Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 octobre 1928, octobre
LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXIV LEVIS — OCTOBRE 1928 No 10 LA NOBLESSE DES COULON DE VILLIERS M.Aubert de Gaspé et après lui M.l’abbé H.-R.Cas-grain ont écrit que les Coulon de \ illiers étaient de la même famille ou tout au moins alliés du grand maître de l’ordre de Malte, Milliers de l’Ile-Adam.On sait que l’aïeule maternelle de l’auteur des Anciens Canadiens et des Mémoires était une Coulon de Milliers.C’est peut-être de sa vénérable aïeule qu’il tenait ce renseignement.Tout de même, après avoir consulté maints nobiliaires, nous sommes porté a croire qu'il n’v avait aucune relation de parenté entre les \ illiers de l’Ile-Adam et les Coulon de \ illiers.Il est certain, toutefois, que les Coulon de \ illiers appartenaient à la noblesse.Mgr Tanguay, dans son Dictionnaire généalogique, ne donne pas l’endroit d’origine en b rance de Nicolas-Antoine Coulon de Milliers, le premier de cette famille qui passa dans la Nouvelle-France.C’est le 26 avril 1700 que M.Coulon de Milliers reçut du Roi une expectative d’enseigne pour les troupes du Canada.Il dût arriver à Québec dès 1 été de 1700 car, le 16 octobre de cette année, le gouverneur de Cal-lières informait le ministre que, suivant les lettres du Roi, il avait reçu enseigne le sieur de Milliers._ ( Un catalogue 'des officiers du Canada pour 1701.cjté par Mgr Amédée Gosselin dans ses Notes sur la famille Coulon de Villiers, dit “ M.Coulon de Milliers originaire de Nantes et âgé de dix-neuf ans.” Il y a la une erreur ou une - 5/8 - faille de copiste: M.Coulon de Milliers était né non à Nantes mais a Mantes, petite ville située sur la rive gauche de la Seine, à 42 kilomètres de Versailles.Nicolas-Antoine Coulon de \ illiers tut baptisé dans l’église de Saint-Etienne de Mantes le 20 mars 1683.11 n’avait donc pas encore dix-huit ans accomplis lors de son arrivée ici.Dès 1594' ü est question de Nicolas Coulon.sieur de Chahagny et de Méhéron, comme prévôt royal à Mantes (t).1) après les registres de la Chambre des Comptes de Paris ce Nicolas Coulon fut anobli dès 1590.La libation de nos Coulon de \ illiers s’établit parfaitement et sans doute possible a partir des premières années du dix-septième siècle.Le 6 septembre 1609, Fieffé et Tolleron, notaires au Châtelet de Paris, reçoivent le contrat de mariage de noble homme maître Nicolas Coulon, avocat en Parlement, fils de noble homme et sage maître Nicolas Coulon, seigneur de Chaagnv et de Boutainville, conseiller du Roi, prévôt, juge ordinaire civil et criminel de la ville de Mantes, avec demoiselle Marie Leber, fille de noble homme Simon Leber, sieur de Malassis, et de demoiselle Rachelle Midorge.Du mariage de Nicolas Coulon et de Marie Leber na-(|uit un lîls, Guillaume, qui fut baptisé en la paroisse Sainte-Cn.ix érigée en l’église royale et collégiale de Notre-Dame de Mantes, le 30 octobre i6tfi).Ce Guillaume Coulon épousa, a son tour, le 21 mai 1(150, demoiselle Elisabeth Le Couturier, fille de Philippe Le Couturier, conseiller secrétaire du Loi, maison et couronne de brance et de ses finances, et de -Mme Laubois.Le contrat de mariage reçu devant Besançon, notaire au bailliage de Mantes, qualifie Guillaume Coulon " écuyer, sieur de Chanteraine, conseiller du Roi, son procureur au bailliage et siège présidial de Mantes.” C’est ce même Guillaume Coulon, sieur de Villiers et de Chante-renne, président au présidial de Mantes, qui, le 8 juin 1669, obtint un arrêt du Conseil d’Etat qui le maintenait dans sa noblesse.De ce dernier mariage, entr’autres enfants, il y eut Raoul-Guillaume Coulon qui épousa a l’église paroissiale de (1) K.Grave, Supplément au nobiliaire et armorial du comté de Mcntfort l’Amaury, p.59. I5eaumont-sur-Oi.se, le 4 juillet 1P77, demoiselle Louise de La Fosse, fille de noble homme Antoine de La Fosse, seigneur de Valpendant, et de demoiselle Louise Le Grand.Lacté de mariage signé par M.\ ignon, curé de Beaumont, dit de Raoul-Guillaume Coulon qu’il était sieur de Villiers.C’est de ce dernier mariage que naquit notre Nicolas-Antoine Coulon de \ illiers baptisé a l’église royale et paroissiale de Saint-Etienne de Mantes-la-Ville, diocèse de Chartres, le 20 mars 1683 ( 1 ).Dans un document du 17 février 1762, Louis-Pierre d Hozier, juge d’armes de la noblesse de France, décrit ainsi les armes des Coulon de Villiers: .“d’azur, à une fasce d’or chargée de trois lestres de sable, bandées d’argent.’’ P.-G.R.LES DISPARUS Hyacinthe Saint-Germain — Né à Repentigny le 23 septembre 1838, du mariage de Pierre Venant Saint-Germain et de Marie-Angélique Prévost.En 1855, M.Saint-Germain s’établit à Saint-Louis de Blandford où il se livra à la culture jusqu’en 1885.I! alla ensuite demeurer à Xicolet.II fut maire de cette ville pendant plusieurs années.Décédé à Danville le 8 décembre 1909.11 avait publié Charles Iféon, fondateur de la paroisse de Saint-Louis de Blandford ( 1905) et Souvenirs et impressions de voyaeje au Nord-Ouest Canadien ( 1907).Philippc-Vcrchcres Boucher de Boucherville — Né en 1823, il était le fds de Thomas-René Boucher de Boucherville.Médecin.En 1847, lors de la fièvre de l’or, le docteur de Boucherville se rendit en Californie comme beaucoup d’aq-tres Canadiens.Il n’en rapporta pas d’or mais rédigea d’intéressants “ Souvenirs d’un voyage en Californie " qui furent publiés dans les Soirées Canadiennes de 1865.Décédé à Beauharnois dans les premiers jours de février 1890.(1) Une sentenee rendue A Mantes le 27 janvier 101)0 condamne Pierre Mnlesehe.curateur des successions vacantes de Unoul-tJulllnunie foulon de Villiers et de Louise de I.a Fosse.Nicolas-Antoine foulon de Villiers Otait donc orphelin de itère et de mère Inrsipi'il passa dans la Nouvelle-France. — 580 — LES CHIRURGIENS DE LA REGION DE MONTREAL SOUS LE REGIME FRANÇAIS Nouvelles notes Les volumineuses tvehives de Montréal nous fournissent de nouvelles notes sur quelques chirurgiens qui m’ont pas été mentionnés dans les nomenclatures que nous avons publiées à diverses reprises dans le Bulletin comme aussi dans le Rapport de l’Archwistc de la province de Québec, année 1922-23.Rêne Goupil.Le Dictionnaire généalogique de Mgr Tanguay nous apprend que ce jeune chirurgien, compagnon du bienheureux Père Jogues, fut capturé par les Iroquois le 2 août 1642 et qu’il fut massacré quelques jours après.D’après Y Album du Vieux Montréal, p.3.il aurait séjourné quelque temps à Montréal.François Bcllemant dit Argencourt, chirurgien, était aux Trois-Rivières le 19 juin 1657, d’après un acte du notaire Ameau dont nous avons copie.Pierre Aman, maître chirurgien à Contrecoeur, est témoin au contrat de mariage de Jean de Lalonde et de Marie Barban dressé par Adhémar, le 14 novembre 1669.Jean de la Tour, chirurgien, dépose devant le tribunal de Montréal, le 9 mai 1706, qu’il a été frappé de coups de cannes par un nommé Giguerre et, son beau-père Hervieux.(Document judiciaire).Jacques Guillen tenu dit Le Basque, chirurgien, témoigne dans la cause qui précède en 170b.Nous le retrouvons de nouveau dans un contrat de vente par Michel Le Pallieur, en date du 12 juin 1710.Henri Bch.de le Vasseur.Nous en avons déjà parlé, mais sans dire qu'il fut présent à un contrat signé par le notaire Senez, le 16 août 1713.Joseph Boucher Des Noix.Nous l'avons signalé dans le Bulletin de 1922.Le 12 juin 17—9» 1e notaire Senez dresse son contrat de mariage.Sont présents: Jean Boucher, sieur de Montbrun," colonel de toute la côte du sud du gouvernement de Montréal, et Augustin Hébert, major de toute la dite côte”. — 581 — Vital Dupont, chirurgien de File du Pas, était à File Jésus, en 1738.Jean-Baptiste Blain, chirurgien de File Dupas, était à File Jésus en 1738.Jean-Baptiste Blin, chirurgien du régiment de Guyenne.Le 16 février 1756, à la Pointe aux Trembles de Montréal, il épousa M.Catherine Archambault (Voir B.R.H., 1927, p.221).Jean- Baptiste Villemart dit La Sonde.C’est le notaire Pierre Lalanne qui nous présente ce personnage, le 10 février 1757’ au cours d’un contrat de mariage rédigé à Laprairie.Jean-Baptiste Villemart dit La Sonde, âgé de 26 ans, soldat de la "compagnie de Montgoy”, aide-en-chirurgie, au régiment de Béarn, fils de feu Antoine-David Villemart, chirurgien, et de Marie-Louise Haudié de la paroisse de “Corbeilles en Catinois”, diocèse de Lens, en Bourgogne, est sur le point d’épouser Marie-Joseph Dumay (Deniers), figée de 20 ans, fille de François Dumay.officier de milice, et de Marie-Josephe Denau.Présents: M.de la Barrière de Charbel (1 ), chevalier de Saint-Louis et capitaine en second; Marc-Antoine Riverieux (2) de Larbaletier; Leperon, (3) sergent-major, Etienne Jourdin, sergent, tous du régiment de Béarn.Pierre .Dumay, premier capitaine et commandant de la milice de Laprairie, Claude Bisaillon, officier de milice.Le mariage qui fut célébré quatre jours plus tard, à l’église de Laprairie, ne semble pas avoir donné aux époux une félicité sans mélange.Dans le greffe de Gamelin Gaucher (2e février 1773) 011 lit que Villemart et sa moitié "ne pouvant vivre heureux ni selon Dieu depuis plusieurs temps par le mécontentent que donne le sieur Villemart à la dite Dame, sa femme, et voulant réparer la conduite passée, “ils se remettent ensemble.Mais." clfins le cas où le dit sr Villemart ou sa femme viendrait à manquer aux promesses ci-dessus sont convenues les parties que le don mutuel qu’ils se sont faits par acte passé devant Haul raye le 15 août 1767, sera nul”.