Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1929-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
H n / RECHERCHES HISTORIQUES BULLETIN D’ARCHEOLOGIE, D’HISTOIRE, BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE -r NUMISMATIQUE, ETC, ETC,' o PUBLIE PAR Pier re*Georges Roy VOLUME TRENTE-CINQUIEME LEVIS 11)21» LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXV JANVIER 1929 No.1 QUEBEC, AU LENDEMAIN DE LA CONQUETE C’est le 18 septembre 1759 que M.de Ramezay livra Québec aux Anglais.Au milieu de la journée, les grenadiers de Louisbourg entrèrent dans la ville, précédés d’un détachement d ai tille-rie commandé par le colonel George Williamson.Le capitaine Palliser prit en même temps possession de la basse-ville à la tête d'un détachement de marins.Le même jour, le drapeau anglais fut arboré sur la citadelle.Les “ ordres du jour ” de l’armée anglaise prouvent que les officiers généraux firent dès le début de louables efforts pour faire régner l’ordre dans la ville conquise et empêcher les habitants de Québec d’être molestés par les soldats.La tâche n’était pas facile.La plupart des maisons étaient ouvertes et leurs habitants absents.Les maraudeurs, s’ils n’avaient été surveillés de près, auraient eu la partie trop belle, vraiment ! L’ordre du jour du 18 septembre 1759 dit: “ La capitale du Canada s’étant livré ce jour au pouvoir des troupes de Sa Majesté Britannique après avoir proposé des conditions qui font honneur à une armée victorieuse, tout acte de violence ou de rigueur ainsi que le pillage sont strictement défendus.La garnison obtiendra les honneurs de la guerre ; les habitants mettront bas les armes et auront droit à la protection de Sa Majesté en vertu de la capitulation.Les soldats 11c devront pas oublier que Québec appartenant désormais à Sa Majesté Britannique et non au roi de France peut devenir une garnison et qu’elle doit être conser- — 4 — vée à cette tin.En se rendant sans coup férir, cette ville a épargné à nos troupes beaucoup de souffrances et peut-être même des maladies.La conquête de toute la colonie dépendra peut-être, en une telle conjoncture, de la conduite des soldats.Leur conduite influencera nos approvisionnements pour 1 hiver.Kn conséquence, la transgression de cet ordre constituera un délit de la plus haute gravité et dont l’auteur sera passible de la peine de mort en vertu du code militaire.Après cet avertissement, toute personne reconnue coupable par le conseil de guerre ne pourra espérer recevoir son pardon.” Le même ordre du jour portait: “Comme plusieurs soldats, malgré les ordres stricts du général, se sont rendus coupables de pillage et de vol, il sera accordé une récompense de cinq guinées à la personne qui découvrira les auteurs de ces délits.” .Malgré ces ordres sévères, bien des délits furent commis par les soldats.Aussi les conseils de guerre ne tardèrent pas a entrer en scène et ils condamnèrent les soldats en faute a de durs châtiments.Le 3 octobre i/59> les ordres du jour mentionnent les punitions suivantes: John Cresswell et Samuel Dillon, soldats du 28e, reconnus coupables par le conseil de guerre présidé par le colonel Aoung, cl infraction au troisième article du deuxième paragraphe du code pénal militaire, sont condamnés à recevoir cinq cents coups de fouet chacun.Le général confirme cette sentence et en ordonne l’exécution.1 honias Crani> soldat du 40e.reconnu coupable par le meme conseil de guerre, d’avoir pillé la maison d'un Fran-(Cais, est condamne à recevoir deux cents coups de fouet.Le geneial confirme cette sentence et en ordonne l’exécution.John Ledbetter, du 35e Régiment, reconnu coupable de desertion, est condamné à recevoir mille coups de fouet Le general confirme cette sentence et en ordonne l’exécution 1 erence Murtm, du 2e Bataillon, absous de l’accusation P°i tee contre lui, sera mis en liberté.William Boyle, John Pemberton et Daniel McCoy du 3^e, absous de 1 accusation portée contre eux, sont libérés. 5 Le général surseoit à l’exécution de Robert Taylor, du 35e, condamné à mort pour le meurtre de John Rigdon, jusqu’à ce que Sa Majesté ait fait connaître sa volonté.Matthew Peasly, du 3e Bataillon, trouvé coupable de tentative de désertion, est condamné par le conseil de guerre à recevoir cinq cents coups de fouet.Le général ordonne l’exécution de cette sentence.Thomas Ledbetter, du 35e, condamné à recevoir trois cents coups de fouet, ayant appelé de cette sentence du conseil de guerre présidé par le colonel Young, le général, après considération, ordonne l’exécution du jugement.Matthew Carrighan et John Macdonald, soldats du 3e bataillon du Roval-Américain, reconnus coupables par le conseil de guerre d’avoir volé du vin, sont condamnés à recevoir mille coups de fouet chacun.Le général ordonne l’exécution de cette sentence.Richard Gunner, canonnier, reconnu coupable par le conseil de guerre de s’être enivré et d’avoir quitté son poste, est condamné à recevoir mille coups de fouet.Le général ordonne l’exécution de cette sentence.Henry Huston, du 45e Bataillon, reconnu coupable de désertion, est condamné à subir la peine capitale.Le général ordonne l’exécution de cette sentence.Ces dures sentences exécutées devant toute la garnison de Québec eurent un excellent effet et les crimes devinrent beaucoup moins nombreux.Un mois plus tard, toutefois, Henry Austin, du 45e, fut condamné à mort pour désertion.L’exécution eut lieu le 22 octobre 1759, avant la parade de la garde.A noter dans les ordres du jour une curieuse défense du général en chef, à la date du 6 octobre 1759: “ Le général désire que les commandants des régiments ne permettent pas à leurs hommes d’épouser des Françaises." P.