Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 mars 1924, mars
LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXX X.D.DE LEVIS—MARS X'o 3 LA COTE LA MONTAGNE, A QUEBEC La côte la Montagne, à Québec, comme tout le monde le sait, fait un coude à peu*près en face de 1 ancien magasin Hamel maintenant occupé comme atelier de reliure par le Soleil.A l’origine, la côte la Montagne descendait tout droit en face du magasin Hamel.On se rendait de la rue Notre-Dame au coude actuel de la cote la Montagne par un sentier très escarpé remplacé aujourd’hui par l’édifice occupé par le Crédit Foncier.A l’automne de 1623, Champlain commença à assembler les matériaux pour bâtir le fort Saint-Louis.C est alors que le fondateur de Québec fit pratiquer le coude qui existe de nos jours, c’est-à-dire la partie de la côte la Montagne qui va de l’hôtel Neptune Inn à l’ancien magasin Hamel.Champlain nous apprend que ce travail se fit le 29 novembre 1623.Quand la côte qui conduit de la basse à la haute ville de Québec a-t-elle pris le nom de côte la Montagne ?Il est assez difficile de donner une date précise.Mais il est certain que du temps de Champlain on disait simplement la Côte de la basse ville ou encore la Grande Côte de la basse ville.C’est vers 1665 ou un peu avant qu’on commença à employer l’expression côte la Montagne.Vingt ans plus tard, cette désignation était devenue à peu près générale.Toutefois, nombre d’actes de notaires, de procès-verbaux de grands voyers et d’autres documents continuèrent à désigner la côte la Montagne sous le nom de Grande Côte jusqu'à la fin du régime français.La (/iiccttc de Québec des iH octobre 1764 et —4 décembre t/t>4, dans des annonces officielles, dit même encore la Grande Côte de la basse ville.Quelle est l’origine du nom de rue ou de côte la Montagne ?M.1 abbé Laverdière a écrit quelque part que la côte la Montagne a emprunté son nom d un nommé la Montagne qui résidait sur son parcours.Ce la Montagne est sans doute Noël Jérémie, sieur de la Montagne.L état général des habitants du Canada dressé en 1666 nous donne les précisions suivantes sur Xoel Jérémie, sieur de la Montagne : Noël Jérémie, sieur de la Montagne, 37 ans ; Jeanne Pelletier, sa femme, 21 ans ; Catherine-Gertrude, 2 ans ; Pierre Pelletier, domestique, 20 ans.” L année suivante, en 1667, on dresse un nouveau recensement.On constate par cette pièce que Jérémie de la Montagne est établi sur une terre a la cote Saint-Ignace.Il a deux domestiques, Pierre Pelletier et Joseph Ronneau, et huit arpents de terre en valeur.Noël Jérémie, sieur de la Montagne, n’a pas joué un rôle bien impôt tant au Canada, mais il faut avouer qu’à l'origine d'une colonie les noms de lieux sont plutôt donnés par le peuple.Celui-ci ne prend guère la peine de chercher.11 choisit de préférence les noms des gens de son milieu, de ceux |u d rencontre a peu près tous les jours.On n'a qu’à relever la plupart des noms des rangs ou des concessions de nos anciennes paroisses pour s’en convaincre.Mais, dans le cas qui nous occupe, l’abbé Laverdière dit-il vrai ?Lst-ce bien Noël Jérémie, sieur de la Montagne, qui a donné son surnom à la côte la Montagne ?Il est certain que Noël Jérémie la Montagne a résidé dans la Grande Cote de la basse-ville connue aujourd'hui sous le nom de côte de la Montagne.Nous en avons la preu-¦\ e dans une pièce notariale que Mgr Amédee Gosselin a bien voulu nous signaler. — 6 7 — Le 14 avril 1659, par acte reçu devant Audouard, Denis-Joseph Ruette cl’Auteuil baillait à Noël Jérémie la