Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juillet 1931, juillet
LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXVII LEVIS - .11 I LL ET 19:51 No 7 PR KM I ER R KCKXSKM EXT XOMIXAK QUEBEC DE (Suite et fin) Notes (î) Mgr François de Laval Montmorency, arrivé à Québec le i(> juin 1659, n’était encore que vicaire apostolique.Il fut nommé évêque de Québec le 1er octobre 1O74.Il se démit de l'évêché de Québec le 24 janvier 1688 et décéda le 6 mai 1708, à l’âge de 85 ans et 6 jours.M.Henry de Bernières était arrivé à Québec en même temps que Mgr de Laval le 16 juin 1659.11 décéda le 3 décembre 1700.M.Charles de Lauzon Charny, tils du gouverneur de Lauzon, fut d’abord marié.Devenu veuf, il se lit recevoir prêtre et repassa en Erance en 1671.Il décéda à La Rochelle après 1689.M.Louis Ango des Maizerets arriva à Québec le 15 septembre 1663.Il décéda au séminaire de Québec le 23 avril 172t.Il avait été supérieur du Séminaire pendant trente-un ans.M.Jean Dudouyt arrivé à Québec dans l'automne de 1662, décéda à Paris le 15 janvier 1088. - 386 - M.Hugues Pommier passa l’hiver de 1663 dans File de Terre-Neuve et arriva à Québec en 1664.Il retourna en France et y mourut vers la tin de 1686.M.Thomas Morel passa dans la Nouvelle-France en 1661.Décédé à Québec le 23 novembre 1687.-M.Germain Morin, premier prêtre canadien, fut ordonné le 29 septembre 1665.Décédé à l'Hôtel-Dieu de Québec le 20 août 1702.Louis Jolliet, le découvreur du Mississipi.En 1666, il était clerc de l’église et laissa la soutane peu après.Claude Carpentier était originaire de Neuville, évêché de Rouen.Il se maria en 1671, s’établit à la Pointe-aux-Trembles et eut une nombreuse famille.Il décéda le 27 février 1709.Pierre Lamperier, croyons-nous, devint domestique des Soeurs rie la Congrégation et décéda à Montréal le 10 janvier 1680.(2) Le Père François Le Mercier était dans la Nouvelle-France depuis 1635.Il laissa h* pays en 1685 et alla mourir, dit-on, aux Antilles.Le Père Claude Dablon était déjà à Tadoussac en 1642.1! était encore dans la Nouvelle-France en 1693.Le I ère Jérome Lalemant était le frère du Père Charles Lalemant et 1 oncle du Père Gabriel Lalemant, martyrisé en J649.II décéda a Québec le 2b janvier 1673.Le I ère Claude Pijart arriva a Québec le 14 juillet 1637.h vivait encore en 1668.Le Père Pierre Chastellain arrivé ici en juin 1636, décéda a la résidence de Québec le 14 août 11)83.Le Père Pierre-Joseph-Marie Chaumonot arriva à Québec le 1er août i!>39- h y décéda le 21 février 1693.Le l ue Claude Bardy arriva ici en même temps que M.de Tracy en 1665.Il retourna en France avec M.de Tracy en 1667.Le I èie I hierry Beschefer arriva à Québec avec le régiment de Carignan en juin 1665.*1 retourna en France en 1691.Le Père Pierre Raffeix passa à Québec en 1663.Il était encore a Québec en 1703. Le Père Julien Garnier arrivé à Québec novice en 1662 fut ordonné le 10 avril et décéda le 16 avril 1705.Le Frère Ambroise Brouart, Broart ou Brouat arriva à Québec en 1641 et retourna en France après 1676.Le Frère Florent Bonnetner arriva à Québec le 14 août 1647 ct décéda au même endroit le 16 août 1683.Le Frère Louis Gaubert arrivé au pays en 1636 décéda à Québec le 20 juillet ié>7 novembre H>ti8.lacqncline Ledoux, veuve de Jacques Grinmt.11 se remaria, en iftyi, à Marie Cartignier.puis à Anne Lai né.veuve de René Bisson.(5) Louis Rouer de \ illeray.originaire de Notre-Da-me-en-Grève, ville d Amboise, évêché de Tours, arriva dans la Nouvelle-France vers-1655.11 joua un beau ré)le ici.A consulter sur lui Louis Louer tic Cilleray, conseiller nu Conseil Souverain, de Pierre-Georges Roy.Nicolas Langlois était tils de Charles Langlois et de Marie Cordier, de Saint-Pierre, évêché de Rouen.11 épousa FIL sabeth Cretel et eut une nombreuse famille.Il décéda à la Pointe-aux-Trembles le 13 octobre 17JI.(6) Jean Juchereau de la Ferté était le fils aîné de Jean Juchereau de Maur.11 fut conseiller au Conseil Souverain.Il fut le père du célèbre Frère Juchereau et de la non moins célèbre Mère Juchereau de Saint-Ignace.A consulter sur Jean Juchereau de la Ferté, la l'amilic Juchereau Duclicsnax de Pierre-Georges Roy.(7) Charles Le Gardeur de Fillv fut membre du Conseil Souverain et décéda le 10 novembre 1 ( >5.De son mariage avec Geneviève Juchereau de Maur.il avait eu quinze enfants.Jean B ray appartenait-il à la famille 1 ’.ray assez répandue aujourd’hui dans la région de Montréal ?Impossible de l'établir.Jean Duval, originaire de Saint-Jacques-du-Mont.évêché de Rouen, se maria à Québec, le 24 octobre 1678, et fut tué par les Iroquois à Laprairie en décembre 1690.Jean Denis se maria vers 11>71 à Geneviève Billot.Gilles Cadiett était-il allié à Charles Cadieu de Courville qu’on voit établi à Beauport vers le même temps?( «S ) Mathieu Damours de Chauffours était fils d’un conseiller an Châtelet de Paris et vint s’établir dans la Nouvelle-France en 1 f>51.11 eut plusieurs fils qui perpétuèrent sa famille sous les noms de Damours, Damours de Chauffours, Damours de Freneuse, Damours de Louvière.Damours de Courberon, Damours de Clignancour, Damours de Plaine, Damours de la Morendière, etc.A consulter sur lui le Bulle-Un des Recherches Historiques, vol.NNNII, p.385. 394 André Parmentier ne resta pas ici.Pierre Lonnac ne s’établit pas, non plus, dans la Nouvelle-France.(9) Louis-Théandre Chartier de Lotbinière fut le premier ancêtre canadien de l’importante famille Chartier de Lotbinière.(10) Jean-Baptiste Peuvret de Mesnu vint ici en 1651.Il fut secrétaire du gouverneur de Lauzon puis notaire et premier greffier du Conseil Souverain.11 décéda à Québec le 22 mai 1697.Pierre Nault est-il le Pierre Nau dit Labrie qui se marie à Québec dans l'été de 1692 ,J Nous voyons aussi un Jean Nau dit Saint-Crespin à Québec dès 1661.Jean Lavallée dit Petit-Jean épousa Marguerite Dus- son.Pierre Odieure ne se perpétua pas dans la Nouvelle-France.Martin Rouffard était de Rouen.Il était venu ici avec son frère Jacques Rouffard qui perpétua le nom.