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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1923-06, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches IIisroitiut es VOL.XXIX qH'KBEt ’—IUIX 1923 Xo 6 LH NOM VALL1ERH DH SAINT-REAL HTAIT-IL AUTHENTIQUE ?On ;t bien glosé autrefois sur le nom Vallière de Saint-Réal.M.Aubert de Gaspé, qui avait connu intimement le juge Vallière de Saint-Réal, a écrit quelque part que l’éminent magistrat, par forfanterie ou par caprice, avait ajouté le nom apparemment noble de Saint-Réal à son nom roturier de Vallière.Le père ou les ancêtres du juge Vallière avaient-ils porté le nom de Saint-Réal ?Si non, où et quand Vallière avait-il pris ce nom ou titre de Saint-Réal ?Afin de répondre à ces questions nous avons dressé une petite généalogie de la famille du juge Vallière de Saint-Réal.Le premier Vallière de cette famille qui passa dans la Nouvelle-France, Pierre Vallière, était originaire de Saint-Pierre de Segonzac, évêché de Saintes.Il épousa à Québec, le 8 septembre 1O70, Anne Lagon, de Saint-Etienne du Mans, au Maine, et en eut huit enfants : 1 ° Pierre Vallière né à Québec le 4 octobre 1671.Décédé au même endroit le 15 octobre 1671.2 Marie-Anne Vallière née à Québec le 26 octobre 1672.Mariée à la Pointe-aux-Trembles, le 12 octobre 1693, à François Bouchard. 3 Pierre \ allière né à Quebec le 31 décembre 1673.Pc cmtinuateur de la lignée.4 Marie-Madeleine Vallière née à Québec le 7 avril 1(176.Mariée à la Pointe-aux-Trembles, le 20 juillet 1693.à Robert Petit.5 Rémi Vallière né à Québec le 24 février 1678.Marie à Saint-I'.tienne de ISeaum >nt, le 1S janvier 1701.à Catherine Cassé.6 Jean \ allière né à Québec le 24 février 6)78 et décédé au même endroit le 24 mars 1(178.7 Jean Vallière né à Québec le 2 décembre 1(170 Marié à Saint-Pierre de Pile d’Orléans, le 22 février 1700, à Claire Baucher, puis, au même endroit, le 7 novembre 1707, à Suzanne Marauda.8 Pierre Vallière (posthume) né à Québec le 1er novembre 1681.Marié à Québec, le 22 janvier 1705.à Marie-Anne Caillé.Pierre Vallière, né à Québec le 31 décembre 1673.s’établit à Saint-Augustin.11 épousa, dans cette paroisse, le 4 novembre 1(198, Marguerite Gaboury et en eut douze enfants: 1 Pierre Vallière né à Saint-Augustin en 1700.Marié à Siant-Vallier, le 28 janvier 1732, à Marguerite Allaire.2 Etienne Vallière né à Saint-Augustin le 4 février 1704, le continuateur de la lignée.3 Marie-Thérèse Vallière née à Saint-Augustin (baptisée à la Pointe-aux-Trembles) le 19 février 1707.Mariée le à Jean Gosselin ; 2e à Michel Pichet.4" Marguerite Vallière née à Québec le 8 octobre 1708.Mariée te à Pierre Dautour ; 2e à François Juneau.5 Antoine Vallière né à Saint-Augustin (baptisé à la Pointe-aux-Trembles) le 23 mars 1710.Marié à Longueuil, le 3 février 1733, à Marie-Suzanne Bottrhis.6 Joseph Vallière né à Saint-Augustin (baptisé à la Pointe-aux-Trembles) le 15 juillet 1711.Décédé au même endroit le 23 novembre 1739.7 Jean-Baptiste V allière né à Saint-Augustin (baptisé à la Pointe-aux-Trembles) le ter mai 1713.I,e continuateur de la lignée. 8° Marie-Charlotte Vallière née à Saint-Augustin le 11 mai 1718.9° Marie-Louise Vallière née à Saint-Augustin le 17 avril 1719.Mariée à Jean-Baptiste Amiot puis à Jean Caillé.10 Augustin Vallière né à Saint-Augustin le 17 mars 1721.11 Ursule Vallière née à Saint-Augustin le 3° avfil 1724.1 )écétlée au même endroit le 8 mai 1724.12 Marie-Agathe Vallière née à Québec le 19 août 1725.Mariée à Jean Carré.Jean-Baptiste Vallière né à Saint-Augustin le 1er mai I jï3, (baptisé à la Pointe-aux-Trembles) épousa au même endroit le 19 avril 1736 Marie-Françoise Dubeau et décéda à Sainte-Foy le 27 avril 1780.11 avait eu huit enfants ' 1 Marie-Françoise Vallière née à Saint-Augustin le II mai 1737.Décédée au même endroit le 26 mai 1737.2° Jean-Marie Vallière né à Saint-Augustin le 17 septembre 1738.Décédé au même endroit le 7 juin 1740.3 Jean-Philippe Vallière né à Saint-Augustin le 21 novembre 174°- 40 Marie-Anne Vallière née à Saint-Augustin le 18 juillet 1742., , 5’ Marie-Suzanne-Marguerite Vallière nee a Saint- Augustin le 16 mars 1744- .6° Marie-Louise