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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1931-01, Collections de BAnQ.

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Tr ¦y RECHERCHESI1IST0R1QIES BILLETIN' D'ARCHEOLOGIE, D’HISTOIRE, T)E BIOGRAPHIE:, DK BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC., PUBLIE PAR rn:ii m >(;i:oiu;i;s Roy YOI.UMK TRICNTK-SEPTI lù.M I ' msvih ^TtS NAT 10* till IO.il LE BULLETIN DES H Kl] Il Eli LH K S lllSÏOKKJI KS VOL.XXXVII LEVIS JANVIER 1931 Nu l u-'.s kills de; la cm; i>i; lkvis l il journal d Ottawa, le /i nips, crovons-nou.s, faisait, 1! \ a quelques années, les judicieuses remarques suivantes : In peuple qui se respecte honore ses héros.Les pages de l’histoire eanadienne-francaise contiennent des noms que nous ne pouvons pas, que nous ne devons pas oublier, ht qu y a t il de plus beau en parcourant les rues d’une ville canadienne que de revivre à charnu* coin, par le simple effet d un nom, cette épopée glorieuse qui fut celle de notre race, et de démontrer par la aux étrangers qui viennent chez nous que nous possédons un sentiment de legitime fierté, comme de légitime reconnaissance et d’admiration pour ceux qui ont couvert de lustre notre race tout entière, de même que ceux qui ont combattu pour ses privilèges et (pii ont fait respecter ses lois." Les lévisiens n ont pas de reproches à faire aux fondateurs de leur ville sous le rapport de l’appellation de leurs rues.Toutes ou presque toutes les rues de Lévis rappellent des méritants de l’histoire du Canada ou de I histoire locale, de la “petite histoire”.TI suffit de faire ht nomenclature des rues de Levis pour s’en convaincre : les rues 1 flanchet.Déziel, Labadie.Carrier, Chabot, Ren-nett.Davidson, Patton, I ibbitts, T'raser, Gauvreau, Gue-nette, Dalairc, Lefrançois, Samson, etc, etc.rappellent les noms des fondateurs, de ceux qui furent à la peine.Les quelques noms étrangers que nous voyons sur la caite géographique de Levis signalent également au 4 — souvenir des jeunes des personnages aimés de notre grande histoire.Les noms de rues dans une ville ont plus d'importance qu'on le croit généralement.A ceux qui ne veulent pas ou il ont pas le temps de lire, ils sont une leçon d’histoire qu’ils apprennent d’autant plus facilement qu'elle est toujours sous leurs yeux.1.'avenue l>éar celui d’“ ave- l.a côte Uéf/in La côte Bégin est peut-être disparue du calendrier c mTs''?T’ S' noUS ne fa,sons errcur.la rue Commerciale s etend maintenant du pied delà côte Davidson jusqu aux limites^est de la ville.Toutefois, pour le popu- hme la cote Begin existe toujours.C’est la côte oui fait tTireaillaiI,),US'|UC ’'"'r™" dc ,a Propriété de M le notant I>aillaugeon, rue Commerciale.Augustin Bégin était, au commencement du dix-neuvieme siecle.passager au pied de la côte oui avait pus le nom de sa famille un quart de siècle plus tôt Sa maison existe encore.C’est cette longue construction en — 5 ruine qu’on voit près de la limite du Canadien National.Al.Augustin Bégin décéda le 22 février 1838, niais sa veuve, née Barbe Samson, continua pendant plusieurs années a recevoir les voyageurs.Klle décéda le 27 août 1862.La côte Bennett Les frères Bennett avaient établi dans l’anse Had-low, non loin de la cote qui porte leur nom, un moulin qu on disait être un des plus beaux de la province.Ce moulin avait été construit par Richard Walsh, et la machinerie avait été fournie par John I weddle, mécanicien renommé de Québec.Ce moulin Bennett fut inauguré le 9 juillet 1869 et, à cette occasion, tous les employés reçurent une journée de salaire extra.Al.Samuel Bennett, l'un des frères Bennett, fut le premier président de la Chambre de Commerce de Lé' is* 11 avait été nommé a cette charge par l’acte d'incorporation, sanctionne