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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1928-03, Collections de BAnQ.

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LE BELLET IX DES ItECIIEIlCIIES II ISTOIÜOl ES VOL.XXXIV LEVIS MARS 1928 Xo 3 X( )TF,S SIR I > I X IS RIVKR1N (Suite) Scifjncur !c /wli ¦ r/ç Matane I ,e 20 septembre 1702, Marie Marsollet, veuve «le Mathieu Damours des Chauffours, vendait à Jean Morin dit Ducharme, Jacques Morin di: !>nsccour ; Jac-(|ites M >rin dit lîeauséjnur, frères habitants de la l’aie des Chaleurs, la moitié du lief et seigneurie de Matane pour la somme de six cents livres.L’acte de vente en question fut regu le même jour par le notaire Florent de la Cetière.Le même jour, 20 septembre 1702, les dits Jean Morin dit Bonsecours et Jacques Morin dit Beauséjour comparaissaient devant le même notaire Florent de la Cetière et déclaraient qu’ils n’avaient fait l’achat de la moitié de la seigneurie de Matane “que pour faire plaisir au sieur Denis Riverin ” et, en conséquence, se démettaient du dit achat en faveur du dit sieur Riverin lequel devait demeurer le vrai propriétaire et acquéreur de la moitié de seigneurie achetée par eux.Le 25 septembre 1702, Denis Riverin formait une société avec Augustin Le Gardeur de Courtemanche, capitaine d’une compagnie des troupes du détachement de la marine, pour l’exploitation de la seigneurie de Matane. — 130 On trouvera tous les renseignements sur les conditions de cette société dans un acte de Florent de la Ce-tière du 25 septembre 1702.La société formée entre Denis Riverin et Augustin Le Gardeur de Courtemanche n'ayant pas produit les fruits que les associés en attendaient, le 9 novembre 1708.M.Denis Riverin, représenté par Charles Macart et Augustin Le Gardeur de Courtemanche, remettait la seigneurie de Matane à Marie Marsollet, veuve de Mathieu Damours.On trouvera tous les renseignements sur cette transaction dans un acte du notaire Louis Chambalon du 9 novembre 1708.Dclâguê en France Kn 1702, M.Riverin était délégué en France pour surveiller les intérêts des habitants au sujet du commerce du castor.Il y resta jusqu'à sa mort.Mémoire sur l’état des affaires de la colonie du Canada Le 18 février 1703, M.Riverin présentait au comte de Pontchartrain son premier mémoire en sa qualité de délégué du commerce de la colonie de la Nouvelle-France.Il terminait ainsi ce mémoire trop long pour être publié ici : " Par le commerce on fournira au pays de très beaux mâts et en telle quantité que Sa Majesté pourra désirer, des bordages, des planches, des bois de construction, du lirai, du goldron, des chanvres ; on pourra même construire des vaisseaux sur les lieux, on y trouvera des blés, des farines, des pois et d'autres légumes en abondance, des huiles de baleine, de marsouins, de veaux marins et de morue.On y fait la pêche des morues, des saumons, des harengs et des anguilles ; on y trouve des cuirs de marsouins et des veaux marins, outre ceux des boeufs ; on y fera dans la suite des laines et on y découvrira des mines.Tous ces effets et plusieurs autres qu'il — 131 — serait trop long de détailler joints aux castors, orignaux, martres, loutres et autres pelleteries dont il y aura toujours une très grande quantité feront avec un^ peu de temps la matière d’un grand commerce que la France a jusqu’à présent été obligée de faire en partie chez les étrangers ( 1 )." Mémoire sur les eout/és de foire la Imite de pelleteries ihc les notions sauvai/es de Canada Deux mois plus tard, le 12 avril 1703.M- kivoin présentait un autre mémoire à M.de Pontcliartrain sut les congés de faire la traite de pelleteries chez les nations sauvages de Canada.Ce mémoire se trouve également aux Archives du Canada, à Ottawa, et aux Archives de la province de Québec.Une réponse du sieur de Lino Aux Archives du Canada, à Ottawa, et aux Archives de la province de Québec on a copie d’un long mémoire de M.de Lino intitulé - Responce du sieur de Lino, conseiller au Conseil Souverain de ce pays, ci-devant député de la colonie, en France, au mémoire envoyé par M.Riverin, aussy conseiller au Conseil Souverain, présentement député pour la dite colonie en France, qui commence par vente des castors de 1/00, LOI, l/( _ et 1703 tant en France qu’en Hollande." Raisons du mouvais étal des affaires de la eolonie du ( auoda Le 27 janvier 1703, M.Riverin soumettait un autre mémoire au ministre qu'il intitulait Raisons du mauvais état des affaires de la colonie du Canada." Pour lui il y avait cinq principales raisons du mauvais état des affaires : < 11 Ce mémoire «le M.Riverin se trouve aux Archives «lu Canada.(>) — Né en 1636, il fut interprète des Iroquois, plutôt dans la région de Québec.\ enu pro bâillement au pavs avec sa femme, .Marguerite baye, il vécut dans File d'Orléans, à partir de 1669.Nous ne lui vovons aucun lien de parenté avec cet autre François Dumas, qui, en était âgé de 18 ans et à 1 em- ploi de Nicolas Gode, comme tailleur de pierre.Jean Oucnet ( 107(1) — Originaire de Rouen, il épouse, à Montréal.Ktiennette i ieurtebise, en 1675 et convole eu j7 [8 avec Françoise Cuillerier, veuve de Joseph Trottier des Ruisseaux, seigneur de File Perrot.Quenet servit d'interprète, au tribunal de Montréal, le 14 octobre 1676.Maître chapelier de profession, il devint inspecteur du castor pour la compagnie Oudiette qui posséda un droit sur certaines fourrures jusqu’en 1700.Par la suite, Quenet fut promu contrôleur des fermes du roi.dans le gouvernement de Montréal.Une langue de terre qui s’avance dans le lac Saint-Louis, non loin du village de la Pointe-Claire, a longtemps porté le nom de Pointc-à-Quenct.Nous en avons parlé an sujet de la légende des soldats fantômes, parue dans le Bulletin de 19.27.p.45 j.Couc dit Laideur ( 1P77) —Originaire de Cognac, il était soldat lorsqu'il épousa une Mgi.mquine, aux l'rois-Ri-vières, en 1657.Couc apprit les langues sauvages assez tôt, puisqu’il fut interprète aux Trois-Rivières vers 1650.A Montréal, il ligure en cette qualité, dans un procès qui occupa le tribunal, le iP août 1P77.Ses enfants vécurent plus avec les aborigènes qu’avec les Français.Deux de ses fils Louis et Michel épousèrent des sauvagesses.On dit que Nicolas Montour, (pii fut seigneur delà Pointe Mu-lac, descendait de Couc.Cependant, ou ne peut oublier qu’il y avait jadis à Yaniachichc et à la Pointe-du- -HS- lac une famille Delpée .104. 150 — la tu re de New-York lui accordait le privilège exclusif de la pèche aux marsouins pendant dix ans (B.IC II., 1918, p.J/O- ., C’est probablement le premier montréalais, sinon le premier Canadien français qui obtint un privilège industriel de nos voisins d’Amérique.Un acte de Danré de lUanzv, du 8 juillet 1743, nous apprend qu’alors, Louis-Hector était l’époux d’Ester Bridge.Sans doute, il s’était marié en ta Nouvelle-Angleterre.E11 1756, il était à Montréal et ce fut ce Piot de Langloi-serie qui servit d’interprète au cours du long et extraordinaire procès de Stobo et de Van Braam, les fameux otages du fort Xécessité où George Washington avait dû capituler devant Coulon de Yilliers.I.onis Davclux dit I.arose (1756-58) — h ils de Jean-1 baril Daveluy et de Marie-Françoise French, il fut baptisé à .Montréal, le 16 août 1730.Avant appris l’anglais de sa mère, probablement, il fut interprète en cette langue, notamment dans le procès (pie subirent à Montréal, le 23 mai 1757, deux saxons, nommés Hall et Aguesson (Hogson ?) A la fin du 18e siècle la traite avec les nations sauvages prit un essor tel qu’il fallut établir des comptoirs en diverses parties du continent.A ces comptoirs se forma une langue curieuse, le Chinouk.D’après Joseph Tassé, auteur des Canadiens de l’Ouest (11,285) Ie dialecte Chinouk fut un patois commercial, “en grande partie composé de mots français sauvaijiscs.fl avait été inventé par nos voyageurs, et les traiteurs canadiens, anglais.