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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1923-12, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches" je s \OL.XXIX N.-D.DE LEVIS — DECEMBRE l!)2:l Xo 12 LE PRIVILEGE OU PENE Kl CE DU CLERGE M.de (jaspe, quelque part dans ses Mémoires, parle d un jeune officier de 1 armée anglaise qui.de chute en chute, tut amené devant la Cour criminelle de Québec pour voi C une p,ieCL' (I ar^nt clans unc auberge.On pendait alors pour vol.Le greffier, dit M.de Gaspé, lui demanda, selon usage, ce qu il avait à alléguer contre la sentence de mort que la cour allait prononcer contre lui.—Implorez le bénéfice du clergé, lui crièrent les assistants.Le criminel, après avoir longtemps hésité, se mit à genoux et réclama le bénéfice du clergé.Le juge en chef Sewell lui dit alors : Pienez-Ie, la loi vous 1 accorde puisque vous le réclamez ; et nous n’avons pas le droit de le refuser.Quelle était cette loi dont parle ici M.de Gaspé ?La loi criminelle anglaise accordait-elle autrefois certains bénéfices ou privileges au clergé ?Blackstone donne l’historique de cette singulière loi au livre quatrième de son grand ouvrage sur le droit criminel anglais.Borthwick résume ainsi les pages de Blackstone : _ "It was an ancient privilege allowed to the Clergv of claiming those accused of felony to he delivered up to the 9922 — 354 — ecclesiastical judge—always favorable to his own order— for compurgation, instead of being tried in the ordinary way before the lay judges of the land.In ancient times few persons except those in llolv Orders could read, and accordingly the test for ;m accused person claiming benefit of Clergy was his ability to read.If lie could not, the courts would not part with the defendant, but proceed to try him as if he were a layman.Afterward, when education became more general, other persons besides Clergymen were able to read : and so, in the reign of Edward III, Parliament extented the privilege of Clergy, as it is called, to clerkly laymen until the reign of Elizabeth.Women were not allowed their Clergy until the reign of William and Mary, when Parliament extended the benefit to them.In the reign of Henry VII, however.a blow was aimed at this singular privilege as enjoyed by laymen, and a statute was then passed against “divers persons lettered, who have been more bold to commit murders.rapes, robbery, theft, as well as other mischievous deeds", which enacted that persons "not with in Holy Orders, accused of these offenses, and convicted thereof, were in cases of murder to be marked with the letter “M” on the brawn of the left thumb, and in all others with the letter "T” to denote, it is presumed, that the person had been guilty of theft.In cases of high treason, benefit of Clergy was never allowed to be pleaded.It is stated that when an accused person claimed his Clergy it was usual to test his learning by requesting him to read the first verse of the fifty-first Psalm, which in Latin begins with the words "Miserere mei Deus”.Ajoutons que la demande du bénéfice du clergé se faisait avant le prononcé de la peine, et si, par erreur, la sentence de mort était prononcée, ce privilège pouvait être accordé même sur l’échafaud.La demande de ce privilège se faisait de la manière suivante.Le greffier s’adressait au prisonnier, et lui demandait—tout comme aujourd’hui : —“Qu’avez-vous à dire pour que sentence de mort ne soit pas prononcée contre vous".Le prisonnier se mettait alors à genoux et demandait le bénéfice du clergé, qui lui était accordé immédiatement par le juge, si 1 accusation portée contre lui n’en était pas exceptée. — 355 — ! )ans le cas où le prisonnier refusait de demander le bénéfice du clergé, s il y avait droit, le juge était obligé de lui accorder.Nos archives criminelles contiennent quelques cas de demandes de bénéfices du clergé.Nous avons justement sous les yeux le procès-verbal de la Cour Criminelle de Québec tenue le 31 mars 1797.Le juge en chef et les juges I)unn et de Bonne étaient sur le banc, et Margaret LeMon, une femme, était a la barre des prisonniers, accusée de larcin.On sait que le larcin était alors puni de mort.Nous citons le texte même du procès-verbal de la Cour : "On conviction for larceny on the dwelling house of W’m Holmes to the amount of 35 f.(?) “Prisoner at the Bar.“The Attorney General moves for judgment of death upon the prisoner at the Bar.“And the said Margaret LeMon being asked what she had to say why sentence of death should not be passed against her upon the above conviction, pleaded the benefit of clergy which was admitted by the Court and adjuged that the said Margaret LeMon be remanded to the prison of this district and there remain till the setting of this Court which may be held in this city in the month of march next 1798 and there to be burned in the hand on the thirty first day of said month and then to be discharged." P.-G.R.QUESTION Le 30 octobre 1755.le gouverneur de Vaudreuil écrivait au ministre : “M.de Saint-Vincent, capitaine au régiment de Guyenne, m’a demandé de passer en France l'année prochaine, à cause de ses infirmités.Je me conformerai aux ordres du roi à cet égard." Je vois qu’à la bataille de Carillon M.de Saint-Vincent, capitaine de Guyenne, fut tué.Ce doit être celui qui voulait repasser en France en 1756.Pouvez-vous me donner les prénoms de ce capitaine de Saint-Vincent ?St-V. — 356 — LES DE QUI X EM OX T AU CANADA André-Marie, vicomte de Quinemont, né à Tours, l'rance, le _>7 septembre 1848, était tils de sieur Elie, comte de Quinemont, et de dame Sophie, baronne Locart.Après avoir été officier de cavalerie, il démissionna et vint demeurer au Canada, en 1885.Le 13 avril 1887, il épousa, à Saint-Jacques de Montréal, Diane, tille du docteur Antoine Le Sieur Désatilniers, et soeur de Gonzalve Désaulniers.littérateur, avocat et maintenant juge de la Cour Supérieure.De ce mariage naquirent les enfants suivants : in Joseph-Antoine-Elie-Gonzalve, né le il septembre 1888 ; bapt.le lendemain à Ste-Rose, ile Jésus.Parrain, Gonzalve