(1) U signe: de lii Pargulère.(2) Il signe: Rlvorioul.(.*î) Il signe: Leprohon. Ce Yillemart devait être un pince sans rire, tout autant qu le not i>e i Erre i.aluni c, si l’on en juge par un c n-trat daté du 9 septembre 1 766, et dont voici un extrait : “ Michel Mire, habitant de Châteauguay, étant dangereusement malade en la maison de Yillemart, chirurgien de Laprairie, fait la déclaration suivante: “ Ayant consulté et même s’étant fait traiter par plusieurs chirurgiens sans en avoir aucun soulagement selon son raport et celui de safcmme, Madeleine Doray, il a eu enfin le bonheur de s’adresser au dit l’illcmart, lequel promet lui donner avec le secours de la grâce, le soulagement et guérison de sa maladie.” Le malade et sa femme s’obligent à payer audit Yille-mart pour ses remèdes et soins seulement la somme de 250 livres, aussi de “ se fournir d’un infirmier et de bouillons pendant cinq semaines”.Si le malade ne se trouve pas soulagé avec guérison de tous ses membres, il ne sera tenu à aucun paiement.Toutefois le malade et sa femme devront verser 125 livres à la fin du mois courant.Les témoins de ce curieux contrat qui contient plusieurs clauses fort entortillées.sont Louis Drenville, Louis Arrachât dit Duchateau, soldat, et J.-IL Lacroix.Le chirurgien Yillemart décéda à Laprairie le ter mai l777• Laurent Damer.Dans un acte de Blanzy, 14 mars 1760, il est dit demeurer à Montréal, rue Saint-François, près de la chapelle de Bon-Secours.André A maux, fameux chirurgien de Québec, apparaît dans un acte du registre de Xotre-Dame de Montréal, le n juin 1760.Ici se termine notre cueillette pour le moment.F.-Z.Massicottk QUESTION Où naquit Michel-Jean-Hughes Péan, le mari de la belle Angélique de Méloizes?Mgr Tanguay, dans son Dictionnaire généalogique, se contente de nous dire qu’il naquit en 1723 sans dire où.Cur. - 5«3 - UX AMI DE L’AUTEUR DES ANCIENS CANADIENS Dans ses Mémoires.M.Aubert de Gaspé consacre plusieurs pages à un de ses contemporains, jeune homme doué de talents brillants et qui aurait pu devenir un de n.32!). >759» et pour aider à Sa Majesté cette Chambre paiera les dépenses de l’érection du dit monument.” Le monument en question exécuté par Wilton ne fut, terminé qu’en 1772.11 fut dévoilé le 4 octobre 1773.Beaucoup des Canadiens qui ont admiré le monument de Wolfe dans l’abbaye de Westminster sont sous l'impression que le vainqueur des Haines d'Abraham repose sous ce superbe sarcophage de marbre blanc.11 n'en est rien.Les restes mortels du général Wolfe sont encore sous les dalles de la vieille église de Greenwich où ils furent déposés le 20 novembre 1759.LES DISPARUS L'abbé Julcs-Julicn-Paul Amiot — Né à Saint-Aubin-les-Lorges, en Prance, le 15 septembre 1850, du mariage de Paul Amiot et de Marie Bideault.Ordonné prêtre le 29 juin 1S76, il passa au Canada en 1879 et fut desservant à Sainte-Angèle de Rimouski, curé de Saint-T'rançois-Xavier de Ri-mouski, curé de Saint-Valérien de Rimouski, curé de Saint-Hubert-du-chemin Taché.Il se retira du ministère en 1902 et décéda à Saint-Valérien le 14 juin 1920.Auteur de l’ayons nos dettes, petit traité d’indulgences ( 18.), et I rayon du ciel, souvenir de pèlerinage à Lourdes, à la Salette et à Loretta ( 1901 ).é bnstophe Régnant — Né en France en 1613, il passa dans la Nouvelle-France vers 1640 et devint un donné chez les Jésuites.Le Frère Regnaut retourna en France en 1650, et décéda a Caen le 5 février 1697.C’est lui qui, au printemps de 1649, fut envoyé par ses supérieurs pour retrouver les restes précieux des Pères Brébeuf et Lalemant.Le Frère Regnaut, de retour en France, écrivit un Récit véritable du martyre et de la ¦.bienheureuse mort du Père Jean de Brébeuf et du Père Gabriel Lalemant en la Noirvclle-J'rancc, dans le pays des fl lirons par les Iroquois, ennemis de la foi.L’original de ce récit se trouve aux Archives du Canada et a été publié dans le Rapport sur les archives du Canada pour 1884, p.LXX, et reproduit dans l’ouvrage de Thwaites, The Jesuit Relations and allied documents, vol.XXXIV, p.24. L’ANCETRE DES LESSARD Lucien Serre, dans son étude sur l’ancêtre des Lessard (Bulletin des Recherches Historiques, vol.XXXIII, p.549), n'a pas résolu le problème au sujet du lieu d’origine du premier Lessard établi au Canada, je crois.D’après la citation qu’il fait de l’acte de mariage de Lessard, on peut croire que le I’ère Poncet a erré.D’abord le nom de l’épouse de Jacques de Lessard est Marie Chamboy.Ce nom de Chamboy existe comme nom de famille.Pour le prouver, je citerai deux personnages mariés à des Chamboy: Jean Poisson (pii arriva aux Trois-Rivières en 1639 s’était marié vers [(>44 avec Jacqueline Chamboy.Mgr Tanguay mentionne, en outre, dans son Dictionnaire géncalof/iijuc, un Erigon, époux d’une Chamboy.N’avons-nous pas le droit de croire (pie le Père Poncet a confondu le nom de famille avec celui de la paroisse.11 aurait dû écrire : Jacques de Lessart et Marie Chamboy, de la paroisse de Vicrson, en l'évêché de Sens.11 y a de l’analogie entre Vierson et Herson.Ce nom de Herson ne serait-il pas une erreur de copiste due à la mauvaise orthographe ou calligraphie du document?Vierson ou Yierzon est au seuil du Cher, dans l'ancienne province du Berry.Aujourd’hui cette province forme les départements du Cher et de l’Indre.Yierzon, cité jadis féodale, comme en témoignent les deux tours rondes et la porte gothique (pie l’on y voit et qui sont les restes d'une torteresse édifiée par Philippe Auguste.Le nom patronvmique de l’ancêtre nous porte a croire qu’il vient de l’évêché de Sens.Dans ce diocèse la dévotion a saint Etienne est très en vogue.Il en est de même à Bourges, ancienne capitale du Berry, dont la cathédrale de saint Etienne est l'une des plus belles de la France.De plus, Pierre de Lessard, bourgeois de Paris, qui avait fait enregistrer ses armes, était apparenté a ceux du diocèse de Sens.Aussi voyons-nous un des fils de F,tienne de Lessart porter le nom de Pierre.M.Régis Roy cpii a fait faire des recherches en France, au sujet de notre ancêtre, en vient à la conclusion que F’,tien- ne de Lessart était de l’évêché de Sens et de la généralité de Paris.Richard Lessard L’ESCLAVAGE AU CANADA ET AUX ETATS-UNIS Tout récemment, un touriste américain, de retour d'une randonnée dans la province de Québec, dans un récit d’ailleurs très sympathique, s’étonnait de constater que l’esclavage avait existé dans la province de Québec sous le régime français et même après 1760.Oui, nous avons eu l’esclavage dans la Nouvelle-France tout comme dans les états de la Nouvelle-Angleterre.Ici, toutefois, l’esclavage existait sous une forme très douce, presque patriarcale.Nous pouvons le prouver par des centaines de documents.On ne peut pas dire la même chose de l’esclavage qui a existé dans les états du sud jusqu’aux alentours de i860.Qu’on lise, par exemple, l’avis suivant affiché sur une place publique de la Caroline et reproduit dans l’ouvrage de John Davis, Travels in America publié à Londres en 1801 : “ Arrêtez le fugitif! 50 dollars de récompense! “ Attendu que mon domestique Will s’est échappé samedi dernier sans provocation (car je suis un maître très humain) la récompense sus-indiquée sera payée à quiconque fera loger le dit Will dans quelque prison, ou me le remettra à moi-même, dans ma plantation de Liberty Hall.