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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1923-09, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXIX X.-I).DE LEVIS—SEPTEMBRE 1923 No 9 LE SITE DU FORT DE JACQUES CARTIER SUR LES BORDS DE LA RIVIERE LAI R ET, A QUEBEC Le 19 mai 1535, Jacques Cartier partait de Saint-Malo pour son deuxième voyage d’exploration dans la Nouvelle-France.L’expédition était composée de trois navires : la Grande-Hermine, la Petite-Hermine et Wlltnérillon.Le 8 septembre suivant, la flottille arrivait au bas de File d’Orléans.Ce jour-là, Cartier eut l’honneur de recevoir à son bord la visite du chef sauvage Donnacona.A la suite de cette entrevue, qui fut très cordiale, Cartier laissa ses navires à l'ancre au pied de File d’Orléans et partit dans une barque pour visiter les domaines du chef Donnacona Lisons sa première description de la rade de Québec : “Et fit le dit capitaine apprêter ses barques pour passer outre, et aller avant le dit fleuve avec le flot, pour chercher havre et lieu de sauveté pour mettre les navires, et fûmes outre le dit fleuve environ dix lieues côtoyant la dite ile.Et au bord (bout) d’icelle trouvâmes un affourq d’eau fort beau et plaisant.Auquel lieu il y a une petite rivière et havre de barre marinant de deux à trois brasses que trouvâmes lieu à nous propice pour mettre nos dits navires à sauveté.Nous nommâmes le dit lieu Sainte-Croix, parce que le dit jour y arrivâmes.” C’est dans cette rivière Sainte-Croix que les Sauvages n< minaient Cabir-Couhat, et »jni est aujourd’hui connue sous le nom de rivière Saint-Charles, que Cartier lit entier ses navires le it> septembre 1535.Ils s’y engagèrent à mer haute et jetèrent l'ancre au confluent de la rivière Sainte-Croix avec la rivière ou plutôt le ruisseau Lairet.La saison était si avancée que le capitaine malouin avait décidé de passer l'hiver au pays.Les trois vaisseaux furent échoués sur la bntture et on construisit un petit fort sur le bord du ruisseau Lairet qu'on entoura d'une palissade de pieux pour se protéger contre les Sauvages au cas où les enfants des bois changeraient de dis-P1 isitions.Cartier et ses hommes eurent beaucoup à souffrir pendant l’hiver de 1535-153Ô Le scorbut lit beaucoup de ravages parmi eux.Sur les cent dix-neuf hommes qui composaient les équipages des trois navires, près de cent furent atteints par le fléau et vingt-cinq en moururent.La débâcle dans la rivière Saint-Charles eut lieu le 16 avril 1536.Cartier, qui avait hâte de retourner en France, lit immédiatement commencer les préparatifs de départ.Le ô mai 1536, la Grande-Hermine et Yllnicrillou sortaient de la rivière Saint-Charles et partaient pour la France.Faute de bras pour la manoeuvrer, Cartier avait dû abandonner la l'etile-llernnne a 1 endroit 011 elle avait passé l'hiver.Le petit fort bâti par Jacques Cartier fut, si l’on peut s'exprimer ainsi, l’embryon de la ville de Québec.Il serait donc fort intéressant de connaître l’emplacement précis de cette construction.Tout ce qu’on sait c’est qu’il était près du ruisseau Lairet.Etait-il situé sur la rive gauche ou la rive droite ?Mystère.C artier, dans sa Relation, ne nous donne aucune précision pour répondre à cette question.Champlain flit bien dans ses l’oyat/es, parlant de la rivière Sainte-Croix ou Saint-Charles : Je tiens que c est dans cette rivière le lieu ou Jacques Cartier hiverna.11 y a encore le fondement et apparence d’y avoir eu des fossés autour de leur logement qui était petit. — 259 — Xnus trouvâmes aussi de grandes pièces de bois équarris et vermoulus et quelques trois ou quatre balles de canon.” Citu intuimation de Champlain, on le comprend ne permet pas de fixer de façon précise le site du fort