Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1922-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
1HIJÆTIN OKS RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XXVIII BEALCEVILLE — OCTOBRE 1922 Ni 10 LES IRLANDAIS DANS SAINTE-ANNE- DU-SUD Dans les cimetières de Sainte-Anne-de-la-Poeat ière, dite autrefois Sainte-Anne-du-Sud, des Sauvages, des Anglais, des Ecossais, des Irlandais, des Allemands, des Suisses, des Uénois ont mêlé leui's cendres à celles des Français et des Canadiens-Français.L’oubli a pris aujourd’hui ceux qui n’ont pas laissé de descendance.Les héritiers des autres ont parfois donné à leur nom une allure qui ne laisse guère soupçonner la terre natale de l’ancêtre.Le contingent irlandais fut au siècle dernier le plus nombreux: c’était surtout un groupe d’orphelins auquel l’hospitalière charité ouvrit ses bras.La circulaire de Mgr Plessis, 14 novembre 1820, faisait appel aux curés des campagnes du district de Québec, et à leurs paroissiens.“N’y aurait-il pas moyen, disait-elle, de placer dans toute votre paroisse une seule famille irlandaise.Ces pauvres gens périssent de froid et de misère dans les rues.Il s’agit de catholiques, nos frères, étrangers dans ce pays où ils ont été amenés sur des rapports trop avantageux.Il en restera encore assez ici pour affamer la ville, quand même chaque paroisse du district se chargerait d’une famille.Enfin il ne faut pas — 290 — oublier cette parole de Not re-Seigneur : Hospes erum et coUeyistis me." Pour M.Paiuehaud, curé de Kte-Anne, cetait un besoin d'être charitable; au reste un désir de Mgr Plessis était un ordre pour lui.L’affaire se conclut aussi vite que le permirent la distance et la saison avancée, et le jHtiit bénit irlandais l ut adopté sans hésitation.L’évêque en écrivait au curé le (i décembre suivant : “.Je m’attends toujours à vous donner pour l'hiver une pauvre famille irlandaise, puisque vos braves paroissiens montrent tant de désir de l’accueillir et de l’assister.11 n’y a plus moyen d’aller par eau, mais voici de la neige.Deux de ces voitures qu’on appelle berlines pourraient la transporter.Il s’agirait d’en trouver dans Ste-Anne même (où elles coûteraient moins cher qu’auprès de la ville) et de les faire venir à la Pointe-Lévis, avec commission à l’un de ces drivers de venir m’en donner avis en ville.Je payerais à cet homme le prix dont il serait convenu avec vous pour le transport et lui livrerais la famille qu’il vous conduirait.Pue fois dans votre paroisse, elle ne m’inquiéterait plus.Si vous prenez ce parti, vous m’écrirez un mot.” Il semble bien que la famille hospitalisée fut celle de Michael O’Sullivan, car, à la date du 23 mai .1821, ce nom paraît pour la première fois aux registres civils à l’occasion du baptême de Jean-Joseph, fils du susdit Michael O’Sullivan et de Ellen Lane.Le choléra (pii lit tant de ravages à Québec en 1832 laissait à la charité publique bien des orphelins, fils d’émigrés.Un grand nombre furent assez avantageusement placés à Québec, mais il en restait encore plusieurs sans refuge au printemps de 1833.Au mois de mars, M.Painchaud faisait, comme l’on dit aujourd’hui, une retraite fermée au séminaire de Québec, les grandes retraites ecclésiastiques n’étant pas encore inaugurées.Le curé de Ste-Anne trouvait le plaisir de ses récréations auprès de son ami intime M.Baillargeon, curé de Québec; ils ne se — 291 faisaient pas secret des oeuvres de leur ministère.Or un jeune orphelin placé chez de pauvres gens venait d’être remis a la charité de M.Baillargeon; M.Paine,haud se chargea de le