LeSieur Désaulniers ; marraine, Elizabeth Martin, son épouse.jo Marie-Elodie-Gabrielle, née le 14 octobre.1889 : bapt.le lendemain à St-Jacques de Montréal.Parrain, Er-nest-L.Désaulniers, avocat ; marraine, Elodie Lalonde, son épouse.30 Adrien-Marie-Abel-Gilbert, né le 8 janvier 1891 : bapt.le surlendemain à St-Jacques de Montréal.Parrain* Adrien Leblond de Brumath ; marraine, Julia Nolin, son épouse.40 Marie-Rolande, née le 4 juin 1895 ; bapt.le lendemain a Ste-Rose, ile Jésus.Parrain, Clovis Désaulniers : marraine, Alexina Désaulniers.De ces quatre enfants deux survécurent, une fille et un garçon, Gilbert de Quinemont.Celui-ci “faisait son service militaire en France lors de la déclaration de la dernière guerre européenne et il fut aussitôt envoyé au front." Blessé à diverses reprises, il reçut la croix de guerre.Mais après une longue maladie contractée sur les champs de bataille, le jeune officier mourait à Paris, le J4 mars 1923.Depuis le mois d'août 1914.le défunt avait vu disparaître successivement : son père, le vicomte de Quinemont.mort a Montréal le J9 février 1916, âgé de 61 ans ; le comte de Quinemont, mort a fours ; et le marquis de Quinemont, décédé dans son château de Raviers. 357 — , ,.le dernier descendant mâle de sa famille, le jeune 'Gilbert de Quinemont avait hérité du titre de marquis.Avec lui s éteint une famille dont les ascendants se retracent jusqu à Odo de Kinnynmound, qui vivait en Ecosse au douzième siècle.Cette famille donna plusieurs évêques d'Aberdeen, notamment le fameux Matthew de Kinnin-month, en r 172.De la branche d'Ecosse, il reste, quelques descendants par les femmes, notamment les lords Minto.Celui qui fut gouverneur du Canada de 1898 à 1903 était petit-fils d’une demoiselle Murray-Kitin vnmound.Quant aux Quinemont de France, ils avaient pour ancêtre le marquis de Kinninmound qui partit d’Ecosse pour commander la garde écossaise de Louis XI.à Paris.Ce marquis écossais se maria dans son pays d’adoption et avec le temps son nom se modifia à la française.Les de Quinemont blasonnaient comme suit : D azur, au chevron brisé d’argent, accompagné de trois fleurs de lis nourries d’or.Couronne de marquis.Cimier : aigle éployé.Supports : Aigles longés.Devise : Stabo.( 1 ) E.-Z.Massicotte QUESTIONS On a dit que le gouverneur Durham avait résumé son impression du Canada français en écrivant (pie “c’était un peuple sans histoire." Dans quel rapport le célèbre gouverneur a-t-il écrit cette phrase maligne ?A.X.B.Y a-t-il eu plusieurs traductions françaises du poème de Longfellow.Evangeline ?Je ne connais que celle de notre poète canadien, Pamphile Lemav.' X.X.X.(1) Au moment d'aller sous presse nous apprenons que madame la ¦comtesse de Quinemont est décédée le 10 novembre 1 î*ü:5.Une Hile lui survit.Mme Philippe Vmleboncoeur.et deux frères : l'honorable juge G.Désnnlniers et M.Clovis Désnulniers.assistant grand-connétable. LE PREMIER STENOGRAPHE CAN A 1)1 EN-ERANCAIS Jean-Toussaint Thompson, né à St-Hyacinthe en 1838.avait dix ans lors(|Ue sa famille vint s'établir à Montréal.Il reçut son instruction élémentaire chez les Erères des Ecoles Chrétiennes et fit son cours classique au Collège de Montréal, où il eut pour confrères de class ’ _ ge Onésime Lo-ranger et l'hon.Hector Eabre.En sortant du collège il entra aux Mélanges Rcli-; lieux, rédigés par Mgr Prince, Mgr Larocque et sir Hector Langevin.Deux ans après il se rendit à Burlington et s’attacha au journal de l’endroit, le Burlington Sentinel ; il revint ensuite à Montréal et lit partie du personnel du Pays à sa fondation : deux ans plus tard il se rend à New-York et travaille au New York Herald, puis au Courrier des Etats-Unis.De retour au Canada, il passe une session à Toronto comme traducteur à la Chambre puis revient de nouveau au Pays, qui était sous la direction de son frère.Napoléon.11 y reste attaché à la rédaction pendant un an, faisant entre autres choses, la correspondance parlementaire.Abandonnant le Pays, il fonda en 1863, avec Médéric Lanctôt et Edmond Bouthîllîer, la Presse, qui fut le premier journal quotidien français au Canada, et dont le nom fut changé plus tard en celui de l'Union Nationale.Ce journal vécut cinq ans et il compta parmi ses rédacteurs la plupart des jeunes gens de talent de l’époque : Wilfrid Laurier, L.-O.David, Onésime Loranger, D.Girouard, les deux Labelle, etc.Ce ne fut pas un succès financier et après cinq ans de lutte, M.Thompson abandonna le journalisme pour se livrer à l'assurance.A cette époque, la sténographie française était inconnue-au Canada ; mais les Anglais avaient commencé à utiliser la méthode Pitman.Dès ses débuts comme journaliste, M.Thompson comprit tout le parti qu'il pourrait tirer de la sténographie dans cette profession et il se mit à l’oeuvre pour adapter au français la méthode anglaise.Après un travail ardu il parvint à se rendre suffisamment maître de son art pour rapporter des discours verbatim à la Chambre.Son succès attira l’attention et lorsqu’une convention interpro- VV vinciale fut convoquée a Québec pour discuter le projet de la Confédération, le gouvernement chargea le sieur Thompson de recueillir le texte des débats.Ce fut la première besogne sténographique payée par le gouvernement.En 1873, la Chambre institua une commission pour faire une empiète sur le fameux scandale des Tanneries.T,'affaire était très compliquée et il y avait un grand nombre de témoins à interroger.Avec l’ancien système de noter les témoignages en écriture ordinaire l’enquête menaçait de s’éterniser.On se rappela alors les services inappréciables que M.Thompson avait rendus lors de l'établissement de la Confédération et on le pria d’essayer de faire un rapport sténographique de l’enquête.Il s'y prêta de bonne grâce et cette tentative eut un plein succès.On fut émerveillé de pouvoir procéder à l'examen d'un témoin sans être à chaque instant obligé de s'interrompre.L'utilité de la sténographie dans les enquêtes était démontrée et reconnue.Tout aussitôt M.Thompson fut prié par plusieurs avocats de venir travailler au palais