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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1925-02, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXI N’.-I).I)E LEVIS—FEVRIER l'L'ô No 2 QUEBEC AU PRINTEMPS DK 1660 Lord Elgin, gouverneur du Canada de 1847 a ’.Rvi .L’expression de temps héroïques appliquer aux cinquante et quelques années qui s’écoulèrent de 1L08 à 1666 était belle mais elle était méritée.Il n’v a pas que les hommes qui furent braves dans les commencements de la .Nouvelle-France.Les femmes furent vraiment héroïques.Que dire, par exemple, des Ursulines et des Hospitalières établies à Québec ?Sait-on qu’aux environs de 1660 la situation était si désespérée à Québec qu’il fut presque question d’abandonner le pays ?C’est dans les Annales du monastère des Ursulines et de l’I Iôtel-l)icu de Québec que nous trouvons des précisions au sujet des tristesses de l’année ibbo. — 34 — Citons d’abord les Annales des l rsulines : “Les habitants de Québec étaient pour la plupart dis perses dans les champs, au printemps de 1660, quand, soudain se répand la nouvelle que douze cents Iroquois, rassemblés dans les environs de Montréal, complotent de perdre tntite la colonie, "et que, dans ce but, ils vont commencer par la capitale où réside Ononthio, afin qu’avant coupé la tête, il leur soit plus facile d'abattre les membres", c’est-à-dire qu'après avoir pris Québec, ils fondront sur 1 rois-Rivièrcs et Montréal, pour anéantir à jamais en Canada la race française ! “Oit'on s’imagine, s'il est possible, la terreur qui se répand partout à cette nouvelle ! On expose >c Saint-Sacrement pour implorer la miséricorde de Dieu, et l’on se recommande à la Sainte Vierge.Mgr de Laval, craignant pour les religieuses, leur ordonne de sortir de leurs maisons, et les fait conduire chez les R IL PP.Jésuites où on leur donne des corps-de-logis séparés : aux I’rsulines, celui de la Congrégation.et aux Hospitalières, un autre qui en était voisin ( t).“Quand les habitants nous virent quitter une maison aussi forte que la nôtre, dit la Mère de l’Incarnation, “car celle de l’hôpital est mal située au regard des Iroquois, ils furent si épouvantés qu'ils crurent que tout était perdu.Ils abandonnèrent leurs maisons et se retirèrent, les uns dans le fort, les autres chez les Révérends Pères, les autres chez Mgr notre évêque, et les autres chez nous où nous avions six ou sept familles, tant chez nos domestiques, que dans nos parloirs et offices extérieurs.Le reste se barricada de tous côtés dans la basse-ville où l’on posa plusieurs corps de garde.” “Cependant le monastère avait été mis en état de siège.” L'on avait fait quantité de redoutes, dont la plus forte était proche de notre écurie, pour défendre la grange d’un côté et l’église de l’autre.Toutes 110s fenêtres étaient garnies de poutreaux et murailles à moitié avec des meurtrières.L’on avait fait des défenses sur 110s perrons.Il y avait des ponts ill Nulls lisons dans le Journal des Jésuites, il lu date du 1!) mal 1GOO : "Ia‘ meivivdi 10 au soir commencèrent les religieuses il venir ley euiii-her : les i'rsulines ft la < 'onsréiration et les Hospitalières il la menuiserie et ee pour la crainte des ennemis, leur maison n’étant pas en état de dé-tense.Item le Suint Sacrement de la paroisse et de leur maison.” A la date du JU mai mm», on lit encore : "l.e JG, les i'rsulines cessèrent de venir.” de communication d’un appartement à l’autre, et de notre maison a celle de nos domestiques.Nous ne pouvions même sortir dans notre cour into occasion, elle le fera encore à l’avenir,” Ce discours me toucha fort, ajoute la Vénérable Mère, et nous en vîmes l’effet dès le jour même ou le lendemain.Deux Durons qui iraient