêmement recherchés à présent me demandent touts leur congé et comme se sont touts jeunes gens cela affoiblit beaucoup le — 335 — pays.Si nous ne les pouvons retenir comme il n’y a pas apparence ce qui m’oblige d’ecrire que la plus grande charité qu’on puisse faire en ce pays pour le soutenir et avec luy la religion que nous avons seuls parceque les aultres soit anglais soit olandais outre leur hérésie ne se mettent pas seulement en debvoir d’en faire baptiser aucun des sauvages.("est d’entretenir quelques hommes que nous puissions tantost employer à la guerre et tantost au travail selon que les ennemis nous donnerons du repos.Je pense qu’il est temps que je vous parle des choses qui me regardent j’avois bien préveu en partant de France que la diminution des castors me donnerait bien de la peine touchant mes apointemens c’est pour-quoy j’avois parlé à Mrs de la Compagnie de faire en sorte que je les pusse toucher en argent en France le conseil d’icy juge cela fort raisonnable mais il ne se trouve point de marchand qui le veuille entreprendre de ceux qui ont le pouvoir de le faire et pour les aultres il n’y a pas seurete cependant il fault que j’envoye en France deux mil écus en castor parceque autrement je ne pourrais rien esperer de France l’année prochaine et d’autant que je ne scay pas quelle diminution il y aura dans la vente a Paris.Je prie Mr Bry de m’en tenir compte et de m’en envoyer le prix signe afin que s’il y a diminution que la communauté me le supplée.J’avois parlé au P.supérieur d’une pesche qui a esté accordée aux Gouverneurs et dont il jouit à présent, m’ayant communiqué ses papiers là dessus, il m’a premièrement faict voir la concession de la terre par un nommé de Gau à qui elle estoit transporté accepté et ratifié par Mrs de la Compie sans qu’il soit faict partout aucune mention de pesche sur quoy ils apportent une concession de pesche postérieure à la mienne par Mess de la Compagnie et révocation de la mienne.Je tiens leur droict fort mauvais car si une révocation peult estre bonne sans cause on pourrait révoquer le don du pays à Mrs de la compagnie.Mrs de la compagnie pourraient révoquer toutes les concessions des particuliers.Je n a\ point voulu traiter cet article à Mrs.de la Compagnie.Mais seulement dans 2 lettres particulières l’une au 1’.Lalement et l’autre a Monsieui chefault, ce que je vous mande afin que si vous jugez que cette atfaire ne doive pas se pousser vous l’étoulfiez.Je vous envoyé le double des avis que je présente au conseil personne n’en a icy aucune cognoissance et je ne l’envoye en France qu’a Monsieur De Lamoignon afin que s’ils sont jugés raisonnables ils ne soient point empeschés par les intérêts des particuliers.Hier il nous arriva une chaloupe des 3 Rivières qui amenoit . Iroquois qui estoieut venus sea voir des nouvelles et insensiblement se trouvèrent engagés si bien que Mr de la Poterie me les envoyé.Il y en a tin fort considerable mais nous eûmes grande peine à les débarquer à eause de nos sauvages qui les vouloient tuer.Il fallut mettre tout le monde sous les armes et N.(s.nous demesla «b* ce pas aussy fâcheux qu’il s’en puisse voir, ear j nvois a faire a des bestes animées, je ne débiteray cette nouvelle qu’a vous seul, vous en ferez part s’il vous plaist.nous n’avons point encore résolu ce que nous en ferons sinon que je prétends en envoyer deux dans leur pays pour tacher de retirer deux François qu’ils ont pris.