Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juillet 1930, juillet
LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.-XXXVI LEVIS — JUILLET 1930~- No 7 LH FIEF ET SEIGNEURIE DE TERREBONNE Le 23 décembre 1(>73, la Compagnie des Indes Occidentales concédait au sieur André Daulier des Landes “ l’étendue de terre de deux lieues de face sur la rivière de Jésus autrement dite des Prairies, à prendre du côté du nord, depuis la borne du fief et terre de Lacheiïaie en remontant la dite rivière vis-à-vis File de Jésus, et deux lieues de profondeur, que l’on nommera dorénavant Terrebonne.” Cette concession était faite à perpétuité en toute propriété et seigneurie.M.Daulier des Landes qui était le secrétaire de la Compagnie des Indes Occidentales n’était jamais venu dans la Nouvelle-France et n’avait pas l’intention de s’y établir.II est difficile de dire dans quel but il s’était fait concéder cette seigneurie.Nous pouvons présumer qu’il voulait tout simplement la vendre pour en retirer un bon profit.Huit ans plus tard, le 26 octobre 1681, il vendait en effet sa seigneurie à Louis Lecompte Dupré, marchand, de Montréal, pour la somme de cinq cents livres.C’est Charles Aubert de la Chesnaye, riche marchand bourgeois de Québec, qui représentait M.Daulier des Landes dans cette transaction du 26 octobre 1681 (1).(1) Acte de Pierre Duquet, notaire à Québec, 26 octobre 1681. — .$6 Le 23 octobre 1698, Louis Lecompte Dupré rendait foi et hommage pour son fief et seigneurie de Terrebonne (1).Lecompte Dupré fit un certain nombre de conces sions dans sa seigneurie.Le 14 juin 1707, l’intendant Lacques Raudot, du consentement du seigneur Lecomp te Dupré, ])ermettait aux habitants de la seigneurie de Mille-Iles, autrement dite Terrebonne, de construire un moulin dans l’endroit de la dite seigneurie qu'ils jugeraient à propos, moyennant quoi ils demeureraient dé chargés à perpétuité du droit de banalité (2).M.Lecompte Dupré décéda à Montréal le 13 juillet 1715.Sa veuve, Catherine Saint-Georges, tant en son nom que comme représentant ses enfants mineurs, vendit la seigneurie de Terrebonne, le 1er octobre 1718, à François-Marie Louât, lieutenant-général de Montréal, et à Madeleine Dumont, sa femme (3).Louât et sa femme gardèrent la seigneurie de Ter rebonne moins de deux années.Le 2 septembre 1720, ilia vendaient à messire Louis Lepage de Sainte-Claire, curé de la paroisse de l’ile Jésus, pour la somme de dix mille livres, monnaie de France (4).Le chanoine Lepage fut le véritable fondateur de Terrebonne.Par son industrie et ses différents établissements.il réussit à peupler cette importante seigneurie en quelques années.L’aveu et dénombrement rendu par le chanoine Lepage le 20 mai 1736 nous donne de précieux renseignements sur le fief et seigneurie de Terrebonne.Le seigneur Lepage s'était réservé quatre domaines dans sa seigneurie, le premier de quatre arpents de front sur quarante de profondeur, le deuxième de quatre arpents de front sur quarante arpents de profondeur, le troisième de sept arpents de front sur toute la profondeur de la seigneurie et le quatrième de dix-sept arpents de front sur la profondeur de la*seigneurie.il) Acte de François (lenaple, notaire à Québec, 23 octobre 1698.(2) Ordonnances des Intendants, cahier no 1, folio 115.01) Acte de l’ierre Raimbault, notaire il Montréal, 1er octobre 1718.(4) Acte de l’ierre Raimbault, notaire il Montréal, 2 septembre 1720. 3*7 - Du troisième domaine l’aveu et dénombrement dit : “ Le troisième de sept arpents de terre de front sur toute la profondeur du dit tïef de Terrebonne, sur lequel il y a une église de 92 pieds de long sur 36 de large avec deux chapelles en croix chacune de 15 pieds en quarré, le tout construit en pierre et couvert en bardeau, un presbytère de 37 pieds de long sur 30 de large construit de pièces sur pièces à un étage couvert en planches.Un grand corps de logis de 120 pieds de long sur 40 de large construit en pierres à trois étages avec trois greniers au-dessus, couvert en planches et bardeau, dans lequel grand corps de logis sont quatre moulins à eau faisant farine contenant ensemble 42 en quarré moulanges du pays.A 50 pieds du dit grand corps de logis au-dessus des dits moulins à farine est un autre moulin à eau à deux scies faisant planches, de 60 pieds de long sur 30 de large construit en bois, la chaussée des dits moulins à blé et planchers en maçonne de pierre, de 250 pieds de long et de 12 pieds de hauteur sur 25 pieds d’épaisseur au-dessus, et à environ six arpents de laquelle chaussée, en est une autre de ISO pieds de long sur environ 14 pieds de large ou épaisseur et 10 pieds ou environ de haut, lesquelles deux chaussées renferment un îlet faisant partie du dit domaine, lequel ilet contient environ 22 arpents en superficie ” L’aveu et dénombrement de 1736 nous donne aussi tous les noms des habitants alors établis dans la seigneurie de Terrebonne : ce sont : Joachim Lebel, Pierre Nantel, Joseph Belhumeur, François-Simon Delorme, Francois Brunet fils, Pierre Limoges père.Charles Biron, François Brunet père, Charles Gruet, Pierre Dufour, Joseph Parent.Pierre Provencal, Pierre Blondin, François Paris.Gilles Paris.Augustin Hubout dit Tour-ville, Ignace Bonhomme dit Beaupré.Clément Charles père.Louis Limoges.François Locat, Clément Charles fils.Albert Ouimet.Pierre Limoges.Joseph Limoges, Jean-Baptiste Dupré, Tean Taillon, Pierre Lapointe, Clément Charles père.Louis Limoges.Antoine Charles, Tean-Bantiste Dupré père.Michel Vendet.Toseph Lapointe.Pierre Gaulin.André Colin, Pierre Payette dit Saint-Amour, Jean-Baptiste Rancourt, Antoine Levreau Jean-Baptiste Robin, Pierre Masson, Jean-Baptiste Ma son, Pierre Marier, Jean-Baptiste Delàge, Charles Mai sonneuve, Michel Limoges, Jean-Baptiste Dutrisac François Angers, Joseph Ouimet, Charles Bédard, Jeu: Lagroix, Ambroise Paris, Pierre Paris, Jacques Limo ges, Denis Véronneau, Ambroise Migneron, Jacque Briêre, Louis Ouimet, Michel Loisel, Pierre Gareau di Saintonge, François Locat, François Laroche, Gabrie Piquet, François Riquet père, Jean Riquet, Joseph Que villon.Jean-Baptiste Quevillon, Adrien Quevillon, lac que s Barbe, Jean Charpentier, Louis Locat père, Loub Locat tils, Antoine Locat, Joseph Labelle, Jean-Baptiste Xantel, Jean-Baptiste Robillard, François Beauchamp.Joseph Beauchamp, Louis Renault, François Dubois.Charles Migneron, Roque Thouin.L’abbé Lepage de Sainte-Claire avait fait beaucoup pour le développement de sa seigneurie de Terrebonne malheureusement ses nombreuses entreprises le conduisirent presque à la ruine, et, le 15 janvier 1745, il était obligé de vendre le fief et seigneurie qu’il possédait de puis un quart de siècle à Louis de Chapt de Lacorne, capitaine dans les troupes du détachement de la marine (1 ).A la mort de Louis de Chapt de Lacorne, la seigneurie de Terrebonne passa à son fils François-Josué fie Lacorne et à sa fille Marie de Lacorne, mariée à Pierre-Paul Margane de Lavaltrie.Le 12 février 1784, François-Josué de Lacorne, alors résidant à Beaulieu, en France, vendait à Pierre-Paul Margane de Lavaltrie la part de la seigneurie de Terrebonne dont il était propriétaire (2).Moins d’un mois plus tard, le 10 mars 1784, la seigneurie de Terrebonne passait à Jacob Jordan (3).