(11) Madame d Ailleboust, née Barbe de Boulogne, est bien connue dans notre histoire.Elle décéda à l’Hôtel-Dieu de Québec le 7 juin 1685.Aimée Chastel était venue de France, en 1658, avec la Soeur Bourgeois.Idle s’attacha au service de madame d’Ail-leboust, qui lui laissa une rente viagère suffisante pour assurer la tranquillité de ses vieux jours.Aimée Chastel décéda à l’Hôtel-Dieu de Québec en 1695.Pasquier Hubert.Aucun renseignement sur ce Pasquier Hubert.Nous ignorons s’il lit souche ici.( 12 ) Marie bavery, veuve de Pierre Le Gardeur de Repentigny, décéda le 30 septembre 1675.C’est à cette pieuse veuve qu on doit 1 établissement de la Confrérie du Saint-Rosaire à Québec.Michel Lamarre était-il le fils de Mathurin Chabot dit Lamarre et de Marie Mésange?Dans ce cas, il n’aurait pu avoir 1 age de 27 ans que lui donne le recensement.Mgr Tanguay mentionne deux Lamarre dans la Nouvelle-France avant 166 6. 395 — (13) Jean-Baptiste Le («ardeur de Repentignv et Marguerite Nicolet eurent une nombreuses famille.La plupart de leurs fils se distinguèrent dans l’armée et leurs filles firent de belles alliances.Nous voyons deux ou trois Pierre Martin à Québec en 1666.Celui (pii nous intéresse doit être Pierre Martin, originaire de Messe, évêché de Poitiers; qui se maria au Chà-teau-Richer.le octobre 1670, à Marie Huot, et qui décéda le 6 décembre 1702.Le Journal des Jésuites parle d'un Pierre Tourmente mais nous ne voyons pas mention de François Tourment après 1 (>70.(14) Mille-Claude Le Barrovs.agent de la Compagnie des Indes Occidentales, était alors en France.Nous croyons qu’il ne revint pas à Québec.Jacques Doublet dit Delisle, originaire de Coignac, évêché de Xaintes, épousa, le 22 janvier 16(17, Marie Bremaille, veuve de Michel Langlois.Il ne paraît pas être resté au pays.Jacques Riffort.Aucun renseignement sur lui.Georges Bert retourna en France.( 15) Nicolas Dupont de Neuville devint membre du Conseil Souverain et décéda à Québec le 2() avril 1716.Consulter sur lui le Bulletin des Recherches Historiques, vol.XNXIIT, p.129.Pierre Buguier.Aucune mention de ce Buguier après 1666.François Gros Matre.Même remarque que pour le précédent.(16) Robert Mosion dit Lamouche était originaire d’Ains, évêché de Poitiers.Il décéda à Québec le 24 novembre 1718.(17) M.Duplessis-Guillemot se noya en novembre 1651.Sa veuve prénommée ici Henriette portait, d’après Mgr Tanguay, le prénom de Etiennette.(18) Charles Bazire, receveur des droits et domaines du roi, était un des citoyens importants de Québec.Il décéda le 15 décembre 1(177.Sa veuve se remaria avec François Provost puis avec le marquis d’Aloigny de la Grois.( 19) Le maître chirurgien Jean Madry est bien connu.Il se noya trois ans plus tard, en se rendant aux Trois-Riviè- res.Son corps fut retrouvé et inhumé au cimetière des Pauvres de l'Hôtel-Dieu de Québec.Madry fut le premier éclie-vin de la v ille de Québec.Mgr Tanguay mentionne deux Dubois avant iftftO mais ni l’un ni l’autre n’avaient le prénom Charles.Charles Bélanger ou Bellanger dût retourner rejoindre sa femtnaen France car nous perdons sa trace après ( 20) Jacques Loyer de la Tour, qui fut d’abord sergent au fort de Québec, était originaire de La Flèche, en Anjou 11 décéda le 3 juillet 1669.Charles Martin dit Montpellier était le fils d’Antoine Martin dit Montpellier et de Denise Sevestre.Guillaume dit Lalemant 11e fit pas souche ici.Isaac La-lemant avait été inhumé à l’Hôtel-Dieu de Québec le ro août 1658.(-*) Pierre Denys de la Ronde était le fils de Simon Denys de la Trinité, originaire de Saint-Vincent de Tours.Il fut le père du célèbre Père Récollet Joseph.Pierre Denys de la Ronde décéda a Québec le 6 juin 1708, et fut inhumé dans l’église des Récollets.François Savin n’est-il pas plutôt François Sativin dit Larose qui se marie à Québec, le 13 octobre 1670, avec Marie Bary?Jacques dit Laverdure est peut-être le Laverdure sans prénom inhumé à Québec le 24 août 1699.( — — ) Claude Charron de la Barre fut un marchand important de Quebec.Il fut le père du Frère Charron de la Barre (pii fonda un ordre de F'rères enseignants à Montréal.Gabriel Dumas eut une fille qui décéda aux Trois-Rivières le 7 juillet 1724.François Dumas devint interprète des Iroquois, lient une nombreuse famille.Relie Pelletier épousa, croyons-nous, en décembre 1679, Marie Auvray.veuve de Jean Hamel.Ce Pelletier était originaire de La Rochelle.< 1-.G Marguerite Couillard, veuve de Nicolas Macard, était la fille de Guillaume Couillard.Fille décéda le 20 avril I705- .Maheu était le tils aîné de Jacques Maheu, originaire du Perche. — 397 — Jacques Jure n’est pas mentionné dans le Dictionnaire généalogique de Mgr Tanguay.Barbe Halle, dont il est question dans les Relations des Jésuites, devint l’épouse, en 1670, de Jean Carrier, dont il est parlé plus haut.(25) Jean Lemire fut l’ancêtre des Lemire de la Baie-du-Febvre.Pierre Y vélin, originaire de Bois-Guillaume, évêché de Rouen.Il se maria, en 1673, avec Marie-Anne Duchemin.Jacques Gaultier épousa Klisabeth-Ursule de Nevers et eut plusieurs enfants.(26) Guillemette-Marie Hébert, veuve de Guillaume Couillard, décéda le 20 octobre HtSq.Jacques Auband.Aucune mention.Laurent Levasseur était le (ils de Jean Levasseur, originaire de Rouen.Il devint un excellent sculpteur.Jean Bernard se maria la même année avec Marie De Bure.(27) Antoine Brassard fut le premier ancêtre de la famille bien connue Brassard Deschenaux.(28) Barthélemy Gaudin décéda à la Pointe-aux-Trem- bles le 19 mars 1697.Nous ignorons si sa famille s'est perpétuée.(29) Denis Derome dit Descarreaux, originaire de l’évêché d'Auxerre.Ancêtre d’une famille nombreuse.Pierre Boubier n’est pas mentionné par Mgr Tanguay.Il n’a pas dû faire souche ici.(30) Michel Pillion, notaire royal, originaire de Saint-Germain l’Auxerrois.Consulter sur lui l'Histoire du notariat de J.-Edmond Roy.Urbain Douesmont n’est pas mentionné par Mgr Tanguay.Klie Voisin était originaire de Saint-Germain-cn-Lave.évêché de Paris.11 épousa, le 15 octobre 1688, Madeleine Larcher.Mathurin Lelièvre s’établit plus tard à Lachine.Il y épousa Marguerite Jasselin et décéda d’hydropisie le 28 décembre 1683. — 398 — Etienne-Jean Pezart était-il de la même famille que le premier seigneur de Champlain, Etienne Pezard de la Touche, originaire de Blois?