faire adopter a Ste-Anne.Ce fut aux deux amis l’occasion de suggérer à Mgr Signay une circulaire a Messieurs les curés de la côte du sud dont les paroisses avaient été préservées de l’épidémie funeste à tant d'autres, afin d’intéresser leurs fidèles à des situations trop pénibles.Haussa seule paroisse, M.Painchaud trouva sans peine des familles à douze au moins de ces orphelins, dont les noms sont consignés dans les registres paroissiaux pour 1833.Ces adoptés furent : .John Donohue, Timothey Mahoney, Edward Hennery, James Hyland, William Hyland, Peter Kelly, Mary Kelly , Elizabeth Harrison, Mary Kenny, Alliée Holvwood Elisa Gleason, John Gleason.M.Painchaud se fit lui-même le protecteur de John Gleason qu’il prit a son presbytère; il le recommanda dans son testament à la charité de la Corporation du collège de Ste-Anne.Elisa, Louisa et John étaient enfants de James Gleason, soldat en retraite du 44e Régiment britannique, pensionnaire de Shelsea, arrivé à Québec dans les premiers jours de juin 1832, mort du choléra le 23 du même mois, après avoir fait profession de la foi catholique.Il Gait veuf de Mary Miller, décédée en Irlande neuf mois avant son mari.John était admis au barreau en 1853, après de brillantes études légales; son nom, laissé en héritage, se voile d’un pseudonyme dans les lettres canadiennes.11 ouve-t-on encore dans les traditions des campagnes l’hospitalité bienveillante, l’hospitalité chrétienne ! On l»eut dire que oui, que l’étranger même sait en devenir l’objet; à l’orphelin, elle trouve toujours une mère.DESBRAS LETTRE 1)E L’INTENDANT DE MEULLES \U MINISTRE (12 novembre 1682) A Que)km*, li1 douze novembre 1()82 .Monseigneur, Ma principale occupation depuis que je suis iey a esté de niattaelier a la police, faire rendre la justice, et prendre connoissanee de tout ee (pii regarde cette colonie; je n’au-ray point l’honneur Monseigneur de vous rendre compte de beaucoup de choses que je lie puis connoistre que dans les voyages que j’espère faire cet este.Je prendra y la liberté seulement de vous entretenir de ee qui1 l’on peut faire iey pour le bien du pais, lequel me paroist assez bon.11 y a quantité de bled, bestiaux et denrées connue saulnion, anguille, morue seiche et verte, pois, et autres legumes en si grande abondance que la plus part des habitans ne les pouvant consommer, et n’en trouvant aucun debit sont obligés de les garder sans en pouvoir faire d’argent pour en acliepter toutes leurs nécessités.Ii seroit à souhait -ter que l’on pust establir un commerce de Canada aux Isles; je scav (pie c’est l’intention de la Cour, mais il est fort malaisé d’y réussir n’ayant iey personne qui soit assez bien dans ses affaires pour l’entreprendre, il aporteroit l’abondance et soulagerait extrêmement les peuples et par le debit qu’ils au roi eut de ce qu’ils recueillent s’encoura-geroicut à augmenter leurs habitations et niesme d’en faire de nouvelles: ils se trouvent dans de très grandes nécessités de tout ce qui vient de France, comme de toile, diap, serge, chapeaux, souliers, etc.Toutes ces marchandises estant iey deux fois plus chères qu’en France; ils ont assez de ce qui est necessaire pour la vie, mais en ayant tous également ils n’en peuvent faire aucun argent, ce qui les empêche de pouvoir subvenir a leurs nécessités et les rend si misérables en hiver a ce que tout le monde nous a asseuré qu’ils sont obligés d’aller presque nus, hommes et femmes. L hôpital general dont parle Mr Talon n’est nullement nécessaire parcequ’il y a ici des tilles hospitalières (pii ne sont que trop