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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1924-08, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN ïC IIEHCIIES DES VOL.XX.X X.-D.DE LEVIS—AOUT 1D24 No 8 FES LETTRES DE NATURALITE SUUS LE REGIME FRANÇAIS Les lettres de naturalité, nous dit Guyot, sont des lettres de grand sceau par lesquelles le roi ordonne qu’un étranger scia réputé naturel sujet et régnicolc, à l’effet de jouir de tous les droits, privilégies, franchises et libertés dont jouissent les vrais originaires Français, et qu’il soit capable d’aspirer à tous les honneurs civils ( i )., Anciennement, dit encore Guyot, les lettres de naturalité se nommaient lettres de bourgeoisie, comme s’il suffisait d être bourgeois d une ville pour être réputé naturel du pays.Il y a au trésor des Chartres un grand nombre de ces lettres de bourgeoisie, qui ne sont autre chose que des lettres de naturalité accordées à des étrangers.Du temps de Charles VI, on se faisait encore recevoir bourgeois du roi, pour participer aux privilèges des régnicoles.Dans la suite, ces lettres ont été appelées lettres de naturalité.Il n’appartient qu’au roi seul de naturaliser les étrangers; aucun seigneur, juge ni cour souveraine n’a ce droit.” Certaines nations reçurent même en bloc des lettres de naturalité.Les habitants de ces pays, en vertu de ces lettres, pouvaient s établir en h rance et y jouir de tous les privilèges (1) Répertoire de jurisprudence civile, criminelle, canonique et béné-ficiale, tome ]>.2(11).M des régnicoles sans etre obliges dobtenir des letties Particulières pour eux.Les lettres de naturalité, toutefois, ne produisaient 1 effet dont elles étaient susceptibles qu’après leur enregistrement au Parlement et leur entérinement à la Chambre, des Comptes et même au bureau des finance s ( Edit du mois de février 1704 ).Guyot cite un arrêt du 4 septembre 1738 qui adjuge à une veuve la succession de son mari et décide qu elle devait être préférée a Louis blandio, frère du del mit.nonobstant les lettres de naturalité que ce Louis blandio avait obtenues avant le décès de son frère, tout simplement parce que ces lettres avaient été enregistrées au Parlement après le décès du testateur.L'étranger naturalisé qui se mariait et allait résider hors du royaume perdait la grace que le roi lui avait faite, et on le réputait étranger.Ses enfants nés ailleurs qu en b rance ne pouvaient hériter de ses biens.Dans ce cas, sa succession allait au roi.Lorsque l'étranger naturalisé venait à décéder en France.ses héritiers régnicoles seuls lui succédaient.A leur défaut, le roi héritait de ses biens.Les seigneurs' haut-justiciers ne pouvaient rien prétendre dans sa succession.Au mois de février 1720, une declaration royale révoquait les lettres de naturalité accordées aux étrangers faisant le commerce maritime, qui avaient conservé leur domicile dans les pays soumis aux puissances dont ils étaient nés les sujets.11 fallait donc que l’étranger naturalisé fasse en France ou clans ses colonies une résidence constante.' Au mois de décembre 1703, un édit royal avait fixé que les lettres de naturalité seraient insinuées au domicile des impétrants.C'est en vertu de cet édit que toutes les lettres de naturalité accordées à des habitants de la Nouvelle-France furent insinuées au Conseil Supérieur de Québec.Quel droit payait ceux qui obtenaient des lettres de naturalité ?Le tarif édicté le 29 septembre 1722 le fixe à cent livres pour tout impétrant, c’est-à-dire que le père, la mère et chaque enfant payaient cent livres chacun.11 nous reste à donner les noms des étrangers devenus Français ou plutôt Canadiens dont les lettres de naturalité — 227 — France e,’registrfei au C,,nscil Supérieur de la Nouvelle-Ce sont : Sébastien de \ illieu ( juin 1668).Jacques Bizard (1er mars 1P87).Jean-Thomas, natif de Bristol, en la vieille Angleterre mane a une Française de laquelle il a eu deux enfants (mai Abel-Joseph Board, natif de Londres, habitant delà i ointe-aux- I rembles, marié à une Française et avant des entants (mai 1710).¦ Guillaume Jamesie, de la vieille Angleterre, habitant (le hjPomte-aux-1 rembles, marié à .me Française, ayant dix entants (mai 1710).Jean Laza, irlandais, habitant de Montréal, marié à une Anglaise, et ayant huit enfants ( mai 1710).QRldl-d XeiIson- de là Nouvelle-Angleterre, habitant e Saint-h rançois, marie a une Française, et avant des entants (mai 1710)., , Jean-Baptiste Ohé, irlandais, habitant de Montréal, mane a une Française, et ayant des enfants (mai 1710).1 1 Jean-Baptiste Otis, de la Nouvelle-Angleterre, habitant de la cote de Beaupre, marié à une Française, et ayant des entants (mai 1710).1 ax.il Otis, établi a \ illemarie (mai 1710).Philippe Montass (mai 1710).Jean Uso, de la vieille Angleterre (mai 1710).André b'ray (mai 1710).Guillaume Tailor; demeurant à Villemarie (mai 1710).Mathias-Claude Paremont (mai 1710).Gabriel Jordan, demeurant à Québec (mai 1710) Joseph Hastinger, de la côte de Beaupré (mai i7ro).Joseph Kalogg (mai 1710).lhotnasHuss (mai 1710).Pierre-Augustin Littleflver (mai 1710).^ van Carter (mai 1710).Louis Price (mai 1710).Jean-Louis Dicker (mai 1710).Michel Scavler (mai 1710)., — 228 — Nicolas Hutchin (mai 1710); .Germain Aubry dit Larose, irlandais (mai i/ioj.Joseph Power (?) (mai 1710).Jean Crony dit Saint-Jean, irlandais (mai 1710).Antoine-Nicolas Huss (mai 1710)- .Charles Lemaire dit Saint-Germain, irlandais, habitant de Lachine, marié à une Française, et ayant des enfants (mai 1710).Louis-Philippe Sergeant (mai i710)- Richard.(1), ci-devant chez le sieur de Linquetot (Linctot), major des Trois-Rivières (mai 1710).Tean-Baptiste.(1), habitant de la côte de Beaupré près Québec, marié à une Française, dont il a des enfants (mai 1710).Jacques-Charles Stebbens (?) (mai 1710)._ Jean.(1), irlandais établi à la Petite-Rivière près Ouébec, marié à une Française dont il a des enfants (mai 17T0)., ., jean.( 1 ), dit l’Irlande, tisserand de son metier a Lachine (mai 1710).( 1 ), Coal (mai 1710).Jean-Baptiste Carool (?), irlandais, habitant de Laval-trie, marié à une Française, et ayant des enfants (mai 1710).Joseph Plind, demeurant au Cap-Saint-Ignace (mai 171°).Joseph Hind’(frère du précédent), étant à la côte de Beaupré (mai i710)- _ Joseph Sloutz (mai 1710).Jean Sloutz (mai 1710).^ André.(O- demeurant chez Guillaume Le- mieux, à Bellechasse (mai 1710).Benjamin Messy (mai i710)- Hervey Stroton (mai 1710).jean Ricard, demeurant au séminaire de Québec (mai J~ Madeleine Warren, anglaise, mariée à Philippe Robi- (1) Ka blanc dans l'original. — 229 — taille, tonnelier, établi a \ illeniarie, dont elle a eu (quatre enfants, (i) (mai 1710).Mane Washton ( ?), anglaise, mariée à Jean Laska ( ?), irlandais établi a l'ile de Montréal, ayant trois enfants (mai I710)- Marguerite Kerwin Kay, anglaise, mariée à un sergent des troupes nommé Chevalier (mai 1710).Marie-brançoise Urtozer, mariée à Jean Berger, peintre, établi à Villemarie (mai 1710).Anne Lord, anglaise, mariée à Habaphton (?) Holet (?) dit La violette, tisserand, établi à Yilïemarie mai (1710).Marie-Anne-Louise Christiason, née à la Nouvelle-Hollande, où elle épousa un Français nommé Moyse Dupuy et avec lequel elle passa en Canada 1 année de la paix, demeurant a Laprairie, ayant cinq ou six enfants (mai 1710).