écossais et sauvages le parlèrent couramment dans l'Ouest,” jusqu’au XIX siècle (1).Par ce détail, eu marge de notre article, nous fermons cette première nomenclature des interprètes qui figurent dans les archives judiciaires de Montréal, avant 1760.E.-Z.Massicotte (Il !,«• Chinouk ôtnit analogue ii ce Pidgin English qui de nos jours est parlé 1*11 Chine, pur les coinmerrnnls et les Orientaux. — 151 — LA FAMILLE PRUD'HOMME Première génération — Honorable homme Louis Prud'homme Louis Prud’homme est le premier Français de cette famille qui fit souche en Canada.II était fils de Claude Prud’homme et d'Isabelle Aliomet.Il fut baptisé en 1608 à Pomponne.proche de Lagny sur Marne, île de France.De fait, Pomponne et Lagny ne semblent former qu’une seule ville et ne sont séparées que par une grande route.En quel!: arriva-t-il en Canada?On y constate sa présence en 11141.D après une tradition conservée dans la famille, Louis Prud’homme arriva au Canada en même temps que Pierre Gadois.Or Pierre Gadois était fixé à Sillery en 1O41 et certains écrivains prétendent qu’il était arrivé en Canada en 1636 Quoi qu’il en soit de ces renseignements, il n’y a aucun doute que Louis Prud’homme s'établit au Canada pas plus tard qu’en 1641 et peut-être quelques années avant.En 1650, il fit un voyage en France pour régler des affaires de succession et recevoir sa part d’héritage.11 revint à Montréal avant le 10 septembre 1650.En effet, à cette don nière date, il donna témoignage à Montréal dans une cause en séparation de corps et de biens, intentée par une femme contre son mari émigré en Canada.Durant son séjour en France en ity^o, il rencontra à La Flèche, en Anjou.Louise de Lisle qui s'informa de son mari.Michel Chauvin, émigré au Canada.Il lui apprit que son mari volage s’était remarié en Canada depuis 5 ans.Le 30 novembre 1650.il épousa, à Montréal, Roberte Gadois, fille de Pierre Gadois et de Louise Manger.Leur contrat de mariage fut passé le 22 octobre 1650 devant le notaire Jean de Saint-Père et porte les signatures suivantes: Louys Prud-homme, P.Gadoys N.G.(avec paraphe), Charles Dailleboust, Jeanne Mance, Paul de Chomedey, Gilbert Barbier, Lambert Closse, J.de Saint-Père.Dans ce contrat, M.de Maisonneuve accorde une concession de terre aux futurs époux (Société Royale du Canada.1914, p.218.Mémoire préparé par E.-Z.Massicotte) et le sieur Gadois donne à sa fille outre la somme de 500 li- vres un lit complet, 50 aunes de toile, une vache avec son veau, 6 plats, 6 assiettes et un pot d'étain.C’était en ce temps la un mariage aristocratique et la dot était considérée connue très élevée.A cette époque il fallait un grand courage pour se fixer sur une terre.11 ne se passait pas de jour sans que les colons fussent attaqués par les Iroquois.L’île en était infestée.Les colons ne se rendaient sur leur ferme que par groupe bien armés, fendant que les autres semaient ou récoltaient, 1 un deux, le lusil au bras, faisait bonne garde.X empêche pas que souvent ils étaient attaqués et étaient obligés de se réfugier au fort.Combien > -a-t-il de familles canadiennes dont 1 un des ancêtres n'a pas été scalpé par ces fé-1 '’Ces guerriers?Très peu.Chaque maison était garnie de' meurtrières et une ordonnance défendait aux habitants de Montreal de sortir de leur maison ou d’ouvrir leur porte, après le coucher du soleil.On rapporte qu’au printemps de Jé>53.un bateau fut envoyé de Québec de bonne heure au printemps, pour constater s’il restait encore quelqu’un à Montréal, après le-; attaques de tous les jours, de la part des Iroquois.Le bateau demeura à une distance respectueuse du tort.La garnison le prit pour un bateau iroquois.Les Français de Québec, n'apercevant aucun signe de vie ou de reconnaissance, venir du fort, retournèrent à Québec et annoncèrent qu’il ne restait plus un seul Français dans File.Ce ne fut qu’un mois après qu’ils constatèrent leur erreur.Ce passage n’a pas besoin de commentaires.Nos pieux ancêtres sachant que la mort pouvait les frapper à chaque instant, vivaient comme des religieux, communiaient toutes les semaines, se tenant toujours prêts à paraître devant Dieu.Plaise à Dieu que nous imitions ce bel exemple.Deux ans après son mariage, Louis Prud’homme eut occasion de donner une preuve bien éclatante de son sang-froid et de sa valeur, dans une rencontre où il sauva la vie du major Closse, lieutenant de Chomedy de Maisonneuve, premier gouverneur et fondateur de Montréal.Le 14 octobre 1652, le major Closse commandait a Montréal, en l’absence de M.de Maisonneuve.Les chiens annoncèrent comme d’habitude la présence d’Iroquois.Closse partit avec un groupe 24 hommes; Louis Prud’homme en faisait partie.Un nommé Raston envoyé en éclaireur — 153 — lut sui pi is par ces sauvages et obligé de se réfugier dans une chétive maison de terre.Ias 11oquois étaient au nombre de joo.Fis essayèrent de cerner Closse et ses hommes et de les empêcher de se réfugier dans cette cabane.“ Un brave habitant Louis Prud’homme, voyant le danger, ou s était jeté llaston cria au major de se tenir sur ses gardes.Gosse tournant la tête, vit les Iroquois environner la maison et sa troupe.Il donna l’ordre aussitôt de forcer le passage et de se jeter dans la masure.Cette rencontre eut lieu près de l’église de Notre-Dame de Pitié (dans le jardin attenant).Ce fut leur salut.Ils tuèrent 50 Iroquois et remportèrent une brillante victoire.La milice canadienne fut organisée en 1663.Klle se composait de _>o escouades comprenant chacune un caporal et (> soldats.Louis Prud’homme commença par être caporal de la 1 -ième escouade.On trouve dans cette milice le nom de plusieurs Gadois et Jean Gervaise.Louis Prud'homme fut le premier capitaine de milice à Montréal (Tàriguav, ver ho I 1 ud homme).Cette milice servait a protéger les coions contre les Iroquois.Ce fut le commencement de cette héroïque milice canadienne, la gloire de notre race, qui sous d’Iberville écrasa la nation iroquoise et remplit d’épouvante la Nouvelle-Angleterre.Ce lut encore la vaillante milice canadienne qui, a Oswego, remporta la victoire, et qui sur les Plaines d Abraham fut la dernière à quitter le champ de bataille.Le 2 mars 1664, Louis Prud’homme fut élu juge de Police.La cour se composait de 5 juges dont Louis Prud'homme était le senior.Voici le procès-verbal de cette élection ( Vilfeutarie, par Paul Dupuy, p.159) : "Le 15 février 1664, M.de Maisonneuve ordonne aux habitants de Villemarie de s’assembler au lieu dit Le Ilan*-gard pour y élire 5 Notables dont 4 réunis pourraient juger toutes les matières concernant la police.Ces juges devaient tenir leurs assemblées tous les lundis et M.d’Aillcboust des Musseaux, juge ordinaire de l'île, était chargé d’exécuter les jugements rendus par eux.L’assemblée du Ilangard eut lieu le dimanche, 2 mars 1664 et les 5 Notables habitants élus juges de police furent Louis Prud’homme, Jacques Le Moyne, frère de Charles: Gabriel Le Sel dit Leclos.Jacques Picot dit Labrie et Jean Leduc.Tous les 5 acceptèrent et — 154 prêtèrent serment devant M.d’Ailleboust des Musseaux juge civil et criminel de la terre seigneuriale, et devant J.