été pris, et qui s'étaient sauvés comme miraculeusement par l'assistance de la Sainte Vierge, arrivèrent à Québec.apportant la nouvelle du généreux dévouement de Dau-lac ( I ) 'Hard ) et de ses compagnons, et de la retraite de l’ennemi.Cette nouvelle lit cesser la garde dans tous les lieux, xcepté dans les forts, et tout le monde commença à respirer, car il v avait cinq semaines qu’on n’avait point eu de repos ni de jour ni de nuit.Cependant, je n’ai pas vu qu’aucune de nous ait été' hors de sa tranquillité.I,e bruit même de la garde ne nous donnait aucune distraction.Nos gens n’entraient dans notre clôture que le soir : ils en sortaient le matin pour aller à leur travail, notre dortoir étant toujours bien fermé.La nuit on leur laissait les passages d’en bas et les offices ouverts.pour faire la ronde et la visite."Lour moi.je vous assure que j’étais extrêmement fatiguée : car encore que je fusse enfermée dans notre dortoir.mon oreille néanmoins faisait le guet toute la nuit de crainte d’alarme, et pour être toujours prête à donner à nos soldats les munitions nécessaires en cas d'attaque.Nous avions vingt-quatre hommes auxquels il fallait donner tous les besoins de guerre et de vivres.Ils étaient divisés en trois corps-de-g'trde et faisaient la rotule toute la nuit par les ponts de communication qui allaient partout, et nous gardaient ainsi fort exactement.En lin, nous fûmes heureuses l'être délivrées de ce fardeau, et l’on en chanta le Te Patin en toutes les églises." Dans Yfhstowc de IT Intel-Dieu de Québec de la Mère Juchereau de Saint-Ignace, publiée à Montauhan en 1751, n< ms lisons : ‘‘l'eu de jours après ( les élections des officiers de l’Hô-tcl-Dieu) il se répandit une nouvelle qui jetta l'effroi partout.on assura qu’une armée d’Iroquois approchait de Québec.qu’ils avaient résolu de massacrer tous les français, et — 37 — ï|ii ils en voulaient particulièrement aux Religieuses Monseigneur levesqtie et M.d’Argenson.gouverneur, firent assembler les anciens et les sages du pays, pour prendre conseil sur ce qu il y avait à faire en cette occasion, tous conclurent tpi on ne devait pas laisser la nuit les Hospitalières et les l rsultnes dans leurs monastères, parce f|u’e!les seraient trop exposées aux insultes des ennemis, le Prélat nous envoya aussitôt un ordre de nous retirer dans un appartement de la maison des Jésuites, les Prsulines reçurent un ordre semblable, on nous plaça dans un corps de logis séparé d'une cour dans laquelle les familles chrétiennes d’Algonquins et des 1 lurons s étaient cahannés.Comme on croyait que le danger n'était que pour la nuit, nous s niions de chez nous tous les soirs une heure avant le coucher du soleil, et nous revenions tous les matins quand il était grand jour, il ne restau dans notre maison que trois ou quatre religieuses, tant pour avoir soin de quelques malades qui étaient dans PI lépi-, • (lue pour empêcher les désordres qui auraient pu arriver dans un couvent abandonné.Mais potii la sûreté de celles qui s’exposaient ainsi au perd .Monsieur le ('.ouverneur lit faire hagarde toutes les nuits autour de notre monastère pour arrêter les Iroquois, les sentinelles criaient à tout moment ici comme par toute la ville : qui va là : et cette précaution lut si utile qu’on apprit par les Iroquois que l’on lit prisonniers quelque temps après, que cela seul les avait empêché de mettre le feu aux maisons de Québec, parce qu ils voyaient bien qu’on était sur les garlics et qu’ils ne pouvaient nous surprendre, tout cela nous causa de grandes incommodités ; et ce qui nous affligea encore plus sensiblement c’est qu’on nous ôta le Saint-Sacrement.dont la présence nous rassurait et nous consolait de toutes nos disgraces : le danger