• le finis enfin ma lettre et vous baise très humblement les mains.I’.DE VOYER D’ARGENSON Double de la lettre envoyée par le vaisseau du Sr.Gaigneur en date du cinq sept.1658.Mon Révérend perre.Vous m’avez engagé de vous dire ce qui se passerait en ce pays et par ce que de celles qui vous touchent davantage c’est la paix de l’église, c’est aussy celle là qui ouvrira mon discours que je souetterois volontiers’ pou-voire faire teste à teste pour ny obmettre rien et entendre vos responses, d arrivay a Québecq le G juillet et je trouvé toute vostre compagnie en grande union avec Monsieur l’abbé de Quélus quoique quelque temps auparavant le diet Sr abbé eut quelque procès sur le subject de vostre maison contre le P.supérieur ce qui avoit esté faict à la sussitation des Mar-guiliters et qu’après ils n’avoient pu soubtenir.Je ne scay cela que par rapport ce que je vous puis dire c’est qu’il n’a paru rien que de très respectueux de part et d’autre jusques à la signification du mandat du quel peu de temps après mon arrivée le 1>.supérieure me parla et me diet qu’il ne pou voit avoir aucune valeur, qu’il ne fut insinué au greffe je luv dife que je le pr.ois de ne rien inuver jusques à l’arrivée du vaisseau appelé adourneau qui portoit les lettres et les marchandises de Monsieur l’abbé et qu’aprenant par là l’esprit de la Compagnie de Montréal le porterait à s y retirer, il n’auro.t pas de peyne de s’y résoudra le P.supérieur approuvant cette pensée la exécuté le vaisseau de Tadourneau arrivé et Monsieur l’abbé ayant toutes les cognoissances par les lettres je voulus presentir qu’elles estoient les pensées et voyant qu’il faisoit quelque difficulté sur ce qu’il n’est.moit pas vos lettres en bonne forme qui vous avoient esté données par Mr.de Rouen j’allay trouver le P.supérieur auquel jo dis qu’il vit la manière dont il debvoit agir et que je ne voyais pas toute la facilité que je m’estois imaginé.La première demarche fut de tenir à 5 heures du matin insinuer le mandat de Mr.de Rouen à mon greffe sans m’en communiquer quoique ce soit et après le fit signifier à Mr.l’abbé et auquel Monsieur l’abbé lit quelque responce en forme d’opposition le 1*.snp.prit la peyne de me venir voir et me dire qu’il avoit fait insinuer le mandat au gref, je luy dis je ne le pense pas pareeque aucun lie m’en a rien comuniqué et je pense que c’est la première demarche qu’on doibt faire cela le surprit un peu voyant qu’il manquoit à la sincérité avec laquelle nous avions coutume d’agir et après cela passa à la signification qu’il avoit faict faire, voyant la response de Mr.l’abbé de peur que ce commencement des suittes fâcheuses je fis en sorte de porter Mr.1 abbe à se retirer à Montréal luy disant que puisque je voyais le mandat de Mr.de Rouen qu’il debvoit y obéir, ce qu’il a exécuté les chapeleina des deux Religions ont aussy quitté, mais pour s’en aller en France tellement qu’il n’y a plus que vos P.I*.qui lassent toutes les fonctions.>Sur la pretention que les gouverneurs ont toujours eu de la pesche à la pointe de I uis-seau qui leur avoit esté accordé, je creu que le meilleur proeéré eatoit de demander au 1*.sup.ce qu’il pouvoit alléguer contre cette concession, Il me diet qu’il me vouloit montrer ses papiers dont le premier estoit la concession qui vous avoit esté faicte de la terre* île Sillery par un nome de Lan transport accepté et ratifié par Messieurs de la compagnie du contrat qui avoit esté donné aux Gouverneurs et nmarne une nouvelle concession du Roy sur cela je luy fis response que je ne pensais pas que la révocation put avoir de lieu et que si cela estoit on pourroit déposséder tout le monde et aucun ne se tiendrait en soureté d’une révocation.11 v a une autre chose qui est la retraiete d’Onontaé sur ce chapitre.Il faut croire ceux qui en sont revenus, ce que j’y trouve de fâcheux est d’avoir abandonné sans ordre et sans fruict de la despence qu on y a faitt je trouve cependant qu’il y a grand subject de remercier Dieu qui les a conservés et ramenés touts en santé.Je ne puis encore vous dire comme je me trouve en ce pays sinon que mes despenses sont extremes et que la diminution de nos castors en France nous faict beaucoup de peyne.Adieu vous m’avez faict l’honneur de me promettre que vous vous souviendriez de moy dans vos adorables sacrifices.Te vous eu conjure—c’est Mon Révérend Père, Vostre très humble