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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1931-05, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES R K CHERCHES HISTORIQUES VOL \ XXVII LEVIS—MAI 1931 No 5 LES DEMOISELLES ADHEMAR DE LANTAGNAC La famille Adhémar de Lantagnac était de très ancienne noblesse.Elle servit longtemps les princes de Monaco.Sa devise était : Plus d’honneur que d'honneurs.Gaspard Adhémar de Lantagnac, qui passa dans la Nom elle-b rance en 1/12, était le neveu de notre premier gouverneur de \ audreuil.Le prince de Monaco s’intéressa beaucoup à son avancement.Le 30 mai 1713, le jeune de Lantagnac obtenait une expectative d’enseigne dans les troupes du détachement de la marine.Enseigne en pied le 1er juillet 1715.il fut promu lieutenant moins d’un an plus tard, le 27 avril 1716.Après avoir servi quelques années à l’ile Royale, M.de Lantagnac obtint, en mai 1726, le commandement d’une compagnie.M.et Madame de Yaudreuil firent tout ce qu’ils purent pour leur neveu.Chaque année, l’un ou l’autre écrivait au ministre en faveur de M.de Lantagnac.En 1742, ce dernier obtenait la croix de Saint-Louis.Il sollicitait cet honneur depuis 1731.Major de Montréal en 1748, M.de Lantagnac fut promu lieutenant de roi du même gouvernement un an plus tard, le 23 mai 1749.A la mort du baron de Longueuil, en 1755.M.de Lantagnac, s’il n'avait pas été si vieux, l’aurait certaine- nient remplace au gouvernement de Montréal.11 mourut, un an plus tard, à Montréal, le 7 novembre 17c6.M.de Lantagnac avait épousé, à Québec.le 7 mars 1720.la tille du premier conseiller Martin de Lino.Ma-deni"iselle de Lino n'appartenait pas à la noblesse quoi- ue sa famille fut de la plus haute respectabilité.Aussi le gouverneur de \ audreuil s'opposa beaucoup au mariage de s' n neveu avec elle.Mgr de Saint-X allier, ne trouvant pa< le' rai'"tis du gouverneur suffisantes, passa outre et maria les fiancés.M.de Vaudreuil fit une grande colère et se plaignit de l'évêque au roi.Celui-ci, le 14 juin 1721.fit écrire, par le conseil d’Etat, une lettre très raide à l'évèque de Québec.Madame de Lantagnac décéda à Chambly le 29 janvier 173S.a l'âge de trente-neuf ans.De ses treize enfant'.cinq décédèrent en bas age.un fils entra dans les troupes du détachement de la marine et une autre devint la femme d’un officier des troupes, Antoine de La Barre, seigneur du Jardin.Les 'ix autres filles embrassèrent la vie religieuse.Geneviève-Françoise, née à Québec le 18 août 172a, entra au pensionnat des Ursulines de Québec dès son ba> âge.Son éducation terminée, elle reprit sa place à la maison paternelle.La mort de sa mère retarda son entrée dans la vie religieuse.Enfin, le 22 mai 1744, elle était admise au noviciat des Ursulines.On lui donna le nom de Saint-Henri.Elle prononça ses voeux le 22 août 1746.La Mère Geneviève-Françoise de Lantagnac de Saint-Henri décéda le 26 novembre 1765.Le> Annales de la communauté notent la mort de cette excellente religieuse dans les termes suivants : “ Le Seigneur vient de nous affliger en retirant du milieu de nous, notre chère Soeur Geneviève-Françoise de Lantagnac de Saint-Henri, qui n'était que dans sa quarantième année.Elle eût été capable de tous les emplois de la maison.'i la faiblesse de son tempéramment ne l’eût soumise à des infirmités presque continuelles.L’extrême délicatesse de sa conscience eût même dégénéré en scrupule, sans cette parfaite obéissance qui la guidait en tout.Cette âme chérie de Dieu a presque toujours souffert elle- même ; mais jamais elle n’a su ce que c’était que de faire souffrir les autres.” Marie-Charlotte, née a Québec en novembre 1728, entra, le 20 juin 1745, à l’llûtel-1 )ieu de Montréal.Idle avait un peu plus de seize ans.La Soeur Marie-Charlotte de Lantagnac lit profession le 8 août 1747.KUe décéda le 16 novembre 1756, à l'àge de 28 ans.Le \ccrolo(jc de l’ilûtel-Dieu de Montréal dit de cette Soeur dévouée : " Notre très honorée soeur Charlotte de Lantagnac fut une très fervente religieuse, toute dévouée au service des pauvres malades et de la communauté pendant dix années qu'elle y vécut.Sa ferveur ne se ralentit point.Atteinte de 1 épidémie en 175(>, cette terrible maladie la conduisit au tombeau à l’âge de 28 ans.” Jeanne-Charlotte, née à Québec le 5 octobre 1726, avait aussi reçu son éducation au couvent des Ursulines, mais elle demanda son entrée à l’Hôpital général.Dieu l'appelait au soin des déshérités de la fortune.Elle entra en religion le 2 octobre 1749, fit profession le _> avril 1751 sous le nom de Sainte-Radegotule.et mourut le 10 septembre 1754.La lettre circulaire envoyée aux communautés soeurs le jour même de sa mort donne un précis exact des vertus de la Mere Sainte-Radegonde.Nous citons la dernière partie de cette lettre: “ Ma Soeur Sainte-Radegonde avait l’air et l’esprit religieux.Sa soumission, sa douceur, son humilité, étaient remarquables, bille servait les pauvres de manière à faire voir qu’elle honorait en eux la personne même de Jésus-Christ.Comme elle souffrait d’une maladie des poumons, un rhume qu’elle contracta la conduisit au tombeau.Dès qu’il y eut quelque apparence de danger, notre confesseur lui proposa de recevoir le saint viatiuue et l'extrême-onction; elle v acquiesça avec de grands sentiments d’amour et une reconnaissance des plus vives.Ayant son plein jugement jusqu'au dernier soupir, elle attendit avec une douce paix et une tranquillité admirable le moment où l’Epoux arriverait pour l’introduire dans la salle nuptiale ; car elle était une de ces vierges sages qui conservent toujours dans leurs âmes le feu de la divine charité.Elle rendit la sienne entre les mains de son Créateur, en présence de notre Mère de l’Enfant-Jésus et d’une partie de la communauté, le 10 septembre l/r4.