suffisantes pour tous les malades de ce pais, il y a une grande maison qu’on appelle la brasserie qu’il destinait a cet usage tout proche des tilles hospitalières qui serait extrêmement propre pour faire une manufacture qui ternit un bien infini dans le pais.Et pour cet effet il serait à propos que le Roy fist passer icy deux tisserons, deux sergers, deux cordonniers et deux chapelliers; chaque métier prendrait icy de petits enfants, lesquels au lieu de denser et d’estre un jour «les coureurs de bois; on en ferait en les instruisant de bons ouvriers; on se servirait par ce moyen de plusieurs choses qu’on négligé faute de debit; peu de personnes icy «encouragent à semer du chanvre quoyque le pais y soit bon, quand j’en a y demandé la raison, on m’a dit qu’on n’en trouvait point d’argent.Il y a iei pareillement assez de laine dont on ne fait aucun usage considérable.Ils ont aussy beaucoup de cuires par la quantité de boeufs que l’on tire, et pareillement assez de matière à faire des chapeaux, il ne manque icy que des ouvriers qui puissent travailler a bon marché ce qu’on ne peut faire que par l’establissement d’une manufacture aux despens du Roy, Et pour y parvenir il faudroit premièrement réparer le logis de la dte Brasserie, establir des metiers, et autres choses necessaires, paver le passage des dts ouvriers pour ('anadas, les y nourrir, et leur donner des gages pendant cinq ou six ans; avoir dans cette manufacture un concierge qui Jiclièteroit par l’ordre de l’Intendant généralement tous les chanvres, laines, cuires, et autres choses nécessaires à un certain prix il y a icy une tas-nerie et d’autres (pie l’on commence qui nous foumiroient les cuires préparés.Led.concierge tiendroit bon registre de tout ce qu’il achèteroit des deniers du Roy en les mettant par ordre dans un grand magasin que l’on destinerait à cet usage pour ensuite les vendre en détail au prolit du Roy sur le pied de ce qu’elles couttent en France; cette dépense ne serait pas considérable pour le Roy, et — 294 tVroit un bien intiny dans le pais, et cesser toutes les raisons de cette grande ehèreté des ouvriers qui sont certainement trois ou quatre fois plus cliers qu’en France alléguant perpétuellement (pie toutes leurs bardes leur cout-tent excessivement, il n’y a pas jusques aux curez qui allèguent ces raisons sans lesquels on les auroit déjà establis fixes.Si les particuliers trouvoient le débit de leur chanvre, j’espèrerois qu’un jour nous en aurions assez pour en fournir Rochefort, le fret étant beaucoup moindre d’icy à la Rochelle que d’Auvergne à Rochefort, parceque tous les vaisseaux qui s’en retournent en France ne sont au plus qu’un mois dans leur traversée, et n’ont que la moitié de leur charge.Nous travaillons fortement monsieur nostre Evesque et moy a l’établissement des curez fixes, je l’ay trouvé extrêmement raisonnable sur ce sujet, m’ayant fait clairement connoistre qu’il estoit impossible d’en mettre partout attendu la grande distance des habitations qui oblige d’avoir des missionnaires pour les visiter quand on peut à cause de la difficulté des chemins par les neiges qui durent six mois sur la terre, et aussy à cause du grand esloigne-ment d’une maison à une autre, ce n’est pas que nous n’ayons résolu d’en establir avant qu’il soit un an sept ou huit, ce qui auroit desjà été exécuté, sans qu’il nous manque quelques prêtres.Nous avons fixé la portion congriie à quatre cent livres monnoÿe de france ce qui a engagé plusieurs liabitans des plus fortes paroisses de vouloir s’obliger solidairement à cette portion