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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1926-08, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXII LEVIS —AOUT 192« No 8 LE CENTENAIRE D’OTTAWA Anticipant de quelques jours le centenaire de la fondation d’Ottawa, nos concitoyens de la capitale célébreront cet heureux événement par de grandes fêtes qui auront lieu du 15 au 28 août.Le Bulletin des Recherches Historiques n’a pas voulu laisser passer inaperçue cette occasion mémorable et son directeur a bien voulu me charger de la rédaction de la présente livraison consacrée entièrement au centenaire d’Ottawa.La devise de la ville d’Ottawa est Advance.Je me conforme donc, comme mes concitoyens, à cette devise vingtième siècle, en devançant encore l’heure avancée des fêtes.Il va sans dire que dans les notes qui suivent, j’ai surtout en vue la part prise par nos compatriotes dans le développement de la ville.L’on remarquera peut-être que je ne me sers pas de l’expression Canadiens-français au cours de ces notes.Je dis simplement Canadiens.N’en déplaise à ceux qui nous ont donné le nom de Canadiens-français, je ne m’occupe pas de ce baptême et je m’en tiens à l’ancien nom de Canadiens qui est le nôtre.Le terme Canadiens-français, pour moi, est un pléonasme.Qui dit Canadiens, dit nécessairement de langue française.Francis-J.Audet — 450 - FONDATION D’OTTAWA Far une radieuse matinée de fin de septembre, une embarcation quittait le village de Hull, et, traversant l’Ottawa, elle allait aborder à Richmond Landing, au pied des chutes de la Chaudière.Elle contenait, outre deux vigoureux rameurs.Son Excellence lord Dalhousie, gouverneur général des provinces britanniques de l’Amérique du Nord, escorté par un aide-de-camp et par son secrétaire particulier, et accompagné du lieutenant-colonel John By, du corps des In-nieurs Royaux.Pendant cette courte traversée, toits les regards étaient tournés vers les chutes.Le panorama qui sc déroulait à leurs yeux était ravissant.Le soleil dardant ses ravons sur la cascade encadrée de verdure, en faisait jaillir toutes les couleurs de l’iris.C’était un spectacle merveilleux dont ht vue ne pouvait se rassasier.Après avoir longuement admiré cette cataracte célèbre dont les eaux mugissantes font, en se précipitant dans le gouffre béant, un bruit que l’on entend de loin, nos personnages se mirent à examiner les environs.Lord Dalhousie n’était cependant pas venu simplement en amateur de la belle nature, il voulait joindre l’utile à l'agréable.Disons en passant que, pendant son séjour dans ces environs.lord Dalhousie avait été l’hôte de M.Philémon Wright et qu'il s’était fort intéressé à l’établissement de ce hardi pionnier.Il lui avait même fait cadeau de deux canons en cuivre et de plusieurs armes à feu.XXX Le gouvernement impérial avait depuis quelque temps décidé la construction d’un canal entre Kingston et un endroit sur l’Ottawa, afin d’avoir une voie navigable par l'intérieur du pays, ce qui permettrait, en temps de guerre, de transporter les approvisionnements militaires et les munitions sans s’exposer au risque de les voir enlever par l’ennemi.Le lieutenant-colonel By avait été chargé de ce travail gigantesque sous la direction du lieutenant-colonel Elias-Walker Durnford, commandant des Ingénieurs Royaux au Canada, et celle du gouverneur général qui était en même temps commandant en chef au pays.Il s’agissait maintenant de mettre la main aux derniers préparatifs et de choi- — 451 — sir l’endroit précis sur l'Ottawa où aboutirait ce canal.La chose fut décidée ce jour-là.C’était le 26 septembre 1826.Mais ce n’est pas tout.Lord Dalhousie écrivit au lieutenant-gouverneur Maitland, du Haut-Canada, pour lui expliquer qu’il avait aussi décidé la construction d’une glissoire pour le bois afin d’en faciliter la descente.L’exploration forestière battait son plein sur l’Ottawa et l’on flottait le bois jusqu'à Québec.Ce commerce avait déjà pris des proportions considérables et il était fort payant.Dans une autre lettre datée du même endroit, adressée à By, lord Dalhousie confirmait ses instructions verbales et il lui enjoignait aussi de créer une ville sur le terrain acheté de M.Hugh Fraser quelques années auparavant, entre les chutes de la Chaudière et celles des Rideaux.A cet effet, By devait faire arpenter ce terrain et le subdiviser en emplacements qu’il devait concéder à rente avec la condition expresse (pie l’acquéreur y construirait une maison dans l’espace d’un an.Voici cette lettre fort intéressante qui peut être considérée à bon droit, croyons-nous, comme le certificat de naissance d’Ottawa.Chaudière, sur l’Ottawa, le 26 septembre 1826.Mon cher monsieur, Je ne puis qu’approuver hautement votre suggestion de construire des ponts pour relier les iles et rochers aux deux rives de l’Ottawa ici.Les avantages sont évidents et la dépense minime ; ce sera une préparation aux grands travaux que vous devez diriger.Si ma sanction est nécessaire, je vous la donne pleinement.Je saisis l’occasion qui nous amène ici pour placer entre vos mains le plan de plusieurs lopins de terre, que j’ai cru devoir acquérir pour l’usage du gouvernement, là où le canal devra être construit.Cette étendue de terre contient non-seulement le site des écluses, mais aussi l’espace nécessaire pour l’établissement d’un village considérable à l’usage des artificiers et autres aides nécessaires à cette grande entreprise.Je suggérerais que cette terre soit arpentée et divisée en emplacements de deux ou quatre acres, qui seront concédés suivant les moyens des concessionnaires qui devront payer à la Couronne une rente 452 — annuelle de deux chelins six deniers par acre.Les locataires seront tenus de construire, dans les douze mois qui suivront la location, une maison qui sera placée dans l’aligniement de la rue, tel que désigné sur le plan.Permettez-moi de vous mettre en garde contre la foule des solliciteurs qui vont se précipiter sur ces terrains.Renseignez-vous sur les individus et leurs projets avant que d'accorder leurs requêtes.Il est fort désirable d’encourager les officiers à demi-solde et autres gens respectables, qui désireront obtenir de ces terrains.Comme l’acquisition que j’ai faite de cette terre pour l’usage public a été approuvée, je place le tout entre vos mains dans le but ci-dessus expliqué.J’ai l’honneur d’être, mon cher Monsieur, Votre dévoué, Daliiousii:.Lieutenant-colonel By (i).C’est donc le 26 septembre 1826 que fut créée par lord Dalhousie la ville d’Ottawa devenue depuis la capitale du Canada.L’exécution du plan fut, comme on vient de le voir, confiée au lieutenant-colonel By qui s’y employa avec zèle, et bientôt l’on vit surgir de la forêt des rues alignées, des résidences, des boutiques, des magasins, pendant que le creusement du canal et la construction des écluses marchaient de pair.On ne doit donc pas dissocier ces deux noms en parlant de la fondation de la ville, pas plus qu'on ne doit, par exemple, oublier le nom de Champlain dans la fondation de la ville des Trois-Rivières.A chacun son dû.XXX Tout était à créer dans cet endroit désert où l’on ne voyait aucune habitation — à peine y avait-il quelques rares fermes dans les environs, — mais une vie intense succéda bientôt au silence de la forêt.Les ouvriers du canal venus d’un peu partout, mais en grande partie des Iles Britanniques, transformèrent cet endroit en un embryon de ville qui se développa rapidement.Bientôt des marchands, des artisans et autres habitants vinrent s’y fixer.Le nouveau villa- lit Traduction. — 453 — ge n’ayant pas encore de nom, les habitants qui ignoraient ce qu’avait fait lord Dalhousie, donnèrent tout naturellement le nom de By à la ville naissante, qui fut dès lors connue sous le nom de Bytown.Ce n’est qu’en 1855 que la ville échangea cette appellation pour celle d’Ottawa, du nom de la rivière sur le bord de laquelle elle est assise.LE COMTE DE DALHOUSIE Il ne nous paraît pas hors de propos de donner ici la biographie de lord Dalhousie, qui eut charge de l’administration du pays à une époque critique de notre histoire.George Ramsay, neuvième comte de Dalhousie, naquit au château de Dalhousie, en Ecosse, le 22 octobre 1770.Il entra dans l’armée en qualité de cornette dans le troisième régiment de Dragoon Guards le 2 juillet 1788.Le 24 janvier 1791, il achetait une compagnie et le 4 mai suivant, il devenait capitaine dans le premier régiment d’infanterie de ligne, puis major dans le deuxième régiment d’infanterie, dit le Queens Royal Regiment, le 27 juin 1792.Il parvint au grade de lieutenant-colonel, le 22 août 1794.Le comte de Dalhousie servit aux Indes Occidentales.L’année suivante, il dût retourner en Angleterre, après avoir été grièvement blessé dans un engagement à la Martinique.Il servit en Irlande durant les troubles de 1798, et prit part, l’année suivante, à tous les combats de la campagne du Helder (Pays-Bas).Il reçut le brevet de colonel le 1er juin 1800, pendant qu’il servait sous le général Maitland à Belle-Isle.Il accompagna ensuite le général sir Ralph Abercrombie dans sa campagne d'Egypte et il prit part .à plusieurs engagements.E11 1802, le comte de Dalhousie était en garnison à Gibraltar et l’année suivante, il servait en Ecosse en qualité de général de brigade.En 1805, il se retira dans ses domaines et, nouveau Cincinnatus, il se reposa de ses campagnes en se livrant à l’étude et à la pratique de l’agronomie qu’il aimait passionnément.Promu major-général le 25 avril 1808, il devint colonel du sixième bataillon de garnison, le 31 août 1809.Cette même année il rentrait dans le service actif et devenait membre de l’état-major en Angleterre.Il 454 commanda ensuite un corps d’armée à la Schelde sous le général Hope, et il fut plus tard commandant à Flushing.Il se distingua sous Wellington, en Espagne, et reçut une mention honorable pour sa bravoure à Victoria et à la bataille des Pyrénées.Le 21 niai 1813, lord Dalhousie devenait colonel du jOéme régiment dit Catncronians et il était promu lieutenant-général, le 4 juin suivant.Il fut fait chevalier du Bain le 11 septembre 1813, et il fut promu grand-croix de cet ordre le 2 juin 1815.Lord Dalhousie reçut en outre les remerciements du Parlement pour ses services en Espagne et pour sa conduite à Waterloo.Lors de l’entrée en France des troupes anglaises, en 1814, il fut fait commandant à Bordeaux et la manière dont il traita les habitants fut si honorable que les autorités de la ville lui présentèrent un sabre d’honneur monté en or, comme gage de leur appréciation de sa belle conduite.11 fut créé baron dans la pairie du Royaume-Uni.le 11 août 1815.Après plus d’un quart de siècle de brillants services dans l’armée, le comte de Dalhousie fut nommé, le 29 juillet i8r6, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Ecosse.Il entra en fonctions le 24 octobre et il occupa ce poste jusqu’au 1er juin 1820.Le plus important événement de son administration de cette province fut la fondation, à Halifax, en 1818, de l’université qui porte son nom.Le 13 octobre 1819, lord Dalhousie fut désigné pour administrer le gouvernement du Bas-Canada ; mais 11e pouvant se rendre immédiatement à Québec, il délégua ses pouvoirs à sir Peregrine Maitland, lieutenant-gouverneur