élevé par Jacques Cartier.l'l1, ¦',°n trouvait- enfouie dans la vase du ruisseau Mint-.Michel, la coque d’un vieux navire Les savants prétendirent tout de suite (pie c’était là la Petite-Hermine aban-( "inné l>ai t aitiei.I ne partie des débris de ce vaisseau fut envoyée a Saint-Malo où une commission d’archéologues, api es les avoir examinés, déclara que ce navire pouvait bien, en effet, remonter à l’époque de Cartier.Aujourd hui, on est plus exigeant sur les preuves historiques, et la plupart des connaisseurs ne croient pas que les débris trouvés en 1843 appartenaient à la Pctite-Hcrminc de Cartier.(1) P.-G.R.LA CATHEDRALE DE QUEBEC EN 1720 Le Père Jésuite de Charlevoix, qui visita Québec en 1720.ne lut guère impressionné par la cathédrale.* Dans sa tioisieme lettre a la duchesse de Lesdiguières, datée de Québec, le 28 octobre 1720, il écrit : La cathédiale 11e serait pas une belle paroisse dans un des plus petits bourgs de France ; jugez si elle mérite d’être e siege du seul évêché qui soit dans tout l’empire français de 1 Amérique, beaucoup plus étendu que n’a jamais été celui des Romains.Son architecture, son choeur, son grand’autel, sts chapelles sentent tout-a-fait 1 église de campagne.Ce qu’elle a de plus passable est une tour fort haute, solidement bâtie, et qui de loin a quelque apparence.” ( 2) .1 # iEr omMiUw tiw jivanta-,, sur ce point d'histoire le livre de feu M.V-h.Dionne.La Petite-Hermine de Jacques Cartier., Q' ,le Qinrlovoix.Journal d’un voyage fait par ordre du roi dans I Amérique septentrionale, tonie troisième, p.Ta. L'ESCRIME ET LES MAITRES D’ARMES A MONTREAL Sans aucun cloute, l’escrime à l’arme blanche fut en vogue dès les premiers temps de la colonie, puisque tous les militaires et les fonctionnaires portaient l’épée.Même les marchands ainsi que les bourgeois voulurent suivre la mode.Il en résulta de tels abus que les autorités se virent obligées de leur défendre le port des armes offensives et défensives en 1720(1), mais cette loi ne fut pas toujours appliquée avec rigueur.A de si nombreux adeptes il fallait des maîtres.Dans les troupes, évidemment, chaque compagnie avait son instructeur attitré ; mais pour les civils, il dut y avoir des professeurs privés.Comment expliquer alors que nous n’ayons trouvé jusqu’à présent qu’une seule mention d’un individu enseignant le maniement de l’épée avant 1760 ?Et cette mention remonte loin, car c'est clans un document judiciaire du 7 mars 1683 que l’on peut lire ceci : “Alexandre Turpin (rendant témoignage déclare qu’il est) le premier maître d’armes de ce pays du Canada.” Eaudrait-il croire que les civils recouraient aux militaires et que le professorat seul ne faisait pas vivre son homme, à une époque où l’art de tirer de l’épée était considéré comme une culture physique nécessaire, ou encore comme le complément d’une bonne éducation.Donc il y a d’autres raisons que nous saurons un jour.En attendant et faute de mieux, force nous est de passer au régime anglais.Il s’offre à nous avec une anecdote dramatique qu’a recueilli notre distingué annaliste, Benjamin Suite : “Après la signature de la capitulation de Montréal, le 8 septembre 1760, les troupes françaises furent embarquées pour retourner clans leur patrie ; mais les soldats qui optèrent en faveur de la colonie, eurent la permission d’y demeurer.L’un de ces derniers, Joseph Montferrand, se fixa à Montréal et y ouvrit une salle d’escrime qui fut bientôt très (1) Ordonm.du juillet 17:10.enregistrée il Québec le C.'l sep- tembre 1721, Bulletin des Recherches Historiques, 11>02, p.18. trequentee.La taille imposante, la force herculéenne, l'adresse de ce maître d armes le mirent en réputation.La légende rapporte que, célébrant le premier jour de l’année en nombreuse compagnie, à l’hôtel des Trois-Rois il s’éleva une miel elle entre lui et plusieurs convives.Les épées sortirent du fourreau.On était encore si près de la guerre de sept ans que la ral?lere et le fleuret étaient bien portés.Les militaires anglais voulurent contraindre Montferrand à se tenir tranquille.11 les chargea avec fureur et fit maison nette.