Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 décembre 1924, décembre
-M3 — TABLE DES MATIERES IH'l'lliims île M.il’ I ¦ Il l‘ premier.Les .Abattage hge de luv payer ses gages et salaires qui ont commencé à c ouru au premier jour du mois de juin dernier passé et continuer jusques au retour du dit voyage en cette ville à raison de quatre vingt livres monnaye de France par mois, à condition néanmoins que s'ils sont.du dit voyage soit par force majeure ou autrement avant le jour et teste de Toussaint prochaine que ses gages ne laisseront pas de luv estre payés sur le mesme pied jusques au dit jour et au cas que le dt.voyage soit prolongé au delà de la dite teste de I oussaint ses dits gages continueront à courir sur le mesme pied et luv seront payés jusques à son dit retour à Québec ; à condition aussi que sv ledit armement réussit (ce qu’a Dieu plaise) et qu il soit fait des prises, que le dit Moore aura en outre le coffre, habits, instruments de navigation et choses qui apai tiendront au premier pilotte de chacune prise qui sera faite, au moyen de quoy est convenu que le dit sieur Gaillard et intéressés au dit armement prendront et lèveront a la place du dit Moore les trois parts réglées au maistre et pilotte qui se doit lever sur le partage qui se doit faire des prises qui pourront estre faittes entre les officiers et équipage du dit armement : sur lequel marché le dit sieur Gaillard es dits noms promet payer au dit Moore avant son départ ¦deux mois d’avance.Car ainsy, etc, ont obligé, etc, renon- çant, etc.Fait et passé au dit Québec en Festude du dit notaire après midv, le seixiesme jour de juillet mil sept cens sept, en présence des sieurs Estienne Mirambeau et Estienne Du Long, marchands, témoins, demeurant au dit Québec qui ont avec les dits parties et notaire signé.“Leneuf de Beaubassin—Thomas Moore—G.Gaillard —Mirainbeau—Dulong—Chambalon." Quel fut le résultat de l'entreprise de M.Leneuf de Beaubassin ?Une lettre de l'intendant Baudot au ministre de Pont-chartrain, de novembre 1707, dit qu’un seul bâtiment avait été construit dans la Nouvelle-France en 1706, et qu'il avait été armé en course par le sieur Leneuf de Beaubassin ‘‘qui est parti sans rien accomplir avec les sieurs Dupuy, cle Bois-hébert et 100 hommes.” Nous perdons les traces de Thomas Moore à partir de cette date.P .-G.K.REPONSE Le mémoire de Bochart Champigny (XXX.p.25J)—Quelle est cette famille pour laquelle Frontenac se serait montré si partiel et que l’intendant Champigny décrit : "famille fort (jraiulc, remplie d’esprits mal faits, indigne de posséder les emplois qu’il leur a donnés dans les troupes.” M.F.*** croit que ce pourrait être les Le Neuf à cause de leurs alliances avec les Robineau et les Denys.Sur cette donnée, il est assez difficile de saisir la pensée de l’intendant, mais une revue des emplois occupés dans les troupes sous Frontenac par différents officiers canadiens nous porte à croire qu'il visait plus particulièrement la famille I,c Gardeur.On relève dans cette famille, sous la seconde administration de Frontenac, autant d'officiers dans les troupes que les familles Le Neuf, Robineau et Denys en eurent toutes ensemble.MM.Le Gardeur comptaient des alliances avec les Le Neul, les Boucher, les Juchereau, les Lavaltrie.les Saint-Ours, etc.Dans les états des emplois vacants en 1690 et 1691, auxquels pourvoit le gouverneur, les Le Gardeur reçoivent trois fois plus de charges dans les troupes que les Le Neuf.Regis Roy I.K CHAXOIM- CHARLES- \\'('.K C(>LLKT Ce pictic a été cnntondu par les auteurs de répertoire*, et par d autres aussi, avec Leonard-Philibert Collet, autrement dit Frere Luc récollet.On a prétendu qu’ils étaient tieres.A(tus le croyons nous-méme, niais sans en avoir plus de preuves que ceux qui l'affirment.Notre lutur chanoine, que la liste chronol.a;,'une nou* présenté sous le nom de Charles-Angèle, n était pa.V français mats canadien.Il naquit au fort de la Rivière-St-Wnh non loin du lac Michigan.Son père.Claude Collet, servait dans les troupes du détachement de la marine et résidait à cet endroit depuis quelques années.Lu mission, portant le même nom que le fort était des servie par les RR.RR.Jésuites.Lest dans Lun des registres de cette mission, heureuse ment conservé, que nous avons trouvé l'acte de baptême de cet enfant dont voici copie : "Lan nul sept cent vingt-un, le premier jour du mois cl octolue, je Jean S.Ré, prêtre de la compagnie de Jésus, missionnaire à la mission de la rivière S.Joseph, soussigné, av baptisé le fils né le jour cy marqué dessus de Claude Collet, servant dans les troupes de la marine et de Marguerite ranché, mariés ensemble, à qui on a donné le nom de Charles-Ange.Le parrain a été le sieur Artel, cadet dans le détachement de la marine, fils du sieur Jacques Artel, écuyer, de la paroisse des Trois-Rivières et Marie-Anne Kerron.femme d’Albert Bonne, voyageur, de la paroisse de la l\»in-te-Claire, qui ont signé avec niov.(Signé) Chambly Marie-Anne feront J.S.Ré, S.J." < i ).ili Archives du Séminaire do .t'etle signature do rtmnil)l\ ii osf mitre into oollo du parrain t'hurles Hertel do ('humbly (Cf.Tanguay.Diet, généal, vol.I\.