Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1930-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXVI LEVIS — AOUT 1390 No 8 NOTES RELATIVES AUX SEIGNEURIES DE LA NOUVELLE-FRANCE 2 juillet 1706.Ordonnance de Jacques Raudot, intendant de la Nouvelle-France, qui limite la réserve du bois de chauffage que les seigneurs ont faites dans les concessions des habitants de 1 île de Montréal.Ordonnances des intendants de la Nouvelle-France, cahier 7, folio 56.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.35.16 mars 1708.t Ordonnance de Jacques Raudot, intendant de la Nouvelle-France, au sujet de la pêche et de la chasse dans la seigneurie de la Côte-de-Beaupré.Ordonnances des intendants de la Nouvelle-France, cahier 2, folio 13.^ Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.36.31 octobre 1708.Ordonnance de Jacques Raudot, intendant de la Nouvelle-France, qui réunit les terres des nommés Lagrandeur, Safa, Lavigne, Dutremble et Charon au domaine de la seigneurie de Berthier faute par eux de tenir feu et lieu.Ordonnances des intendants de la Nouvelle-France, cahier no 2, folio 92. 450 Publiée clans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.37.24 août 1710.Ordonnance de Antoine-Denis Raudot, intendant de la Nouvelle-France, qui maintient le sieur Michel Perrot dans la propriété et jouissance d’une terre à lui donnée en échange par le nommé Larose et qui enjoint au sieur de Bécancour, seigneur de Bécancour, de lui en délivrer un contrat de concession.Ordonnances des intendants de la Nouvelle-France, cahier no 4, folio 117.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.38.18 avril 1713.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle France, qui réunit au domaine du sieur Tremblay, seigneur des Eboulements, six arpents de terre du nombre de douze, que possédait le sieur Louis Gaultier, et qui enjoint au dit Gaultier de prendre un titre pour les six arpents qui lui restent sur le pied de vingt sols et un chapon, ou au lieu du chapon vingt sols par chaque arpent de front sur quarante de profondeur.Ordonnances des intendants de la Nouvelle-France, cahier no 6, folio 19.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.40.24 janvier 1714.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui maintient le sieur Paul Guertin, habitant de la seigneurie de Contrecoeur, dans la possession et jouissance d’une terre qu’il a achetée dans la dite seigneurie de Contrecoeur sans autres redevances que celles portées par le contrat de concession de la dite terre du 20 mars 1710.Ordonnances des Intendants, cahier no 6, folio 92.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.49.20 mai 1714.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, (pii rejette une ordonnance de M.Fleury Descham-bault, lieutenant-général de Montréal, du 19 janvier 1714, et 451 — ordonne que le contrat de concession de la commune de La-prairie de la Madeleine sera exécuté selon sa forme et teneur, etc, etc.Ordonnances des intendants de la Nouvelle-France, cahier no 6, folio 67.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.41.3 juin 1714.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, par laquelle les habitants du fief et seigneurie des îles Bouchard sont dispensés de donner leurs journées de corvées consécutivement, et qui décide de quelle façon elles seront données.Ordonnances des intendants de la Nouvelle-France, cahier no 6, folio 75.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.43.7 juin 1714.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui enjoint aux sieurs Flertel et de Niverville, seigneurs de Chambly, et aux habitants de la dite seigneurie de convenir d’experts pour constater les dommages subis par ces derniers par la dalle du moulin à scie du dit sieur Hertel et par les bois qui se répandent sur leurs terres.Ordonnances des Intendants, cahier no 6, folio 77.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.45.15 juin 1714.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui valide le retrait d’une terre fait par la veuve du sieur de Varennes, propriétaire de la seigneurie du Cap Va-rennes, sur le nommé Alexis Bissonnet.Ordonnances des Intendants, cahier no 6, folio 83.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.47.19 juin 1714.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui condamne le sieur de Rigauville, seigneur de Ber-thier, à passer titres aux habitants auxquels il a concédé des ?erres et à leur faire borner, et d’établir une personne en sa — 452 — place en la dite seigneurie pour recevoir les rentes des dits habitants.Ordonnances des Intendants, cahier no 6, folio 88.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.48.27 juin 1714.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui ordonne au sieur de l'Eschaillon, fils du seigneur de Saint-Ours, de payer aux héritiers Deguire dit Larose la somme de 131 livres pour le remboursement de pareille somme payée au sieur de Saint-Ours, son père, pour une terre vendue par ce dernier à François Deguire, et les travaux sur icelle être payés à dire d’experts.Ordonnances des Intendants, cahier no 6, folio 94.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.50.4 juillet 1715.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui surseoit à faire droit à la demande de Joseph Amyot de Vincelotte, seigneur de Yincelotte, sur sa prétention (pie les chênes qui sont sur sa seigneurie lui appartiennent comme ayant été donnés à la dame de Chavignv, sa mère, jusqu a ce qu’il ait plu à Sa Majesté faire connaître ses intentions.Ordonnances des Intendants, cahier no 6, folio 180.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.52.22 juillet 1715.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui permet à François Hamelin, seigneur en partie des Grondines, de faire vendre les fruits et revenus de la terre de la veuve Lahaie et ses mineurs pour les deniers en provenant être employés au paiement des rentes et arrérages de rente, et le restant retourner à la dite veuve comme tutrice de ,ses enfants.Ordonnances des Intendants, cahier no 6, folio 188.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.55.3 août 1715. Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui condamne les nommés Mayot, Lavigne et Grégoire à tenir feu et lieu sur les terres qu’ils possèdent dans la seigneurie de Lotbinière et à payer les cens et rentes qu’ils doivent, faute de quoi leurs terres demeureront réunies au maine de Eustache Chartier de Lotbinière, seigneur de Lotbinière.Ordonnances des Intendants, cahier no 6, folio 190.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.55.22 novembre 1715.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui ordonne à tous les habitants de la seigneurie de Lauzon de représenter par devant le sieur Boucher, curé, les titres et contrats des terres dont ils sont en possession en la dite seigneurie ensemble les quittances des cens et rentes qu’ils ont payés au feu sieur Duplessis, afin de terminer les comptes de sa succession.Ordonnances des Intendants, cahier no 6, folio 204.