(31) Charles Amiot était le fils de Philippe Amiot et de Anne Convent.C’est sa veuve qui reçut la concession du lie f de Vincelotte.(32) Pierre Normand dit la Prière, originaire de Saint-Martin de Belesme, évêché de Chartres, devint un citoyen important de Québec.(33) Denis Guyon était le fils de Jean Guyon, un des premiers habitants de Beauport, qui fut amené ici par Robert Giffard.Mathurin Girard n'est pas mentionné par Mgr Tanguay qui, pourtant, donne les noms de plusieurs Girard établis ici avant 1666.(34) Eustache Lambert, marchand bourgeois, décéda à Québec le 6 juillet 1673.Son fils, Eustache Lambert Dumont, marié à l’excentrique Sophia Yanneck, périt dans le naufrage du Saint-François-Xavier en 1691.Thomas Lefebvre apprit le métier de tonnelier et eut une nombreuse famille de son mariage avec Geneviève Pelletier, veuve de Vincent Verdon.Pierre et André Bergereau devaient être le père et le fils.André fut probablement cet André Bergeron qui devint un des premiers colons de Saint-Nicolas.Gabriel Boyferon n'a pas dû faire souche.Nous n’avons rencontré son nom nulle part après 1666.André Robidou dit l'Espagnol, originaire de Galice, évêché de Burgos, en Espagne, est l’ancêtre de la famille Robi-doux répandue aujourd'hui dans la région de Montréal.(35) Toussaint 'Poupin devint par son mariage avec Marguerite Boucher le beau-frère de Pierre Boucher de Grosbois, gouverneur des Trois-Rivières.Il décéda au Châ-teau-Richer le 10 août 1676.(36) Jean Poitras, originaire de Cugan, ville de Clis-son, évêché de Nantes, en Bretagne, eut vingt-six enfants de son mariage avec Marie-Xainte Vivier.(37) Jacques Grimaur est, d’après Mgr Tanguay, Jacques Grimot, originaire de Champigny, évêché de Poitiers. (3^) Jacques Ratté était originaire de Laleu, évêché de La Rochelle.11 décéda à Saint-Laurent de l'ile d’Orléans le io avril 1(599.(39) Jean de Lespinasse fut greffier au greffe et ta-bellionnage de Québec puis notaire.On peut consulter sur lui \’Histoire du notariat de J.-Edmond Roy.(40) Bertrand Chesnay de La Garenne, originaire de Saint-Brieuc, en Bretagne, décéda le K» janvier 1O83.Il est parfois qualifié de sieur de Lothainville.Il fut, en effet, propriétaire du fief de Lothainville.Robert Tourneroche, originaire de Notre-Dame de Cau-debec, évêché de Rouen, décéda à Beaumont le 23 mai 17.22.Anne Gaigneur devait être de la famille de Jean Gai-gneur ou Le Gagneur dit Laframboise.(41) Jeanne Duguay n’était veuve que depuis quelques semaines lors du recensement de 1666.Antoine Le Boësme était mort le 23 avril 1666.(42) Nicolas Marsollet vint à Québec avec Champlain en 1613.Agé de douze ou treize ans, il apprit les langues sauvages et devint interprète.Lors du siège de Québec par les Kirk, sa conduite fut plutôt louche.Il racheta ce manquement par toute une vie d’honnêteté.11 décéda à Québec le 15 mai 1677.Jean Belleville s’établit-il à Québec?11 y eut ici plusieurs Belleville mais beaucoup plus tard.(43) Jacques Bédouin dit Laforge était originaire de Rouen.Il décéda le 23 août 1705.Le recensement le qualifie de taillandier.Il était plutôt tailleur.(44) Louis Fontaine, originaire de Dieppe, qui décéda le 20 février 1681, n’eut pas moins de dix-sept enfants dont trois du même coup.Nicolas Fournier était né à Saint-Etienne de Maran, évêché de La Rochelle.Il décéda à Charlesbourg le 1er novembre 1687.Sa veuve, Marie Hubert, se remaria avec Jean Gachet.(45) Gabriel Lemieux était originaire de Saint-Michel de Rouen.Il ne faut pas le confondre avec Guillaume Lemieux.originaire de Beauport, évêché de Paris, ancêtre de la nombreuse famille Lemieux établie dans les environs de Montréal. — 4°° — (46) Louis Gmillard cle Lespinay, encore un fils de ( îuillaume Couillard.Pierre Cretel décéda à L Islet le 24 décembre toXi.Il ne semble pas s’être marié.(47) Charles Roger des Colombiers fut un clés bienfaiteurs des Récollets.Il fut inhumé dans leur église le t> mai 168 r.Louis Colombe, originaire de Neufbourg, évêché d’K-vreux, s établit a 1 de d’Orléans, où il épousa Jeanne-Marguerite Boucault.Michel Guenet semble être retourné en b'rance.Nous le voyons mentionné nulle part après 1666.(459.(60) Anne Convent, veuve Jacques Maheu.Llle avait été mariée en premières noces a Philippe Amiot, premier ancêtre canadien de la famille de ce nom. — 402 f— Robert Marinet.Rien sur lui.(61) Jacques Sevestre était célibataire.Il décéda le \2 juin 1685.François Hurault originaire de Sainte-Catherine, évêché d Orleans.11 épousa, le 29 octobre 1667, Marguerite Languille.(62) Guillaume Feniou, originaire de Saint-Sauveur, évêché de La Rochelle.Sébastien Nolet né au bourg de Sainte-Pessine, évêché de Luçon.11 s’établit à Beaumont où il décéda le 16 avril 1708.(63) Charles Pallatin dit Lapointe, originaire de Saint-Martin de Paris, décéda a Charlesbourg le 11 février 1704.(64) François Blondeau, originaire de Nantelle, évêché de Sauniur.Il s établit a Charlesbourg.Il fut le premier ancêtre canadien des nombreuses familles Blondeau des environs de Québec.( _ (()5) Ltienne Rageot dit le Lionnais était originaire de Saint-Cvr en Forais.Il se noya a Québec en novembre 1688.J 66) Jacques de la Raue ou de Larue venait de Saint-Rémi de Dieppe.(67) Noël Jérémie de la Montagne.Originaire de Ma-reuille-sur-Oge en Champagne.On peut consulter sur lui le Bulletin des Recherches Historiques, vol.XXX, p.66.( .D»8) Louis Lefebvre dit Battanville, originaire de Saint-Maclou, Rouen.Il était brasseur.( o.R.JL de 1926, p.50), Montgomery assiégeant Québec écrivait à Aaron Hart des Trois-Rivières des lettres par lesquelles il le priait de lui procurer des provisions, surtout du rhum, des couvertures de laine et des poêles.; Les Américains de cette époque considéraient donc l’alcool autrement que leurs descendants du XXe siècle.__Ee 15 septembre 1780, par devant le notaire Fou- cher.la veuve Parent, (née Chaboillez) cède sa maison rue Notre-Dame au perruquier Huguet-Latour.Pour ce, elle ré- — 406 — clame un logement convenable, une nourriture ête, etc.plus, chaque année, 12 pots d’eau-de-vie, 15 pots de vin, 12 lbs de café, 8 lbs de sucre, 6 lbs de chocolat, etc.