Montagne, à titre de ferme et prix d’argent, pour le temps et espace de deux années, “la totalité d’une maison sise sur le chemin qui va à la grande église de Québec et qui descend à la basse-ville ensemble les jardins et autres terrains joignant la dite maison .” Denis-Joseph Ruette d’Auteuil était alors propriétaire de presque tout le plateau connu de nos jours sous le nom de parc Montmorency-Laval, au haut de la côte la Montagne.C’est ce site idéal qu’il loua à Noël Jérémie la Montagne pour deux ans.Kst-il bien certain, toutefois, que la Grande Côte prit le nom de rue ou de côte la Montagne en l’honneur de Noël Jérémie la Montagne ?Celui-ci était plutôt connu de ses contemporains sous son nom de Jérémie.Lui-même signait simplement “X.Jérémie.” Nous osons donner une autre origine au nom de cette côte si connue.L acceptera qui voudra.Champlain considérait la haute ville actuelle de Québec comme une montagne.J1 dit : “L’incommodité que l’on recevait à monter la montagne pour aller au fort Saint-Louis, me fit entreprendre d’y faire faire un petit chemin pour y monter avec facilité.” Ailleurs il écrit encore : "J’établis cette demeure (le château St-Louis) en une situation très bonne, sur une montagne qui commandait sur le travers du fleuve St-Laurent, qui est un des lieux des plus étroits de la rivière.” Puisque Champlain et les premiers habitants de Québec considéraient la haute ville comme une montagne, il était tout naturel pour eux de désigner la rue ou côte qui y conduisait sous le nom de côte la Montagne.N’est-ce pas là l’origine du nom de la côte la Montagne ?En 1689 ou 1690 un capitaine réformé du nom de Basson fut renvoyé en France par M.de Frontenac.Pour quelle raison ?P.F. LA FAMILLE ROUAT (TROISIEME GENERATION) François-Marie Bouat, baptisé à Notre-Dame de Montréal le 6 juin 1717.était tils du juge Bouat et de Madeleine Lambert.Il se destina à la carrière militaire et le 9 juin 1739, étant cadet dans les troupes et à la veille de partir en expédition contre les Chicachas, il dicta son testament au notaire Chevremont.Dans cette pièce, il déclare qu’il a déjà testé par devant le notaire Latour, à Québec, au mois de mai précédent, qu'il ne change rien à ses premières dispositions : qu'il ne veut qu’assurer une somme de 3000 livres à sa tante Louise, épouse du sieur Herbin et enfin qu’il veut nommer son oncle, François Daine, son procureur général pour gérer les affaires de ses défunts père et mère.Trois ans plus tard, il est à Montréal et le 3 février 1742, le notaire Adhémar dresse le contrat de mariage du jeune officier.Sa future épouse est Marie-Jeanne, fille de René Gautier de Yarennes, capitaine, et de Marie-Jeanne LeMoyne de Longueuil.Une société de choix assiste à la passation du contrat, notamment : Charles de Beauharnois, chef d'escadre et gouverneur de la Nouvelle-France ; Frédéric Herbin, lieutenant, et son épouse : Michel Chartier de Lotbinière : M.et Madame René Gautier de \ arennes : François-Marie Souniande et Charlotte-Elisabeth de Yarennes, son épouse : Jean-Hip-polvte de Yarennes : dame veuve Petit de Le Yilliers ; Timothée Silvain.médecin, et son épouse : Joseph Rocbert, garde magasin du roi, et son épouse ; M.Boisberthelot de Beau-cours, gouverneur de Montréal, et son épouse ; M.Michel de la Rouvillière, commissaire ordonnateur, an Canada; M.Michel Begon, lieutenant de roi, à Montréal ; Louis Hippolyte LeBer de Senneville, major de Montréal, et son épouse ; Antoine Busqué et cille Louise Petit de LeYilliers, enfin Pierre Lestage, marchand bourgeois.Le mariage fut célébré le cinq février.Enfants : (a) Rkne-Brancois, bapt.