et l’on passa une loi permettant l'emploi de la sténographie dans les cours de justice.C’était une nouvelle carrière qui s’ouvrait, et M.Thompson abandonna l'assurance pour s’y livrer exclusivement.Il était seul et ne pouvait suffire à la demande ; ses services étant toujours retenus d’avance pour les causes les plus importantes.11 sut profiter de la situation et fixa son tarif à 30c par 100 mots.C’était l’âge d’or de la sténographie.Comme bien on pense, une telle aubaine ne tarda pas à attirer l’attention.Nombre de jeunes gens se mirent à piocher la sténographie, mais les difficultés à vaincre alors étaient bien plus grandes qu’aujourd’hui, et la plupart se découragèrent.Et ce ne fut que plusieurs années plus tard que les premiers concurrents firent leur apparition.Pendant longtemps M.Thompson est resté le sténographe par excellence et les affaires importantes qu’il a rapportées sont innombrables.Citons entr'autres le procès Gui- bord, les débats sur la vente du chemin de fer du Nord, la conférence Sanitaire Internationale, à Washington, etc.Jean-Toussaint Thompson décéda à Montréal le 16 décembre 191 âgé de 82 ans.L.-S.C.UNE APPRECIATION DU GENERAL MURRAY Le ma jor-général Mahon termine ainsi le consciencieux ouvrage qu’il a publié en 1921, sous le titre Life of general The Hou.James Murray, a builder of Canada."James Murray should be better known as one of the makers of the Dominion of Canada, if not as the chief builder.I lis greatest glory was that he sacrificed himself to be-fried the Canadians, oppressed by a Government too shortsighted to see the immense part which Canada could play as an integral part of the empire—a part, which the event of 1914 to 1918 has demonstrated to the full.If James Murray lived his life as an aristocrat, he was ever the fried of the people, without indulgence in that excess of championship which, in many cases at this period, was not without a suspicion of selfish motives.It was never his method to be-little others, or to harass the men in power that lie might gain credit for himself, l ie lived as a gentleman should, and acted up to the motto of his family, Virtute Fideque.” Murray fut toujours l’ami du peuple, dit M.Mahon.C est le témoignage que lui ont rendu presque tous nos historiens, Garneau.entre autres, a écrit du général Murray : "Murray était sévère, c’était un homme honorable et fiui avait 1 ante généreuse.Il aimait ces Canadiens dociles à 1 autorité comme de vieux soldats, dont ils avaient contracté les habitudes dans les armées, ces habitants d'un grand courage et de moeurs simples.Une sympathie née dans les horreurs de la guerre, le portait à compatir à leur situation, tandis que le souvenir de son propre pays, la mémoire des malheurs de ces belliqueux enfants des montagnes d’Ecosse, si fidèles a leurs anciens princes, confirmait peut-être en lui ces sentiments d’humanité.( 1 ) (1) Histoire du Canada, quatrième édition, vol.2, p.401. JACQUES DE FAY Mgr languay écrit (p.i(>4 du 1er volume de son Dictionnaire) : "De l'ave dit Chateauneuf, Jean ; b i6(So ; s 19 août 1686, à Québec, noyé dans le fleuve’Saint-Laurent.” Cette notice, probablement établie sur l'acte de sépulture, pourrait bien concerner un marchand dont le nom se rencontre dans les Archives de Montréal.Le 15 juin 1675, Jacques de Fa y, marchand à la Rochelle, pom le compte de Paul de bay, son père, est en difficulté a Montréal, avec Antoine Trottier des Ruisseaux, habitant de Batiscan, et maître de la barque Saint-Joseph.I,e sieur de bay avait fait transporter de Québec des marchandises qui auraient été gâtées par l’eau.Ces marchandises sont dans le montent chez Jean Gervaise et l'on a appelé pour a\oii lent avis, deux experts qui sont : Pierre Gaignon.mai chaud de Leaupre, près Québec, et Jacques Le Moyne, marchand de Montréal.Probablement vers 1683, (O Jacques de Fay paraît avoir un comptoir a Montréal et nous le trouvons mêlé à un procès extraordinaire.Les autorités cherchaient à connaître les auteurs d'un désordre qui s’était produit dans le quartier commercial, aux environs de la commune partie ouest de la rue Saint-Paul, et que 1 on attribuait à un groupe de gentilshommes et de traitants.Les plus connus d'entre eux étaient, Dulhut, Yieuxpont, Le Gardeur, Bécancour et Crevier.Au cours de l’enquête, parmi les personnes convoquées comparaît Jacques De Fay, marchand, âgé de 23 ans.qui avait boutique et logement rue Saint-Paul.A l'encontre des autres témoins.De Fay admet que quelques individus sont venus a sa boutique le soir du tapage, mais que c’était des amis et qu'il les reçut comme il voudrait l'être chez eux.On ne put en tirer autre chose.Mais Jean Journet, domestique du sieur De Fay, fut plus loquace.11 déclara que les amis de son maître vinrent en riant et en folâtrant ; que Crevier cassa quelques planches dans l’établissement de son dit maître et que M.De Fay là-dessus, ajouta, "Je m’en ven- in Le document dims lequel nous puisons, ne porte aucune date. gérai bien.Et le lendemain soir, son dit maître, pour avoir sa revanche, fit défoncer la porte de la boutique dudit Cre-vier.” Deux ans plus tard, le 10 décembre 1685, nous relevons les pièces d'un procès contre Jacques De bay, marchand de Québec, accusé d’avoir été porté des pelleteries chez les Anglais.Puis nous perdons sa trace.Et maintenant que conclure ?Y eut-il deux De Pay, un Jean et un Jacques ?E.