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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1923-05, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES VOL.XXIX (f UE BBC—MAI I Xo r> LES PREMIERES ANNEES DE N'ALLIERE DE SAINT-REAL Où est né Vallière de Saint-Réal ?M.Aubert de Gaspé, 33 — telligence, mais dont les parents ne pouvaient, tante de moyens.le faire instruire.C’en fut assez pour exciter l’intérêt de M.Plessis ; l’enfant lui fut présenté, et se trouva répondre parfaitement au portrait qu’on en avait tracé.Le curé le reçut dans sa maison, et lui donna des leçons quand il en eut le temps ; au bout de dix-sept mois, l’écolier avait appris toute la grammaire latine, et terminé son cours de Belles-Lettres.Dès lors, il entra au petit-séminaire et fut mis dans la classe de Rhétorique, où il occupa les premières places, sans néanmoins se fatiguer par le travail.Après ses études, qu’il termina avec distinction, il déclara qu’il n’avait point de goût pour l’état ecclésiastique ; et son protecteur lui procura les moyens d'étudier la loi.L’élève de M.Plessis, remarquable par son esprit, sa tacilité et son éloquence, brilla dans le barreau et s’éleva rapidement à la tête de sa profession.Cet homme était Rémi Vallières, qui, lorsque l'àgie et l’expérience eurent mûri son talent, fut appelé à présider l’ancienne Chambre d’Assemblée, et plus tard à occuper la première place dans les tribunaux en qualité de juge en chef du Pas-Canada." Dans le même ouvrage que nous venons de citer, M.l’abbé Ferland, publie, en appendice, une lettre du curé Plessis à son ami l’abbé Ferras, en date du 10 décembre 1S04.11 lui parle des progrès de son élève : “Je songe sérieusement à envoyer mon Rémi au séminaire, en métaphysique, vers la fin du mois prochain.Cette éducation m’assujétit trop, depuis dix-neuf mois qu’elle est commencée.D’ailleurs ce n’est pas, comme l’on dit, pour le vanter, mais il est capable.Je l’ai exercé depuis quelque temps à la poésie latine et française." Puis, M.Plessis cite à son ami un rondeau et une traduction de V lincidc que Yalüèrc vient justement de lui remettre.Pour nous, c’est à Québec même, en 1802 ou 1803.que Mgr Plessis rencontra pour la première fois le petit prodige qui devait devenir le juge en chef du Pas-Canada, sous le nom de Joseph-Rémi \ allière de Saint-Réal.Dans une prochaine livraison, nous étudierons un point bien discuté de la vie du juge en chef Yallière de Saint-Réal: Où et quand ajouta-t-il à son nom plébéien de \ allière celui si ronflant de Saint-Réal ?P.0.R. 134 — LK BARON SCI IA FF A LIS K Y I )ans les archives de Montréal aussi bien (jue dans celles d’Ottawa, un baron, au nom singulier de Schaffalisky A Mu-cadelle.est mentionné ici et là.Et parce que ce noble étranger épousa une canadienne, qu'il mourut en son pays d’adoption et v fit souche, nous avons rassemblé quelques-uns des renseignements qui serviront à signaler son existence aux curieux.Pour présenter le personnage, nulle pièce ne convient mieux que le contrat de mariage qu’il ht dresser par le notaire Eoiscati, à Boucherville, le 13 mai 17H0.Ee document débute ainsi : “Frédérick, baron de Schaffalisky A Mucadelle, seigneur de Ereudenthal.lieutenant dans le corps des Chasseurs de liesse-Hanau, fds ainé de feu Christian, baron de etc., de son vivant, colonel d'un régiment d'infanterie et chambellan de Son Altesse serenissime, le duc régnant de Vistemberg ( 1 ) et de défunte demoiselle Sophie, baronne de Scheler.” La future est tout uniment Marie-Louise-Rosette Vi-gnau, tille de Marie-Antoine Yiginau, “chirurgien-major, ci-devant au service de la France” et de Marie Quintal, son épouse.Sont présents de la part du futur : Mr Kaup, auditeur, juge du corps des Chasseurs de Hesse-Hanau, Christophe Le Maire, “ancien officier de la France”, et demoiselle Marie-Anne de Noix.Et de la part de la future, outre son frère et sa mère : Joseph Yignau, officier dans une compagnie de volontaires canadiens, son frère : Mlle Marie-Anne Yignau, sa soeur ; Jean Morel de la Durantaye et Marie