Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juin 1931, juin
LE BULLETIN DE?ItECHEHCHES IIIST0RIOl ES 'VOL.XXXVll Levis — iriN um Xo (> LE PREMIER RECENSEMENT NOMINAL DE QUEBEC Le proverbe populaire veut que Paris ne se soit pas fait en un jour.On peut dire la même chose avec cent fois plus de vérité de Québec, la capitale du grand empire français de l’Amérique du Nord.Mgr Cyprien Tanguay a mis e:i tableau la population de Québec de î(>o8 à I63I.Nous résumons: I608, 3I tunes; I609, 25 âmes; 161o, lpâmcs; 1611, lj âmes; I6I2, 16 âmes: 1613, 47 âmes; 1 14.47 âmes; I6I5, 52 âmes; 1616, 64 âmes: I6I7, ()~ âmes; 1618, 7° aines; I6I9, 80 tunes; I620, 83 âmes; I62I, 85 âmes; IL22.85 tunes; IO23, 52 âmes: I624, 57 âmes; I625.59 âmes; I626.84 âmes; I627, 7I âmes; I628, 55 âmes; IO29, 676 tunes; IU30, Hfu I63I, Ici âmes.On remarquera (|ue les chiffres de la population de Québec pour 1629, 1630 et 1631 donnent avec la population française ordinaire le nombre d’Anglais qui hivernèrent dans la capitale pendant ces trois années.En 1629, il y avait, en réalité, à Québec.76 Français et 600 Anglais; en 1630, 26 Français et 90 Anglais; et, en 1631, 25 Français et 76 Anglais.De ce tableau, nous devons conclure ciue de i6c8 a 1631, soit vingt-trois ans, la population de Québec avait à peine doublée. De 1631 à 1666, il nous serait facile, à l'aide des registres de Notre-Dame de Québec, de donner la population de la capitale année par année.La période de 1631 à 1666, sans doute, donne de meilleurs résultats que celle de i(>oK à 1 (>31, mais, tout de même, nous devons avouer que.cinquante-huit ans après sa fondation, Québec n’avait pas encore une population de 600 âmes.C’est aux mois de février et mars 1666 que fut fait le premier recensement nominal de la Nouvelle-France.C’est l'intendant Talon qui eut la direction de ce travail peu compliqué.C’est dans cet “ état général des habitants du Canada en 1666” que nous trouvons le recensement de “ toutes les personnes qui sont dans la haute et basse-ville de Québec, y compris la Grande Allée ”.On trouva à Québec exactement 547 âmes.Le séminaire de Québec comprenait un personnel de onze personnes, non inclus les écoliers; le personnel du collège des Jésuites était de trente-cinq l’ères.Frères et domestiques et de vingt pensionnaires.Le monastère des Ursulines comprenait quarante-sept âmes, religieuses, pensionnaires et domestiques.A l’Hôtel-Dieu, il y avait exactement trente personnes.Dans la ville proprement dite on comptait soixante-dix familles.A part ces familles, trente-deux hommes non mariés et volontaires demeuraient a Québec.Notons que les engagés, serviteurs, servantes, etc, sont comptés par le recensement comme faisant partie des familles qui les employaient.En ce temps vraiment patriarcal le domestique était un membre de la famille de son maître.Nous donnons ici le recensement nominal de Québec pour 1666 avec, a la suite, les notes que nous avons pu recueillir sur chacun des individus mentionnés.Combien de familles québécoises peuvent se réclamer des habitants de Québec en 1666?Quelques-unes seulement: les .Malien, les Couillard, les Filion, les Amiot, les Guyon (Dion), les Poitras, etc. Moms et surnoms, âges, qualités et métiers de toutes les personnes gui sont dans la haute et basse-ville de Québec, y compris ta (ironde Allée.Messieurs du séminaire de Québec et leurs domestiques — Messire François Délavai, évêque de Pétrée, nommé par le roi premier évêque de ce pays; de Berniêre, grand-vicaire, sup.du séminaire; de Charnv; G.-Y.; de Maizerets, Du-douyt, Pommier, Morel, Morin; M, Jolliet, clerc de l’église; Denis Laberge, 33 ans.et Claude Carpentier, 30, domestiques engagés; Pierre Lamperier, 17, engagé (1).Les RR.PP.Jésuites du collège de Québec avec les noms des frères et domestiques à icehti — François le Mercier, supérieur; Claude D’Ablon, ministre; Hierosme Lalle-ment, Claude Pijard, Pierre Chastellain, Joseph Chaumonot, Claude Barely, Thierry Beschefer, Raffeix, Julien Garnier, frères Ambroise Brouart, b'Iorant Bonnemer, médecin; Louis Gaubert, Pierre Masson, Joseph Bourcier, Guillaume Lau-zier, Louis Leboesme, Frères gris donnés: Charles Boyvin.Guillaume Boyvin, Martin Boutet, Jacques Louvier, Jacques Aubry, Charles Panie, Charles Bousquet, Poisson, hommes de travail du dit collège: René Voysin, 20 ans, et Thomas Pageot, 21, tailleurs d’habits; Thomas Trigallon, 50, et Jacques Blay, 30, menuisiers, mariés en France; Pierre Lesot.23, et Pierre Girard, 25, travaillants; Mathurin Legras, 20, tonnelier; Pierre Rollandeau, 22, maçon; Urbain Champlain, 32.maître d’école; François du Moussard, 23, maître de musique.Il y a dans le dit collège 20 pensionnaires dont 4 sont de France et les autres enfants du pays (2).Les dames religieuses insulines avec leurs pensionnaires et domestiques — Mme de la Peltrie, 63 ans, fondatrice; Marie Guyarcl dite de l’Incarnation, 66, sup’re; Anne Le Bugle dite de Sainte-Claire, 59, dépositaire; Marguerite Flécelles dite de Saint-Athanase, 52; Cécile Richer dite de Sainte-Croix, 56; Marie-Anne Lebouc dite de Notre-Dame, 46; Marie de Milliers dite de Saint-André, 36; Philippe de Boulogne dite de St-Dominique, 59; Charlotte Barré dite de Saint-Ignace, 46; Geneviève-Marie Bourdon dite de St-Joseph, 27; Soeurs professes: Anne Bourdon dite Agitez, 21 : Marie Bouttet dite de Saint-Augustin.22: Jeanne (Bourdon) de Saint-François.22; Angélique Poisson, 14; Soeurs converses: Anne Lefrançois dite de Saint-Laurent.51 ; Catherine Lezeau dite de Ste-Ursule, 53: Françoise Ouin dite de Sain-te-Magdelaine, 44: Antoinette Mignon dite de Sainte-Marthe, 34: Marie Dodier dite de la Passion.23; pensionnaires: Marie-Anne de Saint-Denis Juchereau.12: Jeanne Couillard de Lépinay, 12: Marie-Magdelaine de Lauzon, 12: Anne Catherine de Lauzon.7; Marie-Marguerite Pinguet.12; Ma-thurine Bellanger, 13; Barbe Fortin.12: Marie-Jeanre Moral de Saint-Quentin, 13; Catherine-Augustine Bissot, 12; Claire-Françoise Bissot, 10; Marie Bissot, 8; Simone Bisson, 12: Marie-Ursule Boucher, il ; Marie Perrot, 9; Anne Goupil, 12; Marie-Louise Leniaistre, 8; Marie Lagârenne, 7; ?