du Haut-Canada.Nommé gouverneur en chef de l’Amérique britannique du Nord, le 12 avril 1820, il se rendit à Québec et entra en fonctions le 19 juin suivant.t L administration de ce gouverneur est bien connue.Nos historiens ont raconté par le menu la lutte politique que se livrèrent lord Dalhousie et la Chambre d’Assemblée.L administration de lord Dalhousie prit fin le 8 septembre 1828 lorsqu’il s’embarqua pour l’Europe.Il fut ensuite commandant en chef des Indes jusqu’au 10 janvier 1832, Puis il rentra en Angleterre.Lord Dalhousie mourut à Dalhousie Castle, le 21 mars 1838, à l’âge de soixante et huit ans. — 455 — JOHN BY Il naquit en Angleterre.Après avoir fait ses études à la Royal Military Academy de Woolwich, il reçut une commission de sous-lieutenant dans l’artillerie royale, le 1er août 1799, mais fut transféré aux Ingénieurs Royaux le 20 décembre suivant.Il devint lieutenant le 18 avril 1801, capitaine en second, le 2 mars 1805.capitaine, le 24 juin 1809, major titulaire, le 23 juin 1814, et lieutenant-colonel, le 2 décembre 1824.Il servit à Woolwich et à Plymouth, puis en août 1802, il fut envoyé au Canada oû il passa près de neuf ans.An mois de janvier 1811, il était appelé au Portugal et il servit durant la guerre de la Péninsule, prenant part aux deux sièges de Badajos en mai et juin de cette année.Il fut rappelé de ht Péninsule et fut mis en charge des travaux aux poudrières de Feversham, Purtleer et Waltham Abbey.Il occupa ce poste de janvier 1812 au mois d’août 1821, lorsqu'il tut mis à la demi-solde à cause de la réduction dans l’effectif de l’armée.By passa au Canada en avril 1826 ; il avait reçu la mission de construire une voie de communication par eau entre la rivière Ottawa et le fleuve Saint-Laurent à Kingston.Il commença par faire une tournée d’inspection des rivières Rideau et Cataracoui, et, en septembre suivant, il commençait les travaux du canal.La ville qui surgit bientôt de la forêt près des écluses sur l’Ottawa reçut son nom.Les travaux du canal Rideau durèrent cinq ans et coûtèrent très chers.Dès 1828, l’attention du parlement impérial était attirée sur les dépenses encourues ; By avait recommandé des déboursés additionnels afin d'agrandir les écluses et de les construire en pierre au lieu d’en bois.Ses vues furent adoptées.La ville de Bytown devint bientôt un centre important pour le commerce de bois.En 1855, Bytown devenait Ottawa et le 31 décembre 1857, ht reine choisissait cette ville pour être la capitale du Canada-uni.Le coût de construction du canal Rideau était si élevé qu’une commission d’enquête fut nommée afin d’examiner les comptes de By.II fut rappelé en Angleterre en 1832 pour témoigner devant cette commission qui termina son rapport en regrettant que la dépense eut de beaucoup dépassé les estimations et les — 456 — sommes votées par le parlement.By fut mis «à la retraite.Il mourut à sa résidence.Shernfold Park, près de Frant, Sussex, le ter février 1836.John By avait épousé, le 14 mars 1818, Esther, héritière, de John March, de Londres, qui lui donna deux filles.L’aînée, Esther, épousa l’honorable Percy Ashburnham, fils cadet du troisième comte de ce nom.La seconde, Harriet-Martha, mourut fille en 1842.OTTAWA EN 1875 t % Parmi mes souvenirs d’enfance les plus vivaces, se trouve celui des Sauvages de Maniwaki — du Désert, comme on disait alors — qui venaient durant la belle saison camper au bord de l’Ottawa, côté de Hull, à peu près à l’endroit où l’on voit maintenant le “Parc Royal”.Les Sauva-gesses traversaient à Ottawa et vendaient, sur la place du marché et dans les rues, des articles de leur façon, tels que mocassins, corbeilles, paniers et petits coffrets en éclisses, petits cornets en écorce de bouleau contenant du sucre d’érable, etc.Des Sauvages, j’en avais entendu parler et j’en avais vus dans des livres illustrés, mais des vrais Sauvages, en chair et en os, c’était du nouveau, et l’on peut s’imaginer si mes yeux de huit ans s’ouvraient grands pour les regarder.Une autre nouveauté pour moi, c’étaient les hommes de chantier (on prononçait chanquer).Au printemps et à l’automne, ils arrivaient par centaines, par milliers, et passaient quelques jours à Ottawa.Ils descendaient surtout aux hôtels de la rue Murray et cette rue n’avait pas alors trop bonne réputation.C’étaient, pour la plupart, des jeunes gens (pii aimaient à “faire les hommes” ; ils buvaient sec et faisaient beaucoup de tapage.Des querelles et des rixes sanglantes s’en suivaient fréquemment.Et les jurons, et les blasphèmes à faire dresser les cheveux : c’était tout simplement abominable.Parlant du vieil Ottawa, cela me rappelle une pièce de vers que m’envoya un jour M.Benjamin Suite.Comme il disait lui-même dans son langage imagé : “C’est composé à la diable, mais ça parle !” — 457 — BYTOWN D’abord, un camp de “voyageurs” Au temps où la forêt profonde Voyait les bûcherons passer en ravageurs Abattant les massifs pour commencer un mondo.Puis, ces visiteurs s’en allant, Arriva le colon paisible.* Un hameau remplaçait le pauvre camp volant.La charrue entama le terrain accessible.Pour ouvrir le canal Rideau, Des rôdeurs de la pire espècé Mireht leur campement au centre d’un plateau, Un bouge, ce Corktown, une ignoble kermesse.La bour'gadé du foftd des bois Devint ptesiqu’ufie capitalè Où le clan des ShiùeFs, s’émancipant des loié, Exerçaient le pouvoir soüs la forme brutale.C’était un terrible pays Où le droit cédait à la force.Les horreurs du régime et ses charivaris Rendaient Bytown fameux comme un coin de la Corse.La légende a gardé pour nous Ce vieux souvenir lamentable Mais pour les vagabonds, le joyeux rendez-vous Offrait les agréments d’un séjour délectable.C’est déjà de l’antiquité.On sait comment débuta Rome.La plèbe disparut quand naquit la cité.A sa place on rencontre un peuple gentilhomme. — 458 — LA RUE SUSSEX EN 1875 La rue Sussex est bien changée depuis 1875.Tout un côté de cette rue, le côté ouest, a été démoli depuis la rue Rideau jusqu’au quai de la Reine.A l’angle de la rue Rideau.sur le terrain appartenant alors M.Francis Cle-mow, plus tard sénateur, s’élève maintenant l’immeuble Daly occupé par des bureaux du gouvernement fédéral, et il a pour voisin le ministère de la Douane.A l’autre extrémité se trouve la Monnaie et l'hôtel des Archives Nationales.Un immense hangar en bois couvre la plus grande partie de ce côté de la rue Sussex ; on y a taillé la pierre qui sert à la construction de la tour du Parlement, après y avoir préparé toute celle qui a servi à la reconstruction de ce palais après l’incendie de 1916.Juste à côté de l’immeuble Daly se trouvait, en 1875, la petite église anglicane St.John, alors appelée Bishop’s chapel, puis venaient les établissements suivants : Lamb, W.-A., cordonnier et marchand de chaussures ; Parson, W.-T.horloger et bijoutier ; May, George, marchand de cuir : May and Foster, tanneurs et corroyeurs ; Poulin, P., marchand de vins ; McComb, M., articles de fantaisie ; Prodrick and Co., confiseurs ; Faulkner, N., marchandises sèches ; Murphy, George, cordonnier ; Boyden, Joseph, vaisselle et verrerie ; Nye, L.-N., tabac ; Armstrong, W.-A., quincaillier ; Mowat, A.and Son, confection en gros : Chevrier, N., confection ; Rodden, R.-J., chaussures ; Mason and Co., plombiers ; Chabot, P.-G., tailleur ; Martin, C.-A., dentiste ; Eglcson, P.-A., marchand-tailleur ; Mc-Donell, Donald, épicier ; Cameron, W.A., tailleur ; Wright, J.-N.and Co., machines à coudre ; Pigeon, H.-H., marchandises sèches ; Caldwell, J.F.and Co., marchandises sèches : Martin & Scott, épiciers en gros ; Egleson, P.A., and Son, épiciers ; Mutual Building Society, H.McCormick, président ; Second Mutual Building Society, P.A.Egleson, président ; W arnock, James, boulanger ; Laporte, S., horlo-gei et bijoutier ; Renihan, John, tailleur ; Goulden, Joseph M., marchandises sèches ; Moreau, Israël, chaussures ; Lati émouille, ()., résidence ; b raser, I.Alexander, photographe : Lalonde, Joseph, marchand de tabac ; Cérat, P.' O., — 459 bureau de placement ; Graham, veuve Robert, hôtel ; Dupuis, C., hôtel ; Champagne, A., hôtel ; Lapointe, M„ commerçant ; Lafontaine.George, perruquier ; Baskerville, P.and Bros., épiciers ; DeGuise et Lapointe, eaux gazeuses ; Labelle, IL, hôtel Franklin ; Ethier, B., l’hôtel Canada Central ; Stewart, James, hôtel ; Roche, J., marchand de bois de Québec ; McKay, Thomas and Co., meuniers ; Whitehead, Toseph ; Hudson, T.B., contremaître chez Thos McKay and Co.; Hall, G.B., marchand de bois ; Fisher, Benjamin, agent.Ceci nous mène à la rue Saint-Patrice.Au nord de cette rue se trouvaient la salle Saint-Patrice ; 1 Institut Canadien-français, dont M.Joseph Tassé était le président ; les résidences de Mailleue, George, commis à la Douane ; Olivier, Robert, employé à la Poste ; Lapierre, Horace, avocat ; le bureau de Hamilton Bros, marchands de bois dont les scieries étaient à Hawkesbury ; Smith J., marchand de bois et propriétaire du traversier “Jane" ; Martineau, Eu» gène, résidence ; Harris et Campbell, ébénistes ; bureaux locaux de la Ottawa River Navigation Company, dont le bureau chef était à Montréal ; M.J.T.Sutton représentait cette compagnie à Ottawa.Sur le côté1 est de1 la rue Sussex, toujours en partant de la rue Rideau, on voyait : les établissements de James Duffy, marchand de tabac; Hurley, D.J., fruits et légumes; Fingland and Draper, marchandises sèches ; Buchanan, J., épicier ; Browne, Wm.E., chaussures ; 1 iuard, J.-A., mar-chanises sèches.Intersection de la rue George.St.Lawrence Hall où est maintenant logé le département des Mines ; Germain.N.et fils, quincailliers ; Madsen, Chiistian, vêtements pour hommes ; Mortimer, G., pharmacien : McDougall and Co., ferronniers ; Heney and Co,.selliers ; Hawkins, R.E., vêtements pour hommes ; Meadows and Co., quincailliers ; Sparrow, C.épicier ; Chabot, P.H-, marcandises sèches ; Germain, N.E., tailleui ; Dacier, C.O., pharmacien ; Groulx, X.et A., marchandises sèches ; Chenet, P., marchandises sèches ; Leavens, Parson et Chevrier, verreries et lampes en gros.Intersection de la me York.Huckell, B., farine et grains ; Ward.J.W.W., avocat ; Corcoran, R.E., libraire ; Thompson, James, épicier, marchandises sèches, etc.; Seaton, 1.J., hoilogei et bijou- — 460 tier ; Brock, G., fruits ; Groulx, X.et A., confection ; Tae-ger.C., tabac ; La Société de Construction Canadienne d'Ottawa : hôtel Dominion House, tenu par W.AI.Caffrey : Stewart, D.X., dompteur de chevaux.Intersection de la rue Clarence.Martineau, Eugène, marchandises sèches ; Belle-mare, T., chaussures ; Marks, N., horloger et bijoutier ; Beaucaire, E., perruquier ; Bourget, Jacques, marchand de vins ; Shaw, C.S., horloger et bijoutier, et aussi marchand d’huile, de lampes, etc.; Lapierre, F.X.tenait l’hôtel du Castor ; Chevrier, Alex., confections ; Leblanc (Etienne) et Lemav, (Tertullien) confections ; Durocher, Olivier, chaussures.Intersection de la rue Murray.Hôtel Sorel tenu par A.Desrosiers ; hôtel d’Alfred Loyer ; l’hôtel Montcalm de Godfroi Moreau ; Elice, Dan., perruquier ; Latré-mouille, George, marchand-tailleur.Intersection de la rue Saint-Patrice.La cathédrale et de l’autre côté de la rue de l'Eglise ( maintenant Guignes), l’école des Frères des Ecoles Chrétiennes, dont le Frère André était le directeur ; puis venait la résidence de Thomas C.Bingham, marchand de bois Intersection de la rue Saint-André.Hôtel Manitoba House, tenu par Joseph Larocque ; Storey, Margaret, couturière ; Lortie, J.