-Bte Mi-geon, procureur fiscal des seigneurs, avocat au l’arlement de Paris.” Le 15 avril 1667, M.d’Ailleboust, pour punir un individu qui avait volé 13 minots de blé à Montréal, s adjoignit comme assesseurs de la justice six des hommes les plus capables et les plus recommandables du pays, parmi lesquels se trouve Louis Prud'homme.Les ayant assemblés en la chambre de justice, établie au château de Montréal, il condamna de leur avis-commun, le voleur à 3 ans de galère de ce pays, à être marqué d’une fleur de lys aux armes du roi, à une amende de 60 livres envers la partie civile et 25 livres envers les seigneurs.On rapporte que pendant un hiver, l’honorable Louis Prud’homme, en sa qualité de premier capitaine et peut-être aussi de juge de police, fut appelé à remplacer le gouverneur de Montréal, qui était probablement M.d’Ailleboust.Pendant qu’il agissait comme gouverneur intérimaire de Montréal il donna une réception au château à la garnison et aux principaux de Villemarie.Le château de Montréal se trouvait près du marché Bonsecours, probablement à l’endroit occupé aujourd’hui par le château Ramezay.La résidence de Louis Prud’homme était au carré Chaboillez.Il possédait là une grande ferme qui s’étendait jusqu’à la côte des Neiges.Le 25 août 1662, Louis Prud’homme reçut une nouvelle concession de terre de 12 arpents du côté de la Moji-tagne.Une petite rivière traversait sa terre, à l’endroit même où sc trouve la gare Bonaventure.11 y eut un pont à l’endroit «m’occupe cette gare qui porta longtemps le nom de “Pont de Prud’homme.” Le colonel J.-M.Prud’homme a passé sur ce pont plusieurs fois dans sa jeunesse.La résidence de Louis Prud’homme était du côté sud de la rue Notre-Dame (carré Chaboillez) à l’endroit précis occupé par un magasin en pierre dans lequel M.Charles Rodier, fils de l'honorable C.-S.Rodier, tint une épicerie de gros, en société avec un M.Smith.Cette maison était entourée d’une palissade en pieux debout et sa maison était percée de plusieurs meurtrières, pour se protéger contre les Iroquois. — 155 — Le 21 novembre 1657, Louis Prud'homme fut élu mar-guillier avec Jean Gervais et Gilbert Barbier.Voici le procès-verbal de cette élection: “Le 31 novembre 1657, jour de la Présentation Notre-Dame, les habitants de Montréal se sont assemblés pour procéder à l’eslection des marguilliers de la paroisse du dit lieu et à la pluralité de leurs voix ont esté esleu les sieurs Louis Prud’homme, Jean Gervais et Giles Barbier et ce en la présence de Mre Gabriel Souart Prêtre curé de la dite paroisse, et de Monsieur de Maisonneuve, Gouverneur du (lit lieu, Signé Basset Greffier.” Ce Jean Gervaise devait être le père de Cécile Gervaise qui épousa F.-X.Prud’homme, le fils de Louis Prud’homme.Ces trois colons s’étaient toujours fait remarquer par leur piété, leurs mérites et leur zèle pour le bien de la colonie.Ils furent les premiers marguilliers de l’église de Notre-Dame-de-Montréal.Louis Prud’homme mourut à Montréal le 2 juillet 1671.Il eut sept enfants savoir : François-Xavier, Paul, Marguerite, Pierre, Catherine, baptisée le 26 mars 166 r, Elizabeth, baptisée le 21 septembre 1663 et Jeanne.Monseigneur Prud’homme se rattache à la lignée de François-Xavier, le fils aîné de Louis Prud’homme.Encore un mot avant de quitter la première souche de cette famille en Canada.Le titre d’honorable donné à Louis Prud’homme, tout en comportant un brevet de haute estime pour ce colon n’impliquait pas alors la signification plus étendue qu’on lui a donnée depuis.Louis Prud’homme fut surtout honorable par la noblesse de son caractère, sa tendre piété et son attachement à sa patrie adoptive.Doué d’un esprit éclairé et d’un grand sens pratique, il assista au berceau de Villemarie.Appelé par le choix de ses concitoyens et de M.de Maisonneuve à remplir des postes importants, il s’en acquitta à la satisfaction de tous.Cet homme de bien jouit de l’estime et de la confiance de toute la colonie jusqu’à sa mort.Avant de relater la vie de son fils François-Xavier, il convient de donner quelques notes sur la famille de Roberte Gadois, la première ancêtre maternelle au Canada. 156 — Pierre Gadois Pierre Gadois.beau-père de Louis Prud'homme, naquit en 1594 à Saint-Martin d’Igé, évêché de Séez, en Perche.Il épousa en 16.25 Louise Mander, née en 1598 à St.Martin du vieil\ lïellcsme.Perche.Il arriva au Canada en même temps que Louis Prud’homme.Son nom apparaît dans des actes publiés des 1641.Il se fixa tout d’abord à Sillerv et se rendit à Yilletnarie au printemps de 1642.Il retourna à Québec en 1644 et son man apparait à un contrat comme témoin.(Bulletin des P.II., mars 1909, p.86; Mémoire S.P.C.1905, pp.106-108).Il revint a \ illemarie où il se fixa parmanenmient et eut l’honneur d’être le premier habitant de Pile de Montréal.La superücic des terres concédées à Yilletnarie était généralement de 30 arpents, mais la plupart des premiers co-Lnm augmentèrent par la suite le domaine de leur propriété d in.tiers ou du doitb l e prix de vente était pour tous de trois deniers (un liard) de censive par arpent, payable annuellement.Au début de la colonie, M.de Maisonneuve rédigeait lui-même les contrats de vente.Voici la formule dont il se sert dans l’acte de concession à Pierre Gadois en date du 4 janvier 1648: Nous Paul de Chotnedy, Lscuver Sieur de Maisonneuve, gouverneur de l’isle de Montréal et terres qui en dépendent soubsigné, suyvant les ordres que nous avons reçues de Messieurs les Associés pour la conversion des sauvages de la Nouvelle-France en la ditte isle de Montréal et Seigneurs d’icelle, afin de donner et despartir les terres et héritages contenus en la ditte isle à ceux lesquels auraient affection de s’y établir et y faire leur demeure ordinaire, afin par ce moyen de procurer l’estendue de la foy dans le pays suyvant la prière qui nous a esté faitte par Pierre Gadois.” M.E.-Z.Massicotte dans une note publiée dans le Bulle-iin des R.H., août 1927» P- 4^5* nous donne les détails suivants sur cette première concession sous la rubrique “Les noms des rues à Montréal.” “ Environ six ans après la fondation de Montréal, M.de Maisonneuve reçut ordre de concéder des terres, et Pierre — 157 — Gadois fut aussitôt favorisé.Voilà pourquoi l’histoire lui accorde le titre honorable de “premier habitant de Montréal.” Son contrat de concession date du 4 janvier 1648, et c’est le plus ancien acte notarié des archives de Montréal.“La terre concédée au sieur Pierre Gadbois avait 360 pieds de front par 3600 pieds de profondeur.De nos jours, elle occuperait l’espace compris entre la rue Saint-Paul au sud et la rue Ontario au nord ; entre la rue McGill à l’ouest et la rue Saint-Pierre à l’est.Cette rue, on le sait, fut tracée en 1672 par l’abbé Dollier de Casson et Benigne Basset, arpenteur-notaire, et comme elle occupait une lisière de la terre de Pierre Gadois, nous soumettons que ce fut pour cela qu’elle reçut le nom de Saint-Pierre.