— Par son testament, en date du Ier octobre 1791, (Papineau) le sieur Charles Le Pallieur, veuf en secondes noces de Louise Roy, décrète qu’il sera donné, chaque année, à Soeur LePallieur, hospitalière, sa vie durant: 14 lbs de café, 14 lbs de sucre fin, 6 lbs de tabac (à priser) et une douzaine de bouteilles de liqueurs ou de vin à son choix.Dans le cahier de notes de Pierre Peaupré, arpenteur, on lit: “ Alexandre Rivât a reçu entre le ter octobre et le 30 novembre 1794: b1 ¦> pintes de rom à Is 6d.19/9 r chop “ “ “ 9e* — 1820, 4 octobre (Bédouin) Pierre Lefebvre et sa femme Amable Sorel, de St-Philippe de Laprairie, donnent à leurs quatre fils, l’ensemble de leurs biens.En retour, les do-nataii es fouiniront aux donateurs, pendant trois ans.480 lbs de lard, " sans tête ’ pattes ni oreilles ” et 200 lbs de bon boeuf; par la suite, on se contentera de 150 lbs.En plus et durant leur vie, les donateurs auront droit à 24 pots de bon 1 hum de Jamaïque, 16 pots de bon vin d’Espagne, 28 lbs de «tfe, 2 lbs de thé vert, 64 lbs de sucre, etc.20 lbs de tabac à fumer pour le père et 8 lbs de tabac en poudre, pour la mère.1836, 12 juin (Jos.Dufresne N.P.) François Poirier et sa.femme donnent leurs biens a leur fils, Narcisse, qui s’oblige envers ses parents, de leur procurer le logement, la nomliture, le vêtement, plus de 2 gallons de rhum dont un gallon au 20 décembre et un gallon, quatre jours avant le mercredi des cendres.tl On aperçoit ici que les donateurs voulaient avoir des ‘ provisions ” pour le temps des fêtes, pour les “ jours gras ” et pour la mi-carême.A propos, 1 honorable P.-J.-O.Chauveau dans son instructif roman: Charles Guérin nous décrit une fête de là mi-carême où il est dit que le brave cultivateur qui reçoit, cette fois-là, offre aux invités ‘‘le coup et la croûte”, ce qui signifiait un souper où tout était servi à profusion: Pâtés, 69 — 407 galettes, tartes, ragoûts, fricassées et crêpes." Le petit coup de rhum de la Jamaïque, n’était pas oublié, et il y avait même à chaque extrémité de la table deux belles carafes pleines d’un vin blanc que le bedeau assura valoir celui dont le curé se servait pour dire sa messe.” Dans cet ouvrage, l’auteur distingué décrit, avec grande précision, les moeurs et coutumes de nos campagnes avant 18^0.On aperçoit donc qu’alors, comme auparavant, le whisky blanc, \e ryc, le gin et le scotch n’avaient pas remplacé, chez le peuple, la liqueur des Antilles.H.-Z.Massicotte questions N’y avait-il pas un sieur Montréal dans le régiment de la Sarre qui passa dans la Nouvelle-France en 175O?Mont.D’après Laffilard, François Amariton fut nommé enseigne au Canada le 1er mai 1696, lieutenant a Plaisance le 1er février 1702, lieutenant au Canada le lei janviei i/ 14» capitaine au Canada le 27 avril 171(1.H sciait nimt le 1, juin 1732.N’y a-t-il pas erreur de Laffilard ici?Je vois que le 10 juin 1733 Marie-Françoise Amariton veuve Mortre, est inhumée à Québec.Paul Lajus, chirurgien, originaire de May, en Béarn, décédé à l’Hôtel-Dieu de Québec le 25 août 1740, était-il le fils du chirurgien Jourdain Lajus qu’on voit établi à Québec dès 1697.Mgr Tanguay donne la liste des vingt-deux enfants de Jourdain Lajus mais il ne mentionne pas le Paul Lajus en question.Paul Lajus n aurait-il pas été plutôt le frère de Jourdain Lajus?De. — 408 — MEMO IR K SUR UES FORTS DE LA NOUVELL1 FRANCE Le Cap Charles Poste à l'entrée du détroit de Belle-Isle, côté du nord, peut produire de cent cinquante à trois cents banques d’huile de loup marin et de 1500 à 2500 peaux; quinze hommes suffisent à l’exploitation de ce poste, la pesche s’y fait en hvver depuis le quinzième novembre jusqu’au six janvier.La Haye des Châteaux Dans le détroit de Belle-Isle, côté du nord, donne à peu près le même produit que le précédent, la pesche s’y fait dans le même temps avec quinze hommes.,St-Modct et la Haye Rouge ( )nt produit six cents barils d’huile et 4800 peaux, peuvent donner annuellement deux à trois cents barriques, il faut pour exploiter ce poste vingt-cinq hommes, la pesche s y fait aussy l’hyver.L'A use à Loup et La Fort-eau , Poste exploité avec douze hommes produit deux cents a deux cents cinquante banques et 2500 peaux, la pêche s’y .*?>’ver conime cy dessus et le printemps du vingt juin au six juillet.Labrador ou la Raye Phelipeau v bài.vjuca ci quatre a cinq mille peaux.S’exploite avec cinquante hommes la (.plt (iu cents Ch ica ta l’eut produire quatre vingts à cent banques d’huile et htm cents peaux, dix hommes en font l’exploitation, la ‘ s y tait du quinze novembre au six janvier. — 409 — La riviere St-, lut pis! in Exploité avec douze hommes, peut produire de cinquante à quatre-vingt banques et quatre a six cents peaux, le temps de la pêche est le même que pour le poste précédent.Gros Mekatina Exploité avec vingt cinq hommes, peut produire de quatre à six cents banques et de 3200 à 4800 peaux, la pêche s’v fait comme dessus.Montayamis Peut produire quatre vingts à cent banques et six cent quarante à huit cents peaux, la pêche s y fait avec six hommes en décembre et janvier.La pêche des postes cy dessus se fait avec des rets tendus à flots: il se tue peu de loups marins.Maingant La principale production de ce poste est la pelleterie, la cpiantité n'en est point fixe puisqu’elle dépend du nombre de sauvages qui y viennent en traite, les pelleteries sont martres, castors, renards, loutres et quelques loups cerviers.Il s’y fait trente à quarante banques d’huile de loup marin que les engagés tuent sur les glaces à coup de fusil.fous les postes précédents sont donnes pat brevet de la Cour à différents particuliers qui les exploitent par eux-mêmes ou qui les afferment.Monsieur Hocquart a pour sa vie la concession du gros Mekatina, e* Monsieur de La forte la survivance du poste de la llrador.Les isles, les islets de Jeremic, Y adoussac Postes appartenant au Domaine du Roy exploité par le directeur du Domaine.Sa principals production est la pelleterie, quelque fois cent a cent cinquante bat iques d huile de loup marin tués sur les glaces: les Anglois de la Laye d 1 lud-son ont de proche en proche communiqué jusqu'à Tadoussac Principus obsta. — 4io — Chicoutimy