-B., fabricant de harnais ; l’hôtel Goulden (Charles Goulden, propriétaire) qui a contenu pendant quelques années une annexe des Archives Nationales.Intersection de la rue W ater.Couvent des Soeurs Grises et Orphelinat Saint-Joseph dont l’entrée était sur la rue Cathcart.De 1 autre côté de cette rue était la carosserie de F*, et A.Lari-vière puis le magasin de Pierre Larivière, provision et foin, paille, etc., et ensuite Peter Collins, épicier., Comme on peut le constater par la liste ci-dessus, la rue Sussex est bien changée depuis 1875.LE COURRIER D’OTTAWA l n seul journal de langue française paraissait alors à Ottawa : le Courrier d Ottawa.C’était un journal politique, littéraire, commercial et agricole, publié en français et en anglais.Le Courrier naquit le 5 janvier 1870, au numé-10 38, me Sparks.M.Napoléon Bureau en était l’éditeur- — 461 — propriétaire, et Gustave Smith avait charge de la rédaction.Le 22 janvier 1870, le nom français fut changé en celui de Courrier d’Outaouais.Ce changement avait eu lieu à la suite d’une discussion dans les colonnes du journal, quelqu’un prétendant que le mot Ottawa n'était pas français .Le 15 août suivant, la rédaction annonçait que dorénavant le Courrier ne paraîtrait plus qu en français ; mais on ne devait, toutefois, faire disparaître l’anglais que graduellement.Cela prit quinze jours ; le premier septembre, tout anglais avait disparu du journal.Le 11 octobre de la même année, le Dr J.-E.Doriou remplaça M.Smith au fauteuil éditorial.L’année suivante, au mois de juin, les bureaux du Couvrier furent transportes à Hull, mais il n’en continua pas moins à etre imprime a Ottawa, au numéro 12 de la rue Wellington.Le format fut agrandi, le 17 octobre 1872.M.Elie Tasse fut nomme rédacteur en chef et M.Louis-A.Grison, administrateur-gerant.Le 21 janvier 1873, MM.L.-A.Grison et Çie devenaient propriétaires du Courrier et le ramenaient a Ottawa le 1er mars.M Elie Tassé ayant abandonné la direction du t ourner i\ fut remplacé par M.Joseph-Auguste Genand qui n’occupa la position que quelques mois, faisant place, le 2« mars 187a à M.Achille Fréchette, qui 11e ht lui aussi, pour ainsi dire que passer au journal.11 se retira le 8 juillet suiIc 2; janvier 1875, nouveau changement de proprietaires" • MM.Grison, Donoghue et Cie acquirent \e Courrier friais, deux mois plus tard, ils le cédaient a M.Medenc Lanctôt qui devint rédacteur en chef.Le 26 juin, nouveaux propriétaires : MM.Lanctôt et Cie.Le Courrier disparut le 1er avril 1876.Durant les six années qu’il vécut, il changea cinq fois de politique et lut tour à tour conservateur et libéral., _ Tous les rédacteurs de ce journal furent d’habiles écrivains.M.Smith, musicien de talent, avait auparavant ete l’un des rédacteurs d’une publication artistique de Montreal, nommée les Beaux-Arts.Il avait occupe la position d organiste de l’église Saint-Patrice de Montréal avant de remplir la même charge à la basilique d'Ottawa.11 est aussi l’auteur d’un Abécédaire musical.Si in successeur, le docteur Dorion, était né à Saint-Ours, en 1827.Il se rendit aux Etats-Unis pour y poursuivre ses études médicales et durant son séjour dans ce pays, il publia la Ruche Canadienne, la Feuille d’Erable, le Citoyen et VUnion.Ce dernier publié à Ogdensburg, avant la Guerre Civile, soutenait le parti démocrate.Le docteur Dorion est aussi l’auteur de quelques romans, entre autres : Le Brave Edouard, légende de la vallée du Richelieu, 1837 î Un Echappé de la prison, etc.Il fonda aussi des sociétés Saint-Jean-Baptiste à Burlington, à Plattsburg, Ogdens-burg et autres endroits des états de l’est.M.Genand était né à Montréal le 19 décembre 1839.Il était le fils d’un officier suisse qui avait servi sous Napoléon 1er.11 fit ses études au collège Sainte-Marie de Montréal, puis entra dans le journalisme et devint l’un des rédacteurs de l'Ordre, en août 1861.Il fut promu rédacteur en chef de cette feuille au mois d’août 18(16.M.Genand est l’auteur de Essai sur Montcahn, L'Irlande, Essais sur le R.P.de Ravignan, et autres travaux qui parurent dans le Journal de IInstruction Publique et dans YEcho du Cabinet de Lecture.Il a aussi traduit en français le roman de madame Leprohon : Antoinette de Mirecourt.M.Genand fut pendant nombre d’années traducteur à la Chambre des Commîmes et il occupait encore ce poste à sa mort.M.Achille Fréchette, frère de Louis-Honoré Fréchette, était lui aussi un écrivain distingué.11 était lauréat de l’université Laval de Québec, ayant remporté un prix de poésie dans un grand concours organisé par cette institution.QUEBEC versus BYTOWN \ oici un document aussi intéressant que curieux concernant Lytown.11 montre en quelle estime les journaux de Québec tenaient, en 1840, la future capitale du Canada.Je le transcris sans plus de commentaires, de la Gazette de Qutbei, munéio du 20 octobre 1840, qui l’avait pris dans le Canadien de la même ville. 463 — “Bytown.—Veut-on savoir quel est le nombre d’électeurs de la "florissante cité” de Bytown, comme M.Derbyshire, le candidat thompsonien l’appelle ?Quatre-vingt-cinq électeurs constituent le corps électoral de cette grande métropole des billots, et c’est ce qui appert par les débats électoraux des candidats rivaux.Et ces 85 électeurs ont reçu de la “justice égale” de lord Sydenham le droit de députer un représentant au parlement uni.Ea Montfccil (.rosette en signalant ce fait ne peut s empêcher de rire de la qualification plus qu’hyperbolique de “florissante cité” dont M.Derbyshire a doté le bourg pourri de Bytown ; mais ce journal 11 a pas le couragie cle s'élever contre 1 injustice daccoider un membre à une population aussi minime.Il y a dans le Bas-Canada cinquante villages riches et populeux qui auraient mérité, plus que Bytown, d’avoir un membre dans le parlement.Encore si c’était là le seul exemple de partialité ; il y a dans le Haut-Canada trois ou quatre florissantes cites .a la façon de Bytown.C’est ce qu on appelle de la justice égale.” “Samedi, 28 novembre 1840.“Bytown—M.Derbyshire et M.Stewart sont candidats pour cette “florissante cité” avec ses 85 voix.M.Derbyshire appuierait la politique du gouverneur general quelle qu’elle fût Nous ne connaissons rien de M.Stewart.XXX 11 est peut-être à propos d’ajouter que ces 85 électeurs représentaient une population de près de 7,000 âmes, mais que la loi électorale de 1 époque n était guère démocratique.les premiers canadiens de bytown L’autre jour, en feuilletant les notes que j’accumule depuis plus de trente ans sur l’histoire d Ottawa, j ai trouve quelques requêtes adressées aux autorités du temps et poi -tant plusieurs signatures.Dans une requête portant la date de 1829, je détache les noms canadiens suivants : Paul Lamothe, Luc Barrié, F.-X.Labelle dit Boileau, Joseph Galipaut, Pierre Saucier, Jean-Baptiste Lacroix, Michel Périard, John Amiot, J.-F.Montreuil, Louis __ 464 — Audet dit Lapointe, André Dandurand, Joseph Chalifoux, Pierre Parantin, Erysonthe De Brié, Pierre Baby, Henri Donié, Michel Labiche, Antoine Séguin, Charles Rainville, Louis-Xavier Paul, François Homier, Jean-Baptiste Couturier, Joseph Lafontaine, Jean-Baptiste Homier, Louis Rainville, Charles Brassard.L’année suivante, je retrouve Joseph Galipaut et un nom nouveau, celui de Pierre Desloges.En 1833, les noms de Joseph Galipaut, de François Homier et de Louis Rainville reviennent, et en plus, ceux de Gabriel Carpentier, de Joseph Aumond et de Louis Grison apparaissent.Enfin, en 1836, l’on voit les noms du colonel Joseph Aumond, de Pierre Bertrand et de Louis Tassé.Mais il y avait des Canadiens à Bytown dès 1827.Dans les Recollections of Bytoivn and of its old Inhabitants, de William Pitman Lett, on trouve les noms d’Aumond, de Barreille, de J.-D.Bernard, de Maurice Dupuis, de Joseph Nadeau, renommé pour sa bonne ‘‘tire”, de Louis Grison, de Joseph-B.Turgeon, plus tard maire de Bytown ; de Pierre Desloges, menuisier ; d’Alexandre Ethier, menuisier ; de Joachim Valiquette, cordonnier et pêcheur émérite ; de Joseph Riel, maitre-cocher et échevin ; c’est lui qui fournit le carrosse dans lequel on promena le prince de Galles, lors de sa visite en i860.Cette voiture de gala servit ensuite aux baptêmes, etc.Le derrière et les côtés de ce carrosse étaient en osier.Cela faisait grand effet et les bonnes gens admiraient beaucoup ce véhicule.Le barde irlandais mentionne encore parmi les premiers habitants de Bytown, Baptiste Homier, hôtelier, et père d’une nombreuse progéniture, — il n’eut pas moins de vingt-cinq enfants, s’il faut en croire le narrateur ; — Louis Pinard.A.-P.Lespérance, Galipaut, hôtelier, rue Sussex ; Pierre Rocque, Baptiste Cantin, menuisier ; Hilaire Pinard, Joseph Paquette, John Taillon et J.-B.Lavoie, boucher, qui avait son étal au vieux marché de la rue George. — 465 LES PRINCIPAUX CANADIENS DE BY TOWN EN 1851 Voici les noms des marchands, hommes d’affaires, de profession, et autres que l’on trouve dans le Canada Directory de cette année.Aumond, Et.Col.Joseph, rue Rideau.Beaubien, Dr Achille, rue York.Beaucaire, B., cordonnier, rue Sussex.Beauchamp.Joseph, hôtelier, rue Sussex.Bédard, Jjean, hôtelier, rue York.Bérichon, Isaac, hôtelier, rue Clarence.Bourgeois, David, hôtelier, rue Sussex.Germain, V., ferblantier, rue Sussex.Grisou, Louis, épicier, rue St-Patrice.Lacr >ix, Dr A.-O., médecin de l’Hôpital général et du Couvent des Soeurs Grises, rue Clarence.Laporte, C., hôtelier, rue Rideau.Pinard, Louis, hôtelier, rue Sussex.Proulx, Edmond, forgeron, rue Chaudière.Kiel, Pierre, ferblantier, rue Sussex.Turgeon, Joseph, forgeron, rue York.Valiquette, Joseph, marchand de chaussures, rue Sussex.Varin, Eusèbe, marchand général, rue Sussex.Villeneuve, marchand de chaussures, rue Sussex.La population de Bytown au recensement de 1851 était de 6,616 âmes.JOSEPH B.TURGEON Malgré de diligentes recherches, je 11'ai pas encore pu trouver d’où venait M.Turgeon, ni qui étaient ses parents.O11 croit, cependant, qu’il était natif de Lachenaye.La première fois que je rencontre son nom à Ottawa, c’est dans les registres de la paroisse Notre-Dame, et c’est à l’occasion de son premier mariage.Le 27 octobre 1841, M.Turgeon épousait Mary-Ann Donohoe.Il exerçait alors le — 466 — métier de forgeron.On pourrait, je crois, lui appliquer ces vers de Louis Fréchette : l'n fort ; et rien tpi ’à voir sü calme et fière allure, ("était un forgeron à la rude encolure.Et son regard honnête, et son grand front serein, On sentait battre là du coeur sous cet airain.M.Turgeon devint bientôt l'un des citoyens en vue de la future capitale.Xe possédant qu’une instruction élémentaire, il corrigeait ce défaut par une vive intelligence et un grand sens pratique.En 1850, le nom de M.Turgeon paraît parmi les signataires de la requête adressée à la législature pour l'obtention d’une charte créant une compagnie à fonds social pour la construction d’un chemin de fer qui devait relier Bytown à l’rescott.La charte fut obtenue au mois d'août.Le chemin fut construit après mille difficultés et, en avril 1855, le premier train arrivait de Prescott à la gare de la rue Sussex.Deux ans plus tard, c'est-à-dire en 1852, M.Turgeon entrait au conseil de ville comme échevin et, l’année suivante, il était élu au poste de premier magistrat de Bytown.C est notre premier maire canadien.M.Purgeon avait été l'un des fondateurs du Cabinet de Lecture établi à Bytown en 1847.Quelques années pins tard, l’entente entre Anglais et Canadiens, par laquelle les charges de cette institution devaient être réparties à peu près en nombre égal entre les deux nationalités ayant été rompue, M.Purgeon et ses amis canadiens se retirèrent de la société et tinrent une réunion où il fut décidé de créer une institution à la fois littéraire, scientifique et sociale parmi nos compatriotes.Et c'est ainsi que naquit l'Institut Canadien Français d’Ottawa, dont on connaît l’histoire féconde en bons résultats pour notre nationalité.A M.Turgeon revenait la présidence et elle lui fut accordée à l’unanimité des suffrages.