Vallière née à Saint-Augustin le 24 juillet 1745.Décédée au même endroit le 26 juillet 1745.70 Jean-Baptiste Vallière né à Saint-Augustin en 1733.Décédé à Québec le 12 mars J753- 8e Jean-Baptiste Vallière né à Saint-Augustin en 1756.Le continuateur de la lignée.Jean-Baptiste Vallière né à Saint-Augustin en 1750.Il épousa à Québec, le 28 novembre 1780.Marguerite Corneil- lier._ De ce mariage naquirent : 1 Jean-Baptiste Vallière né à Québec le 4 mai 1781.2 Marguerite \ allière née en 17833 Elisabeth Vallière née en 1785.4 Joseph-Rémi Vallière né à Saint-Joseph de Carle-lon le 1er octobre 1787- ^ csl ju£c- 5 Charles Yallière né en 1791.9 Ciuillaume-Henri Yallière né en 1793.7 Pierre-Ignace Yallière né en 1795.X Daniase-Cléandre Yallière né en 1797.Ciiiidé par le Dictionnaire fjâncalot/iquc de Mgr Tanguay, nous avons relevé à peu près tous les actes de l’état civil relatifs aux \ allière.Pas un seul ne fait mention du nom de Saint-Réal.Nous avons consulté également bon nombre de pièces notariées qui ont rapport aux membres de cette famille.entr’autres le contrat de mariage de Jean-Baptiste Yalliè-re et de Marguerite Corneillier dit (irandchamp, père et mère du juge \ allière de Saint-Réal, reçu par le notaire Pin-guet le 26 novembre 17X0.Dans aucun de ces actes nous voyons le nom de Saint-Réal.Nous avons donc le droit de conclure qu'aucun des ancêtres canadiens du juge Yallière de Saint-Réal n’a porté le nom de Saint-Réal.Il nous reste à répondre à la question : Où et quand le juge \ allière a-t-il accolé à son nom celui de Saint-Réal ?Nous venons de voir que Joseph-Rémi Yallière était né a Carleton le 1er octobre 1787* Dès avant 179-1, le forgeron \ allière avait quitté Carleton puisque au recensement paroissial de Québec fait dans l’été de 1795 nous le trouvons installé avec sa famille au no _>i de la rue Sainte-Famille.Le recensement paroissial de Québec fait en 1798 nous fait sa' oii que Jean-Baptiste \ allière habitait 1 ancien évêché avec sa femme et ses cinq enfants.Dans le même automne de 1798, le comte de Puisaye et un certain nombre de royalistes français arrivaient au Canada a tin d’établir une colonie agricole à Windham, dans le J Taut-Canada.Le comte de I uisaye débarqua a Québec le 7 octobre 1798, mais il ne lit que passer dans la capitale.11 partit tout de suite pour sa destination.i ^ 9e lois tendu a Windham, M.de Puisaye s’aperçut qu il lui fallait des ouvriers canadiens pour l’aider dans son exploitation.Comme la saison était avancée, il attendit au printemps suivant pour faire venir à Windham la main-d’oeuvre dont il avait besoin. Le 23 avril 1799, John Blackwood, agent de M.de Pui-saye.engageait Jean-Baptiste Yallière et toute sa famille pour aller travailler à Windham.Nous donnons les parties principales du marché conclu ce jour-là : “Par devant les notaires publics en la province du Bas-Canada résidents à Québec soussignés furent présents le sieur Jean-Baptiste Yallière, maître forgeron, résidant en cette ville, sur les Remparts d'icelle, et Marguerite Corneil-lier, son épouse, de lui autorisée à l’effet des présentes, lesquels par icelles et de leur bon gré et volonté s’engagent et engagent aussi, Marguerite , âgée de seize ans ; Elizabeth, âgée de quatorze ans ; Joseph-Rémi, âgé de douze ans, Char-les-Aloire, âgé de huit ans ; Guil.-l lenrv, âgé de six ans ; Pierre-Ignace, âgé de quatre ans, et Damase-Cléandre.âgé de dix-sept mois, leurs enfants, à M.John Blackwood, Ecuier commissaire à paix pour Sa Majesté en le district de Quebec, à ce présent et acceptant pour M.le comte Joseph de Puisave.résident au lieu de Windham, près de York, en la Province du Haut Canada, pour travailler au dit lieu lorsqu’ils v seront rendus suivant leurs forces, adresse, et talent respectifs au dit sieur X'allière, à sa dite épouse et a leurs dits enfants, sans néanmoins que les plus petits, ou encore en besoin de soin de leur mère puissent en être séparés : et pour faire leur dit travail sous les ordres et directions de mon dit sieur de Puisave ou de telle autre personne le représentant et ce pour la période ou terme d’une .année de calendrier entière qui commencera