(2) Christin Otom (?), anglaise, mariée, amenée avec sa mère au Canada, mariée à Louis LeBran.menuisier, établi à Villemarie (mai 1710).Llisabeth Priser, anglaise, mariée à Jean Fournavan (?), établi à \ illeniarie, et ayant deux enfants (mai 17m).Marguerite Stobberer, anglaise, mariée à Jean des Noyons, sergent dans les troupes, et ayant des enfants (mai 1710).Marie Ann.anglaise, mariée (mai 1710).Madeleine Wilson, anglaise, mariée au nommé Chevalier, perruquier, établi à Québec et avant des enfants (mai 17r o ).' Marie-Ursule Mistrot, anglaise, mariée à Charles Bois-boi (?), habitant de Saint-François (mai 1710).Marie Shrurer ( ?), anglaise, mariée au nommé Paquet, demeurant près Québec, et ayant plusieurs enfants (mai 1710)._ Marie-Madeleine William, anglaise, mariée au nommé Vildaigre, garde-port à Québec (mai 1710).Rosa Otis, anglaise, mariée (mai 1710).Marie-Jeanne GofFurier, anglaise, veuve de Thomas Left (mai 1710).(-) Mentionnée par Mgr Tanguay (vol.VII, p.10).(3) Mentionnée par Mgr Tanguay (vol.III, p.556). — 230 — Marie-Louise Pilman, anglaise, veuve d’Etienne William, demeurant à Québec (mai i/io).Marie-Joseph Sayer, anglaise (mai T/FO).Catherine Dunkin, anglaise (mai i/io).(r) Marie Stnze (?), anglaise (mai i/io).Louise-Thérèse S toi Ton, anglaise (mai 1710L Louise-Gabrielle Brake, anglaise (mai i/io).Marie-Françoise Furie (?), anglaise (mai ]y\o).Marie-Priscille Stozer, anglaise (mai |7ro) Marie-Elisabeth Waber, anglaise (mai 1710).Marguerite Tavbol (?), anglaise (mai F7io).Martha Finn, anglaise (mai 17IO)-Elisabeth Hust, anglaise (mai 1710).Marie-Louise Komball, anglaise (mai 1710).Madeleine Alleyn, anglaise (mai i7t°T Marie-Charlotte Brojon (?), anglaise (mai 1710).Elisabeth Coss, anglaise (mai 1710).Helene Davis, anglaise (mai 1710).Marie-Françoise Hammon, anglaise (mai 1710).Anne Huss, anglaise (mai 1710).Marie Brook, anglaise (mai 1710).Madeleine Coût, anglaise (mai 1710).Marie-Elisabeth Lamax, anglaise (mai 1710).Marie.(2), irlandaise (mai 1710).Marie Drody, anglaise (mai 1710).Jean Otis (juin 1713).Jean Arnold (juin 1713).Jean Willet (juin 1713).Edouard Flechier ( juin 1713).Edouard Clements (juin 1713 ) • Guillaume White (juin 1713).Jacques Pillsburg ( juin 1713).Richard Taylor (juin 1713).Thomas Jefferys (juin 17r3).Thomas Stillet (juin 1713)., Jean Scothoir (juin 17F3).Richard Pearse (juin 1713).(1) Voir il son sujet le Bulletin des Recherches Historiques, vol.' XVII.p.120.(1) Eu blanc dans Porlginal. Christophe Wood (juin 1713).Jacques Lorey (juin 1713).Charles Steward (juin 1713).Charles Taylor (juin 1713).Jacques Leiyter (juin 1713).Isaac Ruff (juin J713).Charles David (juin 1713).Guillaume Wilding (juin 1713).Robert Dixon (juin 1713).' Jean Deniss (juin 1713).I homas Shoulder (juin 1713).Jean Banistoc (juin 1713).Charles Menning (juin 1713).Marie Loeman, veuve de Howe (juin 1713).Marie-Anne Drew (juin 1713).Joseph Grechill (juin 1713).Guillaume Perrinn (juin 1713).Thomas Buraff (juin 1713).' Jean Reed (juin 1713).Joseph Robert (juin 1713).Daniel Maddox, anglais, natif de la vieille Angleterre (juin 1713).Jeanne Waidaway, anglaise, native de la vieille An Me-terre (juin 1713).61 Daniel Fisk (juin 1713).Simon Lucas (juin 1713).\ ictor-1 homas Dian (juin 1713).Catherine Parsons, native delà Nouvelle-Angleterre (juin 1713).* Jean Holond, natif d’Irlande (juin 1713) Denis Byrne, natif d Irlande (juin 1713 ).Claude,Mathias Fanef, anglais établi à Montréal (mars I7I4)- Marie Willis, femme de Pierre Derisy, marchand de yuebec (27 janvier 1722).I hiniothé Sylvain, natif d Irlande (7 mars I72|) Abel, anglais de nation (22 mars 1732).Abu ie-Anne Jordan, anglaise de nation ( r 3 avril 1740) Gilles Strouds, natif de Londres (30 avril 1749).Claude 1 homas, anglais de nation (1er juin 17^3) Charles-Joseph-Alexandre-Ferdinand Feltz, allemand, chirurgien major des troupes a Montréal ( 3 féviiet P.-Ci.R.LES disparus Edouard-Raymond Fabre.—La vie de cet eminent compatriote devrait être écrite et répandue, car elle comporte un enseignement.Fils d’un menuisier instruit, Edouard-Raymond naquit à Montréal, le 15 septembre 1799.et ht l’apprentissage des affaires dès l’âge de 14 ans- Fn iSjj, 1 se rendit en France pour se familiariser avec le commerce des livres.Revenu au pays l’année suivante, il prit la direction de la librairie qu’avait fondée a Montréal, vers 1815, M.boss'll! M.Fabre fut tin homme d’affaire actif, honnête et d’excellent jugement.Sa libéralité et son dévouement en faveur de ses compatriotes furent au-dessus de toute éloge.Il aida de ses deniers les familles des victimes de la rebellion de 1837-38 ; il soutint la Minerve et le Vindicator.Ce deniier journal, de langue anglaise, était chargé de faire connaître la cause des Canadiens français en Angleterre et aux Etats-Unis.Il contribua à la création de la Maison Canadienne.vaste entreprise dont le but était de soustraire les marchands canadiens à la tutelle des exportateurs anglais et de former nos jeunes compatriotes au grand négoce.Il fut 1 un des fondateurs du Pays de 1852 et l’âme dirigeante de Y Association de la délivrance qui s’occupait du bien-être et du rapatriement des exilés politiques canadiens en Australie.Enfin, l’on peut dire qu’il participa à tous les mouvements politiques, patriotiques et économiques qui eurent alors pour mission de faire progresser notre race.Ce Canadien français exemplaire périt victime du choléra, le J 5 juillet 1854.A cette époque, il était maire de Montréal.M.Fabre avait épousé Luce Perrault, et deux de leurs enfants ont brillé; l’un, Edouard-Charles a été le premier archevêque de Montréal, l’autre, Hector, fut un journaliste de grande distinction et, lors de son décès, il représentait le Canada en France.CabrETTE — 233 - NOS CROIX DE CHEMINS Dans un ouvrage qui a pour titre : Le crueifix, sainte dévotion, l’abbé Chaffaujon, racontant l’histoire du crucifix en Europe, écrivait, il y a quelques années, le passage suivant : “De l'église le crucifix.se dressa sur les chemins fréquentés ou dans les sentiers isolés, rappelant à l’homme le grand but du voyage; sur les places publiques, dans les rues, aux angles des maisons, pour que le chrétien apprit, en le voyant, à modérer ses agitations et à sanctifier ses plaisirs.Nos secousses sociales ont porté un rude coup à ce culte salutaire, aussi bien que le luxe des constructions modernes.La croix a dû fuir des villes dans les campagnes, et les madones perdent de plus en plus leurs niches traditionnelles.” Par ailleurs, un de nos historiens, le R.P.Louis Lalande, dans sa belle Histoire de Boucherz’itle, entretenait, en 1891, craintes identiques sur le sort des croix et des calvaires du Canada français ainsi qu’on le constatera par la lecture de cette page : “Il existait dans nos campagnes, il y a quelques vingt ans (vers 1871), une pieuse coutume de faire le mois de Marie.Les mères de famille et leurs filles ornaient une petite chapelle, ordinairement bâtie au pied d'un calvaire : et, devant une statue ou une image de la sainte \ ierge, vieillards et enfants, pieusement agenouillés sur le sol, récitaient le chapelet.Puis 011 chantait en plein air des hymnes et des cantiques ; tous les apprenaient, y répondaient en choeur, et les fredonnaient ensuite pendant leur travail de chaque jour.Marie était bénie à jamais.Hélas ' les chapelles et les calvaires tombent, sont tombés et ne se relèvent pas toujours.”