< »n sait que Jacob Jordan joua un rôle assez important dans le commerce et la politique.Il fut le premier JP )< î'' ‘lb H,la.nz-V P Adhémar, notaires à Montréal, 15 janvier 1745.U) Acte (1 Antoine Foucher, notaire à Montréal, 12 février 1784 (3) Acte de Sanguinet, notaire à Montréal, 10 mars 1784 — 389 — député d’Effingham et il fut même proposé comme orateur de notre premier Parlement en 1/92.A la mort de Jordan, la seigneurie de Terrebonne fut vendue par autorité et adjugée, le 14 décembre 1802, a Simon McTavish.McTavish était un des bourgeois de la Compagnie du Nord-Ouest.McTavish décéda en juillet 1804, avant d'avoir pu terminer la princière demeure qu'il s’était fait construire au pied de la montagne, à Montréal, et dont les ruines sont encore visibles.Le 28 février 1817, les honorables MM.William McGillivray et James Reid, exécuteurs testamentaires de Simon McTavish, se croyant suffisamment autorisés par le testament de McTavish du 2 juillet 1804 et un jugement de la Cour du Banc du Roi du 20 octobre 1815, disposaient de la seigneurie de Terrebonne en faveur de Roderic MacKenzie pour la somme de 28400 livres ( 1 ).11 y eut procès à ce sujet et, le 20 janvier 1824, la Cour d’Appel annulait la vente consentie à Roderic McKenzie et déclarait (pie la seigneurie de Terrebonne devait être considérée comme faisant partie de la succession de McTavish.Enfin, le 31 décembre 1832, sur la poursuite de William Smith Plenderleath et de Marguerite Chaboillez, sa femme, sur les biens de Simon McTavish, la seigneurie de Terrebonne était adjugée à Joseph Masson pour la somme de 25,150 livres sterling.L’honorable M.Masson décéda le 15 mai 1847.11 laissait sa seigneurie à sa veuve, née Marie-Geneviève-Sophie Raymond.Dès l’année suivante, madame Masson décidait de bâtir un vaste manoir qui pût loger aisément tous les membres de sa nombreuse famille.Elle exécutait d ailleurs par cette construction un projet que l’honorable M.Masson avait conçu mais qu’une mort prématurée l’avait empêché de réaliser.Madame Masson décéda dans son manoir le 17 novembre 1883.Le “ château Masson ” est aujourd’hui la (1) Acte de Griffin et Thomas Baron, notaires à Montréal.28 février 1817. — 390 — propriété des Pères du Saint-Sacrement qui l’ont transformé en Juvénat ( 1 ).Le 8 octobre 1926, M.Ernest-S.Mathieu, notaire, de Terrebonne, devenait propriétaire du capital des rentes seigneuriales de l'ancienne seigneurie de Terrebonne.Un an plus tard, le 9 juin 1827, M.W.A.P.White-ford, de Montréal, achetait des héritiers Masson le' pouvoirs d’eau, etc, de ht même seigneurie pour le prix de 8300,000.JEAN-CHRISTOPHE-MARIE DE MONCEAUX M.de Monceaux était le fils de Christophe-Marie de Monceaux, écuyer, procureur du roi au Qnâtelet de Paris, et de Marie-Catherine Dièvre.Le marquis de Beauharnois, nommé gouverneur de la Nouvelle-France en 1726, amena M.de Monceaux à Québec comme un de ses secrétaires.Dans les chicanes de l’intendant Dupuy avec le gouverneur de Beauharnois, au sujet des funérailles de Mgr de Saint A allier.M.de Beauharnois, qui s’y connaissait plus en art militaire qu en droit, eut recours aux lumières de son secrétaire.C 'est M.de Monceaux qui rédigea toutes les pièces signées par M.de Beauharnois dans ce fameux imbroglio.Il taut avouer (pi il n'était pas de force à lutter avec M.Dupuy.( est probablement cette malheureuse chicane qui engagea .M.de Monceaux, homme paisible et tranquille, à repasser en France à l’automne de 1730.pendant son séjour dans la Nouvelle-France (4 septembre 172'D.M.de Monceaux avait épousé Marie-Madeleine Jttchereau Duchesnay, tille du seigneur de Beauport.M.de Monceaux était l’ami intime de M.Verrier qui lut procureur général du Conseil Souverain de 1728 à 1758.Les Archives de la province de Québec possèdent plusieurs lettres de M.de Monceaux à M.Verrier.(2) On peut consulter sur le château Masson l’ouvrage du 1!.1\ I,é •oismer.u, S.S.S., Les étapes d'un manoir canadien, publié en 1924. 39i — DE LA DUREE DES NOCES !1 a été dit >rtés par le sieur de La Salle.Je les ai signifiés aux Sauvages de cette nation, qui comprend trois bourgades.Deux composées des naturels du pays, et la troisième des restes de plusieurs nations huronnes détruites par les Iroquois.Tous ensemble peuvent faire huit cents hommes capables de porter la guerre chez leurs ennemis.Les principaux de chaque bourg ont été députés pour vous aller trouver au lieu que vous leur avez marqué; ils sont en bonne disposition de recevoir vos ordres et de vous contenter en tout; ils ont fait la paix avec toutes les nations à qui M.de Courcelles leur avait défendu de faire la guerre, le roi les ayant prises sous sa protection.Ils ont bien recommandé à toute leur jeunesse de ne pas tourner leurs armes de ce côté-là; leur plus forte pensée est maintenant pour le commerce vers Montréal, où ils porteraient volontiers leurs pelleteries, si les denrées s’y donnaient à meilleur marché qu’à Orange, où elles ont renchéri cette année.Ils souhaitent aussi passionnément que les Français habitent leur pays, surtout ceux qui leur sont plus utiles, comme sont les forgerons et les armuriers; ce sont les requêtes qu’ils vous présenteront eux-mêmes.Je suis, etc.( 1 ) (1) \l iuniunu du rmituln, UclationH iiicditix di lu X'iimllr-Frnnrc. < >DET DT)RSOXXEXS Les Odet d’Orsonnens appartiennent à une ancienne mille patricienne du canton de Fribourg.Suisse.sui\ t Diane de Charney.auteur d'une Histoire des familles pa n-•¦iciw.es de Fribourg.Ils allèrent s’établir en cette ville vers •a fin du XI Ve siècle, et comptent encore aujourd’hui parmi !c" premières familles de l'endroit.Le Lexique général de la Suisse, de Leu.publié à Zurich, en 1758.donne une place d’honneur à cette famille.En 1789, Jean-Jacques H.Itz-halb.dans un supplément au dictionnaire de Leu.parle encre des Odet d’Orsonnens.Le premier membre de cette famille distinguée qui vint s établir au ( anada fut M.Prothais d’Odet d’Orsonnens, patricien de Fribourg.Il vint au pays en qualité de capitaine r'p 'a compagnie des grenadiers du régiment de Meuron.en 181°-.Lorsque ce corps fut licencié après la paix de Gand, !e capitaine d Orsonnens fit partie de l'expédition à la Rivière organisée par lord Selkirk, gouverneur de la com- pagnie de la Haie d’Hudson et propriétaire du district d’As-Hniboia La conduite et la bravoure dont fit preuve le capitaine d Orsonnens à la prise du fort Williams furent hautement appréciées par ses supérieurs.De retour de cette expédition, il alla s’établir à Saint-l'.ch de l Achigan et se bâtit un manoir qu’il baptisa “La Chaumière Suisse.Il mourut subitement, d’une maladie de Coeur, le 16 mars 1834.laissant deux fils et deux filles.L ainé, I homas-Edmond d Odet d’Orsonnens, naquit à Saint-Roch de 1 Achigan, le 30 octobre 1818, devint médecin c* ; 1 ourant plusieurs années président de la faculté de médecine de rUniyersité Victoria.Montréal.Il était chevalier de Saint-Grégoire le Grand, etc.¦''"î: fils ainé, Louis-Gustave, dont la noblesse fut reconnue par Pie IX.qui lui octroya le titre de comte, fut éduque pour 1 armee et devait rejoindre la Garde Suisse à Xaples.dans laquelle son cousin était capitaine, lorsque le royaume mc Naples rut renversé par la révolution.Il entra dans la mi-hce canadienne le 17 novembre 1859, mais donna sa démis >ion en 1862.pour étudier le droit.Après avoir été rege avocat, il entra dans le 4e Chasseurs Canadiens et obtint une commission de lieutenant le 15 décembre 1865.11 servit sur la frontière de Niagara en 1866, et fut promu capitaine le 8 mars 1867.Major de brigade le 3 janvier 1868, lieutenant-colonel, 19 juin 1869.En 1871 il eut le commandement temp traire du 6e district militaire au camp de Laprairie.Vers la tin de l'année 1869, il fit un voyage en Suisse, et, sur l'invitation du président de la Confédération helvétique, assista aux manoeuvres de l'armée comme attaché à l'état-major de Berne.En 1874, le lieutenant-colonel d’Orsonnens publiait une brochure sur l’organisation militaire au Canada.Ce fut aussi lui (pii, dès 1867, suggéra aux Canadiens d’aller au secours du Souverain Pontife, Un régiment de zouaves canadiens fut organisé l'année suivante.Le gouvernement canadien l’envoyait en Angleterre en 1883, pour étudier l’organisation militaire du Royaume-Uni, afin de se préparer à prendre le