parut si évident, qu’on jugea ne devoir pas même le laisser à la paroisse, dans la crainte qiie ces malheureux ne commissent quelques profanations s ils entraient dans Québec, comme ils l’avaient projeté, ces tristes promenades durèrent trois semaines, après lesquelles, on sut que les Iroquois avaient fait coup sur les Français, les Algonquins et les I lurons, dont ils tirent une cruelle boucherie, ayant tué près de 8o Français et des Sauvages sans nombre en plusieurs endroits, depuis les Trois-Rivières jusques à Québec, et surtout à l’Ile d’Orléans où ils se cantonnèrent : toute cette contrée gémissait de la tyrannie de ces furieux, les uns v étaient déjà assujettis, les autres craignaient d y tomber.Monsieur de Lauzon, sénéchal, ne put voir cette désolation sans se mettre en devoir de donner la chasse aux ennemis, afin de garantir du moins le reste des habitants, il alla les attaquer à l’ile d’Orléans, ils se défendirent longtemps en usant de plusieurs ruses pour sc mettre a couvert des coups de fusil que les Français déchargeaient continuellement sur eux, ce qui ne les empêcha pas de se saisir d’un poste avantageux, où se voyant en assurance, ils sommèrent plus d’une fois les Français de se rendre, leur promettant la vie par de belles paroles que Monseigneur le sénéchal méprisa, aimant mieux mourir glorieusement en les battant, que de vivre dans une honteuse captivité, il anima par son discours et par son exemple le petit parti qu’il commandait, à faire tête aux Iroquois, quoiqu'ils fussent bien plus nombreux : et ils s’exposèrent si généreusement qu’il ne resta en vie de tout son monde qu’un seul homme blessé à mort et entièrement hors de combat, que les ennemis emmenèrent en leur pays pour lui faire souffrir les cruautés ordinaires qu’ils exerçaient sur leurs prisonniers.Monsieur le sénéchal fut le premier tué dans cette affaire mais il eut la gloire en mourant d’éloigner les Iroquois qui prirent aussitôt la fuite, sa mort affligea tout le Canada, parce qu’il y était fort aimé et chacun le pleura comme s’il eût été son père, il savait se ménager l’affection des peuples par une certaine familiarité qui gagnait les coeurs, et qui lui attirait en même temps le respect de tout le monde."Les Iroquois se retirèrent triomphants après tant de carnages et emmenèrent un grand nombre de captifs Français et Sauvages pour les tourmenter chez eux.Quand on se fut bien assuré cle leur retraite, nous retournâmes dans notre maison, et on nous rendit le très Saint-Sacrement : cependant de l’avis de Monseigneur l’Evêque et l’Intendant et Monsieur le Gouverneur, qui prit la peine de visiter toute notre maison, et qui la trouva très mal disposée pour un temps de guerre, nous résolûmes de faire travailler à ce que nous crûmes le plus nécessaire pour la mettre en état de dé-fence, nous fîmes abattre les bois qui nous environnaient ~ 39 — encore, et qui auraient favorisés les Iroquois en leur fournissant de quoi cacher : on jugea aussi qu’il fallait faire bâtir plusieurs guérites, et nous v consentîmes pour nous fortifier un peu contre les ennemis (pii se faisaient toujours beaucoup craindre.” P.-G.R.COMMENT ON S’ECRIVAIT AUTREFOIS I Vs écrivains prévenus ont prôné que sous le régime français la plupart de nos habitants ne savaient ni lire ni écrire.Dans ces mêmes pages, nous avons essavé, à différentes reprises, d établir la fausseté de cet avancé.\ oici une courte lettre écrite par un pauvre habitant de Eeaumnnt en 174V l>ien des messieurs de la ville, de nos jours, auraient peine à dicter une lettre plus délicate et plus sensée que celle de l’habitant Nadeau.II écrivait a sa fille qui résidait à Québec afin de lui don- ner son consentement pour son mariage avec l’huissier Ri-g^ult : “A Beaumont, le 17e avril 1744.