\Iarie-Magdelaine Desmoulins, 5: Marie-Magdelaine Bois-sel, 12; Séhastienne Lognon, 13; Marie Gloria, 12; domestiques: Pierre Mouret (Mourier) et Pierre Caillant, domestiques engagés : André Foucquet.Julien Bouttard, Michel Ron-ninville, Jean Crépeau et Jean Avoir, engagés (3).Les demies religieuses hospitalières, ensemble leurs pensionnaires et domestiques — Marie Lefortier dite de Saint-Bonaventure de Jésus, supérieure: Jeanne Thomas dite Agnès de Saint-Paul, assistante; Anne Lecointe dite de Saint-Bernard, Catherine Lecoute dite de Sainte-Agnès, Marie Deschamps dite de St-Joachim, Catherine Veronneau dite de Saint-Joseph, Marie-Renée Poulie dite de la Nativité, Marie Trouin dite de la Conception, Marie-Catherine Toseph dite Simon de Saint-Augustin, Marguerite Bourdon dite de Saint-Jean, Antoinette Dutarte dite Marie de la Visitation, Marie-Magdelaine Lepoutrel dite Augustine de Saint-Michel, Jeanne-Françoise Juchereau dite de Saint-Ignace; Soeurs converses: Catherine Lechevallier dite de la Passion, Clémence du Hamel dite Marie de l'Incarnation, Marguerite Fiquet dite Joseph de Sainte-Marie, Jeanne Poisson dite Françoise de la Présentation; pensionnaires: Marie-Joseph e Lauzon-C harny, 9 ans ; Marie-Louise Juchereau, 13; Louise Bissot, 14; Charlotte-Magdelaine Juchereau, ii; Marguerite-Renée Denis, 10; domestiques du dit hôpital: Jacques de la Métairie, 30 ans, domestique non engagé; De- — 3J5 — nis Dieudonné, 55, jardinier non engagé: Jean Guitarcl, 31, cordonnier, marié en France: Jean Carrier, 30, et Jean Gau-lin.3- travaillants non engagés; Nicolas llotrel, 45.domestique engagé; Michel Riffaud, 30, maçon engagé; Marc Tessier, 25, engagé (4).Familles des habitants, Québec, haute et basse-ville Louis Rouer sieur de Yilleray, 37 ans, conseiller au Conseil Souverain; Catherine Sevestre.22, sa femme; Augustin, 3: Nicolas Langlois.22, tisserand, domestique' (5).Jean Juchereau sieur de la Ferté, 43 ans, conseiller au dit Conseil, veuf.Tous ses enfants sont en pension (6).Charles Legardeur, escuver, sieur de Tilly, 50 ans, conseiller au Conseil; Geneviève Juchereau.33, sa femme: Catherine, 17: Marie.15; Pierre-Noël, 13; Jean-Baptiste, 11; Marguerite, 9; Charles, 7; René, ô; Marie-Magdelaine, 4; Augustin, 2: Geneviève, 2 mois; Jean Bray, 22.et Jean Duval, 22, domestiques engagés; Jean Denis, 21, tireur de pierre engagé; Gilles Cadieu, 20, engagé (7).Mathieu d’Amours, escuver.sieur de Chauffour, 48 ans, conseiller au Conseil; Marie Marsollet, 29, sa femme; Louis, 1 1 ; Mathieu, 10; Isabeau.8; René, 6; Charles, 5; Claude-Louis, 3 mois; André Parmentier, 25, chandelier engagé, marié en France; Pierre Lonnac, 22, engagé domestique (8).Louis-Théandre Chartier, escuver, sieur de Lotbinière, 54 ans, ci-devant lieutenant-général de la Sénéchaussée; Elizabeth d’Amours.53, sa femme; Paul-Louis, 24; Marie-Françoise, 19 (9).Jean-Baptiste Peuvret sieur de Mesnu, 33 ans, greffier du dit Conseil; Catherine Xau.32, sa femme; Louis, 4; Claude-Armand et Alexandre, 18 mois; Pierre Rault, 40.domestique engagé; Jean La Vallée, 18, engagé; Pierre Odieure, 22, et Martin Bouffart, 24, travaillants (10).La dame veuve du sieur d’Ailleboust, 45, ci-devant gouverneur de ce pays; Aimée Chastel, 45, servante: Pasquier Hubert, 20, domestique ( 11 ).Marie Favery, 50, veuve du feu sieur de Repentigny; Ignace Legardeur, escuver, 18; Marie-Charlotte Godefroy, 14; Michel Lamarre, 27.domestique engagé (12). Jean-Baptiste Legardeur, escuyer, sieur de Repentigny.34; Marguerite Nicolet, 22, sa femme; Pierre, 8; Jean-Paul.4; Augustin, 2; Alexandre, 3 mois; Pierre Martin, 22, et Frs Tourment, 13, domestiques (13).Les domestiques de M.le Barroye,, agent-général de messieurs de la Compagnie: Jae.Doublet dit de Lvsle, 28: engagé; Jacques Rift'ort, 21, tonnelier engagé; Georges Bert, 24.matelot engagé (14).Nicolas Dupont, escuyer, sieur de Neufville, 26; Pierre Buguier, 19.domestique engagé: Frs Gros Matre.25, engagé ( 15).Robert Mosion dit Lamouche, 24, tailleur d’habits, habitant: Anne Tavernier, 24.sa femme ( 16), Henriette Desprez, veuve de sieur Duplessis-Guillemot.38; Anne, i(>: Jean Piron, 19, tailleur d’habits, engagé (17).Le sieur Charles Bazire, 24, marchand; Geneviève Mac-card, 15, sa femme: Jean Casse, 35, domestique (18).Jean Madry, 38, maître chirurgien: Françoise Duquet, ¦ 9< s;i femme; Charles Dubois, 25.chirurgien engagé; Charles Bellanger, 28, domestique engagé, marié en France (19).Jacques Loyer sieur Delatour, 40, marchand, Marie Se-vestre, 26, sa femme; Charles, 7; Charles Montpellier, 14.son neveu : Guillaume dit Lallement.24, domestique engagé (20).Pierre Denis, escuyer, sieur de la Ronde, 35, habitant: Catherine le Neuf, 20, sa femme; Jacques, 8; Simon-Pierre, t>; Marguerite, 9; Angélique, 5; Françoise, 2; Frs.Savin, 26, domestique engagé; Jacques dit Laverdure, 30, Jacques dit le Sauvage, 32, et Charles, 18, engagés; Marie Boyleau, 16, servante (21).( Claude Charron sieur Delabarre, 40, marchand; Claude Camus, 37, sa femme; Claude, 14; Charles, 8; Jacques, 6; Claude, 2; Gabriel Dumas.40: Frs.Dumas, 24, et Ht.Pier-1 e, 24, maçons engagés; René Pelletier, 20, charpentier engagé (22).Marguerite Couillard, veuve de Nicolas Maccard.38; Ignace, 12; Charles, 9; Anne, 13: Catherine 10 (23).Jean Maheut, 23, marchand; Marguerite Corriveau, 40, sa femme, \euve de René Maheut; Jean-Paul, 17, et Louis, 327 — 15, enfants de feu René Maheut; Jacques Jure, 21, engagé domesti(|ue; Et.-Barbe Halay, 20.servante (24).Jean Le Mire, 40, maître charpentier; Louise Marsollet, 26.sa femme; Jeanne, 8; Marie, 6; Joseph, 4; Anne, 2; Pierre Vvelin, 20, domestique engagé; Jacques Gaultier, 20.engagé (25).Guillemette-Marie Hébert, 58, veuve du sieur Couillard; Charles Couillard, sieur des Islets, 19; Jacques Auband, 26, domestique engagé ; Laurent Le Vasseur, 18.Pierre Lozoult, 21, et Jean Bernard, 18, engagés (26).Antoine Brassard, 57, maçon, habitant; Françoise Me-rv, 45, sa femme; Guillaume, 18; Antoine, K>; Jean-Baptiste, 14 : Louis, 12: Dorothée, 9 (27).Barthélemy Gaudin, 58, tonnelier, habitant; Marthe Coignat, 60, sa femme; Jean.16; Marguerite, 14 (28).Denis rie Rome dit des Carreaux, 42, maître taillandier; Jacqueline Roullois, 22, sa femme; Pierre Boubier, 2f>, domestique taillandier (29).Michel Pillion, 33, notaire royal : Marguerite Aubert.45, sa femme; Urbain Doucsmont.23, domesti(|ue engagé; Plie Voyzin, 25, Mathtirin Lelièvre, 23, et Pt.