(i) Où M.Suite a-t-il puisé cette anecdote?Il ne le dit pas.Y avait-il une auberge des Trois-Rois au i8e siècle ?Je nai pu encore constater l’existence de cette hôtellerie fameuse avant le 19e siècle.D ailleurs, dans une note ultérieure a son ouvrage sur le fameux Montferrand, M.Suite corrige quelque peu son premier récit.11 fixe l’arrivée de François Montferrand, à Montréal, à 1775 et ce serait alors qu il tint une salle d’armes très fréquentée.Tous ces renseignements sont d’origine traditionnelle et pai tant invérifiables, mais 1 anecdote a belle allure, elle est flatteuse, elle mériterait d’être vraie—si elle ne l’était pas— gardons-nous d’y toucher.Ce qui est bien certain, c’est que l’escrime fut en faveur, à Montréal, tant qu’il y eut des troupes anglaises en garnison, c’est-à-dire jusqu’en 1867, mais les maîtres d’armes, pendant longtemps, furent saxons, écossais ou irlandais.Cependant, il y en eut d’autres.Ainsi, la Minerve du 17 janvier 1857 contient l’annonce suivante : “M.Napoléon Delcourt, ex-sous-officier de la garde royale belge, mai» tre d’armes, débutera par un assaut le lendemain, à" la salle de M.McDonald, 227 rue Notre-Dame ” Dans le même journal, à la date du 28 novembre 1873, on lit que le Casino de Montréal, 31 rue Cotté, demande un maître d’armes.Rappelons que c’est à cet endroit que se fit connaître et apprécier le fameux Guillemin, un tireur très habile, puis \ ictor (Undone, un escrimeur italien, qui devint ensuite aubergiste, rue Saint-Jacques, enfin Combe, qui eut une salle d’armes côte Saint-Lambert, puis rue Notre-Dame, près du (1) Benjamin Suite, Histoire de Jos.Montferrand. square Dalhousie.Vers le même temps on parle encore cl un nommé Vandamme qui fit école.Tous ces noms indiquent que l'escrime était estimée et nous en avons une autre preuve.Un entrefilet de la Minerve du lundi, 31 mars 1879, rend compte de la fondation, le samedi précédent, d'un Club d’escrime qui réunit la jeunesse distinguée de Montréal.Le président du cercle était M.Alfred Larocque, frère du chevalier Larocque, et zouave pontifical, le vice-président, Frédéric de Bartzch Monk, avocat, qui plus tard joua un rôle dans la politique canadienne.Le secrétaire était M.J.-J.Beauchamp, avocat, encore vivant et maintenant rédacteur des Rapports Judiciaires ; enfin, on nommait encore le recorder de Montiguiy, le docteur Glo-bensky et M.Octavien Rolland.Moins de trois ans après on assistera à l’ouverture d'une salle d’armes dont le fondateur fut quelqu’un.Il se nommait David Legault.Né en 1855, il partit pour l’Angleterre vers 0871 et séjourna quelque temps à Londres où il fit connaissance d’un fameux maître d’armes français Pons aîné, qui lui enseigna le fleuret et le nomma prévôt.De retour au Canada, M.Legault organisa son école vers 1882, dans la salle du club Cartier.Pendant une décade, ce local devint le rendez-vous des amateurs du sport de l’escrime.De nombreuses soirées y furent données auxquelles étaient conviée la meilleure société et c’était spectacle attrayant de voir évoluer ces jeunes gens en costume blanc, de suivre la voltige de leurs fleurets durant ces assauts cpti exigent autant de souplesse que de sang-froid.M.Legault acquit là un renom qui le porta un jour au poste de surintendant de la police de Montréal où, cependant, il 11e se maintint que trois années.Après une carrière