•M.Turgeon et ses compagnons n’ont pas bâti sur le sable .la fondation était stable.L’Institut a toujours été depuis le centre de ralliement, le trait d’union entre les Canadiens de la ville et, pour ainsi dire, leur temple national. I! a survécu à de nombreuses épreuves et il est aujourd’hui plus fort et plus actif que jamais.Honneur donc à ces vaillants pionniers.Le 3 avril 1856, M.Turgeon était nommé capitaine de la Second Rifle Coin l’on y d’Ottawa.Il fut de n niveau élu écheviti en 18Ô2.Après la mort de sa première femme, M.Turgeon convola avec une demoiselle Mesnard, qui vit encore à Montréal.Elle réside au couvent du Bon Pasteur, rue Sherbrooke, où l'une de ses filles est religieuse.Un de ses fils, Charles-K.Turgeon, demeure maintenant à Chicago.11 fut durant de nombreuses années employé au ministère des Finances, à Ottawa.Une autre fils, Georges, et une fille mariée demeuraient encore récemment à Hull.MGR GUI GUES Depuis que les apôtres ont été chargés d’évangéliser les nations, aucun pays au monde n’a su comme la France, prendre son rôle au sérieux, et lancer partout des milliers de missionnaires intrépides et dévoués.Plusieurs ordres religieux ont ainsi essaimé au Canada.Après les Récollets et les Jésuites, vinrent les Oblats.Ceux-ci comptaient à peine un quart de siècle d’existence lorsqu’ils se décidèrent, à la demande de Mgr Bourget, évêque de Montréal, à venir ici pour cultiver la vigne du Seigneur, selon l’expression biblique.Il n’v avait que trois ans que cet ordre était établi au pays lorsque Mgr Guignes y vint, envoyé par ses supérieurs.Joseph-Eugène-Bruno Guignes naquit à Gap, chef-lieu du département des Hautes-Alpes, France, le 28 août 1805.Son père était capitaine de cavalerie dans la Grande Armée.Le jeune Guignes fit ses études au petit séminaire de Forcalquier, puis il entra au noviciat des Oblats de Marie-Immaculée.Cette congrégation venait d’être fondée ( 1816).Il fit sa profession religieuse à Aix, en Provence, le 28 octobre 1824, et le 26 mai 1828, il était ordonné prêtre dans la même ville par Mgr Charles-Eugène de Mazenod, évêque de Marseilles et supérieur général des Oblats. — 468 — Le 1'.Guignes commença alors une vie laborieuse de missionnaire qu’il poursuivit durant six ans dans divers dioceses du midi*de la France.Il fut ensuite dix ans supérieur de la maison de Notre-Dame de l’Ozier.Envoyé au Canada il arriva à Québec le 18 août 1844 ; il était supérieur de Longueuil où était alors la seule maison de l’ordre au Canada, et provincial ou visiteur extraordinaire.Il se fit estimer de Mgr Bourget et de ses collègues, qui le désignèrent au Saint-Siège comme digne d’être élevé à l'épiscopat et 1 mi demandait en même temps l’érection d’un nouveau diocese à Bytown.Le B.Guignes fut nommé évêque de Bytown le 9 juillet 1847, et sacré le 30 juillet 1848, dans sa cathédrale.Le prélat consécrateur fut Mgr Gaulin, de Kingston.Le diocèse érigé par un bref de Lie IX, le 25 juin 1847, comprenait une partie du diocèse de Montréal et celui de Kingston.Nous n entrerons pas dans les détails de l'administration du diocèse de Bytown par Mgr Guigiues.Nous renvoyons ceux que la chose intéresse particulièrement à la magnifique Histoire de la Province ecclesiastique d’Ottawa du K.B.Alexis.Contentons-nous de dire que sous la sage et habile direction de son premier pasteur, le diocèse fit de grands progrès.Le nombre de prêtres fut augmenté, de nouvelles paroisses formées et des missions établies.La première oeuvre dont l’évêque d’un nouveau diocèse doit se charger, c’est celle du recrutement de son clergé.11 lui faut des collaborateurs.L/ii séminaire est donc indispensable.Mais l’instruction primaire et secondaire doit précéder le séminaire afin de préparer des sujets pour celui-ci.Mgr Guignes dut donc commencer par le commencement.Le collège Saint-Joseph, plus tard élevé au rang d’université.(civile en 1866, canonique en 1889), fut créé dès 1848, et le R B.felmon, curé de Bytown de 1844 à cette date, lut chargé par Mgr Guignes de cette fondation.De nombreuses écoles furent ouvertes, ainsi qu’un orphelinat.L’hôpital de Bytown, dirigé par les Soeurs Grises de la Croix, lut transféré dans un nouveau local et mis en état de recevoir tous les malades qui se présenteraient.Mgr Guigues s occupa aussi activement de colonisation et il fonda une société pour la promouvoir.La dédicace de la cathédrale de — 469 — Bytown eut lieu en 1853.Ce fut Mgir Bedini, nonce apostolique de passage au Canada, qui présida à la cérémonie, le 4 septembre.En T860, le titre du diocèse fut changé en celui d’Ottawa.Mgr Guignes décéda à Ottawa le 8 février 1874, après une vie remplie de pénibles mais fructueux labeurs.Il eut pour successeur, en septembre suivant, l’abbé Joseph-Thomas Duhamel.LE REVEREND PERE DANDURAND Né à Laprairie, le 23 mars 1819, il était le fils de Roger-François Dandurand, notaire, et de Jovite Descombes-Poreheron.11 fit ses études à Chambly et à Montréal, et il fut ordonné à ce dernier endroit le 12 septembre 1841.Il entr 1 peu après chez les Oblats de Marie Immaculée récemment établis à Longueuil, et il prononça ses voeux en 1842.Le Père Dandurand fut employé pendant trois ans à la prédication de retraites dans le district de Montréal, puis il se rendit à Ottawa où il arriva le 4 mai 1844.Comme il parlait couramment l’anglais, il prit charge de la congrégation irlandaise jusqu’à l’arrivée du Père Molloy, en septembre 1845.Le Père Dandurand.dont la santé était chancelante, se retira à Montréal, mais il ne tarda pas à revenir à Ottawa.En 1847, l’année du typhus, on l’y retrouve prodiguant ses soins aux pauvres victimes.L’année suivante, le Père Dandurand était nommé curé de la cathédrale, et peu après vicaire-général.Il conserva ces postes jusqu’en 1875 et fut a diverses reprises administrateur du diocèse d’Ottawa, notamment à la mort de Mgr Guignes, en 1874.Reprenant la vie de missionnaire, le Père Dandurand partait en 1875, pour le Manitoba.Il s’établit à Saint-Charles de Selkirk et y demeura jusqu’en 1900, lorsqu’il fut nommé aumônier de l’Hospice Taché, à Saint-Boniface, où il résida jusqu’à sa mort, survenue le 13 avril 192 r, à l’âge de t02 ans et 21 jours. Que de choses se sont passées durant ce siècle ! Une brève énumération partielle suffira pour donner une légère idée des progrès accomplis au Canada depuis la naissance du Père Dandurand jusqu’à sa mort.Né en 1819, il a vécu sous six règnes, ceux de Georges III, George IV, Guillaume IV, Victoria, Edouard VII et George V.Le Canada a subi trois différentes formes de gouvernement : la Constitution de 1791, l’Union de 1841 et la Confédération de 1867.Le Canada, qui ne comptait que deux ptovinces, le Bas et le Haut-Canada, comprend maintenant neuf provinces, plus le district du Yukon et les Territoires non organisés du Nord-Ouest.Vingt-quatre gouverneurs-généraux ont présidé aux destinées du pays durant ce siècle : le duc de Richmond, le comte de Dalhousie, lord Aylmer, lord Gosford, sir John Col-borne, lord Durham, avant l’Union, lord Sydenham, sir Charles Bagot, sir Charles Metcalfe, lord Cathcart.lord Elgin, sir Edmund Head et le vicomte Monck, sous l’Union.Depuis la confédération nous avons eu le vicomte Monck, lord Lisgar, lord Dufferin, le marquis de Lome, le marquis de Lansdowne, le baron Stanley de Preston, le comte d’Aberdeen, maintenant marquis ; le comte de Minto, le comte Grey, le duc de Connaught et le duc de Devonshire.I .’Eglise catholique, qui ne comptait encore qu’un seul évêque en titre, Mgr Plessis, nommé archevêque cette même année (12 janvier 1819), et trois évêques suffragants : NN.SS.Macdonell, pour le Haut-Canada, Burke, pour les provinces Maritimes et McEachern, à l’île du Prince-Edouard, ne compte pas moins à l’heure qu’il est, de onze provinces ecclésiastiques, vingt-deux diocèses et six vicariats apostoliques.Il ne faut pas oublier non plus l’établissement d’une délégation apostolique permanente.Huit papes sont montés sur le trône de Pierre et ont gouverné l’Eglise durant ce siècle.Ce sont : Pie VII, 18001823, Léon XII, 1823-1829, Pie VIII) 1829-30, Grégoire XVI,Q831-1846, Pie IX, 1846-1878, Léon XIII, 1878-1903, Pie X, 1903-1914 et Benoit XV depuis 1914. — 471 — Parmi les nombreux événements religieux arrivés durant et long espace de temps nous pouvons, sans contredit, dire que les trois principaux furent la déclaration du dogme de l’immaculée Conception, en 1854, celui de l’infaillibilité du pape en 1870, suivi de la chute du pouvoir temporel de la papauté.Le Père Dandurand avait deux ans lorsque mourut Napoléon 1er, et quatre ans lorsque décéda le Pape Pie VII.En France, Louis W ML Charles X, Louis-Philippe, la Révolution de 1830 et celle de 1848, Napoléon III et la troisième République ont tour-à-tour gouverné notre ancienne mère-patrie.Le Père Dandurand a été témoin de la guerre de 1870 comme de la revanche de 1914.C’était un homme dans la force de l’âge lorsque le commandant de Belvèze ramena à bord de la C apricieuse le drapeau français disparu de nos tives depuis bien près d’un siècle.Le Père Dandurand a eu pour contemporain les grands Canadiens qui ont nom Papineau, Lafontaine, Cartier et Laurier, dans l’ordre politique.Dans l’ordre religieux, il a été ceiui de Mgr Plessis, du cardinal Taschereau et du cardinal Régin, ainsi que Mgr 'Fâché, de Mgr Langevin et de Mgr Béliveau, les trois grands archevêques patriotes de F Ouest.L’ordre des Oblats de Marie Immaculée dont ce bon Père fut le premier sujet canadien, compte maintenant des centaines de membres au pays et possède de nombreux établissements dans presque toutes les provinces du Dominion.En 1819, les communautés religieuses d’hommes et de femmes étaient si peu nombreuses qu’on pouvait les compter sur les cinq doigts de la main.Elles se chiffrent aujourd’hui par çgntaines.Et dans l’ordre matériel, quels progrès, quel développement merveilleux durant l’espace d’une vie humaine ! Lorsque ce centenaire ouvrit les yeux à la lumière, il n’y avait pas de chemins de fer, pas de télégraphe électrique, pas de téléphoné, pas de télégraphie sans fil, pas de lumière électrique, pas de tramways électriques.La navigation à vapeur venait à peine de naître ; il n’y avait pas encore de vapeurs transatlantiques.La photographie