Quintal, son épouse : M.Belcour, sieur de la Fontaine, lieutenant, et Marie-Anne Tonga s, son épouse ; A niable Boucher de Boucherville, seigneur.capitaine, et cille Madeleine de Saint-Blain, son épouse.Le futur doue sa dame future épouse en la somme de 30,000 livres de France et s’engage à lui donner, “chaque an- (1) Ne serait-ce pas plutôt Freud en stadt et le duché do Wurtemberg V Hanau et la liesse sont tout près. née, 400 livres de l'rance pour ses épingtles pendant sa vie seulement, comme c'est la coutume dans leur noblesse.” Et pour le cas où il retournerait dans son pays, il ajoute cette clause par laquelle il signifie cà “M.le Président et MM.les Conseillers de son canton Kocher qu’il veut et entend que sa future épouse soit la première tutrice de ses enfants, sans cependant contrevenir aux droits que le canton a de nommer les deux autres.” Enfin, “le fils ainé sera tenu et obligé de payer le douaire à madame sa mère survivante, au lieu et place de la pension qui se donne de coutume dans leur noblesse.” Au bas du contrat le futur signe comme suit : — Frederic, baron de Schaffaliskv A Mucadelle.Comme le sieur de Schaffaliskv était officier et protestant, le mariage ne fut pas célébré à l'église de Boucherville, mais a la Christ Church, de Montréal.L’acte cependant, n’est pas facile a dénicher.David-Chabrand Del isle, le pasteur d alors, ménageait les mots et le papier.Deux lignes lui suffisent pour enregistrer un mariage.L'n prénom et un nom pour chaque époux, une date et c'est tout.Aucune signature, aucun détail.C’est un repertoire.(1) Dans le cas du baron, le ministre s’est contesté de l’appeler Frederick Mukodellc.Et comme date, il pose 7 mars.Comment se denteler avec un texte semblable si on n’avait pas le contrat et la signature au long du marié.Mucadelle n’est pas le nom qu’il porte d’ordinaire.Ensuite, / mars doit être la date de l’émission de la license puisque le contrat 11e fut dressé que le 13 mai.Et maintenant passons aux notes relevées à Ottawa par M.F.-J.Audet : L’année suivante de son mariage, “le baron est fait capitaine-lieutenant dans les Rangers de John Butler, le 27 juillet 1781.“11 passe l’été de 1782 à la Baie-Saint-Paul, avec une compagnie de Chasseurs de Hesse-Hanau.“Le 2 juillet 1783.le baron demande d’être nommé grand voyer, en remplacement de M.de Belestre.Cette lettre est datée de Laprairie."Le 28 octobre 1784, il se plaint à Haldimand qu’il a été rayé de la liste de paie injustement.(1) Voir Bulletin des Recherches Historiques, vol.de mil’, p.123. "Le 13 novembre, il renouvelle sa protestation.‘il écrivait de Boucherville, le 24 juin 178g, demandant une concession de terre sur la rivière Châteauguav.“Le 17 juillet 1795, il demande dans une lettre datée de Montréal 1520 acres de terre sur la rivière Châteauguav."Le 22 septembre de cette année, il pétitionne pour uu octroi de 1200 acres dans le canton de Clifton.“Le 5 février 1796, le baron cède à Peter Lukin ces terres dans Clifton."Le 31 mars 1798, il demande une concession de terre dans I linchinbrook, et il obtient sa patente pour cette concession le 22 janvier 1799, et une autre pour ses terres dans Clifton, le 23 juillet 1803."Le 20 octobre 1813.un M.Leblanc, des Trois-Rivières, écrivait au lieutenant K.-R.Brenton, secrétaire du gouverneur, au sujet d'une traite de 50 louis tirée le 31 août 1812, par le baron Schalïaliskv, en sa qualité d’assistant barrack master et restée jusqu’ici impayée.” Le baron décéda le g septembre 1820, et il fut inhumé à la Christ Church, de Montréal, le 12 septembre.Nous n’avons les noms que de trois de ses enfants : Frédéric, né avant 1783 : Maric-Foitisc, baptisée à Boucherville le 7 octobre 1785 et ( harles-Josepli, baptisé au même endroit, le 26 août 1789.Lu 1800, le (ils aîné du sieur Schafifalisky reçut "la promesse de la première lieutenance vacante dans le bataillon du Royal Canadien l’olontaire, après M.de Salaberry.