“ On peut reconnaître Will aux cicatrices faites par les coups de fouet dont son dos est marqué: Je suppose qu’il doit avoir pris le chemin de Coosabatchie, où il a une femme et cinq enfants que j’ai vendus, la semaine dernière, à M.Gillespie.A.Levi Voici un maître qui se proclame “ très humain ” et qui cependant marque le dos de son esclave de ses couds de fouet et sépare l’époux et père de sa femme et de ses enfants ! On a la une petite idée de ce qu’étaient les propriétaires d’esclaves non “ très humains.” — 599 — ROLLE DES OFFICIERS QUI SERVENT EN CANADA, AVEC LE TEMPS DE LEURS SERVICES (5 OCTOBRE 1692) Le Sr de Vaii'dreüil, commandant les troupes, a servy mousquetaire et brigadier quinze années.En 1687, commandant en Canada; en 1689 a eu une compagnie; bon offer., brave homme.St.Ours.En 1658, cadet dans le régiment de Cari-gnan, en 1659 enseigne dans le mesme régiment; en 1665 capitaine dans le mesme régiment; en 1687 a eu une compagnie en Canada où il est estably et marié; bon gentilhomme.Duplessis.En 1662 enseigne dans Navarre.Ensuite dans le régiment d’Epagny.En 1665 lieutenant dans le régiment d’Arbouville.En 16691e 15e aoust capitaine dans Navarre.En 1687, capitaine en Canada où il est estably et marié.Attaché au vin n’est pas bon pour le pays.Vallerenne.En 1662, enseigne dans le régiment d’Epagny.En 1663, lieutenant.En 167-.capitaine, a servy dans les bataillons de campagne et dans le régiment de Normandie pendant 13 années; en 1685, capitaine en Canada où il est marié et estably; bon officier, brave homme, propre pour le pays.Merville.En 1677, capitaine en Picardie.En 1687, capitaine en Canada; bon offer, incommodé, pas propre pour le pays.La Chassagne.En 1672.sous lieutenant dans Navarre.En 1677, capitaine dans Condé.En 1687, capitaine en Canada; bon offer., brave homme propre pour le pays.Demine.Enseigne de vaisseau du 3e février 16)78.Et en 1687, capitaine en Canada, bon officier, brave homme.St-Jean.En 1679, capitaine d’infanterie.Et en 1687, capne en Canada, bon officier, brave homme.Deniuy.Du 29 aoust 1679, capne de Normandie.Et en 1685, capitaine en Canada, bon offer, marié et estably.Degrais.En 1679, capitaine en Picardie.En 16)87, capne en Canada, brave homme.Dumesny.En 1677, garde marine.Le premier janvier 1684, enseigne de vaisseau.Et le premier juillet 1684, capitaine en Canada où il est marié et estably, bon officier. Marin.Kn 1680, garde marine.En 1684, enseigne de vaisseau et capitaine en Canada la mesme année.Aime le vin, brave homme.Ee Cher Crisafy.Gentilhomme Messinois, le 10e juin 1675, brevet me.de Capt.d'infanterie de Mr de Vivonne, confirmé par une commission de sa Majté.Kn 1684, capitaine en Canada, bon offer, homme d'expérience et brave.Ce marquis de Crisafv, son frère.Ce 15e juin 1(175, a eu brevet de lieutenant de colonel du régiment de son frère de mesme jour.Kn 1(184, capitaine en Canada, bon offer.Dubercaze.Kn 8bre 1684, capitaine dans Bretagne.Kn 1687, capitaine en Canada, bon offer.Demeloise.Depuis 1668, sous-lieutenant dans Coudé.Kn 1(172, cornette de dragons.Kn 1673, cornette de cavalle-rie.Kn 1(175, lieutenant et en 1(185, capitaine en Canada où il est marié et estably, bon offer.Desbergères.Kn 1685, capitaine en Canada où il est marié, bon offer, mal dans ses affaires.Monic.Kn 1(175, sous-lieutenant dans le régiment de Champagne.Kn janvier 1(177, lieutenant.Kn 1681, lieutenant: des Grenadiers.En r686, capitaine dans Champagne, bataillon de campagne.Kn 1(187, capitaine au Canada et en 1691, major des troupes dud.pays où il est marié et estably, bon offer, brave homme, appliqué et bon pour le pays.Corimier.Kn 1(185, lieutenant en Canada.Kt en 1686, capitaine and.pays, attaché au vin, du reste bon offer.Dorvilliers.Kn 1687, capitaine en Canada, bon offer, jeune et brave.Le Verrier.En 1672.lieutenant des grenadiers.En ((175, sous-lieutenant.En 1676, lieutenant du régiment de la Revue, a esté dix ans lieutenant de cavallerie, et en 1687, capitaine en Canada, bon offer, brave homme.Cangloiserie.En 1687, capitaine en Canada où il est estably, bon officier.Cagroix.Ancien garde marine.En 1683, lieutenant en Canada.Kn 1(188, capitaine en la place de Maisonfort qui repasse en France, et fut réformé en 1689.Kt, en 1691, capitaine, bon offer, brave homme._ Noyau.En 1(187, lieutenant en Canada et en 1690, pitaine aud.pays, bon offer, brave homme.ca- Longeiiil, Canadien.En 1687, lieutenant; en 1691, capitaine en Canada à la place de Creuselle passé en France, bon offer, brave homme.Louvigny.En 1687, lieutenant; en 1690, capitaine ref-forme et en 1691.capitaine en Canada par Mr le comte de Frontenac, où il est estably et marié, bon offer, brave homme.Cher de Maupeou.En 1691, capitaine réformé.En 1692, capitaine en pied en Canada par commission de Mr le comte de Frontenac, brave homme, bon offer.La Yallière.Capitaine des gardes de Mr de Frontenac et capitaine des troupes en Canada en 1691 par Mr de Frontenac; honneste home.Je ne lay pas veu servir.C 'apitaincs reformes La Durantays.En 1662, enseigne; en 1665, capitaine; en 1683, commandant aux Outaoüas par common, cle la cour.En 1687, capitaine réformé en Canada où il est marié et estably, bon officier, brave homme.Linctot, Canadien.En 1687.capitaine réformé en Canada où il est marié et estably.Le Cher d’Au.En 1677, mousquetaire; en 1684, garde marine; en 1688.capitaine en Canada par Mr de Denonville; en 1689, réformé a esté arresté prisonnier pendant trois ans par les Iroquois ayant esté envoyé par Mr de Frontenac, bon offer, brave homme.Duluth.En 1657, enseigne dans le régiment Lionnois et 1664, gendarme de la Maison du Roy.En 1683 a commandé chez les Iroquois sous Mr de Labarre.En 1690.capitaine réformé par Mr de Frontenac, confirmé par la cour, bon officier, honneste homme.St.Martin Viabon.En 1Ù83, garde marine; en 1684, lieutenant en Canada; en 1690, capitaine réformé par Mr de Frontenac, bon officier.Maricourt.En [691, capitaine réformé par la cour, bon officier, propre pour le pays.La forest.En 1684, captainc en pied sous le Sr de la .Salle.En 1691, capitaine réformé par Air de Frontenac, brave homme, bon officier. Blainville.Ancien garde marine.En 1^84.lieutenant en Canada, En 1691, capitaine réformé and.pays où il est marié et estably, bon officier.Beaucourt.Ancien garde marine.En 1 88, lieutenant en Canada; en 1691, capitaine réformé par Mr de Frontenac, bon offer, brave homme, ingénieur.L’Invilliers.Ancien garde marine.En 1687, enseigne des troupes; en 1690, lieutenant réformé et en !(>Q2, capitaine réformé aud.pays par Mr de Frontenac où il est marié et estably.Repentigny, père.En 1690, lieutenant en Canada et en 1692, capitaine réformé par Mr de Frontenac, estant un des plus anciens gentilhommes qui y soient establis.De la Ragotterie.Cv devant cap.en pied au Ilies, capitaine réformé 18 8bre 1693, garde de la marine 3d.1693.Licutcnans La Valleterie.En 1660, enseigne dans le régiment de Lestrade; en 1663, lieutenant d’infanterie dans Sallières; en 1665, lieutenant dans Carignan; en 1690, lieutenant, estant marié et estably depuis vingt-cinq ans en ce pays.Lamotte Cadillac.En 1677, lieutenant dans Clerem-bault ; en 1691, lieutenant en Canada par Mr de Frontenac où il est marié et estably, bon officier.IMagnol.En 1668, cadet; trois campagnes sur Mer, ensuitte a esté prisonnier des Turcs cinq ans, après quoy a esté dans les gardes du corps.En 1678, lieutenant dans Anjou; en 1687, lieutenant en Canada, bon officier.Cabanac.En 1676, lieutenant réformé dans le régiment du roy; en 1680, lieutenant en Picardie; en 1685, lieutenant en Canada où il est marié et estably, bon officier.Persillon.En 1683, garde marine et en 1687, lieutenant en Canada. De fallaise.En 1683, garde marine; En 1687, lieutenant en Canada où il est marié et estably, bon officier.Sabrevoix.En 1687, lieutenant en Canada, bon officier.Dauberville.En 1685.garde marine; en 1687, lieutenant réformé en Canada : en 1691, lieutenant en pied aud.pays, bon officier, brave homme propre pour la guerre de ce pays.Lignery.En 1683* garde marine; en 1687, lieutenant réformé; en (690, lieutenant en Canada où il est marié et estably, bon officier, brave homme.Cotantié.En 1Ù87, lieutenant réformé.Il est garde marine, 18 8bre 1683.Et en 1691, lieutenant par Mr de Frontenac, bon officier.Quatrebarbcs.En 1683, garde marine ; en 1687, lieutenant réformé, et en 1691.lieutenant par Mr de Frontenac, bon offer.Debenne.En 1685, garde marine; en 1687, lieutenant réformé; en 1(191, lieutenant par Mr de Frontenac, bon officier.Eagemerais.Carde marine en 1683; enseigne des troupes en 1(187; lieutenant réformé en 1690, et lieutenant en pied en 1692 par commission de Mr de Frontenac, bon offi cicr, propre pour le pays.Laperelle.K11 1688, lieutenant en Canada, bon offer.Beauvais, Canadien.En 1688, lieutenant réformé; en 1691, lieutenant en pied en Canada par Mr de Frontenac, bon officier, propre pour la guerre de ce pays.Eegardcur, Canadien.En 1688, enseigne des troupes: en 1689, lieutenant réformé; en 1692, lieutenant par Mr de Frontenac en Canada, où il est marié et estably, bon offer.Mantet, Canadien.En 1687, enseigne en Canada ; en 1689, lieutenant réformé; en 1690.lieutenant en pied par Mr de Frontenac, bon offer, propre pour la guerre de ce pays.Grandville.Ancien offer, de Carignan, marié et estably en Canada.En 1690, lieutenant réformé, et en 1692, lieutenant par Mr de Frontenac.St.Pierre de Repentigny.Canadien.En 1688, lieutenant réformé; en 1691, lieutenant par Mr de Frontenac en Canada où il est marié, bon officier pour la guerre de ce pays. Juchereau.Canadien.En 1690, lieutenant réformé par Mr de Frontenac et en 1692, lieutenant, marié et estably en ce pays, bon officier pour la guerre de ce pays.Becancourt.Canadien.En 1690, lieutenant par Mr de Frontenac en Canada où il est marié et estably, bon offer.