était encore chose inconnue.Les rêves merveilleux de Jules Verne, l’automo- — 472 bile, le ballon dirigeable, l’aéroplane, le sous-marin, etc., le Père Dandurand en a vu la réalisation.11 a vu construire le Grand-Tronc, le Pacifique Canadien, le Canadian Northern et le Grand-Tronc-Pacifique ; il a vu le creusement de tous nos canaux.Le Père Dandurand a aussi été témoin de la Rébellion de 1837 dans les deux Canadas, du soulèvement des Métis au Nord-Ouest, en 1869, puis de la révolte de 1885.de la guerre sud-africaine et de la grande guerre mondiale de ï914- „ Ces quelques notes jetées à la hâte et sans ordre sur le papier pourraient être allongées presqu’indéfiniment.Les pages du Bulletin 11e suffiraient pas à contenir le récit des progrès et des découvertes scientifiques et autres qui ont rempli ce siècle prodigieux, mais il faut savoir s arrêter.Consentons-nous de dire en terminant que le Père Dandurand était âgé de huit ans lorsque fut fondée la ville d’Ottawa, en 1827, et qu’il approchait de la cinquantaine lorsque notre ville fut désignée par la reine Victoria pour être la capitale du Canada (le 31 décembre 1857.) MGR DUHAMEL, PREMIER ARCHEVEQUE D'OTTAWA Fils cadet de François Duhamel, cultivateur, et de Marie-Josette Audet, Joseph-Thomas Duhamel naquit à Contrecoeur, le 6 décembre 1841, et il n’avait que deux ans lorsqu’il vint avec ses parents demeurer à Bytown.Son ancêtre paternel se nommait Thomas ; il était le fils de Jacques Duhamel, marchand de Rouen, et l’un des directeurs de la compagnie de la Nouvelle-France, dite des Cent-Associés.La femme de Jacques se nommait Anne Tranchard, et celle de Thomas, Angélique Bégnier.Ces derniers se marièrent à Champlain le 22 octobre 1698.Le grand-père de Mgr Duhamel, François, fut le propriétaire d’une partie du fief de Contrecoeur, qu’il vendit en j 829 a Joseph Archambault.11 était l’arrière-petit-fils du sieur Claude Volant de Saint-Claude qui, de concert avec son beau-frère, Pierre-Esprit Radisson.et Médard Chouart, — 473 — sieur des Groseilliers, fut l’un des hardis aventuriers qui fréquentaient les plages de la baie du Nord (baie d’Hudson), au XVIIe siècle, pour y faire la traite des fourrures précieuses.Le jeune Duhamel fit ses études classiques au collège Sainl-Joseph (mainteant l’Université) d’Ottawa dont il fut run des premiers élèves ; on sait, en effet, que cette belle institution fut fondée en octobre 1848 par Mgr Guignes.Né de parents pieux, doué d’une vive intelligence, d’une mémoire fidèle et de l’amour de l’étude, le jeune élève fit de rapides progrès, et il se sentit de bonne heure attiré vers le sacerdoce.Le 3 septembre 1857, il entrait au séminaire.11 fut tonsuré le 27 juin de l’année suivante ; fut fait sous-diacre le 21 juin 1863 ; diacre, le 29 novembre suivant, et il fut ordonné prêtre par Mgr Guignes le 19 décembre de la même année.Il n’avait pas vingt-deux ans révolus L’abbé Duhamel fut d’abord vicaire à Buckingham, P.Q., du 31 décembre 1863 au mois d’août 1864, puis curé de l’importante paroisse de Saint-Eugène de Prescott, Ontario, jusqu’à 1874.Par son tact et sa fermeté il réussit à rétablir 1 harmonie et la concorde parmi les paroissiens divisés.Il put alors terminer l’église qui fut durant plusieurs années l’une des plus belles du diocèse.Possédant bien la langue anglaise, il allait souvent prêcher dans les missions et les paroisses dont les curés 11e parlaient pas aussi bien cette langue.Ses sermons attirèrent l’attention de Mgr Bourget, évêque de Montréal, et lui conquirent l’estime et l’amitié de Mgr Guignes, qui suivait ses progrès avec une satisfaction toute paternelle.L’abbé Duhamel accompagna Mgr Guignes à Rome en quai.té de secrétaire lors du concile œcuménique tenu au Vatican.Parti en septembre 1869, il était depuis peu de temps dans la Ville Eternelle, lorsque la nouvelle de la maladie de sa mère le rappela en toute hâte au Canada.11 arriva cependant trois jours trop tard ; le 27 décembre 1869, sa mère avait rendu le dernier soupir.Pendant son court séjour au Vatican, il s’était fait remarquer par sa piété, son tact et son esprit vif et pénétrant.Mgr Guignes étant mort à Ottawa, le 8 février 1S74, l’abbe Duhamel, quoique très jeune, il n’avait pas encore 33 ans révolus — fut choisi par Pie IX pour lui succéder Elu le 1er septembre 1874.Mgr Duhamel fut sacré, le 28 octobre suivant, dans sa cathédrale, par Mgr (plus tard cardinal) Taschereau, archevêque de Québec, son métropolitain.Des ?dresses de félicitations et de bienvenue furent lues à cette occasion, en anglais, par l’honorable Richard W.Scott, alors secrétaire d'Etat pour le Canada, et en français, par le Dr Saint-Jean, député de la ville d’Ottawa auv Communes.C’est Mgr Langevin, évêque de Rimouski, qui fit le sermon de circonstance.Voici le portrait qu’en fait le R.P.Alexis, auteur de Y Histoire 'de la Province Ecclesiastique d’Ottawa, (Vol.2, ]).10) : “Intelligence ouverte, il voit vite et bien ; volonté “ferme, il hésite rarement, il écoute un conseil, mais il ne “subit point d’influence, il est surtout discret.D’un tempé-“ramment naturellement impérieux, la religion et la responsabilité de sa charge ont complètement dominé ce côté fâ-“cheux de son caractère.” Ce tempéràmment impérieux dont parle le R.P.Alexis, n’était pas aussi “fâcheux” qu’il paraissait au premier abord ; il dénotait plutôt de la fermeté que de la hauteur, de la dignité plutôt que de l’orgueil ; c’était un indice de fierté chez un homme bien né, conscient de sa valeur.Ce tempéràmment, il le tenait de sa mère, femme douce et ferme à la fois, et aussi de son père, qui paraît avoir été un homme de grand sens et d’un caractère résolu et entreprenant Ceux des frères de l’archevêque que j’ai connus : Laurent, François et Louis, lui ressemblaient beaucoup, au moral comme au physique ; ils étaient dignes et réservés dans leurs manières, causant peu mais avec un rare bon sens et ils étaient, généralement parlant, bien renseignés et très agréables en conversation.Mg;- Ciuigues, le fondateur du diocèse d’Ottawa, avait laisse celui-ci prospère.Sous l’habile direction de' son successeur.le diocèse fit d’immenses progrès.En 1878, lorsque Mgr Duhamel fit sa première visite ad U mina, il put rendre au Saint-Siège un compte exact de son administration et de 1 éta.de son vaste diocèse en ayant déjà, à deux reprises fait la visite pastorale.Un grand nombre de nouvelles paroisses furent créées, plusieurs ordres religieux, Jé- — 475 — suites, Dominicains, Capucins, Maristes, Pères du Saint-Esprit, etc., furent appelés à coopérer aux oeuvres du diocèse qui devint bientôt l'un des plus importants du Canada.L’une des oeuvres de prédilection de Mgr Duhamel fut le recrutement de son clergé ; son séminaire lui tenait tout particulièrement au coeur, et il ne cessa, jusqu’à sa mort, de s'en occuper activement.En mai 1882, Mgr Duhamel, fut honoré du titre d'assistant au trône pontifical.Cet honneur montre en quelle estime le tenait Sa Sainteté Léon XIII.Le 8 juin 1886, une nouvelle province ecclésiastique ayant été créée, Mgr Duhamel fut promu archevêque d’Ottawa et métropolitain, avec un suffragant, Mgr Lorrain, vicaire apostolique de Pontiac.Quatre ans plus tard, le diocèse d’Alexandria fut fondé, et le nouvel évêque, Mgr Alexander Macdonell, devint le second suffragant.La province ecclésiastique d’Ottawa s’enrichissait, en 1898, d'un deuxième évêché, celui de Pembroke.Dix ans plus tard, un nouveau vicariat apostolique fut érigé sous le nom de Témiscamingue, et le titulaire, Mgr Latulippe, devint le quatrième suffragant de l’archevêque d’Ottawa.L’administration de cet immense diocèse, dont l’importance allait sans cesse en augmentant, demandait une somme d’énergie et de travail extraordinaire ; à la fin, l'âge aidant, la santé de Mgr Duhamel en fut ébranlée- Il tomba malade en 1908, mais ayant pris un peu de mieux, il partit au mois de juin de l’année suivante pour faire la visite pastorale de son diocèse.Il était à peine arrivé à Casselman, Ontario, à quelques milles seulement d’Ottawa, lorsque la mort le surprit inopinément, le samedi, 5 juin 1909.Il expira à 11 heures du soir et la nouvelle fut connue à Ottawa le lendemain matin.Il emportait avec lui les regrets de tous ceux qui l'avaient connu, et surtout de ceux de ses fidèles diocésains.De taille moyenne et d’un certain embonpoint, Mgr Duhamel avait l’air imposant, ma s cet air était toutefois tempéré par ses manières affables et engageantes.C'était un orateur sacré de premier ordre.Ce fut lui qui prononça l’oraison funèbre de sir John Thompson, — 476 — premier ministre du Canada, décédé au château royal de Windsor, et à qui le gouvernement canadien fit des obsèques magnifiques à la basilique d'Ottawa.Mgr Duhamel se surpassa en cette occasion et son discours fut un véritable chef-d’oeuvre d’éloquence sacrée, au dire des connaisseurs.L’occasion était solennelle, et le sujet a traiter, dune haute inspiration.Une foule énorme remplissait le vaste temple ; l’Etat ainsi que l’Eglise )’ étaient représentés par leurs plus hauts dignitaires.Le silence était impressionnant lorsque Mgr Duhamel apparut dans la chaire.Dès 1 exorde, l’orateur, dont on attendait avec quelque anxiété les premiers mots, sut se concilier les bonnes dispositions de son auditoire distingué, et il s’empara de son attention pour la retenir captive jusqu à la fin.11 sut trouver des accents émus et sublimes pour décrire la perte que faisait le pays par la disparition de cet homme de bien, citoyen intègre, patriote éclairé, et catholique convaincu, terrassé par la mort presqu aux pieds de sa souveraine, qui venait précisément de lui témoigner son estime et son appréciation des éminents services qu’il avait rendus à l’Etat, en 1 appelant a siéger avec les plus grands de l’Empire dans son auguste Conseil Privé.La charité de Mgr Duhamel était grande, et il la manifesta publiquement en plusieurs occasions, notamment.en 1876, lorsqu’un immense incendie dévasta la ville de Saint-Hyacinthe ; il envoya $1,000 pour secou-i ii ^ l.i population en détresse.En 1880, il organisa une quête pour venir en aide aux malheureux Irlandais que la famine décimait ; il recueillit la somme de $3,240 qu’il transmit a Mgr Gilhooly.Au mois d’avril de cette même année, il s employa a soulager la misère des infortunés citoyens de la ville de Hull, victime d’un incendie désastreux.Mgi Duhamel prit, en 18//, 1 initiative d’un mouvement pour l’érection d'un monument à Mgr Guignes ; $2,000 furent souscrites pour cet objet, et le bronze s’élè-\,e au joui d hui devant la basilique.La même année à 1 occasion des fêtes jubilaires de Pie IX, il établit dans 3on diocèse l’oeuvre des conférences ecclésiastiques, et, — 477 — en 1879, il y introduisait la dévotion des Quarante-Heu-resEn 1879, l’illustre Léon XIII érigeait la cathédrale d’Ottawa en basilique.En décembre 1881, Mgr Duhamel partait pour une nouvelle visite à Rome, dans le but de solliciter le démembrement de son diocèse, grand comme un royaume.L’érection du vicariat apostolique de Pontiac fut le résultat de ses démarches.Ardent patriote autant que zélé pasteur, Mgr Duhamel s’occupa d’une manière active, durant tout le cours de sou long et fructueux épiscopat, d’éducation et de colonisation.C’est