Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 novembre 1928, novembre
LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXIV LEVIS — NOVEMBRE 1928 No 11 LE CONTRE-AMIRAL JACQUES BEDOUT ‘ Montréal revendique Pierre Lemoyne d’Iberville comme un de ses fils les plus illustres.Lemoyne d’Iberville fut, en effet, le plus grand marin qu’ait fourni le Canada.Québec, de son côté, peut être fière d’avoir été le berceau du contre-amiral Jacques Bedout dont les exploits touchent presque à la légende.Jacques Bedout naquit dans la cité de Champlain le 14 janvier 1751.Son père, Jean-Antoine Bedout, était un négociant à l’aise qui devint conseiller au Conseil Supérieur.Sa mère, Françoise Barolet, était la fille du notaire Claude Barolet (1).En 1763, à peine âgé de douze ans, Jacques Bedout s’embarquait sur le navire la Loupe, capitaine Channazard, pour le Labrador et l’Angleterre.Cette première campagne dura vingt mois.En mai 1765, Bedout passait sur le Jarzct, capitaine Palisser, Le Jarzct se rendit au Labrador et à Terre-Neuve.Bedout servit ensuite sur la Fanchcttc, capitaine Lange ( 1765) ; sur la Loupe, capitaine Channazard ( 1766) ; sur le Jazon, capitaine Requième (1766) ; sur le Pécheur, capitaine Lessanne (1767) ; sur les Deux-Frères, capitaine Croisia- (1) Faucher (le Saint-Maurice, dans la notice (|u’ll a consacré il Be-dout, dit qu'il vit le jour dans une maison sise rue Sainte-Ursule.E11 1751, la rue Sainte-Ursule n’existait pas encore.Un exploit d'assignation au négociant Bedout daté de 1751 et signé par l'huissier Dumergue dit positivement que Jean-Antoine Bedout habitait en son hotel, rue Saint-Pierre.Le futur amiral naquit doue rue Saint-Pierre. — 642 — que (1768) ; sur le Grand-Mafongar, capitaine Barolet, en qualité de sous-lieutenant ( 1768-1769) ; sur la Frisette, capitaines Lafarge et Taularry.comme lieutenant ( 1770) ; sur la Phyra, capitaine Barolet.comme lieutenant ( 1771) ; sur Y Aigle, comme capitaine ( 1772) ; sur la Marianne, comme capitaine ( '773) ! sur le Sincère, comme capitaine ( >773) ! sur la Traitcusc, comme second (1774-1775) ; sur le Clairon, comme second ( 1776) ; sur la Défense, comme capitaine (1777).Dans les premiers jours de février 1777, on confiait à Bedout le commandement du corsaire américain le Congrès, armé de 16 canons et de 20 pierriers, avec un équipage de 72 hommes.Le 14 février, à sept heures du matin, le Congrès sortant de la haie de Chesapeake, se trouva en présence de deux vaisseaux de guerre anglais, le Cornwallis, de 18 canons, capitaine McKenzie, et Y Alexander, de 14 canons, capitaine James Wallis.Le C migres était bien inférieur sous tous les 1 apports à ces deux navires, mais Bedout n’avait pas d’autre choix que de se rendre ou de se battre.C’est cette dernière alternative qu il choisit.Il lança le Congrès sur le Cornwallis, (|ui lui paraissait le plus faible de ses deux adversaires, pour en faire l’abordage.Le Congrès touchait déjà le Cornwallis et quelques-uns des marins du hardi corsaire avaient même réussi à grimper dans les haubans du navire anglais lorsqu’un coup de tangage fit casser son beaupré.L’Alexander qui, pendant ce temps, s’était rapproché, criblait le Congrès de boulets.La mer, très mauvaise, ne permettait à Bedout de se servir que de quelques uns de ses canons.Son mat de hune a bas, sa grande voile coupée en deux, tout son gréé-inent hors de service, après trois heures de combat.Bedout, qui avait perdu huit hommes et en avait eu sept de blessés, tut obligé de se rendre afin de sauver la vie des quelques braves qui lui restaient.Conduit à New-York, il fut mis aux fers à bord du C enturion.L’énergique marin réussit à prendre la fuite après quelques jours de captivité et il passa en France sur la frégate américaine la Vengeance.La réputation de bravoure et d’habileté de Bedout lui permit d’entrer dans la marine de l’Etat en 1777.Il servit d’abord sur la flûte le Courtier, capitaine chevalier Lombard, en qualité d’aide-pilote.Le (S juillet 1777, le chevalier Lombard signait le certificat suivant en faveur de Bedout : "Nous, chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine de vaisseau du Roi, certifions .152).La Table à Roland (vol.9, 1915, p.177).Les loyalistes à Alachiche (vol.9, 1915, p.180).Un monument à Champlain à Ottawa (vol.9, 1915, p.186).Les montagnes du Canada (vol.9, 1915, p.187).Noms historiques de langue française au Nord-Ouest Canadien, par L.-A.Prud’homme (vol.9, 191s, pp.195, 283, 348).Un nom géographique, la Baie des Chaleurs, par Eugène Rouillard (vol.9, 1915, p.210).Le découvreur du fleuve MacKenzie (vol.9, 1915, p.212).Le dernier drame polaire Stefansson, par Nazaire Levasseur (vol.9, 1915, p.231).Le centenaire de Drummondville (vol.9, 1915, p.245).Les mines de fer de Saint-Urbain, comté de Charlevoix (vol.9, 1915, j).251).Le ciment du Canada (vol.9, 1915, p.254).Les métaux précieux du Canada, l’or, par Henry Laureys (vol.9, 1915, p.259).Notes abrégées sur la Compagnie de la Baie d’Hudson, la Compagnie du Nord-Ouest et les colonies de lord Selkirk (vol.9, 1915, p.277).Antoine Roy (La fin dans la prochaine livraison)
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