(Lettre du duc de Kent au général Hunter, Halifax, 14 août 1800)” 11 devint enseigne au New-Brunswick Regiment, 1802-1809, puis lieutenant le 15 juin 1809.Le 25 mai 1814, le même Lrédéric II est mis sur le rôle de l’état-major du 104e régiment d infanterie "et il porte le titre de baron” que son père lui abandonna pour une raison qu’on ignore.Quelques années plus tard, le jeune militaire est présent, à Boucherville, (19 octobre 1819) au mariage d’âne de ses cousines, Kmélie \ ’gnau' (lu' épousa David Carnegie Low, marchand de Montréal.Kt nos renseignements sur la famille Schaffalisky ne vont pas plus loin.L.-Z.Massicottk '37 — UNE EXECUTION CAPITALE DANS LE PORT DE QUEBEC EN 16P3 Dans les délibérations du Conseil Souverain de la Nouvelle-France, à la date du 22 septembre 1663, nous lisons : "Sur ce qui a esté remontré par le procureur-général du Roy que dans le navire commandé par le capitaine Guillon il v a quatorze hommes accusés de crime desquels il est besoin d'instruire le procès, le Conseil pour cet effet a commis le sieur de Yilleray de travailler incessamment à l’information et interrogatoire d’iceux.pour ce fait et rapp >rté au Conseil être ordonné ce que de raison." M.Rouer de Yilleray tint l’enquête ordonnée par le Conseil Souverain et, deux jours plus tard, le J4 septembre ibf>3.il en faisait son rapport que le greffier s'empressait d enregistrer dans ses minutes avec la décision du Conseil : "Vu le résultat du Conseil du vingt-deuxième de ce mois sur l’avis à lui donné qu’il y avait à bord du vaisseau le .lardin d'Hollande commandé par le capitaine Guillou mouillé à la rade sous le château de Québec, certains prisonniers prévenus du crime d’assassinat commis en la personne du commandant pour le Roi au fort de Plaisance, la personne du frère du dit commandant, la personne du prêtre laisse au dit fort pour y exercer le service divin et plusieurs autres personnes et démolition de l’habitation du dit lieu, le Conseil a ordonné et ordonne qu'à l'instance du dit procureur général le dit capitaine Guillou sera sommé et interpelle de remettre ez prisons royalles de ce lieu les dits prisonniers provenus pour leur procès être tait et parfait suivant la rigueur des ordonnances, en joignant à cet effet au premier huissier sur ce requis de se transporter au bord du dit Guillou, capitaine, et lui faire'les sommations en tel cas requises.Puis, les volumineuses délibérations du Conseil Souverain se taisent sur cet étrange incident.L’enquête ordonnée fut-elle faite ?Les meurtriers subirent-ils leur procès ?Reçurent-ils la punition qu'ils méritaient pour ce forfait ?Nos archives judiciaires pourtant assez complètes ne contiennent aucun renseignement quelconque sur les suites de l'intervention du Conseil Souverain. I.cs meurtriers du commandant et de l'aumônier du fort de Plaisance, en 1 île de Terre-Neuve, subirent leur procès non pas dans la ville de Québec mais dans le port de Québec.Et leurs juges ne furent pas les membres du Conseil Souverain mais un conseil de guerre composé des officiers de VAi-gle d'Or et, du Jardin d'Hollande.les deux vaisseaux étaient venus de concert à Québec, C’est Y Aigle d'Or, commandé par le capitaine Nicolas Gar-got, “Gargot jugeant à propos que l’on lit supplicier les plus criminels de ces meurtriers, envoya soil lieutenant en avertir le gouverneur de Kébec, et le prier d envoyer de ces officiers de justice à bord d’un des vaisseaux des criminels.I.cs officiers de Kébec prétendirent qu’il était obligé de les remettre entre leurs mains ; la-dessus il assembla son conseil, composé des officiers de ces deux vaisseaux, par le résultat duquel, et selon les formalitez de la justice maritime, un de ses scélérats atteint et convaincu d’avoir tué l’aumonier de Plaisance, fut condamné à avoir le poing coupé, puis être pendu et brûlé, et l'un des complices a servir de bourreau.