et très obéissant serviteur.P.DE VOYER D’ARGENSON Au Révérend Le Révérend Père Paiement de la Compagnie de Jésus au Noviciat du faubourg St-Germain à Paris.14 OU 24 OCTOBRE 1658 J’ai peu de choses a ad jouter aux lettres que je vous ay escrist par les deux aultres navires.Voicy toutes fois quelque chose qui m’est venue en pensée qui regarde la gloire de N.S.Je prends occasion de la faire réussir par une lettre que j’écris à Madame de (Jhoisy qui m’a prié de luy mander les nouvelles de ce pays, je vous envoyé la lettre toute ouverte laquelle après avoir leu vous prendrez la peine de la faire fermer et lui rendre si vous ne voulez pas vous fatiguer à la lire toute entière commences aux G dernières lignes de la troisième page vous aurez une cognoissance parfaite de ma pensée ce qui m’a obligé à cela c’est que les personnes tel qui sont à Montréal n’ont point cognoissance de la langue des Sauvages et par conséquent quelque zèle qu’ils puissent avoir ils sont tout à fait incapables des missions qui s’y peuvent faire.Le P.Lejeune en conférera avec vous.Il est expédient que je ne paroisse pas la dedans que le moins qu’il se pourra c’est ce (pii m’a fait prendre la voye de Me de Choisy et vous envoyer la lettre pour résoudre ce que vous jugerez la dessus.Je vois de ce eosté icy tout le monde bien intentionné à recevoir un evesque pour moy je le crois très avantageux pour le pays.J’atends la dessus et sur toutes les choses de ce pays un ordre de la Providence particulier vous scavez qu’il y a plusieurs nouvelles que je seray bien aize d’aprendre je vous prie a l’instant qu’elles vous viendront dans l’esprit de les coucher sur une feuille de papier sans suitte et me les envoyer au depart des vaisseaux j’oubliais de vous prier de faire cognoistre dans les rencontres qu’il m’est bien necessaire d’augmenter le nombre de mes soldats à cause des différentes gardes d’Iroquois que je suis obligé de faire et qu’il est nécessaire de laisser plus de monde dans le fort quand il me vient des nouvelles des ennemis ou il fault aller a cause des prisonniers qui sont dedans.J’aurois à vous prier de me mander ce que vous nprendrez de la durée de mon gouvernement qu’elles seront vos pensées car pour moy je suis dans la pensée d’y demeurer autant de temps seulement que l’on m’y jugera nécessaire.J’envoye pour toute rareté deux pied à mes Soeurs D’argenson et D’arvigny.Le sieur de St.André s’est chargé de les rendre, j ay trop eu d’affaires pour chercher aultre chose et ceux là ont bien fait de me venir chercher. — 339 — Il faut que je vous disse une chose qui vous divertira c’est un jugement que j’ay rendu contre un marchand de la Rochelle apelé Peron il a esté assés insolent que de nous envoyer en ce pays une fille débauchée actuellement grosse et qu’il scavoit estre en cet estât.Je 1 ay condamné a la ramener à La Rochelle a touts les dépends qu’il en pouvoit avoir lait et ceux qu’avoit tait celuy à qui il l’avoit donnée eu service en 150 1.d’amende dont le tiers je le fais donner à l’hospital de Kebee.cela remettra nostre pays en reputation que l’on confond avec les Iles Saint ' hristophe et empeschera les marchands de charger de ce bétail je n a\ rien de plus agréable à vous aprendre.Je vous prie de me laisser adjouter seulement que je suis vostre très humble et très obéissant serviteur.P.DE VOYEIl D’ARLKNSON Je salue très humblement touts mes amis et ma soeur et mes trères particulièrement.A Kebee ce 2-1 ou 14 octobre 1058.QUESTIONS Quels étaient les prénoms de M.Bernier, commissaire des guerres dans l’armée de Montcalm et dont M.Dussieux fait tant de cas dans son livre sur les dernières années de la domination française au Canada .' .MONT.Vers 1725 ou 1720, un nommé Claude Chetiveau de Roussel agissait comme praticien à Québec.Il fut aussi huissier au Conseil Supérieur à peu près vers le même temps.On perd ses traces peu après.