grâce à ses soins que le Collège d’Ottawa fut érigé en université catholique par un bref papal en date du 5 février 1889.Une loi provinciale, sanctionnée le 15 août 1865, avait accordé au Collège le droit de conférer les degrés universitaires.Quant à la colonisation, il la favorisa toujours de toutes ses forces, et il encouragea la création de sociétés de colonisation.Il fut le patron de celle du Témiscamingue, fondée par des Canadiens d'Ottawa, et il lui aida de ses deniers ainsi que de ses conseils toujours marqués au coins de la sagesse et de l’expérience.Il faudrait tout un volume pour décrire et apprécier comme elles le méritent toutes les oeuvres de cet éminent prélat, mais il faut s’arrêter , cette notice étant déjà longue.Nous ne pouvons néanmoins passer sous silence les travaux qu’il fit faire à sa cathédrale.Les améliorations entreprises par son prédécesseur avaient dû être suspendues faute de fonds.Mgr Duhamel les reprit en 1876 et les termina heureusement.La décoration intérieure de la basilique ne le cède en splendeur à celle d’aucune autre église du pays.A part les honneurs dont nous avons parlé.Sa Grandeur reçut aussi le degré de docteur en théologie, et il fut fait grand-croix de l’Ordre du Saint-Sépulcre et comte romain.Dans l’intimité, Mgr Duhamel était d’un commerce agréable, et dans ses rares moments de loisir, il aimait la conversation enjouée, où son esprit vif et pétillant se délassait de ses; travaux. — 478 — JOSEPH AUMONE Un des citoyens les plus éminents de Bytown fut le lieutenant-colonel Joseph Aumond ; il semble avoir été l’homme le plus populaire de son temps.Il était doué d'un physique imposant ; grand, bien fait, il avait une figure intelligente et forte ; en un mot c’était un homme fait pour commander.Le premier Aumond qui vint au pays fut Michel, fils de Gilles Aumond et de Jeanne Le Milletin, d’Avran-ches- Ayant perdu sa première femme, Marie-Catherine Sirois dit Duplessis, il épousa, à la Rivière-Ouelle, le 15 février 1762, Marie-Geneviève Miville.Etant devenu veuf une seconde fois, il convola en troisième noces, le 21 septembre 1812, avec Angélique Dubé.Joseph Aumond vint tout jeune à Bytown et il se mit dans le commerce de bois.Il était natif de L’Assomption.Je trouve son nom ici pour la première fois en 1833.Grâce à ses qualités d’habile administrateur il devint bientôt l’un des principaux marchands de la ville, car il tenait aussi un magasin général : marchandises sèches, épiceries, quincaillerie, etc., sur la rue Rideau, près du pont des Sapeurs, là où sont maintenant les bureaux de la Banque Canadienne Nationale.M.Aumond entra dans la milice et il parvint au grade de lieutenant-colonel commandant du troisième bataillon de la milice sédentaire du comté de Carleton.Il avait épousé à Bytown, le 21 avril 1833, Jane Cum-ming, une convertie.Les témoins au mariage furent MM.Jean Bareille et George Hunter.Il habita d’abord rue Sussex, où il occupait une maison spacieuse dans laquelle il eut l’honneur de recevoir comme hôte lord Elgin, gouverneur général.Il transporta plus tard sa résidence rue Daly, puis il occupa le numéro 509, rue Cumberland, coin Wilbrod.C’est là qu’il est mort en septembre 1880.M.Aumond fut l’un des organisateurs puis l’un des premiers directeurs du Bytown and Prescott Railway.Quoique conservateur en politique, il n’en avait pas moins, comme un grand nombre de citoyens distingués — 479 — d’ailleurs, signé la fameuse adresse en faveur de 1 annexion en 1849.11 était intimement lié avec M.John Egan, marchand de bois et ancien député du comté d’Ottawa- La famille possède encore un vieux portrait de zinc de ces deux amis pris ensemble.( Le colonel Aumond eut cinq Ills : Alfred, Charles, William.Georges et Telmon, et trois filles : Joséphine, mariée en premières noces à un frère de Daniel O Connor, et en secondes, à M.Frédéric Braun ; Jane, non mariée, et Emma qui devint l’épouse du docteur Coyteux Prévost., , Le colonel avait un frère, Charles, qui avait épousé une soeur de Jane Cumming.LOUIS-THEODORE BESSERER Fils de Jean-Théodore Besserer, chirurgien, et de Marie-Anne Giroux, il naquit à Québec le 4 janvier 1785.Il lit ses classes au séminaire puis il étudia le notariat sous maître Félix Têtu, notaire.Il fut admis a la pi n-tique du notariat le 28 août 1810 et exerça a Québec jusqu’en 1845.Le 7 janvier 1811, le notaire Besserer signait 1 obligation requise par le gouvernement de tous ceux ar «Lupes e, îes ’volontai- m,i’avait f ?Vr S ,nsur&erent contre lord Elgin ! < \town and By (see Transatlantic sketches, Vol 2).‘ Hand Book to the Parliamentary and Departmental Buildings, Canada, with plans of the Buddings indicating the several offices and the names of flic officials occupying them together with a plan of the city and a short sketch of the vahey of the Ottawa and every object of interest in the neighbourhood also Lists of Members of the Privy Council.— Local Governments, — Senators, — Members of the House of C ominous and Local Legislatures, etc., etc., etc.Ottawa : G.E.Desbarats, 1868, 84 pages.Pope, ( harles.—Incidents connected until Ottawa City and Vicinity.Ottawa : Printed by Hunter Rose & Co!, 1868, 27 pages.Roger, Chartes.—Ottawa past and present, 1871, 17 Pages.,,.^ ^le t rade of the Ottawa Valley.Ottawa : 1 imes Printing & Publishing Co., 1872.53 pages.7 he Resources of the Ottawa District.Ottawa : Times Publishing & Printing Co., 1872, 41 pages./ lassé, Joseph.—La Vallée de l'Outaouais.Sa condition géographique ; ses Ressources agricoles et industrielles ; ses Exploitations forestières ; scs Richesses minérales ; scs Avantages pour la Colonisation et l'immigration ; scs canaux et ses chemins de fer.Montréal Eusèbe Senécal, Imprimeur-Editeur, 1873, 58 pages. — 495 — Lett, William Pittman.—Recollections of Bytozen end its old inhabitants.Ottawa : 1874, 95 pages.Burgess’ Hand Guide to Ottazea.A.C.Burgess, Publisher, 1876, 72 pages.Flat/ incident on board the steamer "Queen .Ottawa : 1877.Guide to the city of Ottazea and Dominion Exhibition zeith official programme and full particulars of Grand C wic Demonstration, Sports, etc.Ottawa : Woodburn, 1879, 136 pages.Illust.Institut canadien-français de la cité d’Ottazva, 18521877.Célébration du 25e anniversaire.Ottawa : Impr.du "Foyer Domestique”, 1879, XXX11I plus 120 pages.Suite, Benjamin.—Histoire de Montferrand, I athlète canadien.Montréal : 1884, 48 pages.Portrait.Lett, William F’., City Clerk.—The City of Ottazea and its surrondini/s zeritten in accordance with a resolution of flic city council.Ottawa : A.-S.Woodburn, 1884, 22 pp.The Capita! of the Dominion, 51 pages.Ottawa : 1890.Bytozen and Ottazea.An historical Sketch.Illust.Published in the Dominion Illustrated by the Sabiston Lithographing and Publishing Co., Montreal, 1891, 122 pages.Audet, F.J.—Historique des Journaux d'Ottawa.Ottawa : A.Bureau & Frères, 1896, 45 pages.Alexis, le Rév.Père, de Barbezieux, Capucin.—Histoire de la Province ecclésiastique d'Ottazea et de la Colonisation dans la Vailéc de l'Ottazea.Ottawa : La Cie d’imprimerie d’Ottawa.1897, 2 vols.(609 et 507 pages).Edgar, Hon.J.D.—Canada and its capital with sketches of Political and Social Life at Ottawa, ioronto, Exhibition.Ottawa : Sept.13th to 21st, 1901, 19 pages.George N.Morang, 1898, 217 pages.Illust.Central Canada Exhibition.—Sept.13th to 21st, 1901, 19 pages.Ottazea Picturesque.—Ottawa Printing Co.1901, 96 pages.^ Gard, Anson A.—The Hub and the Spokes of the Capital and its environs.Ottawa : The Emmerson Press ¦904, '75 PP- — 496 — .1 history of the Ottawa Collegiate Institute, 18431903.Ottawa : The Mortimer Co.Ltd., 1904, 256 pages." 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' Hill, Hamnet P.-Robert.—Randall and the Le Breton Hats.1919. 497 — MAIRES DE BYTOWN Scott, John .1847 Lewis, John Bowrer, avocat.1848 Harvey, Robert.1849 Scott, John.1850 Sparrow, Charles .1851 Scott, Richard William, (later Sir Richard).1852 Turgeon, Joseph-B., forgeron.1853 Friel, Henry-J., journaliste .1854 MAIRES D’OTTAWA Lewis, John Bower, avocat.1855, 1856, 1857 McGillivray, Edwarjd, marchand.1858, 1859 Workman, Alexander, marchand.1860, 1861, 1862 Friel, Henry-J., journaliste.1863 Dickson, M.K., marchand.1864, 1865, 1866 Lyon, Robert, avocat.1867 Friel, Henry-J., journaliste.1868, 1869* Rochester, John, marchand.1870, 1871 Martineau, Eugène, marchand.1872, 1873 Featherston, John-P., pharmacien.1874, 1875 Fellowes, G.B.L., avocat.1876 Waller, W.H., courtier, agent d’assur.1877 Bangs, C.W., marchand.1878 Mackintosh, Chs Hibbert, journaliste.1879, 1880, 1881 St-Jean, docteur Pierre.1882, 1883 Bate, C.T., épicier._ 1884 McDougall, Francis, marchand.1885, 1886 Stewart, McLeod, avocat.1887, 1888 Frratt, Jacob, marchand.1889, 1890 Birkett, Thomas, marchand.1891 Durocher, Olivier, marchand.1892, 1893 Cox, George, maître graveur._ 1891 Borthwick, William, marchand.1895, 1896 Mort pendant son terme d’office. 498 — Bingham, Samuel, marchand.1897, 1898 Payment, Thomas, pharmacien.1899, 1900 Morris, W.D., marchand.1901 Davidson, James, fabricant de portes et châssis, etc.1901 Cook, Frederick, journaliste.1902, 1903 Ellis, J.A., homme d'affaires.1904, 1905 Ellis, J.A., “ une partie de 1906 Hastey, Robert, marchand, balance du _ terme.1906 Scott, D’Arcy, avocat.1907, 1908 Hopewell, Charles, entrepreneur.1909, 191o! 1911 Porter, Nelson D„ courtier-immeubles 1912,’ 1913 Ellis, J.A., homme d'affaires.1914 ^ et partie de.1915 Champagne, Napoléon, avocat, reste du terme.1915 McVeity, Taylor, avocat.1916 Fisher, Harold, avocat.1917 à 1920 Plant, Frank-H., manufacturier.1921, 1922, 1923 Watters, Henry, pharmacien.1924* Champagne, Napoléon, avocat, reste du terme.1924 Balharrie, J.B., boulanger.1925, 1926 MAITRES DE POSTE D’OTTAWA Connell, Mathew.1829-1832 Baker, F.W.1834-1881 Currier, J.M.1882-1885 Goum, Jacques-Alfred.3 fév.1885 — 28 fév.1918 Acres, A.G.1 mars 1918 LA PROVINCE DU CANADA Derbishire, Stewart .1841 Stewart, William .1844 * Mort pendant son ternie d'olïlce. — 499 — Scott, John 1848 McLachlin, Daniel 1851 Yeilding, Agar 1854 Scott, Richard William 1858 (acclamation) 1861 Currier, Joseph Merrill 1863 DEPUTES A L’ASSEMBLEE LEGISLATIVE D’ONTARIO Scott, Richard William.1867 “ “ 1871 O’Donoghue, Daniel John.1874 Baskerville, Patrick .1879 “ , “ '.1883 Bronson, Erskine Henry .1886 “ “ “ 1890 O’Keefe, George .1894 Lumsden, Alexander ) Powell, Charles Berkeley ).1898 Murphy, Denis ) Powell, Charles Berkeley ).1902 McDougal, Donald Joseph) May, George ).1905 Fripp, Alfred Ernest ) McDougal, Donald Joseph).1908 Champagne, Napoléon ) Ellis, James Albert ).1911 Pinard, Joseph Albert ) Hurdman, Charles George).1914 .