âgée de vingt-cinq ans et ayant trc>i> ans et demi de profession.Angélique, nee a Ouébec le 2') octobre 1/30, avait eu, elle aussi.dè> -on bas age.l'idée d'entrer en religion.Le 23 août 1746.le iottr même de la profession de sa soeur, Geneviève-Françoise au monastère des Ursulines, elle avait dit aux bonne' Mères : gardez pour moi.s il vous plait, ce voile blanc que ma soeur vient de quitter.Moins d’un mois plus tard, elle entrait à son tour au noviciat de' Ursulines.Elle prit un peu plus tard l’habit d'Ursu-line s,nt' le nom de Sainte-Marie, et fit profession après deux an- d épreuves.Elle décéda le 13 février 1709.Les .Annales des Ursulines.notant la mort de la Mère Angélique de Lantagnac de Sainte-Marie, ajoutent : "Cette chère soeur donnait bien de la consolation à notre communauté.Elle était d’une douceur, d une polites-'e.d’un recueillement, d’une humilité, qui en faisaient un modèle de la parfaite religieuse, et charmaient toutes ses soeur'.Dari' «m désir de soulager la maison, elle se livrait au travail avec une ardeur incroyable.Elle a été seconde dépositaire, infirmière et sacri'tine ; sa dévotion au Saint-Sacrement et au Sacré-Coeur de Jésus lui faisait chérir particulièrement ce dernier office.Elle est morte comme sa soeur Geneviève-Françoise d’une fluxion de poitrine.N ous n’avons rien épargné pour la sauver, ni prières, ni remèdes, niais il fallut nous soumettre à ce nouveau sacrifice.Cette chère Soeur était âgée de trente-huit ans.dont elle avait passé vingt-deux en religion, exerçant avec succès, ainsi que sa soeur ainée, les fonctions d’Ursuline." Marie-Ursule, née à Chamblv le 8 août 1735, se destina aussi à la vie religieuse, mais elle choisit un institut complètement différent de ceux des Ursulines et des Hospitalières.Elle 'e consacra â Dieu parmi les pieuses Soeurs de la Congrégation Notre-Dame de Montréal.Elle fit sa profession en août 1756.sous le nom de Soeur Sainte-Claire.Elle décéda le 5 février 1800, dans la soixante-cinquième année de son âge. Citons les Annales de la Congrégation Notre-Dame sur la Soeur Sainte-Claire : 1 rois mois après la profession de notre Soeur Sainte-Claire, Soeur Clotilde de Lantagnac décéda à l’Hôtel-Dieu de Montréal, victime de l’épidémie de cette époque, n'étant âgée que de vingt-neuf ans, dont dix années passées en religion." Lors de 1 incendie de notre maison-mère en 17(>S, Soeur Sainte-Claire avait quatorze ans de religion et elle était âgée de trente-deux ans ; il y avait quarante-et-une soeurs avant elle et treize plus jeunes.Aux nominations de juin, elle laissa le pensionnat de la maison-mère, pour aller avec Soeur Sainte-Hélène, rétablir la mission de la Basse-\ i 1 le de Québec, interrompue depuis 1759.L’année 1769 lui enleva sa soeur Angélique dite Sainte-Marie ; Mère Saint-Henri était décédée en 1765.Cette même année Soeur Sainte-Claire fut nommée maîtresse des novices et on la réélut à ce poste en 1770 puis en 1771 ; elle était en même temps secrétaire." En 1772 la supérieure déposée, Mère de l’Assomption, lui ayant succédé dans la charge du noviciat, Soeur Sainte-Claire fut nommée seconde maîtresse des novices, sacristine et chantre au choeur ; mais peu après, en septembre de la même année, on la désigna pour aller rétablir la mission de Champlain avec Soeur Saint-Pierre.En 1775, elle était première maîtresse de la grande école et première chantre au choeur.En 177(>, elle fut de nouveau élue maîtresse des novices et on lui donna en même temps la direction du chant avec le soin de la sacristie.Deux ans après, elle fut nommée assistante de la supérieure générale et nous la trouvons à ce poste jusqu’en 1783, remplissant aussi la fonction de maîtresse des approbanistes.En 1783, elle est chargée de la grande école ; en 1784, elle est seconde conseillère et maîtresse de la grande école ; en 1785, seconde conseillère et maîtresse du pensionnat ; en 1786, première conseillère, seconde maîtresse des novices et sacristine ; en 1789, directrice de la mission de la Basse-Ville de Québec ; en 1796, elle revient de Québec pour remplir la charge d’assistante ; en 1799, elle devient première conseillère. " C'est quelque> mois après cette dernière élection, -Vile fut enlevée a l'estime de sa communauté étant de nonça ses voeux le 8 janvier 1756, sous le nom de S nute-Elisabeth.Elle décéda le 16 mai 1802.à l'âge de soixante-cinq ans." La haute noblesse de son extraction formait le r.nuire mérite de cette humble hospitalière.Elle donna le temps de son noviciat des preuves de sa modestie et de sa sagesse.Quoiqu'elle n'eut pas encore quatre ans de profession a l’époque du siège de Québec, la Mère Sainte-Elisabeth fut jugée propre à prendre soin des blc-sés dans un hôpital ambulant, établi à une petite distance de l’Hôpital général, et elle vola au secours des pauvres malades qui étaient déposés ou plutôt entassés dam ce trLte réduit.Xi la vue des blessures encore toute- sanglantes, ni la crainte naturelle qu’inspire la présence d'une troupe de soldats armés, ne purent abattre son courage.Elle eut plus d’une fois à souffrir de leur gnosièreté.Un d'eux lui appliqua un jour son sabre sous la gorge et lui arracha des mains, en même temps, quelques aliments qu elle avait préparés pour ses malades.Cet incident, loin de la déconcerter, sembla lui inspirer un zèle nouveau, et aussi longtemps que les circonstances 1 exigèrent, elle continua de prodiguer aux malheureux blessés se- soins et son dévouement.” Six soeurs dans la vie religieuse en même temps ! \ oilà qui ne se voit que dans la Nouvelle-France, pays de foi intense et de sacrifices renouvelés de jour en jour et presque d’heure en heure.l ’.