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.56.18 décembre 1715.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui défend aux habitants de la seigneurie de Neuville d'abattre les bois de pin et autres sur les terres non concédées de la dite seigneurie à peine contre chacun des contrevenants de 50 livres d’amende applicable à la fabrique de la dite seigneurie.Ordonnances des Intendants, cahier no 6, folio 204.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.56.22 janvier 1716.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, (pii condamne les habitants de la seigneurie de la Che-vrotière à donner leurs corvées franches à leur seigneur, le sieur François de Chavigny, sans qu’il soit besoin de leur fournir ni nourriture ni outils quand ils en seront requis hors le temps des semences et récoltes.Défense au sieur Chavigny de la Chevrotière et aut'res seigneurs de la colonie d’insérer 454 — dans les contrats de concession habitants de la seigneurie de la Che-vn'tière des journées de corvées envers leur seigneur, le sieur de la Chevrotière.en lui payant vingt sols par an pour chaque C"P.ce>>H>n de trois arpents de front sur quarante arpents de nroù ndeur.au jour et fête de saint Martin.Ordonnances des Intendants, cahier no 6, folio 231.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs Ci la tenure seigneuriale, p.60.20 mars 1716.Ord nuance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-Fr.ncv.oui.a la demande du sieur de Rigauville, seigneur de Be';’echas>e.défend à toutes personnes d’entailler les érables -ur \ b mai ne de la dite seigneurie de Bellechasse que sur a ' terres n concédées de la même seigneurie à peine de dix livres d'amende.1 'rv.-nuance.' des Intendants, cahier no 6, folio 236.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts v • A la te v seigneuriale, p.62.27 mai 1716.Crc.nuance de Michel Bégon, intendant de la Xouvelle-l’rüu.ce.pu c .mue les habitants de la seigneurie de Chain- — 455 — plain à porter leurs grains moudre au moulin de la dite seigneurie pour la subsistance de leurs familles et de payer à leur seigneur, madame de Cabanac, la mouture des grains qu’ils feront moudre ailleurs.Ordonnances des Intendants, cahier no 6, folio 247.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.62.3 juillet 1720.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui oblige le sieur Neveu, propriétaire de la seigneurie de Dautré, à concéder à Geneviève Ayot, femme de Jean Turcot, une autre terre en remplacement de celle à elle appartenant, sur laquelle il a établi son domaine, et à fournir à la dite dame Turcot un procès-verbal de la dite terre gratuitement.Ordonnances des Intendants, cahier no 7, folio 22.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.63.3 juillet 1720.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui reçoit Nicolas Bissonnet opposant à l’exécution de l’ordonnance de M.Baudot du 2 juillet 1707, et décide que, par provisions, le dit Bissonnet ne paiera à la dame de Verchères, propriétaire de la seigneurie de Verchères, qu’un minot et demi de blé de rente, les droits seigneuriaux et la journée de commune.Ordonnances des Intendants, cahier no 7, folio 20.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.63.14 septembre 1720.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui rejette un jugement de M.Raimbault du 18 juillet 1719 et décide que l’ordonnance de M.Baudot du 2 juillet 1707 sera exécutée selon sa forme et teneur, ce faisant que le sieur Nicolas Bissonnet sera tenu de payer à la dame de Verchères, propriétaire de la seigneurie de Verchères, les cens et rentes conformément à son billet de concession du 4 juillet 1685.Ordonnances des Intendants, cahier no 7, folio 11. — 456 Publiée clans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, p.66.28 juin 1721.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France.qui condamne Joseph Amyot, seigneur de Yincelotte, à taire borner les terres qu'il a promises par billets à ses habitants et de leur en passer titres de concessions sans autres droit- que ceux de redevance, etc, etc.Ordonnances des Intendants, cahier no 7, folio 107.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale.20 septembre 1721.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France.qui réunit la terre de messire Lefebvre, curé de Ba-tiscan, au domaine de la seigneurie de Saint-Pierre, propriété du sieur Louis Levrard.maitre canonnier entretenu en ce oavs.attendu que le moulin du dit sieur Levrard est bâti sur cette terre, et que la culture d’icelle pourrait préjudicier au dit moulin._ Ordonnances des Intendants, cahier no 7, folio 146.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale.13 octobre 1721.O nce-sion de cinq arpents et quatre perches de terre de front sur cinquante arpents de profondeur par MM.de Vau-dreuil et Bégon.gouverneur et intendant de la Nouvelle-France.en faveur de dame Charlotte-Elisabeth Du Gué, veuve du -ieur Petit, vivant conseiller au Conseil Supérieur, dans la seigneurie de Saint-Ignace, appartenant aux Religieuses de l'Hotel-Dieu de Québec, attendu le refus de ces dernières de la lui accorder.Ord< nuance.- des Intendants, cahier no 7, folio 187.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale.16 janvier 1722.Ordonnance de Michel Bégon.intendant de la Nouvelle-France.qui déboute Jacques Hamelin, seigneur des Grondi-nes.de -a prétention d’empêcher François Hamelin de bâtir sur un terrain près du moulin banal de la dite seigneurie. Ordonnances des Intendants, cahier no 8, folio 7.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale.18 mai 1722.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui permet au sieur Piet dit Trempe de faire la récolte des grains que Pierre-François Pelletier Antaya, propriétaire du fief et seigneurie d’Orvilliers, a semé sur sa terre en lui payant la semence et les frais suivant arbitrage.Ordonnances des Intendants, cahier no 8, folio 46.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale.19 juillet 1722.Ordonnance de Michel Bégon, intendant de la Nouvelle-France, qui condamne le nommé François Chanlus à payer les arrérages de cens et rentes seigneuriales au sieur Couil-lard de Lespinay d’une terre qu’il a abandonnée depuis dix-sept ans dans sa seigneurie de la Rivière-du-Sud et (pii oblige son fils à tenir feu et lieu sur la dite terre lorsqu’il aura atteint l’âge de majorité, sinon elle sera réunie au domaine de la seigneurie du dit Couillard de Lespinay.Ordonnances des Intendants, cahier no 8, folio 90.Publiée dans Edits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale.LES DISPARUS Micliacl-Josepli Ahcarn — Né à Québec le 19 mars 1844, du mariage de Patrick Ahearn et de Catherine Noonan.Il fut d’abord instituteur, puis étudia la médecine et obtint le titre de docteur en médecine en 1868.Il pratiqua à Saint-Romuald d’Etchemin puis à Québec où il devint professeur à la faculté de médecine de l’université Laval.Décédé à Québec le 18 avril 1914.Le docteur Ahearn avait publié dans le Bulletin médical de Québec un grand nombre de