‘ ) Pinard, Joseph Albert ) Hill, Hamet Pinhey ).1919 ) 500 — Pinard, Joseph Albert ) Fisher, Harold ).1923 ) DEPUTES A LA CHAMBRE DES COMMUNES Currier, Joseph Merrill.1867 Currier, Joseph Merrill ) Lewis, John Bower ).1872 .) Currier, Joseph Merrill ) St-Jean, Dr Pierre ).1874 ) Currier, Joseph Merrill ) Tassé, Joseph ).1878 ) MacKintosh, Chs Herbert ) Tassé, Joseph ).1882 Perley, William Goodhue ) Robillard, Honoré ).1887 Mackintosh, Charles Herbert.1890 Mackintosh, C.H.) Robillard, Honoré ).1891 Grant, Sir James.1893 Belcourt, Napoléon ) Hutchison, William ).1896 ) Birkett, Thomas ).1900 Belcourt, Napoléon Antoine) .) Belcourt, Napoléon Antoine) Stewart, Robert ).1901 Caron, Jean-Baptiste Thomas.1907 Laurier, Sir Wilfrid ) McGiverin, Hal.B.).1908 ) — 501 — Allard, Albert .1910 Fripp, Albert Ernest ) Chabot, Dr Jean Léon ).1911 ) McGiverin, Hal.B.) Chevrier, Edgar-Rodolphe-Eugène ) 1921 ) Chabot, Dr Jean-Léon ) McClenaghan, Stewart ) .1925 ) LA CAPITALE En 1907, à l’occasion du cinquantenaire du choix de la ville d’Ottawa comme capitale du Canada, sir Richard-William Scott, ancien secrétaire d’Etat du Canada et l’un des premiers maires de Bytown, publiait une brochure intitulée “The choice of the Capitol, Reminiscences revived on the fiftieth anniversary of the selection of Ottawa as the Capital of Canada, by Her late Majesty”.(Ottawa : The Mortimer Company, 1907).Nous puisons les quelques notes suivantes dans cette plaquette.Ce sera toujours une page intéressante de l’histoire du Canada cjue celle qui rappelle les circonstances dans lesquelles la reine Victoria fut appelée à se prononcer pour régler l’épineux problème qui agitait alors tout le monde politique canadien.L'on sait que lors de 1 union des Haut et Bas-Canada, la question de la capitale de la nouvelle province du Canada vint sur le tapis et qu’après beaucoup de discussion, la petite ville de Kingston fut choisie pour être la capitale.Rien ne militait en faveur de ce choix.Le principal, pour 11e pas dire l’unique titre de cette ville à cet honneur, était le fait qu elle se trouvait située dans les limites de l’ancien Haut-Canada, maintenant l’Ontario.M.Charles Poulett 1 homson, récemment créé baron Sydenham, avait promis aux Ontariens de placer la capitale dans cette partie de la province ; le choix de l’endroit avait été laissé à sa discrétion par l’Acte d’Union.Toronto se trouvant trop éloi- — 502 — gnée du centre de la nouvelle province, lord Sydenham avait jeté son dévolu sur l'ancien Cataracoui des Français.Le premier parlement du Canada-Uni comme on le désignait alors, se réunit à Kingston le 14 juin 1841.Le choix arbitraire du gouverneur avait soulevé bien des murmures et suscité bien des objections chez ceux—et le nombre en était grand—qui avaient espéré voir ce choix se fixer sur Québec ou Toronto.Aussi, dès cette première session, une requête de M.J.-S.Baldwin et autres habitants de Toronto fut présentée à l’Assemblée Législative.L’on demandait qu’à l’avenir le parlement siégeât alternativement à Québec et à Toronto, ce qui plairait à tout le monde, permettrait aux habitants des deux parties de la province de se mieux connaître, amènerait une vue plus équitable des problèmes concernant les deux parties de la population et aurait pour résultat une province et un peuple vraiment unis.C’était, comme on le voit, un mouvement de’ "bonne entente" avant la lettre.Après- discussion, il fut décidé que la Législature présenterait une adresse à la Reine lui demandant de vouloir bien désigner un endroit qui serait la capitale de la province; A cette requête Sa Majesté répondit qu’elle ne voulait pas fixer l’endroit de la capitale à moins que la Législature ne s’engageât d’avance à voter les fonds nécessaires pour la construction d’un édifice parlementaire.Une longue discussion s’éleva dans l’Assemblée à la session de 1842 et les mérites respectifs de Québec, Toronto, Montréal, Kingston et Bytown furent prônés par divers députés.Le Conseil exécutif s’était prononcé contre le choix de Bytown parce que cette ville était trop difficile d’accès, et il recommandait Montréal comme l’endroit le plus désirable pour cette fin ; le résultat fut un vote de 51 contre 27 en faveur de la métropole.La question était donc réglée et le parlement se réunit à Montréal le 28 novembre 1844.Les Montréalais jubilaient.Mais, cinq courtes années s’étaient à peine écoulées que la question revenait brusquement sur le ta- — 503 — pis.L’incendie du parlement, en 1849, décida le gouvernement à transporter ses pénates ailleurs.Tous les appétits se réveillèrent alors et les champions des diverses villes recommencèrent la lutte ; mais les autorités décidèrent que le parlement siégerait alternativement à Toronto et à Québec.Ce déménagement quinquennal ne pouvait néanmoins durer longtemps.Ce va et vient continuel non-seulement du parlement mais aussi des bureaux publics était une source d’ennuis pour tous les intéressés et coûtait cher à la province.Après de nombreux pourparlers, des discussions plus ou moins aigres en Chambre et dans la presse, il fut finalement décidé de s’en remettre à la décision de Sa Majesté et celle-ci opta pour Bytown, devenue Ottawa depuis trois ans.Voici la lettre qu’écrivait à Sir Edmund Head, gouverneur général, M.Henry Labouchère, secrétaire d’Etat pour les colonies, le 3r décembre 1857.Downing Street, 31 décembre 1857.Monsieur, Par ma dépêche du 17 avril dernier, je vous informais qu’il avait plu à Sa Majesté de se rendre à la prière contenue dans l’adresse que lui avaient présentée le Conseil législatif et l’Assemblée du Canada, et qu’elle exercerait sa prérogative royale et désignerait l’endroit qui sera le siège permanent du gouvernement du Canada.Sa Majesté et son gouvernement ont étudié avec grand soin cette importante question.L'exposé des faits et les arguments contenus dans les divers mémoires déposés devant eux en conséquence de votre invitation aux maires des différentes villes intéressées, ont été dûment pesés.J’ai reçu instruction de la Reine de vous informer qu’au jugement de Sa Majesté la ville d’Ottawa réunit plus d’avantages que tout autre endroit du Canada comme futur siège permanent du gouvernement de la province et que Sa Majesté l’a choisi en conséquence (1).J’ai, etc., (Signé) H.Labouchère (1) Traduction. — 504 — Le Gouverneur, Le Très Honoroble Sir E.Head, Bt Canada.La ville d’Ottawa, la "capitale des billots”, comme l’appelait irrévérencieusement un journal de Montréal, venait de recevoir de fort belles étrennes : elle devenait capitale du Canada.LES RUES D’OTTAWA : PARCS, CARRES, PONTS, ETC La reine Victoria fut certainement bien inspirée quand—à part les considérations politiques et autres — elle fixa son choix, en 1857, sur cet endroit enchanteur, pour en faire la capitale du Canada.Bon nombre dé personnes ne considéraient pas alors ce choix comme judicieux, mais le temps a prouvé qu’il était le comble de la sagesse et de la prévoyance humaine.?Sise sur l’Ottawa, l’une des plus considérables et des plus belles rivières du Canada, jadis si justement nommée la Grand'Rivière, la ville d’Ottawa est entourée d’eau.La rivière Rideau et le canal du même nom la traversent, tandis que le lac Dow la sépare de la Ferme Expérimentale Centrale qui est contigiie à la capitale.La rivière Gatineau, qui descend des Laurentides, décharge ses eaux presqu’en face de la ville et, un peu plus haut, sur l’Ottawa, le torrent impétueux de la Chaudière fait entendre un mugissement que l’on perçoit de loin.Les maisons sont généralement construites à une certaine distance des trottoirs et l’intervalle est couvert de gazon.Les rues sont larges, bien pavées, bien entretenues et bordées de beaux arbres.Une superbe promenade, de beaux parcs, de jolis carrés et les nombreux édifices publics rehaussent la beauté du site.Il serait difficile de trouver un plus bel endroit au monde.Avec tous ces avantages, Ottawa ne peut manquer de devenir la reine des capitales, si l’on peut, du moins, juger de — 505 — l’avenir par le passé et par le développement continu de la ville.Les noms des rues d’Ottawa, comme ceux des autres villes, viennent de sources diverses.D’abord, comme il convenait à une ville destinée à devenir la capitale d'un grand pays, ville fondée par un Anglais qui était de plus un officier des troupes de Sa Majesté, Bytown ne pouvait, au début, que suivre docilement les traces des autres colonial tozuns, ses devancières.Elle devait donc avoir une rue King (heureusement rebaptisée depuis avenue King Edward), une rue Queen, une rue Duke, une rue Marlborough et une rue Wellington.Le fameux Iron Duke devait, nécessairemment, être flanqué du héros de Trafalgar, ainsi la rue Nelson reçut son nom.A la suite de ces noms, pour ainsi dire obligatoires dans une ville coloniale britannique, viennent ceux des membres de la famille royale : George, William, Charlotte, Augusta, Kent, Victoria, Empress, Albert, Clarence, Sussex, Cumberland, York, Adelaide, Cambridge, Gloucester, Cobourg, Princess Louise, Alexandra et Connaught.Après ces noms illustres, viennent ceux des gouverneurs du Canada : Murray, Carleton, Simcoe, Craig, Drummond, Sherbrooke, Richmond, Dalhousie, Aylmer, Arthur, Metcalfe, Cathcart, Elgin, Head, Young, Lis-gar, Monck, Dufferin, Lome, Argyle, Lansdowne, Près-ton, Stanley, Aberdeen, Melgund, Minto et Grey.Les noms d’hommes d’Etat plus ou moins remarquables de la Grande-Bretagne viennent ensuite : Ar- lington, Nepean, Goulburn, Russell, Melbourne, Norfolk, Rosebery, Somerset, Primrose, Beaconsfield, Gladstone, Chamberlain et Salisbury.Nous arrivons enfin à des noms canadiens ; ce sont ceux des premiers ministres et autres hommes politiques : sir John A.Macdonald, sir Georges-Etienne Cartier, l’honorable Alexander Mackensie, Louis-Joseph Papineau, sir Hector Langevin, sir John Carling, sir Adolphe Cha-pleau, sir Wilfrid Laurier, sir George Eulas hoster, sir Alexander T.Galt, Lord Strathcona et sir Robert L.Bor- — 506 — den ont vu leurs noms donnés à des parcs ou à des rues.t lusieurs rues ont été baptisées en l’honneur d’hommes éminents dans l’histoire du Canada : Champlain, Montcalm, Amherst.L avenue Daly est ainsi nommée en l’honneur de sir Dominick Daly, durant plusieurs années secrétaire provincial du Bas-Canada, avant et après | J- n'on de 1841, et plus tard lieutenant-gouverneur de Tobago et subséquemment de lTle du Prince-Edouard.( >n en vient ensuite aux illustrations locales : maires, commissaires, échevins et autres citoyens notables.Les voici par ordre alphabétique : Ashhurnhani, coteau, aussi connu sous le nom de Primrose, nommé en l'honneur du gendre du colonel By.t Bajdiem, ./.-//.était un marchand de bois, propriétaire d une fonderie, etc., dans les premiers temps de la ville.Bill, Rob ci t, était un journaliste, membre du conseil de ville pendant plusieurs années.Il représenta aussi le comte de Russell à la Chambre d’assemblée, de 1861 à 1867.licsscrcr, le capitaine Louis-Théodore, était l’un des citoyens les plus respectables de Bytown.Il venait de Québec ou il avait exercé la profession de notaire pendant plusieurs années, après avoir servi d’abord comme officier dans l’ar-înee.il avait aussi pris part à la guerre de 1812 comme capitaine de milice.BiIIiiujs, le pont de ce nom fut nommé en l’honneur de M.I «radish Billings, run des pionniers de l’endroit.Bnu/hain, Samuel, marchand de bois, fut maire d’Ottawa en 1897 et 1898.Blackburn, Robert, était aussi un marchand de bois.Bolton, Daniel, major dans les Ingénieurs Royaux, fut employé a la construction du canal Rideau.Botchcr, cette rue porte le nom du lieutenant-colonel Richard hotelier, des Ingénieurs Royaux, employé à la construction des canaux de Carillon et du Rideau.Je ne sais comment la lettre “i s’est introduite dans ce nom.Booth, J.