( b, afin de ne pas choquer la jurisdiction de Kébec, Gargot fit dresser un grand radeau au milieu de la rivière de Saint-Pâment qui est fort large, sur lequel l’exécution fut laite a la \uc de Kébec, dont le gouverneur fut fort irrité.Il partit de là dans la sai- 140 s2i.Le 2(> août i(>2i, f.uiillaume Couillard épousait Guille-mette I lebert.tille de Louis Hébert, le premier colon de Québec.: L est la, incontestablement, le premier mariage enregistré à Québec et dans toute la Nouvelle-France.Deux mois et demi auparavant, remarque M.l’abbé Ferland, savoir le ni;" d’-i.avait eu lieu le premier mariage célébré dans la Nouvelle-Angleterre, celui d’Kdward Winslow et de Susannah \\ bite I Xnies sur les registres de N.-l).de Quebec, p.g).Le _»4 octobre 1(121, le l’ére Denis, Récollet, baptisait, h Québec, Eustache Martin, fils de Abraham Martin dit l’Ecossais et de Marie Langlois.( Kustache Martin, croyons-nous, est le premier fils de b t ançais né a Québec.Nous devons donc le considérer comme le premier Canadien-Français.A part la mention ,1e son baptême par le Père Denis, nous n avons aucune précision quelconque sur Eustache Martin.Il dut mourir jeune.Le second baptême enregistré à Québec fut celui de Marguerite Martin, soeur d’Eustache Martin.Elle fut baptisé le 4 janvier 1624.Elle se maria, le 22 mai 1638, à Etienne Racine.Si le premier Canadien-finançais ne laissa pas de posté-1 ite.il n en lut pas de même de la première Canadienne-Eran-çaise, car les descendants de Marguerite Martin, mariée à Etienne Racine, se comptent aujourd’hui par milliers.P.G.R.A propor de Ryland (XXIX.p.i8)-L’abbé Ferland dit du sieur Ryland : I lerman-\\ itsius Rvland, secrétaire civil de plusieurs g'Oii\et neui s, grelîier du Conseil Exécutif et conseiller légis-latn.ne en 17(10.à Northampton, en Angleterre, d’une fa- — 145 — mille venue du Hanovre, passa au Canada dans l’année 1793, en qualité de secretaire civil de lord Dorchester.Préjuge contre la religion catholique et contre tout ce qui était français, il nourrit toute sa vie le projet d’imposer à l’église catholique le joug de la suprématie Ou roi d Angleterre, et d’an-gliiier les Canadiens par des moyens coercitifs.Ceux-ci ne voulaient etre anghhes ni par la douceur ni par la force.Ils résistèrent obstinément et 11 rent échouer les projets du sieur Kyland.Ce qui est surprenant, c’est que cet homme, retiré à Beauport dans ses dernières années, ait vécu en bonne intelligence avec ses voisins canadiens, dont il était estimé.M.Kyland mourut a Beauport le jo juillet 1S3X, à ans.” ( 1 ) Un a cite bien des fois la phrase suivante de Kyland où il avoue sa haine contre le catholicisme et son rêve de le faire disparaitre de la province de (Jtiébec : “J’en viens maintenant au clergé papiste de cette province ; je l’appelle papiste pour le distinguer du clergé de l’église établie, et afin d’exprimer combien je méprise et je hais une religion qui ravale l’esprit humain, et qui entraine une espèce de malédiction sur les pays où elle prévaut.Voilà mon opinion ; aussi j’ai depuis longtemps posé en principe qu'il faut miner graduellement l’autorité et l'influence des prêtres catholiques romains par tous les moyens que la prudence peut suggérer.C’est là le grand, le principal objet qu'un gouverneur doit toujours avoir en vue : conduisons habilement les choses et nous aurons réussi avant que dix ans se soient écoulés.” kvland a-t-il réellement écrit ces lignes venimeuses contre la religion catholique ?• Le texte anglais de la lettre de Kyland a été publié il y a près de soixante-dix ans dans l’ouvrage de Robert Christie, J-fistorx of Lower Cumula (vol.\ 1, p./-)• et on ne l’a jamais mis en doute.M.Christie, qui était un honnête homme.avait eu en mains le texte même de Kyland et il l'a certainement reproduit intégralement.D’ailleurs, lors de la publication de l’ouvrage de M.Christie, en 1855.un des lils de Kyland occupait une charge assez en vue à Montréal.Il est (Il Mgr Joseph-Octave Plessis, p.C>t>. certain qu'il n’aurait pas manqué de.protester si on avait reproduit un texte tronqué des écrits de son père qu’il avait lui-méme communiqués à M.Christie.Voici maintenant le texte de la lettre de Ryland.Nous ne reproduisons que la partie qui nous intéresse : I come now to what you mention concerning the Popish Clergy in this Province : I call them Popish to distinguish them from the Clergy of