-Jean Pezart, 35, engagés (30)., .Charles Amiot.30 bourgeois; Geneviève Chavigny, 20, sa femme; Marie, 3; Charles, r (31).Pierre Normand, sieur de Labrière, 28, marchand taillandier; Catherine Normand, 20, sa femme; Pierre, 2 mois; Anne Delamarre, 21, pensionnaire (32).Denis Guyon, 33, fermier; Elizabeth Boucher, 20, sa femme; Jacob, 3; Mathurin Girard, 20, domestique engagé (33)- Pustache Lambert, 48, marchand; Marie Laurence, 34, sa femme; Gabriel, 8; Pustache.7: Marie.4; Jean Adam, 22, menuisier engagé; Thomas Lefebvre, 24, Pierre Bergereau, 60, André Bergereau.23, et Gabriel Boyferon, 23, engagés; André Robidou, 26, matelot (34).Toussaint Toupin, 50, maître de barque; Marguerite Boucher.32, sa femme; Jean, 16; Marie, 14; Antoine, 10; François, 5 (35) _ t .Jean Poytras, 27, menuisier; Marie-Xainte Vivier, 16, sa femme; François, 3 mois (36). Jacques Grimaur, 28.habitant; Jacquette Le Doux, 26, sa femme; Françoise, 6 mois (37).Jacques Ratté, 36, menuisier; Anne Martin, 21, sa femme; Michelle, 3; Marie-Anne, 1 (38).Jean de Lespinasse.35, maître arquebusier; Jeanne de Launé, 25, sa femme; Pierre, 2; François, 1 (39).Bertrand Chesnav, sieur de la Garenne, 40, marchand; Marie-Magdelaine Bellanger.24, sa femme; Marie, 8; Jean, 4; Anne.18 mois: Robert Tourneroche, 20, tailleur d’habits engagé; Anne Gaignettr, 13, servante (40).Jeanne Duguav.30.veuve du sieur Antoine Le Boës-me (41).Nicolas Marsollet, 65, bourgeois; Marie Le Barbier, 47, sa femme; Jean, 14; Marie, 4: Jean Belleville, 22.domestique engagé (42).Jacques llédouin, 38, taillandier; Jeanne Brassard.32, sa femme; Pierre, 7; Marie, 4.Jean-Baptiste, 1 (43).Louis Fontaine, 33, pilote de navire; Marie Brassard, 24, sa femme; Marie-Anne, S; Louis.P; Jean, 4; Pierre, 3; Jean-Frs, 2; Simon, 8 mois; Nicolas Fournier, 24, domestique engagé (44).Gabriel Le Mieux, 40, maître tonnelier; Marguerite Le-hoeuf, 26, sa femme; Hélène, P; Gabriel, 3; Marguerite, 6 mois (45).Louis Couillard, sieur de Lespinav, 34, bourgeois; Geneviève Desprez, 27.sa femme; Jeanne, 12; fean-Baptiste, 8: Lotus, 7; Geneviève, P; Jacques, 1 ; Pierre Cretel, 25, cordonnier engagé (46).Charles Roger, sieur des Colombiers, 38, bourgeois; Mario Gaschet, 40* sa femme; Louis Colombe, 23, engagé domestique ; Michel Guenet, 21, engagé (47).Jean Lemelin, 34, maître menuisier; Marguerite Brassard.K), sa femme; Marie, 5; Louis, 3; Jean, [ (48).brs Blanchard, 30, jardinier; Magdelaine Boucher, 23, sa femme (49).I ici 10 Soumande, 48, maître taillandier; Simone Costé, 28, sa femme; Louis, 14; Marie, 11; Jean, 10; Pierre.7; Anne, 8; Jean, 5; Louise, 2; Mathieu Grégoire, 20, engagé 329 — domestique; Mathieu Lauvendin, 22, taillandier engagé; Ma-thurin Coisset, 50, engagé ( 50).Jean Le \ asseur.44, premier huissier au Conseil; Marguerite Richard, 36, sa femme; Louis, 16; Annet, 14; Jean-hrançois, et Noël, 11 ; Ursule, 9; Thérèse, 7; Angélique, 5; C harles, 10 mois; Frs 1 hibaut, 35 domestique engagé ( 51).Pierre Biron, 39, huissier au dit Conseil; Jeanne Poireau, 22, sa femme; Pierre-Joseph, 2; Fra .çois, 4 mois; Pierre Legrand, 22, domestique engagé (52).Pierre Niel, 26, bourgeois; Jacquette Lefranc, 21.sa femme; Marie, (>; Pierre.3; Jean, 1 ; Louis Guibaut.29.domestique engagé; Pierre Garant, 22, engagé ( 53).Nicolas de Boissy, 26, maître pâtissier ; Françoise Desjardins, 27.sa femme; Beaulieu, 20, engagé domestique; Guillaume Gervais, 18, pâtissier engagé (54).Frs Bissot, 53.bourgeois; Marie Couillard.34.sa femme; Geneviève, 12; Guillaume, 6; François, 2; Léonard Meusnier, 45, engagé domestique; Jacques Meusnier, 19, Martin Lanfillé, 19, et Jean Léger, 24, engagés; Marguerite Lucas, 23, servante (55).Michel Guvon, 32, bourgeois, charpentier: Geneviève Marsollet, 22, sa femme; Joseph, 2; Geneviève, 5 mois: Louise Leblanc, 13, servante (56).Marie Bourdon.30, veuve du sieur Jean Gloria; Marguerite, 6; Magdelaine, 4; Jacques Le Vasseur, 33, domestique engagé; Frs Charron, 45, servante (57).Les domestiques du sieur de la Chesnay-Auber.lequel est en France: Pierre Pourtet.60, engagé domestique; Adrien Isabel, 28, Pierre Audiger, 24, Jean Frotté, 25, et Nicolas Groffée, 27, engagés (58).Jeanne Richer, 60, veuve du sieur Jean Bonnard; Hilaire, 20, engagé domestique ( 59).Anne Convent, 65, veuve du sieur Jacques Maheut; Robert Marinet, 22.domestique engagé (ho).Jacques Sevestre, 50, habitant; Frs Hurault, 20, pelletier engagé (61).Guillaume Fenioti, 35, marchand; Anne-Magdelaine Gaultier, 16, sa femme; Sébastien Nollet, 22, domestique engagé (62). Charles Pallatin dit Lapointe, 35.cordonnier, habitant: Jeanne Bossier, 34, sa femme (63).François Blondeau, 34.habitant: Nicolle Rolland.25,8a femme; Joseph, 7; Marie, 5: Maurice, 4 (64).Etienne Rageot, 45.habitant; Marie Rouer, veuve Nicolas Dubois, 50.sa femme (65).Jacques de la Raue, 42, maître menuisier, habitant; Anne Fossé.45, sa femme; François, 20 (66).Noël Jérémie, sieur de la Montagne, 37; Jeanne Pelletier.21, sa femme; Catherine-Gertrude, 2; Pierre Pelletier, 20, domestique (67).Louis Lefebvre dit Battanville, 24.brasseur, habitant; Suzanne de Bure, 30, sa femme; Angélique, 5; Jacques Pin-chon, 20, cordonnier engagé (68).Mathieu Amiot dit Villeneuve, 37, habitant; Marie Mi-ville, 33, sa femme; Charles.14: Pierre, 13; Anne-Marie, 1 1 : Marguerite, 9; Jean-Baptiste, 8: Jean, 6; Françoise, 5; Catherine, 3; Daniel, 6 mois: Antoine Ducos, 2b, domestique engagé (69).Vincent Renault, 57.cordonnier, habitant; Marie Martin.52, sa femme: Gabriel, X; Jacques Rozat, 22, domestique engagé (70).Vincent Poirier, 38.habitant: Judith Renaudeau, 36, sa femme en secondes noces; Anne, 10; Thérèse, X; Charles, 19, Louis, T6, et Henri de Launay, rq.enfants de la première femme du sieur Poirier; Jean Petit, 21, domestique engagé (71).Pierre Pellerin dit Saint-Amand, 45, cloutier, habitant: Louise de Mousseaux, 30, sa femme; Pierre, 9; Tgnace, 7: Marie, 5; Louise, 2: Marguerite, 2 mois; Philippe Gézin, 2;.et Didier Pérotte, 22.cloutiers, domestiques engagés; Benoit Presle, 20, domestique engagé (72).Simon Leduc, 46, fourbisseur d'épées, habitant: Magde-laine Lemoyne, 38.sa femme (73).Thierry de Lestre dit le Vallon, 35.m’tre tailleur d’habits, habitant (74).Noms des personnes qui ne sont point mariées, ou mariées en France, habitant Québec : Jean Amounet, 38, maître fondeur ; Etienne Blanchon dit Laroze.25, tailleur d’habits: Gilles du Tertre, 26, arquebusier: Jean Bourdon dit Rom-mainville, 37, huissier au Conseil: Etienne Landeron, 24, pà tissier-cuisinier; Nicolas Gonneau, 29, armurier-serrurier; Mathurin Orieux, 25, armurier-serrurier; Jean *' ' rt, 81, maçon; Pierre Bessonnet, 38.menuisier, marié; Pierre Mureau, 32.marié en France; Pierre Duquet, 24, notaire royal: brs Billet, 45.tonnelier, marié (7^).Noms des volontaires non habitants demeurant dans Québec: Guillaume Lover, sieur de Chenevers, 30, marchand ; Augustin Gondouin, 33.marchand; Michel Jeandron, 26, cordonnier; Abraham Painturé, 20.travaillant; Claude de la Sevre, 19, tailleur d’habits; Antoine Gaillon, 27, taillandier; Jac(|iies Gaillon, 18, taillandier; François Marsais, 22, cor-dier; Pierre Hudon, 18, boulanger; Robert de la Marre, 50, travaillant; François Guilbault, 25, travaillant ; René Gaultier.30, travaillant; Pierre Fêvre, 25, matelot; François Rat-té.21, travaillant; Louis Leparcq, 25, ouvrier en ferblanc; Mellain Camuset, 30, travaillant; Jacques Rousseau, 30, travaillant: Jean Hérisson, 33, travaillant; Jean Fouin, 42, scieur de pierre, Mathurin Morisset, 4^, marchand, marié (76)- ._ (La fin dans la prochaine livraison) ACTE DE NAISSANCE DE ARTHUR BUIES (NOTRE-DAME DE MONTREAL) Le douze février mil huit cent quarante, je prêtre, soussigné, ai baptisé Joseph Marie Arthur, né le vingt quatre janvier dernier, du légitime mariage de William Buie, banquier, et de Marie Antoinette Léocadie d’Estimauville, de cette paroisse.Parrain Clément Hurtubise, qui n’a su signer; marraine Marie Julie Hurtubise, soussignée, le père absent.