“Après le décès du pionnier Gadois, son bien-fonds passa à" ses enfants, et il fut morcelé assez rapidement.Des emplacements furent vendus le long de la rue Saint-Pierre, puis le long de la rue Notre-Dame.En 1692, et après, les l’P.Récollets acquirent plusieurs de ces lopins pour en former un rectangle assez vaste où ils eurent couvent, chapelle et jardin.“Sous le régime anglais, après le décès des derniers Récollets, les autorités anglaises s’emparèrent de l’immeuble et, en 1818, elles l’échangèrent pour File Sainte-Hélène, propriété de l’honorable Charles Wm Grant, époux de la dernière baronne Le Moyne de Longeuil.“ L’honorable M.Grant lit subdiviser le terrain et tracer trois rues auxquelles il donna les noms appropriés de Sainte-Hélène, Récollets et Le Moyne.’’ Soeur Bourgeois dit que Pierre Gadois fut le premier servant de messe à Villemarie ( Bulletin des k.H., juillet 1926, p.408).Nicolas Godé Nicolas Godé avait épousé en 1625 Françoise Gadois, soeur dé Lierre Gadois.Il était né en 1583 dans la province du Perche.Soti nom est mentionné dans le recensement de Montréal en 1641.Il arriva cette année-là, accompagné de son épouse Françoise Gadois, François Godé et Mathurine Godé.Cette famille normande était originaire de Saint-Martin l’Igé, évêché de Séez.Nicolas Godé par sa fille est l’un — 158 — des ancêtres des Le Moyne de Montigny.En effet, Mathurine Godé épousa en secondes noces le 12 novembre 1659 Jacques Le Moyne.Ce fut sans doute lui (Nicolas Godé) qui attira à Montréal Pierre Gadois fixé à Québec depuis 1636 au moins.(Mémoire Société R.C.1882 p.100).Jean de Saint-Père Mathurine Godé épousa le 25 septembre 1651 à Montréal Jean de Saint-Père, premier notaire de Montréal.Saint-Père était né en 1618 à Donnell en Gatinois.11 arriva au Canada avant 1647.Le 25 octobre 1657, il fut tué avec Nicolas Godé par les Iroquois.Voici les détails de cette mort tragique tel que consignés par Paul Dupuy dans son étude sur Villemarie : ’ “Au mois d’octobre 1657, un brave colon de la pointe Saint-Charles, Nicolas Godé, construisait sa maison aidé de son gendre Jean de Saint-Père, et de son serviteur Jacques Noël lorsqu’une trentaine d’Iroquois se présentèrent.Les colons les reçurent en amis, leur donnèrent à manger et n’ayant aucun soupçon, montèrent sur le toit pour continuer leur travail.T,es Iroquois tirèrent alors sur eux leurs arquebuses et cette décharge les tua tous.Puis pour rapporter des trophées dans leur tribu, ils arrachèrent la peau de la tête de Nicolas Gode et de Jacques Noël et tranchèrent la tête de Jean de Saint-Père, afin de pouvoir emporter avec eux sa belle chevelure.” Jean de Saint-Père appartenait à la noblesse.Ses armes étaient d’azur à trois fusées d’or, posées en fasces l’une sur l’autre (Tanguay IX).Avant de continuer la chaîne de sa descendance, il convient de dire un mot de Pierre, son grand-oncle.Tout ce que nous savons des autres enfants de l’honorable Louis Prud’homme, c’est que Paul entra au séminaire de Québec et se destina à la médecine.Elizabeth épousa, en 1683, à Montréal, Jacques Cauchois.Jacques Cauchois arrivait alors du golfe du Mexique, où il avait accompagné la Salle et Tonty dans leur fameuse expédition {Les Tonty, p.10, par B.Suite). — 159 — Pierre Prud'homme.Pierre Prud’homme naquit le 24 mars 1658.11 était le quatrième enfant de l’honorable Louis Prud’homme et de Roberte Gadois.11 partit en 1678 avec Cavelier de la Salle.Tonty, son lieutenant, lé P.Noble, Récollet, Jacques liourdon, sieur d’Autray, André Hénault et Nicolas de la Salle fils de Cavelier.Ce fut l’expédition du Mississipi ]b/8-i683.L’expédition comprenait 23 blancs, 17 sauvages et 10 sauvagesses.Un jour en février 1082, Pierre Prud'homme, qui n’avait jamais chassé, eut envie de le faire.Il dit en partant: “C’est pour le coup que je vais faire parler de moi.” 11 y réussit mais d’une façon bien différente de ce qu il se proposait.M.de la Salle lui recommanda de ne pas trop s’écarter.Le soir, il 11e revint pas.Après l’avoir vainement attendu pendant huit jours, la Salle résolut de descendre le lleuve jusqu’à trois lieues du fort.C’était le 24 février 1682.On trouva le feu d’où il venait de partir.Ils le rencontrèrent sur un cajeu qu’il s'était construit pour descendre le fleuve et rejoindre les canots de la Salle.11 raconta qu’il s’était égaré et qu’il y avait 10 jours qu’il n’avait rien mangé.Le fort où la Salle s’était arrêté, fut appelé depuis “Fort Phud’homme.” 11 fut toujours attaché à Tonty et fit partie de toutes les expéditions de ce dernier chez les Taensas.Pierre Prud’homme reçut de la Salle une concession de terre au fort St-Louis dans la Lousiana ( Villeviarie, p.LXI).Au retour, la Salle fut obligé de rester quelque temps au fort Prud’homme où il fut bien malade.Jean Michel, chirurgien, lui prodigua ses soins et le saigna a ce fort.Le fort Prud -homme se trouvait sur la rive sud du Mississipi, un peu plus haut que l'endroit où la rivière Ohio ( Pelle-Rivière) tombe dans le Mississipi (The aboriginal of America 1906-191T Minnesota Historical Society, 1911, p.27).Kn 1700, il portait encore le nom de “ Fort Prud'homme” maison lui substitua ensuite celui de “ fort aux Lco- y y res .Pierre Prud’homme revint en Canada en 1683 et se maria, le 8 février 1688, à Anne Chasle.11 était armurier de son métier.11 eut huit enfants: Marie-Anne, Elisabeth, Louis baptisé le 18 décembre 1692, un autre Louis, mort âgé d'un mois, Marie-Catherine, Marie-Josette, Louise, religieuse hospitalière dite Saint-Michel, et Cécile, religieuse dite Saint-Pierre C.X.I).Louis, le troisième entant né de ce mariage, devint propriétaire en 1746 d’une maison a la Cote-des-Xeiges qui a été le sujet de bien des techerehes et d études sérieuses.Cette maison passa de Lotus 1 1 ud homme a I honorable colonel de Longueui! seigneur de Soulangies.Le chevalier de Bonne de Lesdiguières avait épousé la fille de ce Louis Prud’homme.Le chevalier de Lesdiguières fut tué au siège de Québec en 1759 et sa veuve ipousa en secondes noces l’honorable seigneur de Longueuil.On trouve sur cette maison, une inscription dont le sens, jus-pu a présent, nous échappe.Le />iillctm des Recherches Historiques, décembre 1924, !’• 4^3, a publié une étude sous le titre "Une inscription énigmatique qui jette néanmoins quelque jour sur ce sujet intéressant.I-h u.xicmc génération—hranç ois-Xavier Priai homme Il était le tils aîné de 1 honorable Louis Prud’homme et de Roberte Gadois.11 lut baptisé à Montréal le 2 décembre et épousa Cécile Gervaise le 20 novembre 1684.De ce mariage naquirent dix enfants: François, baptisé le 8 décembre 1685; Jean-Baptiste, baptisé le 14 février 1687, marié à Marie-Anne Maurain; Cécile bajjtisée le 25 février 1689; C11-negonde, baptisée le 26 décembre 1690; Marguerite, baptisée c 31 janvier P >93 ; Marie, baj)tisée le 31 janvier 1695- Jeanne, baptisée le 2 avril 1697; Marie-Anne, baptisée le'^o jan vier i(>99 et decedée le 3 février suivant ; Marie-Anne baptisée le 27 décembre 1699; Elizabeth, baptisée le 24 janvier 1704.