biographies de médecins qui ont été mises en volume en 1923, par son fils, le docteur Georges Ahearn, sous le titre Notes pour servir à l’histoire de la médecine dans le Bas-Canada depuis la fondation de Québec jusqu’au commencement du XIXe siècle. — 458 — \RCHERS DE LA MARECHAUSSEE, HOQUETONS ET ARCHERS " DE LA MARINE Si vous condescendez à vous occuper de la petite histoire', si les menus faits de la vie passée ont le don d’éveiller votre curiosité, vous avez pu vous demander quels étaient les gardes, soldats ou agents de police que nous nommons en tête de cet article.Et si vous n’avez pas trouvé de réponse, je vais vous offrir les bribes d’informations que j'ai pu recueillir.Archers de la Maréchaussée |’ai déjà parlé de la maréchaussée dont les attributions devaient être analogues à celles qu’assument, de nos jours la Sûreté provinciale ou la Gendarmerie fédérale (1).De par sa constitution, la maréchaussée s’occupait de “connaître des vols, assassinats, guet-à-pens et meurtres commis par personnes non domiciliées.Mais ses services furent requis en d’autres occasions.On l’employa parfois à exécuter des décrets de prises de corps ordonnés par le Conseil Supérieur, avant que ce haut tribunal eut à Montréal un huissier résidant, qui instrumentait spécialement pour le conseil dans le gouvernement de Montréal (2).D’autres fois, les archers devinrent gardes du corps de l’intendant.Prenez connaissance de ce passage.“Quand il visitait les lieux de son département, l’intendant de Meul les était suivi d’une partie des archers de la maréchaussée’’ (1685) (3).La maréchaussée exerçait son autorité dans les régions où il n’y avait pas de police judiciaire, autrement dit dans les campagnes, les bourgades, les hameaux de quelques habitants.Cependant, elle opéra à Montréal, comme on va le voir.Créée à Québec en 1677, la maréchaussée apparaît dans les archives de Ville-Marie en 1679, à l’occasion d’un procès (1) B- B.H., 1910, p.16.(2) K.-Z.Massicot te, Tribunaux & officiers de justice à Montréal 1648-17G0, pp.290-293., ’ (3) G.Lanctôt, L'administration de tu Nouvelle-France, p.57. — 459 — intenté par René Hubert, greffier à Québec, contre un in dividu qui avait blessé un des archers (1 ).Avec le X\ 11le siècle, on semble avoir songé que Montréal devenait assez important pour y installer un poste de ce corps et, le 20 avril 1709, M.le marquis de Vaudreuil accorde une commission de lieutenant de la maréchaussée à François-Marie Bouat.Au mois d’août, on place sous les ordres du sieur Bouat trois archers, habitant Montréal : Jacques de la Selle, Pierre Marcheteau et Nicolas Senet.Ce n'était pas sans besoin, car l’été de 1709 fut particulièrement difficile.Le pays attendait l'arrivée d’une armée anglo-américaine par voie du Richelieu et, pour cette raison, un grand nombre de sauvages avaient été attirés à Montréal, d’où ils devaient aller rejoindre le gouverneur à Chambly (2).Les indigènes furent tellement bien accueillis dans la ville de Maisonneuve que plusieurs s’attardèrent à s’amuser et à s’enivrer.La police judiciaire fit plusieurs arrestations, mais elle devait avoir un surcroit de besogne, car on confia les rondes de nuits à la maréchaussée, comme le démontre un procès-verbal des archives.Le 26 septembre 1709, le lieutenant Bouat et ses trois archers, à 9I1.du soir, font une ronde “ en la manière accoutumée ” pour s’assurer qu’aucun sauvage n’est dans les rues.Le hasard les conduit à la maison du sieur Guvon-Després où ils constatent que deux sauvages viennent d’acheter un seau de bière qu’il avaient payé 30 sols.(B.R.FL, 1916, p.17).Deux ans plus tard (1711) le sieur Bouat est promu juge suppléant du tribunal de Montréal.Abandonna-t-il alors son poste de commandant local des archers, à Montréal?Les papiers 11e le disent pas, cependant, il accepte encore une fois de prendre charge d’une expédition à laquelle se joignent, par exception, des agents de trois ordres différents.(1) It.H.II., 1916, p.17.• (2) Document judiciaire, 27 juillet 1709.Requête de P.Raimbault, procureur (lu roi. — 460 — En vertu d’une ordonnance, le 14 mai 1713.M.Bouat part faire des perquisitions dans le haut de File de Montréal, j,fin d’arrêter des coureurs de bois et de confisquer leurs marchandises de traite.Pour ce, M.Bouat est accompagné de Jean Petit-Boismorel, huissier royal, nommé greffier de l'expédition et de deux archers.En plus, il a pour escorte.un sergent des troupes et quatre soldats.Ce cas est extraordinaire, car à plusieurs reprises, on refusa aux archers et aux agents de police, l’aide des troupes.Plus encore, la besogne qui échéait au sieur Bouat et à ses subalternes aurait dû être exécutée par les gardes de la compagnie qui affermait la traite, c’est-à-dire, MM.Aubert Xeret èt Gayot, mais ces grands négociants ne semblent pas avoir eu d’agents particuliers pour surveiller leur industrie.Pour le présent, je n’ai rien de plus sur les activités de la maréchaussée en notre coin de la Nouvelle-France.Hoquetons En France, on appelait hoquetons des gardes du corps ou des archers qui portaient une casaque, sorte de dalmati-que munie de grandes manches, et tous les intendants avaient leurs hoquetons.Au Canada, deux intendants, au moins, imitèrent leurs collègues de là-bas.I.e premier, dans nos notes, est l’intendant Baudot.On lit dans les registres de Notre-Dame de Montréal que le 30 juin 1707.au baptême d’un enfant, le parrain est, Pierre Parmentier, “ hoctont " de messire Jacques Baudot, intendant de ce pays.Deux décades plus tard, “l’intendant Dupuy se faisait précéder aux cérémonies par deux hoquetons, mais le roi r,c-sapprouva cette innovation et lui permit de se faire précéder d’un seul hoqueton.dans les cérémonies, qui lui étaient particulières.si elles se passaient hors la cathédrale ou de la présence du gouverneur ” (1728-29) (1).(1) O.Lanctôt, L'ailm.(le la N.-F., p.5G. — 461 — Archers de la Marine Les officiers subalternes de ce nom apparaissent à Montréal sous l’intendant Bigot, le seul fonctionnaire de son rang à qui sa commission accordait le titre d’intendant de justice, de police, de finance et “ de la marine ”, Est-ce pour cela qu’il constitua un corps de soldats dont il avait le commandement direct et dont les unités s’appelaient “archers de la marine” pour les différencier des archers de la maréchaussée ou des gardes de la compagnie des Indes, ou même des hoquetons.Sur ces archers, voici trois notes.Le 14 février 1753, Pierre Le Sacque, archer de la marine, demeurant à Québec, lit et publie à Montréal une ordonnance de l’intendant Bigot.Le 2 juillet 1757, Geneviève Rocheleau dit Vivien, veuve de Charles Rossignol, en son vivant, “ archer de la marine ” comparait dans un acte de Danré de Blanzy.Le il juillet 1757, dans un acte du même notaire, il est question de J.-B.Boulard, “ archer de la marine ”, qui demeure au faubourg Saint-Laurent.E.