du jour que le dit sieur John Blackwood, à l’ouverture de la navigation prochaine, leur fournira gratuitement pour eux, de passage convenable, par eau et des vivres suffisants et convenables aussi pour se rendre a Montréal, où il les adressera à Me McGill.Ecuier.commissaire à paix, etc., lequel leur fournira pendant leur séjour au dit lieu de Montréal, le logement et la nourriture honnête et convenable pour eux et leurs dits enfants ; et leur fournira en outre semblables vivres et voilure propres pour se rendre au dit lieu de Windham le plus tôt possible.Et rendus au dit lieu s’obligent y rester et travailler comme ci devant dit pendant la dite année ; pour quarante livres ou Pounds courant de la province du Bas-Canada pour le dit sieur \ allière en particulier.Et pour leurs dites deux filles et leur mère quatre piastres cl Espagne par mois pour chacune des trois pour tous les ouvrages de leur sexe à la campagne."Les autres susdits enfants seront nourris aux frais et dépens de M.de Puisayc et logés aussi, mais seront à ses ordres ou a ceux de son ou ses représentants."La dite dame \ alliére s’ohlige de veiller soigneusement eu son particulier a la conduite et au bon ordre des jeunes personnes qui monteront de Québec, et de Montréal au dit lieu de Windham ; et rendra compte de leur comportement a son arrivée à mon dit sieur de Puisave.Lien entendu que le présent accord et engagement n'aura lieu qu’autant que leur tille Elizabeth, et Joseph Rémi, leur tils, qui sont a Montréal, accompagneront leur dit père, et leur dite mère au dit lieu de W indham et y travailleront pendant la dite année comme dit ci-devant et auquel dit lieu de Windham mon dit sieur de Puisayc concédera aux dits \ allièrc et sa dite épouse un emplacement capable et assez étendu dans le bourg pour s'v établir s'ils le jugent à propos aux conditions qu’il imposera à d’autres concessionnaires.En considération duquel et présent engagement mon dit sieur Blackwood de compter et payer en avance des susdits salai-i es soixante douze piastres d Espagne aux dits sieur et dame Valière qui en sont demeurés satisfaits et contens et dont ils donnent ici quittance et décharge au dit sieur payeur et à tous autres de même (pie de huit autres piastres aussi d’Espagne (pie la dite \ alière a exige pour présent fut épingles ; quant au pavement du surplus des susdits salaires mon dit sietu de Puisayc les leur pavera ou fera payer à mesure quil iftii tn sci a dus.Ce (pie dessus pour etre execute respectivement par les parties a peine de tous dépens, dommages et intérêts contre la contravenantc en faveur de l'autre.Car ainsi, hait &a promettant &a obligeant & a Renonçant &a 1 ail a Quebec en 1 etude de Al.Dumas notaire ce vingt-troisième joui du mois d avril, après midi, 1 an mil sept cent quatre vingt dix-neuf ; et lecture faite le dit sieur Blackwood et la dite dame Valière ont signé avec les dits notaires et le dit \ alière de ce îequis a déclaré ne le scavoir et a tait sa marque d’une croix.” ( i ) (1) Acte- «le Alexandre lMini.is, notaire à Québec, -J.-! avril Au mois de juin Vallièrc et toute sa tamille étaient rendus à Windham.L’entreprise de M.de Puisaye ne fut pas un succès.Les nobles qui taxaient suixi ici retournèrent en Europe les uns après les autres.Lui-même s’embarqua pour l'Angleterre en i8o_\ Le forgeron Yallière décéda à Windham un peu axant le départ de M.de Puisaye, laissant sa femme et ses entants dans la misère.Madame \ al-üère avait une soeur a Quebec.Charlotte Corneillier dit Cîrandchamp, mariée au tonnelier Basile Amiot.Celui-ci, afin de soulager la veuve, lit revenir le jeune Joseph-Rémi Yallière à Quebec.C'est peu après, en 1802, que Mgr Plessis, encore curé de Québec, rencontra l'enfant et le prit sous sa protection.X'avons-nous pas le droit de présumer que c est son séjour à Windham qui engagea Joseph-Remi \ allière à anoblir son nom ?11 avait vécu là pendant une couple d’annees avec des personnages qui portaient de fort beaux noms.Le marquis de l’ttisave.le marquis de Saint-.'