|».HIT), truant A (Minuit* :'• ur accomplir un dessein formé depuis plusieurs années.Qu’il ait profité de 1 occasion et pris passage sur l'un des vaisseaux cinglais affectés au transport des troupes françaises en France, nous n'y voyons rien que de très naturel dans les circonstances.M.Collet ne devait pas revoir son pays natal.Il se retira à Thiais.petite localité située à quelques kilomètres au sud de Paris.Etait-il là chez des parents ?N’v remplissait-il pas les fonctions de curé ou de vicaire ?C'est possible, mais nous n'avons encore rien trouvé à ce sujet.Nous savons seulement qu’il y vécut encore plusieurs années pendant lesquelles il entretint une correspondance régulière avec quelques amis du Canada, entre autres M.Pottget, curé de Berthier-en-haut, et M.Gravé, du .Séminaire de Québec.11 écrivait à ce dernier en 1792 : " Je suis toujours très reconnaissant de vos services.Je le serais encore plus si vos lettres étaient moins laconiques et (1) L'abbé Auguste Gosselin : L’Eglise du Canada après la Conquête, première partie, 1760-1775, p.153.Copie de cette lettre est il l’Archevêché de Québec.(2) Articles 5 et 6 de la capitulation de Québec.Cf.Documents concernant l'Histoire Constitutionnelle du Canada, par MM.Hhortt et Doughty, Ottawa, 1911, vol.I, p.2. — 395 — que vous voulussiez bien entrer dans quelques détails qui m’intéressent infiniment.Vos grandes occupations me privent sans doute de cet avantage.Pour ce qui regarde notre pauvre royaume, vous save/ que j’ai la bouche fermée.Il faut non seulement souffrir, mais Souffrir avec patience.Nous avons grand besoin du secours d’en haut et même de miracle pour notre établisse ment.Je vous engage ainsi que tous mes compatriotes à le demander instamment pour nous.Je vous prie de présenter mes respectueux hommages à tous nos Prélats ( i).(signé) Collet, prêtre." Du fond de sa retraite à 1 biais, le chanoine s’occupait encore de ceux des siens qui vivaient en Canada.Chaque année, depuis 17S0, au moins, il envoyait des secours par l’in termédiaire des séminaires de Paris et de Québec à sa soeur.Mademoiselle Collet.Or, une entrée dans nos livres de comptes, en juillet 1793, nous apprend que cette demoiselle Collet n’était autre que Madame Pierre Lefebvre Laciseray, demeurant à Pile I)upas.Elle était née à Montréal et y avait été baptisée le 11 décembre 1729 sous le nom de Marguerite-Elizabeth.Ce compte de 1793 est le dernier que nous ayons trouvé et nulle part après cette date il n’est question de M.Colle; dans nos archives.Aurait-il succombé lui aussi aux horreurs de ia Révolution ?La chose n’est pas impossible.Nous aurions été curieux de savoir comment l’ancien chanoine de Québec vivait à Thiais et quels revenus lui per mettaient d'envoyer quelque chose à sa soeur chaque année.Il n’était certainement pas riche des biens de ce monde lorsqu’il quitta le pays.L’abbé Gosselin assure, dans son Histoire de l’éfjlisc du Canada avant la conquête (2), ‘‘qu’il était sans le sou ” et que le chapitre avait dû lui prêter, outre un calice et des ornements, une “ certaine somme d’argent ", pour son voyage.Nous le croyons sans peine.Nous pouvons même en donner une nouvelle preuve.E11 1756, M.Collet avait été gravement malade.11 fi; appeler le notaire Saillant le 20 juin et lui dicta ses dernières (Il Archive* du Séminaire de Québec—t'es Prélats dont varie ici M Collet étaient NN.SS.Itriand, Hubert et Bailly.(•_’I Première partie, p.2. volontés.Tout son avoir consistait en sa bibliothèque, un peu de litige et une volière.Il donnait ses livres et son linge à son frère Jean-Baptiste, étudiant au petit Séminaire.Mais dans le cas où i! ne se ferait pas prêtre il n’aurait que la moitié de la bibliothèque.le reste devant aller à la cure de Sorel.Sa volière et les oiseaux qui l'occupent seront vendus au profit des pauvres de la paroisse de Québec.Et c’est tout, l’as un sou pour des messes : il compte sans doute sur celles que le Séminaire fait dire à la mort de ses agrégés, l’as un sou pour ses parents : ils ont déjà reçu tout ce qu’il a pu économiser depuis son entrée au Séminaire.A partir de 1758.sa prébende lui donnait six à sept cents livres par an.Combien de temps lui fut-elle payée ?C'est ce que nous ne pouvons dire.Ce prêtre canadien peut avoir eu ses défauts mais il ne manquait ni de talent, ni de dévouement, ni de courage.Autant que bien d'autres, son nom mérite d’être conservé dans nos annales.Am Kl) Kt: Ciosski.i x, vtuk OUVRAGES PUBLIES PAR FEU J.-EYARISTE PRINCE Esquisse historique.I.a politique Cartier-Macdonald.Conférence prononcée au club Cartier-Macdonald, le ter mars 1894.Publié par la Cie du journal La Semaine politique.Imprimé par la Compagnie d’imprimerie Commerciale, Québec—1894.29 pp.Le Séminaire de Xieolct.Souvenir des fêtes du centenaire.1803-1903.Récit des fêtes, adresses, discours, poésies.etc.Québec.Imprimerie Edouard Marcotte, X_>, rue Saint-Pierre—1903.248 pp.Etude historique.Edouard Richard et son oeuvre ".leadia".Conférence prononcée le ter d’avril 1909, à l’université Laval, sous la présidence de Mgr J.-C.