-Z.Massicotte LES DISPARUS Guillaume Amyot — Né à Saint-Gervais, comté de Bel-lechasse, le 9 décembre 1843, du mariage de Guillaume Amyot et de Louise Gosselin.Admis au barreau en septembre 1867, il rédigea pendant quelques années le Courrier du Canada.11 s’occupa aussi de milice et commanda le 9e Voltigeurs de Québec pendant la campagne du Nord-Ouest.En 1875 et 1878, il fut candidat dans les comtés de Lotbinière et de Bellechasse pour la législature de Québec, mais fut battu.M.Amyot représenta le comté de Bellechasse aux Communes du Canada de 1881 à 1896.Décédé à Québec le 30 mars 1896.M.Amyot avait publié Adresse à MM.les électeurs du comté de Lotbinière (1878); Discours en réponse-à celui du Dr Rinfret, le 3 avril 1893 ( 1893) ; La Protection au Canada (1895), etc, etc. 462 — LA FAMILLE COURSOL Les généalogies de nos familles canadiennes offrent aux fëuilleteurs de registres un intérêt qui passionne comme la solution d’un problème d’algèbre.D’un terme connu, on a la curiosité de remonter à l’inconnu, jusqu’à l’ancêtre d’une famille partie de France pour venir s’établir en Canada.Quelques fois on perd totalement la trace d’un chef de famille.Il disparait de la paroisse où il est né pour émigrer dans une colonie nouvelle où on le retrouve a 1 époque de son mariage.Après beaucoup de détours et de tâtonnements on finit par trouver l’anneau qui manque à la chaine pour compléter le nombre de générations depuis le colon parti de France jusqu’à nos jours.En travaillant aux tables des registres de Ste-Anne des Plaines qui n’avaient pas été faites depuis plus de 60 ans, j’ai eu la curiosité de faire les arbres généalogiques des principales familles de cette paroisse.Je donne ici celui de la famille Coursolle dont les membres sont très nombreux à Ste-Anne vu que le premier Coursolle venu pour s’y établir y a fait baptiser 2b enfants, dix garçons et seize filles.L’ancêtre des Coursolle est Pierre Coursolle de l'ile de Rhé, paroisse Laflotte, diocèse de Larochelle, en France.Deux de ses fils Jacques et Louis émigrèrent en Canada avant 1720.La mère de Louis était Jeanne Paquette.Jacques na* quit d’un second mariage.Sa mère était Antoinette Roux.Ils vinrent tous les deux s’établir à Verchères.Louis né en 1701 épousa à Montréal en 1723 Jeanne Marchetteau.Il ne parait pas avoir laissé de postérité.Jacques né en 1706 épousa à Verchères en 1727 Marguerite Monteil, fille de René Mon-teil de Contrecoeur et de Marguerite Chicoine.Son mariage fut bénit par Messire Bouffando, prêtre de St-Sulpice, du diocèse de Larochelle.De son mariage Jacques eut trois garçons, Jacques, né en 1729, Jean-Baptiste, né en 1731 et Michel né?Jean-Baptiste épousa en 1757, à Verchères, Marguerite Amable Charron dit Larose.Après son mariage il vint, s’établir à Ste-Anne des Plaines sur une terre qui se trouve au rang appelé le Trait Carré.De son mariage il eut trois garçons et une fille, Jean-Bte, l’aîné, baptisé en 1761 à Ter- — 463 rebonne, Pierre et Louis.Sa fille nommée Judith épousa plus tard Joseph Archambault.Elle est la bisaïeule des abbés Terrien, de Ste-Anne, car une fille de Judith Coursolle nommée Judith Archambault épousa plus tard François Terrien, père de feu Moïse Terrien, père des abbés Terrien.Jean-Baptiste Coursolle, fils de J.-Bte et de Amable Charron, a épousé en 1782 à Terrebonne, Françoise Migne-ron.En second mariage il a épousé à Sainte-Anne, Marguerite Bélisle, 1793, et en 3e mariage, en 1808, Marguerite Auger._ De ces trois mariages il a eu vingt-six enfants, tous baptisés à Sainte-Anne; 10 garçons et 16 filles, presque tous ont laissé une postérité répandue dans toutes les paroisses voisines.Un des fils de ce Jean-Baptiste, nommé André, né en 1828, a épousé en 1854 à Sainte-Anne-des-Plaines Appoline Godard, fille de Joseph et d’Appoline Guénet.Les deux frères de Jean-Baptiste, établis comme lui à Sainte-Anne, se sont mariés dans cette paroisse.Pierre a épousé Justine Grenon.Un de ses fils nommé André a épousé en 1844 Sophie Belisle, fille d’Etienne.Celui-ci (André) a un fils nommé Joseph, marié à Christine Coursolle, sa cousine du 2 au 3.Louis Coursolle, frère de Pierre, a épousé Marguerite Huot, à Sainte-Anne; ses descendants sont établis du côte de St-Jérôme, et dans les paroisses au nord de Sainte-Anne.Avec ces données il est facile de connaître toutes parentés entre les différentes familles Coursolle.Michel Coursolle, fils de Jacques et de Marguerite Mon-teil, frère du premier Jean-Baptiste, a fait souche du côté de \ erchères et dans les paroisses au sud du fleuve.Michel I épousa Josette Dion vers 1758.Michel II, fils du précédent né?épousa à Varennes, vers 1792, Marguerite Maillé.Un troisième Michel né du mariage de Michel II, épousa en 1818 à Boucherville, Melle Mé-lanie Quesnel, fille de Joseph Quesnel.De ce mariage est né Joseph Coursol (l’hon.juge Coursol, de Montréal) qui épousa Melle Plélène Taché, fille de l’hon.Etienne Paschal Taché —cousine de Sa Grandeur Mgr Taché (L’abbé G.Dugas, la Patrie, 8 nov.1912). I !STF DES SUJETS OUI COMPOSENT LE CONSEIL ^ ' SOUVERAIN ET LES JURIDICTIONS ROYALES DE LA COLONIE (1758) (T ) Conseil Supérieur Foucault, premier conseiller — Fort bon juge, intègre.Lafontaine — 11 doit estre comme dans les bureaux; il est fâcheux qu’il n’ait pas employé son esprit au bien.Perthuis aine — Très bon sujet et le plus éclairé pour son métier, propre à être premier conseiller lorsque la place sera vacante., Bedou — Il n’a qu’une teinture de la judicature, il y est entré trop âgé.Imbert, trésorier — Il repassera en France lorsqu il aura rendu ses comptes aux trésoriers généraux.Bénard — Il s’applique et travaille.Cugnet — Il est un sujet d’espérance, appliqué et travaillant beaucoup.Verrier, procureur général — Il est versé depuis sa jeunesse dans la judicature.11 sait beaucoup, travaille toujours et s’instruit._ # Boisseau père, greffier en chef — Il remplit bien son état.P revote de Québec Le sieur Daine, lieutenant-général — Très propre pour sa place, est bon juge, éclairé et intègre.Le sieur Guillimin, lieutenant particulier et aussi lieutenant de l’Amirauté — Idem.Perthuis jeune, procureur du Roi, qui l’est aussi de l’Amirauté — Il s’instruit et est zélé, il s’acquitte bien de ses fonctions.Boisseau fils, greffier — 11 remplit bien son état.Juridiction de Montréal Monrepos, lieutenant-général — Juge éclairé et s’acquittant bien de la police de la ville.