.Cette page a-t-elle eu pour effet de faire sortir de leur heureuse influence sur la masse de nos compatriotes ?Tou-vrage publié naguère par la Société Saint-Jean-Baptiste, une hem eu se influence sur la masse de nos compatriotes ?toujours est-il que la Croix du chemin est en honneur plus que jamais.Depuis quatre ans, que nous parcourons les campagnes à la recherche des croix de la région de Montréal, des 1 rois-Rivières.de Saint-Hyacinthe, Terrebonne, etc , il nous a été possible de relever l’existence de près de deux cents 234 — croix et calvaires.Nous avons même eu l'agréable surprise d’apprendre cju’on en élevait de nouvelles en plusieurs endroits.Ht ce qui se passe dans les régions que je viens de mentionner, se reproduit également dans les régions au sud et à l’est de Québec.Pour preuve je citerai au hasard deux extraits qui datent de 1922.Ste-EuphemiE, Vontmagny.—"Le dimanche 24 septembre 1922, eut lieu dans notre paroisse, la bénédiction solennelle d’une jolie croix érigée par les soins et sur la propriété de M.Joseph Giroux, cultivateur."La paroisse entière assistait à la cérémonie.On remarquait aussi plusieurs personnes des paroisses voisines, accourues pour la circonstance."Le sermon fut donné par le R.P.Antonin, franciscain Après la bénédiction de la Croix, M.le curé adressa quelques mots à la foule présente, remercia tous et chacun et félicita chaleureusement M.Giroux pour son acte de piété."C'est la deuxième fois en deux mois que pareil fait religieux se produit dans notre paroisse.La première croix, érigée en juillet dernier, s’élève sur la propriété de M.Alphonse Gagné, maire de la paroisse.” Saint-Valuer, Co.I’ku.kciiassk.—“Dimanche, le 24 septembre 1922, après les vêpres, a eu lieu dans la paroisse, la cérémonie toujours touchante d’une bénédiction de croix le long du chemin.Cette magnifique croix a été érigée par les descendants de la famille Bélanger, pour commémorer la mémoire du premier colon de ce nom établi dans la paroisse en 1726, et est élevée sur l’emplacement de la première maison, le long du chemin de l’Anse.Après la bénédiction et une pieuse allocution par M.le curé, M.J.-H.Bélanger, promoteur de ce monument, fit l’historique de cette famille, puis il y eut chant de circonstance et chacun s'en retourna doucement, ému par cette belle cérémonie et ce beau dimanche d’automne."Multiplions 110s croix sur nos chemins afin qu’elles répandent leurs bénédictions sur nos paroisses et sur les voyageurs qui les saluent avec respect sur leur passage.” • E.-Z.Masstcottë — 235 L’INSCRIPTION DU MONUMENT WOLFE ET MONTCALM En février 1898, un lecteur demandait au Bulletin des Recherches Historiques quel était l’auteur de la belle inscription placée sur le monument de Wolfe et Montcalm à Oué-bec.Mortem virtus communem, Famam historia ' .as dédit.La réponse se fit un peu attendre, puisqu’elle ne parvint au Bulletin qu en novembre de l’année suivante, vingt-et-un mois plus tard, niais elle fut directe et précise, comme cela ne pouvait manquer d’arriver puisqu’elle était signée : Igno-tus.L’historien extrêmement averti qui nous a fourni sous ce iinin tant de pages érudites et qui n'est pas aussi inconnu qu’il le croit peut-être, avait retrouvé dans les vieilles gazettes toute l’histoire de cette remarquable inscription.Dès que le projet d’un hommage commun à Wolfe et à Montcalm fut annoncé, en août 1827, un comité se forma et un concours s’ouvrit pour l’inscription qui devait être gravée sur le futur monument.Le lauréat du concours, gagnant de la médaille d'or qui en était le prix, ne fut autre que le Dr John-Charl-ton Fisher, en ce temps-là rédacteur de la Gazette de Québec par autorité.“L’inscription du Dr Fisher, ajourait Ignotus, a fait 1 admiration de tous les connaisseurs.Elle résume avec force, élégance et concision l’idée-mère qui a inspiré l’érection de ce monument historique.” Sans prétendre rien diminuer de l’admiration qui est en effet due à cette inscription si véritablement lapidaire, il est peut-être permis de rappeler que tous les humanistes 11’ont pas été également satisfaits de sa latinité.A plusieurs reprises Ton a fait observer qu’il y avait quelque chose de relâché, sinon d’absolument incorrect dans le fait que l’auteur a placé en vedette une seule épithète féminine, alors que des trais termes auxquels elle s’applique nécessairement dans 1 espi it du lecteur, il s en trouve un du genre neutre.Peut-être aurait-011 dû faire observer en même temps ^ — 236 — que le verbe doit être au pluriel, puisqu’il est commandé par trois sujets à la fois : virtus, historia, posteritas ?Est-ce là du purisme exagéré ?C’est possible.Pour éviter cette critique légère, l’auteur aurait été forcé de répéter l’ajectif, mortem comvutncin, feintant, comnmncm, monu-mcntiim commune, niais sa formule y aurait perdu autant en beauté qu’en concision, et il a préféré recourir à une licence grammaticale.C’était d’ailleurs son droit, puisque l’artifice dont il a usé n’est autre que la figure de langage universellement connue sous le nom de syllepse et dans laquelle les mots sont régis plutôt par la pensée de celui qui parle que par les règles de la grammaire.¦ Je crois cependant qu’il n'était pas impossible au Dr Eislier de disposer la même inscription sans rien sacrifier de sa remarquable concision et en même temps sans violer inutilement la syntaxe.11 n’avait qu’à trouver trois compléments du même genre et à dire par exemple : Commune dederunt Fatum virtus, Decus historia, Monumentum posteritas.Akcidius Fautrux QUESTIONS Je vois qu’en 1740.à la vente des effets de Mgr de Lau-berivière, un abbé Martin achète le bréviaire de l’évêque défunt.Mgr Tanguay ne mentionne aucun prêtre du nom de Martin pour cette période.11 y a eu un abbé Martin aumônier ou chapelain de la famille Martel de B rouage à la Côte de Labrador à peu près à cette époque.Le bréviaire en question n'aurait-il pas été acheté par lui dans un de ses voyages à Québec ?X.X.X.Où trouverais-je la liste des capitaines de port de Québec ?Marin LES SOURCES IMPRIMEES DE L’HISTOIRE DU CANADA- FR A N C AIS : LA REVUE DES DEUX-FRANCES Louisbourg, souvenirs du Cap Breton, par Faucher de Saint-Maurice (Vol.de 1897, P- 14).Faucher de Saint-Maurice, par Paul de Cazes (Vol.de 1897, p.22).L’hon.F.-G.Marchand (Vol.de 1807, P- -12).Journal de nies campagnes au Canada, par de Malartic (Vol.de 1897, PP- 82, 188, 271).Esquisse d'histoire du Canada, par Benjamin Suite (Vol.de 1897, p.108).Canadiens décorés par la France (Vol.de 1897, p.157).Les mines d'or du Canada, par F.Bianconi (Vol.de 1897.p.178).Entre Québec et Lévis, par Napoléon Legendre (Vol.de 1897, P- I2)- Croissez et multipliez, par Benjamin Suite (Vol.de 1897.p.189)., Les Acadiens et la France, par Edouard Richard (Vol.de 1897, p.103).Les premiers Canadiens des Etats-Unis (Vol.de 1897, p.163).Napoléon icr et le Canada, par Benjamin Suite (Vol.de 1897, P- 11 )• Les Ecossais au Canada, par Benjamin Suite (Vol.de 1897.P- t 19)-a Dans la Gaspésie, par Arthur Buies (Vol.de 1898, p.1 o 1 ).L’Amérique avant Christophe Colomb (Vol.de 1898, P- ]7)- ^ .La mort de Champlain, par Benjamin Suite (Vol.de 1898, j).98).Louis Jolliet au Mississipi, par Edmond Mallet (Vol.de 1898, p.217).P.