le 14 juin 18/2.On avait alors une étrange manière d élire les officiers des corps publics.I.n nie Blanchet La rue Blanchet porta d'abord le nom de rue Saint-Joseph, puis, à partir du 20 novembre 1882, celui de rue Saint-David.On lui avait donne ce dernier nom en l’honneur de Mgr Joseph-David Déziel.Le 11 août 1884, la rue Saint-David prenait le nom de iue Blanchet, en 1 honneur de 1 honorable Joseph-Go-deric Blanchet, ancien député de Lévis, orateur de l'Assemblée législative de Québec et orateur de la Chambre des Communes du Canada.M.Blanchet avait été, l’année précédente, nommé percepteur des douanes à Québec.On voulait ainsi honorer celui qui, pendant près d’un quart de siècle, avait si noblement représenté le comté de Lévis et à Québec et à Ottawa.L honorable J.-G.Blanchet décéda dans sa résidence de la rue Blanchet.qu’il habitait depuis 1851, le 1er janvier 1890. La me ( 'arrier I à l’âge de 88 La rue Fréchette Fa rue Fréchette va de la rue Saint-Georges dans la direction du sud.aans la Fe poète Fouis Fréchette était né à Lévis en 1839 11 tut depute du comte de I evis ;i ln Pimn i 1 r* ' ’ mimes de 1874 à 1878 Cl,ambre ,les Corn- Lors (le la mort du poète, en 1908, il fut Question ,1,.débaptiser a rue Gucnette.On voulait la nommer la rue rreoliette.La sagesse prévalut, cependant.Tout le mon- 13 — de voulait honorer le grand poète mais il aurait été injuste de faire disparaître ce nom de rue Guenette qui est celui d’une des plus vieilles familles de Lévis.C'est un peu plus tard qu’on donna le nom de Fréchette à cette petite rue de la haute-ville, en attendant qu’on trouve mieux.La rue de Gaspé La rue de Gaspé, qui part de la rue Saint-Georges et se dirige vers le sud.a reçu s4, il retournait au séminaire de Québec.Il fut ensuite vicaire à Saint-Joseph de Lévis (1866-1868), cure de Saim-Apollinaire (1868-1876) et curé de Sainte-è laire ( 1876-1878).Il mourut subitement dans cette paroisse le 10 novembre 1878.l/abbe Damase Gontliier avait laissé le meilleur souvenir au collège de Lévis.Iai nie M(jv (jossclui La rue Algr Gosselin commence à la rue Wolfe et se prolonge jusqu’à la rue Saint-Joseph.Le 31 août 1863, le conseil de ville verbalisait cette tue sous le nom de rue Saint-François.\ est peui après la mort de Algr Gosselin, que le consul de \ die changea le nom de rue Saint-François en celui de rue Mgr Gosselin.H voulait ainsi perpétuer la mémoire du regretté M«r François-Xavier Gosselin, troisième core .le Lévis La nie Gucnettc l'éeli'se Nmre n"'1*' “n,?uit de la rue Saint-Georges à celui de Notre-Dame." ' ' son nom l,our prendre «Ph « FreanGçrSÙe„aetPte.S "°m d'S » — IS Les frères Guenette furent au nombre des sept généreux citoyens qui, le 30 juillet 1850, donnèrent absolument pour rien le terrain où s'élève aujourd’hui l'église paroissiale de Notre-JJame de Lévis.Joseph Guenette, né a Lévis le 12 février 1825, était 1 aîné des treize enfants de Joseph Guenette et de Marguerite Huilé.11 décéda à Saint-Jean-Daptiste de Québec le 20 septembre 1897.Il laissait plusieurs enfants.François Guenette, né à Lévis le 29 janvier 1829, épousa Mlle Léocadie Coté.11 est décédé à Lévis le 4 avril 1885.La rue Henry \ oulez-vous avoir un exemple frappant, typique, de la légèreté avec laquelle on accepte, à Lévis comme ailleurs, les " blagues ” les plus ridicules ?La rue qui part de la cime du cap ou de l’ancien ascenseur de la Levis County Railway et conduit à la rue Wolfe ou a l’avenue Bégin à travers l’ancienne commune du cimetière protestant, a été connue pendant soixante-quinze ans sous le nom de rue Henry.Il y a quelques années, un farceur s'avisa de dire aux compilateurs de 1 Indicateur de Quebec et Lcz'is que le vrai nom de cette rue était Saint-Honoré, et qu’elle avait été nommée ainsi en 1 honneur