météorique, M.Legault s’effaça et lorsqu’il mouint.le 18 octobre 191 1.il était oublié du grand public Avec lui on enterra l’escrime, car les maîtres d’armes qu'il avait créés n’héritèrent ni de son activité ni de son enthousiasme.D’ailleurs, la boxe, le base-bail, la crosse, le hockey s'étaient emparés des esprits et, hors les universités anglaises, où est-il maintenant question du brillant exercice du fleuret ?Toutefois, si l’art de l’escrime est en décadence ou relégué dans l’oubli à Montréal, sinon dans le Canada, il n’en eht i,as ainsi en Europe.Et le grand périodique illustré Sphere publiait, dans son numéro du 31 mars iqj}, un article on ne peut plus élogieux sur le champion amateur actuel de I esci inie, un Français, Lucien Gaudin, n jeu élégant, solide et sans faute d aucune sorte qu'ils l’ont surnommé Vincomparable Caitdin.K.-Z.MASSICOTTtC MGR ALEX AN I )R K-A NTONIN TACHE A propos du centième anniversaire de la naissance de Mgr Alexandre-Antonin Taché, archevêque de Saint-Moni-face, le Père Rodrigue Villeneuve.O.M.1., écrit dans les Cloches de Saint-Boniface : “Qu’on ne se figure point en Mgr Taché un simple et pauvre évêque des Sauvages.Il le fut, certes, comme le plus magnanime.Vais il fut autre chose aussi Politique aux vues aussi fermes que larges, pacificateur sage et loyal, poussant avec autant de force que de prurience l’organisation et la colonisation des territoires, défenseur irréductible des droits de l’Eglise et de la patrie, intrépide apôtre surtout de l’école catholique outrageusement attaquée pirs abattue par 1 orangiisme et 1 étroitesse des gouvernants, sa carrière est celle des plus grands Pontifes que nous avons eus ; elle s apparente a la carrière des plus illustres évêques de l'antiquité chrétienne.Le parallèle serait intéressant de l’opposer à la vie de l’éminent et vertueux Mgr de Laval, si justement célébré."Et l’on pourrait bien ajouter le charme de l’orateur, le style remarquable de l’écrivain, la force du polémiste, l'érudition du savant, la prudence de l’administrateur, pour marquer à la hate quelques-uns des caractères qui le signalent à 1 admiration de ses compatriotes, et qui méritent que son nom passe à l’histoire et ses vertus à la postérité." LA FAMILLE ARCHAMBAULT La famille Archambault compte parmi les plus anciennes et les plus honorables du Canada : "Elle a pour unique souche Jacques Archambault venu de France, avec sa famille, dans le cours de l’année 1645.11 était originaire du villa- ge de Donipierre-sur-mer, en Aunis, France (1).” Jacques Archambault est mentionné plusieurs fois dans Y Histoire de la Colonie française en Canada (2).Sur l’ordre de M.de Maisonneuve, il creuse le premier puits de l'ile de Montréal (3).Avec Urbain Tessier dit Lavigne, son gendre, et François Bailly, qui s’étaient, comme lui.“distingués dans plusieurs faits d’armes,” il est chargé de la défense d'une des redoutes destinées à protéger les colons dans leurs travaux ; celle de l’Enfant-Jésus (4).En 1672.on le voit parmi les notables, élisant un syndic, sous la présidence du juge, M.d’Ailleboust (5).Denis, l’aîné des fils de Jacques Archambault (6).est un des trois braves qui, le 6 mai 1651, exposent leur vie pour secourir Catherine Mercier, prisonnière des Iroquois (7).Le 26 juillet, avec quinze autres soldats, il défend l’hôpital contre deux cents Iroquois, sous les ordres de Lambert Clos-se, et signale sa valeur dans cette “défense des plus vigoureuses", qui dura depuis six heures du matin jusqu'à six heures du soir.Dans cette glorieuse action, Denis Archambault, mettant le feu pour la troisième fois à un canon de fonte, “fut tué sur le coup par un éclat de cette pièce qui creva et tua beaucoup d ennemis (8)’’.Ce brave a donc rougi de son sang le sol de la patrie, martyr du duel qui se livra alors entre la civilisation et la barbarie, entre la foi et le paganisme (9).” ( I ) Arbre généalogique de lu famille Archambault..72.