( hetiveau de Roussel est-il mort au Canada ?A-t-il laissé des descendants i R.O.U.Mes notes me disent que le 12 avril 17 85 le gouverneur llaldimand signait une ordonnance obligeant les curés, à partir du 1er janvier 1780.a tenir chaque année un cahier séparé pour l’enregistrement des baptêmes, mariages et sépultures.Jusque là dans* nos différentes paroisses on se servait de cahiers dans lesquels on entrait les baptêmes, mariages et sepultures de plusieurs années.Cette ordonnance de Haldimaml du 12 avril 1785 a-t-elle publiée ?Où pourrais-je la consulter .J OUR. :U0 — NICOLAS LANGLUME A la date < 1 u 24 décembre 1685, le registre de Notre-Dame de Québec mentionne la sépulture de Nicolas Langlumé, originaire de la ville d’Orléans.Qui était ee Nicolas Langlumé ?Dans un acte du notaire Uenaple du 2 octobre 1685, nous voyons qu’en janvier 1685 François Poisset de la Couche, marchand à Québec, avait demandé a l’intendant de Meulles d’accorder à son gendre, Jean de Faye, un congé de traite afin de lui aider à payer ses dettes.M.de Meulles consentit à accorder trois congés au sieur de Faye mais i\ condition qu’il donnerait sept cents livres il chacun de ses deux secrétaires, les sieurs l'euvret et Langlumé.Il voulait ainsi les récompenser “parce que n’ayant aucuns gages de la Cour ils servaient le pays avec affection et .' n’ayant jamais pris d’argent pour toutes les expéditions qu’ils faisaient tous les jours.” Dans sa lettre du I novembre 168J, l’intendant de Meulles disait au ministre.: "J’envoie un de nies secrétaires en France pour vous en représenter la nécessité (la construction d’un palais d’intendance), et en cas que le Koy y consente, pour retenir des ouvriers et faire apporter ici tout ce qui peut considérablement épargner.” Ce secrétaire envoyé en France par M.de Meulles était Nicolas Langlumé.Langlumé revint au pays au printemps de 1685.Il ne put jouir longtemps de ses sept cents livres puisque, comme on vient de le voir, il mourut on décembre de la même année.Le sieur de Faye ne profita guère plus que Langlumé des trois congés qu il avait obtenus.Il se noya dans le Saint-Laurent moins d’un an plus tard, le 1!) août 1686.P.G.R.7397^8 LES ANCIENS CIMETIERES DE MONTREAL—1648 A 1800 L’historique paru dans le Bulletin du mois de septembre 1021, pp.283-288, sur les cimetières catholiques de Montréal provient d’un intéressant petit volume paru il y a plus de trente ans et qui a eu une couple de fois les honneurs de la réimpression.L’ouvrage a tant de qualités que l’on peut bien, sans nuire à sa vogue, faire quelque réserve sur l’exactitude de ses informations relativement à la période d’avant 1800, car plusieurs des assertions du compilateur ont besoin d’être contrôlées.Et dans ce but, on nous permettra de placer en regard de l’historique susdit, les quelques notes que nous avons pu recueillir jusqu’à présent.* * * Après avoir subi les assauts des Iroquois qui, entre 1642 et H>(>ô, massacrèrent plusieurs de ses valeureux pionniers, Montréal, devenu poste important, compta toujours, à côté de sa population stable, une population flottante plus ou moins nombreuse de gens d’épée et de robe, de marchands forains et de traiteurs, d’aventuriers et de soldats.Dans ce monde spécial, les querelles, les épidémies et l’intempérance tirent de fréquentes victimes.Enfin, par sa situation avancée dans l’intérieur du continent, et surtout par le fait qu’elle était dotée d’un hôpital et d’un hospice, notre ville reçut les indigents, les infirmes, les malades et les blessés de régions assez éloignées.Pour ces causes, la mortalité de la future métropole canadienne a été élevée et parfois disproportionnée au chiffre des habitants.Or, au dix-septième et au dix-huitième siècle, Montréal était enserrée dans des bornes si étroites que trouver l’espace nécessaire pour y déposer les êtres passés de vie à trépas fut un problème qui préoeupa les autorités à diverses reprises.On le résolut en créant de petits cimetières en différents points de la ville et aussi en permettant les inhumations dans les églises et les chapelles.