Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 février 1927, février
LE BULLETIN DES ERCIIES H 1ST (I It 10 Is ES VOL.XXXIII LEVIS FEVRIER 1927 No 2 NOTES SUR I-ES PAROISSE DE PREMIERES ANNEES DE LA SA I NT- R( )C I l-DE-QUEBEC ( Suite et fm) 14 décembre 1825 — Service solennel pour le repos de l’âme de Mgr Plessis dans 1 église de Saint-Roch.Mgr B.-C.Panet, évêque de Québec, officie.M.l'abbé Ranvoysé, curé de Sainte-Anne-de-Beaupré, prononce l’oraison funèbre de 1 illustre défunt.Après le sei vice le vase de cristal qui contient le coeur de Mgr Plessis est enfermé dans une boite de fer-blanc, et placé dans une excavation pratiquée dans le mur de la chapelle Saint-Roch qu’on recouvre d'une plaque de plomb, sur laquelle se trouvent gravés les noms du défunt, ceux de Mgr Panet, évêque de Québec, de Mgr Signay, son coadjuteur, et de MM.les syndics de l’église.Le tout est renfermé par une légère maçonnerie en attendant (pi un monument exécuté suivant l’art recouvre dignement ce précieux dépôt., 9 août 1826 — Mgr Panet consacre l’autel de la chapelle Saint-joseph de l’église de Saint-Roch.4 décembre 1826 — Mgr Panet chante le service anniversaire de Mgr Plessis dans 1 église de Saint-Roch.Un grand nombre de prêtres et une foule considérable assistent au service.M_.1 abbé Cooke, curé, de Saint-Am-broise-de-Lorette, prononce l’oraison funèbre du vénéra- ble prélat.11 fait voir qu’il s’est montré 1 gram dans sa vie privée par sa piété et ses talents ; 2 grand dans les fonctions de l’épiscopat par la sagesse de son administration ; 3 grand dans ses entreprises et ses etablissements publics par les avantages qu ils ont procures a l’Eglise et à la religion.La quête faite dans l'eglise pendant le service au profit du monument funéraire projeté a la mémoire de Mgr Plessis rapporte une somme de 30 louis., o • 12 décembre 1826 — Les syndics de 1 église de Saint- Roch décident que les places laissées libres le long des pans de l’église pour placer des confessionnaux seront remplis de bancs au lieu de confessionnaux.Les confessionnaux projetés seront sous les deux tribunes des i ia- pelles.9 avril 1827 — On place sur la partie du mur de la chapelle Saint Rocli où repose le coeur de Mgr Plessis une tablette commémorative en pierre de taille.C ette tablette a été exécutée par François Portier, maître ma çon, sur les plans de Thomas Baillairgé, architecte.22 juin 1827 — Mgr Panel, évêque de Québec, remet aux syndics de Saint-Roch.l’administration du temporel de l’église de Saint-Roch.11 leur fait en meme temps remise pure et simple de toutes les sommes qu il a payées pour l’église de Saint-Roch depuis la mort de Mgr Plessis ( 1 ).21 août i8_7 — Mgr Signay, coadjuteur de Québec, permet l’inhumation de Jean l’.élanger, notaire, député de la basse ville et syndic de l’église de Saint-Roch, dans les caves de cette église.^ 23 août 1827 — Les syndics de l'église de Saint-Roch décident de porter le deuil pendant quinze jours comme marque de respect a la mémoire de letu confièie, M.Jean Bélanger.Le banc syndical sera aussi revêtu d’un voile noir pendant le même espace de temps.4 octobre 1827 — M.Joseph Marinette remplace M.Jean Bélanger comme secrétaire des syndics de 1 église de Saint-Roch.(li Acte devant Antoine-A.Parant. 8 octobre 1827 — M.l’abbé .Mailloux annonce aux paroissiens de Saint-Roch que ceux qui se trouvent endettés envers les syndics de l’église de plus de six mois auront à paver à M.Antoine Masse, qui est autorise a retirer ces sommes.Si ces sommes ne sont pas payees d’ici à un mois, les syndics remettront ces comptes entre les mains d’un avocat.12 novembre 1827 — M.Augustin ('.autbier, trésorier de l’église de Saint Koch, cfemande à ses collègues de lui donner un assistant-trésorier.Il suggère son fils, Augustin Gauthier jr, comme propre à remplir cette charge, ayant les connaissances nécessaires.18 janvier 1828— M.le notaire Antoine Archange Parant est élu syndic de l'église Saint-Roch, en remplacement de M.Jean llélanger, décédé.11 mars 1828 — Mgr Panel règle ce qui a rapport a l'administration temporelle de l’église de Saint Roclt, et éthalit les devoirs des syndics.septembre i8jq — Mgr Panet érige canoniquement la paroisse de Saint-Roch-de-Québec.septembre i8j— M.l’abbé Alexis Mailloux est nommé premier curé de la paroisse de Saint-Roch.j(y septembre i8j ainsi que 1 a noté M.Regis Ko), il était pourvu de la charge de secrétaire du roi.^ Comme son frère Antoine, il se maria deux fois, i a la Rochelle, le 24 février 1727, avec Dorothée, fille de défunt Robert Butler et d’Elizabeth Butler, une soeur d’Elizabeth Butler qu’avait épousée en 1723 Antoine Pascaud ; 2°, à la Rochelle encore, le 24 novembre 17-4-3' avec Jeanne-Victoire Verrier, fille de feu Etienne Verrier et d’Hélène Papin.Le père de la mariée, Etienne Verrier, chevalier de Saint-Louis, avait été à Louisbourg ingénieur du roi et directeur des fortifications de 1 ile Royale.Le 15 avril 1750 et le 31 mai 1751, nous rencontrons parrain à Montréal, Joseph-Marie Pascaud, négociant.Nous ne connaissons a Joseph-Marie Pascaud que (> enfants, dont il se peut que les deux premiers soient issus du premier mariage : a Marguerite-\ ictoirc ; elle est marraine le 23 décembre 1750 au baptême de sa soeur Victoire-Félicité, Le 29 juillet 1774.marraine d’un de ses neveux, enfant de Denis-loseph Goguet et de \ ictoire-Félicite Pascaud, elle est dite Marguerite-Victoire Pascaud de Givry et tante de l’enfant.Avait-elle épousé dans l'intervalle un Monsieur de Givry 1 b Hélène-Agathe ; au baptême de son frère, Maric-Joseph-Philippe, le 19 mars 1755» e^e représenta comme marraine Charlotte hleury, marquise de Ri-gaud de Vaudreuil.c Marie-foseph-X ictor-Cesaire, baptisé a la Rochelle le 23 octobre 1749.cl/ Victoire-Félicité, baptisée à la Rochelle, le 23 décembre 1750, et mariée avant 1774 avec Denis-Joseph Goguet, d’une famille de négociants rochelois bien connue au Canada.e Marie-Joseph-Philippe, baptisé à la Rochelle, le 19 mars 1755.Oh le retrouve parrain à la Rochelle, le 29 juillet 1774.f Marie-Joséphine qui, avant 1778.