-K.La-damtne.recteur.Québec, Int]), de la Revue franco-américaine—1909.30 pp. EE PERK LUC COLLET, RECOLLET On connaît peu de chose sur ce religieux.Si nous en parlons ici c'est pour aider, suivant nos moyens, à ceux qui voudraient faire sa biographie.Ce récollet était-il le frère de Charles-Ange Collet, chanoine de Québec ?Les auteurs de répertoire le disent et nous pensons comme eux.En ce cas.il serait né lui aussi très probablement du moins, au fort de la Rivière-Saint-To-seph.Son acte de tonsure met sa naissance au 3 novembre ¦ 715; Malheureusement, le registre que nous avons de cette mission ne remontant pas plus haut que 1720, il nous a été impossible de contrôler.Nous ferons remarquer seulement que Marie-Joseph, fille de Claude Collet, marraine en cet endroit en 1726.est dite dans l’acte, “ native de ce lieu ’’.Elle devait être âgée de dix à douze ans alors.La famille était donc au fort St-Joseph dès 1710 et probablement avant.Cette mission existait du reste depuis la fin du XVIle siècle.Quoi qu’il en soit, nous n’avons rencontré nulle part le nom de Luc Collet avant le jour de sa tonsure qu'il reçut, ainsi que les ordres mineurs et le sous-diaconat, le 22 décembre 1752.Dans l’acte, on l’appelle Léonard-Philibert (et non Philippe) Collet alias Frère Lite, récollet.Le diaconat lui fut conféré le lendemain et la prêtrise le 24 février 1753.11 avait donc 37 ans accompli.Le P.Luc ne tarda pas a être employé comme aumônier des forts du pays de la Pelle-Rivière et autres adjacents.Nous 11e serions pas surpris si nous apprenions qu’P l’uf chargé d’accompagner les hommes que Duquesne envoyait à la Rivière Ohio pour renforcer le détachement de Marin, au printemps de 1753.En tous les cas, il était à Chat- ouin, non loin du lac Erié, en juillet 1754.et le 15, l’abbé Eorget-Du-verger qui lui donne un bon de 70 livres, pour effets à lui cédés.le déclare " aumônier du parti de la Pelle Rivière.” Le 11 juin 1755, il était à Niagara, en route pour le fort de la Presqu’île où il était attendu avec impatience à cause du grand nombre de malades qui s’y trouvaient.11 y était à 11) Cf.Kochomonteix : Les Jésuites et la Nouvelle-France au XVIle siècle, vol.III.|ip.^87 i‘t ô 1 :î. peine rendu pue M.de Contrecoeur, commandant du fort Duquesne, le demandait avec instances a Benoist, alors ei> charge du conmiandement à la Presqu’île.Lui aussi, il avait des malades à son poste et la présence d'un prêtre y était né' cessaire, au moins pour quelque temps.Benoist s’exécuta, mais à regret.Le 16 juillet, il lit partir le I’.laïc avec joncaire et il écrivait à M.de Contrecoeur : "Je vous prie de me renvoyer le P.Luc le plus tôt possible.Il est incessamment nécessaire ici, ce poste étant l’entrepôt de tous les malades ; d’ailleurs la privation d’un aumônier me rendrait le fort encore plus odieux (i ).Le P.Luc continua à desservir ainsi, croyons-nous, les différents forts établis dans cette région jusqu’à ce que les Anglais s’en fussent emparés.Il revenait tout de même à Québec de temps en temps-puisqu’il fait des actes à Ste-Foy, près Québec, les 22, 27 et 28 mars 1755.Mais disons tout de suite que ce n’est pas lui qui fut vicaire à la cathédrale à Québec, mais son homonyme, sinon son frère, Charles-Ange Collet, comme nous l’avons démontré ailleurs.Au commencement de 1 /t>0, il était aumônier quelque part sur la Belle-Rivière.Il le dit lui-même dans un acte qu’il fait a Détroit le 14 janvier.11 signe encore un acte au même endroit le 22 mars (2).11 retourna ensuite à sa mission, chez les Kaskakias peut-être.U y était certainement en 1763-64.De Volney lait mention de lui dans une lettre écrite des Cahokias le 24 janvier 1764.Au reste, les registres de cette mission sont tenus par le P.Luc du 29 juin 1764 au 30 mai 1765.C’est à Ste-Anne du fort de Chartres qu’il mourut subitement le 5 septembre 1765.Voici l’acte de sépulture dont nous avons copie : “ Le cinq septembre 1766.le R.P.hue Collet missionnaire franciscain qui desservait cette église mourut subitement.Son corps a.été inhumé près du sanctuaire, vis-à-vis l’autel, jour et an que dessus.En foy de quov, j’ai signé le présent.( Signé) Meurin, S.J., prêtre, missionnaire” (3).> (1) Archives du Séminaire ( - ) Nous devons ce rensei ges Paré, du diocèse de Détroit.(3) Cet actu est extrait d'un, article du,Shepherd o« th«t Valley, 1852 —Fonds Vcrreau.nenient il l'obligeance de M.l'abbé Geor- I a' - 4 mai i/(>8, le même Père Meurin faisait transporter les corps de l'al>hé Joseph Gagnon, ancien desservant de cette église, et du Père Luc, “ dignes missionnaires ", dans le cimetière de Saint-Joseph de la Prairie-du-Rocher.I! annonçait cette translation à Mgr Briand, évêque de Québec dans une lettre du il juin 1768 (1).Mais ce que raconte le P.Meurin de cette cérémonie est si peu clair que l’on pourrait se demander si cette translation a eu lieu du fort de Chartres à la Prairie-du-Rocher ou vice versa.Pour dissiper tout doute à ce sujet, voici l’acte dont nous avons une bonne copie sous les yeux : “ Ste-Anne-du-Fort-de-Chartres.—L’an mil sept cent soixante-huit, le vingt-quatrième jour du mois de mai, Nous prêtre soussigné, de la Compagnie de Jésus, Vicaire général de Monseigneur l’évêque de Québec.“Vu la ruine prochaine de l’église Ste-Anne-du-fort-de-Chartres sur le point de tomber dans le Meuve, on a fait déterrer et transporter en la chapelle St-Joseph de la Prairie-du-Rocher.pour y être inhumé de nouveau, le corps de M.J: Gagnon, prêtre, curé du fort de Chartres et dépendances, lequel on a inhumé dans le cimetière, du côté de l’évangile, avec les cérémonies accoutumées.“Le même jour et en même temps, j’ai rendu le même honneur au corps du révérend Père Luc Collet que j’ai inhumé du côté de l épitre, près du sanctuaire de la dite chapelle.“En présence des habitants qui y ont assisté avec grands sentiments de reconnaissance.En foi de quoy j’ai signé le présent avec les sieurs Jean-Baptiste Barbeau et Aymé Comte, marguilliers.