-G.R.Chantons simplement ce que nous voyons chez nous et ce que nous sentons.Gravons sur un marbre qui bravera le temps l’histoire des moeurs et des coutumes de notre pays ; décrivons les hommes, les sites et le ciel . — G — BATISCAN Bâti scan est un vocable original et sonore dont la physionomie semble française, et comme il est d’un usage courant depuis près de trois siècles, peu de gens lui soupçonnent une origine étrangère.Cependant, s’il faut en croire M.Suite, nous sommes en présence d’un mot sauvage ou, du moins, d’un dérivé d’un mot sauvage.Voici ce qu'il nous apprend : "Champlain, en 1603, mentionne la rivière de Bâtis- can." La carte de 1601 la désigne également." hn 1611, Champlain dit qu’il rencontra, à Québec, un chef sauvage appelé Batiscan.Parmi les noms sauvages cites par Lescarbot on trouve: Batiscan.“Sur la carte de 1612, figure la contrée de Batisquan.Lun des chefs sauvages des l'rois-Rivières, en 1627, se nommait: Batisquan." L édition des oeuvres de Champlain, en 1632, dit: La rivière Batisquan, fort agréable et poissonneuse est proche de celle de Champlain.L" 163/, il y avait dans les environs des Trois-Rivières un chef sauvage appelé I chiniouirineau surnommé Ba-tiscan (Relation, 1637, p.83.) Le mot Batiscan na aucun sens connu des Algonquins actuels.Dans la langue des Cris, Tabalescan signifie: corne fendue ou fendant.Le Père Lacombe croit que c’est le même que notre Batiscan” ( 1).Avant Jacques Cartier, la région que baignent la Saint-Alain ice et la Batiscan était possédée par les Iroquois.Les Algonquins les en éloignèrent, puis ceux-ci en furent chasses, a leui tout.Lors de la fondation des i'rois-Riviè-res (1634) c’était le “ rendez-vous de toutes les tribus iro-quoises, algonquines yt montagnaises ”, parce que la chasse et la pêche abondaient dans ses forêts mystérieuses et ses nombreux cours d’eau.Toutefois, on y voyait plus fréquemment les Attikamègues qui sont assurément les naturels les plus intéressants de cette partie du Canada.(1) Bulletin des Recherches Historiques, V.271. Ces sauvages tiraient leur nom du mot attikanief/huit qui désigne un certain poisson blanc ( i ) très estimé, si 1 on s’en rapporte au Père Lejeune qui écrivait en 1639: Je n’en ai point vu en France de semblables, il est d un tort bon goût, et peut-être que s’en trouvant quantité au pays de ces bonnes gens, on leur fait porter le nom de ce poisson.Dans le langage usuel, les Canadiens les appelaient toujours les Poissons blancs et cette designation se rencontre même dans plusieurs actes officiels.“ Les Attikamègues appartenaient aux nations de la langue montagnaise; ils s'entendaient, cependant, avec les Algonquins, puisque toutes les langues du nord de ce continent, si l’on met à part la langue des Esquimaux, dérivent d’une source commune et qu’il y a entre elles la même aitini-té qu’entre le latin et l’italien, par exemple." (2) Cette tribu n’était pas nombreuse, mais sa timidité, plus que son petit nombre de combattants, 1 éloigna toujours de la guerre.(3) ., Ces pacifiques indigènes qui avaient dû habiter près du fleuve autrefois, se retiraient maintenant au nord des Lau-rentides, qui bornent le bassin du Saint-Laurent, pour éviter de se trouver mêlés aux luttes incessantes que se faisaient les Murons, les Algonquins et les Iroquois.C’est en songeant à leur évangélisation que Champlain avait envoyé LaY iolette fonder le poste des 1 rois-Rivièrcs (4) ; ce fut aussi la même cause qui lit élever, à cet endroit, la résidence de la Conception et qui valut aux Pères Jésuites un octroi de (>o arpents de terre, afin d y fixer les sauvages convertis.Leur faire adopter une vie sédentaire paraissait d autant plus aisé que le bon caractère des Poissons blancs démontrait qu’ils “ se fussent bien vite acclimatés parmi les Français qui les aimaient beaucoup” (5).(1) A.-N.Montpetit a inséré il lu page 4(1!» do ses douce, une monographie du poisson blanc, autrement dit coregonus alous.(2) Ferland, Cours d’histoire, I.p.01 : Parkman, français, p.11 ; Suite.Histoire des Trois-Rivières, p.84.(3) Suite, Histoire des Trois-Rivières, p.84.(4) Suite, Ibid.pp.17, 83.(5) Suite, Chronique trifluvienne.p.Ci».Poissons d'eau Attikamek et Les Pionniers — 8 — Idle était la ferveur de ces pauvres enfants des bois
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.