à Notre-Dame le 10 février 1744 ; sépulture, le 5 avril 1749; (1)) Marie-Loiisk.bapt.le 14 septembre 1 “45- (c) Jean-TimothEE, bapt.le b janvier 1747.Nous parlons plus bas de son testament et de son décès.(d) PikkkK, bapt.à Notre-Dame, le ib juin 174*>¦ (e) Jean-Baptiste, bapt.à Notre-Dame, le 30 juin 1752.11 épouse en 1774, Marie-Célesle boucher.Conti- nuateur de la lignée.Dame F.-M.Bouat.née Gautier de Varennes mourut le 20 1753 et fut inhumée le lendemain à Montréal.Mais nous n’avons pu trouver l'acte de décès de son époux.Jean-Thimothée, le troisième enfant issu du mariage du sieur Bouat et de demoiselle de \ arennes, ht une grave maladie en 1774.Et le 17 décembre, sentant sa lin approcher, il confie ses dernières volontés au notaire Racicot.Tout d’abord, il veut après son décès "qu il soit aumoné aux pauvres de la paroisse la somme de 200 liv res ou chelins et il donne à l’église de \ arennes une pareille somme pour la décoration de l’autel.11 lègue à son frère J -B.Novellet ( 1), sieur de Bouat, tous les droits Montréal.Si j’ai dirigé d'abord M.Lagorce vers les Peres de Sainte-Croix, c’est qu'ils se trouvaient a la porte de Montréal, comme vous pouvez l’être à celle de Lyon.Mais puisqu’ils ont des raisons de ne plus accepter 1 établissement qui leur était offert, arrivez et vous serez les bienvenus.“ITn établissement de sourds-muets devra faire ici un grand bien, et nous en avons un besoin absolu.Le bon M.Lagorce, à qui Dieu en a donné la sainte pensée, et qui passe (1) Vers lu fin ilu mois d'août ou lus premiers jours (le septembre 1851.(2) j[gr Vrliiee.évêque de Martyropolis.partit pour l'Kurope en compagnie de M.Joseph I.a Koqm , vicaire général de Montréal, et de M.Désautels, curé do Itigaud.(:i) ("est lft qu’il avait fixé le siège et qu’il faisait élever les bfttl-nients de la future institution.Le Coteau Saint-Louis, aujourd’hui en pleine ville, éait alors dans la banlieue dt* Montréal. par les épreuves ordinaires des fondations, mérite toute votre confiance.Faites-lui faire un bon noviciat, donnez-lui ensuite un bon contrère et deux ou tri es bons Clercs paroissiaux.et vous verrez le doigt de Dieu sur votre oeuvre.Les muets parleront, les sourds entendront, et Dieu sera glorifié.” M.Lagorce entra au noviciat ; il avait assisté à la réunion des vacances et grandement édifié les religieux par sa piété et sa modestie ; il n’édifia pas inouïs les novices.Sa ferveur, son age, smi caractère sacerdotal, le besoin urgent qu’on avait de lui au Canada, parurent au I*.Querbes des raisons sullisantes pour abréger en sa faveur la durée de la probation canonique.Il lut admis a la profession religieuse vers la fin de juillet 1X5- t et, le lOa u’u, il s'embarqua au Havre pour Xew-\ 01k.avec le frère Joseph bavard, que son supérieur lui avait adjoint pour l’enseignement des sourds-muets.Parti du Canada prêtre séculier, quinze mois auparavant, -M.Lagorce y retournait Clerc de Saint-\ iatcur.Aussi 11e resta-t-il a Montréal que le temps de saluer son évêque et se rendit-il à l’Industrie, au sein de sa nouvelle famille.La construction que Mgr lîourget faisait élever au Coteau Saint-Louis 11 était pas encore habitable : 011 ne pouvait l’utiliser ni comme école, ni même comme chapelle provisoire pour les habitants du quartier : car elle était bâtie pour servir à ces deux fins.11 fallait pourtant reprendre l’oeuvre interrompue des sourds-muets.Le conseil de la communauté, auquel M.Lagorce assista, décida