\’illieu.En 1688, garde marine; en 1691, lieutenant refformé et lieutenant en pied par Mr de Frontenac, bon officier, L’Epinay.En 1683, garde marine.En 1(187, enseigne des troupes en Canada; en 1691, lieutenant réformé et lieutenant en pied, par Mr de Frontenac, bon offer, propre pour le pays, brave home.La Corne.En 1685, sous-lieutenant et en 1691, lieutenant par Mr de Frontenac, bon offer, pour le pays.La mollerie.Lieutenant en Canada en 1691 par Mr de Frontenac où il est marié et estably, bon offer.Forçait.En 1683, garde marine, enseigne en Canada et en 1691, lieutenant par Mr de Frontenac, bon offer, très propre pour le pays.Repent igny, l’aîné.Lieutenant réformé par Mr de Frontenac en 1(191 ; lieutenant en 1692 en Canada où il est marié et estably, bon offer, propre pour le pays.Courtemanche.Canadien.En 1691, enseigne et lieutenant réformé et en 1(192, lieutenant par Mr de Frontenac, bon offer, très propre pour le pays.Lient enans reformez Dupin.En 1682, garde marine; en 1687, lieutenant en Canada.Rané.Garde marine en 1683; en 1(187, lieutenant ref-formé en Canada où il est marié et estably, bon offer.Henot.Garde marine en 1685; enseigne en 1687; lieutenant réformé en 1691, bon offer.Il est en France.Peiré.Enseigne en 1687, l)ar Mr de Denonville, et en 1691, lieutenant réformé par Mr de Frontenac, bon offer.Estropiée! passé en France.Bourchemin.En 1687, enseigne et en 1691, lieutenant réforme en Canada où il est marié et estably, bon offer, propre pour le pays. 605 — De Yaise.Garde marine, en 1687, enseigne des troupes et en 1 (19i, lieutenant réformé par Mr de Frontenac, bon offer, n’a jamais un sol.Glerain.En 1689, sous-lieutenant et en 1691, lieutenant réformé par Mr de Frontenac en Canada où il est marié et estably, bon officier.Catalogne.En 1691, lieutenant réformé par Mr de Frontenac en Canada, où il est marié et estably, bon offer.Dargcnteüil.Canada, en 1691 lieutenant refformé par common, de Mr de Frontenac en Canada où il est marié et estably.Perignv.Canadien.En 1691, lieutenant réformé par Mr de Frontenac.Desmusseaux.Canadien.En 1691, lieutenant réformé, marié et estably en Canada.Desgly.Enseigne de la colonelle du régiment et lieutenant ref formé par Air de Frontenac en 1(191.Beaubassin.Canadien.En 1691, enseigne et lieutenant refformé par Air de Frontenac, bon officier, brave homme.Vieuxpont.Canadien.En 1691, lieutenant refformé par Air de Frontenac, marié et estably en Canada, brave homme.Hertel, père.Canadien, en 1691 lieutenant refformé par Mr de Frontenac, brave homme.Tonnancourt.En 1690, enseigne et en 1691, lieutenant réformé par Mr de Frontenac, bon offer, propre pour la guerre du pays.Alontgicnault.En 1691, enseigne et lieutenant refformé par Air de Frontenac, bon officier, brave homme.Grandpré.Canadien.En 1691, enseigne et lieutenant réformé par Mr de Frontenac et en 1692 major des Troisr Rivières, bon offer.Laveranderie.En 1691, enseigne de la cour et en 1692, enseigne refformé.Joly offer, jeune.Villedenay.En 1684, sous-lieutenant; en 1687, pris par les Iroquois et en 1692, à son retour lieutenant refformé par Air de Frontenac, bon officier.Lanoüe.Canadien.En 1691, enseigne par monsieur de Frontenac et en 1692, lieutenant refformé, marié et estably en Canada, bon offer, très propre pour ce pays. St.Ours, tils aine.En 1690, enseigne, et 1692, lieutenant refformé par Air de Frontenac, bon offer, propre pour le pays.Du Gué.En 1691, enseigne, et en 1692, lieutenant réformé par Air Frontenac, bon offer, jeune.Enseignes Verre here, ancien officier 'de Carignan, marié et esta-blv.St.Michel.En 1084, sous-lieutenant dans le régiment de Piémont et en 1692, enseigne en Canada par Mr de Frontenac.Laperade.Canadien.En 1690, enseigne, brave, jeune.Du Vivier.En 1691 par Air de Frontenac, bon offer.Neuvillete de Robineau.Canadien, par Mr de Frontenac en 1691.Beaumont.Canadien, marié et estably en Canada.Charlay.En 1691 par Mr de Frontenac, bon officier.Soulange Marson.Canadien.En 1691 par Mr de Frontenac, jeune, joly officier.Berthier.Canadien, par AI.de Frontenac en 1691, jeune joly offer.Eapipardiérc.Idem.Lavallière, fils.Idem, bon offer, propre pour le pays.Boucharville.Canadien, estably et marié en Canada en 1691, par Air de Frontenac.Mondion.En 1684.garde marine; en 1691, sous-enseigne, et en 1692, enseigne par Mr de Frontenac, bon offer, pn pre pour le pays.Laperottière.En 1692 par Mr de Frontenac, bon officier.Laplante.En 1692.Idem, bon offer.Montigny.En 1692.Idem, bon offer, brave borne, propre pour le pays.Le Neuf La Vallière.Canadien.En 1692, par Air de Frontenac desperence.Cournoyé Hertel.En 1692.Idem, brave homme (1).( 1 ) Archives du département de la marine. LES SOURCES IMPRIMEES DE L’HISTOIRE DU CANADA FRANÇAIS Dans Y Abeille, petite revue publiée au séminaire de Québec de 1848 à 1862 puis de 1877 à 1882, on trouvera : Les Durons, par U.R.D.(12 octobre 1848).La victoire de Châteauguay (poésie), par J.1).Mcrin et (26 octobre 1848).M.de Salaberry (26 octobre 1848).Le 26 octobre 1813 (26 octobre 1848).Les deux premiers écoliers de Québec (26 octobre 1848).Premier incendie du séminaire de Québec (9 novembre 1848).Second incendie du séminaire de Québec, 1er octobre 1705 (9 novembre 1848).Lettre inédite du Frère Houssart, ancien domestique de Mgr de Laval, à M.Tremblay (23 et 30 novembre et 7 décembre 1818).Mandement de Mgr Briand pour l’érection de la Congrégation du Petit-Séminaire de Québec, 6 décembre 1767 (7 décembre 1848).Lettre de Mgr de Laval, 20 novembre 1690 (14 décembre 1848).Liste des doyens, grands-chantres, archidiacres, etc, de Québec (28 décembre 1848).~La vie d’un missionnaire montagnais présentée aux successeurs montagnais, par le R.P.Crespieul (4 janvier 1849).Plan général de l’état présent des missions du Canada fait en l’année 1683 (11, 18, 25 janvier, et 1er, 8 et 15 février 1849).Liste des vice-rois et gouverneurs du Canada (1er février 1849).„ Notice sur M.Jacques-Charles de Brisacier, prêtre du séminaire des Missions Etrangères de Paris, mort le 23 mars 1736 (1er mars 1849).Mandement de Mgr de Laval pour l’établissement du séminaire de Québec, 26 mars 1663 (22 mars 1849).Annales du Petit Séminaire de Québec (22 mars 1849). — («8 — Relation de la prise des forts de Choueguen ou Oswego et de ce i7 — Louis Bourdon Amable Donais Gédéon Pinsonneau Joseph Pinsonneau J.-Ete Lafontaine Louis Charbonneau J.Landry dit Gaudie Julien Reynier Michel Arquet David L’Ecuyer Joseph Fréchette Louis Parent Narcisse Provost Antoine Sousis Charles Vidal Toussaint Sicotte Joseph Normandin John Thompson Pierre Bourgeois Patrick Barry Henry-A.Gauvin R.-S.-M.Bouchette Timothé Keimbert Rodolphe Desrivières Simeon Marchesseault J.-Bte Languedoc Louis Dragon Alexandre Noel François Lafond Alexandre Pinsonneau David Roy Ambroise Hébert Denis Duchaine Belonie Regnier François Charette Jacques Claude Olivier Rochon François-X.Desjardins Flavien Desjardins François Jalbert Julien Tremblay Louis Tremblay Toussaint Dufresne Alexis Richard Joseph Phaneuf Constant Cartier I 'ierre Languedoc Laurent Trudeau Toussaint-H.Goddue Wolfred Nelson François Borneuf Célestin Parent Pierre Roberge Olivier Roberge Eusèbe Blanchette Charles Blanchette J.-Bte Tétreau Benjamin Tétreau Thomas Marchesseau Alexandre Daigle Jacques Surprenant F ranço i s Sur pren an t François Demeule Thomas Robert J.