-ti.R.ACTE DK SEPULTURE DU MARECHAL DK LEVIS (EGLISE DE SAINT-XICAISK D'ARRAS) L an 1787.le 2(> novembre est décédé muni des Sacrements, dans l’hôtel du commandant en chef de cette province, rue des Casernes, très haut, très puissant et très illustre Seigneur Monseigneur b rançois de Lévis, duc de Lévis, maréchal de France, chevalier des ordres du Roi et des ordres royaux militaires et hospitaliers de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jerusalem, grand baillv d’épée de \ illers-la-Montagne.gouverneur général de la province dartois, gouverneur particulier des ville et citadelle d’Arras, commandant en chef de la dite province, capitaine des gardes du corps de Monsieur, âgé de soixante huit ans et trois mois, époux de très haute, très puissante et très illustre dame Madame Gabrielle-Augustine Michel, qui a été inhumé le 29 du dit mois de novembre en l’église cathédrale d’Arras, par Monseigneur illustrissime et revérendissime évêque d’Arras qui a chanté son service solennel en ladite église cathédrale, les \ igiles ayant été dites le 28 du dit mois de novembre en 1 église Saint-Nicaise, sa paroisse.Le convoi a été conduit par nous, curé de la dite paroisse et par tout le clergé régulier et séculier de cette ville depuis l’hôtel où le seigneur est décédé jusqu’au grand perron de l’église cathédrale, où le cercueil a été reçu par mondit seigneur évêque d’Arras et par le chapitre de l’église cathédrale.Au convoi ont assisté les trois ordres des Etats généraux de la province d’Artois et tous les corps ecclésiastiques et civils de cette ville et en particulier M.de Coupignv, délégué du corps de la Noblesse des Etats généraux de la province d’Artois, et très-haut, très illustre et très puissant seigneur Monsieur Gaston-Pierre-Louis de Lévis, duc de Lévis, capitaine des gardes du corps de Monsieur, frère du Roi, maréchal de camp de cavalerie, qui ont signé avec nous ledit jour, 29 novembre susdit.Duquesnoy curé.etc. — 2Ô 4 — LA FABLE ET LE FOLKLORE C’est un fait connu, l'illustre fabuliste La Fontaine puisait, à 1 occasion, dans ce qui avait été dit en gtec, en latin ou en vieux français et il le redisait en bons vers.Souvent, il ajoutait aux productions de ses devanciers des traits originaux qui ne sont qu à lui.Il ne dédaigna même pas de s’approprier une chanson qu'il avait du entendre dans quelques piovinces de son pays et que le hasard vint enraciner en la Nouvelle-France, peut-etre même avant que 1 immortel écrivain eut jugé bon d’en tirer profit.De cette chanson, nous avons recueilli trois versions.L'une de la bouche de Théophile Bronsard, cordonnier et conteur, de Sainte-Geneviève de Batiscan.Il 1 avait apprise avant 1870.Une autre me fut donnée par dame Lé-liose Chatel.veuve Boyer.Elle la tenait de ses parents domiciliés dans le comté de Beauharnois, vers 1862.La troisième me fut chantée par Joseph Rousselle, navigateur et bûcheron, qui l’avait entendue a Saint-Romuald de Lévis, vers 1892.Les trois versions sont tronquées.Quelques couplets et quelques vers sont identiques, mais les autres sont déformés, renversés, fusionnés.Néanmoins, le sens général reste le même.Parce que ces trois versions proviennent de localités très éloignées les unes des autres ; que les textes ont été fort malmenés et (pie la transmission orale entre plusieurs générations produit toujours ce phénomène, j’en déduis que la chanson primitive fut très répandue et date de fort loin, ce qui expliquerait sa diffusion aussi bien que ses altérations.Comme il ne m’était guère possible de fournir les trois versions au Bulletin, j’ai essayé de les fondre en une seule que voici : — 1 — Vous autres, mes jeunes dames Dont les maris boiv’ jour et nuit Cessez de répandre vos larmes Vous en avez tout le loisi(r) C'est une femm’ bien désolée D’voir son mari, à la journée Passer son temps au cabaret Boir’ du vin roug’, du vin clairet Ht s’en r'venir à la maison Pour y mener le carillon.Un certain jour, vTà qu’il s’enivre Et s’met à fair’ le carillon, Il dit : je suis bien las de vivre Sa femme dit : t'as bien raison.Et tout aussitôt, il se couche, Et s’endormit comme une souche, Sa femme, sans perdre de temps, Dans un drap l’ensevelit vivant, Puis ell’ tira le matelas, Et le jeta sur un grabat.— 3 — Autour du corps met des chandelles Et tapisse la chambre en noir Avant que le mort se réveille.Aux voisines qui viennent voir, Dit : voilà l’corps de mon mari Je veux qu’on l’enterre aujourd’hui.Ainsi la veillée se passait, Pendant que le mari dormait Mais quand ça vint sur les minuits Ee mort était las de dormir.— 4 — Appell’ Jeanneton, sa servante, — Venez ici, bien promptement, • Dit’ moi si je vous épouvante Ou si j’ai perdu la raison ?EU’ lâch’ des cris épouvantables, Renvers’ les chaises et les tables, — Vous étiez, hier soir, rentré mort, Dit’ moi, que voulez-vous encor ?Vous étiez, hier soir, trépassé.Que venez-vous nous demander ? — Je demande à voir ma femme Qu'on ailT vit' me la chercher le vous le jure dessus mon aine, Que je ne suis pas trépassé, fine rappelle avoir été boire Hier, avec mon ami Grégoire, Ce que j'ai fait, ce que j'ai dit, Je m en souviens comme aujourd’hui, Si j'étais mor’e cette nuit, Je m'en souviendrais bien aussi ! ! ! xxx Et maintenant lecteur, voyez comme maître La Fon taine utilisa artistement la matière ci-dessus ou une au tre a peu près identique qui circulait au XYIIe siècle.L'Ivrogne et sa Femme Chacun a son défaut, où toujours il revient : Honte ni peur ny rémédic, Sur ce propos, d'un conte il me souvient.Je ne dis rien (pie je n'appuie De quelque exemple.Un suppôt de Bacchus Altérait -a santé, son esprit et sa bourse : Telles gens n'ont pas fait la moitié de leur course Qu'ils sont au bout de leurs écus.Un jour que celui-ci, plein du jus de la treille Avait laissé se< sens au fond d'une bouteille, Sa femme l’enferma dans un certain tombeau, Là, les vapeurs du vin nouveau Cuvèrent à loisir.A son réveil, il trouve L'attirail de la mort a l’entour de son corps, Un luminaire, un drap des morts.