de l’établir à l’Industrie même, dans la maison du noviciat.Le petit nombre de novices—il n’v en avait qu'une demi-douzaine—permettait de disposer de deux ou trois pièces, cela suffirait, pensa-t-on.Le P.Lagorce s installa dans une cellule, la salle contigüe lui servait de classe et, dans ce modeste local, l’oeuvre commença O).Deux jeunes sourds-muets pensionnaires et quatre ou cinq autres externes vinrent y recevoir l'enseignement.Mais les épreuves ne lui manquèrent pas.Après essai, le P.Lagorce ne reconnut pas au F.Joseph Fayard les aptitu- (1) A quelle date précise ?il est difficile de le dire, mais eu uovem-•Jiio au plus t a rd, car une lettre .il partit pour les Etats-Unis la même année et fut pendant 47 ans, professeur au collège Saint-Charles de Ellicott, Maryland.L’abbé Viger était l'auteur d’une Grammaire latine fort appréciée, et pendant plusieurs années, il publia le “Manuel de littérature de Jenkins.” Jean Taeon-Lesperance.—Il naquit en 1836, à Saint-Louis, dans la vallée du Mississipi.Sa famille qui était originaire du Canada possédait une fortune considérable en terres et en esclaves qu’elle perdit dans la guerre de sécession.Avant ce désastre le jeune Lespérance était allé terminer ses études à l’école polytechnique de Paris puis à l’université de Heidelberg.Après la guerre de sécession dans laquelle il combattit avec les Sudistes, Jean Talon-Lespérance vint demeurer à Saint-Jean.P.Q., où il épousa une Canadienne, et il se livra au journalisme.11 débuta dans le Xeies, de Saint-Jean.puis passa à la Gazette, en iKjj.L’année suivante, il devint rédacteur du Canadian Illustrated Xezvs.Plus tard, il revint à la Gazette et en 1888, il prit la direction du Dominion illustrated A des.Ecrivain fort élégant de langue anglaise il publia un roman apprécié : Bostonnais, deux nouvelles : Fauchon et My Creoles, enfin, un volume de poèmes : The book of Honour.Membre fondateur de la Société Royale du Canada et professeur de littérature anglaise à l'Université Laval, il mourut à l’Hôtel-Dieu de Montréal, le 10 mars 1891.Carrette 82 — UNE PETITION DES ABENAKI S ET SAINT-FRANÇOIS SOKOKIS DE Province du Bas-Canada.District des Trois-Rivières.A Monseigneur l’Illustrissime et Révérendissime Joseph-Octave Plessis, évêque de Québec ( La pétition des Abénakis et Sokokis du village de Saint-François, comté Buckinghamshire, du district susdit Représentent très humblement à Votre Grandeur qu’ils avoient ci-devant Une Eglise & Sacristie, construites en bois, & que malheureusement dans le mois de may dernier elles ont été entièrement brûlées, malgré tous les soins et prompts secours.qu'il y a été porté pour les préservés de cette incendie, ht que vos Pétitionnaires se trouvent à présens dans un état de souffrance, ou ils ont pour tout secour une maison très petite, qui ne peut loger qu’environ le tiers de la dite nation avec ceux qui ont le droit detre desservis par leur curé ou Missionnaire du dit Village.Que leur situation actuelle, leur est d’un grand obstacle pour assister aux offices divins, qu’eux et leurs familles se trouvent privés des précieux avantages que les chrétiens retirent en assistant aux offices divins.Que vos dits Pétitionnaires désireroient rebâtir leur Eglise N’ Sacristie en pierre, afin d’avoir chez eux, comme ils ont toujours eu d’avoir la continuation de la célébration des Saints Misteres de la Religion Catholique, pour préserver leur dite Mission, pour y pratiquer et entendre les insructions nécessaires à tous chrétiens de toutes ages.Et dans L’Espérance que