-Bte Varchestaing Augustin Lauzon J.Germe dit Carrière Petit Lafleur Luc Auger Antoine Leclaire B.Sauvé dit Laplante T.Hamel dit Bigras Pierre Lefevre Michel Gratton ' ntoine Desloges François Malette Joseph Malette Joseph Beauchamp 6i8 Messire Augustin-N.Grégoire Bellanger BlanchetteAugustin Monnette Luc-H.Masson Joseph Denis Damien Masson Isidore Brunet Isidore Yaliquette Eustache Demers Antoine Huberdeau Anselme L’Espagnol François Bigras Charles Larose Michel Tougas Augustin Marineau Alexandre Fournier Flavien Maisonneuve Joseph Robillard François Grignon Flavien Spénard François Maisonneuve Jean-Bte Dumouchel Antoine Groulx Benjamin Poirier Paul Desjardins Marc Ladouceur Joseph Dagenais Jean-Bte Beautron Paul Laurain Nicolas Corron Eustache Denault François Tougas Jean-Bte Desjardins Abraham Aubrie Magloire Guindau Joseph Clément dit Edouard Beautron dit Ear ivière M Olivier Benoit Joseph Malboeuf Bazile Arbique Michel Yirolleau Charles Le Boux Louis Valiquet Timothé Clément Jean Caillé 1 lylaire Desjardins Félix Cardinal Jean-Bte Landry Hyacinthe Minville François Aubrie François Cabana François Labelle Benjamin Cabana Joseph Jamme Joseph Girouard Philibert Laurain François Ladouceur Vincent Laurain Charles Falardeau Joseph Joly Isidore Benoit Joseph Tassé Michel Aubrie Jean-Bte Robillard Joachim Chatillon Charles Champagne Antoine Rochon Antoine Brisebois Augustin Laurent dit Boromé Lacoste Le Isidore Rochon Jean-Bte Chartrand Jean-Marie Rocbrune François-X.Guertin 6ig — Joseph Bazinet William-H.Scott François Aubin Louis Coursolles Martial Major Ambroise Lapierre Jean-Bte Bisson John Anderson Michel Masson Jean-Bte Bousquet François Meloche François Daoust Bertrand Guérin François Renaud Jean-Bte Lapierre Toussaint Langlois Xavier Larocque Urique Robillard Jean Lafantaisie Ambroise Brunelle Antoine Laplante Joseph Laporte Amable Gareau Hypolite Moyer Louis Fontaine Edouard Vilaire Etienne Gareau Stanislas Roy Arsène Gui tard Modeste Roy Joseph Charron Hercule Dumouchelle Olivier Beauchamps Carriel Dumouchelle Jacques Boileau Pierre Mairé Louis Ducharme Gédéon de Lorimier François Bisson Charles Lemoine Léon Mairé Louis-A.Robitaille Laurent Thibault Joseph-A.Berthelot Amable Martel Jean-Joseph Girouard Moïse Trottier Jean-Bte Vallée Louis Ouimet Thimothé Franchère Antoine Bruyère Ephraim Knight: Antoine Denis Eustache Soupras Jean-Bte Desjardins Charles Monjion Isidore Gosselin Calixte Gigon Paul Prévost Louis Marchand Richard Hubert Etienne Ouellette François-X.Hubert J.Gauthier dit Saint-Germain Henry Steinhart Jean Blanchette Denis Hennessy François Guérin Charles Olivier Antoine Rochon Louis Dubois Tsaïe Foisy François Nicolas J.-Bte Belïanger Louis-M.Decoigne Augustin Souche François Ranger — 620 Sourier Brisebois Théi>phile Brisebois Vital Mallette Joseph Rousse Joseph Mazurette dit Lapiern François Séguin Joseph Yadenais Michel l'ré jean Guillaume Montplaisir Paschal Yiger Marcelle Senée Christophe I )aigneau François Bertrand Fouis Brouillet Hugh Ward Germain Belouin Antoine Benoit J.-Btc Chapn.n.père I Bte Chapron, Ills Pierre Chapron I Bte Ouimettc Itdien Monnette Pierre Monnette I Bte Chicot F,tienne Tremblay Robert Chisholm François Bertrand lean Ouellette Joseph-0.Rousseau Olivier Lanthier Louis Papineau Peter Callaghan Emery Fahre Patrick Murray Michael 1 )\vyei; l.-Bte Laconibe l.-Bte Dumouchelle I.-Raymond Lahrosse Eustache Jaunnas dit Car James Watts Théophile Roy Joseph T'ellier Léon Breau Berthélemy Poissan .‘J.-Bte Tremblay F.Surprenant dit Lafontaine Jean Javotte Luc Hébert Olivier Gloutten Joseph Gervais Robert McMahon Pierre-R.Xarbonne Joseph Ilébert Léonard Brown Joseph I)uvernay Benjamin Sénecal Jac(|ttes Deniers Georges De Lorimier Thomas Ausbron Augustin Robert Louis Chaurette Ravtnond l’lessis-Belair Joseph Robillard Joseph I )uval André-Aug.Papineau Jean Guillaume T.-Bte Hébert J.-Bte Proulx Alexandre Derouin J.-Btc Richer Médard Gagnon Jérôme Longpré, père Laurent Longpré Alexandre Drolet David Beaudoin J.-Bte Ethier Jean-Marie Latour J.-Bte Huneau rièrePierre Barnac alias Langevin F.Richer dit Laflèche — 621 Augustin Labrie John Willing Neil-S.Scott François Lemaître Joseph Lettoré Zéphirin Girardin Louis Laberge Joseph Tongas Noël Duval Norphile Lamoureux Moïse M archessault Joseph Phaneuf Médard Bouchard William Blvth Jérôme Longpré, fils François Pilon Jérôme Latour André Lavallée L.Lerigé de Laplante Etienne Lonctin L Petit dit Lalumière l’crthélemv Godin de I.Hyacinthe Derouin André Lacroix Antoine-E.Bardy Eusèbe I)urocher Louis-Chicon Ouvert 'l'oussaint Peltier Charles Gouin r.ouis Chapdclaine Tsaac-S; LaRoc(|ue Bonaventure Niger Louis Lacoste Pierre Amiot Tean-Félix Labrie Nicolas Rolland Jean-Bte Arcand Hyacinthe Charlebois Narcisse Valois Marcel Cordeaux Pierre Mondor Edouard Besse Théophile Prévost Noël Duchesneau Garçonnette Lareau Adolphe Dugas Léon Charlebois Georges Gérard F.Macé dit Saucerre Joshua Manning François Molleur Enoch Jaquis Joseph Mongeau F.-Ant.Larocque James Murphy J.-Bte Molleur Alexandre Drolet Joseph J'.Drolet André Ouiniette Amahle Simard apoi n te Geo rge s De 1 > ou ch er v i 1 le François Taverniër Louis-M.Niger Félix Chenier Louis Paulin Olivier Arcand Amahle Paradis Dominique Charland Joseph Vallée Jacques La combe André Jobin Basile Longpré Joseph Lacombe Joseph Descareau Théron Culver Edward-A.Theller Benjamin-l*'.Pew Thomas Jefferson Sutherland Benjamin Lefebvre Michel Carrière William Whittock François-T.Migneault Capitaine Pierre Beaulac Hector Barsaloue André-B.Papineau l’aschal Iîourbonnière Antoine Consigny Augustin Labelle F.-Chicon Duvert Jean-Bte Lupien Joseph Gariépy Louis Lussier William-W.Dodge Nathan Smith Henry-J.Hall Squire Thayer Abraham-W.l’artridge Chancery Parker Denis-B.Viger John MacDonnell Bonaventure Viger Hilarion Viger Henry Newcombe Jacques Langlois Célestin Beausoleil Julien Rémillard LES DISPARUS Charles-Auguste Maximilien Globensky — Né à Saint-Eustache des Deux-Montagnes le 15 novembre 1830, du mariage de Maximilien Globensky et de Elisabeth Lemaire Saint-Germain.Par son mariage avec Virginie-Marguerite Lambert-Dumont, il devint seigneur des Mille-Iles.Elu député des Depx-Montagnes le 26 février 1875, il remit son mandat le 11 février 1876.M.Globensky décéda à Saint-Eustache le 12 février 1906.Il avait publié, en 1883, un ouvrage intitulé Les événements de 1837 à Saint-Eustache.Dans le Courrier de Saint-Hyacinthe du 14 février 1906 on trouvera une notice biographique de M.Globensky.Thomas-René Vcrchcrcs Boucher de Boucherville — Né en 1785 du mariage de Pierre-René-Amable Boucher de Boucherville et de Madeleine Raimbault de Saint-Blain.Il fut à l’emploi de sir Alexander Mackenzie, puis de M.Quet-ton de Saint-Georges, et fit ensuite le commerce pour lui-même.En 1812-1813, lieutenant-colonel de milice, il fit noblement ^son devoir malgré les pertes nombreuses qu’il essuya.En 1901,1e Canadian Antiquarian and numismatic Journal, de Montréal, a publié le Journal des voyages de M.de Boucherville dans les Pays d’en Haut et durant la (/lierre avec les Américains, en 1812-1813. LA PAROISSE DE SAINTE-THECLE, COMTE DE CHAMPLAIN La paroisse de Ste-Thècle est totalement située sur la seigneurie de Ste-Anne et comprend en plus six rangs du canton Lejeune, ce dernier impropre à la culture.Le propriétaire de la seigneurie était alors M.John-Evan Price.Le premier colon de cette paroisse fut M.Pierre Ayotte, qui est venu se fixer sur le bord du 1er lac Chicot en 1867.Ce monsieur s’occupait de chasse et de pêche.En i8f>8, arrivent sur le bord du même lac.MM.Joseph Rodrigue, Charles Cloutier et Eric Cloutier, son frère.Ces messieurs font un peu de défrichement, mais la chasse et la pêche absorbent tout leur temps.Les premiers et véritables colons qui se fixent sur le territoire de cette paroisse lurent MM.Sébastien Trudel père, Pierre et William Plamondon, frères, Elie Chaillé, Casimir Gervais, Antoine Piché, Jos.Bordeleau, Pierre Huot, Charles et Na/aire Aude, frères, Xavier Perron, Joseph Aylwin, Honoré 'Thibodeau et Jules Tessier.Ce noyau est arrivé ici au printemps de 1871.Pas de chemin à cette époque, pour atteindre le moulin à farine le plus rapproché; il fallait se rendre à St-Tite, près St-Stanis-las, à l’endroit devenu St-Sévérin depuis 1889.C’était un voyage de 4 jours et avec 5 hommes au moins.De 1S71 à 1875, un bon nombre de colons viennent s’unir aux premiers arrivés.L’érection canonique et civile de la paroisse a dû avoir lieu dans ce laps de temps.La première chapelle a été construite à cette époque.On constate qu’une assemblée de syndics tenue le 4 du mois d’août 1875 devait mettre à exécution le décret de Mgr L.