(-> Petit-fils de Jacques et fils de Laurent.(¦'O O.il.Ire du premier seigneur, Antoine i’écaudv d.Contrecoeur (Il Archives seigneuriales de Saint-Antoine.(5) Cousin de mère Marie-Livier, frère des sueurs M -Christine r raneots de Horgia.M.-Kuphémie.des SS.XX.de Jésus et de Marie et dé soeur I.ajeuiinerais, Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe.((») Archives de .T.-Herménègllde Archambault, marié ft Hermlnie Duhamel, nièce de mère -M.-Olivier. Le premier curé de Saint-Antoine, M.Michel Gervaise, était allié à la famille Archambault : ‘‘Heureuse l’oglise qui l'eut pour fondateur et ensuite pour pasteur !.a écrit de ce digne prêtre, M.l’abbé L-B.-A.Allaire (t).Colons, défricheurs, chantres, syndics, conseillers municipaux, maires, capitaines de milice, commissaires d écoles, juges, médecins, notaires, intéressés à toutes les oeuvres locales : banques, sociétés d'agriculture et de secours mutuels.les Archambault ont contribué pour une large part à l’établissement et à la prospérité de leur village.Ils sont nombreux les descendants de Jacques Archambault qui, à la Pointe-aux-Trembles, à la Rivière-des-I’rai-ries, à Lachenaie, à l’Assomption, à Repentignv, à Saint-Denis, à Saint-Antoine et ailleurs, après avoir manie vaillamment la hache du pionnier et la charrue du laboureur, ont vu leurs fils et leurs petits-fils, instruits dans nos collèges, se distinguer dans le sacerdoce (2) et les professions libérales.Quelques-uns même ont porté la gloire de leur famille sur le trône épiscopal, sur le banc judiciaire, à l’université Laval, aux chambres de Québec et d’Ottawa (3) voire même, jusqu’à Londres (4).(Histoire de la Congrégation tics Soeurs des Saints Xoms de Jésus et de Marie, p.605).QUESTION Quelle aide le Roi accordait-il aux soldats des troupes du détachement de la marine qui, leur engagement fini, s’établissaient dans le pays ?A.O.B.(Il Histoire de la paroisse de Saint-Denis-sur Richelieu, p 130.OJl On a fait un relevé des voeations sacerdotales et religieuses dans la famille Archambault.11 a donné les chiffres : prêtres séculiers, r>7, dont trias ont été élevés à l'épiscopat : Mgr .1.A.Archambault et Mgr J.-(i.l’orbcs, liais deux évêques de Juliette, et Mgr X.Herhnrd, évêque de Saint-Hyacinthe ; religieux, s : religieuses, lui, lie ces loi.l'une fut une fondatrice de communauté : mère Mario-ltose.et deux furent supérieures générales : mère Archambault.îles soeurs (Irises de Saint-Hyacinthe, et mère Marie-tlliviei.(.'!) L'honorable Jacques Cartier, grand'père de sir Gt orges-Etienne, sir llorace Archambault, pn mier juge de la cour d'appel, tils de l'honoable L.Archambault, conseiller législatif : M.J.-L.Archambault, avocat, exbâtonnier du barreau.Note de M.J.-li.Archambault, juge de la cour de circuit, Montréal.(I) Sir (leorges-Kticnne Cartier. — 267 — LA DESTRUCTION DES CASTORS La civilisation, dit le savant E.-L.Bouvier, ne va pas sans faire de victimes.Si l'homme est trop souvent un loup pour 1 homme, il 1 est bien plus souvent encore pour les animaux sauvages.Grace a son pouvoir destructeur qui bénéficie de toutes les armes mises entre ses mains par le pro-gies il est autrement redoutable pour ces animaux que la maladie.