vos dits pétitionnaires ont d'avoir de laide pour rebâtir leur dit Eglise & Sacristie en pierre, qu’ils trouveroient très raisonable.Si votre Grandeur trou voit à propos et ordonneroit, que les habitans ou censitai-i es de la dite Nation, qui ont obtenu des terres en concession du fief & Seigneurie de la dite Nation du Village de St.François.vinscnt être annexés et joint à eux pour aider à la dite Nation de la mission, pour contribuer suivant la Loi à la Bâtisse de leur Eglise & Sacristie en pierre, vu quils n’ont les dits censitaires aucune ressource pour être desservie plus a - 83 - proximité que par leur dit Missionnaire et ne sont nulleme.attaché ailleurs.Et vos Pétitionnaires Espèrent encore outre l’aide quils pourroient avoir de leus dits censitaires, que vôtre Grandeur voudra bien leur représenter leur humble requête, a Sa grace.Le Gouverneur en Chef, pour lui Exposer la grande nécessité ou ils se trouvent dans l’Etat déplorable, vu leur peut de moyen, et la triste situation ou ils se trouvent, à tin d’obtenir quel secour pour laide des dites Bâtisses, sans quoi vos Pétitionnaires sont hors d'Etat de pouvoir rebâtir, ils gémissent & ne cesseraient de gémir, s’ils ne pouvoient réussir aux vus de leur présente Pétition, et craignent fort aussi que leur dite mission viendrait à s’éteindre entièrement, ce qui serait un grand malheur à eux.et à leurs familles.C’est pourquoi Vos supplians Concluent très respectueusement et avec l’espoir le plus flatteur, a ce quil plaise a votre Grandeur, de vouloir bien prendre en considération leur présente pétition, leur démarquer l’etendu de leur mission, telle que Vôtre Grandeur le trouvera à propos & convenable, tant pour le présent que pour l’avenir, et de leur permettre de rebâtir leur Eglise & Sacristie en pierre, et dans fixer les principales dimensions.Et vos dits Pétitionnaires et leurs successeurs, ne cesseront de prier Dieu pour la conservation des jours précieux de Vôtre Grandeur.St.François au Village, En Conseil, le premier jour du mois de juillet dans l’année de Notre Seigneur Mil 1 fuit Cent dix neuf.Nia8a8enon.v.g.Louis Consack, chef, Pierre Samtocouche, chef.Augustin Guille, chef, Louis Pelicane, chef, (sic) minrddduS Joachim Penedis, chef de guerre, Joseph 'l'accouche, chef de guerre, Louis Portneuf, chef de guerre, Joseph Obomzaoui-ne, capit.Pierre Marie, capit.Amable Pelicane, Joseph Thomas, Pierre Nicolas, Pierre Xigajoa, François de Salles, Thomas Guille, Gregoir Portneuf, François Annance.Je soussigné missionnaire des Abnakis prend la liberté de prier votre Grandeur, de recommander particulieremt.la requête de mes Sauvages à La grâce du Gouverneur.Pre.J.Chevrefils, N.P.témoin.( i ) Paquin, Ptre (1) Archives Judiciaires de Montréal. — 84 — •LES SOURCES EM PRIMEES DE L’HISTOIRE DU C A X AI) A - E R A X C AIS Dans le Courrier du livre, publé a Québec, de 1899 à J901, par M.Raoul Renault, on trouvera : l 11e curieuse gravure (“La canadienne qui a eu l'honneur de i>r le noeud gordien au Roi") (Vol.de 1896-1897, p.I ne seance littéraire a Québec en 1809, par Thomas Chapais ( \ ol.de 1896-18971 pp.1 2^, 45).\ ers le passé, par J.-M.LeMoine (Vol.de 1896-1897, P-40; .^ ' Edwin Tross, ses publications relatives à l’Amérique ( Vol.de 1896-1897, p.73).Alfred Hawkins, par Benjamin Suite (Vol.de 18961897, p.89).Les ex-libris canadiens (Vol.de 1896-1897, p.112).Sii James-M.LeMoine ( \ ol.de 1896-1897, p.139).Mémoires et documents historiques (Vol.de 1896-1897 E O7).Une drolatique aventure (Vol.de 1896-1897, pp.168 • vol.de 1897-1898, p.20).baitcher de Saint-Maurice, son oeuvre ( Vol.de 18961897, P- -ioi ).par X.