-E.Lafièche, évêque des 'Trois-Rivières, pour autoriser la construction ou le parachèvement d’une chapelle dans la paroisse de Ste-Thècle.Les syndics étaient Aubert Naud, président, Pierre Ayotte, Pierre Plamondon, Joseph Aylwin et Albert Brouillet.En 1876, le gouvernement aide un peu aux colons à faire des chemins pour communiquer avec la paroisse de St-Tite.Encouragés par cette aide les colons au nombre de 56 font une répartition pour construire une chapelle.Ne connaissant pas ce genre, de travail, ils durent renoncer à accepter le travail de l’entrepreneur, moyennant la somme de $1,000.00 pour l'engager à discontinuer.Ceci réglé, ils défont le travail commencé et, au printemps de [877, ils commencent la construction d'une chapelle de 80 pieds par 50 pieds.La mission se donnait dans la maison de M.Elie Chaillé, située en face du lac Croche au Je lac, à quelques arpents de la chapelle actuelle.M.Moïse Proulx.curé de St-Tite.ch muait ou faisait donner la mission régulièrement.Les missionnaires ont été tour à tour MM.Elie Liais, Georges Brunelle, Norbert l’roulx et Ovide Sicard de Carufel.Ce dernier se retirait dans la sacristie de la chapelle, logeable en 1879.Le premier mariage célébré dans la paroisse eut lieu en 1875.dans la maison de M.Elie Chaillé.Les époux, AI.Sébastien 1 rudel Ids et Elle Marie-Louise Plamondon, furent bénis par messire Moïse Proulx.curé de St-Tite, le u mai 1875.‘ En 1878, Mgr L.-h.Laflèche honore les colons de sa visite pour les encourager dans leurs travaux.Durant l’année '878, M.Georges I’,runelle, vicaire à St-Tite et desservant de vSte-1 hècle, les engage à construire un presbytère.La bâtisse fut levee et couverte par corvée.L’élection des marguilliers de la paroisse de Ste-Thècle eut heu le 8 juillet 1877.Les anciens marguilliers élus furent ALM.Jean-Baptiste Magnan, Joseph .Massicot te, D’Assise Cloutiei, Edmond Kobitnillc et Iules I essier.Les marguilliers du banc furent AIM.Xavier Perron, marguillier en chaige, Charles Audv, Je, et Pierre Plamondon, 3e.Le jj juillet 1877, 1ère assemblée de Eabrique pour passer un règlement pour la vente des bancs., En J 878, le jo janvier.1ère reddition des comptes de P al trique sous la présidence de AI.Georges Brunelle, laissant au coffre la somme de $61.76.A l’automne de 1880, M.T.-Bte Grenier fut envoyé par Mgr L.-E Laflèche pour enga-gsi les colons a terminer leur maison curiale ou au moins la îendie logeable.On rivalisa de zèle et de courage et, le 27 septembre de la même année.AI.J.-Bte Grenier/1er curé de Ste-Thècle, prenait possession du coin sud-est de sa maison.L etude, la cuisine, le réfectoire, le salon et le dortoir étaient d’une seule pièce.Le premier soin du curé fut de faire dis-para-tre les souches auprès de la chapelle et du presbytère, et — 625 — d’ériger un cimetière.Au printemps de 1881.un construisit des dépendances tout à fait convenables et on lit un peu de défrichement sur la terre de la Fabrique, don de M.Evan John Price, seigneur.Durant les années 1882-83, le gouvernement lit faire les routes du rang B.Nord ou lac Travers et du rang St-Geor-ges, ce qui donna un nouvel essor à la colonisation.En 1884, le gouvernement lit ouvrir un chemin d’hiver de Ste-Thèclc à St-Adelphe.M.Price concéda aussitôt 32 lots sur le rang St-Thomas.La même année, les 19 et 20 octobre, 1ère visite régulière de Mgr L.-P.Laflèche, évêque des Trois-Rivières.Sa Grandeur a vu et alloué les comptes de la habrique pour les années 1877-78-79-80-81 et 82.Population: 895 âmes tous catholiques.Baptêmes, 38 dans l’année.Mariages, 5.Sépultures, 34.Communiants, 485.Confirmés, 1 to.Familles, 117; sur ce nombre 15 ne cultivent pas.Revenu de la Fabrique, $213.55.Revenu de la cure, $350.00.Le grand événement pour les colons fut la construction du chemin de fer des Basses-Laurentides.En 1886, les constructeurs font vingt-deux milles de chemin depuis la jonction des Piles au petit, lac à l’Auguste.Tous les membres de la compagnie sont Canadiens-!rançais.Les travailleurs, sous la direction de T.-E.Normand et de J.-B.\ iens, sont payés sur le jeu.L'usage de la boisson est prohibé.Pas de sacres, ni aucunes paroles mal sonnantes sont tolérées.Les travailleurs assistent à la messe tous les dimanches.Comme conséquence on n’a eu aucun désordre ni accident a constater.Le chemin tel que projeté en première instance devait aboutir dans les environs du lac Edouard, mais pour des raisons d’une importance majeure, la compagnie crut devoir demander aux autorités la permission fie faire ce que l’on appelle un repliage.Et cela, pour avoir une sortie plus vite pour atteindre les grands centres.Ce changement de direction se ht dans les années 1887 et 1888.^ ^ En 1889, on pouvait déjà partir en char de Ste-Thècle pour Trois-Rivières et les autres villes.Le trafic se faisait régulièrement.Le bois de commerce prenait la direction des.grands centres.Ce qui a donné une impulsion aux défrichements des terres et une augmentation notable dans le chiffre de la population.Le village de la gare a surgi comme par en- chantement.En deux années, ce village était plus fort en population que le village de la chapelle.La visite épiscopale de 1887, faite les 15 et 16 juin, atteste une augmentation sur toute la ligne.Population, 983 âmes.Familles, 134.Cultivateurs, toi.Non cultivateurs, 33.Communiants, 574.Baptêmes, 1886, 39.Mariages, 6.Sépultures, 15.Revenu de Fabrique, $281.21.Caisse, 126.02.Revenu de la cure, $373.00.En 1888, le 5 septembre, appuyé sur le procès-verbal de M.L.-S.Rheault, chanoine, archidiacre, en date du 16 août.Mgr L.-E.La flèche publia le décret canonique annexant à la paroisse de Ste-Thècle la partie est du rang St-Thomas, c’est-à-dire depuis la route qui conduit à St-Adelphe jusqu’à la ligne des Grondines.Cette annexion donna à la paroisse de Ste-Thècle cinq concessions ou rangs désignés comme suit: rang A.sur lequel se trouve bâtie la chapelle actuelle.Du côté nord, il y a le rang B.Nord au lac Travers, c’est le seul habitable de ce côté.Du côté sud.il y a trois rangs, ouverts d’un bout à l’autre, ils portent les noms de II.Sud.St-Georges et St-Thomas.En 1889, le 10 octobre, M.J.-E.Janelle arrivait à Ste-Thècle, dûment nommé par Mgr L.-F.Laflèche pour porter secours à J.-Btc Grenier, premier curé de Ste-Thècle, et avec la charge de desservir la mission de St-Adelphe.Les travaux nombreux et les sacrifices continuels que s’était imposés ce très digne curé pour donner un bon élan à sa paroisse, tantôt par ses conseils, tantôt par ses exemples et souvent par des moyens pécuniaires, tout cela avait fini par compromettre sa santé assez gravement.En voyant arriver ce confrère il 11e se doutait pas que le Bon Dieu l’appellerait bien vite sur un théâtre plus vaste et plus en rapport avec ses talents.En effet, le 23 octobre (1899) le regretté AL Moïse Proulx, curé de St-Tite, décédait et ce fut AI.J.-Btc Grenier, curé de Ste-Thècle, que Mgr nomma pour remplacer le curé Proulx à St-Tite.Il dut imposer silence à la nature et briser les liens qui l’attachaient à sa première cure où il avait été 9 ans.En transférant AI.J.