(Signé) B.Barbeau, Aymé Comte.S.L.Meurin, vie.général.” Bien que le bon Père dise (pie les corps ont été transportés dans la chapelle de la Prairie-du-Rocher, pour y être " inhumés de nouveau ", il est évident par la suite de l’acte que cette seconde inhumation eut lieu dans le cimetière, lequel, suivant l’ancienne coutume, entourait le sanctuaire sinon toute la chapelle moins la façade.(Il Publiée dans l’fdltion (U*s Relations des Jésuites etc, (le Thwai-tes, Burrows & Ou., Cleveland.Ohio, vol.71, i>.3SS—L'original de cette Jet ire est il l'Archevêché de Québec. -|AX) - On ne pourra done plus dire, à moins de s'en tenir aux répertoires, que le 1 Lue Collet est allé mourir en France.Quant à sa prise par les Anglais en 175(1 et son voyage forcé en Angleterre, nous attendrons des preuves pour y croire.A.MKDKK (iOSSKUN, l'Tl-IK LES PREMIERS CHIRURGIENS DE L'HOTEL-DIEU DE MONTREAL A rHôtel-Dieu de Montréal, dans le vestibule, sur une très belle plaque de granit ornée d’un médaillon en bronze de Jeanne Mance, on a gravé les noms des chirurgiens et des médecins qui furent attachés à cet hôpital fameux, depuis les débuts de la colonie.Malheureusement, il se rencontre sur cette plaque qui doit nous renseigner des erreurs évidentes.Le premier nom inscrit est celui de T.Bouchard avec les dates 1648-1663.Or le chirurgien Bouchard se prénommait Etienne, il n’arriva à Montréal qu’en 1653 et mourut en 1676.Plus bas, on lit le nom de J.Martinet dit la Tourblanchc.Pourtant ce chirurgien qui signe ou est nommé des quantités de fois dans les actes de l'état civil et dans les documents indiciaires signe Martinet de Fonblanche.Tourblanchc est le surnom d’un autre colon de Montréal de la même époque.Plus bas encore, on lit B.Lajond, alors que dans les documents on lui donne le prénom de Simon.Par ailleurs, on laisse de côté Jean Pouppée qui lui était a Montréal en 1643 et a mis au monde les premiers enfants blancs nés à Montréal.L on ignore que Martinet de Fonblanche et Forestier lurent engagés par contrat notarié, à l’Hôtel-Dieu, dès i68r puisque sur la plaque la date d’entrée de Martinet est fixée à 1686 et celle de Forestier à 1698.L Hôtel-Dieu qui a été dévasté par l'incendie une couple de fois a dû perdre la plupart de ses anciens papiers, malgré cela, avec quelques fouilles dans ies archives, on aurait pu éviter de buriner des asst tions erronées.E.-Z.M. — 401 L’ABATTAGF, KX CARKNK A LA MF,K Pour 1 avantage de ceux (jui ne sont pas familiers avec la navigation, il est peut-être bon de rappeler « ju'en terme de marine, abattre en carène, c’est mettre un vaisseau sur le côté, lorsqu on veut travailler a la carène, ou à quelque en droit qui n est pas hors de l’eau.L’opération ne se pratique guère qu’en cale sèche, et pour cause.Cependant, Jal.dans son Glossaire nautique (p.40), signale le cas unique d’un abattage en carène en pleine mer.11 m’a semblé que cet exploit valait d’être noté par le Bulletin des Recherches Historiques, parce qu’il eut pour héros l’un des grands marins de la France qui ont été le plus étroitement mêlés à notre histoi re, M.de la Galissonnière.\ oici le passage de Jal qui s’v rapporte : ‘‘Le marquis de la Galissonnière, commandant une frégate expédiée de Québec, avec des dépêches importantes pour le gouvernement français, abattit son bâtiment en carène à la mer.Voici dans quelles circonstances.La frégate marchait mal, parce que, sans doublage de cuivre—on ne doublait pas encore à cette époque les bâtiments avec des feuilles de cuivre ( 1750-60)—etavant fait un long séjour en rade, sa carène se trouvait chargée jusqu’à la flottaison de mousses et de coquillages.La Galissonnière faisait de la voile autant que le permettait sa mâture, mais il ne parvenait pas à hâter la marche du navire ; cependant il approchait de France, et en était à 150 lieues environ, quand une corvette qu’il rencontra l’avertit que des divisions anglaises croisaient à tous les atterrages.Les ordres du capitaine de la Galissonnière étaient d’éviter l’ennemi, afin d’assurer le succès de sa mission ; mais, pour éviter l’ennemi, il fallait pouvoir prendre chasse, et fuir avec une rapidité dont la frégate était incapable.Un calme survint alors : la Galissonnière jugea qu’il devait être un peu long,- et aussitôt il prit une résolution qui devait le sauver.Il fit mettre à la bande son bâtiment sur un bord, le fit nettoyer, gratter, suiver ; puis le redressa pour le mettre à la bande sur le bord opposé, et lui faire subir la même opération de propreté.Quand il eut achevé, le temps l’ayant servi à souhait, il remit à la voile. — 402 I,.i frelate avait retr mvé son ancienne marche, et en peu de i"tirs elle arriva au port.Le fait que nous venons de citer— le seul exemple connu sans doute d’un abattage en carène execute à la nier—nous fut attesté par M.Néan, qui, à la suite d’une note détaillée qu’il nous envoya, il y a quinze ans, sur cette action hardie, nous écrivait : "Ce trait m’a été raconté, il y a bien des années, par un parent ortogénaire qui se trouvait, en qualité de garde-marine, à bord de la frégate de M.de la C.alissonnière." Les papiers des Archives de la Marine ne nous ont rien montré qui pût nous mettre à même d'attester la vérité du récit qu'on a eu la bonté de nous transmettre ; mais nous devons dire que le carton de Barrin de la C.alissonnière est loin