— Oh ! dit-il, qu'est ceci ?Ma femme est-elle veuve La-des-us son épouse, en habit d’Alecton, Ma- juée.et de sa voix contrefaisant le ton.Vient au prétendu mort, approche de sa bière, Lui présente un chaudeau propre pour Lucifer, L’epoux ne doute en aucune manière Qu’il ne soit citoyen d'enfer. — 26; — — Quelle personne es-tu ?dit-il à ce fantôme.— La cellérière du royaume Le Satan, reprit-elle ; et je porte à manger A ceux qu'enclôt la tombe noir ?Le mari repart, sans songer : — Tu ne leur portes point à boire ?XXX Quelques-uns diront peut-être : mais la chanson a pu etie faite après la fable t Je crois que non.D’abord parce qu’on iraurait pas omis le dernier vers de La Fontaine qui est aussi spirituel qu’inattendu, ensuite, parce que 1 auteur lui-même ne cache pas qu’il tire son sujet d’un conte qui peut tout aussi bien être une chanson en l'espèce.Il nie semble donc, pour toutes ces raisons, que nous tenons là une pièce du temps du Roi Soleil,, sinon d’auparavant.' E.-Z.Massicotte LES DISPARUS Fiacre-François Potot de Monbcillard — Fiacre-François Potot de Monbcillard servait depuis 1741 dans le régiment de Royal-Roussillon, lorsqu'il fut fait capitaine en second en 175(1.Nommé en mars 1757 capitaine de la 2e compagnie de canonniers en Canada, il arriva à Québec dans le mois de juin suivant.Vers la tin de 1759.il succéda à M.Remercier dans le commandement de l’artillerie.Inscrit comme chevalier de Saint-Louis dans la liste des graces apportée par Rougainville à son retour de France, le 10 mai de la même année.M.de Montbeillard quitta le Canada avec le chevalier de Lévis, après la capitulation de Montréal.Il devint plus tard, lieutenant-colonel du corps d’artillerie et dut mourir en 1778011 1779.I.lltat des pensions (11, 135) nous apprend qu’en J 779, il fut accordé à sa veuve, Marie-Claude Carlet de la Rozière, une pension de 1200 livres, reversible pour moitié sur ses trois enfants.(Aegidius Fauteux, Rapport de l’archiviste de la province de Québec pour 1920-1921.p.216). TROIS ACTES DC TA HELLION AGE DE DIEPPE \ous devons à M.Henri Cahingt, des Amys du \ ieux Dieppe, communication des trois pièces qui suivent et qui ne pourront manquer d’intéresser vivement les lecteurs du ^Bulletin.Elles sont toutes trois extraites des minutes du Tabel-lionage de Dieppe qui sont, on le sait, dune inépuisable richesse, et où des chercheurs avertis comme M.Cahingt ont déjà fait des découvertes précieuses pour notre histoire.Ce premier document est un contrat par lequel un nomme Jacques Liebvre s’engage pour le Canada a Cavelier de la Salle, le futur découvreur.Le voici tel que transcrit par notre distingué correspondant : “ Du samedi juillet 1667 — Eut présent Jacques Liebvre.du métier de menuisier, demeurant en cette ville de Dieppe, lequel reconnaît et confesse s'etre alloué a Monsieur delà Salle de Bondeville (ou Boudeville) étant de présent en cette ville de Dieppe pour, par le dit Liebvre, servir bien et fidèlement le dit Sr de la Salle ou ses préposés au pays de la Nouvelle France dite Canada, à Montréal, durant le temps et espace de trois ans, commençant du jour de son arrivée au dit lieu.Parce qu’il le fera embarquer et passer à ses dépens, le nourrir durant son dit passage et le temps qu’il sera à son service et lui donner pour chacun an pour ses gages la somme de 80 1.t.payables savoir, trente 1.t.par an à la femme du dit liebvre, et le reste au dit lieu de Canada.Comme aussi lui donner un habit pour les dits trois ans, selon l’usage du pavs, avec cent sols pour le vin du présent marché, sans diminution de se-ï gages.A quoi faire et fournir les dites parties se sont soumises par corps.Reconnaissant le dit Liebvre avoir reçu comptant du dit Sr de la Salle la somme de 30 liv.t.à diminuer sur ses gages, sans aucun profit, parce que eu cas de décès dudit Liebvre durant le dit voyage, ses habits resteront au profit du Sr de la Salle jusqu’à la dite somme de 30 liv.” Présence de François Benoist et de Pierre Petit René de la Salle La marque du dit Liebvre (une sorte de tenailles) L importance de ce document n échappera sans doute à personne.11 est, croyons-nous, le plus ancien jusqu’ici mis au jour où il soit question de rétablissement de Cavelier de la Salle en la Nouvelle-France.On a longtemps débattu la date d’arrivée en Canada du célèbre explorateur.Gabriel Gravier avait opté, quant à lui, pour l’été de 1666, mais Benjamin Suite, de son céité, tenait poor 1 automne de 1667.Ni l’un ni l’autre, cependant, à l’époque où ils écrivaient, ne pouvaient apporter de preuves décisives à l’appui de leur prétention.11 n’y a guère eu que M.Constantin-Weyer qui a osé trancher le différend dans sa biographie ultra romancée de la Salle, en précisant bravement que son héros est arrivé à Montréal le 1er juillet 1667.C est incontestablement Suite, pour ne parler que des historiens, qui était le plus près de la vérité.La Salle ne pouvait être arrivé en Canada en 1666, car on sait qu’il n’a quitté la Compagnie de Jésus que le 28 mars 1667, et, d’autre part, nous avons dans nos archives la preuve qu’il était à Montréal dans l’automne de 1667.Dans ses Colons de Montrent, M.Massicotte 11e paraît pas avoir rencontré La Salle avant le 7 novembre 1667, date à laquelle il assiste au mariage de Sidrac Dugué de Bois-1 n iant et de Marie Moyen.Cependant Faillon cite, dans son Histoire de la Colonie française (III, 228), un autre contrat où il apparaît que La Salle était déjà à Ville-Marie le ter du même mois.Il s’agit du contrat de mariage d’un nommé Bug-net, passé devant maître Bénigne Basset, et qui est vraisemblablement disparu depuis des Archives de Montréal (1).Quoi qu’il en soit, les limites de la discussion viennent encore d être considérablement réduites par l’engagement de Jacquc Liebvre que nous avons reproduit.Si La Salle, ainsi que 1 acte 1 affirme, était encore à Dieppe le 2 juillet 1667, et non pas déjà à Montréal, comme l’a risqué M.Constantin-\\ ever, il faut bien conclure qu’à cette époque de traversées lentes, il n’a pas pu aborder en Nouvelle-France beaucoup avant la fin d’octobre 1667.