épouse Messire Charles Despattx.Marraine d’un enfant de Denis-Joseph Goguet et de Victoire-Félicité Pascaud, le 3 - 87 - décembre 1778, elle est dite tante maternelle de l’enfant.5 —.lntoine-François, baptisé à Montréal, le 6 août 170(1 et inhumé au même endroit le 5 octobre suivant.6 —-Anne-Marguerite, baptisée à Montréal, le 16 décembre 1707.Elle était déjà mariée en 1723 avec messire Louis-François Laisné, marquis de Nauclas, seigneur de Gondeville, capitaine de cavalerie.Morte à la Rochelle, elle fut inhumée au cimetière de Sainte-Anne de cette ville, le 8 octobre 1759.L’acte d’inhumation la" dit native de Québec.en Canada, et âgée de 52 ans.Remarquons en passant qu’à la Rochelle, à cette époque, quiconque était né en Canada était censé né à Québec.7— Suzanne, qui épouse Etienne-Charles Lemoyne de la Gerbaudière, secrétaire du roi.Elle était déjà veuve en 1740.Son mariage doit remonter avant 1735, car, le 25 octobre 1759, son fils Antoine, second lieutenant dans les grenadiers de France, est inhumé, à la Rochelle, à l’âge de 24 ans.8— Marie-Tlicrèse.On trouve aux Archives de la Charente-Inférieure (Série B, 1827), à la date du 30 août 1740, le testament olographe de Marie-Thérèse Pascaud, demeurant à l’hôpital de Saint-Etienne.Nous supposons cette Thérèse, capable de tester en 1740, une fille d’Antoine Pascaud et de Marguerite Bouat.Les Pascaud de la Rochelle avaient-ils des armoiries ?C'est ce que nous n’avons pu découvrir.11 est assez probable qu’ils s’en sont finalement adjugés à eux-mêmes comme faisait à peu près tout le monde au XVIIIe siècle en France.Ce qui est certain, c’est que les Pascaud de Pauléon avaient des armes.Nous avons vu qu’un Pascaud, marquis de Pauléon, épousa en 1747 une fille d’Antoine Pascaud.Les deux conjoints étaient probablement parents, car leurs deux familles étaient également originaires de l’Angoumois.Mais les Pascaud de Pauléon étaient anoblis depuis assez longtemps déjà.D’après la Morinerie (Noblesse de Saint tonge et d’Aitnis, p.281), ils portaient : d’argent, au mouton, paissant de sable, surmonté de trois branches d’épine de sinople.Ce mouton paissant ne ressemble-t-il pas comme un frère à l’agneau pascal dont parle M.Régis Roy à pro- 88 — pos des armes attendues des Pascaud de la Rochelle ?Je note, en terminant.qu’Alexandre Pascaud, marquis de Pauléon, seigneur de la Laignc et de Millecus, épousa, dans le dernier quart du 18e siècle, Jeanne Cochon du Puy, laquelle se remaria en 1780 avec Louis-Maximilien-Alexandre, comte d’Hanache.Cet Alexandre Pascaud est vraisemblablement un (ils de Jean-Charles Pascaud, marquis de Pauléon, et d’Anne-Marie Pascaud.Le château de Pauléon, près de Surgères, était encore habité en 1861 par 4m représentant de la famille Pascaud de Pauléon marié à une Üllc Wirse.Aegidius Fauteux UNE LETTRE DU GOUVERNEUR HAMILTON AU DUC DE KENT EN FAVEUR DU FUTUR 11E R O S D E C H A T EAUGUAY Sir, Altho I have not the honor of being known to Yr Ral Higss 1 promise myself you will not be offended at my addressing you a letter, as it is on the account of young person whom you have vouchsafed to honor with your patronage.Lt.de Salaberry has served for sometime in this part of the world and has recommended himself by his general conduct and attention to his duty, having heard his character of him from officers of different ranks.Having known Mr.de Salaberry, his father, as a man of honor and firmly attached to his Mty’s Government, 1 have thought it a duty towards a modest and gallant young man to take the liberty I now do in addressing Yr Ral Hss in his favor.The motive I humbly hope will apologize for any impropriety in thus expressing myself.I have the honor to be most respectfully and with dutyful attachment, Yr Ral Hss, devoted and most humble servant, Henry I Tamilton Roseau, Dominica, June 9th, 1796 ( 1).(1) Archives de In province de Quôbec. () CANADA TERRE DE NOS VIEUX, CHANT NATIONAL DES CANADIENS-FRANCAIS La musique et les mots de notre chant national : “O Canada, terre de nos aïeux", ont été composés à l’occasion de la célébration de la fête nationale des Canadiens-français qui eut lieu a Québec, en 1880, au milieu d’un grand concours de nos compatriotes venus de tous les points du Canada et des Etats-Unis.Un comité de musiciens fut chargé de préparer le programme musical des fêtes.Les membres de ce comité, nous disent les .-Innalcs des Canadiens français, étaient les suivants : “ Ernest Gagnon, président, Rév.M.Georges Fraser, Calixa Lavallée, Arthur Lavigne, Gustave Gagnon, Alfred l’aré, Cyrille Dugal, P.Plamondon, C.Lavigueur, Ephrem Dugal, J.-A.Defoy, Etienne Légaré, Nazaire Levasseur, Dr Morin, P.Laurent, J.Vézina, A.Vézina, H.-A.Bédard, Octave Délisle, Joseph Nadeau, Georges Hébert et Félix Gabourv ”.Au chapitre de la musique des .Innalcs déjà mentionnées, nous lisons un passage fort intéressant, puisqu’il nous donne la genèse de notre chant national.Le voici : " Le comité de musique, non content d’avoir assuré le succès de la partie musicale de la fête en 1880, voulut eu perpétuer le souvenir par une oeuvre plus durable que l’en thousiasme et les applaudissements d’un jour.“ H est une question qui a été bien souvent agitée dans la presse et dans les assemblées publiques et au milieu de nos sociétés populaires : c est 1 ; ' _ d’un hymne ou chant national accepté par tous les Canadiens français.Parmi les nombreux projets soumis de tous côtés à nos en mités, celui-ci attira d'une manière spéciale l’attention des organisateurs de la fête de 1880.Il était dû à l’initiative du Rév.M.Napoléon Caron, du diocèse des Trois-Rivièros.Dans une lettre du 24 janvier 1880, celui-ci nous proposait de mettre au concours la composition d’un hymne ou chant national.“ Les difficultés insérapables d’un concours et le peu de temps qui restait avant le 24 juin, empêchèrent le comité de 4512 90 — musique d’exécuter ce concours.Mais AL Calixa Lava , artiste distingué, fut invité par le comité a composer un hymne national, (pii porte aujourd’hui son nom et dont la popularité croît de jour en jour ., C’est au banquet des fêtes de 1880 que tut chante poui la première fois notre chant national.Nous citons encoie M.Chouinard : “ Les fanfares de Beauport et du qeme bataillon lu eut entendre nos airs nationaux, et ce chant si plein d ampleur composé par Lavallée, sur des paroles de 1 honorable juge A.-B.Routhier” (1)., , n • Dans un article qu’il a publié en 1915 dans le Devoir, de Montréal.AL Arthur Letondal, un maître en musique, dit que “l’exécution de notre chant national au banquet delà fête de 1880, souleva l’enthousiasme général et que cet hymne avec paroles était la réalisation d’un désir commun a toute la population canadienne française .Notre hymne national est aujourd’hui de toutes nos te-tes nationales, religieuses et sociales.Sa musique est connue dans toute l’Amérique du nord et en Europe.Dans toutes les écoles, académies et collèges de la province de Quebec, le chant O Camilla, terre de nos aïeux, est en usage.’ Les Anglais l’ont adopté et le chantent avec des paroles anglaises qui sont la traduction des paroles de AL le juge Routhier./ Calixa Lavallée Monsieur Calixa Lavallée, l’auteur de la musique de notre chant national, est né a Verchères, en 184J On lui attribue comme premier maître de musique MM.LetondcU et Sabatier.Monsieur Lavallée a vécu a Montréal, a Quebec et aux\ Etats-Unis où il est mort à 1 age de 49 ans.L’hymne qu’il a composé pour symboliser la nation canadienne française dans les ages futurs, est devenu, dit AL Arthur Letondal, par le rayonnement de sa beauté, le chant national du Canada tout entier.M.le juge A.-D.Routhier : M.le juge Adolphe-Basile Routhier, auteur des paroles de notre chant national, est né a Saint-I lacide, comté de d) Fête Nationale des Canadiens Français, vol.I, pp.1.18, 140. Deux-Montagnes, le 8 niai 1839, du mariage de Charles Routhier, cultivateur, et de Angélique Lafleur.Il fit son cours classique au séminaire de Sainte-Thérèse et ses études de droit à l’Université Laval.Sir Adolphe Routhier est mort le 27 juin 1920, dans sa maison d’été, à St-Irénée-les-Bains.Il avait été magistrat, professeur de droit à l’Université Laval de Québec, grand ami des lettres et infatigable travailleur, membre de la Société Royale depuis sa fondation en 1882, etc.Comme homme de lettres, M.le juge Routhier a laissé une oeuvre considérable.Les noms de M.le juge Routhier et de M.Calixa Lavallée resteront pour toujours comme gravés dans le bronze dans l’histoire du peuple canadien français.God save the h int/, chant national des Anglais Rien de plus contesté que l’origine du God save the King, hymne national de l’Angleterre.Il n’entre pas dans le cadre du présent travail de relater les longues discussions nouvelles auxquelles cet hymne patriotique a donné lieu, nous ne ferons que mentionner sommairement les différentes traditions qui s’y rapportent.Alfred Nettement, dans son volume De la Seconde Education des filles, parle longuement de l’Ecole Royale de St-Cyr, et dit que lors d’une visite que Louis XIV fit à cette institution en 1686, les élèves chantèrent un hymne commençant par les mots “ Dieu, sauvez le Roi, etc.” Selon la tradition de l’Ecole St-Cyr, dit Nettement, Lulli avait composé la musique de cet hymne et Mme Brinon les mots.I! ajoute : qu’en 1721, Haendel fit une visite à l’Ecole de St-Cyr, où il l’entendit et que, peu après, cet hymne devint le God save the King, de l’Angjeterre.La revue Musiea Sacra, publiée à Toulouse, repousse cette tradition en disant : ” A qui fera-t-on croire qu’un compositeur comme Haendel, dont la fécondité et la facilité d’écrire étaient prodigieuses, se soit rendu coupable d’un plagiat aussi misérable ?” Et la revue musicale de Toulouse termine ses remarques en mentionnant le nom de Henry Carey comme auteur présumé de l’hymne anglais. — 92 — Parlant du musicien anglais John Hull, le Nouveau Larousse illustre dit ce quit suit : .Certains ont voulu lui attribuer la paternité du ta-meux chant anglais : God save the King, mais il paraît avéré aujourd’hui que l’auteur de cet hymne patriotique est le compositeur Henry Carey ”., .Xé vers 1696, Henry Carey est mort en 1743.Il était ooète et musicien.11 a publié un recueil de ballades et de chansons, etc.C'est maintenant la croyance générale qu il est l’auteur de l'hymne national des Anglais.Hormisdas Magnan LES DISPARUS Léon-Pamphile LeMay — Né à Lotbinière le 5 janvier 1837, du mariage de Léon LeMay et de Louise Auger.Après avoir porté la soutane pendant deux ans, il étudia le droit et se fit recevoir avocat, mais ne pratiqua jamais sa profession.En 1867, M.Le May était nommé bibliothécaire de l’Assemblée législative de Québec, charge qu’il conserva jusqu’en 1892.Retiré à Saint-Jean-Deschaillons, il y décéda le 11 juin 1918.Il avait été un des membres fondateurs de la Société Royale du Canada.La liste des ouvrages publiés par Léon-Pamphile Le May se trouve dans le Bulletin des Recherches Historiques, vol.XXIX, p.318.A consulter sur ce poète et romancier A l’ombre des érables de Mgr Camille Roy.Charles Tctu — Né à Saint-Thomas de Montmagny h 14 décembre 1796, du mariage de Jean-Baptiste Têtu et de Marie-Louise Lctellier.Admis à la profession de notaire, il pratiqua à la Rivière-Ouelle, a Saint-Charles de Richelieu, à Saint-Jean-Baptiste de Rouville, à Saint-Hyacinthe, puis à Laprairie où il décéda le 12 décembre 1864.M.l êtu avait publié en 1842 un ouvrage intitulé Analyse et observations sur les droits relatifs aux eveques de Quebec et de Montreal et au clergé du Canada.Ce livre, qui traitait surtout de l’amovibilité des curés, avait, paraît-il, été écrit en collaboration avec l’abbé Louis Naud, curé de Saint-Jean-Baptiste de Rouville. — 93 OU EST NE LH BIENHEUREUX ANDRE GRASSET DE SAINT-SAUVEUR Depuis la béatification de notre compatriote, André Grasset de Saint-Sauveur, on nous a demandé de localiser l’endroit où il était né.A cette question, voici ce que nous pouvons répondre : André Grasset de Saint-Sauveur père, qui parait avoir été à l’emploi du gouverneur de la Jonquière (1).quitte Québec presque aussitôt après le décès de ce fonctionnaire, en 1752, pour venir s’occuper d’affaires à Montreal (2).Et, bientôt il est à l’oeuvre.Au mois d’août il emprunte du sieur Nolan Lamarque l’argent qu’il lui faut pour établir un négoce (3), puis le 2 octobre 1752, il épouse à Notre-Dame de Montréal, la fille de son bailleur de fonds.Cette première dame de Saint-Sauveur décéda au mois d’octobre 1755.L’année suivante, le négociant Grasset convolait avec demoiselle Marie-Josephe, fille de Jacques Ques-nel-Fonblanche, marchand bourgeois, demeurant sur la place du marché et qui était propriétaire de tous ou presque toutes les maisons, dépendances et emplacements sis sur le côté ouest de la place du marché aussi appelé la place d’armes, entre les rues Saint-Paul et Capitale (4).Lors de son premier mariage, M.Grasset de Saint-Sauveur habitait place du marché (5), et il était probablement locataire dü sieur Quesnel.Après son second mariage il demeura chez son beau-père et c’est là que naquit, le 3 avril 1758, André Grasset de Saint-Sauveur, le martyr.A 11'en pas douter, c’est là également qu’il fut élevé jusqu’à 1764, alors que ses parents disposèrent de tous leurs biens et allèrent demeurer en France (6).(1) Voir B.R.H., 1809, ]>.271.