d'être complet.Outre les pièces relatives à la campagne terminée par la prise de Mahon (1756), il ne contient que peu de chose sur les navigations et les commandements de l’illustre capitaine." M.de la C.alissonnière fut certainement l'un des gouverneurs les plus remarquables de la Nouvelle-France et je me demande si l'on a rendu pleine justice aux services éminents qu'il a rendus pendant sa trop courte administration.On ne saurait trop regretter que son règne ne se soit pas prolongé pendant la (.lierre de Sept Ans.Le petit fait que nous veil >ns de relater montre qu’il avait, entre autres dons précieux, l'esprit de décision.Aeg.F.QUESTION Lors de son voyage aux Trois-Rivières en 1749, (p.iqo), Kalm ayant été hébergé par un couple d'octogénaires, s amusa a les faire causer sur les choses de leur jeune temps, b.ntr autres faits, le vieux Canadien lui raconta qu’il était à Quebec en 1690 lorsque les Anglais assiégèrent la ville et qu il se rappelait avoir vu 1 évêque parcourir les rues, vêtu de ses habits pontificaux, sabre eu main, pour relever le courage des soldats ".Cétte assertion est-elle confirmée ?E.-Z.M. 403 — UNE INSCRIPTION ENIGMATIQUE Dans le quartier Notre-Dame-des-Neiges, au versant nord du Mont Royal, en une localité élevée et jolie, d’où la vue se porte sur de vastes étendues, fermées à l'horizon par le profil bleuâtre des Laurentides, existe à l’ouest de l’ancien chemin pittoresque de la cote des Neiges, une maison deux fois séculaires, mais de fort belle apparence sous sa toilette moderne.Construite en moellons et assez spacieuse, son intérieur renferme un rez-de-chaussée surmonté d’un toit à pointe aiguë, dans lequel est un étage et un grenier.Cette habitation avec ses dépendances et une terre de bonne dimension portent aujourd’hui le nom de ferme des RR.Soeurs de Sainte-Croix.Quelques religieuses et des domestiques assurent le ser vice de cette exploitation agricole.Contre l’ordinaire, la façade de l’habitation n’est pas tournée du côté du chemin qui dévale de la montagne ; c’est le pan droit de la maison que le passant aperçoit.La porte principale s’ouvre au sud, au-dessus de cette porte et sous le toit qui s’allonge pour couvrir la galerie, le visiteur averti, aperçoit une grosse inscription qui interloque les archéologues.Tout d’abord, le dessin semble reproduire les lignes d’un éventail ou d’un arbre à plusieurs branches : plus bas, en gros chiffres on lit : 1723, au-dessous est une niche assez grande dans laquelle loge une statuette de la Vierge peinte en blanc ; plus bas encore, sont les lettres suivantes, sur deux lignes : N T S O N P.A.Il N T 1) A M D N G A notre avis, la dernière ligne signifie Xotre-Dame-des-Neiges, mais la première ligne reste indéchiffrable.Est-ce l’abréviation d’une prière, d’un cantique, d'une invocation ?La présence de la statuette pourrait justifier cette conjecture.En tous cas, il semhle probable que 1723 donne la date de la construction de la maison que 1 is avons examinée en détail et qui nous paraît bien par se a fériaux et son style dater du 18e siècle. 404 — Nous avions cru qu’un relevé des familles qui ont possé-lé cet immeuble nous donnerait la clef de l’énigme et nous nous sommes attaché à cette tâche.Mais notre espoir a été frustré.Imaginant, cependant, que notre relevé offre quelque intérêt, car il remet en mémoire des noms qui préoccupent les généalogistes et les héraldistes, sinon les historiographes, nous le présentons ici, aussi brièvement que possible.La terre des Soeurs de Sainte-Croix fut concédée le 30 avril 1698 par l’abbé Dollier de Casson, supérieur du Séminaire de Montréal, à Guillaume Le Cavelier, armurier de Montréal.Ce colon décéda en 1708.Sa veuve Barbe Bau-dry épousa Pierre Hablin en 1713 et elle mourut en 1744.L’année suivante, inventaire des biens de la communauté fut fait par les héritiers qui vendaient alors la terre de Notre-Dame-des-Neiges avec ses dépendances à Louis Prud-homme, bourgeois important de Montréal.Ce négociant était fils de Pierre Prudhomme qui fut compagnon de M.de La Salle et qui a laissé son nom à un fort des Illinois.( 1 ) Louis Prudhomme hérita de son père le goût des aventures et des affaires.Il se fit marchand voyageur et, plus heureux que l’auteur de ses jours, il atteignit la fortune rapidement.A l’âge de 36 ans.il épousait Louise Marin de la Malgue qui lui donna plusieurs enfants dont deux filles survécurent.L’une Marie-Amable (Jeanne) épousa en premières noces Louis Coulon de Milliers, capitaine d’infanterie, mort en i 57, et, en secondes noces.Michel-Marie-Avice Mongon de Surinteau, chevalier, seigneur de la Garde, capitaine au régiment de Berry.Lors de la cession, M.et Mme Mongon allèrent demeurer en France et ne revinrent pas au Canada.(2) L'autre demoiselle Prudhomme, prénommée Marie-Louise, se maria deux fois également.En premières noces, elle épousa Louis de Bonne, chevalier de Saint-Louis et ca- ili Voir notre notice sur l’icrre I’nulhomine duns le Bulletin des Recherches Historiques, 11)2*2.p.2N.02) Tanguay a consacré deux notices il cc gentilhomme : une nu nom d'Aviee, vol.11, p.SS.et l’autre au nom de .Mongon.vol.VI.p.125.M.Acglditls Fa ut eux nous assure «pie eontrairement 5 Tanguay et aux documents que nous avons sur les yeux, il faut dire Mongon et que les auteurs, en France, sont d'accord sur ce point. — 405 — pitaine, et en secondes noces Joseph-Doniinique-Enimanuel 1 «e Moyne de Longueueih Le sieur Louis Prudhomme cjui avait été lieutenant-colonel des milices de Montréal sous le régime français, mourut le j8 mars 17^*).