-Z.Massicottf, M.REGNA RD DUPLESSIS, TRESORIER DE LA MARINE Après avoir fait l’éloge de Paul Dupuy de Lislois, bienfaiteur de l’Hôtel-Dieu, la Mère Juchereau de Saint-Ignace ajoute : "Il nous avait fait connaître M.Duplessis, trésorier, son fidèle ami, (pii devint dès ce temps-là le notre ; il était aussi très-vertueux et craignant Dieu, d’une grande droiture, et fort désintéressé, ayant un penchant naturel à prévenir les besoins de tout le monde, assurant même qu’il n’v avait jamais goûté de joie plus parfaite que lorsqu'il soulageait quelqu'un.Nous en avons ressenti les effets pendant plus de 25 ans, qu'il a demeuré à Québec ; sa bourse nous était toujours ouverte, soit pour nous avancer nos gratifications, soit pour nous donner des lettres d’échange, ou pour nous prêter sans intérêt des sommes considérables pour autant de temps que nous voulions : il fallait que la discrétion réglât nos demandes, car il ne nous refusait rien et se tenait plus satisfait quand il nous avait obligées, que nous ne l'étions nous-mêmes ; il ne survécut à Monsieur Dupuy, son ami.que dix mois, et mourut en prédestiné, après avoir supporté patiemment de rudes épreuves, par où la divine Providence le fit passer en des temps différents, mais surtout à la fin de sa vie ( Histoire de iHôtel-Dieu de Québec, p.512). REPONSES Le serment d allégeance de nos évêques (XXIX p ) ________________ 1 ancienne loi française, les évêques étaient tenus de pietei un sei nient de fidélité entre les mains du Roi avant de prendre possession de leur siège.Mgi (le Pavai, premier évêque de Québec, prêta le serment de fidélité suivant entre les mains de Louis XIY, le jj.avril T 67 5 : ' " "Sire, je hrançois de Laval, premier évêque de Québec, en la Nouvede-Fiance, jure le très-saint sacré nom de Dieu, et promets a \ otre Majesté que je lui serai, tant que je vi-Mai.fidèle sujet et serviteur, et que je procurerai son service et le bien de son Etat de tout mon pouvoir, et ne me trouverai en aucun conseil, dessein, ni entreprise au préjudice d’iceux.Et s il vient quelque chose a ma connaissance, je le ferai salon à \ otie Majesté.Ainsi, Dieu me soit en aide, et ses saints Evangiles par moi touchés.” Le même jour, le grand aumônier de K rance délivrait le certificat suivant à Mgr de Laval : < Nous, Emmanuel-1 heodose de la 1 our-cl .Auvergne, cardinal de Buillon, grand aumônier de France, certifions à tous qu il appartiendra que ce jourd’hui vingt-quatre avril mil six cent soixante-quinze, le roi entendant la messe en la chapelle de son chateau de \ ersailles.Mgr François de Laval, premier évêque de la Nouvelle-France, a prêté à Sa Majesté ce serment de fidélité à elle dû, à cause du dit évêché de Québec, dont il est pourvu par bulles de X.S.P.le Pape ; en foi de quoi nous avons signé ces présentes et fait contresigner par le secrétaire-général de la grande aumônerie de France, et a icelles apposer le sceau de nos armes.Le cardinal de Buillon grand aumônier de France Et plus bas t .Fi'RF.T Le serment de fidélité prêté par Mgr de Pontbriand, dernier évêque de Québec sous le régime français, entre les mains de Louis XV.le 3 mai 1741.a été conservé.Comme on le verra, la formule n'avait pas changée depuis Mgr de Laval. ‘•Sire, je Henrv-Marie DuBreuil de 1’ontbriand.eves-que de Québec, jure le très Saint et Sacré nom de Dieu, et promets à \ otre Majesté que je lti\' seray tant c|ite je vivray tidel sujet et serviteur, que je procurera)- de tout mon pouvoir le îiien et le service de son l'.stat, que je ne me trouvera)' en aucun conseil, dessein ny entreprise au prejudice d iceux et (|tie s'il en vient quelque chose à ma connaissance je le fe-ray sçavoir à Votre Majesté.Ainsy Dieu me soit en ayde et ses Saints Evangiles par nmy touchés."H.-M.Duhreuil de Pontbriand, evesque de Québec”.Mgr de Pontbriand, ainsi que le constate le reçu de Xi-colas Sezille, trésorier-général des offrandes, aumônes, dévotions et bonnes oeuvres de Sa Majesté, paya une somme de trente-trois livres pour être admis à prêter son serment de fidélité devant Sa Majesté.Les Tamarois (Vol.XXIX, p.302) — Les Tamarois étaient une des nombreuses tribus des sauvages Illinois, établies sur les deux rives du Mississipi.Ils occupaient deux postes ou villages, celui de Tamarois sur la rivière de même nom, affluent du Mississipi.à l’endroit où se trouve aujourd'hui la ville épiscopale d'Alton, dans l'Illinois,—et celui de Cahokia, sur une petite rivière, à environ un mille du Mississipi, qui se retirait graduellement de ce côté.Cahokia existe encore dans le diocèse actuel de Belleville.Les Tamarois furent d'abord desservis par les Jésuites, en particulier par le Père Pinet, que l’on regarde comme le fondateur de cette mission.En 1698, Mgr de Saint-Vallier autorisa les prêtres du séminaire de Québec d’v établir une résidence, et le 8 décembre de la même année l’abbé Jean-François Buisson de St-Cosme y ouvrait une mission régulière.La paroisse fondée par le Séminaire prit le nom de Sainte-Famille, et fut desservie jusqu’en 1735 par les prêtres suivants : 1698—Jean-Frs Buisson de St-Cosme.1700—MM.Bergiier et St-Cosme le jeune.1717—Dont.Marie Varlet, V.G.1721—Dont.Ant.Thaumur de la Source et M.Mercier.1728—M.Mercier seul. 173°—M.Mercier et deux jeunes prêtres nouvellement ordonnés, Jos.Gagnon et Jos.Courier.Ces deux derniers furent de véritables saints, surtout Jos.Courier, qui mourut victime de son zèle en 1735.11 était né à la Baie-du-Febvre en 1705 et on le regarde comme la première Heur de sainteté fournie par le territoire du diocèse actuel de Xicolet.(Extrait de Y Histoire de l'abbé Jos.Laurier, par l’abbé T.-K.Bellemare).\ oir Histoire de la Baic-dti-J'ebvrc, pp.50 et suivantes.Hennon.Hist, des Miss.Cat h.II, p.609 ; Shea— Cath.Miss.pp.425 à 42X.J.-E.I! 1: u, 1: ma r K, Pt RH LES DISPARUS : EMILE DUMAÏS Le premier décembre 1910, mourait d’épuisement dans un hôpital de Washington, K.U., un Canadien-français, qui eut son heure de notoriété.Seul de sa race, sans doute, il eut l'honneur, pendant quelques années d’être “War correspondent” du fameux T unes de Londres .aux Indes et en Afrique, humais avait fait ses études a l’université de ’Toronto.Esprit aventureux, il partit un jour pour les Indes en qualité de correspondant du plus grand quotiden d’Angleterre, à cette époque.Plus tard, on le trouve dans l’Afrique où il était devenu le commensal du fameux président Paul Kruger.Emile humais consacra les dernières années de sa vie aux études sur l’agriculture et on le considère même comme le fondateur du collège d’agriculture de Manitoba.Le défunt était âgé de 73 ans lorsqu’il s’éteignit.Il laissait une soeur, madame Chartier, dont le mari était alors maître de poste à Lazare, Manitoba.Et c'est là que sa dépouille mortelle