(1) Joint à la lettre de MM.de Vaudreuil et Bigot du 18 août 1758. — 465 Foucher, procureur du Roi — Est en France depuis deux ans.Danré, greffier — Est bon greffier.Juridiction des Trois-Rivières Rouville, lieutenant-général — Honnête homme.Tonnancourt, procureur du Roi — Idem.Pillard, greffier — Idem (1).LA TRAPPE D’OKA Il avait été question, dès 1800, d’établir une Trappe sur un des domaines de Saint-Sulpice.Dom Jean-Baptiste, qui, à cette époque, essayait de relever les Trappes, dispersées par la Révolution, avait soumis son projet au gouvernement de Londres.Le Supérieur de Montréal était prêt à donner des terres et à contribuer aux bâtiments, bien qu’il trouvât difficile qu’une Trappe pût se perpétuer ici.Mais Londres refusa la permission demandée et Dom Jean-Baptiste se contenta de ressusciter d’abord les Trappistines (2).Les Trappistes devaient s’établir plus tard en Nouvelle-Ecosse.Or, en 1847, Dom Bernard, de la Trappe de Tracadie, fit savoir au Séminaire qu’il établirait volontiers une colonie au Lac.On le remit à trois mois, mais on attendit douze ans.En 1859, dans ces années troublées où il semblait au Séminaire qu’un bon moyen de tenir les Sauvages dans l’ordre serait de les entourer de fermes canadiennes, on rouvre les négociations avec la même Trappe.Mais celle-ci ne peut accepter les propositions qu’on lui fait.On se tourne alors vers une Trappe de France.Le projet dort encore jusqu’en 1870.Enfin, en 1880, pour la quatrième fois, on y revient.Cette fois, les Trappistes, sur le point d’être chassés de France, demandent l’hospitalité.Les conditions du Séminaire leur agréent et, en 1881, une filiale de Bellefontaine s’établit sur nos bords.Inutile d’insister sur la portée religieuse d’une telle fondation.Elle eut aussi une grande importance économique à Oka, par les encouragements qu’elle donna à l’instruction, à l’agriculture et au commerce (L’abbé Olivier Maurault, Oka, Les vicissitudes d'une mission sauvage, p.21).(1) Archives (le la province de Québec.(2) L’abbé Desjardins écrit: "Il commence par les femmes, qui ne font point ombrage.’’ 466 — LE LIBRAIRE RELIEUR BARGEAS La publication des linéiques notes éparses que j’avais recueillies soit dans les archives judiciaires, soit ailleurs, stales Libraires, papetiers, relieurs du régime français, à Montréal (B.R.JL 1930, p.298), m’a valu une contribution copieuse et intéressante à plusieurs points de vue pour ceux qui goûtent la petite histoire.Cette opportune contribution provient de mon excellent collègue, F.-J.Audet, chef de l’Information aux archives publiques d’Ottawa, et concerne la carrière accidentée du sieur Bargeas, laquelle ressemble assez à celle de l’imprimeur Fleury Mesplet.Permettez que je reproduise d’abord le texte de la lettre de Al.Audet : “Je viens de lire votre intéressante note sur les Libraires, Papetiers, Relieurs à Montréal au XVIlIe siècle.Voici quelques renseignements supplémentaires sur Joseph Bargeas.Après la chute de Montréal, Bargeas, demeuré en cette ville, tomba dans le malheur.Sa femme, qui demeurait à la Longue-Pointe, pendant qu'il était détenu en prison pour dettes, fut impliquée dans la fameuse affaire W alker.Elle fut arrêtée et conduite à Québec pour le procès.Lui-même fut témoin dans cette affaire.Il semble être demeuré à Québec, car on l’y retrouve en 1767.Le 9 mars de cette année la Gazette de Québec contenait une “ Instruction à tout le Peuple ” digne de la grandiloquence de son contemporain le fameux député Alexandre Menut.“Au mois de juin 1769 il envoyait au Secrétaire Provincial son compte pour reliure faite dans la Division des Archives.“ Il était de nouveau employé par le Secrétaire Provincial l’année suivante.“La Gazette de Québec du 28 janvier 1768 annonçait que Joseph Bargeas offrait en vente une brochure contenant le procès du capitaine Daniel Disney impliqué dans l’affaire Walker.La Gazette du 6 janvier 1774 annonce que Bargeas, demeurant alors rue Couillard, Québec, a à vendre un livre de dévotion à saint François-Xavier, et le 15 septembre suivant, Bargeas offre le Psautier de David avec les — 467 — Cantiques à l’usage des écoles.Puis il disparait de la circulation.“ Ci-inclus l’extrait de la Gazette de Québec cité ci-haut et une photo de son compte de 1769.” XXX Comme on en jugera par la pièce ci-dessous, le sieur Bargeas, tout comme Menut Mesplet et autre de la même époque, démontre une fois de plus, que ce que l’on conçoit bien ne s’énonce pas toujours clairement.Québec, le 7 mars, 1767.Instruction à tout le peuple Messieurs, cette pièce est le vrai portrait des malv’eux qui ont déchiré la reputation de mon épouse et enseveli mon crédit.Voilà le motif qui a donné lieu à cette entreprise, il s’est commis un crime dans le district de Montréal, entre huit et neuf heures du soir, sur la personne du Sieur '1 bornas Oualker, un des Juges de Paix, clans le dit district, selon l’arrêt de son Excellence et Conseil du 10 décembre 1764.En conséquence cl’une récompense le lendemain septième du courant qui fut affiché dans plusieurs endroits de la ville de Montréal, fut donc arrêté le 8 du même mois sous le protest de quelques gens de mauvaise foi chaterine Barthe mon épouse demeurante dans la paroisse de la longue pointe, dans le dit district qui n’occupait commerce que par mes ordres, quoique je fus prisonnier, pour lors deouis deux mois et seize jours pour deptes, après quelques informations à elle faites dans ma maison, par un ou deux négt.Anglois, qui sont apleindre aujourd’hui vu leur infortune, Lavant quittée une demie heure après par le motif de leur précaution Ion actionée et menée à Montreal pardevant les Juges de Paix ou elle a fait son serment, de la conduite prisonnière pendant huit jours audit Montréal après lequel tems on la fait partir pour Québec et conduire publiquement en criminelle Lespace d’une lieue de chemin apied, dans le centre de 50 hommes de troupes armées, pour l’humilier et punir d’avence du crime dont on la crû coupable dans le tems 468 — le plus rigoureux de la saison, sous des ordres prémédités et bien disproportionné à l’état de son sexe, donné en exécution à ses conducteurs lesquels ont exercé ponctuellement dans toute la rigueur la plus cruelle, la constituant prisonnière au dit Québec jusque au 24 avril.Jour auquel il a plu à l’honorable cour de justice la renvoyer absoude de toutes les imputations calomnieuses dont elle avoit été chargée.Que cet exposé nos chers compatriotes vous fasse réfléchir sur cette infortune qui s’adresse à tous les citoyens de ce pais, comme soumis à la même loi, ne peuvent éviter que des dangers si grands mais ce qui peut nous empêcher de les approuver c’est la foudre de la justice qui exerçant son autorité équitable sur les accusations de tels malheureux donnera lieu à la découverte, et fera rendre à César ce qui appartient à César.Joseph Bargeas.Gazette de Québec, 9 mars, 1767.XXX Une si touchante " Instruction ” ne pouvait manquer son but.Elle valut à l’auteur des influences et elle attendrit les autorités, puisque l’on voit, bientôt après, que Bargeas est “ employé du gouvernement ” et que c’est lui qui est chargé de mettre en bon état les plans et registres clés archives provinciales, ainsi qu’on le constate par une facture, dont nous puisons le texte dans une photographie du document original.XXX 24 Juin 1769 pour Le Bureau Des Archives Doit Monsieur george Alsopp Halifax L.S.D.avoir Collé un grd tableau De Seigneurie .0 5 o avoir Rellie un grand Registre en propre.0.12 6 — 469 avoir Rellie en peau de mouton et pause) Les titres à 76 volumes Registre fran-( 10.9.o cois a-:a 2/9 piece ) avoir Broché et pause Les titres a 2 volume a 9.o 1 6 avoir pause Le titre au grd Registre 003 avoir pause les titres a 35 vol de registre 8.9 tan anglois que francois qui etoit Relie dan Le Bureau anciennement a 3d avoir RaCommode et Colle des feulies aquelq Registres qui Etoit Détaché r.6 Cours dalifax L.11.18.8 que je Sertifie veritable Selon La Convention fait aveque mr alsopp Quebec ce 24e juin 1769.jo.Bargeas Rellieur pour aquis Ce 16e 7bre 1769.Bargeas.XXX Maintenant, il reste à savoir ce que Bargeas devint après 1774, alors que la république voisine est en formation et que les Américains envahissent le Canada.Notre relieur fuit-il aux Etats-Unis, retourne-t-il en France ou meurt-il ignoré dans quelque coin de la province de Québec ?Laissons ce point aux chercheurs de demain ?E.