“J'ay receu, ma chère fille, vos lettres par Mr Chasle, noire cure, et j’y réponds à la hate parce que l’occasion me presse.Je consents à votre mariage pourvu que ce soit votre avantage, ne connaissant pas celuv qui vous fait l’honneur de vous rechercher.Mais Mr notre curé m’a dit qu’il le connaissait et qu’il était honnête homme.Je ne puis vous donner rien pour le présent car j’ay bien de la peine à subsister et même je n’ay pas de quoy semer ma terre.Jugez de mon embarras.Mais vous ne perdrez rien et je ne vous ferez rien perdre, non plus qu’aux autres, et vous pouvez vous marier avec vos droits.Je vous souaïte toutes les bénédictions du Seigneur.Votre mère et vos frères et soeurs vous •embrassent tous.Je suis avec toute la tendresse possible, votre bon père.J )enis Nadeau.” On remarquera que sous le régime français les parents ne tutoyaient pas leurs enfants.Et les enfants, à plus forte raison, ne tutoyaient pas leurs parents. — 40 — LES SABREV01S, SABREVOIS DE SERMON Vif,LE ET SABREVOIS DE B LEUR Y (suite) M.DK SkkmonvillK Le deuxième des tils de Jacques-Charles de Sabrevois naquit à Boucherville et il reçut au baptême, le S mars 1701, le prénom de Christophe.A l’encontre de son frère aîné Charles et de son père, ce cadet ajouta à son nom patronymique celui de .Sermon-ville que portait son aïeul.Et presque toujours il signa et la plupart du temps on ne le nomma que de ce seul nom territorial.M.de Sermonville joignit les troupes dans sa jeunesse suivant la coutume de l’époque, et au mois de mai i 7——, il devenait enseigne en second.Le 15 août 1731 > H notaire Joseph Guillet de Chaumont rédigeait son contrat de mariage.Ce jeune officier allait épouser, le lendemain, demoiselle Agathe Hertel, tille de Joseph Hertel et de Catherine Philippe de Sainte-'i'hérèse.Quantité de parents et d’amis assistaient à la passation du contrat, entre autres : Charles de Sabrevois et Clément Sabrevois de Bleury, tous deux frères du futur.Marie-Joseph de Sabrevois, sa soeur.Charlotte Guichart de Bleury, belle-soeur.Erançois Hertel de la Frenière, capitaine, et son épouse Charlotte Linctot, Pierre de Hertel de Montcourt et son épouse Thérèse de Périgny, Pierre llertel de Beaubassin, Françoise Hertel.Antoine Salvave de Trémont et Marguerite Hertel, Anne Véron, épouse de b-B.Godefroy, Thérèse Cournoyer, etc.En 1 73-î.M.de Sermonville était “enseigne en pied” et ses supérieurs rapportent qu’il est “bon officier" ( 1 ).(li Cette insertion tnmvi’ dans l'ouvrage de l'abbé Daniel.Nos (iloires nationales, AppendiceLes officiers en 1732, pp.51, 58, 50.Dans cette liste, il est fait mention d'un Sabrevois de Bleury.lieutenant, figé de 30 ans, et d'uu Subrevois de Sennonville, enseigne, âgé de '_'T ans.Les erreurs de noms et d’âges dans celte liste sont nombreuses et M.Fauteuv d'accord avec nous est d’avis que l'auteur “tout en travaillant sur une liste officielle a pris sur lui de modifier des noms".M.Kauteux fait depuis longtemps une étude attentive des officiers de celle époque et il est persuadé qu'il s'agit de Charles de Sabrevois (sans plus), alors lieutenant et âgé de 33 ans, et de son frère Christophe Sabrevois de Sermonville, âgé de 31 ans.Il ne saurait être question de Clément Sabrevois de Bleury et nous en parlerons dans notre article sur le sieur de lileury, premier du nom. I\n 17-11 • dt' Sermonville devient lieutenant, puis en 1745.il est créé aide-major de Montréal.A partir de cette •date, c est lui qui est chargé de l’instruction dans les consuls de guerre, c est-a-dire dans le tribunal institue pour ju-gci les militaires.Nous le voyons en cette qualité, le avril 174b.dans 1 affaire de hrançois Chartron dit I.a