fut transportée pour y recevoir la sépulture.Cabrktth QUESTION Quelles relations de parenté avait notre gouverneur, le duc de Richmond, avec la famille royale d’Angleterre ?X.Y.Z. UNE DECOUVERTE A TADOUSSAC Voici de quoi réjouir le modeste ouvrier de lu petite histoire, et intéresser l’archéologue et le numismate.Dans notre humble monographie de Tacloussac, nous parlons d'un terrain historique de la haie de Tacloussac.Ce plateau, mesurant environ 300 sur 200 pieds, domine le Saguenay, d'un côté, et la haie, de l’autre.On y voit des ruines anciennes.Selon notre hypothèse ces décombres seraient ou bien des restes de la maison des Cent Associés, construite en 1^44 par les soins du P.Bu-teux, ou les ruines de la chapelle du P.de Quen, érigée en IÔ47- .t Or c est a cet endroit que M.Armand Imbeau, qui vient d’acquérir cette propriété, découvrait en date du 4 septembre, un paquet de monnaies anciennes.A 2té pieds de profondeur, en creusant une cave, il rencontra cet objet au bout de sa pelle.Et cela environ à 75 pieds des ruines dont il est question plus haut.D’après les traces qu on pouvait voir sur le contour du petit monceau, les monnaies devaient être contenues dans un sac en toile.Il y a en tout 102 pièces.Deux sont un peu plus grandes que notre cinquante sous.Idles portent l’effigie de Louis XIV, et, respectivement, les dates de 1655 et 1659.Elles sont de métal blanc.Il s’en trouve 2 autres de même métal, mais plus petites et plus anciennes.Leur date est de \J»q 1 ; et on y voit le nom de I lenri IV.Le reste de la collection est composé de pièces jaunes ; celles-ci sont un peu plus grandes que notre dix sous, et de la même époque que les deux premières.Il est évident que les plus récentes pièces n’ont pas beaucoup circulé, tandis que les autres portent ‘‘des ans l’irréparable outrage .Quelle est la valeur de cette trouvaille ?— Au point de vue de 1 histoire locale, sa valeur est de premier ordre.On sait quen 1661 les Iroquois pénétraient à Tadous-sac, massacraient la population, brûlaient la chapelle et le magasin des Cent Associés.Des trois commis du poste, deux furent massacres.Il est iacile de concevoir qu’en voyant 1 imminence du danger, ces hommes enfouirent dans la cave — 367 — •ou autour de l’habitation les monnaies que contenaient leurs tirroirs.Le seul survivant de ces hommes ne revint plus : il périt.ou bien plus probablement, se confondit avec les enfants des bois.Disons en passant qu’un détail comme celui-là nous éclaire sur le fait que dans certaines lignées de Sauvages, dès les premiers temps, on trouve des types d’européens.—Pour revenir a nos monnaies, ce serait donc en 1 (>i qu’elles furent enterrées à l’endroit où on vient de les trouver.L’examen des monnaies même donne de la vraisemblance à l'hvpothèse.Comme nous l’avons dit, la plus vieille est de 1591, la plus récente de 1659.La dernière paraît relativement neuve, l’autre très vieille.Cela s'explique facilement : en 1661, la plus récente aurait eu 2 ans et la plus ancienne 70 ans.Donc, 10 on peut conclure prudemment qu’elles furent enfouies en 1661, lors du sac de la bourgade par les Iroquois.20 que ce lieu fut le site, ou de la maison du poste, ou de la chapelle du Père de Quen, et même peut-être des deux, l'un près de l’autre.Maintenant quelle est la valeur numismatique de ces monnaies ?La question est ouverte.Il appartient aux spécialistes d'y répondre.J1 importe surtout que ces monnaies, si elles ont de la valeur, restent au pays.On sait ce qui arrive ordinairement en pareil cas.Un américain passe, offre un prix à tout risque, et ensuite nous revend ces antiquités, en faisant de forts profits.—Je crois que le IUdletin des Recherches Historiques est le meilleur médium pour faire connaître cette découverte et en provoquer l’examen.Pour plus amples renseignements, on peut s’adresser à M.Armand Imbeau, Tadoussac, ou correspondre avec le soussigné G Ko.Trkmw.av, I'trk QUESTION Qui pourrait me donner exactement la date d'arrivée dans la Nouvelle-France de Denis-Joseph Ruette d’Auteuil, qui devint procureur-général du Conseil Souverain en 1674, •et mourut à Québec le 27 novembre 1679 ?A.G.B. LE SYSTEME POSTAL SOUS LE REGIME FRANÇAIS L’ordonnance suivante de l'intendant Gilles Hocquart, signée à Montréal le _>o juillet 1732, aidera peut-être à faire connaître ce qu’on peut appeler le “système postal sous le ré-ginie français.” “\ u la requeste à nous présentée par les négotians de la ville de Québec contenant qu’à leur grand préjudice et contre le bon ordre, lorsque les vaisseaux venant de l’Europe ou autres lieux arrivent en ce pays plusieurs personnes s'embarquent dans des chaloupes et canots pour aller audevant ou estant rendus en rade dans le bassin et même plus loin inconsidérément requièrent les capitaines qui commandent de leur montrer les lettres dont vis sont chargés aux fins de connoistre s il y en auroit à leurs ordres particuliers, ce qui se fait a la vérité dans la veue d’obliger les suplians qui non contents de s’emparer des leurs se chargent encore officieusement de celles des autres les demandans auxd.capitaines, officiers et passagers qui volontiers croyant qu'elles se remettent de bonne foy à ceux à qui elles appartiennent, et dans ces veues les leur délivrent mais comme les abus qui se s°nt cydevant commis a cet égard se réitèrent avec outrance et que sous les apparences d’un zèle officieux ces sortes de personnes par ce moyen d interception mettent non seulement les suplians dans 1 inquietude mais aussi la majeure partie des personnes de la colonie n’ayant à cet égard aucune réserve pour qui que ce soit de manière que ces interceptent s pi cnnent les connoissances convenables à leurs idées contentant leurs passions et privant par ce moyen nombre de personnes de scavoir le véritable état de leurs affaires tant en Europe qu’autres endroits où vis peuvent estre en correspondance ce qui leur cause un préjudice notable et concluent pat leut d.1 equeste a ce qu il nous plust suivant l’usage de 1 Isle royaile et autres colonies defifendre à toutes personnes de