\ulaire.le comte et le vicomte de Chains, d'Allègre de Saint Tronc.Coster de Saint-Victor, de Marzeul.Quett m de Saint Georges.Boiton de Fougères, Lambert de la Richerie.de Farcy du Roseray, etc., etc., appartenaient tous à la noblesse et avaient, pour la plupart, leurs noms inscrits a 1 Armoiial de 1 tance.Quoiqu'il en soit.Yallière laissa 111er quelques années avant d’adopter le nom de Saint-Réal.Au commencement de l'année 1805.Mgr Plessis envoyait son protégé suivre les cours du séminaire de Quebec et c'est sous le nom seul de Yallière qu’il fut connu dans cette institution.Le -7 lexner 1807, Basile Amiot et sa femme, chargés du pouvoir spécial de la veuve Yallière, engageaient Joseph-Rémi Yallière.leur neveu, à Charles Thomas, avocat, en qualité de clerc et etudiant en droit jusqu’à l’àge de vingt et un ans révolus Le brevet de eléricaturc reçu par le notaire I etu porte la belle signature de l’étudiant : Rémy \ allière.L année suivante, le*'- octobre 1808.l'étudiant en droit devenu majeur, liasse un nouveau brevet, cette fois avec Edward B men.avocat et procureur général de Sa Majesté pour le Bas-Canada.Le brevet de cléricature est reçu par le meme notaire 1 e-tu et cette fois il porte la signature : J.-K.Yalhere.Quatre ans plu> tard, le 30 mai iXu.Joseph-Rémi Yallière est admis a la pratique du droit et sa commission d'avocat est au nom de Joseph-Rémi Yallière de Saint-Réal.Le 16 novembre de la même année, le jeune avocat épouse Louise Lézard de Champlain et l’acte de mariage declare que le marié est fds de leu Jean-Baptiste \ alliere de Saint-Réal.” Au bas de cet acte \ alliere signe de sa plus l>elle écriture 'Yallière de Saint-Réal.Nous croyons que c'est en i8u ou peu avant que Joseph-Rémi \ alliere adopta le nom de Yallière de Saint-Réal.-Votons, avant de terminer, qu'aux Archives du Canada.a ( >tta\va.on possède une copie de l’acte de naissance de Joseph-Rémi \ alliere certifiée par l'abbé Amiot le 1^ septembre 1X0P.Cette copie porte : "Joseph-Rémy, né du légitime mariage de Jean-Baptiste Vallières de St-Réal.” Ceci est un taux puisque le registre conservé à Saint-Joseph de Caileton dit simplement : "Joseph-Rémv, ne du légitime mariage de Jean-Baptiste Yallière.” QUESTIONS P.G.R.J’ai en ma possession une plaquette d'une douzaine de pagc> intitulée Expatriation acadienne due à la férocité des .hu/lais.L'auteur signe Dame A.Morel de la Durantaye.C et te dame était-elle canadien ne-française ?Je note qu’elle a publié une autre brochure à Chicago, en 1889, sous le titre Rcvicxc of the people of Evancjclinc with historical sketches of the present and future.liiblio .Jc‘ v"'s' (l;ms tm ouvrage récemment publié qu'un certain nombre de ceux qui lurent jetés en prison par le gouver-îKiii 1 laldimand le poursuivirent, après leur mise en liberté, il qui les tiibiinaux leur donnèrent gain de cause.|e serais cuiieux de connaître les noms de ceux qui poursuivirent le général I laldimand et obtinrent gain de cause devant les tribunaux civils.\ ]> q A quelle année remonte 1 établissement des pêcheries de la Gaspésie par les trères Robin ?Gaspé. NOMS DK Rl'KS.LOCAUTKS.ETC., DANS T.A RKC.ION DK MOX TRI'.AI.K K iianc.au m.s 11 Ait i IA nts—Voici un ternie et surtout une construction dans lequel Jacques Tessier-Lavigne se plaint que son Ids Antoine s’en allait au bois sur les deux heures de l’après-midi, certain jour, lorsqu'il fut rencontré, à la porte neuve de cette ville, autrement dit la porte de la c/ùé-rite du diable, par un nommé L’Epine, domestique des Soeurs de la Congrégation.Sans raison, "le dit L’Epine se mit à battre la cavale du requérant conduite par son fils.” Celui-ci demanda à L’Epine : "D où vient que tu bats ma cavale, que t’a-t-elle faite ?” Pour toute réponse L'Epine tourna sa furie sur le jeune Tcs-siu el le tiappa à son tour.Et la plainte continue.Essayons de localiser 1 endroit.Le document nous ap-piend qu on s en allait au bois, vers le chemin Sainte-Cathe-î ine.et qu à la sortie de la porte on descendait une côte.Il don s agir d’une porte pratiquée dans l’enceinte de pieus qui, a cette époque longeait la ville, au nord de la rue Saint-Jacques.En examinant les plans il nous paraît que ce devait etre une porte sise sur la ligne de la rue Saint-Laurent ou de la rue Saint-Gabriel.On sait que la palissade fut remplacée quelques années après par un mur de pierre.E.