-E.it>2, 195 ).ibliothèque de la Législature : le fonds Chauveau, Ibonne (Vol.de 1897-1898, pp.7, 33, 65, 109, 135, Les timbres canadiens, par Raoul Renault (Vol.de 1897-1898, pp.11,77, 97, 350).Le Xehiro-Iriniui du Père La Brosse, par Raoul Renault (Vol.de 1897-1898, ]).203).Hennepin, ses voyages et ses oeuvres, par X.-E.Dionne (\ ol.de 1897-1898, pp, 229, 28s).La Société Littéraire et Historique de Québec (Vol.de 1897-1898, p.256).The true story of the Acadian deportation, par Thomas O Hagan (\ ol.de 1897-1898, pp.275, 318).Un catalogue intéressant, par X.-E.Dionne (Vol.de 1897-1898, p.307).v - «5 Histoire de la conquête du Canada (Vol.de 1897-1898, PP- 3'-J.344)- 1837, and my connection with it, by Thomas-Storrow Brown ( \ ol.de 1897-1898, pp.342, 371 ; vol.de 1898-1899, PP- 19.5°)- A diary of the weather kept at Quebec in the year of the siege l>v the Americans in 1776 (Vol.de 1897-1898.p.356).Phe Journal of sergeant James Thompson, 1758-1830 ( \ ol.de 1897-1898, i>.380 • vol.de 1898-1899, p.26).John and Sebastian Cabot, par N.-F.Dionne (\01.de 1898-1899, pp.8, 35).Un pari de diable-bleu : un héros de 1812 (Vol.de 18981898, p.4O).Des évêques de Québec ( Vol.de 1898-1899.p.56).La campagne de 1O84, fragment inédit d’un travail sur l'Ontario, par Benjamin Suite (Vol.de 1898-1899, p.67).Champlain, par X.-K.Dionne (Vol.de 1898-1899,0 83).' Le plan-relief de Québec, 1806-1810, par Benjamin Suite (Vol.de 1898-1899, p.99).Le fort Saint-Louis et remplacement du monument Champlain par Ernest Gagnon (Vol.de 1898-1899, p.117).La colonie française à la mort de Champlain, par N.-E.Dionne (Vol.de 1898-1899, p.133).Champlain, ses oeuvres et ses historiens, par Raoul Renault (Vol.de 1898-1899, p.143).Les lêtes de Champlain à Saintes (Vol.de 1898-1899, p.163)._ U11 toast à la mémoire de Champlain ; réponse par D’Arcv McGee ! Vol.de 1898-1899, p.172).Le premier livre imprimé au Canada, par Philéas Gagnon (Vol.de 1898-1899, p.187).The new Canadian patriotism, par Leigh R.Gregor (Vol.de 1898-1899, p.192).The Montgomery Monument controversy (Vol.de 1898- 1899, p.219).Notes historiques sur Saint-Thomas de Montmagny, par Raoul Renault (Vol.de 1898-1899, pp.251, 423 ; vol.de 1899- 1900, pp.38, 92 ; vol.de 1900-1901, pp.194, 249, 291, 338). — 86 — „ UP the Saint-Lawrence, 1796, par Frank-D.Rogers (\ ol.de 1898-1899, p.234).Journal of Col.Rudolphus Ritzema, August 8, 1775, to March 30, 177P O °1.de 1898-1899, pp.238, 288, 394).The death of Wolfe, par James Henderson (Vol de 1898-1899, p.266).Origin of the word Monongahela (Vol.de 1898-1899 PP- 273.435); The Plains of Abraham (Vol.de 1898-1899.p.285).Lc monument Champlain.Histoire de son inscription Polémique intéressante.L’abbé 11.-R.Casgrain, M.Ernest Gagnon ( Vol.de 1898-1899, p.323).Samuel Champlain ou Samuel de Champlain : Que doit-on dire ?(Vol.de 1898-1899, p.379).La bataille de Châteauguay, par Benjamin Suite (Vol de 1898-1899.pp.387, 403 : vol.de 1899-1900.pp.5; 49).Le chateau Saint-Louis et la taxe de 1808, par N -E O ion 11e (Vol.de 1898-1899, p.430).General Hull and his army : their arrival in Montreal as prisoners (Vol.de 1899-1900.p.36).Une lettre de Papineau (Vol.de 1898-1900, p.104).p 1 Cannibals of the North-West (Vol.de 1899-1900, Quebec and the French Canadians, par Thomas Hughes (Vol.de 1899-1900, p.r32).Lettre de Etienne Parent à François DeBlois (Vol de 1898-1900, p.141).The old mission church at Tadoussac, Quebec, par Thomas () Hagan (Vol.de 1899-1900, p.133).Incunables Canadians, par Raoul Renault (Vol.de 1800 1900, p.162).Lettre de Etienne Martel à J.