âgé de 76 ans.Il laissa des biens considérables à sa femme et à ses deux filles.Mme Prudhomme décéda en 1780 et comme M.Mongon de Surimeau, qualifié des lors du titre de "haut et puissant seigneur” vivait en l’ancienne France avec sa femme, on choisit pour liquider la succession de feu Louis Prudhomme, l’honorable Dominique-Emmanuel L.de Longueuil qui lui-même était grand propriétaire ayant hérité de la seigneurie de Soulanges et de la Nouvelle-Longueuil.Le 3 novembre 1795, par devant maître Chaboillez, M.LeMoyne de Longueuil et sa femme cédèrent leur terre de la Côte-des-Neiges, à Pierre Durand-Desmarchais l'aîné, tanneur.La terre avait alors quatre arpents de front par vingt arpents de profondeur.Madame de Longueuil mourut en 1799 et son mari en 1807.Celui-ci n’avant pas d’héritier de son nom laissa la plupart de ses biens à son neveu Jacques-Philippe Saveuse de Heaujeu et c'est ainsi que la seigneurie de Soulanges et de la Nouvelle-Longueuil passa aux de Beaujeu.La terre de Notre- Dame-des-Neiges resta dans la famille Durand-Desmarchais au-delà d'un siècle, car ce n’est qu’en 1908 que les demoiselles Philomène et Elisa Desmarchais abandonnèrent leur immeuble aux RR.Soeurs de Sainte-Croix.Ce défilé de noms d’artisans, de bourgeois et de nobles qui se rattachent à ce coin de terre 11'a pu nous procurer la solution de l’énigme qui, le suppose-t-on, est l’oeuvre d’un maçon ou d’un tailleur de pierre malhabile dans fart de sculpter.Cela se voit dans l’imprécision des contours des chiffres et des lettres et dans le fait que les X sont partout renversés.Est-ce cet artisan ou ceux qui l’employaient qui ont rédigé l’abréviation ?En tout cas.il semble que l’auteur de ces deux lignes n’a suivi aucune règle et qu'il s’est laissé guider par le hasard.S'il a voulu défier les curieux, il a réussi.Mais quelque lecteur du Bulletin, plus sagace, voudra peut-être nous aider à rétablir la phrase ou l’expression que l’abréviation, plus haut citée, résume de façon si embarrassante.K.-Z.Massicottiv — 400 — LE SIEUR REINE Dans son lissai de bibliographie canadienne i J, 4283).sous la rubrique : Autographes et Manuscrits, M.Philéas Gagnon catalogue une lettre d'un nommé Reine qui aurait été d’après lui ‘Tun des administrateurs des finances du Canada sous les ordres de l’intendant Bigot.” “Reine, précise M.Gagnon, fut arrêté en octobre 1762.enfermé à la Bastille, et interrogé par le commissaire an Châtelet Dupont.Il fut admonesté et renvoyé (déc.17631 avec 26 autres de ses collègues.” Quelqu’un a-t-il jamais rencontré ailleurs le nom de Reine, comme “l’un des administrateurs des finances du Canada sous Bigot”?Ce nom du moins ne se trouve pas sur la liste des personnes impliquées dans l’affaire du Canada, ainsi que M.Gagnon aurait pu le constater lui-même en recourant au jugement de 1763 dont il possédait une copie (lissai de bibliographie, I, 1836).De plus, il est certain qu’en octobre 1762 il n'y eut pas de prisonnier du nom de Reine à la Bastille.M.Funck-Brentano, dans son grand ouvrage sur les Lettres de Cachet, a relevé, d’après les listes d’écrous, et dans l’ordre chronologique.les noms des individus incarcérés à la Bastille, et en octobre 1762, non plus qu'à aucune autre date, il ne mentionne de sieur Reine, tandis qu’il mentionne à leur date tous les autres personnages que nous savons avoir été à la Bastille lors de l’affaire Bigot, M.Gagnon reproduit la lettre de Reine adressée au comte de Saint-Florentin.On y voit (pie l’auteur se plaint d’être sous arrêt et craint d’être ruiné, ayant des affaires considérables avec le Roi pour l’émigration des Acadiens.Reine a certainement été arrêté, puisque sa lettre l'atteste, mais il pouvait l’être fort bien ailleurs qu’à la Bastille, par exemple au Châtelet.Selon toute apparence, M.Gagnon l’a cru Canadien parce que, d’après sa lettre, il s’occupait de l'émigration acadienne, et de ce que, Canadien, il était arrêté en 1762, il n y avait plus qu’un pas à conclure qu’il était impliqué dans l’affaire Bigot.Aeg.F. — 4«7 — ISABKL-DUHAMKL On est parfois tenté de croire que tous les Canadiens français sont plus ou moins parents.L'arbre généalogique que nous communique le R.I\ Leclerc, recteur de Sainte-Anne de Beaupré, justifie presque cette assertion.Comme il intéresse d'autres familles (pie la mienne, je crois devoir transmettre ce document au Bulletin des Recherches Historiques.Charlotte Isabel Nicolas Lapierre I “(>2 Ers Lapierre Cécile Gosselin '799 .Soulanges Lapierre Joseph Gosselin 1836 Mgr David Gosselin Thomas Isabel M.Madeleine Fortier S.Laurent.1731.I M.Angélique Isabel dis.Cinq-Mars 1763 fl Généré Cinq-Mars Augustin Audet III M.Josephte Audet Krs.Duhamel, 1825—Contrecoeur IV Mgr J.