-Z.Massicottf, QUESTION Est-il établi qu’en 1763 le gouvernement de la Grande-retagne ottiii à William Pitt la charge de gouverneur-°ié-neral du Canada ?' ’ a n — i;i — NOS PREMIERS DEKRICHEURS Si on consulte le recensement de 16X1, on constate que tous ou presque tous les habitants ont un fusil.On voit même des familles composées du père, de la mère et de deux ou trois jeunes enfants posséder deux et trois fusils.Cette constatation amène feu le juge Desire Girouard à écrire : "Le fusil leur servait encore plus pour défendre leur vie • pie pour tuer le gibier et la bête fauve.M.de C atalogne ia-contc qu’au massacre de Lacbine un seul habitant axait îetis-si à défendre sa maison, et qu’une femme, avec un fusil qui n'était pas chargé et qu'elle couchait en joue de temps en temps, fit peur aux Sauvages qui la poursuivaient et réussit de cette façon à protéger sa mère et elle-même jusqu’au fort Rémy., .“Ces actes d’héroïsme ne sont pas isolés : c’est l’histoire de tous les habitants de ces temps héroïques."Tous ont abattu la forêt et tiré les premiers sillons de charrue, le fusil à la main.La moindre négligence ou imprudence à cet égard était à peine de mort.Exemples : ce pauvre Jean de Saint-Père, Nicolas Godé, son beau-pere, et Jacques Noël travaillant sans armes à la toiture d’une maison et recevant une balle de Sauvages qu ils avaient invites juillet dernier, réunir eu province ecclésiastique les quatre diocèses du Canada, sous le titre de province métropolitaine de Québec, et, nonobstant notre indignité nous en établir le chef, avec le titre d'archevêque, entions < mmant pour sutlragants nos vénérables frères les évêques de .Montreal, de Kingston et de Toronto.Le Saint-Père a daiqne en meme temps nous accorder, comme marque de noie nouvelle dignité, le “pallium”, qui vient de nous être re-n,,s snlt’n”clleinent.dans n )tre cathédrale, par un de nos di-8,u‘s suifragants.Monseigneur l’évêque de Montréal".P.G.K.h.\( fl.bS.d.1( ) Gu trouverais-je des renseignements biographiques sur .e suisse Genevay qui tut secrétaire du gouverneur 1 laldi-11,111(1 (.enevay est-il mort au Canada ?Où ?Quand ?~ X.X Mathieu Sagean dont Margry a publié une copieuse re- at,;*n aiV,on,5 * «es Découvertes était-il Français ou t .madien r Ou trouverais-je des notes biographiques sur cet aventurier 1 i ^ I ,aC. K ES TIMMRES-W >STE CANADIENS Avant l8f>7, chacunv des provinces qui entrèrent aim -dans la Confederation canadienne axait son timhrc-]>osn particulier.Ka première emission de timbres-poste an Canada tut laite en 1X51.Kile consistait en trois timbres : trois pence, six pences et douze pence.M.Raoul Renault décrit ainsi chacun de ces timbres."Ke trois pence était rouge.rouge brun et rouge vif.Il représentait un castor surmonté d'une couronne et des lettres \.R.le tout loge dans un ovale horizontal autour duquel étaient inscrits les mots “Canada Postage" au haut, et “Three pence" au bas.avec le chiffre "3" dans chaque coin."Kè six pence était lilas, violet foncé et noir.Il représentait le prince Albert dans un ovale perpendiculaire autour duquel "on lisait : "Canada Postage"’ au-dessus, et "Six pence" au-dessous, avec le chiffre “f>" dans chaque coin."Ke U pence, le plus rare de tous les timbres canadiens, était noir.Il représentait la reine Victoria dans un ovale perpendiculaire, avec l’inscription "Canada Postage" et “Twelve Pence , et le chiffre "u" dans chaque coin.A venir jusqu’à 1885 ou i8(X(>, ce dernier timbre était considéré comme une pièce falsifiée par un grand nombre de collectionneurs, mais on a acquis depuis la certitude de son authenticité.” Ht M.Renault donnait comme meilleure preuve de l’authenticité du timbre de douze pence le prix exorbitant auquel il st.vend.En effet, ce timbre s’est vendu, neuf, $f>œ et, oblitéré, S500.C’est un joli denier pour un petit papier qui couvre à peine le pouce ! En 1855, deux nouveaux timbres furent émis : le '¦ î penny et le dix pence.En 1857, le timbre de / V_.pence fut lancé dans le public.En 1859, le changement dans la dénomination de l’argent nous valut cinq