de feu Honore Fortier, qui rési dait sur son parcours.L’année suivante, la rue Henry était inscrite dans 1 Indicateur sous le nom de rue Saint-Honoré.On n’a pu faire disparaître cette erreur que six ans plus tard, les éditeurs de Y Indicateur répondant aux protestations, comme autrefois l’abbé de Vertot, “ notre si être est fait.” La vérité a toujours ses droits.Donnons donc à cette rue le nom qui lui appartient.La rue Henry avait été nommée ainsi vers 1818 par le seigneur John Caldwell qui voulait honorer la mémoire de son père, Henry Caldwell.La rjic de l’Hospice Ce qu’on désigne sous le nom de rue de l’Hospice est la rue formant équerre qui part de la rue Saint-Au- — i6 gustin et sc rend jusqu'à l’Hospice Saint-Joseph de la Délivrance.La rue de l'Hospice est tout simplement la continuation de la rue Saint-Louis.Pourquoi ne donnerait-on pas le nom de rue Saint-Louis à toute la rue qui part de la côte du Passage et se rend jusqu'à l’Hospice Saint-Joseph de la Délivrance ?On éviterait ainsi double emploi.I) autant plus que rue de l’Hospice, rue de l’Kglise, rue du Couvent, rue du Bassin, etc, sont des expressions géographiques qui ne disent pas grand’chose aux étrangers au point de vue historique.La rue Jeanne d’Arc La rue Jeanne d \rc descend de la rue Saint-Georges dans la direction du nord, , Levis a bien honoré la petite sainte qui sauva la 1* rance.Vous avons a la liasse ville la paroisse de Sainte-Jeanne contribuables.Le 13 février 1871.le conseil de ville verbalisait la partie supérieure de la cote Shaw.à partir de la rue Saint-Georges jusqu’à la rue Saint-Louis, et lui donnait le nom du généreux donateur du terrain.La partie inférieure de la côte Shaw fut verbalisée un peu plus tard.La rue du Silence La rue du Silence relie la rue Fraser à la rue Wolfe.Cette rue a été longtemps sans aucune habitation.N'aurait-elle pas reçu ce nom parce que tout y était silencieux ?La côte Tibbitts La côte Tibbitts a emprunté son nom de M.James Tibbitts, un citoyen entreprenant, qui.avant même la fondation de Lévi>, avait établi non loin de la côte qui conserve -on souvenir, un chantier pour la construction des navire- et une fonderie qui eut son heure de vogue.Cet établi s sentent, qui employait bon nombre de pères de famille.fut détruit par le feu le 5 janvier 1857.M.Tibbitts perdit dans cet incendie ; lus de 5000 louis.Il ne reconstruisit pa.> sa fonderie mais tourna son activité vers les bateaux qu'il avait construit pur la traversée entre Québec et Lévis.Ce> bateaux mus par la vapeur donnèrent joliment d’ennuis au conseil de ville de Québec qui voulait laisser prendre le pont entre les deux rives, en hiver.M.Tibbitts qui avait construit ses bateaux pour les faire .marcher hiver comme été s'avisa de tenir tête au conseil de ville de Québec et il n’y réussit pas trop mal.M.Tibbitts décéda le 26 mars 1890, à l’âge respecté de 86 ans. La rue Verdun La rue Verdun va de la rue Saint-Georges dans la di- UCtl C’est lors'lie la grande guerre et pour perpétuer^ dans les mémoires lévisiennes l’héroïque resistance de la forteresse de Verdun aux armées allemandes que ce nom fut donne à une rue de la haute-ville.La rue Victoria La rue Victoria est cette rue qui conduit de 1 extrémité nord-est de la rue Wolfe à la rue hiaset .I a rue Victoria fut verbalisée et declaree rue publique le 12 novembre 1894.Elle fut nommée rue \ ictona en 1 honneur de la reine Victoria d’Angleterre, alors glorieusement regnantenne ^ Kent> père de la reine Victoria, pendant son séjour de quatre années à Québec, avait bien des fois traversé le Saint-Laurent pour faire la chasse dans les bois a o .si giboyeux de Lévis.Le conseil de ville de Levis, en honorant la souveraine, voulait aussi commémorer le souvenir de son père.r , La rue IVolfc La rue