* * Etablir une liste complète de ces cimetières et en indiquer l’emplacement exact serait une tâche facile si les documents étaient tous connus — 342 — mais pour des raisons que nous 11e pouvons démêler ici, nosu sommes encore dans l’obscurité sur bien des faits.Néanmoins, en nous aidant des notes que nous avons relevées dans les archives judiciaires et dans le 7 errier de Montreal (1), ainsi que de celles qu’on a recueillies par-ci parla, dans les archives paroissiales il est possible de jeter quelque lumière sur le sujet.LH PREMIER CTM HT IKK H notre plus ancien cimetière est bien connu : De 1642 à 1654, “il était situé à côté du fort” sur la langue de terre où naquit Montréal, entre la riviere Saint-Pierre et le fleuve, c’est-à-dire, au sud de la place Royale ; mais ce terrain étant quelque fois inondé par les grandes crues du Saint-Laurent, il fut décide en 1654 de l’établir un peu plus loin, “sur la hauteur”.DEUXIEME (’1 MET LH RH ( "est M.de Maisonneuve, qui, eu 1654, “donna aux habitants de Montréal un terrain pour servir à un nouveau cimetière”.La première inhumation y fut faite le 10 janvier 1654, in terra de nova benedicta.(jnq jours plus tard, nouvelle sépulture.Cette fois, l’officiant ajoute à Pacte cette mention : “dans la terre bénite du jardin de l’hôpital” et le 11 décembre, on lit : “dans le cimetière de l’hôpital”.Donc le champ des morts était tout près de l’Hôtel-Dieu, (probablement entre les rues de 15resoles et Le Royer) et à quelques pas de l’église paroissiale qu’on érigea en 1656 à l’intersection des rues Saint-Sulpice et Saint-Paul (2).Le cimetière de l’Hôtel-Dieu, dit expressément Jacques Viger, dans les Mémoires de la Société historique de Montréal, (9e liv.p.XLI fut ouvert pendant vingt-quatre ans.Sans aucun doute, il a cru qu’il avait servi jusqu’à l’ouverture au culte de la nouvelle église paroissiale dont il est question ci-après, mais notre estimé archéologue ne fait-il pas erreur ?LH TROISIEME CIMETIERE Nous sommes persuadés que le troisième cimetière dont aucun historien n’a encore fait mention se trouvait dans la commune.!•>) nlTlmn S°ciété Hiÿtoridue de Montréal, onzième livraison, 1917.sur à ,,lccrÂ,Z''f apercevoir pourquoi l’abbé Faillon a placé ce cimetière • Celui “du jardin de l’Ilôtel-Dieu” devint insuffisant plus tôt «pie ne le suppose M.Vigor et il fallut en établir un autre.Avant 1073, les Seigneurs abandonnèrent à la Fabrique une partie de la commune, à l’extrémité ouest de la rue Suiut-l’uul (c’est-à-dire a la rue Saint-Eloi ) et l’emplacement fut transformé en cimetière.(T.de M., No.103 A).Mais le voisinage de la commune présentait des inconvénients, car le 3 novembre 1014, les marguilliers prennent la résolution de faire entourer le cimetière d’une clôture “afin d’empêcher les animaux d’y entrer”.(3) En IOiT (15 juin), un acte de Basset nous renseigne davantage : Claude Raimbault vend à Simon Mars, un emplacement sis sur la rue Saint-Paul, tenant d’un bout au cimetière et d’un côté à la rue du cimetière (devenue aujourd’hui la rue Saint-Nicolas) et qui conduisait de la grève jusqu’au champ des morts.Ce cimetière abandonné en 1082 (4) et vendu à Charles de Couagne pour 955 francs, le 31 juillet 1083, “01111 d’aider au parachèvement de l’église”, (5) occupait donc l’espace compris aujourd’hui entre les rues Saint-Eloi, Saint-Sacrement, Saint-Pierre et Saint-Paul.LE QUATRIEME CIMETIERE Ce dut être celui qui attenait à la nouvelle église paroissiale laquelle fut livrée au culte en 1018.Cette église longeait la place d’Armes actuelle et le cimetière se trouvait à l’encoignure sud des rues Notre-Dame et Saint-Sulpice.11 paraît dater de 1080 (0).Evidemment on l’augmenta plusieurs fois, car nous lisons dans le registre de 1 état civil lu mention que voici : “Le mardi, 21 novembre 1091, a été enterré le premier de tous, dans le nouveau cimetière, joignant l’église, Charles Forestier”.En 1093 (15 avril, étude d’Adhémar), l’abbé Dollier de Casson concède à la Fabrique, la place de l’église paroissiale, la chapelle des morts et le cimetière qui, d’après le plan annexé au contrat, est sis à l’endroit que nous indiquons ci-dessus.