-Thomas Duhamel Archevêque d’Ottawa.Malgré mes recherches, je n’ai pu dénicher le millésime du mariage Audet-Cinq-Mars.Thomas Isabel est un ancien paroissien de St-Laurent, 1.O.Il est aisé de localiser sa terre, qui a changé de nom lors du mariage de sa fille Charlotte avec Nicolas Lapierre, mon aïeul maternel.Puis, ce bien de famille a cessé d’être Lapierre.il y a une trentaine d'années, lorsque son propriétaire—Célestin Lapierre—l'a cédé à son neveu Michel Gosselin.Actuellement, il appartient à M.Ernest Boilard.Mgr Duhamel a été ce qu’on appelle un soldat heureux.Sa famille, m’a raconté une fille de son parrain, était tellement pauvre que celui-ci, comprenant son embarras, lui offrit1 de tenir sur les fonts baptismaux le nouveau-né, qui devait être archevêque d’Ottawa.Si on l’avait présenté, les parrains n’eussent sans doute pas manqué.Thomas Isabel a été.je crois, le dernier représentant de cette famille inscrite sur le calendrier paroissial de St-L.au-reut, après une courte étape à Sainte-Famille.Comme tant d’autres, elle essaima dud du St-Laurent, et l'un de ses membres était déjà rendu à Contrecoeur lorsque naquit Mgr Duhamel.La famille Isabel est encore bien vivante dans son coin de Normandie, et alliée aux familles Gosselin de Thurv-Harcourt.Chanoin'k I).Gosskux UNE NOTE DE M.DE BOUGAINVILLE SUR LURETTE 27 décembre 175(>—J ni été aujourd’hui entendre la messe à Lorette.C est un village de Sauvages luirons, à deux lieues de Québec.Leurs maisons sont bâties de pierre.Ils possèdent leurs terres en propriété avec les mêmes redevances et la même police que les habitants français.Ils sont tous catholiques, bons ou mauvais, car ils sont toujours Sauvages autant que ceux qui sont le moins apprivoisés.Ils ont a leur tête un missionnaire Jésuite.Ils assistent régulièrement aux offices ; les femmes dans l’église sont séparées des hommes, les uns chantent après les autres, et le choeur des femmes est assez harmonieux.Elles chantent à l’unisson On les prendrait pour un choeur de nos religieuses, à l’exception que presque toutes les Sauvagesses ont la voix singulièrement mélodieuse.Ce qui m’a le plus frappé, c’est un Sau- vnge qui servait la messe avec un surplis.J'ai cru voir le loup berger.Nous avons dîné chez un habitant chez lequel j’ai vu de la laine superbe.Si on incitait ici les habitants à avoir beau-ump de moutons, on tirerait du Canada une grande quantité de lame de la plus belle espèce.Les brebis y portent trê« souvent deux agneaux, fécondité qu’elles n’ont pas en France.Cet article des laines est important pour le commerce et demande une attention particulière— (Journal de' Tcxbcdi-Uon dAmérique commencée en l'année le is mar81, il vendait sa seigneurie au sieur Louis LeCompte Dupré, riche négociant de Montréal.Après la mort de M.LeCompte Dupré, sa veuve, Catherine Saint-Georges, vendit sa seigneurie à François-Marie Ilouât, lieutenant-général de Montréal.Le 12 septembre 1721, l’abbé Louis Lepage de Sainte-Claire devenait à son tour propriétaire de la seigneurie de Terrebonne.Après la Complète, celte seigneurie fut vendue à MM.McTavish et McKenzie.Lille fut achetée par l'hon.Joseph Masson, le 31 décembre 1832, au prix de 25.150 louis sterling.U11 peu après 1848, la veuve de l’hon.M.Masson faisait construire un nouveau manoir seigneurial à Terrebon-11c.Ln construction dura six ans et coûta, dit-on, près de S8o,ooo.Madame Masson en prit possession la veille de Noël de l’année 1854.La digne châtelaine devait y mourir le 27 novembre 1883, assisté par le saint Mgr Bourget, qui lui répétait : "Oui, votre maison est splendide, madame, mais celle que vous habiterez bientôt est encore bien plus belle.Le château Masson est aujourd'hui occupé par le Ju-vénat des Pères du Très Saint Sacrement.Sous le titre Etapes d'un manoir canadien, le Père Bois-menu.S.S.S., vient de publier l'histoire du château Masson.Ce petit volume est instructif et édifiant. — 41 o — L'ORAISON FU X KH HE DE Mgr DE LAUBER1YIHR! Le Bulletin a publié en octobre tqoX ( XI Y, 303 ) le te\ te intégral de l’oraison funèbre de Mgr de Lauberiviêre.prononcée en la cathédrale de Québec le j() août 1740.Mgr Aniédée Cosselin t|iii avait coniniuni((ué ce texte à l’éditeur n’a pas fait connaître l’auteur de cette oraison fu iiùbi e, sans aucun doute parce qu il 1 ignorait lui-même, n’a yant eu entre les mains qu’une copie anonyme.Une note que je trouve dans les cahiers manuscrits de AL l’abbé Faillon nu permet heureusement de combler cette lacune.L’érudit his torien, après en avoir cité des extraits qui correspondent exactement avec ce qua publié le Bulletin, nous apprend que 1 oraison funèbre de Mgr de Lauberivière a été prononcée par M.1 abbé Joseph Hourdé.C’est le même AL Hourdé dont Algi I anguay dit dans son Repertoire, et d’après une chronique, qu’il passa pour grand prédicateur en son temps.Xe en 1688 à Notre-Dame des Vignes dans le Soissonnais, il lut 01 donné prêtre en 1715, et après avoir été vicaire à St-bulptce de Paris pendant quelques années, il vint au Canada en 1723.De cette époque jusqu’à sa mort, le 10 niai 1700, il desservit successivement Saint-Laurent, la Pointe-aux-1 rembles et la Rivière-des-Prairies.Aüg.F.QUESTION’S Ou fut publie pour la première fois la chanson de ce pauvre Isidore Béclard Sol canadien ! terre chérie / Elle est îepioduite dans le Repertoire national de Huston, mais devait circuler dans la province de Québec depuis i8?o ou 1835.