the Establish Church, and tu express my contempt and detestation of a religion which sinks and debases the human mind, and which is a curse to every country where it prevails.This being nty opinion, 1 have long since laid it down as a principle (which in my judgment no Governor of this Province ought to lose sight tor a moment ) by every possible means which prudence can suggest, gradually to undermine the authority and influence of the Roman Catholic Priests.1 his great, this highest object that a Governor here can have, might I am confident, have been accomplished before now, and may by judicious management, he accomplished before ten years more shall have passed over.” La différence entre les mots serviteur et domestique ( XXVI P- 37^) Sous le régime français, la plupart des formules de serment portaient "lequel après serment par luy fait de dire \uite et qu il lions a dit n être parent, allié, serviteur nv domestique .baisait-on une différence autrefois entre le serviteur et le domestique ?E ancienne loi française ne faisait guère de différence entre le serviteur et le domestique.La plupart des commentateurs emploient même indifféremment les deux mots.Il y avait toutefois une nuance entre le mot serviteur et le mot domestique.Le Dictionnaire de Prévaux définit ainsi le mot servi-tuu .C est proprement un homme de service ; celui qui sert un maître en qualité de domestique.Serous, famulus : mais on ne le dit guère que dans certaines phrases, ordinairement accompagnées dune épithète.C’est un vieux serviteur, un bon et fidele serviteur.” Du mot domestique, le même Dictionnaire de Trévoux dit : "Domestique, quand il est substantif, a encore un au- — 147 — tre sens, qui est plus étendu que celui du mot serviteur.Serviteur ne signifie que ceux qui servent à gages, comme les valets, les laquais, les portiers, etc.Famulus.Domestique comprend tous ceux qui sont subordonnés à quelqu’un, qui composent sa maison, qui demeurent chez lui, ou qui sont censés y demeurer, comme intendants, secrétaires, commis, gens d’affaires : quelquefois domestique dit encore plus, et s’étend jusqu’à la femme et aux enfants.” L’expression “serviteur ny domestique” employée dans la formule du serment avait donc sa raison d’être.Le coureur de bois Jean Couture ( XXIY, p.181 ) — Nous avons eu sous le régime français deux coureurs de bois du nom de Couture.L'un, Guillaume Couture, a joué un très beau rôle.Feu M.J.-Edmond Roy a publié son histoire en 1884 dans un volume assez rare aujourd’hui.Je premier colon de Léins, Guillaume Couture.L’autre, Jean Couture, eut une carrière accidentée mais pas toujours édifiante.Sur Jean Couture, coureur de bois, on peut consulter une étude des Petites choses de notre histoire intitulée Traître à son roi et à son Jays.La baie des Esquimaux en 1785 ( X XYIII, p.188)—1 )ans ses Notes on Esquimaux Bay.M.W.-H.-A.Davies écrit : “In 1785, a Canadian from Quebec wintered there, since that date, establishments have always been kept in the bay, by merchants and others of Quebec.” Quel est ce Canadien de Québec qui passa l’hiver de 1785-1786 à la baie des Esquimaux qui, on le sait, est située à l’extrémité de la côte du Labrador ?Je crois pouvoir répondre à cette question a l’aide des Mémoires du notaire Nicolas-Gaspard Boisseau qui sont conservés aux Archives du Canada, à Ottawa.Au printemps de 1786, Boisseau note dans ses Mémoires : .“Est arrivé à Québec, M.Marcoux l’aîné, avec trois Esquimaux qu'il a amenés ici en venant de faire la découverte d’un nouveau poste dans la baie cl Hudson pour M.Perrault., "Ces Esquimaux étaient autrefois anthropophages mais ils sont à présent bien civilisés. "l’armi les trois dont je viens de parler il y avait une femme.Leur habillement est fait de peaux de loup-marin.La temnie porte des culottes comme l'homme, et a par-dessus une grande robe ouverte, faite aussi de loup-marin et qui se jette en arrière."Quelques jours après leur arrivée à Québec, ils se sont promenés dans leur canot dans la rade, à la vue du lieutenant-gouverneur et d’un grand concours