(2) Danré de Blanzy,14 mai 1752.(3) Danré (le Blanzy.22 août 1752.(4) Voir Terrier de Montreal, nos 11)0, 191, 1!I2.t (5) Danré de Blanzy, 1er octobre 1755.((il Danré de Blanzy, 2!) mars et 8 mal 1758. — 04 XXX ( )n a prétendu que le négociant Grasset avait tenu feu et lieu près de la chapelle de Xotre-llame de Bon-Secours.Cette prétention ne résiste pas si l’on examine les actes que voici : , Le 29 mars 1759 < Panet) Louis Pénissault, négociant, vendait au munitionnaire général Cadet, deux emplacements sis entre les rues Saint-Paul, la rue Saint François, les remparts et la chapelle Notie-I laine de Bon-Secours._ Le 20 juillet 170 ( Panet) le susdit sieur Cadet pressé de réaliser le plus de fonds possible, revendait au sieur Grasset “demeurant en la maison du sieur Ques-nel-Fonhlanche, place du marché , les deux emplacements acquis de Pénissault.Peu après, le deuil s’arrête sur les familles Quesnel et Grasset, car le 26 octobre 1760, Marie-Anne Franque-1 in, épouse de [acques Ouesnel et mere de madame Gt asset, rend son âme à Dieu.Le 28 avril 1761, (Panet) le sieur Grasset “demeurant place du marché en la maison de son beau-père”, règle des comptes avec son associé le sieur Réaume ; tous deux avaient un comptoir à Détroit.Le 3 septembre 1764, (Panet) Jacques Quesnel-Konblanche, négociant, vend tous ses immeubles a Jean Orillat, négociant de Montréal.En suit rémunération : (a) "Une maison sur la place du marché, joignant d’un côté à la maison cédée par le sieur vendeur à feu Louis Ilervieux et d’autre côté à la maison par lui vendue à Pierre Ranger.” (b) “Une autre petite maison sise rue Saint-Paul, tenant par derrière, en profondeur, au terrain cy-dessus vendu, d’un côté au Sr Ignace Hubert Lacroix et d’autre au Sr Ranger.’ Le tout rapporte 19,000tt tournois, argent de France, que led.Sr acquéreur s’oblige de payer aud.vendeur arant son départ pour France, cette présente année A cette vente, étaient présents le Sr André Grasset St Sauveur,‘négociant de cette ville et dame Marie-Joseph Quenel Fonblanche son épouse, lesquels ont eu le présent contrat pour agréable et se sont désistés de toutes prétentions ’.R.H., IX, 138), mais il l’appelle Sebet.D’autre part, nous le retrouvons mentionné comme commis de Cadet dans les Archives de la Bastille (tome XVIII) et son nom y est inscrit sous les deux formes : Cebet ou Sebet.Le Cebet de 1777 ct de J795 doit être le même que celui de 1759- S’il se maria avec une Canadienne, comme il le dit lui-même, ce fut probablement après son retour en France, car son mariage n’a pas été enregistré par Tanguay.• Dans une lettre du 26 mai 1814, écrite de Beaulieu, près de Loches, Mlle Elizabeth de Lacorne parle d’un M.Cuny, avocat, qui était le gendre de M.Cebet, mort il y a quelques années.S’il s’agit de notre Cebet, il serait donc mort dans les premières années du 19e siècle, au milieu de la petite colonie canadienne de la Touraine. LETTRE DE L’HONORABLE LOUIS DE SALABER-RY A SES SOEURS, RELIGIEUSES A L’HOPITAL GENERAL DE QUEBEC ] y a grande apparence, mes chères et tendres soeurs, que me voilà dégradé à Montréal.On nous a.à plusieurs reprises, avertis de nous tenir prêts à partir, nous en avons été quittes pour la peur.Je crois notre départ certain, mais j'en ignore bien le teins.11 y a apparence que ce ne sera qu’à la navigation, tant les dégels sont ici considérables.' Profitez donc de cet heureux teins où je ne suis pas encore dans un si grand éloignement de vous, pour nie faire passer de vos nouvelles.Vous scavez, mon aimable et tendre St-Michel, combien elles me sont précieuses.C’est ce qui me jette toujours dans le dernier étonnement, que vous me laissiez si longtems sans m’en donner.Mais je crois que* vous m'aurez écrit quelques lettres qui auront été perdues.Je ne scai si vous avez eu ma dernière.Jy répondais à celle où vous m’annonciez la mort de Mr de Lanaudière, etc, et où vous me donniez quelques commissions que j'ai faites bien ponctuellement, comme vous pouvez penser.Je vois assez souvent Madame Campbell, nous parlons de vous, et ¦Melle de St ( Hirs plus souvent que tous les jours.Vous entendez bien que c’est avec un plaisir toùjours nouveau, puisque vous la connaissez.Je ne crois pas que l’univers ait jamais rien vu de plus parfait.Quelle âme! pour l'esprit, il est un peu trop élevé, il est tel pour que je ne m’avise pas d’en parler.Je l’admire en silence.Nous parlons souvent de I Hôpital général.Je vous félicite qu’elle y soit adorée.\ otis nous causez souvent de l'inquiétude, quelques fois des impatiences.Elle se fâche, elle gronde notre mère.Mon Dieu! si j avais une amie comme cela, que je ne lui donnerais pas sujet de me gronder! X"allez pas croire que je m ingéré de donner ici des avis à notre mère : Elle pour- rait bien dire le proverbe latin Jus Minervam docct, que je puis vous rendre par: gros Jean remontre à son curé.En latin il m'est encore plus défavorable.Après tout, je suis persuadé (pie Madame la supérieure n est pas femme a avoir des négligences, et que si elle n’a - 107 — pas écrit c’est quelle ne l'a pas pu.Elle sçaura bien réparer cela.Pour vous, mes chères petites soeurs, écrivez moi donc, je vous en supplie.Un mot de votre santé si vous ne pouvez pas plus.Après avoir assuré Mr de Rigauville de mon tendre respect, dites lui que mon cousin est à Philadelphie.L’on a eu ici des avis certains.Marquez moi si votre père a reçu des lettres de lui depuis sa captivité.Présentez pour moi à Mde votre supérieure les assurances de mon profond respect.Je ne devais vous dire qu’un mot, et voilà déjà une longue lettre.Plût à Dieu que vous suivassiez cet exemple.Mais vous le ferez.Mettez à profit le tems que je serai ici.Je ne crois pas en faire un meilleur usage que de l’emploïcr à vous assurer de toute ma tendresse pour vous.Adieu, chères soeurs, je vous souhaite une aussi bonne santé que l’est à présent celle de votre très fidèle frere et ser viteur sE SalauErry Montréal, 18e mars 177O (1).LES DISPARUS Joseph-Cyrille Auger — Né à Terrebonne le 25 mars 183(1.Admis à la pratique du notariat le 15 octobre 1851, il exerça sa profession à Terrebonne jusqu’à sa nomination au poste de registrateur de Montréal-est, en 1877.M.Auger décéda à Montréal le 18 janvier 1901.Auteur de Coin pilot ion et recueil des lois statutaires touchant l'enregistre -nient des droits réels et des privilèges et hypotheques, cte.