congriie, quoyque les dixines qu’ils sont obligez de payer ne soient pas assez fortes, ce qui fait appréhender Monsieur de Québec que la pluspart des d.liabitans dans une extrême gueuserie ne se fassent contraindre pour satisfaire au suplement auquel ils s’obligent très volontairement par la passion qu’ils ont d’avoir un curé fixe qui n’abandonne point leur paroisse leur dise la messe les testes et dimanches administre les sacremens, et instruise leurs enfants; il seroit bon — 295 1 ay assiste a une visite qui a esté faite pour la réparation du chasteau qui est fort necessaire.Nous sommes icy dans une extrême nécessité d’ouvriers, et d’hommes de journée ce qui rencliery sy fort les ouvrages qu’ils couttent quatre fois plus qu’en France, c’est à dire que la journée d’un homme qui eoutteroît quinze sols en franee couttc icy un escu, et quatre francs et à proportion la toise de murailles que l’on feroit faire en franee pour quatre livres ou quatre livres dix sols, couttc icy vingt et vingt deux livres, a un pied et demy depoisseur si le Roy vouloit faire 1’advance d’envoyer icy deux ou trois ans durant cent ouvriers, et cent hommes de journée, il soulagerait fort les peuples et rendrait ce.pais icy très bon, il faudrait les obliger pour trois ans moyennant vingt et vingt cinq esciis par an, il n’en coutteroit au Roy que d’advancer le voyage, pareequ’on le feroit restituer icy par ceux qui se servirait des d.hommes de journée, lesquels demandent icy par an deux cent livres de gages, au lieu de vingt et vingt cinq esc us qu'ils guignent en France et tout cela fondé sur la ehereté des hardes.de vous suplie très humblement Monseigneur de me faire envoyer un nouvel estât des charges indispensables.Monsieur Duchesueau ne m’en ayant fourny un que de deux ans.Nous avons apris depuis (pie nous sommes en ( 'anadas que les Iroquois vouloient faire la guerre aux Ilinois nos amis, (>t (pie par une politique non barbare qu’ils avoient envoyé a Monsieur le < ’omte de Frontenac un espece d’Em-bassadeur pour l’assourcr (pi’ils desiroient entretenir la paix avec les françois, les Miamis et Queseapous; on peut juger facilement que cet envoyé n’estait qu’un véritable espion pour amuser Monsieur Le Comte et scavoir ses sen-tiniens, ayant fait eonnoistre par cette ruse, qu’ils ne vouloient pas en mesmes temps s’attirer plusieurs ennemis sur les bras ; tout le monde sçait qu’ils ont toujours pratiqué cette maxime mais estant des peuples inquiets, embi-tieux, braves, cl guerriers, et ayant eu beaucoup d’avantage sur leurs voisins et notamment l’année passée sur les d.Illinois, il es1 aisé de croire (pi’il leur sera facile successivement de (lestruire tous ceux qui pouroient s’oposer au dessein qu’ils ont de se rendre les maistres de Lamérique septentrionale, et mesnie par le secours des Hollandois et Anglois, ruiner entièrement les habitations françoises, et nous obliger à la tin d’abandonner cette colonie.C’est pourquov il paroist d’une nécessité absolue d’estre en estât de leur pouvoir résister et d’empescher (pi’ils natta-(pient nos ali ex et nos voisins, sans quoy nous verrions périr en peu de temps la ferme du Castor, pareequ’ayant- vaincu les Ilinois, et obligé de s’enfuir, tous les autres sauvages en seraient si effrayez qu’ils n’oseroient entreprendre aucun voyage pour venir négocier en ce païs, au lieu que si dans une nécessité nous estions en estât de les attaquer ou au moins de les menacer; nous pourions en faisant bastir quelque petit fort du eosté des Iroquois, empeseher que les sauvages ne portassent leur castor a