(Signé) mari julie hurtubise F.J.Larkin, Ptre ( 1 ) (1 ) Fourni par K.-Z.Massicot te.C.B — 33 2 — LE CAFE LEPERE ET LA MAISON DOREE A MONTREAL En 1916, je publiais dans le Bulletin des notes sur la 3faisan dorée, ruelle des Fortifications, côté sud.à quel- ques pas à l'est de la côte Saint-Lambert, devenue la continuation du boulevard Saint-Laurent.Ces menues notes réveillèrent les souvenirs d’un bien brave homme, Gustave Ouimet, tils de l’honorable Gédéon Ouimet, et il pensa m'adresser, sur le sujet, toute une gerbe de réminiscences dont je n’ai pu faire état avant son décès, survenu à l’âge de 73 ans.le 12 juillet 1924.Retrouvant son copieux manuscrit, ces jours-ci, il m’a semblé que je devais en extraire les pages (pii 11e manquent pas d’intérêt sur un établissement jadis fameux et (pii.par surcroit, nous initient à diverses phases de la vie d’autrefois.* * * “ L’immeuble dit Maison dorée fut habité et appartint à mon oncle André Ouimet, avocat, un des Fils de la Liberté, lequel mourut en 1853.Je ne l'ai pas connu, car je n’avais 'pie trois ans lorsqu’il décéda.M.André Ouimet y avait là sa demeure et son bureau d'avocat et c’est là que les futurs honorables Gédéon Ouimet et Thomas-Jean-Jacques Loranger firent leur cléricature." Je ne saurais dire quand mon oncle André quitta la ruelle des Fortifications pour aller demeurer rue Craig, ni quand madame Lepère vint s'y établir comme hôtelière.Tout ce (pie je sais, c'est que j'ai bien connu cette estimable dame et quelle me donnait toujours un bon verre de vin de Porto, nuan ! mon oncle Lionr.ais me priait d’aller voir si le notaire Un Tel était là.“ Ce brave notaire était un gai luron qui, de temps en temps, venait chez Mme Lepère pour y noyer dans le bon vin les ennuis des paperasses et les tracasseries de la vie de bureau.Je 1 entends encore me dire quand il me voyait arriver: Bonjour, mon petit Gustave, ton oncle t’envoie voir si (h.G.bonguenne!) est chez Mme Lepère?Dis-lui, à ton oncle, que je serai chez moi demain, pour arranger les affaires.Ce bra- — 333 — ve notaire était d une indépendance qui faisait enrager mon oncle Lionnais.C est chez Mme Lepère que je rencontrai, plus tard, (devenu adolescent) les acteurs français qui y pensionnaient quand ils venaient en tournée à Montréal, jouer au vieux ihéatre Royal, rue Côté: Edgard Genot, Marcus, Chamo-nier et tant d autres dont les noms m’échappent.Il me souvient d’un soir, au théâtre, pendant la représentation, qu un acteur demanda à l’autre qui était Edgard : — En somme, mon cher où résidez-vous?Fortification Lane (avec emphase) chez la mère Le-pere et je ni y perds.Et nous les étudiants de crier:—Un ban pour Mme Lepère (Le lendemain, la bonne dame me dit: — I u sais, petit, ils ont parlé de moi, hier, au théâtre.lout a 1 heure j’ai mentionné le nom d'Edgard.Il interprétait les rôles comiques.Je le vois encore dans celui d'Alain du Roman d un jeune homme pauire.J'ai vu rendre ce rôle depuis, très bien, mais jamais comme Edgard.Il était également incomparable en certain tvpe de la / ’oicusc d'Enfant.” Dans la vie privée rien n’aurait pu faire penser qu’il était grand comique.Hors du théâtre, il se livrait à so i métier d’horloger qu'il professait à New-York.Ses tournées au Canada étaient pour lui un délassement et pour le public un plaisir de le voir sur la scène.Je suis content de parler de cet excellent homme qui m'accueillait toujours bien et qui m’appelait son artiste en herbe.Du reste, j’ai toujours aimé les artistes.Le souvenir clés personnes rencontrées dans ma tendre jeunesse, dans la maison de Mme Lepère, ruelle Mortification 22.m’est agréable.Je serais un ingrat si je ne mentionnais pas les bons steaks â l’oignon et les bonnes fritures de cette aimable mère: elles m’en font encore venir l’eau à la bouche.” * * * Arrêtons, pour un instant, le cours de ces mémoires, pour intercaler certaines précisions sur le café Lepère.Louis Lepère avait débuté comme restaurateur en 18=54, à 12, petite rue Saint-Jacques.En 1857 et 1858, il transporta son débit rue Dorchester.Enfin, de 1859 à 1862, il dirigea, rue des Fortifications, une taverne connue officiellement sous le nom de “ Café Napoléon ”, C’est à ce café que le journaliste et romancier Emile Chevalier tint ses assises, avant i8(>o.pendant qu'il collaborait à divers journaux et qu’il était bibliothécaire de l'Institut canadien.A la mort de Louis Lepère en 1803, sa veuve Zoé succéda à son mari et maintint si b e 1 la renommée de l’établissement qu’on disait couramment et peut-être par amusement “ le café de la mère Lepère ’’.* * * Rendons la parole à M.Ouimet après avoir ajouté que dame Lepère céda son débit à Victor Ollivon et Gustave Mallet en 1870.“C’est au printemps de 1873.que je commençai à fréquenter la “ Maison Dorée.” Mon papa en était le propriétaire, mais je n'ai jamais su dans quelle circonstance, il avait acquis cet immeuble de son frère André.“ J’y dinais tous les jours à une heure, dans la salle bleue, servi par un garçon, un petit Breton du nom de Henri, poli, aimable et prévenant.Je l’entends encore commander: Une perdrix, une pour le fils du propriétaire, et me dire: Je servirai à Monsieur, un vin, je ne vous dis que ça.“ Victor Ollivon et Gustave Mallet veillaient au bon fonctionnement de la maison, qui, en peu de temps, eût une vogue considérable.Victor cuisinait dans la perfection.Mallet donnait des leçons de grec et de français, aussi d’équitation.Il était fort beau cavalier et montait Frivole, une superbe jument isabelle à crins blancs, qu'il soignait lui-même.Elle était admirablement tenue.Les habitués de la maison étaient de joyeux convives: Chapleau, Elzéar Labelle, mon cousin Charles Ouimet, Arthur Buies, le grand Buies Achin-tre, Gustave Jacquard, violoncelliste, premier prix du conservatoire de Paris, Héricourt, un autre français, très rigolard qui nous chantait de jolies chansons, un peu folichonnes, comme Le pantalon de Nanquin et bien d’autres encore.La liste de toutes mes connaissances d’alors serait trop longue à énumérer.D’ailleurs à quoi bon?La mort a fauché depuis — 335 — longtemps, toute cette belle pléiade de gens instruits et charmants.J’étais le plus jeune de tous et.j'écris ces souvenirs à un âge avancé, avec une mémoire qui m’est restée fidèle.