-F.DeBlois (Vol de 18001900, j).172).Sir Georges-Etienne Cartier (Vol.de 1899-1900.p.177 J • Ci 'J>: ->TT V,‘,rk exPcd'tion of 1690, par John Gilmarv Shea ( \ ol.de 1899-1900, p.190).Lettre de E.l’édard a P.Gauvreau 200).(Vol.de 1900, p. -87 The loyalty of the French-Canadians, par Raoul Renault (Vol.de 1900, p.217).Un ami du Canada, l’abbé A.-P.Gaulier (Vol.de 1900, p.232).Lettre de Jacques Viger à J.-P.DeBlois (\ ol.de 19001901, p.235).# t Lettre de Etienne Parent à J.-F.DeBlois (\ ol.de 19001901, p.237).Sir Etienne-Paschal Taché (Vol.de 1900-1901, p.240).Canadian Affairs 1827-1839.One side of the question.Copy of a letter sent to the editor of "The Canadian British American and West Indian Magazine” ( Vol.de 1900-1901, pp.265, 302).Lettre autographe de Sir E.-P.Taché à E.-M.Derome (Vol.de 1900-1901, p.273).French-Canadian Songs, par Raoul Renault (Vol.de I9OO-I9OI.T)|).28l, 327).Les “Voyages” du baron de La Hontan, par N.-E.Dionne (Vol.de 1900-1901, p.313).Around a date : The American attack on Quebec, par N.-F.Dionne (Vol.de 1900-1901, p.345).Thomas O’Hagan, M.A.Ph.1).(Vol.de 1900-1901, p.d61)- ._ Documentary History : Extracts from a Memoir Concerning the Present state of Canada, dated November 12, 1685 (Vol.de 1900-1901, p.366).Montcalm, Bougainville et l’abbé Casgrain, par René de Kerallain ( Vol.de 1900-1901.p.377 ; vol.de 1901, pp.11, 38).Tableau d’honneur : les miliciens canadiens-français de 1812-1815, par Raoul Renault ( \ ol.de 1900-1901, p.387)."The Unknown”, par Benjamin Suite (Vol.de 1901, p.Revd.abbé Picquet (Vol.de iqor, p.20).Where Dollard fought, par Benjamin Suite (Vol.de 1901, P- 33)- Quebec Fashionables, a satirical poem, par James Fitz-Gibbon (Vol.de 1901, p.60).P.-G.R. 88 — LEl IRE DE M.DE SAINT-OVIDE AU MINISTRE Louisbourg, ce _>8 novembre r Monseigneur, J avais donné ordre au Sr de Tout'' que i’av laisser pour commander a l’isle St-Jean en l’absence de M.’ de Pensons, d assurer les Acadiens quv y etoient venus marquer du ter-îain que rien ne dévoient les empecher de sv establir, quoique cette Isle ne fut pas encore reiinie au Domaine du Roy, qu’il pouvoit les assurer de ma part qu’ils y seraient en toute liberté, ils n’ont pas voulu tout à fait s’en raporter a ce que cet ot-ficiet lem disoient, et il y a lieu de croire que le joue pesant qu ils ont supportés pendant l’espace de plus de ho années a 1 Acadie par une compagnie ne les fassent craindre de retomber encore sous de pareille nomination, je compte pourtant que M.de Pensens qui se rendra a l’isle St-Jean le printemps prochain, en fasse determiner quelques uns s s’y aller esta-blir.C et oit icier a fait un mémoire quv paroist fort juste ( et qu il a 1 honneur de vous adresser) de la qualité des terres, de celle des differens Bois qui sont dans cette Isle, dont le pin pour la mature me paroist le plus commun, plusieurs particuliers s en sont servis pour des mats de 50 à 60 pieds de longs utils a des Colettes, et Batteaux, et dont ils ont été très contents.Quelques capitaines, et maitres charpentiers de navires marchands, assurent que cette mature vaut bien celle du Nord.Les Isles Madame qui ont été concédées à M.Dauteiiil sont entiei ement abandonnées et depuis deux ans qu’il a passé en Canada, nous n’avons eu aucunne nouvelle qu’il voulut continuer cet etablissement.Quelques habitans du Port 1 oulouze m ont demandé la permission, de s'v aller establir pour y del richer et cultiver des terres qui paraissent estre très bonnes, je leur ay permis et les ay assurés que cet endroit serait reuny au Domaine du Roy l’année prochaine.