—Car il ne se contente pas de tuer pour se dépendre ou détendre son bien, pour tirer de sa chasse des aliments ou un profit ; ses instincts sanguinaires primitifs se réveillent dans bien des circonstances et alors il tue pour !e plaisir de Parmi les espèces, dont l’homme a fait des hécatombes il taut ranger en première iigne les castors.Jadis, le castor était très commun dans toutes les régions temperees et septentrionales de l’ancien continent • en rance on l’appelait biver ( 1), nom qui est resté à une petite riviere parisienne : la Mièvre, sur laquelle il établissait comme ailleurs, ses barrages et ses huttes, avec des branches de bois coupées et de la vase.Mais le castor est un animal nuisible a cause des mutilations qu’il fait mbir aux arbres, dont il ronge l’écorce et coupe les rameaux ; en outre sa chair est comestible.On recherchait ses poils pour en contectionner des chapeaux ; on en fait, maintenant, des ourruies, et ses glandes anales secrétent une substance odorante utilisée en parfumerie.Il n’en fallait pas tant pour qu on lui déclarât une guerre acharnée.De nos murs il 11’en reste plus en Europe que quelques exemplaires à l’embouchure du Rhone, sur les bords du Rhin et d > l’Elbe et dans quelques districts de Norvège.Réduit à si peu, il Y cessé cl etie nuisible, et partout des lois le protègent ; mais les braconniers songent-ils aux lois ?D’après un rapport du zoologiste Collett, le castor édifie encore en Norvège des barrages et des huttes.En France, il a perdu ces habitudes et creuse simplement dans les berces un tei 1 iei a deux chambres qui s’ouvre sous l’eau • la cham- 10 eu-ltul- V°im l 0ligine ll" "l0t Beaver l,il1' Ip'iuel 1rs Anglais ili-siguont bre la plus basse est un magasin pour les aliments : 1 autre, plus sèche, abrite l’animal et ses jeunes., Le castor d’Europe est représenté en Amérique par le castor du Canada, qui descendait jadis jusqu’au Mexique.Quoique moins atteinte que la nôtre cette espèce devient aussi une rareté zoologique.Au Canada, le gouvernement et la Compagnie de la Baie d Hudson ont dû en réglemente! la chasse ; aux Etats-Unis on lui a consacré une v aste réserve dans le l’arc National de Yellowstone.M.Menier 1 a introduite avec succès dans sa grande de d Anticos.i.a i embouchure du Saint-Laurent.UN BEAU CERTIFICAT Au registre paroissial de Berthier-en-bas.a la date du 15 octobre 1725, on trouve l'acte de sépulture suivant : "L’an mil sept cent vingt-cinq, le quinze octobre, a été inhumé dans l’église de cette paroisse, vers la porte, le corps de Guillaume Lemieux, habitant de cette paroisse.11 était âgé de 80 ans ou environ.Après l'estime que tout le monde en fait, on a sujet d'espérer que Dieu lui aura fait miséricorde.Il est mort après trois tins de maladie pendant laquelle il a reçu avec beaucoup de piété plusieurs rds l’Eucharistie et l’Extrême-Onction.Comme il était aimé de tout le monde, chacun s’est trouvé à son enterrement.Leclair.Ptre.” Ce n’est pas souvent qu’on trouve dans nos anciens registres paroissiaux de semblables éloges.Guillaume Lemieux, il 11e faut pas en douter, était un citoyen exemplaire.Guillaume Lemieux avait épousé, à Québec, le 15 décembre [669, Elisabeth Langlois, veuve de Louis Côté.Celle-ci étant décédée le 19 novembre 1696, Guillaume Lemieux épousa, en secondes noces, au Cap Saint-Ignace, le 12 octobre 1699, Louise Picard, veuve de Louis Gagné.De ces deux mariages naquirent plus de douze enfants dont plusieurs tirent souche.Guillaume Lemieux est le deuxième ancêtre canadien de l’honorable M.Rodolphe Lemieux, orateur de la Chambre des Communes du Canada. NOS CROIX I)E CHEMINS IV Des anciennes croix dont on a gardé le souvenir, dans la region de Montréal, nous pouvons signaler, pour cette fois, les suivantes : La choix dks 1* kKrks Ciiahon.