“ Se souvenir c’est aimer ” et comme j aimais bien tous ces bons vivants." J’allais oublier le petit Durand, un Français attaché à la Maison Dorée et que tout le monde estimait.En voilà un qui n avait pas inventé la mélancolie et qui ne badinait pas quand il y avait trop de bruit ou des discussions trop animées entre chalands non habitués du cénacle.En un temps, deux mouvements, il vous flanquait un insolent à la porte.Ça ne prenait pas goût de tinette.Heureusement ces choses-là arrivaient peu souvent.^ A propos de Durand, je me souviens d’un incident.C hapleau venait d être élu député du comté de Terrebonne à la législature." Ses amis lui avaient préparé une ovation et s’étaient réunis en foule pour le reconduire en triomphe à Montréal où quelques amis et moi l’attendions pour le féliciter et prendre un verre de vin avec lui.“ Nous vîntes arriver une voiture tirée par quatre chevaux parfaitement conduits par un cocher expert et un assistant, tous deux en livrée.Précédant la voiture était un piqueur à cheval qui sonnait une joyeuse fanfare.Ce piqueur était le petit Durand, fier comme Artaban, et qui jouait son rôle au sérieux.“ A quelque temps de là, Durand était appelé comme témoin à la Cour de Police, présidée par M.le magistrat \V.-H.Bréhaut — que j’ai bien connu — J’étais alors employé en qualité de commis au bureau du Greffier de la Couronne et de la Paix et secrétaire de ce cher et regretté M.Chs.Schiller, greffier en charge.“ Mais revenons à Durand.Il entre dans la boite des témoins.décline ses noms et prénoms, puis le magistrat lui demande: ¦— Témoin quelle est votre profession?“ — Entrepreneur de triomphes électoraux, mon juge!.“ Eclat de rire dans la cour.“ Silence! crie une voix de stentor, un monsieur qui ne badinait sur le decorum de la Cour, et ce monsieur était — 336 — Adolphe Bissonnette, le grand connétable, un autre chum que je n'ai jamais oublié.Ah! le brave homme et quel bon poli- • > J cier.* * * A ces souvenirs, ajoutons que le père de Gustave Ouimet fut avocat distingué.Admis au barreau en 1X44, il fil.député, surintendant de l’Instruction publique pendant une vingtaine d’années, conseiller législatif, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste etc, etc.11 avait surtout l’unique honneur d’être le 26ème enfant de sa famille.11 s’éteignit en 1905, âgé de 82 ans.E.-Z.Massicotte LES DISPARUS François Daine — François Daine, originaire de Champagne, était le fils de Jacques Daine, inspecteur de la manufacture royale des tabacs de Charleville, et de Marie-Antoinette Pelletier.Dès 1722, nous le trouvons greffier du Conseil supérieur à Québec.Il occupa ce poste jusqu’en 1744.alors qu'il succéda à M.André de Peigne comme lieutenant-général de la prévôté de Québec.'En 1752 il était nommé directeur du domaine du Roy.Après avoir épousé successivement Angélique Pagéen 1721, et Louise-Jeanne Bouat en 1724, il convola en 3e noces, le 8 mars 1742, à Boucherville, avec Louise Pécaudy de Contrecoeur.Il devenait par ce mariage l’oncle de Michel-Jean-Hugues Péan et c’est ainsi, sans doute, qu’il aurait eu des droits à la casemate.M.Daine, parrain à Québec le 2 août 1730, est désigné: chevalier comte de St-Jean de Latran.Après la cession, il passa en France, reçut en 1765 une pension de 2000 livres, comme reconnaissance de son zèle et de sa probité en Canada et vécut à Blois jusqu’à sa mort avec sa famille (Aegidius Pauteux, Rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1920-1921, p.219). UXK PRETENDUE DOUBL1 BEC.EX £ l’EX DA ISO X i8^o A OLE- Un collectionneur de Canadiana averti.M.Georges L'heureux, s’est levé plus matin que moi, l’un de ces jours derniers, et a pu mettre la main, chez le bouquiniste montréalais Ducharme, sur une brochure extrêmement curieuse dont il est peut-être le seul en ce pays à posséder un exemplaire.Cependant, comme il n'a rien du collectionneur égoïste, il a bien voulu me communiquer son heureuse trouvaille et même me permettre d'en entretenir les lecteurs du Bulletin.Ce n’est ni plus ni moins que le récit des aventures d’un affreux criminel du nom de Shaftesbury dont les exploits auraient eu Montréal et Québec pour théâtre, après Xew-York, et qui aurait fini par être pendu à Québec, avec la compagne de ses forfaits, en juin 1850.La brochure, qui est en anglais, n’a cpte 36 pages inoctavo, et est censée avoir été imprimée à St-Louis Missouri, en 1851, l’année même qui suivit la pendaison des tristes héros qu’elle célèbre.En voici le titre complet: “The terrible deeds of George L.Shaftesbury who killed his own mother and sister, fled from justice by leaping from the Palisades, swimming the Hudson River, and taking refuge in New-York City, where he was joined by the female murderer, Marv Lavine.whom lit1 detected in the act of dragging to the river the body of a man whom she had murdered in one of the dens on Walnut street, in that city; and thev, after passing through the most dark and unparalleled career of crime, were finally both executed in Quebec, June 7, 1850, for the murder of lord Amel and family, hv J.Elli-gen, Queen’s Attorney.St-Louis, Mo; Published by E.E.Barclay & M.Rulison, 1851.” En outre de plusieurs gravures sur hois d’une exécution assez primitive qui illustrent l’ouvrage a la façon sensationnelle de l’époque, la couverture porte une large' vignette représentant les deux complices sur l'échafaud.George Lampanas Shaftesbury était le fils du noble lord anglais du même 110m.Il vint tout enfant aux Etats-Unis avec ses parents qui avaient résolu d’essayer une vie nouvel- le et qui avaient même abandonné à cette occasion leur titre nobiliaire.Dès l’école, il manifesta la nature la plus perverse et inspira les craintes les plus sérieuses sur son avenir.Vers Page de vingt-deux ou vingt-trois ans.il avait déjà à son crédit de tels déportements cpie son père dut se déterminer à lui couper absolument les vivres et à cesser avec lui toutes relations.C’est alors qu'il complota froidement d'assassiner toute sa famille, afin de s’emparer de l’argent que pouvait contenir la maison paternelle.Son projet ne réussit qu’à moitié.Il poignarda sa mère et sa soeur, dans leur lit, après les avoir préalablement endormies au chloroforme, mais il ne parvint qu'à blesser grièvement son père, dont les cris appelèrent juste à temps un domestique.Shaftesbury, poursuivi, se jette dans Y Hudson, du haut des Palisades, et.pendant qu'on le croit noyé, il aborde sur l’autre rive.Pendant qu’il erre la nuit, dans New-York, il aperçoit une jeune fille qui, se croyant seule, tirait après elle un cadavre afin de le jeter dans la rivière.C’était une fille déchue, d’origine française et du nom de Mary bavine, qui venait de tuer dans ses appartements, après l’avoir volé, un fêtard ivrogne.Les