-Z.Massicotte LES DISPARUS Mgr Louis Richard — Né à Saint-Grégoire de Nicolet le 28 novembre 1838, du mariage de Jean-Noël Richard et de Marie Massé.Ordonné prêtre à Nicolet le 25 septembre 1864, il passa sa vie au séminaire des Trois-Rivières dont il fut professeur de philosophie, directeur, vice-supérieur puis supérieur.Chanoine du chapitre des Trois-Rivières.Protonotaire apostolique en 1900.Décédé aux Trois-Rivières le 6 janvier 1908.Auteur de Histoire du collège des Trois-Rivières: première période, de 1860 à 1874, publiée en 1885. 470 — LE PERE MARTIN LYONNE La Relation des Jésuites de 1660-1661 parle ainsi du Père Martin I .y on ne, décédé en Acadie le 16 janvier 1661, vie time de son zèle pour le salut des âmes.“ 11 était seul de prêtres dans l’habitation qu’on appelle Chedabnuctnu, où une certaine maladie contagieuse s’étant mise, lui donna beau sujet d’exercer son zèle et d’assister les malades, les moribonds et les morts, étant tout seul en ce quartier-là et travaillant avec tous les soins d’un fervent mis sionnaire.Le mal semblait quasi l’épargner seul, lorsqu’il agissait avec plus de furie, sur les autres.Mais, soit qu’il ne se pût faire qu’une telle contagion ne se communiquât à celui qui se donnait avec quelque excès à ceux qui en étaient infectés, soit que Dieu voulut récompenser tant de bons services rendus à ces malades, par la maladie même, comme il a sou vent donné pour récompense la gloire du martyre à ceux qui avaient fait des martyrs par leurs exhortations; quoiqu’il en soit, le Père fut frappé du mal; mais le dernier de tous par Providence, afin que la gloire qu’il avait de mourir de cette maladie commune ne fit point tort au salut des affligés et qu’il put rendre les derniers devoirs à tout son troupeau avant que de rendre le dernier soupir.Il ne devait pas consommer son martyre de charité ni plutôt parce que sa gloire n’aurait pas été toute consommée, ni plus tard puisque n’ayant fermé ses yeux, qu’après les avoir fermés à tous les malades, on peut dire qu'il finit la maladie et que Dieu l’appela à soi pour couronner ses travaux, puisqu'il n’y avait plus où acquérir de nouvelles couronnes.Pour conclusion, la charité du prochain lui donna le coup de la mort et de la vie.On lui vint dire qu’une personne un peu éloignée était frappée du mal; il quitte tout, il y court, traversant un ruisseau gelé, la glace rompit sous ses pieds, il tombe en l’eau, il en sort, une partie du corps tout mouillé et tout gelé ; il poursuit sa route sans se changer ni sans se sécher; il assiste son malade, le console, le met en bon état; la fièvre le prend ensuite et dans deux jours un abcès qui s’était formé dans son corps, par trop de travail et trop peu de nourriture, se creva et l’emporta au lieu du repos, le seizième de janvier de cette année mil six cent soixante et un.” 471 A PROPOS DE L’ORNEMENT DONNE A LA CATHEDRALE DE QUEBEC PAR LOUIS XIV Lettre du ministre au chapitre de la cathédrale de Québec A Rambouillet, le 28 juin 1713 Messieurs, Le Roy m’a ordonné de vous faire scavoir qujl a fait envoyer à M.Begon un ornement complet dont Sa Maté veut faire présent à l’église cathédrale de Québec.Il a ordre de le remettre à M.l’évesque et à vous ce nouveau bienfait et les autres graces que Sa Maté fait annuellement aux autres églises de la Nouvelle France qui sont des marques évidentes et de sa piété et de la protection qu’elle leur donne doit engager tous ceux qui les composent à redoubler leurs voeux et leurs prières pour la conservation de Sa Mate.Je suis persuadé qu’attentifs à remplir vos devoirs avec zèle vous n’avez pas besoin d’excitation et que si les ecclésiastiques qui composent les autres églises imitent votre exemple, Sa Maté n’aura rien à désirer.Ainsy jl ne me reste qu’à vous recommander de conserver toujours dans vos coeurs les sentimens que le devoir, lamour et la reconnoissance exigent de vous.Je suis, etc.Lettre du ministre à M.Bégon A Rambouillet, le 28 juin 1713 Le Roy a fait faire en 1704 un ornement complet pour l’église catedralle de Québec dont Jl veut bien faire présent à cette église; cet ornement n’a pu estre envoyé à cause de la guerre, Sa Maté s’est déterminée à le faire passer cette année et M.de Beauharnois a ordre de vous l’envoyer.Vous aurez soin de le remettre à M.l’évesque de Québec et au chapitre avec les lettres que vous trouverez cy jointes pour eux.Ils doivent estre bien obligés les uns et les autres à Sa Mate de la protection et des presens quelle veut bien donner à cette église, et de tout ce quelle fait annuellement pour toutes les autres de la Nouvelle-France et jls doivent tous ensemble redoubler leurs voeux pour la conservation de Sa Majesté. — 472 — Lettre du ministre à l’évêque de Qiiébcc A Rambouillet, le 28 juin 1713 Monsieur, L’attention continuelle que le Roy a de donner des marques de sa piété et de ses bienfaits à l’église cathedralle de Québec a porté Sa Maté à faire present à cette église d’un ornement complet qu’elle a fait faire et que j’ay adressé par son ordre à M.de Beauharnois pour l’envoyer à M.Begon qui vous le remettra.Ce nouveau present de Sa Maté et tout le bien qu’elle fait annuellement à toutes les églises et communautés de la Nouvelle-France doivent réunir et redoubler le> prières de ceux qui les composent pour demander à Dieu la conservation de Sa Maté.Je suis persuadé que s’ils suivent votre exemple et les mouvemens que le devoir, l’amour et la reconnoissance inspirent naturellement aux bons coeurs ces prières seront ferventes et continuelles.Je vous prie de le recommander à tous les ecclésiastiques quoy que je sois bien convaincu que vous n’avez pas besoin destre excité sur cela.Je suis &a (1 ) LES DISPARUS L'honorable juge Pierre Bedard—Né à Charlesbourg le 13 novembre 1762, du mariage de Pierre-Stanislas Bédard et de Marie-Josephte Thibault.Tl reçut sa commission d’avocat le (> novembre 1806.Elu député en 1729, il fit partie de la Chambre d Assemblée jusqu’en 1812, d’abord comme représentant du comté de Northumberland, puis de la basse-ville de Québec et enfin de Surrey.M.Bédard fut nommé juge provincial des Trois-Rivières le 11 décembre 1812.Décédé aux 1 rois-Rivières le 26 avril 1929.Isidore Lebrun, dans son I aideau des deux Canadas, attribue à M.Bédard la paternité de deux ouvrages Observations critiques sur les ouvrages de Lamennais et de 3/.de Bonald et Traité du droit naturel démontre par des formules algébriques.11 se peut que le juge Bédard ait écrit ces deux ouvrages mais il est certain qu’ils n ont jamais été publiés.