de peuple que la curiosité avait attiré.IL lancèrent des flèches et des dards à leur façon, étant la seule arme dont ils se servent et ce avec beaucoup d'adresse."Leurs canots sont d’une construction très singulière et digne d être admirés.Ils sont faits connue un sac, se plissent.et un seul homme s assied au milieu avec sa femme, se servant d’un aviron à deux palettes et fait agir par ce moyen son canot connue il lui plaît.” (’eux qui voudraient étudier en détail la construction des canots esquimaux n ont qu’à se rendre au musée Victoria, à Ottawa, où on en conserve un très typique.Ijois.seau écrit que la flèche était la seule arme dont se servaient les Esquimaux.La chose peut être vraie pour le l egimo anglais.Mais avant 1759, les Esquimaux avaient des ttiùls que les pêcheurs français et basques leur vendaient, et ils les manoeuvraient .avec habileté.On dût même établir des pénalités pour les pêcheurs qui fournissaient des armes aux .squimaux car ceux-ci, le plus souvent, s’en servaient contre les Français.François Ertève ( XXVI II, p.35o)-U était établi à Dé-tiou en i/bK, et il faisait la traite des fourrures dans le pays des Ilhnois, Le !2 août de cette année, un marchand de Quebec.Sigismond Dubuit, agent et représentant d’Estève "autrefois de Montréal et maintenant de Détroit,” signe une obligation pour garantir la bonne conduite d’Estève et son observation des règlements qui régissent l’octroi des permis de traite.Francis-J.Audiît Le charpentier du Roi à Québec (XXIX, p.3) ______ Nous avons fait connaître les bourreaux de Québec sous le régime fiançais.Le Monsieur de Québec, tout comme celui de Pa- 149 — ris.faisait bien juste son office de bourreau.Il ne s’occupait nullement de la préparation des potences, carcans, et autres bois de justice.Cette besogne était accomplie par un charpentier du Roi.Une commission de l’intendant Hocquart du 9 mars 1730 nous donne des renseignements sur un de ces charpentiers du Roi : l'.slant nécessaire d establir une personne pour remplir la place de charpentier du Roy en cette ville, nous avons nommé et establi le nommé Jean Turgeon charpentier du Roy en cette ville pour en la d.qualité faire dores en avant les potences, carcans, eschafauts et autres bois de charpente nécessaires aux exécutions des criminels et planter les d.potences, carcans, eschafauts et autres bois nécessaires pour les exécutions le tout suivant ce qui luv sera ordonné par le sieur de Saint-Simon, prévost de la Maréchaussée en ce pays, ou autres qu il appartiendra aux gages de cent dix livres par an à commencer du premier janvier 1729 qu’il a esté employé et qu’il a fait les fonctions de charpentier du Roy sans commission, lesquels gages luv seront payés sur les mille livres dont il est fait fond pour les Irais extraordinaires de justice suivant l’etat des charges de ce pays, et en outre travailler aux différents ouvrages de charpente pour le service du Roy suivant les ordres que nous luv en donnerons et dont les prix seront réglés par nous.Fait et donné en notre hôtel à Québec, le six mars 1730.( Ordonnances des Intendants, cahier 17 n 59).Sir John Sherbrooke et la ville de Sherbrooke ( 111, p.| | , ) —Le gouverneur Sherbrooke a-t-il visité, vers 1X17.le petit village des cantons de l'Est fini, à peine un an plus tard, devait prendre son nom ?Telle est la question qu’on posait au Bulletin en 1X97.Personne n’a encore répondu à cette question.Je ne suis pas en état d’y répondre, non plus.Mais dans la Quebec Gazette du 2 février 18iX, je trouve une petite note qui aidera peut-être ceux que la chose intéresse à suivre une bonne piste.La Quebec Gazette disait : “We are informed that His Excellency the Governor in Chief with great condescencion, has permitted the Settlers on the Forks of the River St-Francis, to designate the Village at that place by the name of Sherbrooke.” Nos registres de l’état-civil ( Vol.XXVII, p.339)—Je ne connais pas l’ordonnance du gouverneur Haldimand obligeant les curés, à partir du ter janvier 1786, à tenir chaque année un cahier séparé pour