nouveaux timbres : 10.le un cent in, pour remplacer le Vj penny ; Jo.le cinq centins, pour remplacer le trois pence ; 30.le dix centins pour remplacer le six pence ; 40.le douze centins et demi pour remplacer le sept pence ; 50.le dix-sept centins pour remplacer le douze pence. En 1864, un timbre de deux centins fut émis.En iXfhS.avait lieu la première émission de timbres-poste faite par la Confédération canadienne.Elle comprenait sept dénominations : io.]A centin ; 20.un centin ; 30.deux centins ; 40.trois centins ; 50.six centins ; 60.douze centins et demi ; 70.quinze centins.Ces timbres étaient uniformes quant au dessin.La couleur variait pour chaque dénomination.Ils représentaient la 1 eme \ ictoria avec, au-dessus du portrait, dans un cercle, Canada Postage ; au bas le mot “cents” «avec la valeur de chaque coté en chiffres.Les timbres de un centin et de trois centins avaient de plus les chiffres “1 et “3” aux deux coins supérieurs.Depuis, de nombreuses émissions de timbres-poste canadiens ont été faites.(1 ) ¦POUR SON ALMA MATER C eux qui ont passé par les collèges classiques conservent-ils, une fois rendus dans le monde, le souvenir de leur Alma Mater : Combien pensent à lui rendre une petite partie de la dette de reconnaissance qu'ils lui doivent ?Sir Georges-Etienne Cartier, qui avait fait ses études classiques au petit séminaire de Montréal, n’oublia jamais ce qu'il devait à cette institution.Il la défendit en plusieurs occasions et malgré ses nombreuses occupations d’homme public il la visita plusieurs fois.M.l’abbé Olivier Maurault, dans son livre Le petit séminaire de Montréal, nous apprend que dans l'une de ses visites, sir Georges-Etienne Cartier avait revêtu la redingote d tisage et la casquette.A son grand désappointement, il n avait pas pu retrouver son ceinturon bleu.QUESTION Quel est ce docteur Morrison qui subit un procès pour haute trahison, à Toronto, en 1838 ?A.G.( 1 ) Unniil Koiault, Le Courrier du livre, vol.11, p.S4. - 183 - UNE CHANSON HISTORIQUE: LA HAT AILLE DE CARILLON Un jeune journaliste de Québec, nommé Llwiiin, me chanta, en i88(>, une intéressante chanson historique dont il ne savait que trois couplets, sur les cinq ou six u mariage de Jacques Crémazy et de Josette LeBreton naquit, le 14 octobre 1786, un (ils qui porta également le prénom de Jacques.Celui-ci épousa, en 1807, Marie-Anne Mi-\iHe.Le mariage eut lieu dans l’église de Charlesbourg parce que la mar.ee était la nièce de M.l’abbé Derome, qui tut cure de cette paroisse de 178(1 à 1808. C’est de ce dernier mariage que naquirent Jacques Cre-mazie, décédé recorder de Québec et professeur à l'université Laval ; Octave, notre poète national : et Joseph, libraire.Octave Crémazie naquit à Quebec le t avril iK-iy.11 fut baptisé sous les prénoms de Claude-JosephOlivier.Ce ne fut qu'après son baptême que madame Crémazie.(|ui partageait l’admiration de ses contemporains pour Mgr l’iessis, voulut qu’il portât le nom de baptême de ce grand prélat, et qu’il s’appelât Octave.Jacques Crémazie.recorder de la cité de (Juébec, ne se maria pas.Il en fut de même pour Octave.Joseph Cretna-zie, le libraire, épousa aux Trois-Rivières, le 17 juin 185K, Marie-Luce Devault, mais il ne laissa pas d'enfants.La famille Crémazie est donc éteinte au Canada.11 11’en est pas de même de son souvenir, qui vivra tant qu’il y aura des Canadiens-Français pour lire et admirer les écrits d'Octave Crémazie.car Il nous faut quelque chose en cette triste vie, Qui nous parlant de Dieu, d’art et de poésie, Nous élève au-dessus de la réalité.Quelques sons plus touchants dont la douce harmonie, Echo pur et lointain de la lyre infini.Transporte notre esprit dans 1 idéalité.P.G.R.QUESTIONS La fameuse proclamation du comte d Kstaing aux "Canadiens et aux Sauvages .lors de la Revolution Amcii-caine, fut-elle répandue dans les paroisses du district de Quebec ?Quelques-uns de nos musées possèdent ils des exemplaires de ces proclamations 1 Any.A.Où trouverais-je-des renseignements sur une distilleiie pour le rhum établie â Quebec vers ijt") .' Quel.Sous quel nom désigne-t-on aujourd hui le capillaire du Canada bien connu de nos ancêtres ' G.D. KEPONSES Le Brayet (XXIX, p.47).