commandement d’une école d'infanterie au Canada.Fred-J.Audet ACCORD ENTRE M.DE LANAUDIERE ET M.VARIN ( 16 OCTOBRE 1753) Nous soussignés sommes convenus de faire venir en société de france l’année prochaine pour notre compte et risque en ordonnance des assurances Quatre cent banques de vin, quatre cent quarts d’eau-devie, trois cent quarts de lard et trente quarts de lard à larder, pourquoy moy Yarin ay remis à M.de la Naudière vingt cinq mille livres en lettres de change ce que moy La Naudière reconnais avoir receu et en outre une autre somme de cinq mille livres aussi en lettres de change pour être employée en f rance à la carguaison du bâtiment l'entreprenant dont moy la Naudière ay cédé une moitié dans le quart d'intérest (pie j’ay dans led.navire à M.Yarin suivant le billet que je luv en ay fait cv devant — fait d’ouble sous nos seings à Quebec le 16e 8bre 1753.Varin (1) (1) liibliotlièque Saint-Sulpice, à -Montréal. R K PONS K S DES IROQUOIS, ALGONQUINS ET Ni PINSSINGUES DU LAC DES DEUX MONTAGNES AUX I*AROLES DE M.LE MARQUIS DE BEAU IIARNOIS, GOUVERNEUR GENERAL DE LA NOUVELLE-FRANCE, DU 12 AOUT 1741 Premiere réponse des vieillards iroquois Mon père, nous n’oublierons aucune des paroles que vous nous avez portées dans le fameux festin que vous venez de faire à vos enfan> de Ganesatagué ( 1 ) dont il doit être parle parmi toutes les nations.Vous ne vous êtes pas contenté d’a voir nettoyé nos coeurs qui étaient engloutis au milieu dechagrins et chargé de mauvais discours, lorsque vous avez bien voulu recommoder les affaires qui étaient communes en tre les Durons de Lorette et nous.Aujourd’hui, mon père, vous faites briller sur nos têtes le plus beau soleil qu'on ait jamais vu; l’obscurité et les ténè bres de la nuit où nous étions sont entièrement dissipés; nous pensons, nous réfléchissons et nous fumons paisiblement autour du grand feu que vous venez d’allumer dans notre villa ge de Ganesatagué: vous nous avez exhortés à suivre votre volonté, a écouter votre parole et vous avez bien voulu être le grand C bel de notre village, qui est aujourd’hui le vôtre, à la prière que nous vous en avons faite.Eli! mon père, est-il un bonheur semblable au nôtre' nou> voyons au milieu de nous un feu qui doit durer autant que la terre sera terre parce (pie la puissance du Roi notre i eieet notre attachement pour lui ne mourront jamais.Grand men i mon père, et mille fois grand merci de ce que vous ve ni/ de laiie.vous êtes notre bon et véritable père; nous n'en pouvons douter : nous serons aussi comme nous avons été jus • pi a piesent vos véritables enfans, ce discours ne peut plus nt( mrir.Second discours des z'i cilla rds Mon père, nous ne saurions trop admirer, combien vous (tes un giand esprit, vous voyez que la manière de nous goti-\eniei allait souvent a notre perte, et que nous étions exposés (1) Qui veut dire Montagnes. à voir dans nos villages les arbres les mieux enracinés renversés au moment qu’on y aurait le moins pensé.Trois chefs indépendans ne peuvent guère s’accorder pour travailler ensemble et de concert pour bien gouverner la terre dont ils sont chargés ; vous avez remédié à ce mal en élevant Garontouanen et le mettant seul à la tête de nos affaires, en engageant pas trois colliers les autres chefs de lui être attachés et soumis, et en liant par un autre collier tous les guerriers à cet arbre qui représente votre personne même à Ganesatagué.Plus nous pensons à ce bon ordre que vous y établissez, plus nous vous remercions, mon père, de nous avoir donné de l'esprit et nous vous assurons que nous autres vieillards assemblés, que les femmes, les guerriers, les enfans en un mot tout le village avec nous en sont dans une joie et un contentement parfaits.Nous profitons de cette occasion pour vous remercier de la bonté que vous avez eue ces jours passés d’essuyer nos larmes sur les pertes que nous avons faites de nos jeunes guerriers aux Chicachas, dont vous avez couvert les corps dispersés par des présens magnifiques dans un festin.\ oilà quatre branches de porcelaine qui nous assurent de votre reconnaissance.Nous prions nos pères les missionnaires de nous aider à soutenir nos paroles, suivre vos intentions et de prier pour nous.Réponse des femmes Mon père, si les femmes ont quelque pouvoir sur les jeunes gens, vous pouvez être assuré que nous n oublierons rien l>our les engager à ne jamais se séparer du Roi notre père et à défendre dans toutes les occasions ses intérêts au péril même de la vie, que nous allons élever tous nos enfants dans ces sentiments; ce sera le lait dont nous voulons nourrir leur esprit en leur faisant sucer nos mamelles; nous n oublierons pas en même tems (pie le Roi notre père est le bis ainé de 1 Eglise, comme on nous l’a dit très souvent, et que ses enfans doivent être de véritables Chrétiens.Nous vous remercions, mon père de tout ce que vous venez de faire pour l’honneur et le bien de notre village et en même temps des présens abondans (pie vous nous avez faits dans ces temps de famine où nous serions presque tous péris par la faim sans votre secours et celui de nos pères les mis si mnaires qui nous ont donné 300 minots de farine, 150 mi n.its de blé dinde et 45 minots de pois.Il est étonnant combien n.ms sommes heureux à Ganesatagné, nous en bénissons et n mentions continuellement le maître de la vie et nous le prion ans cesse de nous conserver longtemps notre père.Réponse des guerriers Mon père, il est impossible à des Sauvages, à de jeunes étourdis comme nous, de vous remercier comme il faut; nous n’av us que trois paroles à vous dire, que notre coeur est tranquille, que jamais nous n’avons été si contens, (pie nous vous regardons comme notre père et notre chef véritable, que nous ne nous séparerons jamais de Garanti inanen, que nous avons 1 bras levé pour frapper sur la première nation qui oserait nous insulter, et que rien ne nous coûtera lorsqu'il s’agira dt défendre vos intérêts.Soyez persuadés que c’est dans la sincérité cle nos sentimens (pie nous parlons il n’était pas même 1 esoin de collier que vous nous avez donné pour affermir votre discours; votre seule parole suffisait; nous vous prions d’informer le Roi notre père de nos sentimens et qu’il a à Ga-nesatagué de vrais et braves guerriers prêts à tout entreprendre pour son service; nous demandons en grâce à nos pères les missionnaires de nous donner leur bénédiction et de prier pom n ns, afin (pie le maître de la vie nous fasse vivre et mourir dans les bons dessins où nous sommes.( Ici tous les guerriers se sont jetés à genoux de la maniéré la plus édifiante: M.Normand, supérieur du Séminaire de M ntreal, et MM.les Missionnaires leur ont donné leur bénédiction).Réponse des Algonquins et Nepisingues 1 11 l’vre, nous ne saurions exprimer la joie que nous ie.^ent"n> de voir aujourd hui la manière avec laquelle vous imz KMidu nas frères les Iroquois contens et tranquilles, dans la peine que je ressentis 1 année dernière en voyant leur feu enle\e; je pris parti d’abord pour eux parce que je les aimé \ ei itablement, et peut-être me serait-il échappé dans ma vi- vacité et mon ressentiment quelques paroles qui auraient pu faire de la peine aux hurons de Lurette.Maintenant, mon père, vous avez voulu que toutes choses fussent dans la douceur et se passassent paisiblement; j’ai oublié entièrement mes premiers discours, et je dis en deux mots qu'après avoir pris part à la peine denies frères, je prends part aussi à leur joie.Mon père, nous vous remercions des bontés que vous avez eues pour nos frères les Iroquois; vous savez que nous n’avons point d'autre feu que le vôtre; celui que vous venez de leur allumer nous unira à eux encore plus que nous ne l’étions; nous n’avons aujourd’hui qu’un même village, un même corps et un même coeur.Réponse de Makougane Mon père, je vous remercie de la marque de distinction dont vous m’honorez et du présent que vous me faites; vous pouvez toujours compter sur ma fidélité, vous n’avez qu’à me commander.Je suis prêt à obéir (1).SAINTE-FOY “ Sans rappeler les premiers essais de colonisation française tentés ici au XVIe siècle par Roberval et Cartier, le coin de terre de Sainte-Foy, après la fondation de Québec, a été si rapidement défriché et peuplé, (pie, dès 1667, on y trouve, non sans étonnement, des habitations presque aussi nombreuses (pie de nos jours.A cause de leur situation même, pendant l’âge héroïque de notre histoire, il ne s’est guère passé en ce pays d’événement de quelque importance qui n’ait eu son écho en ces lieux." L’histoire de Sainte-Foy a été publiée en 1902 par M.le chanoine H.