deux meurtriers se trouvent face à face et d'un commun accord décident d'unir leurs sorts.Au matin, ils >e trouvent sur le port et ils s engagent tous deux à bord d'un baleinier en partance, Mary Lavine étant, comme on le pense bien, déguisée en homme.Au cours du voyage, Shaftesbury organise une mutinerie, tue le capitaine et ses seconds, et, après avoir simulé un naufrage à l'approche des cotes, aborde à Terreneuve sur un radeau.Avec 1 argent dont il s'est emparé sur le navire, il ouvre à St-Jean une salle de jeu qui fait florès pendant quelque temps, mais qui finit par fatiguer les autorités.Il échappe cependant à la police lors de la descente qu’elle fait chez lui et, toujours avec sa digne complice, il trouve le moyen de s embarquer sur un schooner en destination de Montréal.Dans cette dernière ville, il s'improvise marchand de chevaux, c est-à-dire qu il vend les chevaux que Marv Lavine vole ici et là, grâce à son déguisement d'homme.Une nouvelle .alerte oblige les deux criminels à quitter Montréal et à se réfugier à Québec où les attend enfin le châtiment.Mary Lavine, sous le faux nom de Mary Stuart, entre comme servait- te dans une richissime famille composée de lord et de lady Amel, de deux fils et de 3 tilles.Le plan des deux monstrueux associés est d'assassiner toute la maisonnée et de faire main basse sur tout ce qui se peut emporter de valeurs.Et c’est ce qu’ils exécutent en effet avec une cruauté infernale.Le 3 décembre 1849, pendant la nuit, ils égorgent les uns après les autres les sept membres de la famille, père, mère et enfants, et ils croient avoir caché toute trace de leur crime en mettant le feu à l'habitation et en l’ensevelissant sous les décombres.Quoiqu’on fût surpris de ne pas découvrir dans les ruines avec les autres cadavres celui de la servante, la fausse Mary Stuart, la police croyait toujours à un incendie accidentel, lorsqu’un hasard fit découvrir entre les mains de Shaftesbury un vaisseau d'argent qui avait appartenu à lord Amel.L'arrestation des coupables s'en suivit, et.après un procès qui révéla plusieurs de leurs autres crimes passés, Shaftesbury et Marv Lavine furent condamnés à payer leur dette à la société sur le même échafaud.Leur exécution publique eut lieu à Québec le 7 juin 1850.Il me paraît difficile de rêver carrière de meurtrier plus sensationellc.Georges Lampanas Shaftesbury et Mary Lavine mériteraient de figurer au premier rang parmi nos assassins de choix, et Québec pourrait se glorifier d’avoir vu la fin de leurs terribles exploits.11 11'v a qu'un malheur cependant, et c’est que ni l’un ni l’autre n'ont jamais existé.L’auteur est apparemment un ancien Québécois à St Louis.Il dit se nommer J.Elligen, et avoir été Queen’s At-tornev.Dans les listes d'avocats canadiens d’avant 1850, publiées par l'Almanach de Québec, nous ne trouvons personne de ce nom, qui est évidemment un pseudonyme, peut-être sous forme d'anagramme.J.Elligen.en mal d’imagination, a tout simplement bâti un roman, mais sans le donner comme tel.Afin de donner plus de piquant à son récit, il le suppose vrai, et, assuré que personne n'y ira voir, à cause de la distance, il précise bravement les dates, comme celle de l'exécution qui aurait eu lieu le 7 juin 1850 à Québec et à laquelle il aurait lui-même assisté.Impressionné par cette assurance, nous avouons avoir pris la peine de rechercher si en effet un nommé Shaftesburv — 340 — et une femme du nom de Lavine n’ont pas été exécutés à Québec en 1850.Or, si cela est arrivé, personne ne semble s’en être aperçu à Québec.Il n'en est question dans aucun des journaux de la vieille capitale à cette époque, et pourtant l’événement eût dû avoir un certain retentissement.Inutile de dire qu'il n'v a jamais eu de lord Amel à Québec, quoiqu'il y ait eu et qu’il v ait encore de bons et braves bourgeois du nom de Hamel.Quant à Shaftesbury lui-même, l’auteur s'est beaucoup aventuré en en faisant un fils d’un lord Shaftesburv qui serait venu s’établir aux Etats-Unis après avoir abandonné son titre.La généalogie de la famille de Shaftesburv est bien établie et l’on chercherait en vain un de ses descendants devenu citoyen américain.Sans accorder plus d’importance qu’il ne faut à cette brochure, qui n’est qu’un exemple de la littérature sensationnelle en vogue dans l’ouest américain au milieu du siècle dernier.nous avons cru qu’il n’était pas sans intérêt de signaler son existence, non seulement aux bibliophiles, mais aussi aux annalistes québécois.Akgidm’s Facteux LES DISPARUS Charlcs-habicn l’icottc— Il était fils d'Antoine Picotte, cultivateur, et de Geneviève Bouliac dit Lamontagne, de Saint-Antoine de la Rivière-du-Loup.Il naquit en cet endroit le 28 septembre 1X14 et fut baptisé le même jour.Il étudia la loi sous maître Pierre Bazin, notaire, de la Rivière-du-Loup.Son brevet de cléricature porte la date du 2 janvier 1831.Il subit ses examens aux 1 rois-Rivières, le 23 janvier 1836, devant MM.Edward Bowen et Samuel Gale, juges de la cour du I>anc du Roi.Sa nomination est du 28 du même mois.Francis-J.Audet ARM ES DES LI EX A RD Quand j’ai parlé des armes de la famille Liénard, je me basais sur la photographie donnée dans la Presse, de Montréal, du 15 novembre 1924.C’est la reproduction d’un dessin gravé sur une fourchette en argent, en la possession de la famille Larue, de Xeuville, près Quebec.Cette fourchette, évidemment faite et gravée en h*rance, date du temps du régime français en Canada, et fut la propriété de Jean-Victor Varin de la Mare.Les armes qui v sont reproduites ont certainement été faites d’après un dessin ou modèle accompagné d’un texte descriptif; le graveur n’étant jamais laissé à sa propre initiative.11 va de soi, cependant, que sur la fourchette, la surface est exiguè, et qu'en y plaçant les écus accolés de Marin et de Liénard, avec ornements en plus, il a été impossible d’y faire paraitre tous les traits, mais comment se fait-il alors que l'écu de Marin soit si bien rempli tandis que celui de Liénard l’est moins?