Sonde.soldat de la compagnie de M.de Linctot.accusé d’avoir tué un camarade d un coup d épée.Il est également à ce poste flans le fameux procès du major Robert Stobo et de son compagnon \ an l’ramm «|ni commença au unis d’octobre 17^6.Il alla même siéger à Québec et c'est M.de Montcalm qui nous en informe dans son Journal, ( pp.404 à ^14) : "le Jnville arrive à Québec pour instruire le procès des officiers t|tii ont rendu en 1755 les torts de beau se jour et de Gaspareaux.M.de Vaudreuil •1 \(lit ordre dès mai 175b de tenir Conseil de guerre.11 ne 1 a fait plus tot, M.de Sermonvillc fit fonction de procureur du roi.” Il était aide-major de Montréal depuis onze ans lorsque le poste de major devint vacant au mois d’avril 1756, par la promotion de M.de Xovan a la lieutenance de roi aux 'Trois-Rivières ( 1 ).Sans aucun doute il dut briguer l’avancement, mais sans réussir, car ce lut le vétéran François I hiplcssis Faber, âgé de 67 ans.qui décrocha la timbale.Toutefois, M.de Sermonvillc obtint quelque chose, car dans un acte de l’état civil du b août 175K.on le dit "Capitaine-major dans les troupes et chevalier de Saint-Louis".I )e son mariage avec demoiselle Hertel, naquirent : Joseph-.îtnablc, baptisé à Xotre-Ilame de Montréal, le u juin 174J : sépulture, le ji août suivant.François, baptisé le 30 juin 1733.Antoine, baptise a Montreal le 23 octobre 173S t’f inhumé à Laprairie six jours plus tard.I(/athc-Josephe, baptisée a Xotre-Danie le b et inhumée le 14 novembre 1 737.Ifiatlic, baptisée a Montréal le ter décembre 1740 et inhumée le 23 août 1741.René-Marie, baptisé le q septembre 1742.1I1 I*.-U.Ko.v, l.es officiers d’état-major, p.niô. — 4-’ — Marie-Angélique, baptisée à Montréal le 27 juillet et inhumée le 6 août 1744 à Longueuil.]\ltrr Tanguay, dans son Dictionnaire (\ II.107) lui donne un autre fils prénommé Charles qui serait mort au fort Duquesne et enterré le 27 juillet IJ55- 11 semble impossible de déterminer exactement la soui-ce de cette information.M.F.-J.Audet nous écrit que dans la copie des actes de baptêmes et de sépultures du fort Duquesne que possède le service des Archives d Ottawa, 1 acte en question n’existe pas.Par ailleurs, dans la reptoduction du texte des dits registres parue dans le Bulletin des Recherches Historiques de 1913, p.197, on lit capitaine de milice de la paroisse avait droit au banc et de recevoir le pain-bénlt après le seigneur de préférence A l’officier supérieur en grade. L'FNPFDITIOX DE M.DE LA BARRE CONTRE LES IROQUOIS EN 1684 Les historiens Carneau et Ferland ont longuement parlé de l'expédition de M.de la Barre contre les Iroquois en 1684.M.l’ahhé Eerland termine ainsi le récit de cette expédition manquée : "La campagne entreprise par M.de la Barre avait été inutile pour le public ; et l’on reprocha au général ( M.de la Barre) d’en avoir profité pour favoriser son commerce avec les Sauvages.Suivant M.de Meules, tous les officiers et soldats de sa petite année témoignèrent un profond mépris pour la conduite du gouverneur.Sa principale faute fut d’avoir entrepris trop précipitamment et sans préparatifs suffisants, une guerre qu’il se hâta de terminer par une paix peu honorable au nom français" ( 1 ).La revue de sa petite armée faite par M.de la Barre lui-même au fort Frontenac le 14 août 1684 nous donne les noms de tous les officiers qui le suivirent dans cette expédition et l'effectif de chaque compagnie.Equipage de la barque la Generale : M.de Saint-Michel, commandant ; La Fontaine, pilote ; Messier : Blondeau ; René, charpentier du roi ; Boisjoli, La Montagne, Lafleur, Arnault, Labrie, soldats.M.DuTast, premier capitaine ; le sieur de la Groye, lieutenant : 2 sergents, 41 soldats, 1 tambour.M.de Cahouet, second