-A.Scott, sous le titre Une paroisse historique de la Nouvelle-France: Notre-Dame de Foy.Ce volume ne comprend (pie la période de 1541 à 1670.Un second volume conduira l’histoire de Sainte-Foy jusqu’à nos jours.(1) Archive» de lu province de Québec. — 400 — WTIEXNES DANSES GASPESIENNES A l’automne de 1920, alors que j’organisais une de c Tandem soirée- de folklore “ artistique ” créées par Mark J’.arbeau et moi-même, et (pii, de 1919 à 1921 obtinrent un succès de curiosité, sinon d’intérêt, j’eus l'occasion de rcn ¦outrer une colonie de Ciaspésiens établis à Montréal.Char me par la variété et la grâce de leurs danses, je recrutai par mi eux.un groupe de violoneux et de danseurs et je les pr duisis dans un programme auquel prenaient part des interpr te- du terroir et aussi des artistes renommés tels: Madam Lucienne Moucher, le pianiste Alfred Laliberté, l’organiste 1 Limit Poirier et le virtuose Stanley Gardner.La mention des Gaspésiens au programme excita une vive curiorité et quelques jours avant la soirée, qui avait lie i 'êtres la chasse et la ¦ en dans cette activité continuelle qui 4°5 — les rend robustes et vigoureux et à l'épreuve des plus pénibles fatigues.A l’époque de la conquête, l’agriculture n’y avait pas été assez protégée et encouragée, suite ordinaire d’un gouvernement pusillanime et insouciant sur la prospérité de ses colonies; nos rivaux en ont doublé les produits depuis qu’ils l’ont asservie et l’abondance en bled est telle que le superflu approvisionnerait pour plusieurs mois la République.A cet avantage celui de la pelleterie mérite la plus sévère attention.Cette branche importante de commerce a encore amélioré celui de l'Angleterre, où nous versons nos trésors pour satisfaire à nos besoins et à notre lutte.La pêche du loup marin, dans la partie du nord au bas du fleuve avait excité l’émulation canadienne: les postes établis au Mécatina et à La lira d’or fabriquaient les huiles et préparaient les peaux, l’Anglais a donné à cette exploitation la plus grande extention ainsique pour la pêche de la baleine commune dans ces mers.La restitution de ce beau pays faciliterait et rendrait l’activité et les premiers avantages de la pêche de la morue à Terreneuve (école à la fois utile et pénible pour former de vigoureux matelots) et les secours respectifs de la République et du Canada rétablirait et resserrerait les liens d’un commerce florissant et prospère ( Les batimens canadiens portaient à St.Domingue et aux autres colonies des Antilles les bois d’approvisionnement de toute espèce et la morue sèche; ils reprenaient en échange des taffias, des sucres, caflfés &a).La construction des vaisseaux y fut également négligée.Quelle position plus heureuse que Québec au bord du fleuve, où les vaisseaux de haut bord les plus considérables peuvent mouiller et séjourner sans danger, où l’hyvernement est praticable sans craindre le dépérissement des batimens par la piqûre des vers, contagion funeste dans les Antilles, d’ailleurs l’abondance des bois de toute espèce propres à la construction et à la mature dont l’exploitation et le transport sont également commodes.Rien en effet n'offre les mêmes ressources, les mêmes avantages et ce vaste chantier de Québec où se construisent des vaisseaux de haut bord n’a jamais réuni ces ouvriers nombreux, ce mouvement actif que nous présentent — qo6 — ii s ports d'Europe qui frappent d’étonnement le voyageur et annoncent à leur aspect, l’industrie, l’abondance et la richesse d’une nation commerçante.I.e Canada renferme des mines en abondance.Avant la conquête une seule forge était exploitée à St-Maurice près les I.mis-Rivières.Elles fournissaient les poêles et autres usten-s11 es si nécessaires dans un climat où le froid est si âpre et si rig< iiiretix.( e pays est si abondant en gibier et en poisson qu’ils suppléèrent pendant plus d’un an en 1758 et 1759 à la disette du pain dont chaque individu n’avait que 4 onces l/> 1.de cheval par jour.( ette colonie n inspirait point aux voyageurs dirigés par I ambition, la curiosité ou le devoir de s’expatrier cette crainte involontaire dont on est saisi en allant habiter les autres colonies, tombeau infaillible du plus grand nombre d’Eum-peens, ces climats n’ont de redoutable que la froidure, les lij Munies y acquièrent plus de vigueur et la fécondité y est plus fondante; 1 experience depuis la découverte des colonies a justihe cette assertion.Quelles ressources ce vaste pays ne pi ocurerait-il pas a la République lorsqu’une paix glorieuse i amènera nos héros dans leurs foyers après le licentiement de n *' phalanges victorieuses, leur âme agrandie, leurs exploits guériîers, tout leur inspirera cette noble ambition d’être en-O ac unies a la Patrie et l’amour des voyages leur fera fran-iiii les mers, ils voleront avec enthousiasme dans nos colonies ".”!r ' J’"'Pj^er j agriculture, le commerce et les arts; le Canada ou la liberté a établi son empire dès avant la découverte de UU nnmense pays tendrait ses bras fraternels aux enfans i < \< pu ) ique pour ne plus faire qu’une même famille H,„, klriT'l d,’&hanse :uec la France était d’un pro-itf*’ e LariKt.edoc, la Guienne, le Poitou, la Nor-"!ln:UN.Ja ()Vra^ne> 1 Orléanais, concouraient à MontnelliVl TTa|lt et ,imP°rtant; les manufactures de de hiL a!• ' .°!'.louse’ de Montauban pour les couvertures tivité ,I>S’ t dont l'imposante attitude aurait brisé leurs fers et le é nie réparé leurs désastres.b'.I .es connaissances locales acquises par le Cie" ( ‘diet qui s'est trouvé au siège de Québec en 1759 et qui a été témoin des deux dernières campagnes, l’ont mis à même de calculer et cl apprécier les forces nécessaires pour en faire la conquête, les relations qu’il s'y est conservées avec la famille de sa femme canadienne ne lui laissent aucun doute sur ks dispositions des Canadiens, les forces des Anglais dans cette contrée lui sont également connues et au besoin il donnera ses idées lorsqu il en sera requis.Cebet ( het (If la 4.>.Section de la 3e.Division de l’artillerie et c"iiwl"k ' l“ fT™*"* * guerre' r- de l’université, au coin de celle du Bacq.i, • Paris le 12 janvier 1777 Monseigneur, ' Permettes a un faible citoyen de mettre sous les yeux de *f e ^randeyr de* ldees que le zèle et l’amour patriotique lui nt > gge,x, !eS circonstances actuelles offrent l’espoir de voir a deffenses, les colons triomphèrent de guerriers, ils devinrent cultivateurs et ceux qui leur ont succédé ont également hérité de leur bravoure.Les Canadiens ont donné dans les derniers temps de leur liberté des preuves d’un courage intrépide.Les troupes françaises témoins de leur bravoure sont repassées en Europe pleines de surprise et d admiration._ _ Cette colonie est parfaitement connue du ministre éclairé qui a aujourd'hui le département delà Marine.Tous ses avantages n’ont point échappé a sa sagacité.Fuissent ses soins et sa vigilance rendre les t anadiens a leur patrie.Ils ne respirent qu’après le moment heureux qui les réunirait a la France, sa première pr tectrice.Avec quelle allégresse ils revoleraient dans leur pays; la nature sia ait peut être pour la première fois d’accord avec la politique.Le frère volerait dans les bras de son frère, et leurs cris de joye seraient une hvmne du bonheur et de reconnaissance pour le bienfaiteur à jamais célèbre dont la bonté aurait brisé leurs fers et le génie réparé leurs désastres ( 1 ).SAINT-CHARLES DE LANORAIE “ Lan.