(Voir article de la Presse).Ajoutons que dans ce dessin du grand quotidien canadien, le champ de l’écu de Varin et les deux étoiles d'or en chef ne s'accordent pas avec la description qu’en donnent Rietstap, Potier de Courcy et d’Hozier.Mgr Tanguay, dans son Dictionnaire, a dit Jean-Victor Varin originaire du Poitou.Tout en reconnaissant la valeur du Dictionnaire, il faut convenir qu’il contient beaucoup d’erreurs.J'ai trouvé un Varin, à Poitiers, mais il blasonne tout autre que notre officier canadien.Dans Potier de Courcy, Nobiliaire de Bretagne (2e édition, vol.Il, ]>• 4(>9) j’y rencontre le Varin du Colombier (de Rietstap) que mentionne M.Fauteux.Il y est dit sire aussi de Beauval et de Beaupré.Les armes décrites par Courcy, prises dans 1’.Armorial de 1696 de d’Hozier, sont identiques à celles que donne Rietstap.Cependant, voici un détail piquant: Le dessin de la fourchette de Varin porte une couronne de comte! et Courcy dit que les Varin de Bretagne ont été déboutés de leur prétention à la noblesse à la réformation de 1670, et ce n’est qu'en 1775 que l’un d'eux, lieutenant-civil’et criminel de la cour de Rennes, a été anobli ! Courcy fait suivre le nom de Varin comme originaire de Normandie.Il donne ainsi le lieu d’origine de toutes les fa- — 34- mi lies (|iii sont venues en Bretagne.Je le crois exact, parce (|iie en bien des cas j'ai été à même de vérifier ses déclarations.J'ai supposé que la fourchette d'argent a été gravée d’après les ordres de Jean-Victor Yarin.Il devait connaître exactement ses armes et celles des Liénard qu'il accolait; il 'i était pas pour y mettre autre chose, car ses contemporains sen seraient moqués.Depuis, la famille Liénard dite de I Seau jeu a-t-elle modifié ses armes?Un jour, désirant m'informer sur les armes des Lemovne Despins, j'allai voir feu Saint Denis Lemoine.Il me montra un tableau contenant ses armes .accolées a celles des Liénard.C était très bien dessiné, mais pas exact en ce qui concerne les Liénard de Beaujeu.puisque 1 on y taisait figurer celles des princes du Beaujolais.A ma demande où il avait trouvé cela, il me répondit: " M.de Beaujeu; c’est lui qui m’a donné cela.” Il paraît qu il y a une lettre à la Bibliothèque Saint-Sulpice, écrite le 24 août 1842.par M.Saveuse de Beaujeu: P1'1 tant un sceau aux mêmes armes que celles reproduites par 1 abbé Daniel.Le sceau quoique en assez bon état de conservation ne permet pas de trancher définitivement la question quant aux émaux des armoiries des Liénard.” T’ai cité ces quelques lignes du Bulletin d’avril, page 205.pour a jouter que si le sceau de 1842 ne permet pas de trancher dc-jhiitii't ment la question quant aux émaux.alors l’on ne peut procéder là, comme ailleurs, que par conjectures! J ai osé dire que le champ du premier quartier des armes d*-s Lieuai d est d or parce que le chevron est distinctement dessiné d azur, dans la Bresse de 1924, mais c’est également une conjecture, parce que ça pourrait tout aussi bien être d.ugent.Cependant, M.Fauteux assure que le pointillé d’or c-4 très apparent sur les quartiers 1 et 4 d’après le sceau de 1X4J.Moi, je n avais pas cela pour m’orienter ; mon expérience me portait a croire le champ d’or puisque le chevron était d azur et que je me hais a d'autres indices pour conjecturer.A propos du deuxième quartier qui semble lisse à M.bauteux, et.conséquemment d’argent, je dirai ceci: n’est-ce pas là une conjecture, tout autant que la mienne? — 343 — M.Fauteux parle aussi d’une bot dure dans le sceau de 184J.Comme il n'y en a pas dans le dessin de la fourchette, il faut en conclure qu’elle y a été ajoutée plus tard.Si le Bulletin pouvait placer sous les yeux de ses lecteurs ces divers sceaux, il est certain qu’il rendrait service à ceux ipie cela intéresse.Il y a bien des choses dans le blason que l’on n’apprend que par la pratique.Ainsi lorsque l’on dit qu’il y a autant de chances (pie les têtes d’aigles soient d’ast/r qu’il y en a qu’elles soient de sable, je dirai : Non ! parce (pie les aigles de sable sont plus généralement employées, et dans une proportion de 1300 à 1.11 y a beaucoup de choses à dire sur ce sujet.Ce serait peut-être un peu long et tous les lecteurs du Bulletin n’ont probablement pas l’intérêt et le goût que M.Kauteux et moi y portons ! Reois Roy JEAX-BARTISTE GODEFROY DK UXCToT Dans la Famille Godefroy de Toimaneour (p.15) il est dit à propos de Jean-Baptiste Godefroy de Linctot, fils de Jean-Baptiste Godefroy de Linctot et de Marie Leneuf : “ Ne à Trois-Rivicres le 1er avril 1658.“ Il vivait encore en 1681.” Un acte de Romain Becquet, notaire à Québec, nous permet de le retracer un peu plus tard.Le 23 octobre 1687, Jean-Baptiste Godefroy de Linctot, demeurant à Québec, “ sur le point de s’embarquer pour aller demeurer à la coste de l’Acadie ’’, comparaissait devant Becquet et donnait à Barbe de Godefroy, fille de Amador de Godefroy de Saint-Paul, son frère, et de défunte Madeleine Ju-tras, tous les biens qui pourraient lui appartenir au jour de son décès.Jean-Baptiste Godefroy de Linctot a dû mourir en Acadie.P.-G.R. — 344 — LISTE DES REGISTRES DE L'ETAT CIVIL DEPOSES AU BUREAU DU PROTOXOTAIRE DU DISTRICT D'IBERVILLE ( 'atholiques St-Alexandre, de 1851 à 1930 inclus.Sahrevois (Ste-Anne).de 1XX6 à 1930 inclus.St-Athanase, de 1823 à 1930 inclus.St-Biaise, de 18X7 à 1930 inclus.St-Bernard-de-Lacolle, de 1X43 à 1930 inclus.Notre Danie-du-Mont-Cannel, de 1902 à 1930 inclus.Ste-Brigide, de 1X43 à 1930 inclus.St-Cyprien, de 1X23 à 1930 inclus.St-Edouard, de 1X33 à 1930 inclus.St-Georges-de-Henryville, de 1X33 à 1930 inclus.St-Grégoire, de 1X41 à 1930 inclus.St-Jean-l’Evangéliste, de 1X2X à 1930 inclus.Notre I )anie - Auxiliatrice-de-Saint-Jean, de 1906 a 1930 inclus.St-Luc, de 1X01 à 1 «>30 inclus.St-Michel, de 1X54 à 1930 inclus.St-Paul-de-l'Ile-aux-Noix, de 1X9X à 1930 inclus.St-Rémi, de 1X30 à 1930 inclus.Ste-Sabine, de 1888 à 1921 inclus.St-Sébastien, de 1X64 à 1930 inclus.St-Yalentin, de 1X30 à 1930 inclus.Sherrington, de 1849 à 1930 inclus.L’Acadie, de 17X4 à 1930 inclus.St-Edmond, 1930.Protestants Episcopal Congregation St-Rémi, 1X46 à 1X4X inclus., 1857.Sahrevois, de 1848 à 1910 inclus.Sherrington & Uenrysburg.de 1X42 à 1855 inclus.Noyait & Foucault, de 1855 à 1857 inclus.Henry ville, de 1852 à 1856 inclus.L’Acadie, 1X70, 1872 a 1876 inclus. — 345 — Caldwell & Christie Manors, de 1815 à 1851 inclus.Church of England, L Acadie, 1869, 1871, 1888 à 1899 inclus., 1926 a 1930 inclus.Christieville, de 184J à.1930 inclus.St.Johns, de 1817 à 1930 inclus.Lacolle, de 1843 à 1930 inclus.Methodist Church Henrysburg, de 1836 à 1843 inclus., 1848 a 1854 inclus.Sherrington-H einniingford-St-Cvprien, 1847.Lacolle, de 1874 à 1910 inclus.Odelltown, de 1832 à 1930 inclus.St.Johns, de 1842 à 1930 inclus.Baptist Church Grande Ligne, de 1839 à 1930 inclus.Article 53« Code Civil La Cité de St-Jean, de 1921 à 1930 inclus.LES DISPARUS Pierre-Grégoire de Gardics de la Baume de Saint-Pomme — M.de Saint-Romme était lieutenant en pied en France, lorsqu’il passa en Canada, en 1757.avec les recrues (pii avaient été embarquées sur le Robuste, mais faute de l’emploi qu’on lui avait fait espérer, il s’en retourna aussitôt.Malgré les félicitations qu’il reçut sur sa belle conduite dans l’action du Robuste, lorsqu’il avait été attaqué par les Anglais, il n’obtint encore que des promesses et c’est sur la foi de ces promesses qu’on le retrouve en Canada, en 