(1) Tnnguay n'a pas enregistré dans son Dictionnaire do mariage Rugnet.Il osl possible que le contrat n'ait pas été suivi de la célébration du mariage. _7° ( )n aura sans doute remarqué aussi que, d.uis le même document, La Salle est qualifié de Bondeville ou de Boudeville M.Cabinet, dans sa transcription, a employé les deux formes, parce qu’il y a en même temps, et à proximité l’une de l’autre, deux communes qui se nomment respectivement Bon-deville et Boudeville, et (|u’il est impossible de décider par la seule écriture du tabellion de laquelle des deux il peut être question.Il serait intéressant de savoir si Cavelier de la Salle a été déjà qualifié quelque part ailleurs sieur de Boudeville ou de Boudeville.Nous croyons pour notre part que l'appellation est toute nouvelle._ fi Quant à la signature René de la Salle, on sait qu il y en a d’autres exemples.Quoique le découvreur eût été baptisé Robert, il a signé René de la Salle au bas de plusieurs actes surtout dans les commencements de sa carrière canadienne.Il resterait à savoir si ce Jacques Liebvre qui s engage a La Salle à Dieppe en 1667 est effectivement passé en Canada.Nous n'en trouvons trace ni dans languav, ni dans les Colons de Montreal de M.Massicotte.Mais son absence des registres s’explique aisément par le fait qu’il était déjà marié en France et qu’il est venu seul au pays.Il y a bien dans Tanguay un nommé Jacques Cachelièvre qui est originaire de 1 é-vêçhé de Rouen et qui épouse à Québec en 1672 Madeleine Papin, mais, en dépit de la rime du nom de famille, voire de l’identité du prénom, il est bien difficile de le confondre avec l’engagé de la Salle de 1667, même si l’on suppose que celui-ci a pu devenir veuf dans l’intervalle.* * * La seconde pièce est encore un engagement d’un colon normand à un autre personnage intéressant de notre histoire, le Sr Deschamps de la Bouteillerie." Du 13 avril 1672.— J’ai soussigné Nicolas Faquin né et natif de la paroisse de la Poterie, près de Fécamp, en Caux, pays de Normandie, demeurant à présent chez Me Jean Ba-lie, menuisier à Grémonville, confesse et reconnais m’être obligé et m’oblige présentement à servir dans mon métier de tondelier (sic) menuisier François Deschamps, écuyer, Sr de la Bouteillerie, trois ans consécutifs en Canada, Nouvelle- — 271 — I rance, où est établi le dit Sr de la Bouteillerie.Stipulant au présent engagement Jean Deschamps, Sr des Landes, son pei e, demeui ant a Cremonville, en Caux.Le dit engagement a condition ([lie le Sr de la Bouteillerie nie donnera par chacun an la somme de 150 1.; qu'il s’oblige à la stipulation du dit Sr son père, me payer dans ledit pays de Canada la somme de 40 livres d’avances sur la dite somme de 150 1.de la première année a son service, et me fournir à ses dépens tous le> outils nécessaires pour mon travail et me bien et dûment nom 1 ii, couchei et cliaufter pendant le dit temps, et me payer mon passage de France au dit lieu de Canada, et mon repasser (sic) de Canada en France, si faire le veux, sans diminution de la dite somme; cessant ces conditions le dit engagement 11c se fut point fait.” Signé Nicolas Faquin Jean Deslandes La famille I aquin est une de celles qui se sont le plus considérablement multipliées en Canada et nous avons cru que plusieurs de ses membres seraient heureux d’apprendre par ce document dans quelles circonstances leur ancêtre a été induit à passer de France en notre pays.D’après Tanguav.Nicolas Faquin, de la Poterie, évêché de Rouen, aurait épouse Mai ie Liante au Chateau-Richer, le 18 novembre 167(1, et, 2.ainsi , 1917, 1918, 1924.( )ttawa \ alley : de 1923 à 1920 inclus.Thurso : de 1900 à 1927 inclus.Buckingham : de 1900 a 190/ incl.1911 a 1913 incl.1915 à 1917 incl.1920, 1921, 1923 à 1927 ncl., 1929, 1930.East Tempiéton-Avoca-Mulgrave : 189S, 1902 a 1909 inclus.1914 à 1920 inclus.Hull : 1904, 1909, 1910, 1911.1913, 1914, 1917 à 1930 incl.Christ Church : Poltimore : de 1902 à 1905 incl.1927 à 1930 inclus.Avlmer : 1901.Portland : 1909 et 1910.LETTRE DK M.SAIXT-GHORGES DUPRE A SIR FREDERIC H A LDI MA ND Monsieur, L’honneur de la lettre de votre Excellence jointe à la ConmiissMn de voyer et survover du District de Montréal ou’il a plus à votre lÀxcellence de m'honoré, me fait prendre la liberté de vous en faire mes très humbles remerciements, et vous en témoigner ma vive reeonnoissance, trou heureux si par mes soint et mon application au service de Sa' Majesté et pour le bien public, je puisse de plus en plus me rendre digne du chois que votre Excellence a bien voulue fame, ce «ont les sentiments dans laquel sera toutte la vie celuv oui a l’honneur d'être avec soumission et un très pn;fondt Respect Monsieur, Votre très bumble.Très obéissant Serviteur.St.George Dupré Montréal 14e.juillet 1783 (1).'(I) Archives trouveraient la chose extraordinaire, mais il leste vrai ieu, fut heureusement guéri.” Quel était ce Brindamour ?Vers cette date, demeurait à Châteauguay, Jacques Duranseau dit Brindamour, époux de Marie-Barbe Prévôt, et nous croyons qu'il s'agit de lui, car les autres colons surnommés Brindamour ne nous paraissent pas avoir demeuré dans la localité susdite.X X X Avec les instruments dont le> chirurgiens disposent maintenant, joints à leur science, l’enlèvement d' une chevelure peut s’exécuter sans grand péril pour la vie d’un individu, mais les Sauvages n'étaient pas des hommes de l’art et ils se préoccupaient peu du sort de leurs victimes.Voilà pqurciuoi ¦ans doute le scalpe était considéré comme une blessure dont on ne revenait guère.F.