Baston, et a Orange 297 — comme ils font tous les jours, par ce moyen La ferme du domaine d Occident augmenterait considérablement au premier bail au lieu qu’il est à craindre quelle ne diminue si nous ne nous rendons les maistres des d.Iroquois.Estât des maisons que Mr.Talon a à Quebec.Dans la basse ville un magasin de quatre vingt pieds sur vingt quatre de large, estimé mil esous monoye de Canadas, a cause de sa situation.Entre la haute et basse ville, une maison où Monsieur Duchesneau a demeuré, consistant simplement en un de pierre où il ny a point de cave, et dont les planchers et la couverture ne valient rien, et a la gauche une aisle de charpente toute pourrie et ouverte de toutes parts, et preste a tomber.La place est belle et grande, et peut valoir deux mil esous de Canadas, estimée quatre mil cinq cent livres monoye de France; plus une grande maison apellée la brasserie dont un quart est hasty en pierre, et le reste de charpente en très méchant estât.La d.maison estant presque tout abandonnée, elle peut valoir aussy deux mil esc,us monoye de Canadas; plus.une petite maison sans planchers, et sans fenestres tout a fait abandonnée estimée quatre ou cinq cent livres monoye1 de ( anadas, plus le ( ’unité Dorsainville nommé les Islets a une dem.v lieue‘de Quebec presque vis a vis des Recollects.La Re St Charles estant entre deux, affermée six cent livres, le fermier est a la fin de son bail, et ni a asseure qu’il s’v estoit ruiné et que quand on lui voudrait donner pour trois cent livres par an monoye de Canadas, qu’il ne la prendrait pas, elle n’est bastie (pie de charpente, et si meschante qu’il semble en marchant dans les chambres qu’elle aille tomber, elle peut estre estimée six ou sept mil francs monoye de France.Le Roy pourrait réunir toutes ces maisons a son domaine de ce païs en les retirant de Monsieur Talon, et s’acommodant avec luv en luy donnant des rentes sur l’hostel de ville; lesquelles pourvoient, estre toutes utiles a Sa Majesté.1 o.— Le Roy peut ordonnera Messieurs les Intéressez dans la ferme du Castor de restablir ce magasin bruslé de 5^7758 — 298 — la ville liasse, dont ils se peuvent servir, pour y mettre tous leurs castors, et par ce moyen avoir un magasin aussy beau (pie celuy qu’ils ont loiié jusques a present du Sr de la (’liaisnaye (piatre mil livres monoye de Canadas, que nous avons réduit cette année Monsieur de la Barre et moy a douze mil cinq cent livres; je crois que pour moins de loyer de deux années ils le rétabliraient parfaitement, et leur serait encore plus commode que celuy du d.Sr de la ehainaye.La maison, où a demeuré Monsieur Dueliesneau est fort propre a loger un Intendant, estant entre la hautte et la liasse ville; j’espère que par le bon mesnage (pie j’v apor-terois que moyennant dix mil livres de France, je ferois bastir un logis fort commode pour tous les Intendans avec une salle pour le ( ’onseil, une antichambre pour les parties, et un cabinet qui seroit fort necessaire; au lieu que le Conseil est obligé .présentement de s’assembler dans l’antichambre du gouverneur, et de souffrir qu’il soit interrompu incessamment parses domestiques qui ont affaire dans la chambre où il couche, et de souffrir le bruit, et le tumulte que ses gardes font perpétuellement.C’est une incommodité pour Monsieur le (Gouverneur neetant pas libre de son logis dans ce temps la, et encore plus grande et indécente pour le Conseil.Je eroy mestre assez expliqué pour l’usage que le Roy peut faire de la brasserie.Pour ce qui regarde cette petite maison sans plancher, et sans fenestres, elle