( '899)., L'honorable Jules-llrnest Lame — Né à Québec le 7 juillet 1844, du mariage de Edouard-Wilbrod Larue, notaire, et de Louise-Badelard Panet.11 fut admis au barreau le 6 février 1866.Le 12 avril 1886, M.Larue était nommé juge de la Cour Supérieure pour le district de Gaspé.Deux ans plus tard, le 25 février 1888, il était transféré au district de Rimouski.Le juge Larue prit sa retraite le 1er octobre 1907.Il décéda à Québec le 26 novembre 1913.( 1 > Archives de lu province de Québec. — io8 — AUGUSTIN CUVILLIER Parmi les Canadiens qui se sont illustrés durant la première moitié du XIXe siècle, il est une figure qui se détache d’entre les autres, qui fait pour ainsi dire contraste avec le reste de la députation par ses qualités peu ordinaires.AT.Augustin Cuvillier n’était, comme la plupart de ses collègues de l’Assemblée, ni un homme de profession ni un agriculteur.C’était l'un des rares marchands canadiens qui furent membres de la législature à cette époque.Homme de grand jugement, financier habile et intègre.1 un des fondateurs et des premiers directeurs de la banque de Montréal, Al.Cuvillier ne contribua pas peu à l’éclaircissement, à la direction et à la solution des problèmes financiers de la Chambre.Envoyé en mission en Angleterre par l’Assemblée législative, en 1828, pour y exposer la situation financière de la province, il soutint brillamment son rôle devant un comité spécial de la Chambre des Communes anglaises, nommé pour faire une enquête sur l’état de la province du Bas-Canada, et il prouva que, dans les questions de ce genre, un Canadien n’était pas inférieur aux Anglais.S’il eût vécu un peu plus tard, Al.Cuvillier eût fait un ministre des finances de premier ordre ; il était éminemment qualifié pour ce poste de confiance.Fils d’Augustin et d’Angélique Allot dit Gérard, Augustin Cuvillier naquit à Québec le 21 août 1779.Il était l’aîné de sept enfants, quatre garçons et trois filles.Cette famille n’est pas très ancienne dans le pays.Philippe-.Augustin, grand-père de celui qui va nous occuper.était le Ills de Jean-Philippe et de Jacqueline Carpentier, de l’énin, diocèse d’Arras.Philippe-Augustin épousa à Québec, le 16 juin 1755, Marie-Anne Chevalier, née en 1735.I ,a famille llénin de Cuvilliers est noble et originaire de filandre, elle était établie dans la Thicrarchie et en Champagne dès l’an 1410.fi’dle fut maintenue dans sa noblesse par deux jugements souverains, rendus les 29 mars et ,i avril 1641, signes de Crémonville et Angerav, et par deux arrêts rendus en 1(>G7 et l(r68, d après la production des titres, faite par devant Louis-François Le Lèvre de Caumartin, intendant de la province de Champagne, chargé par le roi de vérifier les qualités des nobles qui y existaient alors.(De Saint-Allais, Nobiliaire Universel de France, tonie 8, pp.42-45).La branche principale de cette famille portait pour armes : de gueules, à la bande d’or brise en chef, d un lion d azur ; l’écu timbré d'un baume taré de front, grilleté.liséré d’or de ses lambrequins d’or, de gueules et d’azur, sommé d’une couronne de comte, ayant pour cimier un griffon issant, et pour supports, deux lions, (Ibid.) Après avoir fait ses études au Collège de Montréal, Augustin entra dans le commerce et se lit un nom comme agent, encanteur et courtier, et devint bientôt 1 un des marchands les plus en vue de la métropole.Nous ne savons où il apprit l’anglais, mais il possédait cette langue à la perfectic>n ( 1 ).Le 7 novembre 1X02, il épousait a Montréal, Marie-Claire.fille de Joseph-Marie Perrault.De ce mariage naquirent sept enfants : Thomas-Augustin, baptisé le 16 août 1803 ; Marie-Anne, baptisée le 7 décembre 1804 ; foseph-Georges, baptisé le 17 juin et sépulturé le 31 jioût 1806 ; Jean, né le 4 mars 1810 : Angélique, née le 17 novembre 1811 ; Augustin, baptisé le 21 décembre 1813 ; Maurice, baptisé le 2< > février 1816 : et Marie-Luce, née le 12 juin 1817.Dès le commencement de la guerre de 1812-le, M.Cuvillier offrit ses services au gouvernement.Le 21 septembre 1812.un ordre général de milice incorporait le cinquième bataillon de milice, qui fut bientôt connu sous le sobriquet de " 1 he Devil s Own car il était composé de rudes gaillards qui n avaient pas froid aux veux.M.Cuvillier obtint une commission de lieutenant clans ce corps et en fut nommé adjudant.Le 17 mars 1813, il était promu capitaine et quelques mois plus tard il était chargé d’une mission difficile autant que périlleuse, et qui demandait autant de tact que de bravou- ( I 1 Voir pliw loin s;i lettre , p.83.(3) Hist, du Canada, 1882, III, p.237. A la séance du 21 janvier une pétition de divers électeurs du comté de Buckinghamshire fut présentée à l’Assemblée par M.Cuvillier.Dans cette requête l’on demandait l’annulation des mandats de M.Bourdages et de M.Jean-Baptiste Proulx, pour de prétendues irrégularités de la part du rapporteur-rédacteur de l’élection, mais la prétention des requérants dut être écartée et ces messieurs conservèrent leur siège.Le retour à Québec de lord Dalhousie, en 1825, remit bientôt sur le tapis la question du vote du budget.Le gouverneur refusa le bill des subsides, qui avait d ailleurs été rejeté par le Conseil, et blâma la Chambre de persister dans ses prétentions.La législature fut prorogée le 7 mars 1827.et dissoute le 5 juillet suivant.A la session suivante, ouverte le 20 novembre de cette année, lord Dalhousie ayant refusé de reconnaître l’élection de M.Papineau comme président, la Chambre fut prorogée trois jours plus tard.Sur la proposition de M.Cuvillier, la Chambre avait déclaré : “ Que le choix du président devait se faire librement et indépendamment du pouvoir ; que M.Papineau avait été élu par l’Assemblée ; que la loi n’exigeait pas l’approbation du gouverneur, laquelle n’était comme la présentation qu’une cérémonie fondée sur un simple usage ” ( i ).M.Papineau et ses amis convoquèrent des assemblées par toute la province.Les Canadiens furent invités à signer des représentations que l’on voulait transmettre en Angleterre.Quatre-vingt-sept mille signatures furent recueillies et MM.Viger, Cuvillier et Neilson furent chargés de les porter à Londres.MM.Viger et Neilson s’occupèrent du point de vue légal et constitutionnel, tandis que M.Cuvillier fut chargé de la question des chiffres.Interrogé par le comité spécial de la Chambre des Communes, il s’acquitta si bien de sa besogne, que ses réponses, précises et marquées au coin de l’habileté et de la connaissance des affaires, jetèrent toute la lumière voulue sur cette question, et ne laissèrent rien à désirer.