(3) Annuaire de Ville-Marie, I 301, délibération du 3 novembre 1674.(4) Maugue, 27 février 1682. & mouches « patates, de 18oo a 1874, a partir des Montagnes Rocheuses jusqu’à l’Océan Dans le même temps, toutefois, les ailes gauche et droite de l’armee envahissante ont occupé, au nord de la ligne indiquée, les états du Wyoming ,lu Dakota, du Minnesota, du Wisconsin, du Michigan, de New-Wk du Connecticut, du Uhode-Island, du Massachusetts, du Vermont du Ne* -Hampshire, et .lu Maine, et au sud de la même ligne, les états du l -dorado, de Kansas, du Missouri, de l’Illinois, du Kentucky, de 1 Ohio, des Yn-ginies, etc., etc.C’est en 1870 que la mouche à patates a pénétré dans la provint.d’Ontario.Sept ans plus tard, en 1877, elle était rendue dans le coeur de la province de Québec, ayant parcouru, en moyenne, environ quatre-vingt milles par année, en ligne droite.Aujourd’hui, il ny a pas un .oui .u Canada où la mouche à patates 11’a pas pénétré.(• • ¦'< u> " elle OU la chnjsoinèle des patates).FOUOUET ET LE CANADA Fouquet, le surintendant des finances de Louis XLV avait des visees probablement en accord avec sa hère et ambitieuse devise .Nous n en connaîtrons jamais l’étendue.Avait-il des mes sur notre l^s - L i août 1660, la Compagnie de la Nouvelle-France protesta cou re la prétention de M de Feuquières d’étendre l’autorité de sa charge de v.ce-ro, d-l’Amérique sur la Nouvelle France ; (Affaires Etrangères, Amenqne, O 19ï).Le bénéficiaire, Isaac de Pas, marquis de beuquieres reconnaissait, le 15 septembre 1660, dans une contre-lettre tenue «ecrete que : “la charge de vice-roi d’Amérique appartenait au sieur bouquet qui I ava - navée trente mille écus.' ., , ¦.‘ Le catalogue Americana de M.Dufossé, de Pans, rapporte la piece suivante : “Consentement à la donation faite aux dames Hospitalières de Québec de la terre de Beaupré, achetée par François Fouquet, pore du laineux Fouquet, le célèbre et infortuné surintendant .les maures de Louis Xi y Pièce signée le 20 février 1663 par Louis l ouquet, e\eque et.om .d’Agde frère du surintendant, par madame Fouquet (Marie de Maupéou) mère dû dit surintendant, et par Gilbert Fouquet.” Ce seraitMonc un peu moins de deux ans apres 1 arrestation de K.u-QUet.Tout était bien fini pour l’ex-ministre, et sa famille abandonna cette propriété du Canada qui ne lui était plus d’aucun wantage.^ REPONSES Femme noble, mûri roturier (Vol.XXVII, pp.282, 311).—Sous l’an-rieii régime, une femme noble H»ble et la femme investie d’un fief titré ou d’un titre nu de (li- gnite.Dans ce dernier cas le mari d’une duchesse, marquise, comtesse pour recevoir communication de la dignité et du titre de sa femme n’a pas besoin d’être noble par lui-même.11 se trouve anobli par son mariage qui le met en possession légitime du fief ou du titre de sa femme.Si la femme ne jouit pas du droit particulier de transmission do noblesse, et si son mari est roturier elle perd sa noblesse par le fait de son mariage.PERIS ROY Itonuhl MacDonald (Vol.XXVII, pp.244, 319).—Ce que Mgr Amédée Gosselin en dit (Bulletin des R.