«raie est située sur la rive gauche du Saint-Laurent, à douze lieues de Montréal.Elle comprend deux anciennes concessions seigneuriales, Lanoraie et Dautrav.Ses limites sont Lavaltrie, Saint-Thomas de Joliette et Berthier.Contrecoeur et Saint-Joseph de Sorel lui font face sur la rive droite du fleuve." Dans une brochure publiée en 1912, sous le titre Le Sa-ci'é-Coeur de Lanoraie, par M.1 abbé Adélard Desrosiers, on trouve un chapitre qui donne un historique substantiel de la vieille par; >isse de Lanoraie.(T) Archives de lu province de Québec. — 4*8 — LETTRES D'ADAM LYMBURNER A TACOUES PERRAULT * ‘ -v, • Londres, 25 mars 1~90 Monsieur, J ai eu 1 honneur de vous écrire du 3 février, et j’ai écrit a monsieur Painter, secrétaire du Comité Anglais, du 15 du 1 )i e>ent.Je 1 ai prié de faire assembler votre comité pour lui '¦"'mer communication de ma lettre, comme je n’avais pas le km, de vous écrire par la même occasion.Je lui ai donné le •!, i, 1 fifcl e\er7 other kind of liquor exposed its haimv influ ht,’ .n?tu?nal prejudice seemed to yield to dial ! egan , e ferl11- J°,n " COmmon Hnua thc Cana-bre from tin ! w, * favourabIe idea of the Cham-ven- ‘ .b -“ prelude’ and to think it might be a m, e i h’ï Y thdr «‘«"try and themselves if at- ec 11,1 frequent elections of this kind.” “ Observator ” (2) «; '[¦ 1«27.p.303.!,i>"»¦ r Camilla." " l,le first Parliamentary Elections in — 421 ( J une 1792) Evidemment, dam ces temps lointains, on croyait que la bière et les autres liqueurs pouvaient avoir une influence sur le suffrage.* * * En 1796 ( 20 juin) la Montreal Gazette rapporte qua une réunion des Artificers de la ville, tenue a la Dillon s Hotel, il fut résolu de présenter aux députés de Montréal dont le mandat venait d’expirer, une adresse les félicitant d’avoir si effectivement fait leur devoir durant les sessions du premier parlement du Bas-Canada.Qu’étaient ces Artificers?Une société d’artisans?Nous n’en savons rien, sinon que le président se nommait M.Atna-ble Perrault et que l’adresse fut rédigée en des termes qui méritent de prendre place ici : “ Gentlemen', We might be justly accused of want of discernment, as well as of gratitude, were we any longer to withhold the public acknowledgment of the very great, meritorious, and unremitting services which you have rendered this Province in general, and the City of Montreal in particular; as their Representatives in Parliament, leaving a glorious example of desinterested conduct as a copy worthy of imitation by your successors, in that important station, if we are so unfortunate.as to be deprived of your future Services.“ Accept then, Gentlemen, of our sincere and hearty thanks, while we beg leave to assure you, that sentiments of esteem for your Persons and \ irtue are indelibly stampt on our minds, as will (till memory fails ) make us look back with pleasure, and reflect with an honest pride; that by our \ otes, we gave to the first Parliament of Canada, some of its brightest ornaments.“ to the Hon.James McGill Esq.Joseph Frobisher J.P».Durocher John Richardson Esquires (1) Il fut de plus résolu que-MM.Amable Perrault, Duncan Fisher, Etienne Roy, Ephrem Sanford, Pierre Sauvage et (1) lion.R.Fabre Surve.ver, “The first l’arliainentarv elections, etc. — 422 — rhunus I ri.jr iraient présenter l’élogieux document et qu’un compte rendu des délibérations de la réunion serait publié dans les journaux du district, pour l’édification des généra tiens futures.Quelques jours plus tard les susdits députés, l’honorable J.ime^ .McGill, Joseph brobisher, J.-B.Durocher et John Ri chardson remercièrent leurs électeurs et un grand banouet s en suivit.1 Le jeudi, 20 octobre 1796, le sieur Dillon devenait l’hôte d une compagnie select.A 4 h.de relevée les protonotaires l.-l .baveuse de Beaujeu et John Reid, le shérif E -W Grav les avocats Levesque, Rédard, Foucher, Davidson, Walker Russell, Sewell, Ross et Reid offraient le dîner aux hon raj l's Jl.'Lre7 Jafmes Walker, Pierre-Louis Panet et Isaac Ogden ainsi qu aux principaux négociants, notaires, bourgeois du Nord-ouest et officiers des troupes.' Inutile de se demander si l’on fit bonne chère ( 1) ?* * * Toujours en rapport avec notre sujet, donnons la substance d un contrat singulier dressé par le notaire Pierre 1 u- jugez-em Utte piece est Peut-être unique, à Montréal; Le 22 novembre 1797, Georges Westphall, ancien lieutenant du 6e regiment, reconnaît devoir 20 louis à Richard Dillon, proprietaire du Montreal Hotel et, en garantie, d remet à Mm manuel une mulâtresse, son esclave, nommée Ledy âgée A wnKt-six ans.Celle-ci travaillera chez le sieur Dillon jnsqu a ce que ce dernier soit remboursé du capital et de in’ terets dus par le sieur Westphall., ,,1 a-' tK‘r’ djp-t-on, cet officier qui se libère de ses dettes le plaisir en obligeant une femme à peiner?Reste?savoir comment on uigeait reh Grlic , e a saxon AA 7ÀK:rifLSï vSs,f^isQ!Æ £ s M ^>7^* -___ cuit ou et bien a 1 angle sud-ouest de la Place (U A- l,uc,mnnn- “The Bench and I5nr of L lower Canada”, p.28. d’Artnes et de la rue Saint-Jacques.Lisez ce que va nous en dire un des anciens touristes, John Lambert, dans ses Travels through Canada and United States of North America in the years 1806, ISO/, ISOS.(London, 1814) ouvrage particulièrement apprécié.f, Le Montreal Hotel où il est descendu est tout près de l'église Notre-Dame, et il est tenu par Dillon.“ A very good tavern, siq)erior to any other in Canada.Everything is neat and perfectly agreeable to taste.Dillon was in the retinue of Lord Dorchester.He is a very ingenious character and fond of expressing his attachment to his king and country by illuminating and firing pedreroes off in the square upon his Majesty’s birthday and other extraordinary occasions.” Les canons de Richard Dillon servirent en tant de circonstances religieuses, patriotiques, et politiques qu'il serait fastidieux de relater ici toutes ces démonstrations.Nous ne ferons exception qu’en faveur d’une seule, parce qu’il s’y mêle une scène de moeurs électorales d'il y a plus de cent ans.* * * Le 4 décembre 1811, lors de 1 élection de sir James Stuart comme député de Montréal, en remplacement de J.-B.Durocher, décédé, une bruyante procession se forma rue St-Paul, en face de la demeure de l'heureux candidat, qui dut condescendre à parader avec ses électeurs.Quatre cavaliers ouvraient la marche et conduisaient le défilé.Chacun de ces cavaliers portait un fanion.Sur l'un des fanions se lisait: " A bas la cabale , sur le second “Victoire et patriotisme”, sur l’autre " Le triomphe de la compétence ”.Le dernier fanion n’avait pas d’inscription.Celle-ci était remplacée par un dessin plus ou moins artistique représentant un aigle tenant quatre dindons dans ses serres.Pour les gens de l'époque ce rébus signifiait quelque chose.La procession s’arrêta au café Dillon, où l’élu fut salué de quatorze coups des fameux petits canons de 1 hôtelier pendant que les zélés partisans récupéraient leurs forces, a 1 intérieur du cabaret, il est bien permis de le croire.A la fin du salut, le député Stuart remercia l’électorat en français et en — 4-4 — anglais puis les enthousiastes chantèrent: Rule Britannia et I Heu protège le roi.