-G.R. LES ACTES DE MARIAGES DU FORT SAINT-JEAN Trois actes de mariage qui ne sont pas dans Tanguay et qu’on a cherché vainement dans nos archives judiciaires ont été, il y a quelques années, trouvées à Ottawa, où on possède une copie des registres tenus au fort Saint-Jean, entre 1757 et 17f>o.Comme ces actes intéressent diverses familles de la province, nous en donnons la substance ici.afin qu’on puisse y référer facilement.4 avril 1758—Nicolas Payant dit Sy-Onge, amiral du lac Champlain ( fils de Joseph-Jacques) et de défunte Marie Legris, du fort St-Jean, et Rosalie I/Erigk fille de Paul l’Erigé dit la plante et de défunte llarhe Dupuy de la paroisse de St-Krançois Régis, et veuve de Jean-Marie Laperlc.de la paroisse de Laprairie.X _ Joseph Payant Sacquespée Le chev.de Louiscore Gon licou rt Patin Marie-Josette Payant Hamel Lorimier.Fils Josette Hamel J.P».Lafois F.Félix de Bercy, P.R.-5 janvier 175»)—Pierre Marrollot, fils de Jacques et de Marie Peynet, de la paroisse de St-Michel du diocèse de Poitiers, et Marie-Joseimi Mivillf, lilh de François Mivil-le et de Marie-Angélique Boue de la paroisse de St-Joachim de la Pointe-Claire et a présent emplové aux Bureaux du Roy au fort St-Jean.Catin Le Vasseur.Fils Durox De Lauriées F.Bona venture R.Miss.iq FEVRIER 1759—MESSIRK Loi'IS-A l'CUSTE-VlCYOR Desn xassi, lieutenant du corps royal de l’artillerie et du génie, officier d artillerie de cette colonie, fils de Messire Pierre-François Despinassi, ancien colonel réformé de dragons, et de demoiselle Louise-Françoise Belhomnie, de Neuville, ses père et mère, de la paroisse de St-Paul, diocèse de Paris, ¦et — 239 Demoiselle Marguerite de Lokimikr, fille de Messire Guillaume de Lourimier, capitaine d'infanterie de cette colonie.et de demoiselle Louise Lepailleur, elc la paroisse des Sts-Anges de la Chine, diocèse de Québec.Mgt.Lorimier-Despinassi Sasquespée, Gamelin, Lorimier, Lepailleur, t.Lorimier, Lorimier, Sacquespée, Fils Chs.Sacquespée Marie Duplessis Lorimier, fils Sacquespée Gamelin Le Vasseur Le Vasseur fils.F.Bonaventure R.Miss E.-Z.Massicotte OUVRAGES PUBLIES PAR OSCAR DUNX Pourquoi nous sommes I'rançais.Montréal—1870.40 pp.in-if).L’union des catholiques.Montréal, imprimerie de l’Opinion Publique—1871.16 pp.in-8.L’Amérique avant Christophe Colomb.Résumé des travaux de quelques antiquaires.Montréal—1875.47 pp.in-4.- L'union des partis politiques dans la province de Québec.Montréal—1874.30 pp.in-8.Dix ans de journalisme : Mélanges.Montréal.Duver-nay frères et Dansereau, éditeurs—MDCCCLXXXXII.(1876).278 pp.in-8.Lecture pour tous.Québec, imprimerie de Léger Brous-seau—1877.214 pp.in-12.Manuel de dessin industriel éi l'usage des maîtres d’écoles primaires d’après la méthode de Walter Smith, accompagné de cartcs-modclcs à l'usage des élèves Premier livre.Montréal.Duvernay frères & Dansereau, éditeurs—1877.131 pp.inGlossaire franco-canadien, et vocabulaire de locutions vicieuses usitées au Canada.Avec une introduction de M.Fréchette.Québec, A.Côté & Cie—1880.199 pp.in-24. — 240 — REPONSES .L'île aux Tourtes (Vol.XXX.p.181)—L ite aux Tourtes, située dans le lac des Deux-Montagnes, vis-à-vis Senne-ville, fait l’extrémité est des comté et seigneurie de Vau-dreuil, concédée au premier gouverneur de Vaudreuil en 1702.Dans le titre de concession, elle est dénommée l’ile aux Tourtres.Cette île est aujourd’hui la propriété du docteur P.-E.Brou n, de Montréal, qui l’a beaucoup améliorée.Dans le parler local, elle est encore connue sous son nom original.C.-A.DK LotuinikkK Harwood Alexandre Fraser (Vol.XIX, p.349)—J’ai fait erreur au sujet du notaire Alexandre Eraser, lorsque j’ai dit qu’il était tils de Hubert Eraser et d’Elisabeth Dubord.Alexandre Eraser était bis de Joseph Eraser et de Catherine Talbot dit Gervais.Hubert Eraser était son frère et non son père.J’ai aussi oublié de dire que Julie Chassé était veuve de Ignace Bernier, notaire, lors de son mariage avec M.Fraser.C’est M.Joseph Lavoie, des Archives Judiciaires de Québec, qui a attiré mon attention sur ce quiproquo.Francis-J.Audf.t La fête de Beauport supprimée en 1804 (Vol.XXX, p.12(8)—Dans une lettre de Mgr Signai à M.Fer-land, alors curé de Sainte-Anne de Beaupré, lettre datée du 11 janvier 1840, on trouve le passage suivant : “Jusqu’à l’époque où toutes les fêtes des paroisses ont été indistinctivement retranchées par le mandement de 1810, les habitants de Beauport, par exemple, et en grand nombre n’avaient pu revenir de l’aigreur qu’ils ressentaient contre leur curé, M.Renaud, aux plaintes duquel ils attribuaient la suppression de la fête de leur paroisse.“On se rappelle encore jusqu’à que! point certains extravagants firent sentir l’effet de leur mécontentement.Cependant depuis bien des années il y avait de fortes raisons d’abolir cette fête devenue une source des plus grands désordres, comme il m’est aisé d’en parler pour en avoir été plusieurs fois moi-même un des témoins oculaires.” — 2±\ Voici ce que me disait, en 1878.un vieux paroissien de Beauport : "M.Renaud déjà trop vieux, au dire de certains habitants, pour desservir la paroisse, fut accusé d’être la cause de l’abolition de la fête patronale.Or.un beau matin, huit paroissiens arrivent au presbytère avec leurs chevaux et leurs charrettes pour conduire à Québec curé et ménage et remettre le tout à l'évêque.“Aussitôt, M.Renaud envoie son serviteur avertir M.de Salaberry, dont la résidence était à une petite distance du presbytère."A l’instant, M.de Salaberry revêt son uniforme militaire.ceint son épée, et passant à travers champ, arrive au presbytère au moment même où ces paroissiens étaient occupés à enlever la table de la salle à manger.\1.de Salaberry frappe cette table d’un si gros coup de poing qu’elle se fend; puis, tirant son épée, il s’écrie : “Au premier, qui touche encore à cette table, je coupe le cou.” A la pointe de son épée, il força ces habitants tout tremblants à rentrer au presbytère les quelques morceaux de ménage déjà placés sur 1er- charrettes.Inutile de dire que ces huit paroissiens ne se firent pas prier pour retourner chez eux."De son coté, M.de Salaberry se rend immédiatement à Québec et livre à la justice les malheureux .effrontés, qui furent tous et chacun condamnés à huit mois de prison.” Voilà à peu près mot à mot le récit (pie m’a fait le brave vieillard de Beauport.Il me donna les noms de?inculpés.X.Y.Z.Les prénoms de M.d’Abbadie (Vol.XXIX.p.) —On cherche depuis longtemps les prénoms de M.d'Abba-die, dernier gouverneur français de la Louisiane.Voici ce qu’a trouvé le R.P.Antoine, O.M.I.curé de la cathédrale de la Nouvelle-Orléans, et (nie me passe un ami.Dans une procuration du 5 août 1765.donnée par la veuve d’Abbadie (pu est sur le point de partir pour France, nous lisons : “Magdeleine Dumesnil, veuve en premières noces de défunt Messire Jean Jacques Blaize D’Abbadie, vi- — 242 — vant Directeur Général et Commandant pour le Roy la province” (de la Louisiane).(Des Archives de la Louisiana Historical Society, 616, Orleans Alleys, Nouvel’e-Orléans).Francis-J.Au ;>kt LE SIEUR DE COUR VILLE En 1754, un nommé Louis de Courville était commissionné par Bigot comme notaire dans les postes français de l’Acadie et c’est ce Courville, en même temps secrétaire de Vergor, qui rédigea en 1755 la capitulation du fort Beausé-jour.M.J.-E.Roy, dans son Histoire du Notariat, se demande s'il n’est pas le même sieur de Courville à qui, d’après le greffe de Lanouillier-Desgranges, une concession fut faite en 1756 sous le nom de Louis Léonard de France Aumanon, sieur de Courville.Quoi qu’il en soit de cette identité, il n’y a du moins pas moyen de douter que ce dernier, Louis Léonard Aumanon, ne soit le même que Louis Léonard Aumas-son, marié en 1752 à Marie-Anne Amiot, d’après Tanguay (II, 85).Mais Tanguay veut que Louis Aumasson soit mort subitement à Québec le J 3 juillet 1753.Comment réconcilier cela avec l’acte Lanouillier-Desgranges en 1756 ?Est-ce une distraction de plus qu’il faut mettre au compte de notre savant généalogiste ?Par la même occasion, il serait intéressant de décider laquelle des deux orthographes du nom est la vraie, celle de Mgr Tanguay: Aumasson, ou celle de M.J.