quelque qualité et condition qu’elles soient d’aller à bord desd.vaisseaux venant de 1 Europe Isle Rovalle et Amérique pont y prendre lettres et à cette fin enjoindre à tous capitaines desd.vaisseaux d’en remettre aucunes que lorsqu’ils des- — 3("J — cendront a terre pmi.' estre par eux distribuées en maison Bourgeoise ainsy qu’il s'est cvdevant pratiqué, et sous telle peine par les contrevenans qu’il nous plaira ordonner, et estant nécessaire de remédier à un pareil abus si préjudiciable au bien public, et estant d'ailleurs informé que la multitude de ceux qui vont à bord des d.vaisseaux avant qu'ils soient mouillés inquiètent et embarassent les officiers et équipages desd.vaisseaux en sorte qu'ils ne peuvent faire leur manoeuvre avec seureté.Nous detfendons à toutes personnes de quelque qualité et condition qu’elles soient d’aller à bord des vaisseaux avant que le Capitaine soit descendu à terre sans notre permission expresse et par écrit laquelle ne sera donnée qu’en connois-sance de cause à peine contre les contrevenants de cinquante livres d’amende pour la première fois et de punition corporelle en cas de récidive.Deffendons pareillement sous les mêmes peines à tous capitaines et à tous autres embarqués sur yceux qui seront chargés de lettres d’en remettre aucune qu'ils ne soient descendus à terre dans la maison du négo-tiant ou Bourgeois auquel vis seront adressés, et pour affermir d’autant plus la bonne fov qui doit régner dans la distribution des Lettres déclarons qu’outre les peines cy dessus nous ferons procéder contre les intercepteurs pour estre punis suivant la rigeur des ordonnances comme perturbateurs du repos public.Permettons auxd.Xégotians de choisir s'ils l'estiment convenables à leurs intérests un d’entre eux ou telle autre personne qu'ils aviseront chez laquelle toutes les Lettres venant du dehors seront distribuées et ensuite remises à leurs adresses, et sur la nomination qui nous en sera faite par lesd.négotians nous l’authoriserons à ce faire, et sera la présente ordonnance rcgistrée en la prévosté de Québec lue publiée et affichée dans les lieux ordinaires et accoutumées de la haute et basse ville dud.Québec même sur le Port.Mandons aux officiers de lad.Prévosté de tenir exactement la main à ce qu’il ne soit contrevenu à notre présente ordonnance fait en notre hôtel et à Montréal le vingt juillet mil sept cent trente deux.(1) Archives de la province de Q lit bec.Hocquart ( I } 3/0 — L’A I’BE PIERRE-FRANÇOIS DE TI HERSANT 11 naquit à Montréal le 2S mai 1724.du mariage de Gabriel de Thiersant et de Marie Joseph de Fézeret.L’enfant, suivant les sages conseils et les bons exemples d’une mère chrétienne.(1) fermant les yeux sur l'inconduite de son père, se destina à entrer dans les ordres.Il commença son cours classique au séminaire de Québec, probablement en 1736.à l’âge de douze ans, octobre suivant.Xous comptons au nombre de vingt-neuf les concessions faites par de Tonnancour dans les fiefs Bonsecours.St-Charles et Bourgmarie, lesquels sont communément appelées “fiefs Thiersant".Les actes de concession mentionnent que l'abbé vivait à Paris.Au commencement de l'année i >4.l'abbé de Thiersant était de nouveau au pays, il devait alors songer à vendre ses fiefs et autres propriétés.L’éloignement de sa famille, les fonctions de son ministère et ses voyages en France étaient autant d'obstacles à l'administration de ses biens.Puis quand il avait été décidé par le traité de Paris, en 1763, après trois années d’attente, que le Canada demeurerait possession britannique, l’abbé suivit le courant général des officiers, fonctionnaires et nobles, et songea comme ces derniers à laisser ou à vendre les biens qu’il possédait en Canada.A cet effet, l’abbé de Thiersant était muni d’une procuration de son frère Prançois-PIenry, pour vendre leurs seigneuries de la rivière Yamaska.F.n arrivant au pays, l'abbé se présenta au séminaire St-Sulpice, à Montréal, pour régler et définir les limites d’une concession d’environ mille arpents, qu’avait acquise son grand-père Fézeret, en 1698, dans le lief lîourchemin.Par donation de Mgr Dosquet, la moitié de ce fief appartenait au Séminaire depuis 1735 (1).Ce dernier, pour en définir les limites exactes, avait fait arpenter par J.-B.Peladeau le lief Bourchemin, en cette ali- en L'évêque Dosquet devait donner r mit ns moitié A Louise «le Rn-mezny eu 174(1. née 1764.et fixer le site exact de la concession de Fézeret, laquelle fut fixée sur la limite du fief St-Charles.M.Jean Brassier, procureur du Séminaire, intima à l'abbé de Thiersant d’accepter le site de la concession, en conformité du procès-verbal du bornage de l’arpenteur ; et l’abbé accepta avec d’autant plus de satisfaction, que la concession était limitrophe du fief St-Charles.Le septembre, l’abbé de Thiersant, de passage aux Trois-Rivières, vendait à Jean Maillé l'emplacement et la concession de son grand-père Fézeret, sur la rue St-l’aul.C’ était la boutique de serrurerie et armurerie de ce dernier, sise près de la rue St-Nicholas.Enfin, le ii octobre i >4.l’abbé de Thiersant étant à Québec, juste avant son départ, vendit tous ses fiefs, Ron-secours, St-Charles, Bourgmarie-Kst et Ilourgmarie-Ouest, à Georges Jackson, marchand, de Québec, pour la somme de 10000 livres.Nous avons vu dans un acte judiciaire de 1770 que l’abbé de Thiersant appartenait au clergé de Lyon.Sa famille ni celle de son grand-père Fézeret, 11’ont laissé de descendants tut Canada.La dernière concession des fiefs lion-secours, Bourgmarie-Kst et llourchemin-Ouest, qui traverse aujourd’hui la paroisse de Saint-Robert, Saint-Aimé et Saint-Louis de Bonsecours, porte le nom de Thiersant.O.-M.