~ to Chant.Quel est ce AI.de Alontigny dont il fut question comme coadjuteur de Québec sous le régime français ?C’est Mon-’ seigneur Dosquet qui eut l'honneur.Le chanoine Hazeur de Lorme disait de AL de Alontigny qu’il était connu dans tout le Canada.Avait-il vécu ici ?X.X X. UC MONITOIRE SOUS UC REGIME FRANÇAIS Le monitoire, qui était envoyé au prêtre par l'évêque sur la réquisition du juge laïque, était lu du haut de la chaire par le curé : il ava.it pour but " de découvrir des faits secrets, pour parvenir à la décision d'une affaire civile ou criminelle en obligeant sous peine d'excommunication, ceux qui en avaient quelque connaissance à révéler à la justice ce qu'ils savaient " (O.Le monitoire, dans son préambule, contenait d ordinaire le récit du crime, les circonstances dans lesquelles il s'était accompli, le signalement détaillé de ses auteurs.I! engageait ensuite les coupables à venir à satisfaction, et ceux qui étaient instruits de quelques particularités a les révéler dans la huitaine.Neuf jours plus tard, après avoir lu le mandement ou intérim >uie pour la publication du monitoire, le prêtre déclarait l’excommunication.Lorsqu’elle ne produisait pas d'effet, il recevait souvent de l'official l'ordre de prononcer l’aggrave et la réaggrave.Lit réaggrave était fulminée avec des formes solennelles, du haut de la chaire, contre les coupables : “ De 1 autorité de monseigneur, s’écriait le prêtre, nous les dénonçons excommuniés, aggravés, réaggravés, forclos et frustrés des oraisons, communions, sacrements et bienfaits de 1 église, par la cérémonie du son de cette cloche et de 1 extinction de cette chandelle." Kn disant ces mots, le curé sonnait deux ou trois fois, et laissant tomber la chandelle à terre, il l’éteignait avec le pied (2).En France, au XVIlie siècle, certains curés de campagne croyaient devoir ajouter a ces formules une exhortation véhémente, dans laquelle ils menaçaient ceux qui s’obstinaient dans leur excommunication d'être changés en loups-garous, comme Xabuchodonosor qui fut changé en bête.Nos archives nous ont conservé quelques exemples de ces monitoires.Ainsi, en 1661, l’évêque de Laval, sur la relit Louis de Héricourt, Les lois ecclésiastiques de France, 1771, p.’ (2J Kvoltlou.Traité des excommunications et des monitoires, 1051. — 4'-' — quête des héritiers d'Ignace Sevestre, commande à tous les prêtres de sa dépendance ayant charge d'ânies d'admonester, suivant les Saints Canons, publiquement et en général, au prone de la messe paroissiale durant trois jours de dimanches consécutifs ou fêtes chûmables.tous et un chacun des paroissiens, qui sauraient en quelque manière que ce soit, quelque chose touchant la succession d'Ignace Sevestre qu’ils eussent à le révéler pardevant l'évêque ou son grand vicaire dans quatre jours après la première publication du nionitoi-re sous peine d'excommunication ( i ).En iOk), à la requête du procureur général, l'évêque lance un monitoire au sujet d un assassin,at commis dans les environs de Montréal.Ceux qui ont eu connaissance de cet assassinat, ceux qui sa vent où les assassins se sont retirés, ceux qui leur ont parlé, ceux qui les ont vus et leur ont aidé à se sauver, sont tenus de le révéler sous trois jours a peine d'excommunication ( 2).Nous citons ceux-là, en particulier, parce qu'ils sont imprimés, mais nous en avons vu des centaines dans les greffes des tribunaux ( J.-Edmond Roy, Histoire de la seit/neu-rie de Lauzon.vol.I\ , p.235).QUESTIONS Dans un mémoire écrit par un officier qui servait dailies troupes du Canada en 1758, on lit : "Il est aussi un gen re de troupe inutile a la guerre présente en Europe qui nous serait de la plus grande utilité en Canada, les Miclets, et troupes légères de Rottssilon.Ce plus qu'on pourra nous en donneur, ce sera le mieux, taisant la guerre presque comme des Sauvages dans un pays de bois et de montagnes te! que le Canada, ils leur seront un merveilleux sujet d'émulation." Qu’étaient les Miclets ?.R.R.Quel est cet abbé Robert qui fut fait prisonnier par les Américains en 177^ ?.X.X.X.(1» Mandements des évêques de Québec, vol I i, r, (- 1 Loe.oit.I.j>.77. — 414 — i'uoq, I.isle îles ouvrages publiés par l'abbé.çgq Détention preventive A Montréal :m XVIIi> siècle, I,u.^06 Disparus.Les.24.2tl.20.2-4 : semeur.32.152.1511, 105.1(17.174.LSI.1!M.pis •»()*> ope 221.221.—•"!(>, 242, 241.24(i, 248, 252, 272, 277, 2S1.hÜ] 3(1(1.' J18, 382.402, 410, 412.Races ont une Ame, Les.Reld, John.“s, Reine, Le sieur.4(i(i Revue des Deux-Frances, La.Revue Nationale, La.“Jj.1.Richmond, Le duc de.,ÿ|! Roullaud, Henri.,(l Roy et scs lils, Nicolas.4^., Saint-Jean, I.es bains de la.• ¦ • • Salut-Jenn, Los actes de mariages du fort.oys.Saint-Ovide.Sa lettre au ministre.! .! .i ~ss Saint-Pierre, Télesphore.j.,- Saint-Vailier, I.a croix de.034 Sainte-Anne de Beaupré, Epliémérides de.207 Sailite-Eupliémic, I.a croix de.Ô34 Salnte-ilenevlève ilc liatlscan.La croix du cani]> A.Schmid.laic.Souliers sauvuites ct soldiers de boeufs.Sourds-muets A Montréal, Los coiumencements de l'Institution des.Tablier dominical.Le.Taillefer.Ephrein.Tardivel.Jliles-I'.TerrelMinne.Le manoir seiirncurlfil de.Thérianlt.I.lion.Lévite.' Thibault, ('hurles.Thiersant de Bourjrmarie.Travail, La récompense du.Université de Québec eu 1717.1,'.' an Dick.I n île ses tableaux A Québec.Vaudreuil.Sa lettre au ministre.Vébert, .leau-l’ierre .'liter.L'abbé (leorires-ICrnest.Vnninchlche.petite patrie de ( lérin-Lajoie.55 213 379 70 373 24 24 40» 1 flO 29 90 345 377 30 91 24 SI .".10 TADmaEc1.présente livraison le BULLETIN DES RECHERCHES HIS-IUKIQL LS termine sa trentième année de publication.Nous espérons of-trir aux lecteurs du BULLETIN, dans les premiers mois de 1925, un index -Pjet des matières contenues dans les trente volumes parus ( 1893.
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