capitaine ; M.de Saint-Basile, lieutenant (laissé malade à Montréal); 1 sergent, 43 soldats, 1 tambour.Chevalier Aubry, troisième capitaine ; le sieur de la Rouarie, lieutenant ; 1 sergent, 41 soldats (avec en plus les 5 soldats de la barque la Generale).Avant-garde commandée par M.DuGué : Le sieur de Longueuil, major ; le capitaine de Montréal ; le sieur de Manteht, lieutenant ; 2 sergents, 34 soldats.1 tambour.I 1 1 Cours d’histoire du Canada, vol.2e, p.1-44. — 55 — M.d’Aumesny, capitaine de l’ile de Montréal (partie basse) ; le sieur de LaFleur, lieutenant ; 12 sergents, 39 soldats.M.de Chailly, capitaine de l’ile de Montréal (partie supérieure) ; le sieur de Saint-Michel, lieutenant (commandant de la barque la Generale) ; 2 sergents, 35 soldats et 1 tambour.M.de Suève, capitaine de la côte de Sorel ; le sieur Du Verne, lieutenant ; 2 sergents, 45 soldats.Corps de réserve : M.de Yillebon, major de brigade.M.Godefroy de Saint-Paul, capitaine de Trois-Rivières ; le sieur de la Bretonnière, lieutenant ; 1 sergent, 24 soldats, 1 tambour (plus 5 soldats dans le convoi).M.du Tilly, capitaine de la côte de Beaupré ; le sieur .lieutenant ; 2 sergents, 56 soldats.M.de Beauvais, capitaine de la côte de Batiscan ; le sieur de Montplaisir, lieutenant ; 2 sergents, 37 soldats.M.Duchesnay, capitaine de Beauport ; le sieur Traver-sy, lieutenant : 2 sergents, 35 soldats.M.de la Ferté, capitaine de la côte du Cap Rouge ; le sieur de Mezeray, lieutenant ; 2 sergents, 49 soldats, 1 tambour.Arrière garde commandée par M.d’Orvilliers.M.de Lotbinière, colonel, commandant le bataillon de Québec ; M.Dupuy, major ; le sieur Deschambault, aide-major, M.de Beaulieu, lieutenant ; 2 sergents, 75 soldats.M.de Beaumont, capitaine de File d’Orléans ; le sieur Thibierge, lieutenant ; 4 sergents, 70 soldats, 1 tambour.M.Dumont, capitaine de la côte de Lauzon ; le sieur Vincelot, lieutenant ; 3 sergents, 59 soldats.Dans le fort Frontenac : Le Père François, Récollet ; le sieur Bertct ; le sieur Prenouveau ; Perthuis, serrurier ; Colin, interprète ; La-fleur ; Levasseur ; Baptiste, domestique ; Moyse ; Petit-Train ; Montroux ; Pelletier ; Bastien ; Le Petit.Breton : Caulker ; Langlois ; Mesnier Cassan ; Cas an ; Jean de Québec ; Marmande ; charpentiers, (tous so ts de la coin pagnie DuTast) ; Jean Bardineau ; Pier i uneau ; Jean Dubois ; Bisestre ; Grégoire, fermier du f sa femme et cinq enfants. JK.W BOUILLET DE LA CHASSA1GXE Dans nos Officiers ri'état-major ries (jonventements rie Ou cher.Montréal et Trois-Rivières (p.64), nous avons fixé lamuT de la naissance de Jean liouillet de la Chassamne à M.Emile I )esmaizière, ancien president de l'Académie de Macon, a Lien voulu nous fournir copie de l’acte de naissance de M.l’oui 1 let de la Chassaigne.Cette pièce vieillit notre homme de cinq ans."Le vingt-cinquième jour mil six cent cinquante quatre, par iiiiiv, curé de l’arav soubsigné, a été baptisé un enfant du mariage de Mre Grandefrov Bouillet, advocat en Parlement, et de I (elle Anne P.artaud, du s ' dc Kehec Iwiniue sous la conduite de d °iiilîeTdd-^ V",etU‘ ,eqnelniit l,ied à terrc le quatrième fft'llM de 1 an 1634 avec quelque nombre de nos Français l101ur 1;i Plupart artisans et dès lors on donna commencement a la maison et habitation ou fort qui se voit en ce lieu “Le troisième de septembre de la même année le Rd.K u aul Lejeune et le I*.Milieux.Religieux de la Compa-gm de Jesus, partirent de Kebec dans une barque et arrivè-u.it ,u le S du meme mois pour y assister nos Français pour te .salut de leurs aines.N ers la fui de décembre de la même année, le mal de .> étant jete parmi nos Français en emporta (|uel- nues-uns
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