(1) Journal de la Chambre d’Assemblée. A la séance de 1829, la Chambre d’Assemblée vota des remerciements à MM.Neilson, Yiger et Cuvillier pour les services précieux qu’ils avaient rendus à la province durant le cours de leur mission en Angleterre.Ces remerciements ayant été transmis à ces messieurs, ils ne manquèrent pas de remercier la Chambre des paroles bienveillantes qu’elle leur avaient adressées.Le 14 mai 1830, M.Cuvillier s’occupait tie la cons truction d’une maison d’école à Saint-Constant.Le 3 août suivant il acceptait la nomination de juge de paix pour le district de Montréal.Une proclamation du 5 juin 1832 annonçait l’incorporation de la ville de Montréal, et le 23 mai suivant, M.Cuvillier était désigné pour présider aux élections des premiers conseillers municipaux.Il fut cette même année nommé juge de la cour spéciale des sessions de la paix, qui administra les affaires de la ville en attendant la mise en force du statut.A Québec, les choses allaient de mal en pis.A la session de 1834, ouverte le 7 janvier, lorsqu’un comité de bonne correspondance avec le Conseil fut proposé scion l’habitude, M.Bourdages s’éleva fortement contre la nomination d’un tel comité, et M.Lafontaine déclara qu’il de croyait pas qu’un pareil comité fût nécessaire.M.Cuvillier lui répondit qu’il était du devoir de l’Assemblée de se tenir en correspondance avec le Conseil et qu’il était puéril de s’opposer à cet acte de convenance.Lorsque M.Bédard proposa les fameuses “ résolutions”, MM.Neilson, Cuvillier, Quesnel et autres se séparèrent de M.Papineau, qui allait trop loin, pensaient-ils, et votèrent contre ses propositions.M.Neilson avait proposé un amendement qui fut rejeté par un vote de 24 contre 56.“Depuis quelque temps, dit M.Garneau (i), M.Neilson voyant l’entraînement de la majorité des représentants du peuple, s’était: séparé de M.Papineau.Plusieurs Canadiens influents, tels que MM.Quesnel et Cuvillier, avaient fait comme lui.Ces hommes éclairés, (1) Hist, du Canada, 1S82, III, .'ÎOO. dont l'expérience et le jugement avaient un grand poids, reconnaissaient toute la justice des droits réclamés par la majorité; mais ils craignaient de risquer dans une lutte passionnée, ce qu'on avait déjà obtenu .Comme conséquence de son vote, M.Cuvillier fut battu aux élections qui eurent lieu en octobre et novembre 1834.Le 20 janvier 1835, il était nommé l'im des commissaires pour juger les petites causes dans la ville de Montréal.Le gouvernement ayant décidé de faire une enquête sur la question des affaires de la maison d’asile des pauvres de Montréal, nommait deux commissaires à cet effet, MM.Jacques Viger et Edouard-Etienne Rodier, et désirait leur adjoindre M.Cuvillier; mais celui-ci dans une lettre datée du 5 avril 1836, déclina la nomination et exprima ses regrets.Ses nombreuses occupations, disait-il, l’empêcheraient de donner à cette affaire tout le temps nécessaire à la réalisation du désir du gouvernement.On a vu que, cédant aux instances des citoyens, le gouvernement avait octroyé une charte a la ville de Montréal en 1832.Cette loi devait rester en force jusqu’au 1er de mai 1836 seulement.Pour des, raisons inconnues, la charte ne fut pas renouvelée et l’on dut, pendant quelques années, retourner à l’ancien système d’administration des juges de paix.Une nouvelle chai te fut accordée à la ville par le Conseil Spécial du Bas-Canada, en août 1840.Le 19 mai 1838, M.Cuvillier fut nommé l’un des commissaires chargés de faire faire un relevé du lac Saint-Pierre, en vue d’améliorer la navigation entre Québec et Montréal.Ayant appris que le Conseil Spécial du Bas-Canada se proposait de passer Une ordonnance à l’effet d’empêcher à l’avenir les particuliers de faire des affaires de banque, à moins d’obtenir une charte à cet effet, la maison Cuvillier et fils (composée d’Augustin et de ses fils Jean et Maurice) pria le gouverneur de n’en rien faire.Ils exposaient les embarras qu’une telle loi créerait aux capitalistes — H9 — et prétendaient que ce serait une atteinte à la liberté du com merce.La chose en resta là.L'acte d’Union des deux provinces fut mis en vigueur le 10 février 1841.M.Cuvillier fut élu dans Huntingdon le 8 avril sui vant et il siégea dans l’Assemblée jusqu’au 23 septembre 1844.A la réunion des Chambres, le 14 juin 1841, il était élu à l’unanimité président de l’Assemblée législative et il continua de remplir cette haute fonction jusqu’au 30 septembre 1844.“ B était, dit M.Turcotte (1), qualifié pour remplir ce poste important, possédant parfaitement les deux langues, et ayant de grandes connaissances parlementaires ”.Tous les partis furent unanimes à applaudir à cette nomination.Aux élections de 1814, M.Cuvillier se présenta de nouveau dans le comté de Huntingdon.Il fut défait par M.B.-H.Le Moine, et se retira de la vie publique, après y avoir passé trente ans.Le typhus faisait un grand nombre de victimes en 1849, non seulement à Montréal, mais par toute la province.Les journaux du temps sont remplis d’avis de décès.M.Cuvillier tomba malade le matin du 11 juillet, vers 8 heures, en arrivant à son bureau.On se hâta de le transporter chez lui et, malgré les soins du médecin, il expirait entre 7 et 8 heures du soir.Un journal anglais de Montréal a proclamé, dit M.Bibaud (2), que, dans quelque pays que M.Cuvillier eût pu naître et dans quelque sphère qu’il eût pu se mouvoir, il n’eût pas manqué de devenir un homme distingué, aucun de ses contemporains n’ayant surpassé son talent pour les affaires.Voici le bel éloge que fait de M.Cuvillier, Canada : An Encyclopedia of the Country.Nous traduisons: “ L’honorable M.Augustin Cuvillier fut durant nombre d’années, l’un des princes du commerce de Montréal, et il figura d’une manière active et agressive dans la politique.11 possédait de grands talents pour le commer- (1) L.-I*.Turcotte, Le Canada sous l’Union, I.72.(2) Hilmiul.Panthéon Canadien, 1891. 