—Lorsque le grand canadien.François Charon de la Barre, décida de consacrer sa \ ii a Dieu et aux pauvres, il s occupa de s’adjoindre des collaborateurs et de s'assurer d’un morceau de terre sur lequel il pourrait construire 1 édifice dans lequel il logerait les nécessiteux et les infirmes du sexe masculin.Et aussitôt qu’il eut obtenu le terrain convoité il s’empressa d’v ériger l’Instrument sacré.I el est ce que nous apprend un contrat dresse pat Adhémar, le 17 octobre 1692, et que nous résumons ainsi : “Marché entre François Charon de la Barre pour lui, Pierre Le Ber, Jean Fredin et autres qui se joindront à lui Pour faire bâtir une maison de charité sur un emplacement donne pat M.Dollier de Casson, supérieur du séminaire de Montréal, et où ils ont déjà fait planter une croix ” Sans doute, le “signe de la rédemption’’ se dressa pendant longtemps sur cette propriété et c’est peut-être par allusion que Mgr de Saint-\ allier donna à la communauté du sieur Charon, ce nom officiel remarquable : “Frères hospitaliers de Saint Joseph de la Croix.” La choix dk Catiiehixk I kkakouitha.—Sur le chemin qui longe le Saint-Laurent, à l'extrémité ouest de la pa-1 oisse de Laprairie et vis-à-vis le bas du sault Saint Louis, existe un monument de forme unique en ce pays : c’est celui de la vierge iroquoise, Catherine Tekakouitha’ File naquit en 1656 au pays des Agniers, dans ces cantons îroquois, qui maintenant font partie de l’état de New-York.” Orpheline dès sa jeunesse, elle réussit après avoir surmonté bien des obstacles, a se rendre à la mission du Sault, en 1677, 011 elle se livra à la pratique des vertus chrétiennes.Cette remarquable vierge indigène mourut en odeur de sainteté, à l’ancien village du Sault Saint-Louis, le 17 avril 1680 ; elle n’avait que 24 ans.La défunte “fut ense- — 270 — velie au pied de la croix qu elle aimait à venir prier, sui les bords du grand fleuve.” ( _ La croix de Tekakouita a été remplacée plusieurs fois.On sait qu’elle fut renouvelée le 23 juillet 1843, puis le 5 octobre 1884.Au mois de juillet 1890, l’abbé C.-A.Walworth, curé d’Albany, “conçut la pensée d’ériger en l’honneur de la vertueuse enfant des bois, un monument destiné à perpétuer la mémoire de cette pieuse tille.” Il se compose d une tombe en granit sur laquelle on a gravé 1 inscription suivante : Kateri Tekakwitha—Apr 17, 1680, Onkweonweke Kat-sit siion—Teiot sit sianekaron.L’abbé Burtin en donne la traduction suivante : Kateri Tekakouitha—avril 17, 1680—La belle fleur qui s’est épanouie chez les Sauvages.“Le sarcophage qui est de granit est entouré d’une palissade, il fut d’abord recouvert par un toit incliné fait de gros morceaux d’écorce, le tout surmonté d’une croix de 15 pieds de hauteur.” _ Ce monument qui coûta environ $1000 fut bénit le 30 juillet 1890 par Mgr Fabre, accompagné de Mgr Gravel, évêque de Nicolet, de Mgr McNierny, évêque d Albany, N.Y., et de 60 prêtres.On estime qu’une foule de 2000 personnes assista à cette cérémonie.E.-Z.Massicotte QUESTION Je vois dans une vieille chronique qu’au début de l’Hôtel-Dieu de Québec, les religieuses de cette maison avaient adopté une jeune huronne orpheline nommée Marie-Thérèse.Elle avait alors deux ou trois ans.Quand la fille des bois fut plus âgée, les dames de l’Hôtel-Dieu l’envoyèrent à la marquise de Gouergonantin, en Bretagne.Cette grande dame voulait l’adopter.Je serais curieux de connaître le sort de cette Huronne.La marquise de Gouergonantin réussit-elle à en faire une Française ?J’en doute car nos religieuses canadiennes malgré tous leurs efforts ne réussirent pas beaucoup à civiliser nos sauvagesses.X.X.X. — 271 LES CONGES DE TRAITE ACCORDES EN iti• < Ee document (jtie nous publions ici porte pour titre l.tal des congés qui ont etc accordés en l'anncc i~ij par Monsieur le marquis de I audreud, gouverneur et lieutenant-général pour le Roi en la Nouvelle-France, visé par M.Began, intendant au dit pays, pour aller faire la traite avec les Sauvages des postes établis dans les pays d’en Haut, et de l'emploi