-R., le Grand Old Man d’Ottawa était le roi des chantiers, le prince des manufacturiers et des magnats des chemins de fer de la vallée de l’Ottawa.Il est mort tout récemment presque centenaire.Bronson, l’honorable Erskine Henry, citoyen éminent, marchand de bois, sept ans échevin, député à la législature 507 — en 1886 et membre du Conseil exécutif de l’Ontario de 1890 à 1897.Il est mort en 1920.By, John, colonel commandant des Ingénieurs Royaux en charge de la construction du canal Rideau ; a laissé son nom au quartier By.Champagne, Napoléon, avocat, membre du conseil de ville pendant plus d’un quart de siècle, d’abord comme éche-vin, puis comme commissaire et maire.Fut député a la legislature, de 1912 à 1914.Clarey, Thomas, entrepreneur de bâtiments et ancien échevin._ .’ Clemozv, l’honorable Francis, l'un des premiers habitants de Bytown, était expéditeur.11 occupa plusieurs postes d’affaires d’importance ; fut échevin, puis sénateur en 1885.Il mourut le 28 mai 1902.Cooper.Cette rue fut-elle nommée en l’honneur de l’homme d’Etat anglais Anthony H.B.Cooper, ou d’après le fameux romancier américain ?Craze ford.Nom d’un employé à la construction des canaux de l’Ottawa., , Creighton nommé en souvenir de Ann Crichton, épousé d’un associé de l’honorable Thomas McKay dans la construction des canaux de Carillon et Rideau.Encore un nom défiguré., , D Cummings.Le pont de ce nom fut nomme d apres Robert Cummings, un fabricant de voitures, marchand et maître de poste de File Cummings.' .Currier, Joseph Morrill, de descendance française, était marchand de bois : il représenta la ville d Ottawa a la légis lature de 1863 à 1867, puis aux Communes de 1807 «à 1882.Duhamel ainsi nommée en l’honneur de Mgr Joseph-Thomas Duhamel, premier archevêque d Ottawa.Dundonald.Le major-général comte de Dundonald fut le dernier officier anglais qui commanda la milice du Canada, 1902-1904., .Forzvard, James A., marchand de grains et de provisions, fut échevin pendant plusieurs années.Friel, Henry J., journaliste de talent, maire en 1803, 1868 et 1869 ; il mourut pendant son terme d’office, et il eut des funérailles publiques. — 508 — Garland, William Foster.Fut échevin pour le quartier \ ictoria en 1912, député du comté de Carleton, de 1911 à 1915 ; réélu en 1921.Gilmour, Allan, un autre marchand de bois en vue.Guignes, ancienne rue de l’Eglise, rebaptisée en l’honneur de Mgr Joseph-Eugène-Bruno Guigues, premier évêque de Bytovvn et d’Ottawa, 1848 à 1874._ Hastcy, Robert, représenta le quartier St-Georges à 1 hôtel de ville comme échevin ; fut aussi plusieurs années commissaire et quelques mois maire, en 1906.Havelock rappelle la mémoire d’un général anglais, sir Henry Havelock, qui fit la compagne des Indes.Henderson, John, fut greffier de la ville de 1891 à [ 915 • il avait été gérant de la succession By.Horn y, “Honest" John, était un marchand de bois et de charbon et l’un des principaux citoyens irlandais d’Ottawa ; il fut échevin pendant de longues années.1/l n idge,, d après le Révérend Dr Herridge, ministre presbytérien d Ottawa, orateur distingué, membre de la Société Royale du Canada.Hinchcy, Edward H.est inspecteur des poids et mesures : il fut échevin en 1909, commissaire de 1910 à ioi-i et de nouveau en 1917.H inton, Joseph, marchand et fondateur de Hinton-bwrg, maintenant faubourg d’Ottawa.Andre}v> journaliste, fut rédacteur en chef de 1 Uttazva ( itizen, puis sténographe officiel du Sénat C’était un citoyen très en vue.Hopewell Charles, ancien entrepreneur de bâtiments, fut maire de la ville de 1909 à 1911 ; est maintenant magistrat de police.Hozvick rappelle la demeure de lord Minto, ancien gouverneur général.Hard inan, Robert, donna son nom au pont Hurdman sur la riviere Rideau.Il était marchand de bois et grand proprietaire terrien.Kecfc, Thomas C., ingénieur civil de réputation et l’un des principaux citoyens d’Ottawa.Lebrcton, capitaine John, ancien officier de l’armée anglaise, fut 1 un des premiers habitants de Bytown et grand — 509 — propriétaire terrien ; sa propriété est connue sous le nom de LeBreton’s flats.Il fut aussi le fondateur de Britannia.Lett, William P., journaliste distingué, poète, auteur de "Recollections of Old Bytown” et autres ouvrages concernant Ottawa ; fut greffier de la ville de 1855 à 1891.Lewis, John Bower, avocat, fut maire de Bytown en 1848 et d’Ottawa de 1855 à 1857.Lyon, Robert, avocat, fut maire en 1867, puis juge de la cour du comté de Carleton, de 1873 à 1888.Maclaren, James, marchand de bois.Major, parc, fut nommé en l’honneur du major Bolton, des Ingénieurs Royaux.Les Canadiens autrefois appelaient cet endroit la Cote du Colonel et non la Cote du Major.probablement en souvenir du colonel By.Martineau, Eugène, marchand de la rue Sussex, il fut maire en 1872 et 1873.Middle divise Pile Victoria en deux.Morris, W.D., marchand, fut maire en 1901.Mosgrovc, William, avocat, puis juge de la cour du conseil de Carleton pendant nombre d’années., Mutchmor, John, un ancien citoyen et grand propriétaire ; il avait obtenu une terre pour ses services durant la guerre de 1812-15.McDougall, Francis, ferronnier et quincaillier, riche propriétaire et maire d’Ottawa en 1885 et 1886.McGee, Thomas D’Arcy, poète, orateur et journaliste, représenta Montréal-ouest à l’Assemblée législative dans les 6e, 7e et 8e parlements sous l’Union ; président du Conseil exécutif en 1862-63 ; ministre de 1 Agriculture en 1864 ; député aux Communes pour la même division électorale en 1867-68 ; fut assassiné sur la rue Sparks, Ottawa, le 7 avril 1868.McGillivray, Edward, marchand de gros, fut maire en 1858 et 1859.McKay, le parc Rockliffe était autrefois connu sous le nom de bois de McKay.11 avait été nommé en 1 honneui de l’honorable Thomas McKay, l’un des entrepreneurs des canaux de l’Ottawa, propriétaire de moulins et homme d affaires très en vue, d’Ottawa.Sa résidence agrandie est de- — 510 — venue Rideau Hall, demeure du gouverneur général du Canada.McTaggart, John, directeur des travaux du canal Rideau sous le colonel By en 1826.Nicholas, nommé en l’honneur de Nicholas Sparks ; cette rue formait la limite est de sa propriété., O’Connor, Daniel, l’un des pionniers de Bytown ; fut trésorier du comté de Carleton, de 1842 à 1858." O’Meara, John J., était marchand et juge de paix.Osfjoode, William, fut juge en chef du Haut-Canada de 1791 a 1794, puis du Bas-Canada jusqu’à sa mort arrivée en 1805.Osgoode Hall, l’école de droit à Toronto, fut aussi nommée en son honneur./aient, le docteur Rufus-H., l’un des citoyens canadiens les plus en vue d’Ottawa ; fut échevin, puis commissaire durant plusieurs années.Parlement, la côte du — s’appelait autrefois la Côte des Casernes./ attiison, cette avenue fut nommée d’après Hannah, veuve de George Patterson, un ancien résident d’Ottawa.Perkins, Edward, un vieux citoyen, tenait un atelier de construction pour les machines./ man/, Alfred, marchand, représenta le quartier Ottawa an conseil de ville pendant nombre d’années.Plouffe, parc nommé en l’honneur de Moïse Plouffe, ancien échevin du quartier Dalhousie.Poole y, Henry, lieutenant aux Ingénieurs Royaux, fut un des aides du colonel By, il construisit le pont qui porte son 110m.Tj r.u.n, * A pivpuyiaut joivell, William h., était l’associé en affaires de l'ho ncrable Francis Clemow ; il représenta le comté de Carie-ton a la legislature, de 1857 à 1867, et il fut plus tard shé- [,0, tcO cJ:^e Porte k nom de son ancien propriétaire.rmupil William K 1 .rc • 1 1 r .' .;-uuuvitjia ici iiuilLC (JUCSU de 1 ancien champ de tir devenu le parc Strathcona.Kedpath, John, fut l’un des associés de Thomas McKay dans la construction des canaux de l’Ottawa, et plus tard propriétaire de la raffinerie de sucre qui porte son nom à 1 la législature, de 1857 à 1867, et il fut plus tard shé-Paiifjc Road, cette rue formait autrefois la limite ouest 511 — Rhéaume, le docteur Joseph-Octave, député à la législature d’Ontario, fut le premier Canadien qui devint ministre de la Couronne dans cette province ; il fut ministre des Travaux Publics, de 1905 à 1914.Rideau.Ce nom fut d’abord donné aux chutes par Champlain.Il s’étendit plus tard à la rivière, et l’une des principales rues commerciales de la ville ainsi que tout un quartier portent aussi ce nom bien français.Rochester.John, ancien marchand, fut maire en 18701871.Sapeurs, le pont des — démoli il y a quelques années pour faire place au Connaught square, avait été construit par les Sapeurs Royaux sous le colonel By, en 1827.Scott, sir Richard-William, fut maire de Bytown en 1852 ; député à la législature, de 1858 à 1863 ; sénateur en 1874 et secrétaire d’Etat du Canada, de 1874 à 1878, et de nouveau de 1896 à 1908.Il fut fait chevalier le 26 juin J909 et il mourut le 23 avril 1913, à l’âge de 88 ans.Shenoood, Edward, était régistrateur du comté de Carleton.Skcad, l'honorable James, marchand de bois et manufacturier, fut président du Board of Trade d’Ottawa, il représenta la division Rideau au Conseil législatif de 1862 a 1867.11 fut nommé sénateur par la proclamation royale du 22 mai 1867.Slater, James-D., était surintendant du canal Rideau.Sparks, Nicholas, s’établit à Bytown en 1826 et acquit la propriété de J.-Burrows Heney.Le choix de la route du canal Rideau l'enrichit ; il fut le premier millionnaire d Ottawa.Stewart, Dr James, fut l’un des premiers médecins de Bytown.Swectland, Dr John.Il pratiqua d’abord sa profession à Pakenham, Ontario, puis il transporta ses pénates tà Ottawa en 18O7.11 remplaça M.W.F.Powell comme shérif du comté de Carleton, en 1880.Waller, W.H., fut maire en 1877 et, l’année suivante, il était nommé régistrateur du comté de Carleton. — 512 — Quelques rues doivent leurs noms à des causes locales, ainsi : .Bank, cette rue continence à la rive (bank) de l’Ottawa et court vers le sud.Boy, commence, elle aussi, à une baie de la rivière et se dirige aussi vers le sud.Bridge va de la rue Perkins jusqu’au pont de la Chaudière.Broad, cette rue est très large.Canal, la rue est parallèle au canal.( Impel fut ainsi nommée à cause d'une petite chapelle bâtie sur cette rue près de la rue Rideau, dans les premiers temps de Bytown.Chaudière traverse Pile du même nom.Ciiff domine la rivière Ottawa.College conduit au collège (maintenant l’université d’Ottawa).Division marque les limites occidentales du cadastre de 1 arpenteur Rochester, au sud du chemin Richmond.Mill, sur 1 île \ ictoria, à cause des moulins Bronson et Weston qui y sont situés.Ç ittona rappelle une victoire fameuse de l’armée britannique en Espagne.Il ater s’étend entre les rivières Ottawa et Rideau.Les rues Byron, \\ averley.Oxford, Irving et Hawthorne suggèrent des goûts littéraires, tandis que Euclide a dû été nommée ainsi par un fervent du grand géomètre.Les Peaux-Rouges sont représentés par les rues Huron et Cayuga.Bon nombre de rues ont reçu des noms d’arbres cana-iens.ainsi Acacia, Balsam, Beech, Beechwood, Elm, Hickory, Lindenlea, la terace Linden, les rues Maple, Pine, Poplar et Spruce.Enfin pour couronner le tout les saints patrons de l’Angleterre, de 1 Ecosse et de l’Irlande, saint George, saint Audi é et saint Patrice ont chacun une rue qui porte leur nom., Bc numérotage de certaines avenues est une concession a la mode américaine.
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