* * * C est a la Dillon's Coffee House que le Beaver Club mnnt pendant huit ans, de 1X07 à 1815 et que le Gray beards Club tint ses séances gastronomiques, lesquelles duraient cinq heures et se répétaient cinq t’ois l’an., N l'on .Vu rapporte à un tableau de Kreighoff, la faça-(lt de 1 hôtellerie Dillon était ornée d’une niche dans laquelle reposait un buste, celui du roi probablement.Peut-être au-m n'était-ce qu'un tableau peint, car dans les estampes antérieures et ultérieures la niche n’existe pas.bn tous cas, après avoir acquis de la réputation, Dilion sur sa vieillesse, notait ]>lus le restaurateur d’auparavant’ t est du moins ce qui ressort d’un passage du Diary de Xi-dl" , Darpv, qm devait laisser son nom au fort Garry de-\enu la ville de \\ innipeg.Donc Garry écrivait: " 2ath May 1821.— Lodged at Dillon’s — A miserable un.I assed a restless night, having caught a bad cold.At 6 "c,"ck.111 tIu‘ morning the bells (of Notre-Dame Church ) îang and continued m a constant monotonous succession till séiourm'T M(,,]rMe«r au Séminaire, en est le secrétaire; ¦ ¦ a.Eugene Martin remplit la fonction de directeur et d archiviste.Le but de la Société n’est pas tant, ixntr le moment du nv m'.de rédiger une hist, dre de la ville et de la région de Jo-nette que de recueillir tous les documents et de constituer des archne?advenant sa disparition, deviendraient la propriété de 1 Eveche de Juliette.Elle a pour devise : Col/Lite J ray me nt a ne perçant i St Jean.VI, 12).>es séance.' se tiennent le deuxième vendredi de chaque mois a la Pr^re de 1 eveché.Il n’y a pas de conférences, mai> simplement des causeries intimes sur des sujets préparés par le dtrecleur.On étudie les documents, on les complète, où de K SL A“ c,«'r' de cette clcrniere année, les membres ou, de l'< U t^hcrchea c"nnaitre la géographie histori- que .e Johette et de se> environs.Grâce à la Description To- ;uTbIs Canîd BüS< a‘‘“d", par Bollchct,e' » la Colonisation SOUS la domination française par l’abbé banhoe Gtron.et au Partage des Seigneuries par le notaire £ £l«He"„Tà r-l" V'é "“'entent facile’ de bien coneS Ileux a'cc Ies Avisions anciennes.On sait que Jo- 4-9 — liette a été construite sur la seigneurie de Lavaltrie, territoire apporté en dot à Barthélemi Joliette par son épouse, Charlotte Tarieu de Lanaudière.De même on a étudié les différentes familles qui ont contribué à la fondation de Joliette.Le livre de M.Pierre-Georges Roy, La Famille Tarieu lie Lanaudière (1922) a fourni tous les renseignements nécessaires.Un descendant de cette noble famille, Charles Gaspard de Lanaudière se maria à Suzanne de Lavaltrie, faisant passer ainsi la seigneurie de Lavaltrie en la possession des Lanaudière.Et c’est Charlotte, leur tille, qui devint la femme de Barthélemi Joliette.M.l’abbé Joseph Bonin a écrit la vie de Barthélemi Joliette, établissant bien sa descendance de Louis Juillet, l’intrépide découvreur du Mississipi.La Société n’entend pas restreindre son action à la seule ville de Joliette.Elle se propose d’approfondir encore l’histoire du diocèse tout entier.Elle espère susciter quelques filiales dans les principales paroisses.Ainsi elle pourra travailler à l’histoire régionale et contribuer, si modestement que se soit, à préparer la synthèse de l’histoire générale.P.-E.Farley, c.s.v.SAINT-IGNACE DU CAP SAINT-IGNACE “ La paroisse de Saint-Ignace du Cap Saint-Ignace est formée de la seigneurie Vincelotte concédée par Talon à Geneviève de Chavigny, veuve du sieur Amyot, le 3 novembre 1672 et par le gouverneur de Frontenac à Joseph Amyot de Vincelotte le 1er février 1693; du fief Gamache ou Gagné, concédé par Talon à.Gamache et Belleavance le 3 novembre 1672; du fief Sainte-Claire concédée par Frontenac à René Lepage le 7 mars 1693; des fiefs Lafresnaye et Fournier ou Saint-Joseph.” .A consulter sur le Cap-Ignace Monographie de Saint-Ignace du Cap Saint-Ignace depuis 1672 à 1903 par M.l’abbé N.-J.Sirois, publiée en 1903. 430 — FRANÇOIS LAB BE DIT LABISSONNIERE “ Le* 29 janvier 1669 A Esté Enterré François L Abbé dit La Bissonnjere, soldat de L’Ancienne Garnison, aagé de 32 ans ou Enuiron prjs a Lhospital.” (Registre N.-D.de Montréal) (1).Il dut être inhumé dans le cimetière de la rue St-Paul, entre les rues St-Xicolas et St-Eloi.Nous connaissons peu de chose sur la vie de cet individu.Nous ignorons la date de son arrivée dans la colonie.Son titre de “ soldat de l’ancienne garnison ” indique pourtant qu'il arriva avant le régiment de Carignan.Mais le règlement de sa succession donne à entendre qu’il fut licencié au débarquement du régiment, f malgré qu’il paraisse y avoir fait quelque service) fait voir à l’évidence qu’il s’occupa de la traite, énumère les bénéfices qu’on en rapportait déjà et surtout donne des détails instructifs sur la nature et le coût des funérailles d’un homme qui laissa quelques biens, aux premiers jours de la colonie de Montréal.Par son testament, François Labbé dit LaBissonnière avait fait 1 église de la paroisse son héritière universelle, étant " Donnataire Testamentaire à Lad.parroisse ”, 1 ous ses meubles et effets devaient être déposés à l’hôpital quand la mort le prit, puisque, aussitôt après le décès, la veille de l’enterrement, et dans la sacristie, on procéda à l’inventaire.Du 28e januier 1669 Messire Gilles Perot Prestre et Curé de La parroisse de \ illemarie dans L’fsle de Montréal qui auroit receu cy-deuant par Escrit La dernière volonté de françois L’Abbé dit La Bissonnière cy deuant soldat de La Garnison et Interprète dans la comp.du Sr.dugué (2) après la mort dud.La bissonnière dans L’hospital de ce Lieu se seroit transporté ( an.-! La Sacristie de L’Eglise dud.Villemarie assisté de Monsieur Dupuy major de Lad.Isle Exécuteur Testamentai-u ( tl( çDbunct et Jean Baptiste Migeon Sr de Branssac fai- sja)e(I) Ltt ('hilI)elle de l’hôpital servait encore à cette date (l’église parois- coJLuW?“‘’¦v :li:uant soldl“ «e la garnison et interprète dans la compagnie du Sr Dugré ” sont ajoutés entre lignes et en marge. — 43i sant pour Dalle.Jeanne Mance administratrice dud.hospital pour taire Inventaire des choses qui se trouueroient dans Led.Coffre pour Conseruer Les droits à qui 11 appartiendra, ou sur La dernière Volonté portée et Expliquée dans Lorde.testament et Première dans Led.Coffre.un paquet de Castor secs dans Lequel s est trouue La quantité de Vingt Castors secs plus une rgbbe de Cinq Castors gras plus 1 demie robbe de trois Castors gras plus 1 autre robbe de Cinq Castors gras plus 1 demie robbe de un Castor gras plus 1 robbe de quatre Castors gras plus 1 robe de quatre Castors gras plus 2 Castors gras attachez ensemble plus six Castors séparez plus La Valeur d’un Castor et demy gras plus un demy Castor plus trois babouges gras plus 1 castor coupé en deux gras Suiuent les choses qui se sont trouuées dans Led.Coffre: 3 paires de Souliers Sauvages, deux paires non parache- uées 1 pe.souliers francois a homme 1 pe.bas d’estame gris 1 pe.bas de creze.tel quel 1 meschant collier saunage 1 vieil Cappot bleuf f 1 ) 1 paire de Chaussons de Couuerte 1 paire de mitaines bleues très meschantes 1 sac de toile 1 aue.plus petit 2 meschants bonnets 3 chemises de toile blanche (2) ; 2 chemises neuues de Chanure 2 pes.Cannessons de toile blanche 5 mouchoirs à moucher (1) “Vendu 10 lbs par la brie” (Jacques l’icot dit Labrie, marguillier en 1669).(2) “Traittez par la brie”. 43- — 3 ]>es.de Chaussettes de tuile 6 Cravates 2 tranches de fer (1) 1 corne à poudre auec son sacq à plomb 1 morceau de cuir ' plus en argent monnoyé la somme de quatre vingts qua torze Liures dans un petit sac de toile dans du papier un peu de plomb viv obligation de seize Liures passée pardeuant hameau nre.aux trois Riuières.