-H.La pa U CE QUESTIONS Qu’était exactement une lettre de marque sous le régime français ?Nos gouverneurs et intendants accordèrent-ils des lettres de marque pendant les guerres entre la France et l’Angleterre ?Marin On me parle d'un mémoire écrit par M.d’Avangour, gouverneur de la Nouvelle-France, où il propose l’établissement d'un poste au lac Ontario pour empêcher les Hollandais et les Anglais de faire la traite avec les Sauvages.Ce mémoire aurait été écrit en 1663.Où le trouverais-je ?A.J.B. — 374 — LA FAMILLE MARTEL En 1872, il y avait à Tours, deux familles du nom de Martel ayant les mêmes armes ; elles sont évidemment de souche commune.L'Htat de la noblesse française publié en 1873 par M.Bachelin-Deflorenne donne la liste d-'S membres de ces deux familles.La première (Martel de Caillou) est suivie d’une note forcément brève vu la nature du livre, mais précise suffisamment pour permettre, grâce à l’excellent article de M.Lierre-Georges Roy publié dans les Petites choses de notre histoire, la correction de certaines prétentions exagérées en ce qui concerne le séjour de ses ascendants en Canada, et l’autre famille (Martel de St-Antoine) par le nom adjoint qu’lie porte nous révèle son identité avec ses auteurs canadiens.M.Roy nous apprend que : Jean Martel arriva dans la Nouvelle France comme soldat dans la compagnie des gardes du gouverneur Frontenac.Le 27 mars 1683, MM.de la Barre et de Meulles concédèrent à Martel la seigneurie de Magos, de deux lieues de front sur trois de profondeur, à vingt-trois lieues de Port-Royal.Ses fils furent : 10.—Pierre, frère hospitalier, 20.—François, prêtre, 30.—Jean-Urbain de Bellerive, 40.—Jean-Baptiste Grégoire de St-Antoine, 50.—Antoine Nicolas, mort jeune, 60.—François ( ?) mort jeune, 70.—l’ierre-M ichel, 80.—Joseph-Nicolas, jésuite.M.Bachelin-Dellorenne donne à la suite de M.de Martel de Caillou : “Originaire de Normandie, cette famille s’est fixée en Touraine dans le cours du dix-huitième siècle.Elle a fourni un vice-roi d'Acadie, un gouverneur de Québec.A Cette exagération de titres peut avoir son effet là-bas, mais nous connaissons mieux nos anciens officiers.Régis Roy 375 LES DISPARUS Eh colonkh I'.Myii.i: Balhth.—Xé à Perpignan, Pyrénées orientales, France, le 18 février 1831, il fit ses études à Saint-Cyr et prit part à la guerre de 1870-71, durant laquelle il fut blessé et décoré.La paix rétablie, il donna sa démission et vint au Canada en 1872.Avec MM.Pfister & Haynes.le colonel Halète fonda l'école polytechnique de Montréal dont il fut l’un des professeurs puis le directeur, l.e distingué défunt mourut à Montréal le 18 mars K)09.L.-A.B ko HT.—Originaire du bourg de Favrollc, dans* le département de Dix-me, M.Broet vint habiter le Canada vers 1903.D'une haute culture intellectuelle, très versé sur les questions agricoles, de colonisation et d'instruction, bel orateur, enfin maître d’une fortune considérable il réva de fonder un établissement modèle au Canada et acquit de grandes propriétés à Péribonka.1! venait d’être élu député du lac Saint-Jean, lorsqu'il mourut victime d'un accident de chemin de fer, à Saint-Gédéon, le 14 septembre 1908.Le défunt était célibataire et n’avait que 38 ans.Blondkl Herükrt Langlois.—Le i(> octobre 1923, décédait à Toronto, à l’àgie de 70 ans.Herbert Langlois qui était vice-président de la Standard Bank, vice-président de la Toronto Mortgage Co., et directeur de la Consumer's Gas Co.Xé à Québec et fils de feu U.-F.Langlois, le défunt fit ses études dans sa ville natale puis dans celle où sa carrière a pris fin.Il débuta à Québec au service de la Henry Glass Co., puis alla demeurer à Toronto où il conquit une situation éminente dans le monde de la finance.Pierre Bedard,—Pierre-Joseph Bédard, fils du notaire Louis Bédard.naquit à Montréal, le 2(> août 1809.Après avoir débuté dans l’architecture et le journalisme ; après avoir édité le Recueil littéraire, le Glaneur, la Fortune ; après avoir fait partie de l’Ecole littéraire et avoir publié un volume : Etudes et récits, Bédard étudia la médecine et il exerçait cette profession lorsque la mort vint le réclamer le 5 juillet 1905.Le docteur Bédard avait épousé Blanche Ménard, fille d'un architecte de renom.Caurktte UN CANADIEN BON PROPHETE C’était le 30 septembre 1817.Un riche cultivateur de St-Antoine, nommé Gravel, allait porter un enfant au baptême : il préparait son meilleur cheval et sa calèche de fête pour cette circonstance solennelle.Son voisin, qui l'épiait, lui dit : Mais où vas-tu donc, Colas, ainsi mis sur ton trente-six?—Je m’en vais faire baptiser un curé, fut la réponse du père Gravel.11 eut raison, et le petit enfant qu’il portait à son curé, messire l’>.Alinette, reçut au baptême le nom d’Isidore.Il devint prêtre le 12 septembre 1841, et fut longtemps curé de Laprairie.il est mort le 7 octobre 1881.Vingt et un ans après, le 12 octobre 1838.il se mit encore en frais de s’endimancher pour "gagner l’église", comme il y avait vingt et un ans.Le même voisin, qui observait ses allées et venues, comme on sait le faire dans les campagnes canadiennes, lui demanda derechef : —Où yas-tu donc ainsi ?—Cette fois-ci, répondit Nicolas, je m'en vais faire baptiser un évêque.Et sans s’en rendre compte, ect heureux père prophétisait une seconde fois, et ce marmot, qui fut baptisé sous le n >tn d'Elphège par messire M.Cusson, devint aussi prêtre le 1 1 septembre 1870, puis sacré évêque de Nicolet, à Rome, le 2 août 1885, et ce fut Mgr Elphège Gravel, premier évêque de Nicolet.décédé le 28 janvier 1904.Ce fait est certain, et Mgr de Nicolet aimait à le raconter.( t ) QUESTION En 1847.le navire Carricks fit naufrage près du Cap des Rosiers, dans le golfe Saint-Laurent, et près de deux cents de ses passagers périrent.Existe-t-il une liste des passagers du t arricks Je sais qu’ils étaient presque tous de Sligo.Irl.(Il Fleurs de lu Charité, avril 1020. — 377 LE NOM D’ALBANI On a cru pendant longtemps que notre grande artiste, Emma Lajeunesse, avait adopté le nom d'Albani, parce que c'est avec l'aide de Mgr Conroy, évêque d’Albany, qu’elle réussit à amasser la somme qui lui était nécessaire pour aller étudier en Europe.11 parait qu’il n’en est rien.Ce serait à la suggestion du fameux musicien Lamperti.de Milan, qu’elle se nomma ainsi.A cette époque, une cantatrice pour réussir, devait porter un nom italien, comme il faut un nom français à un chef cuisinier.