des dits congés par ceux à qui ils ont été accordés.Cette pièce jette un jour très curieux sur tous les prétextes choisis par les gouverneurs du régime français pour accorder des congés de traite.POUR MISSILI MARINA I Congé accordé au sieur Levasseur de Neré le 8 mars 1717 pour lui aider à faire une de ses filles religieuses, vendu à Jean Magnan dit le Petit l’Espérance, de Montréal, qui est parti dans un canot de quatre hommes lui compris, le 27 mai 1718.2° Idem au sieur de la Martinière le 9 du dit mois de mars pour lui aider à faire sa fille religieuse, vendu au sieur Guillet, de Montréal, qui le fait valoir par le nommé Monfort, du dit lieu, parti dans un canot avec trois hommes le 27 mai dernier.3° Idem au sieur Despins, de Boucherville, le 9 juillet 1717» lequel, étant parti le 10 du même mois dans un canot de quatre hommes lui compris, est revenu à Montréal au mois d'août dernier avec ses gens après avoir fait sa traite.4° Idem accordé le 18 août 1717 à la dame veuve des Bergères, vendu au sieur Guillet, qui est parti le 27 mai 1718 dans un canot de quatre hommes lui compris et qui est revenu à Montréal dans le courant d’août.5' Idem à la dame de Blainville et à la dame Herbin, du même jour, vendu au sieur Bouat, de Montréal, qui ne pourra le faire valoir qu’au printemps de l’année prochaine 1719.6° Idem du même jour à la dame Clerin et à la demoiselle de Largenterie, vendu au sieur Moinière, de Montréal, 2 72 qui est parti dans un canot de quatre hommes lui compris, le j8 mai dernier., .7 Idem au nommé Guillory, de Montréal, (|tii partit dans ie dit mois d’août 1717 avec un canot de quatre hommes lui compris et est revenu avec ses gens au mois d août dernier.Soit 7 congés pour Missilimakina.POUR I,A 15AI K 1 Congé à la dame veuve de Louvière vendu au sieur Blondeau, de' Montréal, qui est parti le 27 mai dernier dans un canot avec quatre hommes.2 Idem à la dame veuve de la Ge.nmeraie, vendu au sieur Guillet qui le fait valoir par Jean Moreau et Pierre L’Ecuver, de Batiscan, qui sont partis dans un canot de quatre hommes eux compris, le .27 mai 1718 3 Idem aux dames veuves de Muy et Menthet.vendu au sieur Saint-Georges Dupré, de Montréal, et a Bstienne Adam, des Trois-Rivières, qui sont partis de Montréal le 1er juin dernier dans un canot de quatre hommes eux compris.4 Idem au sieur Sicart et à Ignace 'léhert, vendu à Nicolas Sarrazin et Pierre Juillet, de Montréal, qui sont partis le 27 mai dernier dans un canot de quatre hommes eux compris.5 Idem aux enfants du feu sieur Juchereau et aux demoiselles 1 lizard et des Bergères, vendu à Claude Caron, de Montréal, qui est parti à la fin du mois de mai dernier dans un canot de quatre hommes lui compris.6e Idem accordé du dit jour 1 r de la milice du Dominion.Lc“ 9 jnin 18(18, durant la seconde invasion ties féniens, il fut envoyé en mission spéciale.à Richmond, par le lieutenant-colonel Pakenham, du 30^ régiment., .Le 29 mars 1870.le capitaine Voyer était nomme surintendant de la police provinciale de Québec II fut promu 111a-ior.le 27 janvier 1871.Il se tua accidentellement, dans son bureau, à Québec, le 22 février 1876.Le major \ over avait épousé, le 2 janvier 1869» Arline Laroche De ce mariage naquirent cinq enfants.Le major Yoyer publia, en 1895, Les qualités morales du bon militaire.Il a tenu, de 1859 à 1870.un journal qui a servi à M.A.-N.Mont pet it pour écrire sa biographie.F.-J Audet ,;i, su- r-:, : • A Monsieur le docteur «le lu maison de Sorbonne et .un' de la par.i-o St - Kusia.be pour remettre il Monsieur de La met.l.'orisrinal de .-,-tte lettre conservée il la HibliothOque Nationale de Paris, Nouvelles a.inisitioi-, v.d.*2610.folios 44-43.
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