1758, lieutenant de cavalerie.Tanguay (VII, 233) commet la même erreur que notre Journal en le disant capitaine.Il repassa en France, lieutenant.D’après l’Etat des Pensions (III, 378), il obtint une pension en 1762 pour services rendus en qualité de lieutenant des troupes en Canada.Cette même liste nous .apprend qu’il s’appelait Pierre-Grégoire de Gardies de la Baume de Saint-Romme.On ne s’en étonnera pas puisqu’il était de Bergerac et, par conséquent, cadet de Gascogne ( Aegi-dius Fauteux, Rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1920-1921.p.215).' — 340 — REPONSE Michel Bégon (WWil.p.280) — Le comte Du-l'ort de Chevernv rapporte clans ses Mémoires ipie “ M.Bégon, veuf, officier dc la marine, vivait près de sa terre de Chevernv, ” et ce, dit-on, vers 1759- La famille Bégon était originaire de Blois ainsi que celle des Dufort de Chevernv.Eue note de l’éditeur de ces Mémoires embarrasse un lecteur du Bulletin qui signe XXX.Cette note, paraît-il se lit: “Claude-Michel Bégon, écuyer, sieur de la Sestière, capitaine de vaisseau, était le troisième fils de Michel Bégon, intendant de la marine, et de Madeleine Druillon, et le frère cadet de Michel Bégon, intendant du Canada, et de Scipion-Jérûme, évêque de Toul.” L’éditeur commet deux erreurs.Son Claude-Michel est celui qui fut gouverneur des Trois-Rivières et qui mourut en 1748.Il ne pouvait donc pas être aux environs de Blois vers 1759.M.Dufort dit officier de la marine et l’éditeur capitaine de vaisseau.Il y a une différence entre les deux et M.de Chevernv est dans le vrai.Michel Bégon et Madeleine Druillon eurent trois fils: Michel (notre intendant): Scipion-Jérôme (évêque de Toul) et Claude-Michel (gouverneur des Trois-Rivières).Notre intendant décéda en 1747.L’évêque Bégon de Toul, en 1753.Claude-Michel, gouverneur, en 1748.Notre intendant avait épousé Jeanne-Elisabeth de Beau-harnais.Ils n'eurent qu’un tils qui parvint à l’âge adulte: Michel (Ve du nom) né en 1717.Il épousa à Saint-Roch (Paris), le 4 juin, 1743.Marie-Anne-Françoise de Pernot.A cette occasion, il est dit que Michel demeurait d’ordinaire a Blois et depuis quelque temps à Paris, paroisse Saint-Sauveur.Il est mentionné comme tils majeur de Michel Bégon et de défunte dame Jeanne-Elisabeth de Beauharnais.Du ter novembre 1756 au ter novembre 1761, Michel (Ve) dont le père n est plus depuis quatorze ans.passe intendant de la marine a Dunkirko.Conséquemment, vers 1739, d n'habitait pas aux environs de la terre de Cheverny.Après le ter novembre — 347 — il se retira du service avec une pension de douze cents livres, et, il est fort probable qu'il retourna en son pays de Blois.Notre homme était veuf depuis 1748.Ceci concorde avec les Mémoires.M.Bégon étant veuf et officier de la morille.Ces notes sont tirées du Dictionnaire de LaChesnave, de celui de J al, de Y ri unitaire de la Noblesse, de Paris, et de Y Alphabet LajUlard.R F.ois Roy DOREURS SCULPTEURS Au cours de mon article sur les Métiers rares d'autrefois, j’ai mentionné dans le Bulletin de 1930, p.61 1, les doreurs et doreuses dont j’avais alors les noms.Le hasard me met en mains un article de l’ami regretté.Benjamin Suite, qu’il publia dans le Trifluvicn du u niai 1905, pour attirer l’attention “ des antiquaires, des historiens et des artistes en général sur l’église de la paroisse des Trois-Rivières ”, laquelle fut construite en 1715.Après avoir décrit l’intérieur du temple et ses sculptures admirables, il signale ce fait: “ En 1733, on versa 200 francs aux Dames Ursulines pour la dorure du tabernacle.Par la même occasion, la fabrique s’engagea à payer 30 francs, au frère Antoine, récollet, avec l’entente que pendant plusieurs années il ne touchera qu'un léger salaire ”.Et le bon vieil historien ajoute: “ Le frère Antoine m’est inconnu.Est-ce lui qui faisait la sculpture?Celui-là ou un autre, il va sans dire qu'il travaillait pour l’amour de Dieu ”.Pauvre Suite, il ne pouvait prévoir que sa chère belle église, l’une des plus intéressantes de la province, serait détruite par l’incendie en 1908.et qu’il lui survivrait près de quinze ans.Ajoutons qu’en 1787, on confia également la dorure des autels de la paroisse de la Baie St-Antoine aux Dames Ursulines des Trois-Rivières (abbé J.-E.Bellemare, Histoire de Baie Saint-Antoine dite Baic-du-Felrvre) p.(92.E.-Z.Massicottk UNE LETTRE Al' CIIIRURr.lEX JACQUES FRANCE! ERE La lettre dont le texte va suivre, nous a été remise par un des descendants du chirurgien Jacques Franchère, lequel se maria à Québec en 174X et mourut dans cette ville en 1766.Cette lettre fut trouvée en morceaux et elle a été rapiécée tant bien que mal, néanmoins il est possible de la déchiffrer à l’exception de quelques parties de mots qui sont détruits.Connue nous croyons ce document inédit et qu’il fournit plusieurs informations intéressantes sur le Canada, peu de mois avant la prise de Québec, nous avons essayé d’en faire une copie figurée.\1 franchere) A la Rochelle Le 4e mars 1759 a Quebec ) Monsieur, Malgré les mauvais temps que nous avons essuyés entraversée & la rencontre que nous avons faite d'une Escadre ennemie entre nos caps, je suis par la grace de dieu, rendu ala Rochelle en très bonne Santé.Le 30e jour de notre navigation nous étions ala Sonde et alalatitude de nos Per-thuis ( 1) tout prêts a y entrer mais un temps epouventable & contraire nous obligea de nous eloigner duport & nous força de relâcher a S1 Ander (j) en espagne où nous avons débarqué Le 14 xhre de la nous Sommes venus icv par terre où Je Suis arrivé au commencement du cl"’ J'ai trouvé dans toutes nos villes maritime le commerce annéanti: Il ne S’y fait presque aucunes Expeditions pour nos colonies Faute d’Equipages et dassurances.la quantité & L’importance des prises que I Ennemi a faittes Sur nous l'année dn' a Ecrasé la pluspart de nos assureurs et dégoûté Les autres de ce metier.Vous a\es fait très prudemment de ne pus M ordonner devons envoyer cette année pour les fonds que vous mavés remis: le peu que v< us Mordonniés de vous expédier quoi que guerre, tournera Sûrement à votre proffit, puis(|ue je n’ai pu exécuter vos ordres & en voici les raisons; le moindre fret qui ce (1) Sur 1rs cuirs ouest de Krnuee, détroit entre une île et lu terre ferme.N.Larousse.(2) Saut ander, excellent port de la vieille Castille. — 349 — Soit présenté est de 150” acquis & 250'1 pl,le en canada, vous ne vouliés risquer que 260 n Sur quoi II vous faloit 2.B q de vin & pour le moins autant d’Eaudevie, lâchât et le fret acquis auroit dépassé de Beaucoup votre Somme; j’avois cependant ordonné aman commissionnaire de Bourdx d'en faire L'emplaite avec une dne de quarts d’Kaudevie
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