Wolfe rappelle le souvenir du général anglais James Wolfe, tué sur les Plaines d’Abraham, a Quebec, le U septembre^759ur ^ ^auzon> j()hn Caldwell, qui nomma ainsi cette rue un peu après 1818.Dès la deuxième séance du conseil de ville de Lc\ 1.U octobre 1861.M.le conseiller François-Xavier Lemieux, appuyé par M.le conseiller Jacques Jobin, proposait que a rue Wolfe fut appelée à l’avenir rue Sainte-Anne, top™'» côte du Passage jusqu au chemin b raser.M.le conseilla Horatio-Nelson Patton proposa en amendement que le nom de Wolfe fut laissé à la rue Wolfe.11 ne trouva personne pour l’appuyer: la motion principale fut donc adoptee.Chose assez curieuse, il n’appert pas que cette motion fut mise à effet car la rue Wolfe continua comme de plus belle à porter ce nom.P.-G.R. COMMENÇONS LA SEMAINE En ce "temps des fêtes”, il se chantera encore plusieurs des chansons bachiques qui furent populaires dans le Canada français, mais que l’oubli enveloppe tour à tour et a jamais.Oh! ces chansons gaies, comme elles étaient nombreuses.Il faudrait un bien gros livre pour rappeler toutes celles qui amusèrent nos pères.On me pardonnera d’ajouter ici.que les Canadiens d’autrefois ne furent pas plus intempérants que les autres races.Seulement, ils étaient bruyants, ils aimaient beaucoup a chanter le vin, même quand ils n’en buvaient guère.En vérité, ils se grisaient plus de paroles que de liqueurs et poui chaque verre qui se dégustait, on chantait probablement cinq fois autant de chansons.De là l’énorme floraison nue tous les folkloristes ont constatée._ Celle dont je veux vous donner les couplets se chantait fréquemment dans ma jeunesse, même par des gens mu ne "prenaient pas un coup” et sur un air plus attravant nue '•e-lui de la vieille France.^ Je la signale particulièrement parce nn’eUe est très ancienne; parce qu’elle remonte à Louis XIV, si l’on en croit une notice qui se trouve dans un des quatre volumes: ( ''nuts et chansons populaires de la France avec texte, nvn.voue rt illustrations, publiés vers iBto, puisoue l’auteur des lirmes qui vont suivre était Théophile Marion du Mersan.vaudevilliste et numismate, né en i 7B0 et mort en iSiq.“ L’auteur de Commençons la semaine, dit Du Mersan, est inconnu.“ Elle a une allure bourgeoise et sans façon, oui sont son bon vieux temps; mais si elle rime mal on ne peut pas dire qu’elle n’a ni rime ni raison.Elle est une profession éni-curienne d’un vrai sans-souci.Cette chanson est très ancienne nuisqu’on parle du receveur des tailles.La taille était l’imposition levée au nom du Roi sur le peuple et les roturiers, elle ne fut abolie que sous le commencement du rèo-ne de Louis XVI, avec la Corvée, et les Turandes.sous 1c ministère de Turgot.Elle paraît avoir été faite cous Louis XV et ne peut pas remonter plus haut que le règne de Louis XIV, puisque l’on y parle de Barêne qui est mort en 1 /03 ”• Entre les six ou sept versions que j’ai recueillies, je reproduis la plus ancienne, celle (pie fredonnait mon oncle vers ¦ 880.Elle est d’ailleurs quasi identique à la version française de 1850.• Commençons la semaine, Qu’en dis-tu cher voisin?Commençons par le vin, Nous finirons de même.Refrain Vaut bien mieux, moins d'argent, Chanter, danser, rire et boire, Vaut bien mieux, moins d’argent, Rire et boire plus souvent.Le receveur de taille Dit qu’il vendra mon lit, Je me moque de lui Je couch’rai sur la paille.— 3 — Si ta femm’ te querelle, Dis-lui pour l’apaiser Que tu veux te griser Pour la trouver plus belle.On veut me faire accroire Que je mange mon bien Mais on se trompe bien, Je ne fais que le boire.Au compte de Barêne, Je n’aurai rien perdu ! Je suis venu tout nu, Je m’en irai de même. Providence Divine ! Qui veillez sur mes jours C
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