Poste situé sur le Saguenay, à trente lieues de son embouchure apartenant aussy au Domaine, son revenu est en pelleteries.Tadoussac est l’entrepôt de Chicoutimy, des sept Isles et des Islets de Jérémie; un seul bâtiment suffit à l’exploiter; a Iadoussac il y a un village d’environ cinquante Montagnais, c’est une mission desservie par les Jésuites.Les Sauvages connus dans tous les postes sont les Mon-tagnais qui habitent les hors de la mer et 11e vont que l’hyver dans les bois pour y chasser, environ deux cents hommes, les echectigots ou Cracheurs environ cent vingt hommes, et les rsaskapis ou Outardes repasées, plus de six cents hommes.Les derniers vont le plus loin faire chasse, les uns et les autres ne viennent à la mer que le printemps, ils en repartent cà la hn de juin, les sauvages qui font la traite depuis Mingant jusqu au C ap Charles forment environ cent familles, ils sont res paresseux et l’usage de l’eau de vie en éteindra peu à peu la lace, les Sauvages habitués à Chicoutimy et Tadoussac sont baucoup plus nombreux.Les Eskimaux viennent quelque fois dans les postes, mais ce n est que pour les ravager et faire la guerre aux sauvages de la traite.Observation On ne fait la peche du loup marin que depuis le Cap Uiai .-,US(1U au gros Mekatina, celle de la morue n’v seroit pas moins abondante, l’une ne nuit pas à l’autre.La peche de la baleine y seroit aussy fort abondante, il a taudion faire en automne pareeque alors la baleine trou- lie nnp T°y, mangen da"S ces Parages y est sédentaire, au ' Æ automne elle ne fait que passer, cependant elle peut i-aska 1 Pnn PS depu,s Ies sePl IsIes jusqu’au Cap Mo- foiJh ,,-7î5’ !,n.hati,.ncnt 5000 minots de bled froment, beaucoup d’avoine et de Bled d’Inde, ils semoient autrefois du bled d’automne, mais il en produisoit presque du seigle, on sème maintenant en février et mars, et l’on recueille en juillet, le produit pour le froment est ordinairement de vingt minots pour un.Dans le bourg il peut y avoir cinq cents habitants, il se-roit nécessaire d’encourager les habitants à la culture en leur assurant le débouché de leurs denrées, pour la nourriture des garnisons de la presqu’isle de la rivière aux Boeufs, du fort Machaut, du fort Duquesne, ces vivres couteroient moins au Roy (pie ceux qu’on envoyé de Montréal les frais de transport en sont immenses et leur difficultés pourroit quelque fois rendre incertaine la subsistance de ces garnisons; il fau-droit aussy que les commerçans du Détroit ou autres qui voudraients’y établir en ladite qualité, eussent la liberté de rapporter au Détroit sans payer de congés, les retours des pacquets, lettres de change ou certificats qu’ils apportent à Montréal, tant que cette franchise ne subsistera pas, l'établissement du Détroit languira.Il y a dans ce poste un commandant, un major et plusieurs officiers subalternes.11 est exploité par congés dont le nombre est illimité, il en sort, année commune, entre huit cents et mille pacquets, les Sauvages qui y font la traite sont les Murons de la même famille que ceux de Lorette, nation perfide et contre laquelle il faut sans cesse être sur ses gardes, les Outavais et les 1 on-tevatamis.La Prcsqu’Islc Fort quarré de pieces écarries, situe sur le Lac Fuie.i l’entrée presque d une grande baye denviion une lieue et demie de profondeur sur une demie lieue de large.Ce n’est pas un poste de traite, c est un entrepost nécessaire pour la communication de Niagara au fort Duquesne, il v a un commandant et une garnison. >— 4Z~ — I.c portage de ce fort à celuy de la rivière aux Boeufs est de sept lieues, pendant les hyvers qui sont doux, pluvieux, peu sujets à la neige les transports y sont impraticables, le printemps et l'automne sont dans le même cas, l’été est dans la seule saison où les charettes puissent marcher, les chevaux de selle vont en tout temps, les sauvages en ont beaucoup et leur secours est presque toujours nécessaire à cause de la précipitation avec laquelle on est forcé de faire le portage pour profiter des eaux de la rivière aux Boeufs, à la vérité si les chemins estoient commodes, facilement se passeroit-on des Sauvages.Mais la politique exige qu’on s’en serve en temps de guerre surtout lorsqu ils sont chargés du portage, ils empêchent les nations mal intentionnées de troubler nos transports, d'ailleurs ce qu'ils gagnent par là, joint aux présens qu on leur fait les met en estât d acheter leur nécessaire, sans cette ressource ils s'adresseraient aux Anglois qui les traitent beaucoup mieux que nous ne faisons et il est essentiel qu'ils ne s’apperçoivent pas de cette différence.11 serait aisé d attirer auprès de la presque Isle des sauvages pour s'y établir et former des villages, le terrain y est bon, la chasse et la pêche abondantes.Les Mississagués Qui sont errants dans le Lac Krié s’y fixeraient d’autant plus volontiers qu’ils seraient assurés de trouver auprès du fort les ressources qui leur manquent quand ils en sont éloignes.Les lioquois qui ont un village à Kanonagou, distant de la presque Isle de trente lieues, s’en rapprocheront aussy souvent il leui a fallu recourir a nous pour vivre.Mais pour réussir à former un établissement il faudrait: Premièrement un magasina la Presque Isle abondant en vivres et en marchandises de traite.Deuxièmement abandonner entièrement le portage aux sauvages j avoue qu’on leur paye 6 1.le portage d’un sac pour lequel on n en donne que trois aux François, mais cette différence disparaîtrait bientôt par le tarif des vivres et des mar- chandises et par l’avantage d'un commerce qui bientôt deviendra considérable.Le Chef des Mississagués se nomme Mauvamite et ce-luv des Iroquois Cacite, l’un et l’autre sont fort attachés aux François et ils en ont donné des preuves.Fort de la Rivière aux Boeufs Fort quarré de pieux debout situé sur la rivière de ce nom cette rivière est très navigable le printemps, l’automne et souvent l’hyver, l’été l’eau y est très basse il faut y trainer dans beaucoup d’endroits.Ce fort est uniquement l’entrepost nécessaire pour la belle Rivière, il ne s’y fait point de traite il seroit essentiel de le refaire et de le mettre à l’abri d'un coup de