-E.Roy: Aunia-non.Aug.F.QUESTION En 1837, sir Louis-H.Lafontaine fut arrêté parce qu’on avait trouvé dans les papiers de M, Girouard une lettre signée par lui dans laquelle se trouvait la phrase suivante : “Consolez-vous, N iger et Papineau vous donneront 20,000 louis pour armer les Bonnets Bleus du Nord.” Le texte complet de cette fameuse lettre a-t-il été publié ?A quelle date fut arrêté M.Lafontaine ?A quelle date fut-il remis en liberté ?Patr. — -M3 — LA NOBLESSE DE MGR DE LAVAL Personne n’ignore combien est illustre la maison de Montmorency.Elle compte six connétables, douze maréchaux de France, de grands chambellans, de grands bouteil-lers, une foule d’évêques, etc.Elle a mêlé son sang à celui de tous les souverains de l’Europe, son origine se perd dans les siècles les plus reculés.Un Montmorency fut le premier des grands du royaume qui reçut le baptême des mains de saint Rémi avec Clovis, premier roi chrétien de France.Dieu a voulu que la même maison qui a donné le premier seigneur chrétien à l’ancienne France, donnât le premier évêque à la nouvelle.Cette maison s’est divisée en plusieurs branches.L’évêque de Québec est sorti de la branche de Montmorency-Laval.Voici ce qu’en dit le Père Anselme dans son Histoire généalogique de la Maison royale de fronce, des pairs et des grands officiers de la Couronne (tome III.ch.36.pp L26 et suiv.) : “Gui de Montmorency dit Laval, sixième du nom.chevalier, seigneur de Laval, de Gaigni, Haronville.Atviehe, etc, fils puîné de Mathieu de Montmorency, second du nom, et de clame de Laval, sa seconde femme, succéda à sa mère dans la seigneurie de Laval, dont il prit le nom, et le transmit à sa branche.11 mourut en 1267.Il commença dans 'e treizième siècle la branche de Montmorency-Laval, qui depuis s’est sous-divisée en plusieurs branches de pairie, Chaloneau, Chûtillon, Coné, Lezai.La Saigne, Tortigny, Montignv, etc.” La maison de Montmorency porte à son écusson d’or à la croix de gueules cantonnée de seize nierions d’azur.Elle 11’en portait d’abord cpte quatre, mais Mathieu de Montmorency.deuxième du nom, ayant gagné, à la bataille de Bouvines, douze enseignes impériales sur les ennemis, il ajouta douze alerions aux quatre.La branche de Laval porte Montmorency, mais pour la distinguer, la croix est chargée de cinq coquilles d’argent, une au milieu et une à chaque côté.C’est de la branche de Laval-.Montignv qu’est venu l’évêque de Québec, Hugues de Laval-Montmorency, son père, seigneur de Montigny et de Monbaudri, se maria, le ter oc- — -44 — tobre 1617, avec Michelle Pericard, de laquelle il eut six enfants.Les deux premiers sont morts sans postérité, les deux derniers se firent religieux, le quatrième soutint la famille, qui vient de s’éteindre dans la personne de Gabriel, dit le marquis de Laval, capitaine de dragons, mort sans enfants au mois d’août 1720.Le troisième fut François de Laval-Montigny, évêque de Québec.Le Père Anselme ne le met que le quatrième ; mais il se trompe: par la tradition constante et commune dans le Canada, il fut le troisième, à qui, par conséquent, appartenait le droit d’aînesse, par la mort des deux premiers enfants, droit qu il céda à s >n frère puîné, en embrassant l'état ecclésiastique, par une renonciation expresse à tous ses biens.La maison de Montmorency était connue en Canada depuis le comn rncement du dernier siècle.Le duc de Montmorency, grand amiral et maréchal de France, en avait été vice-roi après M.le prince de Coudé, avec qui il traita de cette charge pour onze mille écus.M.de Champlain, qui a jeté les fondements de la ville de Québec, prit possession du pays pour le Roi en 1618, au nom de M.de Montmorency vice-roi, qui l’avait établi son lieutenant-général ; et pour y perpétuer la mémoire de son bienfaiteur, il appela le saut de Montmorency, une chute d’eau de plus de deux cents cinquante (250) pieds de haut qui est à une lieue au-dessus d’une pointe aux environs de laquelle on a depuis bâti la ville de Québec, et où est aujourd’hui le fort et le château, qui sert de demeure au gouverneur.On ne pensait pas alors qu’un Montmorency devait être trente ans après le premier évêque de ces vastes régions (L'abbé de LaTour, Mémoires sur la rie de M.de Laval, premier crcque de Québec.) QUESTION Je vois dans VHistory of Canada de Kingsford qu’il y eut en 1837-1838, en tout, 815 arrestations, 19 dans le district de Saint-François, 2 aux Trois-Rivières, 18 à Québec et le reste dans le district de Montréal.Pourriez-vous me donner les noms des 18 Patriotes arrêtés à Québec en 18371838 ?Patr. — 245 — NOMS DE RUES ET DE LOCALITES DANS LA REGION DE MONTREAL VIII Le jardin Guilbault—Ce fut une institution dont la vogue méritée fut grande, surtout entre 1842 et 1870, c’est-à-dire pendant que Montréal hébergea une nombreuse garnison de soldats anglais et qu’elle n’avait que cet endroit pour intéresser la foule.Le propriétaire du jardin, M.Joseph-Edouard Guil-bault, véritable Barnum, s’ingénia avec succès à exhiber tout ce qui devait évoquer et satisfaire la curiosité.Son établissement participait à la fois du parc, du musée et du cirque.Ici on voyait des végétaux rares et des collections de minéraux: là des animaux aquatiques ou terrestres, normaux ou phénoménaux, domestiques ou sauvages, doux ou féroces, et en si grand nombre que M.Guilbault pouvait se vanter d’avoir la plus considérable ménagerie d’Amérique: plus loin, existaient des jeux de quilles, des jeux de palets, tir.fil tendu, des balançoires, des appareils de gymnastique, plus loin encore, une promenade ombragée, fréquentée par ceux qui préfèrent la causerie à l’écart.Vers 1855, M.Guilbault ajouta à son institution un édifice de 200 pieds de longueur par 60 de largeur dans lequel il donnait, l’été, des bals, des concerts ou des représentations acrobatiques et qu’il transformait l’hiver, en patir.oir spacieux.Ce lieu d’amusements était ouvert tous les jours et le prix d’entrée en fut d’abord fixé à 15 sous puis à 25 cents.Quels sont les Montréalais d’autreofis qui n’ont pas vu le jardin Guilbault ?Autant et plus que le Parc Sohmer ou le Parc Dominion, peut-être, il constitua pour Montréal, une attraction dont la renommée s’étendait jusqu’au loin.Et si les citadins ne manquaient pas d’v aller, pour dissiper leur ennui, les étrangers se faisaient un devoir de franchir sa barrière, s’ils avaient la prétention de visiter la métropole en détail.En 1842, le jardin Guilbault se trouvait au coteau Saint-Louis; en 1849, il était au coin des rues Vitré et Côté; en 1851, il déménagea à la Côte-des-Nciges; à partir de 1852, il — 246 — •occupa un terrain superbe rue Sherbrooke, entre les rues Mance et St-Laurent, puis devant la marée montante des habitations nouvelles, il se retira jusqu’à la rue Guilbault, entre les rues Saint-Urbain et Saint-Laurent.Enfin, en 1870, M.Guilbault se transporta au Sault-au-Recolle*, où il tenta de ci eer un jaidin d acclimatation qttil abandonna définitivement vers 1880.La grande crise financière de ce*te époque l’avait ruiné.Celui qui avait amusé la population pendant un tiers de siècle était ne a Montréal en 1803.Par sa mère, une