120 ce, et son établissement fut pendant longtemps l’un des plus considérables du Canada.11 fut l’un des fondateurs du Board of Trade de Montréal (1) et présida la séance d’inauguration de cette institution.Dans l’Assemblée législative du Bas-Canada, il faisait autorité dans toutes les affaires de finances et de commerce.De concert avec MM.Neiison et Yiger, M.Cuvillier représenta la province à Londres, en 1828, et il prouva devant un comité spécial de la Chambre des Communes anglaises, qu’il était digne de remplir cette charge de confiance.Il est mort en 1849, laissant une haute réputation comme marchand et comme homme politique.Augustin Cuvillier fils, épousa à Montréal, le 16 mars 18^7, Louisa-Sarah Hay, fille de feu Richard Bérenger Hay.Maurice lit partie du conseil de ville de Montréal de 1852 à 1854.Il avait épousé, le 21 juin 1855, Marie-Virginie Juchereau Duchesnay.Il est mort à Montréal le 16 mars 1891.Un seul fils survit, M.Georges Symes Cuvillier, agent d’assurances à Montréal.Une petite fille d’Augustin Cuvillier, (Melle Symes) épousa Napoléon-Hughes-Charles-Marie, marquis de Bassano qui devint duc de Bassano à la mort de son père en 1898.Francis-J.Audët QUESTIONS On a écrit à plusieurs reprises récemment que le premier Lotbinière qui vint au Canada, Théandre Chartier, sieur de Lotbinière, était le fils de René Chartier, le fameux médecin français.Ce fait est-il prouvé ?M.D.11 y avait, me dit-on, sous le régime français, trois industries qui prospéraient à la Baie Saint-Paul : celle du goudron, un moulin à blé et un moulin à planches.Combien de temps ces industries furent-elles en opération ?Quand cessèrent-elles d’exister ?P-L. LE GOUVERNEUR DE DENON VILLE Avec l’idée de se renseigner sur le pays de ses ancêtres, M.Sifroy Fortin, ingénieur civil de Montréal, a fait venir de France, une série de brochures publiées là-bas, il y a vingt-six ans et plus par l’abbé Joseph-J.-Aug.Vavasseur.Ces brochures que j’ai eu la chance de feuilleter.fourmillent de notes et intéressent surtout les familles originaires du Maine et du Perche.Dans l’une d’elle : “Moncé-en-Saosnois (Sarthe)”, j’ai remarqué qu'il était question d'un marquis de Denonville, et j’ai pris copie du texte, car il pourrait concerner le personnage ‘Jtti fut gouverneur général de la Nouvelle-France, de 1685 a 1689.En notre pays son administration ne fut pas très brillante et il paraît en France ne pas avoir eu la main toujours heureuse.Le passage qui a attiré mon attention est celui-ci : "Un abbé Jean-Baptiste Bouteiller prit possession delà cure de Moncé-en-Saosnois, département de la Sarthe, au mois d’avril 1698." A cette époque, l’église était l’une des plus sales, obscure et entièrement négligée, étant dépourvue de tout ”.Le nouveau curé entreprit alors de tout renouveler et, en 1731, l’évêque du diocèse, au cours de ses visites paroissiales écrivait dans les registres de la fabrique : " L’église est magnifiquement ornée, fournie de vases sacrés, de linges, d'ornements, de livres, etc et abondamment munie de toutes choses nécessaires au culte divin.” Tant de " candeur et de désintéressement” apportés pour l’embellissement de la maison de Dieu, pour parler de nombreux avantages spirituels obtenus en faveur de ses paroissiens auraient dû, il est permis de le croire, valoir à Me Bouteiller d’autres éloges que celui de l’évêque.“ Cependant, jaloux de la générosité de ce saint prêtre, alors qu’au temps de “stérilité générale” et malgré les ordonnances royales des 19 avril et 4 décembre 1709, il avait toujours refusé de prélever sur ses terres la moin I 22 dre aumône, tout honteux de n’avoir contribué "que la valeur d’un chesne, tant seulement ” aux réparations de l'église, et excité par le sieur de Perrochel, Me Lousier, son procureur, et René Brossard, curé de Courgains, messire Jacques-René de Brizay, chevalier, marquis de Denonville, oubliant “ ses anciennes lettres toutes remplies d’honnestetés et de remerciements ” s’était mis, " sans raison, de mauvaise humeur contre luy ” et lui créa mille difficultés sur la tin de ses jours.“ Le vieux curé en resentit une peine profonde.Mais dans cette douloureuse épreuve, il eut la consolation de voir scs supérieurs ecclésiastiques prendre ardemment son parti, tandis que ses paroissiens, au mépris de la défense portée contre eux de se réunir, “ sous peine de coups de baston " et d'une amende de dix livres, tenaient assemblée générale, sous le ballet, pour adresser à leur pasteur leurs plus sincères félicitations et rédiger une magnifique protestation contre les scandaleux agissements d'un trop irascible seigneur.” A ce passage, l’abbé Vavasseur a ajouté une note où nous croyons voir dans “ l’irascible seigneur ” le gentilhomme que Louis XIV dut remplacer par M.de Frontenac : " Jacques-René de Brizay, dit-il, chevalier, seigneur, marquis de Denonville, maréchal des camps et armées du Roi (1708), ci-devant sous-gouverneur de Nos Seigneurs les Enfants de France, seigneur d’Avesnes, Mon-cé, Belleauvillc et autres lieux, fils unique de Pierre de Brisay, épousa demoiselle Catherine Courtin ”, Et maintenant qu’en pensent les érudits qui ont étudié la vie du gouverneur Brizay de Denonville ?E.-Z.MassicotTE QUESTION Que devint le brave capitaine de Contrecoeur qui commandait au fort Duquesne en 1755 ?On sait que c’est lui qui forma le détachement qui alla audevant du général Braddock et défit son armée.Le capitaine de Contrecoeur est-il mort dans la Nouvelle-France ?C.de C. A PROPOS DU SIEUR LEDUC, PROCUREUR GE NERAL DU ROI AU CONSEIL SOUVERAIN L’an mil sept cent dix, le vingt unième septembre, sur les cinq heures du soir, Nous Paul Dupuy, Escuyer, Conseiller du Roy et son lieutenant particulier civil et criminel au siège de la prévosté et amirauté de (hiébec, à la requeste de dame Claire Foucault, veuve de~déffunct monsieur Me.Jessé LeDuc, vivant procureur général du Roy au Conseil Souverain de ce pays, décédé ce jour-dhuy entre midy et une heure, et pour la conservation des droits de qui il appartiendra, en conséquence de notre ordonnence en datte de ce jour estant au bas de requeste, nous sommes transporté avec le procureur du Roy et le Greffier en lad.prévosté en la maison où est décédé led.sieur LeDuc sçise rue des Pauvres ou estant et en présence de lad.dame veuve avons procédé à l’apposition de nos scellez sur les choses trouvées fermées à clef et autres endroits a nous indiquez appartenir à la succession dud.feu sieur LeDuc ainsy qui 1 ensuit.Premièrement dans une chambre basse donnant sur la Cour avons mis une bande de papier sur lentrée de clef de la serrure dun baheu, une bande sur la serrure dune male, et une bande sur la serrure dune cassette aux deux-bouts desquelles bandes avons fait apposer le cachet de nos armes.Ensuitte avons fait mettre une bande de papier sur un grand coffre aux deux bouts de laquelle avons fait mettre le cachet de nos armes.Ensuitte sommes monté a une chambre haute, ou nous avons fait mettre dix bandes de papier sur cinq fe-nestrcs estant dans lad.Chambre et un petit Cabinet