^ h rançois-Xavier Prud’homme se livra toute sa vie à la culture de 1 héritage paternel.1 Gqnes une tradition de famille, il demeura constamment attache a sa ferme et acquit une grande aisance.Il fit partie de la milice canadienne et devint officier.Il mourut le 22 avril 1741.Cécile Gervaise était la fille de Jean Gervaise et d’Anne Archambault, de Ste-Geneviève, évêché d’Angers.Elle fut baptisée le 17 septembre 1671.Jean Gervaise arriva "en Canada en i(>53 et devint marchand, procureur fiscal et juge — 161 — intérimaire ( Bulletin des N.H., juillet 1926, p.411; Villc-mûrie, Paul Dupuy, LXI).Troisième fiéuératiou — l'rançois Brud'lwmme François Prud homme, fils amé de François-Xavier 1 1 ud homme et de Cécile ( icrvaise, fut baptisé le 8 décembre F>85.Le 17 novembre 1710 il épousa Marie-Anne Courreau.De ce mariage naquirent 11 enfants: François-Xavier, Marie, Joseph, Elisabeth, Françoise, Nicolas, Marie, Joseph, Marguerite, Cécile, Marie.Catherine et Michel-Amable.Monseigneur Prud’homme descend de Joseph, le troisième enfant.François Prud'homme fut officier dans la milice.Quatrième f/euâration — Joseph Prud'homme Joseph Prud'homme, troisième enfant de François Prud homme et de Marie- Anne Courreau, fut baptisé le 24 juillet 17 r t Le 4 novembre 1745- il épousa en secondes noces à la Longue-Pointe, Marie-Anne Juillet.Plaise Juillet, était le grand-père de Marie-Anne Juillet, du diocèse fl Avignon.Du mariage de Joseph Prud’homme avec Marie-Anne Juillet, naquirent 11 enfants: Joseph, Ma-rie-Amable.Marie-Anne, François, Michel-Amahle.Marie-Joseph, M a rie-Amable, Marie Louise, Marie-Marguerite, Joseph et Félicité.Marie-Amahle épousa le 29 décembre 1753 le célèbre capitaine Louis Coulon de Villiers surnommé le grand Milliers, qui battit Washington au fort Nécessité le 3 juillet ^54 et vengea la mort de son frère Jumonville.Trois ans après la mort de son mari, Mme de Villiers épousa le 15 septembre 1760 Michel Mongon de Garimeau seigneur de la Garde, capitaine au régiment de Berry (Bulletin des R.H., 1906, p.242).Tanguay, dans son Dictionnaire des familles canadiennes ne mentionne pas le nom de François parmi les enfants de Joseph Prud’homme.C’est une omission.De son premier mariage, Joseph Prud’homme n’eut qu’une fille.De son second mariage avec Marie-Anne Juillet il eut des enfants en 1746-1747.Vient ensuite une lacune de trois ans et puis il eut des enfants en -1750-1752, 1754, 1756, 1758.Or l’omission est entre 1747 et 1750.François Prud’- 162 — homme naquit en 1748 ou 1749.11 est plus probable que ce fut en 1748.Le lieutenant-colonel Prud’homme se rappelait que son grand-père s’appelait François et qu’il avait 11 à 12 ans en 1760, lorsque son père Joseph mourut des suites des misères endurées au siège de Québec.Donc François Prud’homme, quatrième enfant de Joseph Prud’homme et de Marie-Anne Biaise, doit prendre rang entre Marie-Anne, baptisée le 26 août J747 et Michel-Amable baptisé le 29 septembre 1750.11 dut naître entre août 1748 et août J749.Le contrat de mariage de François Prud'homme avec Marie-Jeanne Le-oour, fille de Louis Lecour, passé le 28 janvier 1775 devant Mtre Sanguinet, notaire public, mentionne que F’rançois Prud homme était le fils de feu Joseph Prud’homme et de Marie-Anne Juillet.La preuve est donc complète.Joseph Prud’homme commandait avec M.de Senezer-gues le centre ou la gauche de l’armée à la bataille d’Abraham dans laquelle les deux généraux Montcalm et Wolfe perdirent la vie (1759).Garneau dit que “la gauche composée des milices du gouvernement de Montréal au nombre de 8,450 hommes était sous le commandement de MM.Prud’homme et D’Herbin.Dans / Histoire des (jrandes familles françaises du Canada, pp.100 et 295, 1 auteur dit que le centre de l’armée était commandé par MM.Prud’homme et de Senezergues.Quoi qu’il en soit, il est certain qu’il était à la tête de la milice de Montréal, lors de cette célèbre bataille.Pour sa belle conduite, sur les plaines d’Abraham, un fusil d’honneur lui fut donné par le Roi de France.Ce fusil avait O pieds et 4 pouces de canon, avec une plaque en argent près de la garde.La monture était en noyer noir de France.La garniture en cuir était ornementée.Ce fusil devait toujours appartenir à l’aîné de la famille.11 fut volé en 1837, à la résidence de François-Michel Prud’homme qui en était le propriétaire.Ce dernier demeurait alors sur sa terre à Sainte-Philomène, comté de Chateauguay.Ce fusil tomba entre les mains des Anglais et des sauvages et la famille ne put jamais le retrouver.Joseph Prud’homme était colonel lors de la bataille des Plaines d’Abraham. — 163 — Dans un mémoire de la Société Royale du Canada, 1926, p.67, article “ Les origines des Cèdres, par l'abbé Elie-J.Auclair, ” on lit ce qui suit : “ Joseph-Dominique-Kminanuel Le Moyne de Lon-gueuil épousa le 6 mars 1770 Marie-Louise Prud’homme, veuve du chevalier Louis de Bonne de Lesdiguières (tué au siège de Québec en 1759).Elle était la fdle du colonel Prud’homme, commandant de la milice de Montréal au siège de Québec, et à la bataille de Sainte Foy.” D’après une tradition de famille, Joseph Prud'homme tomba malade pendant le siège de Montréal 1760, des suites de fatigues endurées au siège de Québec, aggravées par celui de Montréal.Le 8 septembre 1760, Montréal capitula et \ audreuil signa la reddition du pays au général Amherst.Peu de temps après, Joseph Prud’homme dut prendre le lit et dans les premiers jours de novembre, il tomba à l’agonie.Son fils François, qui avait alors 11 à 12 ans, s’en alla quérir un médecin.Il partit de la terre paternelle à Saint-Laurent et se rendit à Montréal, en courant pendant une partie du trajet.Les sentinelles anglaises, qui interceptaient partout, l’entrée et la sortie de Montréal, l’arrêtaient et le menaient de poste en poste, jusqu'à la ville.De retour, François perdit connaissance et fut frappé de pleurésie.Son père, Joseph Prud’homme, mourut sur ces entrefaites.Comme François était très faible, on lui cacha pendant quelques jours la mort de son père.Joseph Prud'homme mourut le 12 novembre 1760 à Saint-Laurent, près de Montréal.Cinquième génération — François Prud’homme.François Prud'homme, fils de Joseph Prud’homme et de Marie-Anne Juillet, naquit entre août 1748 et 1749.11 épousa Marie-Jeanne Lecour, le 28 janvier 1775.De ce mariage naquit François-Michel, ancêtre de Mgr Prud’homme.François Prud’homme, lors de l’invasion américaine en 1774, se battit en bas du village de La Prairie en face de Montréal.Cet endroit porte encore le nom de — 164 “ Bataille." C’est une concession.Il était lieutenant dans la milice.Il mourut sur sa terre à Saint-Laurent à l’âge d’environ 74 ans.Marie-Anne Juillet était la petite fille de Biaise Juillet, un des héros de 1(>U).Biaise Juillet dit Avignon était originaire de Saint-Agricole, diocèse d’Avignon.Il possédait une terre dans Maisonneuve, le 13 janvier 1648.La concession est en date du 17 novembre 1650.En février 1661, Marie-Anne Juillet épousa, probablement à Trois Rivières, Antoine de Liercourt.Biaise luillet était le seul compagnon de Dollard Desormeaux qui eut femme et enfant.Il se nova à Pile .Saint-Paul le 19 avril 1660 (Bulletin des R.