demoiselle I avernier, il était de a famille de la vénérable Mère Ga-melin, fondatrice des Soeurs de la Providence, et la tradition répète que c’est elle qui le fit instruire.11 est fort probable que Guilbault acquit la collection de I )elvecchio dont nous avons parlé déjà.En tout cas, son musée renfermait plusieurs pièces qui étaient dans le wusco ita-liano.Mais le sieur Guilbault fut un osetir qui s’entendait à \ .11 ici le nombre et la qualité des attractions oui pouvaient plaire : il était de ceux qui devinaient le goût du public.Le populaire Guilbault s éteignit a l'age avancé de 81 ans et il fut inhumé au cimetière de la Côte-des-Neiges le 7 janvier 1885.He son institution, il reste des vestiges.Dans le parterre qui précède l’ancien manoir des Sabrevois de Bleury, à Saint-\ incent-de-1 aul, île Jésus, on aperçoit deux curieuses statues, en fonte, recouverte de peinture grise Ces deux épaves proviennent du fameux musée Guilbault et elles ont ‘.té acquises pai le seigneur Lussier, il y a cinquante ans.Du j.11 din d acclimation, il reste également quelque chose : une rangée de beaux arbres plantés'par M.Guilbault, le long de la route devenue le boulevard Gouin, quartier Bordeaux, a I ouest du chemin La jeunesse.E.-Z.Massicottk QUESTION Qui a, le premier, donné le qualificatif de Thérèse de la Nouvelle-L rance à la Vénérable Mère Marie de l’Incarna- tion ?Ursl. — 247 — APPRENONS NOTRE HISTOIRE Le docteur Geo.-M.Locke, conservateur de la bibliothèque municipale de Toronto, poursuit avec un zèle inlassable la tâche qu’il s’est assignée, depuis plusieurs années déjà, de faire de mieux en mieux connaître l’histoire du Canada aux milliers d’enfants de la Ville-Reine.On sait que le moyen auquel M.Locke a principalement recours pour atteindre au but qu'il se propose, consiste en des causeries familières sur des sujets d’histoire canadienne.Le succès a dépassé les plus grandes espérances et la salle des réunions déborde chaque fois de garçons et de fillettes désireux d entendre les beaux récits des hauts faits accomplis par les ancêtres.Le conservateur de la bibliothèque de Toronto est un de ceux qui croient fermement à la vertu du culte des gens et des choses de notre histoire pour former la mentalité canadienne et développer un esprit véritablement national parmi nos populations.“Nous ne prisons guère le patriotisme qui se borne à battre la grosse caisse ou à agiter le drapeau ’.disait encore hier le docteur Locke, au temple du Travail de la Ville-Reine, “nous voulons le patriotisme qui porte des fruits, celui qui s'appuie sur une base solide ’.Et, c est en s’emparant de l’intelligence et du coeur des enfants, dès le bas âge, et en les nourrissant des fortes leçons qui se dégagent de notre passé national, que le distingué bibliothécaire torontonien se flatte de préparer une génération de citoyens aux idées la'rges, généreuses, franchement canadiennes.11 est encore trop tôt peut-être poui apprécier les résultats de la campagne d’initiation entreprise par M.Locke, mais on ne saurait douter qu'ils ne soient des plus heureux et des plus durables.Jusqu’ici, l’ânie canadienne est restée dans une large mesure incohérente, si l'on peut ainsi s'exprimer.Elle a été tiraillée en tous sens par des sentiments disparates et parfois hostiles.Il’importe de corriger ce défaut, très grave, de l’âme canadienne, en apprenant à celle-ci à devenir une de pensée et d'idéal, chaque fois que les intérêts vitaux de la nationalité seront en jeu.Pareille unité ne pourra mieux s’acquérir qu’au spectacle des efforts sans cesse concertés et sans cesse renouvelés des ancêtres en vue de rendre - 248 - le Canada plus beau, plus grand et plus riche.C’est là qu’il faut aller chercher nos modèles du dévouement à la chose publique et nationale.Apprenons donc notre histoire.Elle est glorieuse et’ chaque page renferme de magnifiques leçons de courage, de constance, de noblesse, de désintéressement et d’héroïsme.Pourquoi irions-nous chercher dans les annales des pays étrangers les exemples d’abnégation qui abondent dans notre propre histoire ?Le culte assidu des hommes et des choses de notre passé constitue la meilleure école pour préparer les générations (pii lèvent aux tâches de demain (i).QUESTIONS Quel est ce neveu du célèbre M.de Dernières qui passa dans la Nouvelle-France avec Mgr de Laval en 1659 ?Il ne peut être question ici de l’abbé Henri de Dernières, qui devint curé de Québec, puisque M.de La Tour dit que ce neveu de notre premier évêque mourut un an après son arrivée dans le pays.M.de La Tour dit aussi que ce jeune homme n’était point tonsuré.A.G.H.Tout le monde sait qu’au Canada, en hiver, on place des grelots sur les chevaux ou sur les voitures.C’est une mesure de protection pour les piétons et en même temps un moyen pour aider aux rencontres des autres voitures.Cette coutume de placer des grelots sur les chevaux nous vient-elle d’Europe : Existait-elle ici sous le régime français ?Charr.t Mgr 1 anguay.dans son Repertoire du clergé civiadicn, laisse entendre que le Père Bernardin LeNeuf, Récollet, qui tut missionnaire a Rimouski, était d origine française.Le ! èi e Bernardin LeNeuf n était-il pas plutôt un des membres de la famille LeNeuf de Beaubassin ou de la Vallière ?Rim.(1» La Presse, 14 mars 1024. PROCES-VERBAL D’UNE ASSEMBLEE TENUE A QUEBEC LE io OCTOBRE 1682 Dans l’assemblée tenue le dix octobre 1682, composée de Mr le Gouverneur, de Mr l’Intendant, de Mr l’Evêque de Québec, Mr Dollier, supérieur du Séminaire de St-Sulpice à Montréal, des RR.PP.Beschefer, supérieur, d’Ablon et Eremin, Jésuites, Mr le major de cette ville, Mrs de Varen-nes, gouverneur des Trois-Rivières, de Brussv, Dalibout.Duguet, Lemoine, Ladurantais, Bizard, Chailly, Vieux pont, Duluth, de Sorel, Derpentigny, Berthier et Boucher.Est proposé par Mr le Gouverneur, que par les actes que Mr le comte de Frontenac a eu agréable de lui remettre entre les mains, de ce qui s’était passé à Montréal le 12 septembre dernier, entre lui et le député des Iroquois de Onontaë, il est aisé de juger que l’inclination de ces peuples est de suivre la pointe de leurs entreprises, qui est de détruire toutes les mitions non alliées les unes après les autres pendant qu’ils nous tiendront incertains et les bras croisés, pour après qu’ils nous auront ôté tout le commerce des pelleteries qu’ils veulent seuls faire avec les Anglais et Hollandais établis à Ma-natte et Orange, nous attaquer seuls et ruiner la colonie en l’obligeant de se resserrer et quitter toutes les habitations séparées, et ainsi faire cesser la culture des terres qui ne se peut qu’es endroits où elle est bonne à porter des grains et cultiver des prés.Que comme il n’est pas instruit par le peu de temps qu’il y a qu’il est arrivé de France de l’état de ces peuples et de celui de la colonie, il les prie de l’instruire de ce qu’ils savent de ces choses afin qu’il en puisse informer Sa Majesté et lui représenter les besoins de cette colonie, tant pour détourner cette guerre que pour la terminer et finir avantageusement si l’on est en nécessité de le faire ; sur quoi toute la compagnie après avoir été instruite par les RR, PP.Jésuites de ce qui s’était passé depuis cinq ans dans les nations Jroquoises d’où ils étaient nouvellement arrivés et par Mr Dollier de ce qui s’était passé depuis plusieurs années à Montréal, est demeurée unanimement et tous d’une voix d’accord, que depuis quatre ans les Anglais 11’ont