-Z.Massicorn-; LE PASSE Heureux qui aime se rappeler se; ancêtres, entretient joyeusement l'auditeur de leurs exploits, de leur grander.-, et se voit avec une secrète sal's faction au bout de cette belle série.Iphigénie LETTRE DU I'ERE RASLE AU GOUVERNEUR DE .VAUDREUIL Narantsoake, le o septembre 171 i.Monsieur, louchant les propositions que l’Anglois avait par avance fait signer aux Sauvages par le Gouverneur de Caskebé.je leur ai si souvent et si fortement parlé là-dessus qu'ils entrèrent en mon sens, et en parlant même au Gouverneur de Caskabé, sur quoi ils eurent ensemble de grandes disputes, de quoi ce Gouverneur informa ce Gouverneur Général, lequel en effet ne les ht pas aux Sauvages dans l'assemblée.Voici ce qu il dit aux Sauvages qui y étoient en assez bon nombre; il y en avoit de ce village y8; de Panaouamské 200.de la Rivière St-Jean 40; des Mikntacs 20; le Gouverneur-Général leur parla en cette soi te • loi, Maransouanies, je suis bien aise de te voir.Ce que je vais te dire je le dis 3 a 1700.Voir la liste de la première partie et celle des huissiers.Quesnevillé fut en plus, maître tailleur, chantre et bedeau.Antoine llatanville.1700:1 1703.Voir la liste des huissiers. Michel Le Pallient-, 1703 a 1730.Lu cotte dernière année ou en 173*' à lu suite fie l'évasion de trois soldats, il est relevé de ses fonctions et même emprisonné, à son tour.Ce vieux fonctionnaire semble avoir été gracié, mais il ne parait pas avoir repris sa charge.\ oir la liste des notaires.Nicolas Marchand, 1731.Voir la liste des huissiers.Charles Lel’allieur, hls de Michel, obtient la charge de concierge et geôlier en 1735 et soumet sa commission au tri bunal le 10 juillet.On le trouve en fonction jusqu'en 1748.I n acte du 22 juin 1753 nous apprend qu'il est alors négociant.Lierre Mayet est geôlier en 173-’ et 1754.Alexandre Larché assume la charge en 1755 et nous parait l'avoir conservée jusqu’à la conquête.Assesseurs 1731, 1 2 juin.Procès de |.IL Lagrange, de Satire], accusé de vol.Assesseurs: J.-IL Adhémar, notaire, Ignace Ga-melin, Joseph-François Malhiot et J.-IL Neveu.Ces trois derniers étaient des marchands qui furent choisis “ à défaut de praticiens ”.>732, 15 novembre.Gaudron de Chevremont, (millet de Chaumont et J.-IL Adhémar.¦ 1734.Procès de l'esclave Marie-Angélique accusée d'avoir été cause de l’incendie d'une partie de Montréal.Assesseurs: François Le l’allieur.(millet de Chaumont, Gaudron de Chevremont et J.-IL Adhémar, tous notaires.1734.Procès de IListien dit le Canadien, soldat, accusé du meurtre de Tourangeau, tambour.Assesseurs: Gaudron de Chevremont, J.-IL Adhémar et Guillet de Chaumont.1741.Procès de Bourbonnais dit Belletleur, tambour, accusé de vol.Assesseurs: Guillet de Chaumont et J.-B.Adhémar.1742.Procès de Céré.Assesseurs: J.-IL Adhémar Guillet de Chaumont, Danré de Blanzv et F.Simonnet.De 1750 à 175y, les assesseurs sont tour à tour: MM.Malhiot, Souste, Adhémar, Bouron, Simonnet, Hodiesne et A.Foucher, tous notaires, à l'exception de Malhiot qui était lieutenant particulier. Inter prêtes Nous avons reproduit dans le Bulletin de 1928, toutes nos notes sur les interprètes, pp.140-150.A otaircs roxaiix et seigneuriaux de la région de Montreal Dans le tableau des notaires qui ont pratiqué sous la justice seigneuriale de file de Montréal, se trouvent les noms de ceux qui restèrent en fonctions sous la seconde justice loyale, c’est-à-dire en et après 1693.Cela se constatant facilement par les dates, il nous suffira donc, ici, de continuer la liste chronologiquement.Nous v incluons aussi les notaires seigneuriaux de la région.Pierre Raimbault.Commissionné le 9 janvier 1697, ( Keg.des and.p.(>92).Occupa plusieurs charges importantes dans la justice de cette époque.Voir les tableaux précédents.Nous avons publié quelques notes sur sa famille dans le Bulletin des Reelicrelies Historiques, 1915.p.78.Inhumé à Notre-Dame le 17 octobre 1740.Marien Tailhandier dit I.a Heaume, 1O99-173c.Il était chirurgien en même temps que notaire.Voir le B.R.II., 192c P- 41 • Jean Cusson, 1700-1704.Résidait à la Pointe-aux-Trembles.Avant 1700, il avait été notaire, greffier et procureur, au Cap de la Madeleine.Sépulture à St-Sulpice, le 8 avril 1718, âgé de 95 ans.Pierre Benoist, nommé notaire de Saint-Ours, par le seigneur du lieu, le 13 juin 1702 et de Contrecoeur, par M.de Pécattdy, le 14 juin 1702.( Rég.des and.16 juin.) Michel LePallieur, 1702-r733.Commission datée du 20 octobre 1702, enregistrée le premier décembre.Pratiqua à Québec de 1701 à 1702 avant de venir à Montréal en qualité d huissier du Conseil supérieur de procureur et de notaire.Il a rempli toutes les charges judiciaires possibles, depuis lieutenant général civil et criminel (intérimaire) jusqu’à geôlier et concierge de prisons “ royaux ” suivant l’expres-ston du temps.M.Lepallieur fut inhumé à Montréal, le ro avril 1733, âgé de 77 ans.\ oir la liste des concierges et géo-liers. Nicolas Senet, 1704-1 “31.Commission déposée le 26 juin 1704.Résida à la Pointe-aux-Termbles.D’abord marchand, il devint notaire et huissier.Décède le 18 janvier 1732.Jacques Courdon.Le 28 janvier 1706, M.Le Moyne de Martigny le nomme notaire de la seigneurie de Cap de la Trinité.Abel Alichon, 1700.Sa première commission, du 1 7 juin 1706, lui permettait de pratiquer dans les seigneuries de Contrecoeur et de \ erchères.Le 14 janvier 1707, il présente une requête pour être autorisé à pratiquer, en plus, dans les seigneuries de Saint-Ours, Sorel, Berthier, l’Isle Dupas, La Yaltrye et Saint-Sulpice.Son orthographe est fort originale.Au mois d’avril 171 1, il fut nommé notaire pour le gouvernement de Québec et il quitta notre région.Son greffe, qui ne prend tin qu’en 1749, est déposé à Montmagnv.Guillaume Barette dit Courville, immatriculé à Montréal et résidant à Laprairie, 1709-1744.En 1698 et 1 ^>99, il était postulant à Montréal.Inhumé à Laprairie