-Bte Grenier à St-Tite, Mgr nomma en même temps AL E.Janelle desservant de Ste-Thècle et de St-Adelphe.L’office, le dimanche, se faisait à Ste-Thècle; et à St-Adelphe sur semaine, toutes les 6 J 7 semaines.La résidence du desservant était à Ste-Tliècle où il est resté depuis.Ce fut pendant cette même année que le desservant réussit à construire le presbytère de St-Adelphe et à l'automne de 1890, les paroissiens de St-Adelphe avaient la joie de voir arriver à leur tête M.A.Gouin.premier curé de cette paroisse.Les 5, 6 et 7 juin 1891.le nouveau desservant de Ste-Thècle reçoit pour la première fois la visite de l'évêque.Copulation toute catholique.1047 âmes.Baptêmes de 1890, 62.Mariages.3.Sépultures.28.Communiants, 644.Confirmés.34.Familles.170.Cultivateurs.121.Dans cette visite, Sa Grandeur engage les paroissiens à se mettre courageusement à l’oeuvre pour la construction d’une nouvelle église aussitôt que la place aura été fixée par le décret.Après nombre de démarches sur tous les tons, messirc Ls.Rheault, chanoine, archidiacre, &c, fut délégué par Sa Grandeur pour venir vérifier la requête demandant la construction d’une nouvelle église à l’endroit désigné par la masse de l’assemblée.C’était le 9 septembre 1891.Pour des raisons à lui seul connues il décida la chose contre le gré de la majorité et fit son rapport à qui de droit, etc, etc.Le 28 octobre, même année, Mgr émana un décret ordonnant la construction d’une église.Le délégué de l’évêque, iM.Ls Rheault.avait dit à l'assemblée qu'il n’avait pas besoin de la majorité pour-marquer la place de la nouvelle église.Un de ceux qui étaient présents à l’assemblée lui fit remarquer que pour bâtir il lui faudrait la majorité et â l’endroit qu’il venait de choisir, il ne l’aurait jamais.Instruite par ce qui s’était fait ailleurs, cette majorité ne cessa pas un seul instant de réclamer ses droits sans cesser de se montrer toujours digne et pleine de respect pour l’autorité.Après nombre d’assemblées.Sa Grandeur finit par se convaincre qu’on l’avait trompée.Vovant que la population ne pouvait s’entendre sur ce point.Sa Grandeur jugea â propos de suspendre son décret.A la suggestion du desservant, par une lettre datée du 6 octobre 1892 et adressée au desservant, M.K.fanclle, Sa Grandeur s’exprime ainsi : “Fn présence de l’excitation des esprits au sujet du site de l’église de votre paroisse et de la forte division des francs-tenanciers à ce sujet.je juge qu’il est plus prudent et plus avantageux à la pa- roisse d’ajourner à plus tard la construction d’une nouvelle église et de faire les réparations nécessaires à l'église actuelle pour la rendre plus chaude et plus grande par l’addition d'un choeur et d’une sacristie”, etc, etc.Cette décision de l’évêque rencontra l’approbation des fabriciens anciens et nouveaux, le 16 octobre 1892, à l’unanimité.Le 30 octobre, même année, la paroisse approuva unanimement les résolutions des fabriciens.Les dites résolutions furent aussi approuvées par Mgr L.-F.Latlèche, la 1ère le 19 octobre 1892.la seconde, le 7 novembre de même année.Les travaux de réparation commencèrent le 6 novembre 1892 et, le 1er mars 1893, tout était terminé, sous la direction de Georges Héroux, entrepreneur, d’Yamachiche.Dans sa visite épiscopale les 9, 10 et it juin 1894, Mgr trouva un changement notable sur toute la ligne.Population totale, 1287 âmes, 780 communiants, familles 246, cultivateurs 168, revenu de la fabrique, $1200.00.Dans son procès-verbal, Sa Grandeur s’exprime ainsi: “Nous voyons avec plaisir l'état prospère de cette jeune paroisse, l’augmentation des revenus de la fabrique permettra d’éteindre en peu d’années la dette contractée pour les réparations considérables faites à l'église et au presbytère de manière à les faire servir encore plusieurs années.” Puis, l’évêque engage les paroissiens à conserver entre eux la paix et la concorde si nécessaires au développement rapide d’une paroisse.L’année 1895 fut signalée par un événement qui intéressa beaucoup la population.Le desservant dans la visite de la paroisse prit des notes exactes indiquant les paroisses qui avaient fourni le plus de sujets pour coloniser Ste-Thècle.Au 1er janvier 1895, le recensement a donné de population totale 1349; communiants, 826; cultivateurs, 174: emplacitaires.82, soit 256 chefs de famille établis dans Ste-Thècle depuis sa fondation en 1867 et repartis comme suit, savoir : originaires de St-Stanis-las 50, de St-Basile 33, de St-Prosper 15, de St-Alban et de Deschambault 14 chaque, de St-Tite 12, de St-Am-broise, Jeune-Lorette, 11, de Ste-Ursule, 9, de Ste-Gene-viève 8, de Cap-Santé 7, de Charlesbourg et Ste-Anne-de-la-Pérade 6 chaque, de St-Augustin 4, de St-Luc, St-Narcisse et de Baie St-Paul 3 chaque, de St-Jérôme, Champlain, Pointe-aux-Trembles, Pointe-du-Lac, Saint-Raymond, St-Paulin et Wickham 2 chaque, de Pile Perrot, Rivière-aux-Sables, Rivière-Blanche, Ste-Jeanne-de-Neuville, Saratoga Springs, E.U., Grondines, Québec.faubourg St-Jean.lac Témiscouata, Isle-\ erte.Rivière Cap-de-Bonne Espérance, St-Jean-Port-Joli, St-Ubald, Isle-aux-Noix, West Ruthland, E.U., St-Poly-carpe, St-Ephrem d'Upton, Sault-au-Récollet, St-Barnabe, St-Appolinaire, Rivière-du-Loup et Portneuf, un de chaque paroisse.Soit 233 venant de 1 étranger.Xés dans la paroisse de Ste-Thècle 23 (1895).Un beau dimanche du mois d'avril quand tous les hommes de chantiers furent sortis des bois, et réunis dans la chapelle pour le service divin, le desservant donna à la paroisse le détail ci-dessus décrit.Tout le monde écoutait avec un religieux silence, tout yeux et toute oreille.Au sortir de ia messe sur le perron de la chapelle, il n était pas rare d’entendre dire (pie le desservant avait donné le plus beau sermon de sa vie ! ! L’année 1896 fut remarquée par le décret de Mgr Lailèche, annexant une partie de St-Àdelphe a Ste-Thècle.C’est la continuation du rang St-Thomas, côté ouest de la route de St-Adelphe jusqu’à la ligne de St-Tite.Le décret est daté du 25 janvier 1896.Ce fut messire Charles Bellemare, chanoine, curé de Sfe-Geneviève de Ba-tiscan, qui fut délégué par l’évêque pour vérifier la requête relative à cette affaire.L’assemblée eut lieu le 24 octobre 1895.Le 5 septembre 1897, ouverture de la 1ère retraite donnée dans la paroisse sous la direction du Père C.A.Barolet, rédemptoriste, accompagné du R.Père Pampalon, comme second violon.En igoo, les g, 10 et 11 juillet, eut lieu la première visite pastorale de Mgr F.-X.Cloutier, évêque des 1 rois-Rivières.Le recensement de l'année donne 1638 âmes, population totale toute catholique.972 communiants, 284 familles.Le 24 septembre 1901 fut un jour de grande joie pour la paroisse de Ste-Thècle.Ce jour était le 25e anniversaire de l’ordination de M.E.Janelle.M.Théode Dupuis, maire de la paroisse de Ste-Thècle, avait appris 630 — quelque temps auparavant qu’à St-Tite on se préparait à fêter les noces d'argent du curé.Les curés de St-Tite et de Ste-Thècle ont été ordonnés le même jour.Revenir chez lui, former un comité, arrêter un programme, distribuer les rôles fut l'affaire d’un instant.Tout avait été prévu, et ce jour-là, 24 septembre, toute la paroisse après avoir rivalisé de zèle s'était réunie dans la chapelle pour donner la mesure du respect, de l’affection et de la reconnaissance qu'elle avait pour le prêtre dévoué à ses intérêts spirituels et temporels.Mgr Cloutier, retenu à sa chambre par une indisposition, s’était fait remplacer par le grand vicaire Baril.A la messe chantée par M.L.Janelle, assisté de AI.T.Gravel, curé de Shawinigan, comme diacre, et de AI.A.Poisson, curé de St-Jean des Piles, comme sous-diacre.Al.le grand vicaire lit un magnifique sermon de circonstance.Après la messe, Médéric Perron, maire pro tempore, en remplacement de Al.Théode Dupuis décédé accidentellement quelques jours auparavant, lit lire par le secrétaire du comité.Bruno Bordereau, médecin, l’adresse de la paroisse.L’adresse des membres du cercle tie l’Alliance Nationale fut lue par le secrétaire Jules Dandurand.Ces deux adresses étaient accompagnées de riches cadeaux.Le curé remercia en termes émus ses bons paroissiens de leurs bonnes paroles et de leur générosité.M.le grand vicaire, MAI.les chanoines I).O.S.de Carufel, chapelain du Précieux-Sang, X.Caron, curé de Maski-nongé, Chs Beaudet, curé des Trois-Rivières, et un grand nombre de prêtres des diocèses de Nicolet et des Trois-Rivières remportèrent le meilleur souvenir de cette splendide fête de famille.Dans cette même année, le desservant, Al.K.Janelle, fut pris par la maladie et sur l’avis des médecins il dut se résigner à prendre un repos complet pour un temps indéterminé.Mgr envoya à son secours Al.E.Déguisé, pour répondre aux besoins.Comme ce M.était lui-même à se reposer, il ne put s’astreindre à accepter de faire du ministère responsable.M.J.-Al.-A.Béliveau, vicaire à St-Tite, vint faire l’office un dimanche d’octobre.Le premier vicaire de St-Thècle, nommé — 631 officiellement fut M.Raphaël Gélinas.Il arriva à Ste-Thècle le 24 octobre.11 reçut sa lettre cle nomination officielle dans les premiers jours de novembre.Dans la 1ère semaine de décembre, M.le vicaire fit la visite annuelle de la paroisse pour 1901.Le recensement fait avec soin donna 1656 âmes, population totale, 943 communiants et 317 chefs de familles.( Extrait des archives de la fabrique de Sainte-Thè-cle par M.E.-/L Massicotte).LES DISPARUS L'abbé Georges-Pierre Côté — Né à Saint-Charles de Bellechasse le 20 février 1845, du mariage de Jean Côté et de Julie Couture.Ordonné prêtre le 11 juin 1870, il fut professeur au séminaire de Québec, vicaire à Notre-Dame de Québec, assistant-curé de Sillery, curé de Saint-Lambert de Lévis, curé de Sainte-Croix.Décédé à Québec le 26 janvier 1908.Auteur de Notice biographique sur le Révérend.J.Nu-clair, curé de Notre-Dame de Québec, déâédé le 29 nov.1887' ( 1888); Sermon prononcé à l'occasion de la bénédiction des cloches de la basilique, Notre-Dame de Québec ( 1891) ; Mgr C.