—On a relevé les mots “une paire de mitasses et un brayet" dans un acte notarié de 1741 et l'on demande ce qu'il faut entendre par braxct.Il est difficile d’attribuer à ce terme le sens qu'il a dans notre parler populaire, celui de caleçon de bain.Et pour une raison péremptoire : d'après ce que rapporte Eranklin.dans •v,n dictionnaire des arts, métiers et professions, il semble que le caleçon de bain était inconnu en France au milieu du W l lle siècle.1! faut donc se rebattre sur les lexiques de ancienne langue, puisque le mot brayet (subst.niasc.) ne se trouve pas dans les dictionnaires de la langue moderne.Brayet, subst.niasc., ne se trouve que dans le (ilossaire le la lani/ue romane de Roquefort : il signifie : caleçon, culotte.Mais on trouve braver, subst.niasc.dans tous les lexiques de 1 ancien français ; il a le sens de : culotte ou haut-de-chausses.ceinture portée au-dessus de la culotte, cordon à coulisse au moyen duquel les braies ou culottes se fixaient sur ;es hanches.Et dans l’ancienne langue, on disait des femmes maîtresses au logis que.dans le ménage, elles portaient le 'loyer, comme on dit aujourd hui qu elles portent la culotte.Broyer, dans le texte de 1741.désigne-t-il une culotte, un caleçon ou une ceinture ' 11 est difficile de le dire.J’incli-.ici ais cependant a lui donner le sens de culotte ; et pour trois raisons : d abord, parce que la ceinture n’avait peut-être pas assez d importance pour faire l’objet d’une stipulation dans un acte notai ié : deuxièmement, parce que si l’on donne à mitasse le sens de guêtres de peau de chevreuil, la culotte for-mu ait en quelque sorte un tout avec les mitasses ; enfin, parce que la .Mère Marie de l’Incarnation, dans une lettre adressée à son fils, employait le mot broyer pour désigner .e vêtement que les sauvages portaient autour des hanches ( \ .Letties, I.p.-04).( )r, broyer et brayet se prononçaient probablement de la même façon à cette époque.X"écrivait-on pas en h rance det pour dé (à jouer) ?L.-P.Gkoi i-iuon — i»7 Les exécutions capitales et les charretiers de Québec (XXIX, p.3.)—Sous le régime français, le peuple voyait les executions capitales d'un très mauvais oeil.Même pour les executions “en effigie", les autorités de la colonie, qui payaient pourtant assez généreusement, obtenaient très difficilement des ouvriers, charretiers, etc., l'aide dont elles avaient besoin.Le j(> novembre 1705.l'intendant Katulot émettait 1 ordonnance suivante : “Ayant été informé que quelques particuliers charretiers de cette ville (Québec) ont fait refus au sieur de Saint-Simon.prévôt de la maréchaussée de ce pays et charge de nos ordres, de fournir leurs charrois pour transporter toutes les choses nécessaires pour les exécutions de justice, nous ordonnons aux dits charretiers qui seront requis pat >e dit siem de Saint-Simon de marcher incessamment avec leurs charrois sur peine d'etre déchus de faire aucuns charrois dan-' la ville et à peine de 100 livres d'amende et par corps.” Cette ordonnance de l'intendant Kaudot.ma.gré sa '.vérité, n’eut pas un gros effet.Moins de trois ans plus tard, i; était obligé de revenir sur le même sujet.1 )isons a quelle occasion.Le 5 avril 1708, ou trouvait dans une habitation abandonnée cîe la cote Saint-Michel, près de Quebec, pendu a une poutre, le cadavre d’un nommé Guérin, homme sans aveu, sans domicile et mendiant sa vie de cote en cote.Le 13 aviil suivant, la Prévôté de Québec déclarait Guérin dûment atteint et convaincu de s'être défait et homicide soi-même, s'étant pendu et étranglé.Pour réparation, la 1 revoté 01 donnait que la mémoire de Guérin demeurerait condamnée, éteinte et supprimée à perpétuité et que son cadavre serait attaché par l’exécuteur de la haute justice au denièie d un tonneau et traîné la tête en bas et la face contie tei re p.u les rues de Québec jusqu’à la place de la basse-ville où il sciait pendu par les pieds a une potence qui pour cet.effet sciait dressée au dit lieu, et après qu il y aurait demeuté vingt-quatre heures jeté à la voierie.Jean Oger, huissier, curateur nommé d office au cadavre de Gfiérin.appela immédiatement de cette sentence au Conseil Supérieur.Celui-ci.le 16 avril 1708, mettait l'ap- pollution au néant, mais condamnait seulement le cadavre de < >uérin a être privé de la sépulture ecclésiastique et à être jeté à la voierie.l’our conduire le cadavre de Guérin à la voierie il fallait un ihe\ al et un charretier.