main.Le Fort Machaut Situé à trente lieues du fort de la Rivière aux Boeufs, à la décharge de cette rivière dans l’Ohio, c’est le dernier entrepot pour le fort Duquesne, il faudroit aussi le mettre à Fabry d’un coup de main.Le Fort Duquesne Situé sur ta rive gauche de l’Ohio, au confluent du Ma-lengeulé ce fort est de pièces sur pièces, petit, mal entendu, dominé par deux endroits à la portée du fusil, insoutenable s’il étoit attaqué, il a le nom de fort et il a enrichi celuy qui l’a construit, c'est tout ce qu’il en vouloit, il peut contenir cent cinquante hommes de garnison qu il est difficile de faire subsister, les Illinois ont été leur ressource cette année.Cet établissement est nécessaire pour contenir les Anglais de l’autre côté des apallaches et nous conserver 1 affection des sauvages d’en haut, mais il y faudroit un fort plus respectable et qui peut contenir en tems de guerre cinq a six cents hommes, le pays y est bon, 1 air sain, la terre fertile, j y voudrais des habitants, ils nourriraient la garnison.C’est anssy un poste de traite lequel s exploite par congés donnés gratis jusqu’à présent pour encourager les négociants à y envoyer, on ne saurait donner trop de soin cà ce que les marchandises y soient a bas prix, afin que les sauva- ges trouvant à y faire la traite à bon compte, n’aillent pas chez les Anglois, objet essentiel surtout pour la politique.Les Loups, les Chavanons et les Iroquois viennent en traite à ce Poste depuis son établissement, il en a pu sortir annuellement de deux cent à deux cent cinquante pacquets.Le petit 1’ortage, premier entrepot de Niagara et qui conduit au fort Duquesne, de Niagara, c'est-à-dire du Lac Ontario au Lac Eric et il ne s'y fait point de traite, mêmes réflexions pour ce portage que pour celuy de la Presque Isle, la politique veut qu'on se serve des sauvages pour le faire.Niagara Place fortifiée par Monsieur Pouchot, peut être maintenant regardée comme place très forte pour ce continent surtout elle a de la capacité et est par conséquent susceptible dune bonne et longue deffence on va revestir en pierres ses ouvrages et cette opération est nécessaire pour leur donner de la solidité.Niagara est situé au confluent de la décharge des eaux du Lac Erie dans le Lac Ontario, comme le terrain y est excellent le climat tempéré, la chasse et la pêche abondantes, j’y voudrois des habitans établis en villages, cet établissement et celuy du Détroit dirigés l’un et l’autre par de bonnes lnix sei oient le grenier des pays d’en haut on épargneroit au Roy des sommes immenses, aux Canadiens des voyages pénibles qui les énervent, et le Canada dans la suit te seroit en état de faire une exportation plus forte.Le Ro\ fait le commerce de ce Poste, mais ses employés le régissent mal d’une façon onéreuse pour les sauvages et lucrative seulement pour eux.Il seroit essentiel que le commerce y tut libre, la concurrence' feroit baisser le prix des marchandises de traite et les rendroit abondantes, il faudrait au moins que le Roy ordonnât que les magasins de Niagara it du foi t DuQucsse fussent toujours abondamment garnis et qu’on y donnât les marchandises à bas prix.J ° 'e répété encore, 1 intérêt du commerce n’est pas icv 1 objet essentiel il s'agit de la conservation de la Colonie in-teneuie en nombre dans la proportion de un contre quinze, nous ne pouvons nous soutenir que par l’affection des sauva- — 425 — ges c’est le contre poids qui jusqu’à ce jour a fait pencher la balance en notre faveur, mais ces Sauvages sont éclairés sur leurs intérêts, et l’intérêt de leur traite est le seul qu'ils ayent dans le monde, ils sentent parfaitement combien la traite avec nous leur est onéreuse, et combien ils gagnent à traiter avec les Anglois.Je les ai tous entendus gémir sur la ruine de Chouagen trente lieues de plus à faire ne les arrêteront pas ils porteront leurs pelleteries à Corlar même à Orange et ils accepteront la hache de ceux avec lesquels ils feront un commerce avantageux.Les Sauvages qui viennent en traite à Niagara sont les cinq Nations, les Mississagués et les Loups, il en sort année commune deux cent cinquante à trois cents paquets.Toronto Petit Poste situé au nord du Lac Ontario vis-à-vis Niagara, établi pour empêcher les sauvages du Nord d’aller commercer à Chouagen.Le Roy en fait la traite et y fait donner ainsy qu’à Niagara de l’eau de vie aux sauvages, étrange abus auquel nous forcent, dit-on, les Anglois, parce qu’ils en donnent.Les Sauvages qui y viennent traiter sont les Saulteux et les Mississagués et peut fournir quarante à cinquante pac-quets.Frontenac ou Catarakoin Mauvais fort sur le Lac Ontario qu’il eut été très fa-cheux d’être obligé de defifendre, Chouagen détruit fait sa sûreté.Le Roy fait la traite de ce poste qui fournit environ vingt ou trente pacquets ce sont les Mississagués et les cinq Nations qui y viennent traiter.La Présentation Nouvelle mission établie pour attirer les cinq Nations par Monsieur l’abbé Piquet, sur la rive droite du fleuve Saint-Laurent, à trente lieues de Montréal, il y a maintenant environ cent sauvages qui ont des terres cultivées, des volailles et des bestiaux. — 426 — llya une garnison et un commandant et l’on prétend, je crois avec raison, qu’il vaudroit mieux qu’il n’y en eut pas.Ce poste s’exploite pour le Roy et c’est le seul dans ce cas où l’on ne donne point d’eau de vie.Saint-Régis Nouvelle mission que les Jésuittes tâchent d’établir à la rive droite du lac Saint-François pour y transporter les Sauvages du Sault Saint-Louis.Le Sault Saint-Louis Joly village de Sauvages Iroquois sur la rive droite du fleuve Saint-Laurent, à trois lieues de Montréal, les Iroquois y ont terres labourées, volailles, bestiaux; tous ces Sauvages domiciliés connoissent le mien et le tien et 11’en sont pas plus heureux, ils vont peu en chasse.Cette mission est desservie par les Jésuittes.Nous voicy de retour a Montréal, le voyage est finy, j ay bazardé es réflexions, j'ay fait entrevoir des vé- rités, mon rolle est fini, ce n est pas à moy à réformer (1).FR A N Ç( ) 1 S-CHAR LES DE BOUR LAMA QUE f )n a demandé dans le Bulletin, il y a déjà quelques années, les prénoms de M.de Bourlamaque, qui fut un des principaux lieutenants de Montcalm au Canada.Je trouve ces prénoms dans un ordre de M.de Bourla-niaqiie au sergent Saint-Louis, du régiment de la Reine, daté de 1 île aux Noix le 7 octobre 1759- L’en-tête de cette pièce porte: François-Charles de Bourlamaque, brigadier des ar- mées du Roi, commandant à File aux Noix.” O ) Mémoire non si-jne conservé aux Archives publiques nini.v.loannés Bondar patria nb T-Tirocis interf ctus est.raptn eus uxur Catlinrina Mercier, amho eximae vir-tuti , audio pnulo ante Saeramentis quae saepissime frequentabant, nninti de a.T i*le.Joannes Boudar in coemeteris uni.sepultus est a me Claudius Pijart Soetis.Tesu Saeerdote”.