-E.Lcgaré, notice biographique ( 1892).On trouvera, en outre, dans Y Abeille de 1878-79 une intéressante étude de M.l’abbé Côté sur les fouilles faites dans les caves de la basilique de Québec au cours de l’année 1877.L'abbé Jean-Rémi Oucllct — Né à Sandwich, Ontario, le 26 décembre 1830, du mariage de Antoine Ouellet et de Catherine Bézaine.Ordonné prêtre le 20 décembre 1856, il exerça d’abord le ministère à l’église de Sainte-Marie et à la cathédrale de T(/onto.En 1859, il entrait au séminaire de Saint-Hyacinthe comme professeur.11 devait y rester près d’un demi-siècle.Il y fut préfet des études, directeur puis supérieur.Décédé dans la nuit du 3 au 4 octobre 1904.M.Ouellet avait publié dans la Revue Canadienne, entr’autres études Etude sur Mgr Hughes (1864) ; Le cardinal I Vise-man, l'homme de la Providence pour l'Angleterre (1865); Le ritualisme en Angleterre (1867-68). LE PREMIER MOUET DE MORAS CANADIEN Pierre Mouet de Moras, né en 1639, à Castel-Sarrasin, en basse Guyenne, était fils de Bertrand Mouet et de Marthe de Thosin.11 entra de bonne heure dans la carrière des armes, et s'enrôla comme simple soldat dans le régiment de Broglie, où il se distingua par sa bonne conduite et ses excellentes qualités.11 y mérita bientôt le grade d’enseigne.En 1665, la compagnie dont il faisait partie fut adjointe au régiment de Carignan-Salières, et le suivit au Canada, où le roi l’envoyait pour maîtriser les Iroquois, qui constituaient un danger sérieux pour la colonie.Sa compagnie, qui avait pour capitaine Arnoult de Laubia, se plaça aux Trois-Rivières.Mouet dut prendre part avec son capitaine aux campagnes de 1666 et de 1671.En i()()8, le régiment fut licencié et les soldats furent laissés libres de retourner en France ou de rester au pays.Mouet, ainsi que la moitié environ de sa compagnie, préféra rester en Canada, où il caressait l’idée de se former un brillant avenir.La rivière Nicolet eut surtout des attraits pour Laubia et son enseigne Mouet, qui, charmés de ses belles forêts vierges et de la qualité du sol, rêvaient, chacun à part soi, d'y établir leur domaine.Mouet choisit l'ile qui, de son nom, a pris et gardé la dénomination d ile Moras.On le voit se marier, le 8 avril 10(18, avec Marie 1 oupin, fille de Toussaint Dussault, maître de barque et bourgeois de Québec, et s’établir dans son île, où il bâtit un manoir les années suivantes.Dans son esprit, il prenait possession, non seulement de l’ile Moras, mais de toute la contrée voisine, dont il se considérait comme seigneur, se proposant de faire délimiter sa seigneurie dès que les circonstances le permettraient.# Ea seigneurie de Nicolet, dont il se prétendait le maître, lui fut enlevée en 1O72 par son propre capitaine, le sieur de Laubia, et son fief restreint à l'ile Moras.Mouet ne se découragea point.Il continua à vivre dans son île, où il recevait de temps a autre le missionnaire "n’v ayant point d église dans le lieu.Vers la fin de sa vie, le séjour à Nicolet, comme dans toutes les campagnes, devint 633 — un danger permanent, à cause de la guerre avec les Iroquois, qui menaçaient particulièrement la cote sud.Ce fut sans doute pour mettre sa famille en sûreté qu’il se retira aux Trois-Rivières, où on le signale dès 1688.Il y mourut en 1693, âgé seulement de cinquante-quatre ans.Il y fut inhumé le 21 novembre.Il avait été pendant vingt-et-un ans seigneur de l'île Moras, qu il légua a ses deux enfants, Pierre et Thérèse.La famille Mouet de Moras n’existe plus, du moins sous ce nom, dans Nicolet et le district environnant.Klle s'est perpétuée au Nord-Ouest et en France, sous le nom devenu remarquable de Mouet de Langlade, et s est propagée ici sous des noms différents par alliance avec diverses familles, telles que les Beaubien, les Jutras, les Cailla, une branche des Lefebvre, et autres (L’abbé Bellemare, Histoire de Nicolet, p.55).LA MORT DE M.D’AÏLLEBOUST DE CE RR Y Dans nos notes sur les capitaines de port à Québec (Bulletin des Recherches Historiques, vol.XXXII, pp.1 et 65), nous avons écrit que Philippe-Marie d’Ailleboust de Cerry, qui fut capitaine de port à Québec de 1748 à 1759, décéda à Tours vers la fin de 1787 ou au commencement de 1788.La pièce suivante tirée des registres de l’état-civil de Tours, paroisse Saint-Hilaire, et que nous devons a M.Claude de Bonnault, fixe la date de la mort de M.d’Ailleboust de Cerry : "Le quinze avril même année (1687) a été inhumé par nous soussigné prieur curé, messire Philippe-Marie d’Ailleboust, sieur de Cerry, écuyer, ancien capitaine de port en Canada, décédé de la veille, âgé d’environ quatre-vingt-cinq ans, en présence des soussignés (Signé) Desnoux, Lacretelle, pr curé.” — 634 — MARIAGES ENTRE FRANÇAIS ET SAUVAGES De if)0oniface et au collège Sainte-Marie, à Montréal.De 1913 à sa mort, le Père Chosse-gros enseigna l’histoire ecclésiastique et le droit canon au scholasticat de l’Immaculée-Conception, à Montréal, tout eit collaborant au Messager Canadien du Sacré-Coeur.Décédé à Montréal le 19 mai 1928.11 avait publié 1Histoire du noviciat du Sault-au-Récollct.Les articles de critique littéraire publiés sous le pseudonyme d’Edmond Léo et les poésies publiées dans différentes revues par le Père Chossegros formeraient plusieurs volumes d'une lecture attrayante et instructive.Espérons qu’ils seront réunis et publiés en volumes. — 636 — AUTREFOIS ET AUJOURD’HUI En ces jours où le travail du dimanche est dénoncé avec tant d’énergie par les autorités religieuses, le document suivant tiré du registre des délibérations de la fabrique de Montréal pour l’année 1690, aura, croyons-nous, un certain intérêt.C’est une promesse de faire bâtir une chapelle aux âmes du Purgatoire et de ne point vendre le dimanche: “ N'otts soubsignez marchands de ville-marie voyant tous les maux quy nous menassent de toutes parts pour arrester la cdlère de dieu Nous auons résolu après auoir demandé le secours de la Sainte Vierge de prendre et choisir les saintes âmes du purgatoire pour nos protectrices auprès de dieu et dans la confiance que nous auons â leurs secours, leur promettons de ne vendre aucunes marchandises les testes et dimanches aux habitans de cette paroisse sinon les choses uanducables quy se peuucnt consommer dans le jour, comme chandelle, huille, poiure, vinaigre, & &, pour les étrangers des costes voisines 011 ne leur vendra rien sans une permission par escript de monsieur le curé ou vu autre pres-tre du séminaire et afin qu’eiles nous obtiennent ce que nous leur demandons.Nous auons résolu de leur bastir vue chapelle â costé de la chapelle de St.Joseph vis à vis de la sacristie pour y taire les services, qu’on voudra y faire pour les tunes et quy sentira pour Rassemblée de Messieurs de Lasso-ciation de la Sainte Vierge, et en attendant que ladite chapelle soit bastie, nous ferons faire les services des trespassez en la chapelle de Saint Joseph.Fait à ville Marie ce seizies-me jour d’octobre mil six cents quatre vingts dix, & & En cas ((tie quelqu'un de nous contreuienne à ce que dessus cclluy quy contreuiendra promet de payer telle amande quil sera jugé à propos pat quatre de nous sousbsignez laquelle ils aplicque-1 ont a ce 1 j 11 i 1 s jugeront le plus a propos, et ceux de nous quy aurons cognoissances de lad.contrauansion seront tenus de nous en donner auis; prions tous autres non compris en ces putes.qu\ en auiont cognoissance de nous desnomer ceux quy contruicndront, signé en la minutte des pntes.Eebci, Migeon de Branssat, Charron, J.Soumande, pour ne point vendre les dimanches seulement, de bienuille.arnaud faisant pour son frère, Charles de Coüagne.Marye hover, Marie de St.gerges, perthuys, Marie Magdelayne berson, Bourgine, Marie Magdelayne Marchand, Marie Pothier, Marguerite Yigneuret, René Cuillerier, Marguerite Poullain, Catherine Tetart.Le 2 juillet 1691, les fabriciens résolurent de se mettre à l’oeuvre pour la construction de la chapelle des morts.De la dimension de 22 par 60 pieds, elle devait être ouverte a l’intérieur de l’église, y communiquer par une arcade, “ et non ouverte au dehors de l'église." Les congréganistes de la S.Vierge, qui la dotèrent de nombreuses souscriptions, devaient y tenir leurs assemblées, y “avoir leur messe a
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