le 8 janvier J 745- Jean-Baptiste Tétro, 1712-1718.Lors de l’émission de sa première commission, il était Maître d’école.Jean-Baptiste Adhémar, 1714-1754.Il succédait à son père, en 1714, en qualité de notaire et de greffier, et fut procureur de 1713 à 1744.Décédé le 19 décembre, 1754.Il disparut de Montréal vers 1722 à la suite d’une perte d’argent.Après un séjour à l’étranger, il réussit à accommoder ses accusateurs et put reprendre son étude.Daniel Normandin.Notaire du gouvernement des Trois-Rivières, il ne dressa que quelques actes, en 1715, à Montréal, car les notaires de ce lieu s’opposèrent devant le tribunal à ce qu’il continuât, il pratiqua, cependant, comme huissier, à diverses reprises.Voir la liste des huissiers.Jacques David, 1719-1726.Il fut en même temps notaire et greffier.Inhumé à Montréal, le 17 octobre 1726.François Coron.1721-1732.Pratiqua dans l'ile Jésus.Sa première commission lui fut accordée par le Séminaire de Québec, le 11 octobre 1720.( Reg.des and.) Le 17 juillet 1730, il reçut une nouvelle commission l’autorisant à exercer dans Terrebonne et Lachenaye.Sépulture a Saint-François de Sales, le 13 janvier 1733.Antoine l’uvperoux de la fosse, l’resente au tribunal le 23 août 1723 une commission signée par Bégon, le 11 août l'autorisant à pratiquer comme notaire dans les seigneuries à l'est de File de Montréal.Partie de son greffe est à Sorel et partie aux Trois-Rivières.De 1713 à 174-’.il agit souvent en qualité de procureur.Nicolas-Augustin (millet de Chaumont.Fut procureur en 1720 et 1721.puis notaire de 1727 a 175-2- Inhumé à Terrebonne le 3 avril 171)3.•• avait fait deux actes comme “praticien’’ en 1727.Son premier acte, en qualité de notaire, date du 6 novembre 1728.» Joseph-Charles Raimbault de Piémont, fils de Pierre Raimbault, 1727-1737.Sa commission date du 31 décembre.1726.Sépulture à Montréal, le 18 décembre 1737- Voir la liste des greffiers.Antoine Loiseau dit Challon, 1730-1760.Boucherville.Présente sa requete pour être admis a pratiquer le 3 août 1730.Inhumé à.Boucherville le 12 mai 1760, âgé de 67 ans.Cyr de Monmerqué, sieur Dubreuil.1731-1765.Nous avons publié des notes sur ce notaire dans le Bulletin des Recherches Historiques, 1913, ]).363.Voir, aussi, la liste des huissiers.René Chorel de Saint-Romain, 1731-1732.Fointe-aux-Trembles.Présente sa requête pour être installé, le 3 août 1730, mais il 11e fut agréé qu'après sa seconde requête, en avril 1731.Il mourut dans la soirée du 21; décembre 173—> :i la suite d'une bagarre qui avait eu lieu la veille et au cours de laquelle il chercha à protéger sa tille contre un groupe de gens qui festoyaient dans la paroisse.Au témoignage du curé, M.Chorel ne reçut aucune blessure, mais comme il était malade depuis longtemps, cet événement dut hâter sa fin, Charles-René Gaudron de Chevremont, 1732-1739.Secrétaire du marquis de lîeauharnois en 1730.Présente sa requête pour être installé le 13 novembre 1732 et déclare avoir une commission datant du 27 juillet précédent.Claudc-Cyprien Jacques Porlier, 1732-1734.Sa commission fut enregistrée le 14 novembre 1732.Sépulture à Montréal, le 3 septembre 1744.Voir la liste des greffiers. Jean-Baptiste Jenvrin Dufresne, 1733-1750.Pointe; ux-Trembles.Inhumé dans cette paroisse, le 14 octobre 175°- François LePallieur, fils de Michel.1733-1739.Ayant obtenu, le 20 avril 1733* une commission de notaire comme successeur de son père, il se présente au tribunal, le iX mai 1741, où il était devenu garde des magasins du roi.Charles-François Coron, Ile Jésus, 1734-1767.L’intendant Hocquart lui permit de succéder à son père le 16 février T 734- Simon Sanguinet, 1735-1747.Ancien marchand, nommé d'abord pour Yarennes, puis pour Montréal.Alla ensuite à Québec.François Compared:, 1736-1755.Pointe-aux-Trembles.Dans sa requête présentée le 28 novembre 1735, il déclare avoir commission depuis le 3 novembre pour exercer à la Pointe-aux-Trembles, Rivière des Prairies, La Chesnaye, Kepentigny, Saint-Sulpice et Lavaltrie.Sépulture à Pointeaux-Trembles le 12 octobre 1755.Voir aussi la liste des huissiers.Tanguay, III, 119, lui accorde quatre femmes.Nous avons rétabli les faits dans une notice parue dans le />.R.II.1929, p.413.François Simonnet, 1737-1778.Boucherville et Montréal.Présente sa requête pour être autorisé à pratiquer, le 2 juillet 1737.Il avait fait partie de la communauté des Frères Charnu, et avait été maître d’école à Longueuil en 1721.En religion, il s’appelait frère Simonnet de la Croix ”.( Voir B.R.II., 191(1.p.369).François-Pierre Cherrier, 1738-1789.Longueuil.Louis-Claude Danré de Blanzy, 1738-1760.D’abord procureur (1736), il reçoit sa commission de notaire le 20 mars 1738 et la présente au tribunal le 24 mars.11 ne rédige aucun acte entre le 10 octobre 1749 et le 2 septembre 1750.11 demeura rue Capitale, et après la conquête retourna en F rance.Il vivait encore en 1770 comme on le constate par une procuration que lui adresse madame Soumande.(Greffe Bouvet, 16 septembre, 1770).Voir aussi la liste des gref-liers. Gervais Hodiesne, 1740-1764.Ancien hospitalier (frère Charon).il demeura à Chambly.On écrit souvent Ho-dienne, mais c'est une erreur.(\ oir B.R.II., 1916, p.369).Jean Latour, 1741.11 n'a pratiqué que quelques mois, à Montréal, en >74'- H venait de Quebec et il y retourna.La plus grande partie de son greffe est dans la capitale.André Souste, 1745-1769.Dans sa commission il est dit qu'il a déjà commencé à exercer a Laprairie, avec 1 autorisation des Jésuites.Ancien fabricant de bas, chez les Frères Hospitaliers.Décès le u février \J/alais épiscopal et dit à l’évêque : — Je sais ce qui cause votre chagrin, et je veux essayer de vous sortir d’embarras.Ayez confiance en moi, et dans très peu de temps une flèche magnifique et très haute couronnera votre église.L'évêque, homme prudent, demanda les conditions de l’étranger.Celui-ci hésita un peu puis voyant que l'évêque semblait vouloir accepter son offre, se fit connaître.C’était satan en personne.