(l’ép.X.-D.) ("est par erreur que Mgr.Tanguay a traduit le mot “Hirocis” (Tro-qtiois) par Humus. — 435 — Fait le 10 juillet 1051.— De Maisonneuve.Plus il est -lu autl.Houdart 0 lbs, à l’acquict de Jean Desroches.(Doc.j'ailloli AA, DD, p.50O).Jean Boudart n’a pas laisse de postérité.Un demi-siècle après, habitait Montréal un Jean Boudor, marchand traiteur.Gilles Trot tier 11 était tils de Jules Trottier et de Catherine Loyseau, des Trois-Rivières." Le 8111e.feurier 1O58 a esté enterre Gilles trottier Interprète de l’habitation aagé d’enuiron 30 ans lequel a laissé par son testament tout ce qu’il pouuoit auoir en ce pays ci à l/Eglise de Montréal ayant receu tous ses sacremens mort à l’hospital.” (Rég.N.-D.) Ni le testament de Gilles Trottier, ni l’inventaire de ses biens 11’ont été conservés.Nous nous contenterons de rapporter les extraits suivants, qui attestent que tous deux, testament et inventaire, ont existé et que l’église fut bénéficiaire.Compe-rendu de Jean Gervaise, marguillier en 1(158: Eaict (aussy) recepte led.Gervaise de la somme de quatre cens quatre Yingts quinze livres prouenant de la Vente des biens meubles de la Succession de dettunct Giles 1 ro-tier Viuant soldat & Interprette dudit lieu.Iceux par luy donnés et dellaissés ;i lad.b.glise par son testament du 1 rente Januier jbi.cinqte.huict cy rapporté auec la vente d’Iceus.Chapitre de reprises ou derniers comptes et non receus.Faict Reprise led.comptable de la somme de Cent bures, contenue En l’inventaire des biens meubles de deffunct Gilles trottier, dette par monsieur de Maisonneuve Gouverneur de lad.tsle.pour une année de ses gages.Et Employée au Chappitre de la Recepte de laquelle some.led.Comptable n’a peu estre payé._ Le 20 mai 1666, Mgr de Laval, évêque de Pétrée, en visite pastorale à Montréal, (quand de Maisonneuve était parti depuis l’année précédente), et allouant les comptes de Pierre Gadois, marguillier en iG(>j.a écrit au bas de cette entrée de 100 Hures, dues par de Maisonneuve, que les marguilliers se transmettaient de l’un à l’autre depuis quatre années: “ Le comptable est deschargé de cette somme que Mr.de Maisonneuve doit.” Dépenses faites à l’acquit de la succession de feu Gilles Trottier : 9 Ihs.payées à Jacques Testard de la Forest, armurier, pour avoir raccommodé les armes dud.défunt: 30 lbs.7 sols à René Besnard dit Hourjolly, le 10 février 1658 ; 18 lbs.au nommé Laroche menuisier; 12 lbs.a Jacques AI il lot dit Laval pour du tabac; 30 sols à Guillaume Chartier tailleur; 15 s°ls à Jacques Archambault; 67 sols à la “Communauté des Habitants”; 100 sols à Jacques Langlois-Lachapelle syndic; 9 lbs à Louis de Lasaudraye; 12 lbs a Gabriel Celles-Duclos, d’après clause testamentaire; 6 lbs a 15 sols pour le cercueil et l’ouvereure delà fosse ; Dépense totale \ j\ lbs.7 sols.Bénéfice net en faveur de l’église 323 lbs.13 sols.(Arch.N.-D., A—13).Jacques Boivin Jacques Boivin dit Panse, né vers 1607, de la paroisse de Ste-Colombe, près de Laflèche, était fils de Jacques Boivin et de Jacquine I Manne; arriva avec la recrue de 1653; s’était engagé comme défricheur et avait reçu 75 lbs.du gouverneur de Maisonneuve en avancement de ses gages.(Massi-cotte, Antiq.X—190, Paillon, II—535).Le 14 septembre 1663, Jacques Boivin faisait son testament devant Basset, en ces termes d'après les documents Paillon : but présent en sa personne Jacques Boivin y demeurant (a Montréal) lequel désirant que partie de ses biens qu’il a I>lu a Dieu lui départir en ce monde (î) fussent & demeurent annexés au service de 1 )ieu, a ledit Jacques Boivin, de sa pure & libéralle \ olonté fait donnation à cause de mort & (I) I* ancien terrier des seigneurs ne mentionne pas «Jacques Uoivin comme proprietaire dans le vieux Montréal. 437 — entre vifs à la fabrique de L’Eglise parroissialle dudit lieu de Ville marie, la moitié de tous et un chacun les biens meubles & immeubles que ledit diminuteur sera trouvé saisi à l’heure de son trépas à lui appartenant en cette Isle de Montréal à la charge de payer et acquitter la moitié des deptes que ledit donnateur pourra devoir au jour de son décés.et prier Dieu pour le repos de son ame; et le même jour, Ledit Donnateur, n’ayant aucun heritier en ce pays, donne l’autre moitié à Jacques Dessonnet, âgé de deux ans et demi, fils de Lierre Dessonnet et de Ma-thurine I )esbordes.Ce testament de Jacques Boivin n’eut pas son effet, du moins on ce qui regarde l’église.La santé du testateur, si elle fut débile à l'époque du testament, s’améliora et lui permit de-vivre encore de longues années.Le 17 novembre 1665, Boivin épousait a Notre-Dame Marguerite Blois, fille de Jacques Blois et de Françoise Masson, de S.-Julien, de Laferte-Bernard, Maine.A ce maiiage, les parents de Boivin sont dits résider à Corsé, en Anjou.Jacques Boivin décéda à Montréal le ->4 juillet 1 704.