et une autre bande a la porte de lad.Chambre aux deux bouts desquelles, avons fait mettre le Cachet de nos armes.Ensuitte sommes monté au Grenier ou nous avons fait mettre quatre bandes de papier sur quatre planches qui ferme la porte dud.grenier aux deux bouts desquelles avons fait mettre le Cachet de nos armes. - 124 — Après quoy avons laisse en évidence dans lad.Maison quatorze plats et trois douzaines d assiettes destain, quatre vingt seize livres de savon, un pot destain, une seringue avec son etuy, un rechaut de cuivre, deux chandeliers de cuivre, quatre poislc a frire, une passoiie de cuivre, une tourtière de cuivre, une rnarmitte de fei, deux esmenoy, un petit trepier de fer, une pesle de fei et une paire de pincettes, un gril, un coupetet, un coqucmaid, un pot et une cavetiere de terre, une chesne de tourne broche, une paire de drap toille de chanvre dans le lict de la servante, deux assiettes de fayance, quatre couvertes, trois matelats, deux draps, un traversin, deux chenets de cuisine.Tous lesquels meubles et ustcnsils cy devant escrits ensemble nosd.scellez Nous avons mis en la gai de duel.Me Paul Denys de St-Simon prevost de la Maréchaussée Lequel sen est volontairement chargé, Juré et promis le tout représenter toutes fois et qualités cjuil en sera ainsy ordonné et principalement nos scellez sains et entiers comme depositaire de biens de Justice Dont et de quoy Nous avons dressé le present procès Verbal pour servir et valoir en temps et lieu ce que de raison, Et ont lad.dame veuve LeDuc, led.Sieur de St-Simon.le procureur du Roy.le Greffier et Nous signé.Claire Foucault Denis de St-Simon Dupuy Lespinay Rivet QUESTION Le 4 décembre 172*).le conseil de la colonie de la Louisiane accordait à deux Canadiens nommés Marin et Outlas le privilège de la traite sur les rivières du Missouri et du Ouabache.A-t-on des renseignements sur Marin et Outlas ?X.X.X. — 125 - COMMISSION DK L’INTENDANT BOUTEROUF POUR LA RECEPTE DU DIX POUR CFNT * (20 JUILLET 1070) Xou^ Claude de Bouteroue conseiller Du Roy en ses conseils et Intendant de la Justice police et finance en La nouvelle France, isles de terre Neufve et Acadie, Avons commis et commettons, par ces présentés philipe Gauthier sieur de Comporté pour faire la recepte du droit du dix pour cent qui sera levé sur les marchandises qui arriveront cette année a La charge d’en tenir Bon et lidcl registre, et d’en rendre compte a qui il sera ordonné, Le Sieur de St.Lusson pour tenir le controlle de toutes les marchandas qui seront deschargées et autres choses sujettes au dix pour cent Le sieur Nolan et françois I >el let on t ai ne pour faire descharger Les dites marchandises, en tenir un bordereau exact veiller a ce qu’il n’en soit point enlevé secrettement sans nos ordres et sans avo r déclaration, De faire leur'donnons pouvoir, me sine de taire ouvrir les ballots et coffres sil en est Besoin en tenant un iidel registre.En tesmoing Dequoy nous avons signé les présentés et apposé le cachet de nos armes.Donné à quebek le vingt.e Juillet gby.c soixante et dix signé Bouteroue et plus bas par Mon dit Seigneur L'Intendant Bouclier avec paraphe, Scellé en Cire Rouge des armes du seigneur Intendant.Collationné sur loriginal en papier par moy Pierre Duquel Nore Royal en la nouvelle france resident a Quebec Le vingt huit octobre gby.c soixante seize ce Requérant Philippes Gaulthier Escuyer Sieur de Comporté, auquel j’av à l’instant rendu le d.original.I )uquet Jacques Duchesneau chevalier seigneur de La Dous-smieie Et D ambrault, conseiller du Rov en ses conseils destat Et privée, Intendant de la Justice police Et finance en Canada Acadie Terreneuve Et autres pays de la I îance septentrionalle Certifiions a tous qu’il apartien-dia que Me I ierre Duquel qui a collationne La Commission cy desus est notaire Royal de cette ville de Quebec en La nouvelle france, et que toy est adjoustée aux ac- tes qu'il passe, en tesmoing dequoy nous avons signé Le present Certificat Kl fait signer par nostre secretaire Et apposer Le sceau de nos armes, fait a Quebec Le, XXV octobre 1670.I HtChesneau Par Monseigneur Ridiez (1).LE J’RKM 1 KR 'l'ETU CANADIEN Né dans la paroisse de Vigna, évêché de Saint-Malo, du mariage de Grégoire Têtu et Jeanne Lebranchu, Félix Têtu s’embarqua au printemps de 1754 dans un navire qui venait faire la pêche à Gaspé.Têtu, la saison de pêche terminée, vint à la Pointe-à-la-Caille — aujourd’hui Montmagny — où il s’établit.Pendant quatorze ou quinze ans.Têtu continua à se rendre à Gaspé tous les étés pour y faire la pêche à la morue.A l’automne, il remontait à la Pointe-à-la-Caille où il passait la saison rigoureuse.En 1759, Têtu lit partie des milices canadiennes et se rendit à Pile aux Noix, sous le commandement de M.de Bourlamaque.Le 11 avril 17(38, Félix Têtu épousait Marie-Madeleine Vallée, veuve de Louis Bélanger, et s’établissait définitivement à la Pointe-à-la-Caille.La veuve Bélanger avait un peu de bien, et Têtu qui était travailleur, habile en affaires et expérimenté, ne tarda pas à augmenter la fortune commune.Il devint même un des propritéaires du fief Saint-Luc, qui avait 2t arpents de front sur 84 de profondeur.M.Têtu décéda à Saint-Thomas-de-Montmagny le 11 mai 1813, à l’âge de 78 ans.De son mariage avec Marie-Madeleine Vallée, veuve Louis Bélanger, il avait eu sept enfants qui furent les souches des belles familles Têtu de .Saint-Thonias-de-Montmagny et de la Rivière-Ouelle (2).(1) Archives tie Ja province tie Québec.(2) Notes extraites de l’Histoire des familles Têtu, Bonenfant, Dionne et Perrault de Mgr Henri Têtu. — 127 — LETTRE DU CHEVALIER BOUCHER DE 1 \ RRUERE A L’HONORABLE M.LOUIS RE SALABERRY Boucherville, ce 4 septembre 1800.Monsieur et cher ami, J ai reçu la lettre que vous m'avez fait l’honneur de meciiie.Rien ne ni est plus précieux que les témoignages si dm aides de votre amitié où je ne suis pas surpris que chaque ligne où je porte mes yeux ne trouve que chose agréable et satisfaisante, pour moi connaissant ce coeur si généreux pour vos amis.Nous avons eu le plaisir de voir ce cher Maurice une journée et demie chez nous.Cela lia pas dépendu de nous de le garder plus lontems.C etoit une joye dans la maison de posséder un enfant de nos meilleures amies.Il nous a promis qu'il reviendroit sitôt qu'il pourroit.Vous avons etc sensibles aux pertes que vous avez éprou-vees de ce malheureux coup de vent qui a emporté vos batimcns
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