rien omis pour engager les Iro- quois à nous déclarer la guerre, soit par le grand nombre de présents qu’ils leur ont faits soit par le bon marché auquel ils leur ont donné les denrées et surtout les fusils, la poudre et le plomb, que les Iroquois ont été deux ou trois fois prêts de l'entreprendre ; mais qu’ayant considéré que s'ils nous attaquaient avant d’avoir de fait ruiné les nations alliées et leurs voisines elles se rallieraient et se joignant ensemble tomberaient sur eux et détruiraient leurs villages dans le temps qu'ils seraient occupés contre nous.Ils ont jugé plus à propos de différer et nous amuser tandis qu’ils attaquaient ces nations, et qu’à cet effet ayant commencé l’année dernière à attaquer les Ilinois ils auraient eu un si grand avantage sur eux (j’outre trois ou quatre cents morts, ils leur auraient pris neuf cents prisonniers, ainsi que cette année marchant avec un corps de douze cents hommes, bien armés et bons soldats, il n'y avoit point à douter qu’ils ne les détruisissent entièrement, et qu’à leur retour ils n’attaquassent les Mia-mis, les Kiskakous et par leur défaite ne se rendissent maîtres de Massilimakina et des lacs Hérié et Huron, et Baie des Puans, et par là ne nous privassent de tout le commerce que l'on tire de ce pays en détruisant en même temps toutes les Missions Chrétiennes qui sont établies chez les nations et qu'ainsi il fallait faire les derniers efforts pour empêcher qu’ils ne ruinassent les nations comme ils ont fait ci-devant les Algonquins, les Andastez, les Loups, les Abénaquis, et autres dont nous avons les restes es habitations de Sillerv, de Lauret te, du Lac Champlain et autres répandues parmi nous.Que pour parvenir à cet effet il fallait considérer l’état de la colonie et les moyens de s’en servir le plus utilement contre les ennemis, que pour la colonie nous pouvions mettre ensemble mille bons hommes portant les armes et habitués à 1 usage des canots comme les Iroquois, mais que lorsque l’on les tirerait de leurs habitations il fallait considérer que l’on arrêtait pour tout le temps de leur absence la culture de la terre et qu il était nécessaire avant de les faire marcher d’avoir des magazins de vivres près es lieux éloig'nés de leurs habitations afin de les faire subsister assez longtemps dans le pays ennemi pour détruire entièrement cette nation et ne plus faire comme 1 on avait fait il v a dix sept ans de leur 1 ait e un peu de frayeur sans les affaiblir.Que nous avions — 25i — des avantages à présent qui manquaient alors les Français habitués au bois, sachant tous les chemins d'iceux et la voie du Fort de Frontenac ouverte pour tomber en quarante heures sur les Sonnontouans la plus forte de ces cinq nations Iroquoises, puisqu’eux seuls peuvent fournir quinze cents guerriers, bien armés, qu’il faut avoir au fort de Frontenac les munitions de bouche, trois ou quatre barques pour les charger et embarquer sur le lac Ontario, cinq cents hommes, tandis qu’avec les canots les cinq cents autres iraient se poster au rivage des Sonnontouans, mais que cette entreprise ne pouvait réussir que par le secours de Sa Majesté par un petit corps de deux ou trois cents soldats pour servir de garnison au fort de Frontenac et de la Galette pour l’escorte des vivres et pour tenir la tête du pays gardée et garnie, tandis que le dedans serait dépourvu de ses bons soldats : de cent ou cent cinquante engagés pour distribuer dans les habitations et donner moyen à ceux qui resteront chez eux de pouvoir cultiver la terre afin que la famine ne se mette pas dans le pays et des fonds nécessaires pour faire le magasin des vivres, et bâtir deux ou trois barques sans lesquelles avec celle du sieur de la Salle, il est impossible de rien entreprendre d’utile.Que c’est une guerre qu’il ne faut pas commencer pour la laisser imparfaite, parce que se connaissant mieux les uns les autres que l’on ne faisait il y a dix sept ans si l’on l’entreprenait sans la finir il ne faudrait pas espérer de conserver la colonie, les Iroquois n’étant pas des gens à revenir.Que le défaut d’aucun secours de France avait commencé à donner du mépris pour nous aux dits Troquois qui nous croyaient abandonnés de la protection du grand Onontio notre maître et que s’ils voyaient qu’il nous donnât ses assistances il y aurait apparence que changeant d’esprit ils laisseraient en paix nos alliés et se soumettraient à ne point chasser sur leurs terres ou à en rapporter toutes les pelleteries aux Français.Qu’ils traitent présentement avec les Anglais à Orange et qu’ainsi avec un léger secours de Sa Majesté nous pourrions empêcher la guerre et soumettre ces esprits fiers et échauffés, qui serait le plus grand bien que l’on peut procurer au pays.Que cependant il était important d’armer les habitants et dans cette année assez abondante en — 252 — bleds, les obliger à se fournir de fusils afin que dans 1 occasion ils puissent tous s’en servir utilement.Fait dans la maison des Révérends Pères Jésuites de Québec, le jour et an ci-dessus.Collationné à l’original resté en mes mains.LE Febvre oe la Barre (i) QUESTIONS Dans son mémoire sur le Canada en.1891, mémoire qui pourrait être aussi justement intitulé: Alémoire contie AL de Frontenac”, l’intendant Champigny écrit ce qui suit, à propos de l’illustre gouverneur (B.R.H., XXII, 287) : "11 est rempli de prévention pour une famille de ce pays à laquelle il a toujours été attaché; elle est fort grande, remplie d’esprits mal faits, indignes de posséder les emplois qu il leur a donnés dans les troupes." Quelle est cette famille envers laquelle Frontenac se serait montré si partial ?Champigny ne songeait-il pas à la famille Leneut en l'associant, a cause des alliances, avec les familles Denys et Robineau ?Aëg.F.Le premier catéchisme qui fut en usage dans la Nouvelle-France fut celui d'un évêque de France, Algr Languet.Plus tard, Mgr de Saint-Yallier demandait au Saint-Siège cle lui donner comme coadjuteur l'abbé Languet de Gergny.A' avait-il parenté entre cet abbé Languet de Gergny et l’évêque du même nom dont le catéchisme fut adopté ici ?X.X.X.La valse se dansait-elle au Canada sous le régime français ?Le duc de La Force, dans ses Curiosités historiques, semble dire que la valse fut introduite en France dans le premier quart du dix-neuvième siècle.Il me semble qu’elle y existait bien avant cela.Riop.(1) Archives «le la province de Québec. LA FAMILLE JARRET A un lecteur qui avait demandé quelques mois auparavant quel degré de parenté pouvait exister entre François Jarret de Verchères et André Jarret de Beauregard, Monsieur l’abbé J.D.répondait de la façon la plus catégorique dans le Bulletin de mai 1909 que les deux étaient frères, et il citait à l’appui de son affirmation l’acte même de concession des îles Beauregard, où André Jarret, le concessionnaire, est dit expressément “frère du Sieur de Verchères.” Cependant il 11’est pas encore sûr que le débat doive être clos, meme après la production de ce document en apparence si concluant.M.P.