( i.Perot Dupuis curé Migeon de Branssat Mons.Dupuis a pris La clef duel.Coffre du Consentement de Monsieur Le Curé et duel.Sr.Migeon faisant and.nom.G.Perot Dupuis curé Migeon de Branssat Le tout fut remis au marguillier, qui en accusa réception à l’exécuteur testamentaire." Jay soubsigné Jacques Picot marguillier declare avoir receu de Mr dupuis Le Contenu de l’Inventaire mentionné en Lautre part en presence de Sr Gilles Lauzon marguillier de Jacques Lemoyne presents quy ont signé.Jacques picot gilles Lauson J.Lemoyne Jacques Picot, dans son compte-rendu fait devant le curé Perot, Zacharie Dupuis, major et marguillier d’honneur, et Gilles Lauzon, qui devait être marguillier en charge en 1()70, a inscrit dans son journal les recettes de l’inventaire.Mais il s en faut (pie tout fût entré comme recette.Les objets qualifiés meschants ” et plusieurs autres furent négligés.Lu outre des 94 lbs.en argent monnayé, le castor inventorié fut estimé et calculé scrupuleusement, sur une feuille détachée et non signée dont l’écriture paraît être celle du notaire Basset, à 350 lbs.8 sols 6 deniers; fît “ aussi recepte led.comptable de la somme de deux cens cinq Livres de 0) “Traittez”. 433 — d’orignal des biens dellaissez a lad.paroisse par led.del-funct La Bissonnière ” (1) : 20 lbs pour “les choses trouvées dans le sac” ; 100 sols pour les “ souliers francois à homme” et 10 lbs pour le vieux capot.Dans le même journal, le marguillier affirme qu’il a fait les dépenses suivantes: 20 lbs pour deux “ services complets du deffunct 20 lbs pour vingt messes basses; 100 lbs que le testateur a donné comme legs à Jeanne Mance, administratrice de l’hôpital ; 6 lbs au bedeau pour l’ouverture de la fosse et assistance aux services ; et environ 33 lbs à Zacharie Dupuis pour autres dépenses de funérailles, dont ce dernier rendit un compte exact pour le document suivant: Estât de dépense fait pour le défunt La Bissonnière: lbs sols den.Del u c aulnes de toile et demi, 55 s.l’aune 6 17 pour le cercueil à jean de niau ( 2 ) 3 pi iur le menuisier et clous 12 pour le sierge, — scavoir attaché après luy 1 pmr le pain et le vin de l’offrande 2 cl -IX prêtres pour l’offrande 16 aux porteurs du chorps 2 a seon service pour les deux sierges de l’offrande 1 10 p< »tir le pain et le vin 2 pour l’offrande attaché au sierge ï pour l’offrande des prêtres 16 une i rherai e neufve pour lembaumer prise d; ms le coffre 2 8 32 19 10 Je certifie avoir employé les sommes contenues cj dessus pour les honneurs funèbres de feu la Buissonnière, faict ce 12 fevbvrier 1669.Dupuis (3) 11) Comme il n'y a pas d’orignal mentionné dans l'inventaire, on peut présumer qu’il est signifié par les “trois babouges gras.’’ (2) Jean Deniau, scieur de long, et non Sieur du Long, comme le dit Tanguay, I, 179.(3) Arch.N.-D.de Montréal. — 434 — Quelque lecteur du Bulletin pourrait-il nous dire si “ bu bouge” signifiait orignal, dans les termes du commerce des fourrures ?Pourrait-on savoir aussi ce qu’était autrefois cette céré nionie liturgique et funèbre, au service d’un défunt, du “cierge attaché après lui ”?O.Lapalice QUITTANCE DE CHARLES LEMOYNE Charles Lemoyne (de Longueuil) avait été élu marguil-lier de N.-D.de Montréal le 21 novembre 1661, pour venir en charge en 1663.Rendant ses comptes le 14 mai 1664, en présence de l’é-vèque de Pétrée, alors en visite pastorale, Charles Lemoyne fut trouvé reliquataire d’une certaine somme, dont il était personnellement responsable, jusqu’au temps d’un surplus de son successeur.On mettait alors en pratique la législation des fabriques, par laquelle le marguillier, dont les biens sont hypothéqués pendant le temps de sa gestion, comblait le déficit de son compte-rendu.Lemoyne ne devait être remboursé que deux ans et demi plus tard, par Jean Leduc, marguillier en 1666.Le castor tenait lieu de l’argent monnayé, rare à cette époque."Je soubsigné Charles Le Moyne, recognois et Confesse auoir receu du sieur Jean le Duc Marguillier de la parre.de \ illemarie de put.en charge, la somme de Cinq Cents Soixante et '1 reise liures quinze sols un denier en Castor gras à huict limes ( inq sols la liure, pour pareille somme qui Mestoit deüc pai lad.parroisse suiuant Larresté de mon compte de -Marguillier, rendue cette pnte.année à laquelle Some de b°.I .wiii li’s xlr un denier je me tiens pour Content & quicte led.Sieur le Duc & lad.parroisse & tous auls.faict à Montreal le vmgt Neufie.Xouembre gbic.soixnte.Six.C.Le Moyne.” (Arch.X.-D.de Montréal).O.L. — 435 — LETTRE DE LOUIS DE SA LA LE RR Y A LOUIS GUY A Québec le 5e avril 1823 Samedi Cher Capitaine, Je reçois à l’instant même l’agréable nouvelle de notre triomphe ; et je saute à la plume.Ma première pensée se porte vers la source précieuse qui me faisait pressentir notre victoire.Vous souvient-il de ma prédiction de la nouvelle année?Vous souvient-il de l'assurance (pie je vous donnais du succès, quand j’appris que nos demandes étaient attachées par la main des Grâces, toujours faites pour porter le bonheur?Eh! bien elles ont encore vaincu cette fois comme elles font toujours.A leurs mains délicates est due la prospérité de notre pays.Je tiens toujours à cette idée.Quels sentimens profonds ne sont pas dus à ces Graces enchanteresses! lout Canadien doit les adorer; et plus particulièrement encore que l’âge et leur situation doivent engager à leur offrir de justes hommagés._ _ _ Voilà ma présidence finie, mais je ne puis la laisser expirer, comme président et compatriote, sans réitérer ma vive reconnaissance et celle de notre Capitale et du District, à nos jeunes beautés de Montréal, déjà si intéressantes |>ar les dons que leur a prodigués la nature et auxquels elles ont encore ajouté l’amour de la patrie.Elles l’ont prouvé par tout ce qui se peut de plus aimables et généreux procédés.Si vous aviez formé des doutes relativement à mes pronostics sur l'effet que devaient avoir les travaux de nos charmantes jeunes dames, c’est à présent que vous me devez réparation, en voyant que vous ne deviez pas hésiter à accepter mes heureux augures : mais vous êtes trop galant homme pour avoir été coupable à cet égard.Il faut à présent que je vous avoüe que j’ai été près de succomber à la tentation d’écrire moi-même; mais je n’ai pas osé, n’ayant pas personnellement l’honneur de leur connaissance; permettez-moi donc d’offrir par vous mes sentimens du plus grand respect et de la plus vive reconnaissance, avec mes plus grandes honnêtetés pour leur respectable famille.Ne vous l’ai-je pas dit d’avance, qu’elles nous porteraient bon-Vous avez été si fort agité, et même tourmenté par les — 436 désagréables affaires de cette malheureuse succession, que je dois vous excuser sur votre négligence envers moi.Vous n’avez pas oublié sans doute que le soir où vous arrivâtes chez moi, j'étais si indisposé d’un grand mal de gorge, que je fus obligé de prendre une voiture et bien m’envelopper pour vous mener chez Madame Baby.Vous m’aviez promis de venir L lendemain matin me voir: Vous avez manqué.Cela n’est pas bien, mon jeune ami.J’ai su cependant que vous avez fait des voyages, des inventaires, et que vous êtes allé même jusqu'à St-Valier; mais au retour je n’ai pas eu le plaisir de vous revoir, le ne suis pas très exigeant en formalité: aussi vous ai-je excusé sans trop d’effort, bien (pie pas tout-à-fait sans un tantinet de petite rancune, à cause de l’empressement où j’étais d'être informé de cette misérable affaire.A la vérité elle ne me regardait point.Je n’y mettais d’intérêt que relativement à la famille dont votre branche, Madame et ses jeunes Demoiselles m’occupent singulièrement.C’est aussi pour cela (pie je vous avais écrit, hors la dernière fois que Ml,e Baby m’en lit prier par Melle St-Ours, comme celle-ci peut vous l’assurer elle-même.Enfin je vous pardonne toutes vos négligences, point tant graciables pourtant: convenez-en entre nous autres bons amis.Même si vous refusez cet arrangement avec ce pauvre colonel, ex-président, il vous pardonne toujours.Faites