(1) Archives de la province de Québec. — 473 — MEMOIRE SUR LES PESCHES SEDENTAIRES DU CANADA (1696) Le sieur Riverin, habitant du Canada.Il a découvert le long de la coste du fleuve de Saint-Laurent un havre fort propre pour y former un establissement considérable de pesche.C’est une baye qui a plus de 6 lieues de profondeur où il se trouve pendant tout l’esté une quantité de baleine et de poisson si abondante qu’il y en a pour donner de l’emploi à plus de 500 hommes du pays.Il doit faire passer des Basques en cet endroit pour mettre cet establissement en mouvement, et il a pris des mesures avec des marchands de La Rochelle pour y envoyer des vaisseaux charger ses poissons et ses huiles.Si on veut bien luy ayder à former cet establissement on fera un bien très considérable à la colonie de Canada, puisque tous les jeunes gens s’attacheront à la pesche au lieu d’aller courir les bois il demande le passage sur les vaisseaux de Sa Majesté des Ms.pour la pesche qu’il destine pour l’instruction de ces jeunes gens, qu’on luy permette de faire charger du sel pour servir de lest aux vaisseaux de Sa Majesté sans en payer de fret, ou qu’on luy donne par préférence à Quebec au prix courant celuy que Sa Majesté fera charger pour son compte, qu’on luy donne 4 pieces de canon de 6 de balle avec leurs affusts et ustencils et 200 boulets pour l’ayder à fortifier la rade principale de cet establissement il fera quelques fortifications à ses dépens.Il supplie aussy de luy accorder le fret de 20 tonneaux gratis pour faire transporter tous les apparaux de pesche dont il a besoin.Il luy fut accordé il y a deux ans une place de Conseiller au Conseil souverain de Québec qui y vaquoit pour lors, mais ayant sçu à son arrivée que la famille de celuy fini l’avoit possédée s’en estoit accomodée avec un autre habitant de Canada qui en donnoit une somme considérable au moyen de laquelle cette famille se soustenoit il crut devoir se désister de son droit pour laisser subsister ce traitté.Il supplie de luy accorder une place surnuméraire dans ce Conseil. — 474 — Nota Monsieur de Champigny escrit que cela seroit nécessaire veu le peu d’officiers dont ce corps est composé, y en ayant tous jours quelqu’un de malade ou d’absent, d’ailleurs le dit Sieur Riverin est très capable de bien servir.Non signé LES DISPARUS 1 .'honorable Michel Mathieu — Né à Sorel le 20 décembre 1838.du mariage de Joseph Mathieu et de Edwidge Vandal.Admis à la pratique du notariat le 20 janvier 1864, il se lit ensuite recevoir avocat.Nommé shérif du district de Richelieu le 11 juin 1866, il fut élu, le 16 août 1872, député de Richelieu aux Communes du Canada.Battu en 1874, il se ht élire député du même comté à l’Assemblée législative de Québec le 30 juin 1875 et conserva ce mandat jusqu’en 1881.Le 3 octobre 1881.M.Mathieu devenait juge de la Cour Supérieure pour le district de Juliette.Le 23 juin 1883, il était transféré au district de Montréal et prit sa retraite le 29 janvier 1909.Il décéda le 2 août 1916.Le juge Mathieu avait fondé et dirigé pendant plusieurs années la Revue Légale.11 publia aussi les Rapports Judiciaires révisés de la province de Québec.Nous lui devons une édition annotée du Code municipal ( 1895) et une édition annotée de l’ouvrage de Théve-not-d'Essaie sur les substitutions.I.abbe Joseph Bonin — Né à Lanoraie le 6 janvier 184?.du mariage de Basile Bonin et de Geneviève Marion, il tut ordonné prêtre le 22 novembre 1868.Vicaire à Joliette, à \ audreuil.au Mile-End puis a Saint-Henri de Montréal, il tut nommé, en 1876, curé de Saint-Michel-des-Saints.11 passa ensuite à la cure de Sainte-Emmelie, puis à celle de Saint-Vugustin et enfin à celle de Saint-Charles de Montréal.Décédé a lïerthier (en haut) le 26 décembre 1917.Auteur de \oticc nécrologique: Olivier Pcloquin, élève du college de Joliette (Coteau Saint-Louis, 1872), et Biographies de l'honorable Barthélémy Joliette, et de M.le grand vicaire Antoine Manseau (Montréal, 1874). — 475 LE MINIATURISTE RAMAGE Au commencement de l'année 1929, je recevais de M.R.-J.Wickenden, artiste nevvvorkais, un billet me demandant si j'avais quelques notes sur un John Ramage, peintre miniaturiste, qui avait vécu à Montréal à la fin du X\ 11le siècle et, surtout, s'il existait encore des portraits ou de ses tableaux.Subséquemment, M.Wickenden m’informa que John Ramage avait fait partie des Irish Volunteers; qu’il avait séjourné à Boston, à Halifax, peut-être même dans l'Ontario; qu’il retourna à New-York où il exécuta un portrait de Washington; qu’enfin, il était à Montréal en et après 1794.Le premier août 1794, John Ramage avait été arrêté et détenu à la Proi’ost (/nord pour avoir parlé favorablement des Américains.A cette période de sa vie.Ramage demeurait chez Alfred Cushing, plus tard, il se pensionne chez John Arthur, place du Marché.Dans ses lettres que l’on a conservées, il dit qu’il gagne sa subsistance à peindre des miniatures.X X X Jusqu’à présent, je n’ai rien relevé concernant l'arrestation de Ramage, et je n’ai trouvé que son acte de sépulture lequel ne mentionne pas l’âge du défunt, ni s’il était célibataire, marié ou veuf.Seule, sa profession est indiquée par le curieux mot de limiter, qui dérive évidemment du terme français ‘‘ enlumineur Voici l’acte : Burial — Christ Church.(Anglican) John Ramage of Montreal, Limner, died the twenty-fourth of October, & Was Buried October the twenty-fifth, one thousand eight hundred and two.(Signed) F.Mountain (Signed) Rector O.Bowen, Clerk John Bain-Sexton his mark — 476 — Le défunt avait alors à Montreal, un homonyme qui signait John Rammage et qui exerçait le métier de barbier; mais rien nous laisse croire qu’ils étaient parents.Si quelque lecteur a déjà vu ou possède des portraits ou des tableaux de John Ramage je le mettrais volontiers en communication avec mon correspondant.E.-Z.Massicotte LES DISPARUS L'abbé Thomas Albert — Né à Saint-Hilaire de Mada-waska, Nouveau-Brunswick, le 17 juin 1879, du mariage de Vital Albert et de Marie Smith.Ordonné prêtre à Chatham le 9 juillet 1905, il se rendit presque aussitôt à Rome où il obtint, en 1907.le grade de docteur en théologie et, en 1908, le grade de docteur en druit canon, A son retour au pays, M.Albert fut vicaire à Chatham, à Bathurst et à Pokemouche.En 1909, il devenait curé de Shippagan, puis, en 1921, à Grand-Sault.C’est là qu’il décéda le 16 novembre 1924.A lire sur M.Albert une belle notice nécrologique dans VAnnuaire du College de Sainte-Anne de la Pocatièrc pour 19241925.En 1920, M.Albert avait publié une Histoire du Ma-dawaska, d’après les recherches historiques de Patrick Thcr-riault et les notes inanuscristes de Prudent-L.Mercure.L'honorable Maurice Laframboise — Né à Montréal le 18 août 1821, du mariage d’Alexis Laframboise et de Luce-Angélique Côté.Admis à la pratique du droit le 9 décembre 1845.il pratiqua à Saint-Hyacinthe en société avec MM.Papineau et Bourgeois, plus tard juges.Il fut député de Bagot à la Chambre d’Assemblée de 1858 à 1867, puis député de Shejïord à l’Assemblée législative de 1871 à 1878.M.Laframboise fut commissaire des Travaux Publics dans le ministère Macdonald-Dorion, de 1863 à 1864.Le 7 octobre 1878, 1 honorable M.Laframboise était nommé juge de la Cour Supérieure pour le district de Gaspé.Décédé à Montréal le 1er février 1882. 