âgé de 97 ans.Sa bru, Françoise Lorin, veuve de Michel Boivin, lui fit faire des funérailles pour une somme de 18 IDs.Ignace Gamelin, marguillier en 1704, ne mentionne aucune recette provenant de la succession de Jacques Boi\in.F11 1668 (Claude Robutel marguillier), il est mention de Jacques Boivin.qui travailla comme manoeuvre à la construction de l'église paroissiale.Louis Fontaine Il arriva avec la recrue de 1653; s'était engagé à St-Nazaire comme défricheur et scieur de long; avait déclaré devant le notaire Belliotte avoir reçu 68 11 >s.en avancement sur ses gages (Massicotte, Antiquarian, X 190).Il est différent d’un autre Louis Fontaine, pilote de Québec, confondu par Mgr 1 anguay et a qui il attiibue vingt-un enfants.Louis bontaiue de Montieal semble ctic demeuré célibataire.Le 6 septembre 1661, Louis Fontaine dit le petit Louis, rédigeait son testament en présence du notaire Basset. — 438 — Pardeuant & & fut put.en sa personne Louis Fontaine habitant, \ demeurant (a \ ille-Marie) lequel de sa pure & liberalle \ olonté a fait Donnation perpétuelle Ht Irrévocable de tous & chacun Les meubles qui seront trouués à Iheu-re de son Decedz à luv appartenant à la fabrique de l’Eglise parroissialle dud.Villemarie, à ce put.et acceptant, pour & au nom de lad.fabrique, Mtre Jehan Geruaise marguillier de lad.parroisse en charge l’année présente, Led.Don perpétuel & Irrévocable que led.Donnateur charge de payer & acquicter par lad.fabrique la moityé de toute & chacune les debtes que led.Donnateur pourroit debuoir au jour de sond.Decehs.a la réserve des droicts seigneuriaux qui pourroient estre deubs aux seigneurs de lad.Isle, pour raison de ses Immeubles, desquels II a chargé Louis pichard (i) son fil-leuil pat \ ne donnation qu II luy a faite ce même jour de sesd.Immeubles sans toutesfois que lad.acceptaon.cS: Donnation desd.Meubles faite par led.sieur geruaise esd.noms, puisse préjudicier à la Renonciaon.d’icelle que led.sieur n’accepte esd.noms qu’en cette Considéraon.qu’ils se Réserve êc & Promettant & obligeant Renonceant.Fait et passé aud.\ illemarie en lad.Isle, en lestude du Nore.le septiesme jour de Sepbre.mil Six Cent Soixante & Vn après Midy en pnee.des sieurs Pierre Gadoys et Charles Le Moyne soubsi-gnez auec lesd.sieurs geruaise, led.Donnateur avant dit déclare ne scauoir escrire ni signer de ce Enquis suiuant Lord-~ *’¦ Sad°ys- Jehan Geruaise, Basset Nore.(Archives Louis Fontaine ne devait mourir que vingt années plus tard.1 Le vintième de Feurier mil six cent quatre vint un la ans Fontaine de la paroisse de ville Marie âgé denuiron ^ ans en la Maison des filles de la Congrégaon.Nre.Dame est decede en la Communion de nre.Mère Ste.Eglise duquel le cors a ete ,nhnnié au Cimetière de l’Eglise de lad.paroisse lut tue ]»«»i les Irocjunis le 14 nout 1661 l.i,wfr°n:ainP ni’Pelé Loui» ™ baptême «le son filleul Louis ¦ai, p.109).Il mourut le 7 septembre 1699. — 439 après setre iceluy confessé à Mr.Soüart I’retre du Séminaire de Montréal et receu le très S.viatique et l’Extreme onction par mes mains.C.Trouué ptre, Ranuyer, P.” Jean Fremont Curé (Rég.X.-D.) Pendant le laps de vingt années, les circonstances durent bien changer, et Fontaine dut faire un autre testament; puisque le compte-rendu du marguillier de l’année i(>Xi ne mentionne aucune recette provenant de la succession de Louis Fontaine.Pierre Lefebvre Le 1er feuvrier 1659 a esté enterré Pierre le febure viuant boulanger aagé d’enuiron 24 ans mort à L’hospital après auoir receu tous les sacremens et a laissé tout son bien à L’Eglise par son testament.(Registre sépult.X.-D.1659).Lefebvre, qui exerçait à Montréal le métier de boulanger, s’était engagé comme défricheur à la Compagnie clés Associés de laquelle il avait reçu 103 lbs; et avait fait partie de la recrue de 1653.Son testament n’a pas été conservé, mais les archives de l’Eglise X.-D.démontrent que cette dernière a bien été la bénéficiaire du testateur.Compte-rendu de Jean Gervaise marguillier en 1661.Faict Recepte de la somme de deux cent trente deux livres Vnze sols six deniers, deue par Monsieur Le gouverneur pour et à l’acquict de deflfunct Pierre Le feure.Faict Recepte de la somme de troi scens quatre Vingts Six liures quatre sols neuf deniers, restant des biens meubles de deflfunct pierre le feure dit la pierre, comme 11 Se Voit par Le Compte cv rapporté, à la Charge de Reprendre sur Monsr.Le gouuerneur de ce lieu la somme 23- lbs, 11 s.7 d.par luv deue and.deflfunct comme 11 appert par sa promesse de lad.somme, en date du 21e.mars 1659.Fait aussi recepte de quarante liuict sols deus par Mond.sieur le gouuerneur pour et à l’acquict du petit La-brie, qu’il debuoit à la succession de deflfunct pierre le febure de laquelle 11 na peu estre payé.Compte-rendu de Pierre Gadois marguillier en 1662. — 440 I )e spoil se de deux lim es payées à Urbain Baudreau dit (iraveline comme porte verge de la paroisse pour avoir as-s’sté aux services & messes dittes aux Intentions de deffunct pierre le febure.l,a succession de ce dernier fut avantageuse à l’église, puisque il n'appert pas qu’il y eut autre dépense pour les funérailles et messes du défunt ni le paiement d’aucune dette./’ierre taurin Nous ne connaissons rien de sa famille, de son lieu d’origine, de son âge, ni de la date de son arrivée à Ville-Marie.Nous connaissons pourtant (ju’il venait de Normandie, «pi il fut capturé par les Iroquois le 24 mars i66j, qu’il institua 1 Eglise héritière de ses biens; et on apprit le 21 juin suivant (|u il «avait été victime des Iroquois.l’ierre Cam in dit le Grand-Pierre est différent de Pierre Chauvin, originaire de Solesme, Anjou, lequel épousa Marthe Autreuil en 1P58, et mourut à St-François, Isle Té-sus en 1704.’ J Moins heureux (jue plusieurs autres colons de Ville-Marie, aussi prisonniers, mais qui réussirent à s’échapper, è auvin dut être brûlé à petit feu, comme il en avait été menacé.Ce sont ces compagnons de captivité qui, de retour dans leurs ramilles, témoignèrent officiellement touchant les dernières volontés de Pierre Cauvin.• “ lc p°usiesme Jour Doctobre Mil six Cents soixante et \ n apres nndy, Cest Présenté au greffe et Tabellionnage deXilleinane Isle de Montréal pays de la Nouvelle france Michel I arroissien, de Présent y demeurant, Natif de la Ville de Saumeur pays Datijou, parroisse Sainct Pierre aagé de vingt sept ans ou Knuiron, Lequel de son bon gré franche \ "'onte.a Dit et déclaré (|ue l'hiver de lannée présente, ay.ant Este pris par les Hyroquois, Et estant destenu prison-mer au \ 1 liage des Saunages Nommez Anontagavronons II auroit ouv dire au Nommé Yrbain Tessier dit la Vigne (1) -, ' 1 X lla." - 1 ,l,llil1 Tester, 2, seize minots seulement, et valant
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.