m’en autant quand j’aurai tort.N’ai-je pas droit d’attendre de vous cette indulgence, ne fut-ce qu’à cause de ma bonne volonté pour ma filleule, etc?A elle, s’il vous plait, et à Melles ses soeurs mes très affectueuses honnêtetés, et parfait respect à Madame leur Maman, de la part de quelqu'un ( pii a toujours l’honneur d’être très sincèrement Votre très humble et très obéissant serviteur, L.de Salaberry Mr le Lt-Colonel Louis Guy, des Milices de Montréal (1).il) Hilili'tlit'que Kiiint-Sulpice, à Montréal. — 437 — HABITANTS DE L’ISLE ROYALE ET DE QUEBEC Rolle des noms et surnoms des familles d’officiers d'épée, de plume, justice et des principaux habitons et autres de la colonie de Y Isle royale et de Québec qui ont obtenus la subsistance à raison de six sols par jour chacun, et auxquels il est dû les sommes ci-après tirées hors ligne, pour leur subsistance à la Rochelle pendant le mois de novembre mil sept cent soixante-deux, ainsi qu'il suit: Savoir Ramilles d’officiers d’épée 1762 Novembre Familles d'officiers de plume, justice et autres Ajouter à la liste B 281 les noms suivants: Au sieur Jean-François Martinans, fils de madame Martinans, veuve d’un conseiller 91.“ Au sieur Pierre Martinans, autre fils 9 1.“ Au sieur Michel Martinans, autre fils 9 1.“ Familles des principaux habitants Ajouter à la liste B 281 les noms suivants: A Marie-François, autre fille de Marie Paris, femme du sieur Bahuaud habitant (à 3 sols par jour) .41.10 s.Marie Clermont, autre fils du sieur Dumon-cel, marchand, et de Geneviève Clermont, sa femme 91.“ A Jacques Dumoncel, autre fils .91.“ A Geneviève Dumoncel, autre fille 91.“ A Marie Dumoncel, autre fille.91.“ A Barbe Dumoncel, autre fille.91.“ A Marie-Anne, sauvagesse .91.“ Au sieur Jean Marguery, ancien habitant 91.“ A Angélique Marguery, autre fille du précédent .' .91.“ Au sieur Jouet, ancien habitant.91.“ - 438 Au sieur Charles Jouet, son fils 91.“ A Jacob, mulâtre, esclave (à 3 sols par jour) 4 1.10 s.A Michel Coustar, mulâtre, libre, (à idem) 41.10s.A Marie-Anne Armand, fille d’un marchand (à 4 suis par jour) .61.“ A Magdeiaine Armand, autre fille.61.“ A Angélique Armand, autre fille.61.“ A Louis Armand, leur frère.61.“ A Jean Armand, autre frère .61.“ Habitcws nécessiteux Ajouter â la liste lî 281 les noms suivants: Par la Belle-Amériquaine.A François-Etienne Lavinay, fils du sieur La- vinay et de Marie Liton (à 3 sols par jour).41.10 s.Par le Charles.A Thérèse Périn, femme de Claude Carmen- trand dit Champagne .91.“ A Thérèse-Victoire Carmentrand, sa fille.91.“ A Josephte Carmentrand, autre fille.91.“ A Marguerite Laforest, orpheline, à la charge de Thérèse Périn, femme Carmentrand.91.“ Par le Prince IValles.A Joseph Arbonne, habitant.9 1.“ Par le Richemont.A Gabriel Tompicq, fils d’André Tompicq et de Anne Benoist (à 3 sols par jour).4 1.70 s.Par la Belle-Suzanne.A Jacques Iger, fils d’un habitant.91.“ A Pierre Iger, son frère .91.“ A Jean-Joseph, autre frère.91.“ Par le William Etant.A André Le Gros, autre fils de Pierre Le Cros, ancien soldat blessé, et de Servanne Le Nor- nnnt (à 3 sols par jour) .4P J0s.A Marie-Modeste Hébert, veuve de Ferdinand Hébert .0 p *< A.Marie Hébert, sa fille (à 3 sols par jour).41.10 s.Par la Marie-Anne. — 439 — A Marie-Suzanne Bernard, autre fille de Catherine Langlois et de Jean Bernard, caboteur (à 3 sols par jour) .41.10 s.A Pierre-Jean Landry, file de Pierre Landry, habitant pêcheur (à 3 sols par jour) 41.10s.A Judith Langlois, fille de Nicolas Langlois et de Elisabeth Bouchet (à 3 sols par jour) 4 1.10 s.A Philippe Langlois, autre fils de Magdelaine Langlois et de Pierre Pouchet (à 3 sols ar jour) 4 1.10 s.Par le Benjamin.A Marie Sénat, fille d’un habitant 91.“ A Jean Sénat, fils du même .91.“ A Geneviève Sénat, autre fille.91.“ A François Sénat, autre fils.91.“ Provenant de Rochefort A Marie Décharie, femme de Jacques Fré-qttand, habitant pêcheur 91.“ A Marguerite Bouin, fille de son premier mariage .9 1.“ A Marie-Charlotte Fréquand, sa nièce.91.“ A Angélique Seaux, orpheline.91.“ A Louise Seaux, sa cousine .41.10 s.A Pierre Villedieu, habitant pêcheur 91.“ A Marie Cruchon, sa femme (à 3 sols par jour) .41.10 s.A Pierre-Charles Lavigne, fils de Charles Lavigne, habitant pêcheur, et de Anne Lafargue, sa femme (à 3 sols par jour) 41.10 s.A Jean-Baptiste Petitpas, fils du premier mariage d’Anne Lafargue .91.“ A Praxède Bariau, femme de Louis Orly, sergent, licencié .91.“ Par le Faux.A Marguerite Baron, femme de Jean Mar- guery .9 1.“ A François Marguery, son fils (à 3 sols par jour ) .41.10 s A Marie Marguery, sa fille (à idem).4 1.10 s A Eléonore Marguery, autre fille (à idem).41.10s Par le Bristol-Gallcy et autres navires. — 440 A Gabriel Sainte-Marthe, autre fils du sieur Sainte-Marthe, serpent licencié, et de Marguerite Mourlay (à 3 sols par jour) 41.10 s.A Jacques Téris, fils d’Antoine Téris, soldat licencié et de Félicité-Gabrielle Mellot 4 1.10 s.A Josephe Chevrier, femme de Claude Marin, habitant .91.“ A Marie Marin, leur tille, (à 3 sols par jour) 41.10s.A Marie-Marguerite Mailly, tille de Louise Painparay et de Joseph Mailly (à 3 sols par jour) 41.10 s.A Marie-Catherine Mailly, autre hile, fd°.) 41.10 s.A Marie-Thérèze Mallouin, femme de Pierre Toussaint 91.“ A Marie-Anne, sa hile, née à La Rochelle le 11 octobre 17(>2 (pour 5 jours à 3 s.) 71.13s.A Elisabeth Guillaume, orpheline 91.“ A Marie Cluzeau, femme de Claude Bertin, soldat licencié .91.“ A Gabriel Bertin, son fils (à 3 sols par jour) 41.10s.A Marie Bertin, sa fille, (à idem).41.10 s.A Catherine Bertin, autre hile (à idem) 41.10s.A Marie-Anne Hébert, femme de Nicolas Camus (à 3 sols par jour) .4 1.10 s.A Louis Sellier, son hls, d’un premier mariage (à 3 sols par jour) .41.10s.A Marie Camus, sa hile (à idem) .41.10s.A Nicolas Camus, autre hls ( à idem).41.10 s.A François Robinet, dit Ya-de-bon-Coeur, caporal licencié .'.91.“ A Françoise de Sève, femme de François Mo- rineau .91.“ A Marie-Anne \ oisel, sa hile, d’un premier mariage .91.•• A Pierre Cotté, habitant de Québec.91.“ A François Hardilly, soldat licencié.9 1.“ A Marie-Anne Hervé, sa femme.91.“ A Jean-Baptiste Massé, dit Saint-Jean, soldat licencié .91 « A François Malherbe, tailleur d’habits .91.“ A Magdelaine Courtant, sa femme.91.“ — 44i — A Magdelaine Malherbe, leur tille (à 3 sols par jour) A Michel Malherbe, leur tils (à 3 sols p.jour) A Pierre Malherbe, autre tils ( à idem ) A Jean-Baptiste Sadec, armurier A Louise Malarde, sa femme A Hyacinthe Sadec, leur tils (à 3 sols p.jour ) A Jean-Baptiste Sadec, autre fils (à idem) A Guillaume Coulomb, de Québec (a 4 sols par jour ) A Elisabeth Dauleau, veuve de Jean Borde- ron .y A Marie-Elisabeth Borderon, sa fille (à 4 sols par jour) .• •• .A Louis Borderon, son fils (à 4 sols p.jour ) A Jean Méo, habitant .A Catherine Michel, sa femme A Catherine Méo, leur tille A Marie-Victoire, autre tille .A Marguerite Méo, autre tille (à 4 sols par jour) .¦¦•••• A Josephe Méo, autre tille, ( à 4 sols par jour ) A Marie Méo, autre fille ( à 4 sols par jour ) A Toussaint Méo, leur fils fà 4 sols par jour) A Marie Méo, autre fille (à 4 sols par jour) .A Magdelaine Méo, autre tille (à 4 sols par jour) .A Marie-Françoise Valade, veuve Michel, mère de Catherine Michel (à 4 sols par jour).A Denis Camus, dit ta Volonté, soldat licencié A Marie-Louise Bluteau, sa femme .¦ A Marie-Angélique Camus, leur fille, (à 3 sols par jour) .;•••- A Marie-Catherine Camus, autre tille, (à 3 sols par jour) ._.;.A Louise Camus, autre tille (à 3 sols p.jour) A Marie Camus, autre fille (à idem).A Marie-Catherine Bluteau, soeur de Marie-Louise Bluteau .41.41.41.91.91.41.41.61.91.61.61.91.91.91.91.61.61.61.61.61.61.61.9 t.91.10 s.10 s.10 s.10 s.10 s.41.41.41.91.
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