‘‘Pourquoi ne prendriez-vous pas le nom d’Alba-ni, lui dit-il.Ce nom est celui d’une vieille famille presque éteinte ; le seul survivant est un cardinal très âgé, si pieux, et vivant si retiré qu’il n'entendra jamais parler d’une chose aussi mondaine qu’un opéra ; ensuite s'il l’apprend, vous aurez rendu le nom si fameux, qu’il en sera joyeux et fier.Et voilà comment elle aurait assumé son nom de théâtre.E.M.L’OBSERVATOIRE DE QUEBEC “Dès la première semaine de janvier en 1845, on s’occupa, à Londres, du projet d’un observatoire à Québec et l’on consulta Bayfield à ce sujet.“On érigea un observatoire près de la boule chronométrique de la citadelle et l’on en confia la direction au lieutenant Ashe, de la marine royale, comme astronome.“Cet observatoire fut démoli en 1874 ; on en voit encore les assises, et on le remplaça par celui d'aujourd’hui sur les Plaines d’Abraham" (Bulletin de la S.de Géographie ds ¦Québec, vol.15, p.278).QUESTION Sir James-M.LeMoine dit que les Bondfield, les Stewart, tous citoyens anglais de Québec, aidèrent à Montgomery et de Arnold en 1875.A-t-011 la preuve de cet avancé ?X.X.X. - 37» TABLE DES MATIERES Allard.L'honorable Louis-Jules.Alma mater, l’our I'.A neutres savaient-ils signer.Nos.Areliaiulmult.La famille.Archives de Selne-et-Marne.Les.Archives du premier Conseil de Québec, l.es.Archives paroissiales, Nos.Assemblée des notables il Québec.Auiuoud, Telmond.Auteur canadien couronné par l'Académie française.Baby, Antoine I nipéron.“ Daniel.“ Daniel-Antoine." lands.Baie des Esquimaux en 1785, I.a.Baie Saint-l’aul, l ue carte de la.Bailly de Mcssein, Mgr.Bailies.Henry-Edward.Barre.Lettre «In roi il M.île la.Barron, Hughes-Edmond.Beaujeu.L’honorable J.-P.Baveuse de.Beek, Juhn-4îerbrund.Bégin.Le cardinal.Bégon, L'intendant.Bélanger, pionnier de St-Vallier.Prisque.BellefeniBe.L.-C.-A.Lefebvre de.Bélugard, I ttipin de.Berri.il Montréal.La rue.Bigot.I,'intendant.Black.Le délateur John.Blais, Mgr André-Albert.Boston.John.Boucher.Plie ordonnance de Pierre.Bourdon de Pombourg.Ican-Prançois.Bourgeati, L'architecte Victor.Bourgeois sous le régime français.Les.Bourreaux de Québec sous l'ancien régime, Les.Botithillier.Louis-Tancrédc.Brayet.Le.Brébenf, Le l'êre Jean de.Brock, A Montréal.La rue.Bulletin des Recherches Historiques, Le.Bureaux d’enregistrement, Les premiers.Burke, John.“ Mgr Edmund.'i.'t.'t 182 :t:i4 lîtï 4 2.°,» •'114 232 Ht» (il 21!» (14 (i.'l (ü! Mi) 147 51 it.H 215 lit) .'12*1 296 104 2.S 15 89 50 .'il .‘147 1 05 111 55 29 .'10(1 .112 47, ISO, 048 .208 .78 .05 .75 .205, 320 .99 — 379 — Buteux.Le l'èrc Jacques.208 Caldwell, Le testament ilc Hrliry.-02 Callière, Le gouverneur de.845 Canadien-français, Le premier.144 Capitulation de Québec, (Ml fut signée la.*>6 Carillon.Le billet d'un héros de.242 Carillon, Chanson historique sur.180 Caron, L'honorable juge Alexis.2011 Carrière, Charles-Henri.0*1 Cartier il Québec.Le site du fort de.257 Casault, Louis-Adolphe.01 Casgraln.Philippe-Henri Iluperon.01 Capillaire du Canada.Le.185, 847 Castors, La destruction des.207 Certificat, l'n beau.268 Chabaud, Lettre de l'abbé.286 Champion du )>atin, l'n prêtre.22 Champlain, Le rappel de.240 Chanson de 1838, Une.208 Chant de bûcherons.Un.12 “Chanter poullle", L'expression.244 Charpentier du roi il Québec.148 Chauveau, L'honorable U.-.1.-0.112 Cherrier, Adolphe.2.'10 Christie, Gabriel.212 Cimetière des Pauvres il Québec, Le.282 Cloches, Le capitaine Pierre-Louis de.206 Coffin, William-Foster.111 “ William-C.-Holmes.-.228 Communauté canadienne au Chili.Une.178 Communautés de Québec en 1750, Les.212 Compain et les chancres.Le curé.s’> Complainte sur la mort de la Dauphine, Une.40 Conseil de guerre du 12 septembre 1750.Le.IL* Conseil Souverain et le port de l'épée, Le.21 “ “ Une opinion sur le.204 Coroners de Montréal, Les.20.> Côté, patriote de 1887-2.8, Le Dr.12 Coursol, Charles-Joseph.20, Couture, Le coureur des bois Jean.14, Crémazie nu Canada, Le premier.184 Croix de chemins, Les.125, 142, 220, 200, .’>.,0 Dambourgès, Francois.!,2 Daniel, Le Père Antoine.208 D'Auteuil, Lettre de Denis-Joseph Ituette.*.12 Défricheurs, Nos premiers.l‘l DeLisle, Benjamin.!>4 “ Kersiel.04 — 3*0 — T)e Lisle.Alexandre-Maurice.I tenier A I Men.Le.Henonville lié protestant.M.de.lies Rivières, Le capitaine.Thomas-Hypoiite.Hesehambault.Louis-Joseph Fleury.B'Esgly, Mgr Martauclieau.Disparus.Les.I >omestii|ue et serviteur.I mberger.Jean-Baptiste.iMP'alvet.inculpé en 1773.Pierre.Duchesnay, Antoine-Narcisse Juchereau.Henri-Théodore.Jean-Baptiste.“ Michel-Louis.1 nichcsse québécoise, i nc.1 Mifresne.Louis-Fin vieil.Hullard.Mgr William.IluMay.A propos des.Iiupuy de Llslois, Paul.Hurantaye, Madame delà.Epée et le Conseil Souverain.Le port de.K pl m -het te de blé d Tilde au ( ! an ad a.Ermatinger.Frederick-William.¦Escrime A Montréal, L’.Estève.François.Etat civil, Les registres de 1'.Evêques consacrés A Québec, Les.Exécution capitale dans le port de Québec.Exécutions capitales et les charretiers, Les Expatriation acadienne.L'.Exploits pédestres au Canada, Les.Famelnrt.Léon.Forgues, Jean.Faribault.LoulA-Ollvlcr.Faucher de Saint-Maurice, M.Fuy, Jacques de.Filesae, René.Fraser, Alexandre.“ Hugh.Frères Cintrons, La croix dos.Frontenac, l’n mémoire de M.de.Cadols, premier concessionnaire A Montréal Hamel in.Pierre- Ambroise.«argot, Nicolas.¦.Henevay, .Tea n-François-Louis.< îeoffrlon, Joseph.Tiendron, Pierre-Samuel.112 .37.132 .2S3 .*6 , .f*6 .94 .97 .2 1.303 .146 .1*6.134 , .303 .134 .1.33 .133 .130 .321 .137 .162 , .191 , .311 .168, 243 .81 .190 .109 , .200 .148 .150 .97.192 .137 .187 .168, 243 .19 .24 .157 .138 .32 .301 .55 .349 .328 .209 .315 .30 .158 .178 .347 .297 .330 Girard, Alfred.Oirroir, L'abbé Hubert.Gosselin, Gabriel.Gray, Edward-William.“ Jonathan-Abraham.Guay, Les ouvrages publiés par Mgr.Guérite du Liable, La.Gugy, L»x>nnrnhle Louis.Guy ft Montréal, La rue.Halifax, Le cours de.Hangar des Habitants, Le.Hennîtes, La Terre îles.Hertel, Jean-Baptiste de.Histoire, La Petite.Honey, John-Slcep.Hôpital-Général de Québec.Horan, Mgr Edward-John.Hubert, Mgr Jenn-Kran
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