//., mars iq_>7.p.180-181).Mgr Prud'homme est donc apparenté à Biaise Juillet, l’un des braves compagnons de Dollard.Sixième (jenération — Pnmçois Michel Prud'homme François-Michel Prud'homme, fils de François Prud’homme et de Marie-Jeanne Lecour, naquit vers 1789 à Saint-Laurent.Son contrat de mariage est en date du 24 janvier 1809 et est passé devant les notaires Sarault et Chaboillez.11 épousa Marguerite Giroux, fille d’André Giroux, de Saint-Laurent, et d’Amable Trottier, de Sainte-Geneviève.De ce mariage naquit Jean-Marie Prud’homme, le 9 janvier 1822 à Saint-Laurent.François-Michel Prud'homme eut sept enfants : Marie-Emelie qui épousa Pierre Rochon.2.François, qui épousa Antoinette Ouesnel, eut plusieurs enfants et mourut à Thurso, sur la rivière Ottawa.3.André Prud'homme, né en janvier 1811, décédé à Montréal en 1889.11 n’a laissé qu’un enfant du nom de François qui se maria et n’eut pas d’enfant.4.Marie-Marguerite décédée fille, à l'âge de 45 ans.5.Antoine-Cyriac, décédé à Sainte-Philomène en 1876 â l’âge de 61 ans.11 avait épousé Marguerite Reid et a laissé plusieurs enfants. 165 — 6.Julie-Geneviève, qui épousa Joseph Quesnel, demeura plusieurs années au village de Chateauguay et vint ensuite résider a Montréal où elle mourut.Hile a laissé plusieurs enfants.L'une de ses tilles devint supérieure générale d’une communauté à New-York.7.Jean-Marie Prud’homme — François Prud’homme eut de plus 5 autres enfants qui moururent en bas ôge.Il demeura tout d’abord à Saint Laurent.Vers 1827, il acheta une terre à Sainte-Philomène et vint y demeurer.Il mourut a Sainte-Philomène en mai 185*3 à l’âge de 70 ans.De 1811 à 1813, il fit partie de la milice et prit part à l’engagement de la Pointe-aux-Hrables.près de Cornwall, province d’( Intario.Il avait le grade d’enseigne (cad.2e lieutenant).Son capitaine était M.St-Ge >rges.Il demeura 3 ans dans la milice active et 20 ans dans la milice sédentaire.Quand il mourut il étais major.Sa piété était vraiment exemplaire.Il était très à l’aise et passait ses jours a prier et a faire le catéchisme aux enfants.Comme major un mai avait été planté sur sa terre située à environ 3 milles de l’église.Pendant le mois de Marie, les fidèles se réunissaient après le souper au pied de la croix et ce vénérable vieillard récitait le chalet et chantait des cantiques en l’honneur de la Sainte Vierge.A sa mort, le curé monta en chaire et lit son éloge funèbre.^ Septième génération — Jean-Marie Prud'homme H était fis de Michel Prud’homme et de Marguerite Giroux.Il naquit à Saint-Laurent le 9 janvier 1882.Il était le grand-père de Mgr Phud’homme.Il épousa en premières noces Marguerite Damours, fille de Louis Da-mours dit Potvin et de Charlotte Paquin, le 17 juin 1851.Marguerite Damours était née le 11 novembre 1829 à Sainte-Philomène, comté de Châteauguay.Elle mourut du typhus à Saint-Rémi le 29 novembre 1854 et fut inhumée dans la crypte sous la sacristie de l’église de Sainte-Philomène.De ce mariage sont nés, Jean-Marie, — 166 — Phiiorôme.ie v avril 1852 à Sainte-Philomène, et Louis-Arthur Prud'homme.1 31 novembre 1853 à Saint-Urbain.comte de Cha.auguay, et baptisé le lendemain par M.Urge! Archambault, curé de Saint-Urbain.Jean-Marie Pru .homme entra au collège de Montréal.a l'age de 10 ars.Après avoir terminé sa classe de versification, il -our "it d une maladie des poumons et dut se mettre au reps -.11 alla passer quelques mois chez son oncle.M.Giroux, curé de File Jésus, puis retourna chez son père à il - occupa des travaux de la ferme.Aprè- que -a -anté fut rétablie, il - enrôla dans le 37e escadron de cavalerie régulière et servit dans ce corps, deux ans et six moi-.Il fut successivement stationne a Montreal.Chatnblv et Halifax.L’uniforme était jaune avec gai n- et poignets doré-, et pantalon bleu.Chaque cavalier portait un long sabre, 2 pistolets et une carabine et recevait 820.00 par mois de salaire.L’escadron comprenait 15 hommes dont 11 étaient canadien- français.Ce corps avait été recruté en Canada et était sous les rt'""c'' établi au Ca- CP 11.B. — 171 — LETT N 1C DU MINISTRE A L’INTENDANT LEÇON (3 JUILLET 1713) (Suite et fin) Sa Majesté a bien voulu accorder pour cette dépense la somme de 30 M.livres que vous avés demande il en a esté employé 15000 1.sur l’état des charges de cette année et 15000 1.sur 1 état de la Marine je suis peisuade qu’il y aura du revenant bon sur cette somme parce que les 15 M.1.du domaine étant payés en lettres de change sur le fermier il est certain que 1 adjudication des Olivia-ges se fera à meilleur marché que si on payait le tout eu monnaye de carte, c’est ce qui doit attirer toute votie attention pour le faire au meilleur prix et avec plus d économie qui sera possible, vous aurés soin de m envoi ei le plan et l'état de la dépense.Vous trouverés cy joint un placet des oilers, de la prevosté de Montreal par lequel ils se plaignent qu oiw fait ôter le banc qu’ils avaient à 1 église de cette ville j 1-gnore par quels ordres ce banc a esté ôté mais il 11e me paraist pas qu’on ait eu de bonnes raisons pour le faite je vous prie de les examiner à fonds et de m en rendre compte avec votre avis, je suis bien aise de vous faire observer que la suppression de ce banc pourrait avillir le caractère des offers, de justice qu’il faut toujours maintenir sans cependt.leur donner une trop grande autorité.Le Sr Pinau, chargé du recouvrement des effets de l’ancienne compie.de la colonie, m’écrit que parmy les papiers qui luv ont été remis il a trouvé copie de deux états contenant ce qui restait deub a cette compagnie que le Sr de Lestaigne, teneur de livres, avait remis au Sr Duplessis pour en faire le recouvrement dont il n a peu faire rendre aucun compte à ce dernier je vous prie d’examiner cette a fifre.et d’obliger le Sr Duplessis de rendre compte de ce recouvrement.( Le Sr Rocbert, garde magasin à Montreal, m a demandé un brevet d’écrivain pour son fils que je ne puis point luy accorder parce que l’intention de Sa Mate, n’est point danger, les dépenses en aucune manieie.mais comme ce garde magasin sert depuis longtemps avec beaucoup de probité et de zèle et qu’on m’a dit que son hls est sage et appliqué je vous prie de l’employer par preferance aux écritures du magasin ou aux autres ou-viages qu il y aura à faire.Le Sr la Durantaye a demandé de luv acorder le dioit deschange sur les terres qu’il possède en Canada ¦ - «.«hV’ssts *r«,dé' "sle aux 173 Sa Maté, désire d’être informée auparavant en quoy consiste ce droit et sçavoir les raisons que cette supérieure a de vouloir faire une pareille acquisition prenée la peine de me le mander avec votre avis afin que je puisse en rendre compte à Sa Maté.Je ne puis trop vous recommander de travailler à procurer la comodité publique par raport aux chemins je s ça y qu’il en a esté fait aux environs de Québec qui sont très utiles il est nécessaire que vous teniés la main qu’ils soient bien entretenus et que vous procuriés la même commodité po’ l’isle de Montréal il faudra même avec le temps en faire des chemins de seigneurie en seigrie.afin qu'elles puisst.se communiquer les unes avec les autres et que par ce moyen on puisse aller de Québec à Montréal par les terres je dois vous faire observer que tous ces chemins doivent être faits et entretenus par corvées des habitans et à leurs dépens.J’ay été bien aise d’aprendre que Made Begon soit en bonne santé je vous prie de luy faire bien des amitiés de ma part.La de.La Forest ayant p’nté de nouveaux mémoires au Roy, Sa Maté, a bien voulu les faire encore examiner et l’affaire ayant été raportée au conseil Sa Majté.luy a fait deffendre d’en donner à l’avenir et luy a imposé silence.Elle s’en retourne en Canada ; c’est un esprit dangereux contre lequel vous (levés être en garde (1).QUESTION Fn 1716, le gouverneur de Vaudreuil écrivait au ministre que l’église paroissiale des Trois-Rivières était, la seule du Canada dont le roi était patron, et il en profitait pour demander en faveur de cette église la continuation d'une gratification de 500 livres.Pouvez-vous me dire quand et pourquoi l’église des Trois-Rivières avait été placée sous le patronage du roi?T.R.