seroit tout a fait commode pour mettre les poudres estant esloignée de la ville, en faisant quelques reparations.Il seroit encore fort a propos que le Roy se servist de la maison nommée les Islets proche des Recollects pour en faire une manufacture de tilles sauvages, et au lieu de les faire instruire aux ursulines, ou elles naprennent qu’a prier Dieu et a parler français, ce quelles ont oublié en si peu de temps que des lors quelles ont espousé quelques sauvages on les void peu prier Dieu, et jamais parler français, mais au lieu de les instruire d’une manière qui ne — 299 — convient nullement- aux sauvages, il faudroit leur aprendre a vivre a la façon des villageoises de France, c’est a dire sçavoir filer, coudre, tricotter, et avoir soin (les Bestiaux, et pour cet effet on en prendroit un certain nombre (pie l’on aurait soin d’instruire tous les jours a filer le fil dont on se servirait pour les tailles de la manufacture, coudre tout ce (pii serait necessaire a leurs usages, et d’autres a preparer la laine pour faire des estoffes, on en pourrait prendre deux ou trois tour a tour qui serviraient au fermier huit jours tous les mois a donner a manger a toutes sortes de bestiaux, tirer les vaches, et autres choses de la Campagne, estant eslevez dans cet esprit, je ne doute point questant marriez a des sauvages («lies n’insinuassent a leurs maris cette maniéré de vie qui pouroient les engager a s’abiller se nourir, et vivre comme nous, pour leur aster avec le temps cet esprit de sauvage, et lorsque Ion mariroit les d.filles en leur donnant une vache, un cochon, du bled, et un peu de graine de chanvre ils se feraient une petite habitation dont ils pourraient subsister; en eslevant ces sauvagesses de cette maniéré on ne laisserait pas encore de leur aprendre a lire a escrire et leur croyance il ne faudroit faire consister le revenu de la ferme qu’en nourriture de bestiaux le lieu estant fort propre pour en eslever dont on nourrirait les ouvriers, on pourrait faire aussv labourer quelques terres pour avail' du fourrage.Il serait a propos Monseigneur de nou§ envoyer dix barriques de graines de chanvre et quelques unes de lin pour en distribuer a tout le monde, et les obliger d’en semer une certaine quantité tous les ans, plusieurs mont asseuré que pour un peu qu’ils en trouvassent d’argent qu’ils prendraient plaisir den semer, il y en a qui en ont voullu semer, mais nen ayant point trouvé de débit, ils ont esté obligez de le laisser pourrir, et labandonner cela serviroit mesme beaucoup a la navigation en ce païs parcequon pourroit establir icy une corderie et faire des toiles qui sont les deux choses les plus necessaires et dont on a le plus de besoin pour naviguer, principalement le bois estant a très bon — 300 — injurin', cela donneroit lieu ;i plusieurs plus hardiment de faire bastir des barques.de croy vous devoir dire Monseigneur qu’il seroit d’une extrême ronsequenee de nous envoyer iey quelques femmes pour aprendre a filer a celles de ce pais iey, et par ce moyen en introduire l’usage, et1 qui oeeuperoit iey beaucoup de femmes qui ne font rien en hiver.La plus part des conseillers du < onseil souverain de ce pais, ont presque este ruinez par l’incendie de la basse ville; le Roy ne peut .jamais faire une plus grandi* charité qui* de leur accorder leurs gages monoye de France, au lieu qu’ils les reçoivent monoye de Canadas; ils nont aucun proffit dans l’exercice de leurs charges ne prenant point despeees et ne retirant autre recompense de leur travail que les gages que le Roy a la honte de leur accorder, jay tous les sujets d’estre content d eux les trouvant dans des sentimens a rendre bonne et prompte justice il n’y a sur l’estât des charges indispensables (pie mil livres; cette somme ne peut pas suffire; Et ja.