-G.Roy, dans sa généalogie de la famille de Verchères, publiée l'année précédente, en 190S, n a pas cru devoir aborder le problème.Dans le texte même de sa généalogie.il n’a pas écrit une seule fois le nom de Jarret de Beauregard.Ce n'est que dans une note au bas de la relation de Madeleine de Verchères ( B.R.IL, XI \ , 277), que nous découvrons à ce sujet son sentiment.Madeleine ayant eu 1 occasion de mentionner un sieur Fontaine au cours de son récit, M.Roy explique que “Pierre Fontaine dit Bienvenu avait épousé Marguerite Anthiaume, veuve d’André Jarret de Beauregard, oncle de notre héroïne.” Mais il n’en reste pas moins que, d'après les registres de l’état civil, François Jarret de Verchères et André Jarret de Beauregard n’ont pas les mêmes auteurs, et, dans ce cas, comment peuvent-ils être frères ?D’une part, il est certain, d’après les registres de Ste-Famille, que François Jarret de Verchères était le fils de Jean Jarret et de Claudine de Picou (de Pecaudy) de la paroisse de Saint-Chef, dans le diocèse de Vienne, et, d’autre part, il n'est pas moins certain qu’André Jarret de Beauregard était le fils de Jean Jarret et de Perre' te Vermette, de la paroisse de Roye, dans le diocèse de Vienne.Afin que, dans ce dernier cas, l’on ne suppose pas que je me base sur le Dictionnaire Tanguay, si sujet à caution, je cite l’acte de mariage d’André Jarret, d’après les registres de la cure de Villemarie : -’54 "u janvier 1676—Mariage du Sr André Jarret, Sr de-Beauregard, tils de défunt Jean Jarret et de Perrette Ver-mette, de la paroisse de Roye, évêché de Vienne en Dauphiné, maintenant de la paroisse de Verchères.avec Dlle Marguerite Amiante, tille de feu le Sr Michel Antiome, vivant exempt du grand prévôt de l’Hôtel à Paris et de Dlle Marie Dubois, de la paroisse de Saint-Nicolas des Champs à Paris.Présents, entre autres, M.Perrot, gouverneur de cette de, Charles d’Ailleboust, sieur des Masseaux, J.Bte Mi-Geon, Sr de Branssat, avocat au Parlement, Zacharie Du-puv.major de ce lieu—( Signé) Pkkot.” Il est vrai cpie François Jarret et André Jarret ont tous deux pour père un Jean Jarret, et l’on pourrait, à la rigueur, prétendre que Jean Jarret, devenu veuf de Claudine de Pecaudy après avoir eu hrançois pour fils, s'est remarié avec Perrette \ ermette et a eu de ce second mariage un autre tils et alors, André Jarret, s'il n’est pas le frère germain de François, serait au moins son frère consanguin.11 faudrait aussi que Jean Jarret, le père, fût passé, dans 1 intervalle, de la paroisse de St-Chef à la paroisse de Roye, mais cela non plus n est pas impossible.Malheureusement, d se trouve que dans l’acte de mariage de François Jarret, si le père d une part est dit défunt, 1 on ne dit pas d’autre part que Claudine de Pecaudy, la mère, était défunte.Or, tandis que François Jarret est né approximativement en 1641, André Jarret est né approximativement en 1644, trois ans plus tard.Conséquemment, Claudine de Pecaudy, qui vivait encore en 166g, n a pas pu vers 1Ô44 laisser à son mari Jean Jarret la liberté de se remarier avec Perrette Vermette.Il est curieux d’ailleurs de constater qu’il n’y a pour ainsi dire pas de relations de famille entre François Jarret de Verchères et André Jarret de Beauregard pendant tout le temps qu ils vivent ensemble au Canada.François Jarret se marie en 1669 c‘t André Jarret, son prétendu frère, n’assiste pas au mariage.André Jarret se marie en 1676 et François Jarret, son prétendu frère, n’assiste pas au mariage.Depuis son mariage jusqu’à 1690, date approximative de la mort d André Jarret, le Sr de Verchères a fait baptiser 9 enfants, à Verchères, et pas une seule fois André Jarret n'est appelé à être parrain, quoiqu’il habite tout à côté, dans la paroisse même de Yerchères.11 n’est guère naturel que deux frères s’ignorent aussi complètement.Pour toutes ces raisons, je croix qu'André Jarret de Beauregard était tout au plus un cousin de François Jarret de Yerchères.Puisque nous en sommes à la famille Jarret, on me permettra peut-être, par la même occasion, d’émettre un autre doute sur l’exactitude de la généalogie de la famille Yerchères reproduite par M.P.-G.Roy.Cette généalogie, qui aurait été préparée d'après les archives du château d’Arcelot, a été communiquée à l’archiviste de la pn vince de Québec par le lieutenant-colonel de La-naudière.M.Roy, croyons-nous, ne l’a reproduite que comme document pouvant intéresser les chercheurs, et sans prétendre en garantir l’exactitude.Lors de la généalogie qu’il a publiée en 1908 de la famille canadienne des Jarret de Yerchères, il a signalé lui-même l’existence de la famille française des Yerchères, mais il a en même temps reconnu avec son ordinaire honnêteté, qu’il ignorait les relations qui pouvaient exister entre l’une et l'autre.Le plus sage serait peut-être de garder la réserve prudente de M.Pierre-Georges Roy, mais je suis prêt à courir le risque de ma témérité et j’ose dire que la généalogie qui provient des archives du château d’Arcelot n’a absolument rien à voir avec nos Jarret de Yerchères canadiens.A une généalogie des Yerchères du bidonnais qui peut être exacte et que je ne suis d’ailleurs pas en état de discuter, l’on a simplement raccroché à la fin, et par un pur artifice, les Verchè-res du Canada qui sont originaires du Dauphiné.L’on oublie trop souvent que c’est le nom patronymique cpti importe persque uniquement dans la recherche des filiations.C’est pour avoir à peu près constamment méconnu cette règle élémentaire de la science généalogique que M.l’abbé Daniel a accumulé autant d’erreurs aussi naïves que grossières dans son ouvrage sur les grandes familles françaises au Canada.Je ne citerai qu’un exemple entre cent, à seule fin de démonstration.Dans sa notice sur la famille de Gaspé, M.Daniel consacre trois pages à célébrer les exploits d’un parent de nos -5^ - • Gaspé, un M.de Lachesnaye qui aurait joué un rôle considérable connue commandant de la garde nationale, à Paris, le io août 1792.Or, il se trouve que le commandant en question 11’a aucun lien de parenté avec notre famille canadienne.Tandis que les Lachenave et les Gaspé du Canada ont pour nom patronymique Aubert, le Lachenave du 10 août IJ*).’) avait pour nom patronymique Beaudin.M.Daniel n’a pas pensé que Lachenave est un nom’territorial que peuvent s’attribuer et que se sont attribue en effet des personnages issus de vingt familles différentes, et il a conclu fort imprudemment que tous les Lachenave devaient être parents.Dans le cas qui nous occupe, il y a de même Verchères et Verchères.Ce qui paraît assez certain d'abord, c'est que l’enseigne du régiment de Carignan qui a établi chez nous la famille glorieusement connue depuis sous le nom de Verchères, s’appelait Jarret de son vrai nom de famille, 11 n’a ajouté à son nom celui de \ erchères que pour se distinguer des autres membres de sa famille à la mode du temps, comme d’autres se seraient appelés à raison d’un fief ou sans aucune raison, sieur du Ruisseau, ou sieur des Rivières.Ce n'est donc pas parce qu’un autre s’appellera aussi Verchères qu’il sera parent avec lui ; il ne le sera que s’il est un Jarret.Or, rien n’indique que les Verchères dont la généalogie provient des archives du château d’Arcelot seraient des Tar-ret.Tout indique au contraire que letv nom patronymique est Verchères tout simplement.Ce sont des Verchères qui se subdivisent en Verchères de Reffye.en Verchères des Rayons, en \ erchères d Arcelot, etc.Pendant trois ou quatre siècles que se déroulent ces diverses descendances, jamais le nom de Jarret n'apparaît, si ce n’est une seule fois pour raccrocher avec plus ou moins de bonheur les Verchères du Canada à la branche des \ erchères de la Reoie que je suppose volontiers avoir été elle-même légitimement transportée du Brionnais en Bordelais.Af.gidius Fautiîux (.I suivre)
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