— Monseigneur, dit-il, je vous construirai la flèche que vous désirez à la condition que j’aie pour moi les âmes de vos diocésains qui décéderont entre la grand’messe et les vêpres, le premier dimanche qui suivra son achèvement.L’affaire valait la peine.L’évêque réfléchit quelques instants puis il répondit à satan qu’il acceptait le marché.Il avait sans doute un moyen d’empêcher le diable de s’emparer des âmes de ses diocésains. Dès le lendemain, des ouvriers étrangers amenés par l’étrange personnage se mettaient à l’oeuvre.Les habitants de Tréguier — on les appelle les Trécorrois — étaient émerveillés de l'habileté de ces ouvriers et de leur ardeur au travail.Quelques mois plus tard, un samedi soir, le monsieur étranger se présentait de nouveau au palais épiscopal et dit à l’évêque : — Monseigneur, vous avez votre clocher, il ne vous reste plus qu’à payer.Vous vous rappelez les conditions du marché ! — C'est chose entendue, répondit l'évêque de Tréguier.Vous serez payé demain, et il le congédia.Le diable sortit en se frottant les mains.Dans la légende canadienne le diable est toujours ganté afin de cacher ses griffes.Le diable de Tréguier n'avait pas de gants.Peut-être avait-il un autre moyen pour dissimuler ses vilaines griffes ?En tout cas, il se frottait les mains d'aise en songeant à la bonne récolte d'âmes qu’il allait faire.La grand'messe du lendemain à la cathédrale de Tréguier dura plus longtemps que de coutume.A midi, elle approchait de sa fin.Tout à coup, l'évêque se tourna vers les fidèles et chanta Vite Missa cl: puis, sans prendre le temps de souffler, il entonna le premier psaume des vêpres : Dixit Domuius Domino meo.Alors, seulement, satan comprit qu’il avait eu affaire à plus fin que lui.Quant à l’évêque de Tréguier, ce jour-là, il gagna doublement.Il eut son clocher sans bourse délier et il eut une affluence inaccoutumée à vêpres.QUESTION Quel est ce Jean-Baptiste de Couagne “arpenteur juré”, gui, de if>85 à 1709.aida à Gédéon de Catalogne à lever une carte de la Nouvelle-France?Jean-Baptiste de Couagne ne serait-il pas plutôt l'officier des troupes Jean-Baptiste de Couagne qu’on voit un peu plus tard à Louisbourg?A.G. — 3'9 LA FAMILL 1C PAMPALON I! n’y a cju'unc famille Pampalon au Canada, c'est-à-dire que tous les Pampalon canadiens appartiennent à la même souche.Le premier Pampalon qui passa au Canada.François Pampalon dit Labranche, était originaire de la paroisse de Saint-Rémi, ville de Bordeaux.11 était Ills de Léonard Pampalon dit Labranche, bourgeois, et de Blanche Gi-raiah >n.En quelle année François Pampalon dit Labranche passa-t-il dans la Nouvelle-France ?Nous n’avons pu l'établir.Tout ce que nous savons c’est qu'il était sergent de la compagnie de Duplessis, dans les troupes du détachement de la marine.La plupart des officiers des troupes de la marine étaient Canadiens de naissance.Quant aux sous-officiers, on les recrutait indifféremment en France et au Canada.François Pampalon dit Labranche, épousa a Montréal, le 22 juin 1699, Marie-Anne Bouchard, tille de Etienne Bouchard, chirurgien, et de Marguerite Boissel.Nos registres de l’état civil ne nous donnent pas la date ni l’endroit de la mort de Pampalon dit Labranche.A cette époque héroïque de notre histoire les rencontres entre Iroquois et soldats des troupes de la marine étaient fréquentes.Le sergent Pampalon fut-il tué dans un de ces combats ?Mystère.De son mariage avec Marie-Anne Bouchard, hran-çois Pampalon dit Labranche avait eu douze enfants dont sept fils.Ce sont ces derniers (pii perpétuèrent le nom de Pampalon au Canada.La Providence a organisé la société de façon admirable.Pour faire la gloire et la force d'une race, elle ne demande pas à tous le même effort.Les uns jouent les grands rôles ; les autres, évidemment plus nombreux, ont des rôles secondaires, effacés.Mais tous les membres de la société, à quelque degré de l’échelle sociale où ils ont été placés, quand ils observent les lois de Dieu et de la religion, contribuent à faire les nations fortes et prospères. 32° — Les membres de la famille Pampalon, de 1699 à nos jours, n’ont pas brillé sur les grandes scènes de la vie publique.Ils se sont contentés d’exercer les rôles utiles, nécessaires, que la Providence leur avait assignés.Mais, toujours, ils ont été fidèles à leurs beaux titres de catholiques et de canadiens-français.Ces qualifications valent bien, n’est-il pas vrai, dans bien des cas, les parchemins des siècles passés.LES DISPARUS L’abbé Lierre Minier Lagacé — Né à Sainte-Anne-de-la-Pocatière le 17 octobre 1830, du mariage de Pierre Lagacé et de Josephte Levesque.Ordonné prêtre à Québec le 23 juillet 1854, il fut professeur et supérieur du collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, vicaire à Notre-Dame de Québec, curé de Sainte-Claire, principal de l’Ecole normale Laval, etc.Décédé à Québec le 6 décembre 1884.Auteur de Les chants d'c-glise harmonisés, publié en 1859, De la musique, discours prononcé à la messe de Sainte-Cécile à Saint-Jeau-Baptiste de Québec le 22 novembre 1866 et l'ours de lecture à haute voix, publié en 1875.QUESTION p après le Père de Rochemonteix, quatre frères Drouet de Richerville furent tués par les Chicachas dans la triste affaire du 25 mars 1736.D’un autre côté, nous voyons dans 1 expédition conduite en Louisiane par le baron de Longueuil en juillet 1739» un Drouet de Richerville enseigne en second et un autre Drouet de Richerville cadet à l’aiguillette.Il y auiait donc eu presque en même temps dans les troupes du détachement de la marine six Drouet de Richerville.Qui pourra me dire la vérité à ce sujet?Rio
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