477 — UN PROCES CRIMINEL A QUEBEC EN 1716 Procedures criminelles contre Jacques de Molleray de la Mollerie, enseigne dans les troupes de la marine, pour avoir tué d'un coup d'epee Charles Fustel à Québec, en septembre 1716 J’av soussignée supérieure des Religieuses Hospitalières de la Miséricorde de Jésus étably à l’Hotel Dieu de Quebec certifie que Monsieur Charles Fustel âgée (sic) de vingt-trois ans natif de Soissons en Picardie y a été apportée blessé d’un coup d’épée le vingt-huit de septembre et y est décédé le deuxieme octobre mil sept cent seize inhumée le meme jour dans le cimetière du dit Hôpital apF's avoir été muni de tous les sacrements que Notre Mère la Sainte Eglise ordonne aux mourants qu’il a reçeu dans les dispositions très chrétiennes en foy de quoy j’ay délivrée ce present certificat tirée du registre mortuaire du dit Hôtel Dieu pour servir en tant que besoin sera.Fait à Québec ce douzie.octobre mil sept cent seize.M.Charlotte de St-Michel Supre.Le procureur du Roy qui a veu l’interrogatoire de Char-le Fustel blessé par le nommé La Monnerie actuellement du 29e du dit mois, l’interrogatoire faitte au nomn I stel blessé à l’Hostel-Dieu le même jour, le requisitoi du j • curcur du Roy du 30e du dit mois, l’ordonnance eu ui c du dit jour portant que Mr le médecin nommera:! deux chirurgiens qui se transporteraient au dit Hostel-Du 1 P"ur en sa présence faire la vizitte du dit Fustel, le raport des sieurs Coutard et Lajus nommés par le sr Sarrazin nu >>ur faire la ditte vizitte du dit jour, l’ordonnance C 1 uiumunication au procureur du Roy du Per 8bre suivant IV;, de prestation de serment par les dits Coutard et L: j - le réquisitoire du procureur du Roy et l’ordonnance c t en fin du d.jour 1er 8bre; exploit des assignations niées aux témoins pour déposer le 2e du d.mois, le certifie,; de la mort du d.Fustel du 12e duf faitte le mesme jour < t le ;C l'ordonnance de communication au procureur du Roy mesme jour, réquisitoire du procureur du Roy du 4e du d- nu as.decret d’ajournement personnel décerné contre le - it La Monnerie le 5e du dit mois et la signification d’iceluy du réquisitoire du procureur du Roy tendant ce que le dit La Monnerie soit pris au corps et conduit ez prisons t" aux de cette ville le J2e du d.mois; le decret de prise de > "n>- décerné contre le dit La Monnerie du dit jour, le po o - vi bal (le perquisition du dit La Monnerie du 20e du dit mors, assignation à luy donnée à la porte de l’auditoire par niche le 30" du d.mois, autre assignation à luy donnée à quinzaine en la Chambre Criminelle, autre assignation à lue mains en la place publique de la basse-ville et qu’ils tnt sté criés et .en la manière accoutumée au plus hault et dernier enshérisseur.Premièrement une petite perruque fort mauvaise de crm vendue et adjugée au sieur Charles Perthuis, marchand de cette ville pour la somme de trois livres comme estant le plus offrant et dernier enshérisseur cy 2 3 1.Plus a esté exposé et mis en vente un justaucorps, veste et culote presque neuf de pine.vendu et ad- jugée a Jean Saint-Laurens habittant de la coste Deschail-lons pour la somme de cent quarante livres cy 140 I I lus dix chemises de toille de Rouiien my ttzée vendue et adjugée à Pierre Girard habittant de la ditte p.de Deschail-lons pour la somme de vingt livres dix sols pièce fait la somme de deux cent cinq livres cy 20s 1 lu vieux chapeau bordé d’argent vendu au sieur jean Conquet huissier pour la somme de vingt livres ciny sols cy TT , .20'1.5 s.I n mouchoir de toille blanche vendu à la femme du sieur ( hambalonp our trois livres cy 3 1 l ne \ieillc paire de bas noirs vendue quarante cino sols cy j L ne tabattière de fer-blanc vendue quinze sols 15 s lne paire de boucles de cuivre vendue quinze sols 1 s t n porte-manteau fort mauvais vendu au S.Saint-Germain pour six livres cy 5 r Lt finalement cinq mouchoirs de poche vendus à la lunnie de Girard pour six livres cinq sols cy 6 ” ^ 392 ” S 495 — Laquelle vente se trouve montée à la somme de trois cent quatre vingt douze livres cinq sols laquelle j ay remise entre les mains du dit sieur Hubert commis greffier suivant ca quittance du 27e juillet dont et de quoy j’ay dressé le present procès-verbal pour valloir et servir ainsy que de raison les jour et an susdits.ta.o „ 1 :« T’ay reçu du sr de Saline huissier trois cent quatre vingt douze livres cinq sols pour le montant de la vente contenue au procès-verbal de vente cy-dessus de laquelle dite son .monaye de cartes argent du pals je tiens quitte le d.sr de Salines et tous autres ^ A Quebecq ce 27e juillet 1718.Hubert Mémoire des frais et despens faits au procès extraordinairement fait et instruit en la prevosté de Quebec a la re-queste du procureur du roy demandeur et complaignant a rencontre du sieur de la Molerie officier dans les trouppes du détachement de la marine entretenue en ce pays (lyt u'n( et aecuzé d’avoir tué d’un coup d’espée le nomme b bai les Fustel présenté à monsieur Dartigny faisant dans cette at-faire les fonctions de lieutenant particulier en la ditte prevosté en conséquence de sentence par luy rendue le dix-huit de juin de l’année dernière confirmée par an est du 2< mais aussv dernier pour estre taxé ainsy qu’il en suit : Premièrement le réquisitoire du procureur du roy du 29e septembre 171b «à ce qu’il vous plust monsieur vous transpoi-ter à l’Hôtel-Dieu de cette ville pour y interroger le dit sieur Fustel _ .1 Pour votre transport au dit Hostel-Dieu et linterioga- toire par vous fait au dit b ustel Pour le transport du greffier et vacation au dit mter- rogatoire .°.Pour le réquisitoire du procureur du roy sur le cl, "Uei-.1 12 rogatoire .» o Pour votre ordonnance, monsieur - — 496 — Pour le transport des sieurs Coutart et Lajus chirurgiens pour vizitter le dit Fustel et en avoir donné leur rap.et prester serment pour faire la d.vizitte, à chacun 5 ” 10” A nous pour l’acte de prestation de serment des dits Coutard et Lajus 2 ’ S Au greffier pour sa vacation et expédition du dit acte .1 ” u Au dit procureur du roy pour son réquisitoire aux fi: ; de faire informer 1 A nous pour l’ordonnance rendue sur le dit requisit " 2 ” 8 \ • — O Au greffier pour l’expédition de la ditte ordonnance .I ” T 2 l’our cinq assignationsd onnées par de Saline huissier .j.» A nous pour l’audition de cinq tesmoins 4 ” A tic Saline huissier pour sa vacation pendant l’audition fie cinq témoins ^ » |(, \u greffier les deux tiers de 4 ” 2 ” 16 ”8 \ vous monsieur pour un deffault donné contre le Sr 1 turnout, un des dits tesmoins 2 ” 18 Au greffier les deux tiers 1 ” p Pour l’expédition T >> f’our la signification du dit deffault par de Saline 1 ” 4 c decret d’adjournellement personnel par vous de-cerne contre le dit sieur de La Molerie 2 ” 8 Au greffier les deux tires 1 ” 1 > l-'ir ^•H1,tiCatinn ('U f',-t adj°urnedement personnel fnnltP< ’"1ll' r
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.