\ t rouve le fond de quatre vingt trois presque consommé, ce (pie vous pourra y connoistre Monseigneur par l’estât L honorable Joseph Royal, sa vie, ses oeuvres, par L.-A.Prudhmmne (Vol.de 1905, 2e partie, p.36).Cyrille Boucher, par G.Lef.de BellefeuiUe (Vol.de 1905, 2e partie, p.67).J.-P.Tardivel, (\ ol.de 1905, 2e partie, p.94).Arthur Buies, par Madeleine (Vol.de 1905 2e partie p.246).’ ’ L’honorable Pierre Garneau (Vol.de 1906, p.35).Hommage au R.P.Strubbe (Vol.de 1906, p.38).L’honorable Gédéon Ouimet (Vol.de 1906, p.40).Autour d’un blason (Colbert) par Ernest Gagnon (Vol.de 1906, p.403).Le Saint-Laurent historique, légendaire et topographique, par Alphonse Leclaire (Vol.de 1906, pp.449, 561).La pi ah ie, par J.-Ernest Cyr (Vol.de 1906, 2e partie P-7).t ' ’ Lu drapeau militaire portant Sacré-Coeur dès 1885 par Henri Bernard (Vol.de 1906, 2e partie, p.37).L’abbé Antoine-Narcisse Bellemare, par F-L De-saulniers (Vol.de 1906, 2e partie, p.43).* od(‘t, par P.-B.Casgrain (Vol.de 1906, 2e partie, p.La rivière des Trois-Rivières, par Benjamin Suite ( \ ol.de 1906, 2e partie, pp.185, 416).Le bison, par L.-A.Prudhomme (Vol.de 1906 2e partie, p.229).Les Montagnais du Labrador et du Lac Saint-Jean, par L.J.C.(Vol.de 1907, p.89).Au monument Crémazie, par l’abbé Elie-J.Auclair (Vol.de 1907, p.113).il) Voir vol.XXVIII, i>.210. — 315 — A la mémoire do madame Marchand, par Athénaïs Bibaud (Vol.de 1907, p.199).Premières connaissances de l’Ottawa, par Benjamin Suite (Vol.de 1907, p.237).Les grands naufrages du golfe, par Damase Pot vin (Vol.de 1907, pp.429, 515).Le R o y al-William, par Benjamin Suite (Vol.de 1907, p.484).Le régime paroissial et la colonisation dans la province de Québec, par Gaston de Montigny (Vol.de 1907, p.028,2e partie, p.32).Chansons des soldats de Montcalm après la bataille de Carillon, par Ernest Gagnon (Vol.de 1907, 2e partie, p.47).Pages (l’histoires : Esquisse de Pile Sainte-Hélène, par Louis-Raoul de Lorimier (Vol.de 1907, 2e partie, p.69).Les professions libérales dans la province de Québec, par J.-B.Bousquet (Vol.de 1907,2e partie, p.113).La colonisation canadienne-française dans l’Ouest par J .-Ernest Cyr (Vol.de 1907, 2e partie, p.133).Sioux etAssiniboines, par L.-A.Prudhomme (Vol.de 1907, 2e partie, p.239).Conventumnicoletain, par F.-L.Desaulniers (Vol.de 1907, 2e partie, p.303).Nicolas-Gaspard Boisseau fils, par Pierre-Georges Roy (Vol.de 1907, 2e partie, p.393).* Mémoires de Nicolas-Gaspard Boisseau (Vol.de 1907, 2e partie, pp.394,487).Le monument de Mgr de Laval à Québec, par Jean-Baptiste Lagacé (Vol.de 1908, p.15).Joseph-Israël Tarte, par Antonio Perreault (Vol.de 1908, p.104).Les Pieds Noirs, par L.A.Prudhomme (Vol.de 1908, p.134).Louis Riel, par le R.P.A.-G.Morice (Vol.de 1908, p.143). 316 — - I'e,- 19()SA| 48i')iCS (t ‘1(,ViS(>S’l>a1’ KniCSt (,aKno11 (Vol.do Mère < in-on, par l’al)l)ô Elie-J.Aiudair (Vol.do 1908 )).484).,v i^r'fonu10 '-onf .210).M.lîeleonrt, premier missionnaire chez les Sauvages de la Rivière Rouge par le R.P.Morice (Vol.de 1910, p.218).Le nord-ouest d’autrefois, par L.-A.Prudhonmie ( Vol.de 1910, p.228).L avenir de la race canadienne-franeaise, par Henri Lemay ( Vol.de 1910, p.289).Oraison funèbre de Mgr Cameron, évêque d’Antigo-l'ish, par Mgr Paul Bruchési (Vol.de 1910, p.385).L
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.