//.de octobre 1921) est la réponse à des questions que je me suis maintes fois posées.Ce M.MacDonald compte, en effet, parmi les anciens instituteurs de Saint-Laurent - 351 — de l’île d’Orléans.On me permettra doue de reproduire ici l’alinéa que je lui consacre dans mes Figures d’hier et d’aujourd hui : “.J’ai souvent entendu mentionner le nom de ce quatrième titulaire que mon père, en particulier, estimait fort érudit.S il était ainsi, pourquoi avait-il accepté la direction d’une école rurale, à cette époque de salaires de famine ?Parce (pie les circonstances l’v avaient force en attendant une meilleure position.Saint-Laurent, où il a laisse un excellent souvenir, eût été heureux de le retenir plus longtemps, mais il démissionna pour accepter la position île rédacteur du Canadien.Je ne puis préciser davantage l’époque de son passage dans ma paroisse natale, qui a eu pour professeurs quatre anciens élèves du séminaire de Québec : MM.MacDonald, Toussaint, ( outure et Lapierre.Le niveau auquel monte notre école sous le règne de ces professeurs, est une nouvelle preuve que la culture classique prepare merveilleusement à toutes les carrières.CHANOINE GOSSELIN Le nom de Mingan (XXVII, p.118).—A.-B.voudrait connaître l’origine du nom Mingan.Il a lu que c’était un nom sauvage, mais un doute le porte à demander si ce nom n’aurait pas plutôt été emprunté à la carte géographique de France.Nous avons consulte la Lrande encytlo-yédie de France et le mot Mingan ne se rapporte qu’à l’endroit connu au Canada.Mingan est un nom algonquin, tribu des montagnais, et signifié : Le loup.Il parait dans l’acte de concession de la seigneurie en 1661.REGIS ROY LES DISPARUS Henri-Gaston Testant de Montigny naquit à Saint-Jérôme le 21 mai 1810 et décéda à Montréal le J octobre 1014.En librairie, il n’a publié qu’un seul livre, / htoffe du pays, Montréal, Deom Frères, 1001, mais il a éparpillé toute une série d’articles dans Y Avenir du Nord, la Revue Canadienne, 1 eMonde Illustré, La Presse, \ePasse-Temps, le Pionnier, les Débats, le Nationaliste etc.Ecrivain tiès littéraire et fort averti, on pourrait tirer de son oeuvre un joli volume de pages choisies.' LE FILS DE LEM( )YNE DE STE-HELENE Dans lu Presse du 23 juillet dernier, lî.(i.P.(Petites Choses de notre histoire) nous fournit d’intéressants renseignements sur le fils de Lemoyne de Ste-Hélène.Après nous avoir dit comme il mécontenta son oncle de Bienville, durant son séjour à la Louisiane, il ajoute que de Ste-llélène (ils dut mourir en Louisiane ou passer en France puisque l’on n’entend plus parler de lui après 1713.En consultant LafTilard, U.(î.1’.aurait pu voir que Ste-Hélène, garde-marine à Rochefort en 170(1, puis muni d’une expectative d’enseigne à la Louisiane en 1715, fut tué à la guerre des Sauvages en 171(1.Ces faits sont confirmés par Bénard de la Harpe, dans son Journal historique de rétablissement des Français à la Louisiane, qui nous apprend d’abord l’arrivée à l’Ile Dauphine en septembre 1711 du navire la Renommée portant à son bord M.de Ste-Hélène, garde-marine, qui venait pour servir d’aide de camp à son oncle.Voici comment Bénard de la Harpe raconte la mort de Ste-Hélène qui serait arrivée, non en 171(1, comme le dit Laffilard, mais vers juillet 1715, N’ayant pas le texte original français sous la main, nous traduisons de la version anglaise publiée par IL F.French, dans le vol.lit des Historical Collections of Louisiana (p.44) : “Dans le mois de juillet 1715, une pirogue, conduite par des Aliba-mons, arriva au fort (Mobile) avec un Canadien et un Anglais ; ils rapportèrent (pie plusieurs des tribus sauvages de la Caroline étaient tombées sur les Anglais dans leurs v illages et les avaient massacrés, y compris ceux de Port-Royal.Cette révolte a coûté aux Anglais environ 800 pertes de vie.M.de Ste-Hélène se tenait à ce moment dans la cabane de l’un des Chieachas avec plusieurs Anglais.Comme Un des chefs allait lui dire de se mettre à l’écart et de ne rien craindre, deux jeunes sauvages qui s’étaient glissés dans la cabane, le virent et, le prenant pour un anglais, le tuèrent à bout portant.Il fut vivement regretté de toute la colonie”.Cette dernière phrase nous laisse espérer que, depuis 1713, le jeune d(> Ste-Hélène avait eu le temps de s’amender.AEG I DI US FAUTEUX
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