(1) Archives du Cumula. 174 — REPONSE Charles Pauchet Saint-André (XXXIV, p.64).______ \ oici deux pièces qi - aideront peut-être à identifier Charles Pauchet Saint André : Aujourd huy vingt six mars avant midy mil sept cent cent soixante quatre, est comparu par devant les Notaires Royaux à Québec soussigné Air Charles Pau-c, 1 Saint-André, lieutenant des volontaires Canadiens, te piesent en cette ville, lequel a déposé entre les mains • Je aidant, 1 un des dits notaires soussignés, un paquet le papier cachetté de son cachet ordinaire sur l’enveloo-pe duquel il est écrit de sa main ces mots testament olo-Iiaplie de Pauchet Saint-André signé et paraphé de lui 1 ! a requis le d.Saillant de vouloir l’insérer et le mettre au ranS de.ses minutes de ce jour et de l’y conserver ,'"ni > avoir recours quand bon lui semblera et après sa mort etre délivré ses héritiers ou qui il appartiendra ie> expeditions et extraits nécessaires, dont acte a lui "Ctroye.Ecrit et passe a Québec en l’étude les dits jour ’ t an que dessus et signé lecture faite.I our acte de dépôt de mon testament olographe.Pauchet St.André Saillant "Au Nom du père, du fils & du St.esprit Je recommande mon Ame à Dieu.ties denf*n'i"lnt Anthonine Mainville le montant les ite e ÏT le Sr N a\,lo^er doit me payer auxquel-h 6 m ET '!-!VT Arret premières gelées de l’automne, elles se dépouillent de leur vert manteau, et prennent une parure soyeuse.riche et brillante : leur feuillage devient orange, rose, rouge avec les nuances les plus diverses.M.Le Sueur dut admirer souvent le spectacle enchanteur de ces belles forêts qui ornaient alors les collines de l'ile d'Orléans et les falaises de la côte de Beaupré ( 1 ).” Fes frères Gagnon occupent chacun une terre au Chateau-Richer, depuis lt>4() : mais ils ne se font délivrer dc> titres de concession qu’en 1650.Celle de Mathurin porte la date du 15 août FoO : sa terre a six arpents de front sur une lieue et demie de profondeur.F.lle fut morcelée par la suite, lors de 1 établissement des enfants.La partie réservée par 1 ancêtre Mathurin Gagnon, un arpent et demi de front sur une lieue et demie de profondeur.a été occupée de père en ills jusqu’à 1908.Aussi le détenteur d alors, M.Pierre Gagnon, a-t-il reçu la médaille commémorative décernée aux familles qui avaient conserve la terre ancestrale depuis au moins deux siè- ( 1) Les Normands au Canada.M.Jean Le Sueur, p.•_’(), — 181 — clés ; et a-t-il eu son nom inscrit au Livre d’or de la noblesse rurale canadienne-française.Nous sommes allés, à la fin d'octobre de l’an dernier (1927), M.l’abbé Placide Gagnon et nous, sur la terre de l’ancêtre Mathurin où l’on nous a appris que M.Pierre Gagnon, célibataire âgé, était mort quelques mois après avoir reçu la médaille commémorative ; et que forcément, la terre était passée en des mains étrangères.Depuis trois ans, c’est M.Idola Simard qui en est propriétaire.Mathurin Gagnon fut bientôt un cultivateur à l’aise.Au recensement de 1666, il a deux domestiques à son service ; à celui de 1667, il est en possession de 12 bestiaux et de 25 arpents en valeur : enfin au recensement de 1681, Mathurin est propriétaire de 2 fusils ; de 20 bêtes à cornes et de 45 arpents en valeur.L’ancêtre Mathurin fut l’un des premiers marguil-liers du Chateau Richer.Le dernier acte où l'on voit apparaître sa signature est le contrat de mariage de son Ills Mathurin avec Charlotte Cochon (greffe Jacob, 27 octobre 108(>).11 mourut le 20 avril 1690 à l'âge de 84 ans.et fut inhumé le lende main par messire Charles-Amador Martin, curé de la paroisse.A en juger par l'inventaire de ses biens (1) fait alors qu'il avait déjà établi plusieurs de ses enfants, il fut un des principaux habitants de la côte de Beaupré.Des seize enfants de Mathurin Gagnon, neuf contractèrent des unions : quatre filles et cinq garçons.Au mariage de sa fille ainée, Marthe, avec Jean Doyon, assistèrent les sieurs Jean Cochon, procureur fiscal : René Robineau, officier du régiment de Turenne, chevalier de Saint-Michel, seigneur de Bécancour et baron de Port-neuf ; ainsi que noble homme Jean-Baptiste Legardcur, sieur de Repentigny.Ce Jean Doyon, époux de Marthe Gagnon, est “mort comme un saint ” disent les registres du Château-Richer.Marie-Madeleine Gagnon épousa, à Québec, le 18 novembre 1663, Jean Picard, veuf de Marie Caron.Elle (1) Bulletin des Recherches Historiques, octobre 1011.r>.300. — 182 — fut inhumée le 12 septembre 1680 "dans la chapelle du Tiers-Ordre de St François, joignant l'église des RR.PP.Récollets.” Françoise Gagnon ;c maria à Louis Prévost le 21 février 1672.Elle mourut en 1680, et son mari se noya en mai 1686.Marguerite Gagnon épousa, le 10 février 1686, Vital Caron, marchand bourgeois de Québec et eut une nombreuse famille.En cette même année 1686, Mathurin Gagnon fils s’unit a Charlotte Cochon, petite-fille de Jean Cochon, ancêtre de l'honorable Joseph Cauchon, ancien lieutenant-gouverneur du Manitoba.Vincent Gagnon ^e maria a Anne David, fille de Jacques David dit Pontife.La date du mariage de Jean Gagnon avec Marguerite Pochard est incertaine.En 1696, il est dans “ les pays du nord " faisant partie de l’expédition de d’Iberville.Enfin Pierre et Joseph Gagnon épousèrent les deux soeurs Hélène et Marie Cloutier, filles du charpentier Charles Cloutier et petites-filles de Zacharie Cloutier, “maître Zacharie,” comme l’appelle le Journal des Jésuites, “ l’un des hommes les plus estimés de toute la colonie.” Mathurin est celui des trois frères Gagnon qui eut le plus d’enfants qui ont fait souche, et dont vraisemblablement la descendance est la plus nombreuse.L 1647.