^ na rtc’ la'1 ;iucun etablissement ny défrichement à I isle verderonne.Les personnes auxquelles M.de la Eoular-dene avait cedes ses droits, ny ont fait couper du Bois que ce qu ils en ont eu Besoin pour faire des planches, ils se sont contentes de jouir de l’isle de Xiganiche pour v faire La l’esche, et leur Commerce.M.de la Boularderie qui estait em- -89- bafqué sur la Neteide a esté sur les lieux pour voir par luy mesme l’estât dans lequel estait cet etablissement et comme il a veû que le Sr le Brun envoyé parles Srs Pignon vert, et Lahnblave, de St-Mal >, n'avoit exécuté aucune des conditions auxquelles ils s’étoient engagées dans la cession que M.de la Boularderie leur avaient faitte.Il a fait assigner tous ses associés en la personne du Sr.le Brun, pour se voir condamner a déguerpir, tant de l isle \ erderonne que de celle de Xi-ganiche où il faisait la l’esche en vertu de la ditto cession, dont sans doute cet officier.Monseigneur, vous rendra compte.J'ose prendre la liberté de vous representor.Monseigneur, qu'il n'est pas possible tpte des particuliers puissent former des etablissements aussy considerables que sont ceux quy ont été accordés a Mrs Le comte de St-Pierre, La Boularderie et I fauteuil il faudroit pour cela des sommes immenses dont on ne peut esperer de retirer le produit qu après bien des années, d'ailleurs ces concessions ne servent qua empe-crer le prompt etablissement de ces endroits par une infinité de Particuliers qui les habiteraient.J’av eû l’honneur de vous informer.Monseigneur, du chemin que j’avois fait percer pour aller au Lac de Miray, c’est le plus droit et le plus court que l’on puisse trouver a la vérité depuis qu’il a été pratiqué, et (pie le feu a passé dans une partie de ce chemin quy en a bruslé les mousses, il s’est découvert des Roches d’une grosseur prodigieuse qui ont rendu deux lieues de ce chemin presque impraticables, ce quy m’a déterminé ce printemps d’envoyer le Sr Duvivier avec cinq ou six hommes pour en découvrir un autre ce qu'il a fait et dans lequel nous avons fait travailler et mis presque en estât de pouvoir y faire passer des voitures pour en tirer du Bois, il est vray que le detour qu'il a fallu faire pour rejoindre le mesme chemin a deux Lieues d'icy, alongera ce dernier de près de trois quarts de Lieues du premier.Le Sr Dubuisson, Subdelegué de M.Lintendant de la nouvelle trance, est arrivé de Canada ce mois de juillet dernier.Je le fist repartir pour se rendre a l'isle St-Jean ou sa presence estoit très necessaire pour y terminer une infinité d’affaies qu’il y a ordinairement a la fin de La Pesche dans — 90 — ces endroits : c est un très honneste homme qui s’acquitte fort judicieusement de L’Employ dont il est chargé.11 ne sauroit cependant, Monseigneur, subsister dans cette Isle a\ec sa famille quv y est si vous n’avés la bonté de luy accorder des appointemens sans lesquels il se trouverait entièrement hors d Estât de pouvoir v vivre, et d’v continuer ses services.J ay 1 honneur d’estre avec un profond respect, Monseigneur, \ otre très humble et très obéissant serviteur St-Ovicle de Broiiill an.( i ) TH 1ER SA XT DE HOU ROM A RIE < \ Old une note qui pourra intéresser M.Lapalice et (|ti il conviendrait peut-être d’ajouter à la tin de ses articles pai us dans 1 c* bulletin de novembre et décembre \
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.