l’enregistrement (Tes baptêmes, mariages et sépultures.Mais dans les Mandements des évêques de Québec publiés par Mgrs Têtu et Gagnon (vol.II, p.309), je trouve une circulaire, en date du 27 novembre 1784.de Mgr Briand à ses curés, où il est question de cet ordre du gouverneur Haldimand.Mgr Briand disait à ses curés : "Voici l’extrait d’une lettre du 5 novembre que m’a fait l’honneur de m’écrire Son Excellence le gouverneur Iîaldi-mand."J'ai jugé à propos de remettre en force l’ancien usage qui obligeait Messieurs les curés d’envoyer chaque année au greffe de la Province une liste des baptêmes, des mariages et des morts qu’il y avait dans les paroisses qu'ils desservent ; à cette tin vous aurez pour agréable, Monseigneur, de donner les ordres nécessaires dans le diocèse de Québec, pour que ces listes soient envoyées régulièrement au Secrétariat de la Province suivant l'ancienne loi.” "Cette ancienne loi est la déclaration du roi de France de 173b.en conséquence de laquelle nous vous ordonnons d’envoyer chaque année au Greffe de la Province, ou, pour le district de Québec, au Secrétariat de la Province, le double du registre des baptêmes, mariages et enterrements de votre paroisse, à commencer au plus tard six semaines après l'expiration de l’année 1784 et continuer ainsi régulièrement chaque année.” 1,'année suivante, le 12 avril 1785, Mgr D’Esglv.qui avait succédé à Mgr Briand, revenait à la charge auprès de scs curés.Il leur rappelait que les curés qui ne déposeraient pas le double de leur registre au greffe de leur district en temps voulu pouvaient être condamnés à dix livres d'aumônes. La plantation du mai autrefois (XI.128)—Sur la plantation du mai, le Bulletin a déjà publié quelques notes ( 1 ), mais le sujet est loin d'être épuisé.Pour aujourd’hui, ajoutons quelques autres petites cueillettes : Tout d’abord, ce passage qui relate un accident pénible et peut-être unique dans nos annales.Nous le relevons dans 1 Histoire de l'.lcadic de l’abbé S.-A.Moreau, fp.115) ; "Le premier mai 1831, une centaine de miliciens arrivent chez le sieur François Desranleatt dit Chateaunettf, leur capitaine, qui demeurait au Ruisseati-des-Novers.pour planter un mai à sa porte.Le banquet usuel était prêt.Mme Desran-leau (née Lucie Roulier), avait déjà préparé des gâteaux de toutes sortes et fait rôtir quatorze dindons.Mais la joie ne fut pas longue.Oh avait à peine commencé à élever le mai qu'une étemperche en tombe accidentellement sur le sieur Joseph Roulier dit Boucher, beau-frère du capitaine, et le tue instantanément.Tout le monde en fut atterré.Le banquet n’eut pas lieu : les mets furent en grande partie envoyés chez les voisins et les pauvres.” Après la cession, il appert que les autorités .anglaises faisaient planter des mais à Caughnawaga et que cela fut une occasion de troubles en ou vers l’an 1794.Nous en trouvons la mention dans un volumineux mémoire (-) présenté à lord Dorchester par un groupe d’Iroquois.Dans ce document, certains Sauvages énumèrent les griefs qu’ils nourrissent contre leur commandant, ‘‘Guillaume Chevalier de Lorimier".Une de leurs plaintes se traduit ainsi : “que le roi ayant fait planter un may dans le village, les chefs l’auroient coupé et qu’ils en auroient planté un second." Et nous n'en savons pas plus long sur cet incident.A la plantation du mai devant la porte des seigneurs, des curés et des capitaines de milice, il faut joindre une variante qui pourrait avoir été inaugurée en Canada.Nous voulons parler de la plantation du mai sur la glace.(1) Val.XI.11.158 ; vol.XXVI.pp.154, 251.(2) Etude Uourassn, 24 juin 17P4. — 15-2 — Au dire des anciens, cette pratique curieuse consistait en ceci : lorsque la débâcle du Saint-Laurent ne s'était pas produite le 1er mai.à un point quelconque, les riverains prenaient prétexte de l’occurrence pour aller planter un mai.au milieu du fleuve et l’on célébrait l'événement "toujours mémorable" par des réjouissances bruyantes.Nous avons quelques dates à ce sujet.Le fameux Almanach
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