(30 septembre) Québec.Mathurin Gagnon.1 'ran ç o i se Goud eau.2.1699, (26 janvier) Château-Richer.Joseph Gagnon, Marie-Marguerite Cloutier.3.1732, (24 novembre) Saint-François, I.O.Joseph Gagnon, Marie-Josephte Pépin.4.1762, Saint-François-du-Sud.Joseph Gagnon, Marie-Geneviève Morin.5.1793, Saint-François-du-Sud, Joseph Gagnon, Geneviève Boivin.6.1829, Saint-Gervais.Pierre Gagnon, Marguerite Audet. — m 7.1861, Saint-Gervais.Joseph Gagnon.Caroline Goulet.La famille de Joseph Gagnon et Caroline Goulet a fourni a 1 Eglise deux prêtres, deux religieux et deux religieuses, dont voici les noms: M.l'abbé Placide Gagnon, directeur du chant grégorien dans les paroisses du diocèse de Québec.M.l’abbé Adélard Gagnon, curé de Saint-Gilbert de Portneuf.Le Frère Maxence-Yital (Eugène Gagnon), mort en odeur de sainteté, le 2 juillet 1921, à la maison-mère des Frères des Ecoles Chrétiennes, La-val-des-Rapides, près Montréal.Au même endroit, décéda son frère Octave, en religion Frère Paul of Mary.Clotilde Gagnon se fit religieuse chez les Hospitalières de Saint-Augustin et reçut le nom de Soeur Sainte-Véronique.A sa mort, sa soeur Anna la remplaça et porta le même nom.Nous pourrions poursuivre d’une dizaine de noms une semblable énumération parmi les cousins du Frère Y ital.Elle est donc large la part que le Seigneur s’est réservée dans la descendance de Mathurin Gagnon.Lucien Serre LE SIEUR DE CHACORNA CLE D'après Laiïilard, le sieur de Chacornacle dont il a été question plusieurs fois dans le Bulletin, aurait été fait lieutenant réformé au Canada le 23 mai 1695, capitaine en Acadie le ter février 1702 et capitaine à Plaisance le 10 niai 1705.11 aurait été tué à Plaisance en 1707.En 1701, le gouverneur de Callières disait de M.de Chacornade (sic) : “ Le sieur de Chacornade natif de Picardie, âgé de 29 ans, est entré dans les cadets de Louvigny en 1690, en est sort)-, en 1692, pour devenir sous-lieutenant dans le régiment d’Agenois, lieutenant dans le régiment Royal-vaisseaux en 1693 et est venu lieutenant réformé en Canada en 1694.Bon officier.” 184 — LES DANSES MIMEES DU CANADA FRANÇAIS La pantomime, sous une forme ou une autre, a existé clans tous les pays depuis les temps les plus reculés.Néanmoins, nous imaginons que les découvreurs et explorateurs européens furent quelque peu étonnés, en parcourant l'Amérique septentrionale, de voir plusieurs tribus d'aborigènes pratiquer diverses danses mimées, assez semblables, par le thème, à celles que connurent les peuples de l’ancien monde.De ces danses sauvages de notre continent, les Relations des Jésuites ainsi que des récits de voyageurs nous ont fourni de copieuses descriptions qui nous dispensent d’en parler plus longuement.D’ailleurs, notre intention est de vous confier que nous avons eu la curiosité de savoir si la pantomime avait forcé son entrée dans le répertoire des danses populaires du Canada français.Enquête faite, nous avons appris que nous avions au moins deux danses mimées.La première nous a été signalée par Joseph Rous-selle, natif de Saint-Denis-de-Kamouraska, et qui a vécu dans les chantiers de la baie Géorgienne.XXX D après M.Rousselle, dans les chantiers d’il y a quarante ans et plus, les bûcherons devaient se coucher à neuf heures du soir, du dimanche au vendredi, mais le samedi soir, ils pouvaient veiller et s’amuser.C’était la soirée de détente, celle de la réjouissance qui rompait la monotonie de la vie des campes.( )n y improvisait de v éritables tournois de force, de hues, de chansons, de danses et de contes.Or, parmi l°s divertissements de 1 époque, on plaçait au premier îaug la danse du barbier une des rares pièces du genie que la tradition nous a transmise.Cette curieuse pantomime 'C joue a trois personnages ; le barbier, le client et le violoneux qui pourraient s’appeler : le raseur, le rasé et le racleur.Comme accessoires, le barbier avait un énorme ra-soii de bois taillé a la hache et au couteau, un vase quelconque, cuvette, bassin, bassine ou seau servant de plat — 185 — à barbe, enfin, un balais ou un “ blanchissoir " faisait office de blaireau.Et voyons ce qui se produisait : Pendant que le client, serviette au cou.se tient immobile sur une cbaise ou un banc et que le violoneux “ zigonne " consciencieusement sa musique, le barbier va, vient, virevolte sur un pied, sur l'autre, autour du rasé, imitant sans perdre un pas, tous les mouvements, d’un professionnel à l'oeuvre.11 ne faut pas d’arrêt, c’est une condition formelle, ce qui signifie (pie pour réussir cette saynète agitée, il faut un danseur agile, doué d'une endurance remarquable.1,'opération terminée, le barbier constate que son client est sans connaissance.Affolé, le raseur prend le rasé dans ses bras et s’efforce de le planter debout.Pour sûr, il ne peut être frappé que d'une syncope.Mais non, l'inerte masse croule par terre.Dansant toujours, le barbier réfléchit : son client est mort ; on l’accusera d’être la cause de son trépas ; donc il faut ensevelir le défunt et le faire disparaître.Mais l'être inanimé git sur le dos, les bras écartés.Pour le rouler dans un linceuil, il faut lui rapprocher les bras du corps.Aussitôt pensé, aussitfp fait.Mêlas ! ce geste a pour résultat de faire écarter les jambes.Autre embarras ! Puis lorsque le barbier ramène les jambes l’une près de l’autre, les bras s’étendent en croix.Me barbier est au désespoir.Finalement, par un moyen qui varie, suivant que l’on joue devant des bûcherons ou dans une veillée de famille et aussi, suivant l’inspiration comique du pseudo barbier, le rasé recouvre ses sens et la scène se termine par une gigue double de vive allure.Cette pantomime, lorsque les compères connaissent leur affaire ne manque pas de faire rire.Nous l’avons vu exécuter par Eugène Bourgeois, de l’ile Jésus, par Paul Curodeau, de la Rivière-au-Renard (Gaspésie), et par Salomon Samson, de l’Anse-au-Griffon (Gaspésie), et les spectateurs s'amusaient.Cette farce est-elle d'origine ancienne ?Vient-elle de France ou d’ailleurs ?Nous ne pouvons dire que ceci : en 1878, nous avons vu jouer par des clowns cana- — 186 — diens fraudai', au vélodrome de Sainte-Cunégonde, alors sis à l'angle des rues William et Napoléon (aujourd’hui Sainte-Cunégonde et Charlevoix) une bouffonnerie, non dansée, mais presque identique quant au fond.Laquelle a donné naissance à l'autre ?Nous passons la réponse au lecteur.XXX La danse mimée du “ blanc et du sauvage ”, qui doit remonter au temps héroïque de la Nouvelle-France, avait encore de la vogue il n'v a pas plus de trente ou quarante ans, dans la Gaspésie à ce que nous a assuré Salomon Samson, violoneux de l’Anse-au-Griffon.Voici en quoi elle consistait : Un Peau rouge et un Visage pâle se rencontrent inopinément.Duel.Le blanc paraît succomber et l’Indien va le scalper, mais à ce moment le blanc renaît.le- ennemis deviennent amis et ils dansent .Si quelque folkloriste a vu mieux et plus, nous l'invitons a nous en faire part.K.-Z.M ASS I COTTE LKS DISPARUS l'asca! t ointe.—Né a Montréal le 27 mars 1837.il était le til-de Pierre Comte et de Sophie Tullock.Il étudia aux collèges de Montréal et Sainte-Marie, après quoi il alla s’établir à Ottawa comme ferronnier et quincaillier.Il fut l'un des jeunes membres de l’Institut Canadien qui décidèrent, en 1858.de fonder le premier journal français d’Ottawa, U Progrès, qui ne vécut malheureusement que six mois, faute de ressources et d’encouragement.En 1862.il abandonnait le commerce et retournait a ^Montréal où il se mettait à ¦ étude du droit.11 fut admis au barreau après avoir subi un biillant examen.11 pratiquait depuis trois ans lorsqu’il s’enrôla dans le premier contingent des Zouaves pontificaux et partit pour Rome en 1868.Après la prise de Rome, M.Comte s engagea dans 1 armée française, fit la campagne fran-to-pi ussienne et participa a plusieurs engagements.Il mou-1 at de ses blessures, a Aix, département des Bouches-du-Rhône, le r8 janvier 187t.FIA — 187 — LE SIEUR D’HOSTA Le sieur d'Hosta vint ici comme lieutenant de la compagnie de Subercase.En 1690.le gouverneur Frontenac lui donnait une commission de capitaine réformé, au lieu et place du chevalier de Beaugis, repassé en France l’année précédente.Nous voyons dans Y Histoire du Canada de M.de Belmont
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