( )r, aucun des charretiers de Ou choc ne voulut consentir à accomplir cette triste besogne.M.Baudot.(jui était encore intendant de la colonie, n’était pas homme a son laisser imposer même par les charretiers do Québec.11 assembla tous les charretiers de la ville et les lit tirer au sort pour savoir lequel d’entre eux fournirait un cheval attelé pour transporter le cadavre de Guérin à la voierie.L'histoire ne nous a pas conservé le nom du charretier qui tira le mauvais numéro.M.Kaudot profita de l’occasion pour régler de nouveau le charrois des cadavres des suppliciés.Le iX avril 17°^ '1 décidait qu’a l’avenir les charretiers tireraient au sort, a chaque exécution capitale, pour fournir le cheval Hérissa ne au tiansport du cadavre a la voierie.Ceux sur qui le sort serait déjà tombé étaient exemptés du charrois aussi longtemps que tous leurs confrères n’v auraient pas passé.-M.Kaudot, pour récompenser les charretiers de la tâche disagi éahle qu il leur imposait, leur donna, par la même occasion.le monopole du voiturage à Québec.Il faisait défense.aux particuliers de Québec et des cotes environnantes de t.ini a i a\enit du vottitracjc dans la ville pour autrui à peine de cinquante livres d amende et de la confiscation de leurs haï nais et chevaux.De plus, M.kaudot faisait défense à qui que ce soit de faire aucun reproche a ce sujet aux charretiers à peine de cinquante livres d’amende.Cette amende itait applicable moitié aux Soeurs de la Congrégation établies a Québec et moitié.au charretier qui aurait reçu le dit reproche.Comme on le voit, l’intendant kaudot était un homme à compensations.p q p Spanish dollar and Halifax currency ( \ \ 1 X p yq )_Tra- de which, from early times in the British Nortl/American colonies, had suffered from an insufficiency of currency, was still further hampered, during the latter half of the eigh- teenth century, by the almost total cessation of the coinage, of silver at the Royal Mint.( i ) While this scarcity prevailed in the north there was abundance in the south, through the wonderful activity of mints in Spanish America ( 2).and some of this abundance found its way north ward.This Spanish coinage, mainly dollars, so came to be the prevailing currencv in the British Colonies, and so influenced the circulation that the dollar, in a manner, came to be considered the unit rather than the pound, while many transactions, entered into by the government as well as by individuals were expressed in "Spanish milled dollars.1 lie dollar too was divided into so many shillings and these shillings, although still calculated as twenty to the pound, were based not on the pound sterling but on a standard known as the pound currency.Thus the pound in the colonies was reduced to meet the altered circumstances.The number of the shillings to the dollar varied in the different Colonies ; : for in Massachusetts it was six, in Pennsylvania seven and a half and in New-York eight.In Nova Scotia, after it came under British Rule, a different standard still was adopted, which from the capital of the province, was called "Halifax Currency.By this currency the dollar was divided into live shillings and ten sixpences which gave it an approach to the decimal system.When this standard was first adopted the dollar was worth four shillings and sixpence sterling; on which rate was based the old par of exchange.But Halifax currency followed the declive in value of the dollar until it was finally fixed it^ 1837 bv the virtual adoption of the gold standard in the United States.Then par of exchange, which had been advanced from time to time, was finally settled at nine and a halt, the present rate._ _ , After the revolt of the thirteen colonies, Halifax currency was extended to the old Province of Quebec where, by
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