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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1931-08, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES ;s Historiques VOL.XXXVII LEVIS — AOUT 1931 No 8 LES GRANDS YOYERS DE 1667 A 1842 Ce qu’était le grand voyer Le grand voyer, sous le régime français, était chargé de la construction et de la réfection des routes.V est lui qui déterminait l.es alignements de ces mêmes routes après avoir entendu et pris l’avis des intéressés.Dans les villes, le, grand voyer donnait l'alignement des maisons, voyait a lu réfection des pavés, à l'apposition des gouttières, des auvents et des enseignes, etc.Il avait le droit de faire démolir les maisons construites en contravention des lois ou qui pouvaient être un danger pour la vie des passants._ Quand une route était nécessaire dans une paroisse, le grand voyer se rendait sur les lieux, entendait les intéressés, puis dressait procès-verbal ou ordonnance.Les travaux ordonnés par le grand voyer se faisaient par coi\ées.Le grand voyer s’occupait aussi de la construction et de la réparation des ponts sur le domaine du roi ou encore sur celui du seigneur., .En France, sous l’ancien régime, les corvees devinrent des charges très onéreuses pour les paysans.Ici, les autorités de la colonie et les seigneurs n’abusèrent pas des corvées.C’est bien là la meilleure preuve que nos habitants n eurent pas à se plaindre sur ce point.Avec leur dispositions atavi- 848971 — 450 ques pour les procès, ils auraient certainement porté leur cause devant le Conseil Souverain si on les avait molestés.En général, les grands voyers n’eurent pas besoin d’avoir recours au gouverneur ni à l’intendant pour faire exécuter leurs procès-verbaux.Les habitants se prêtaient d’assez bonne grâce a l’établissement des routes et à leur réparation.Grands voyers de la Nouvelle-France 1 René Robineau de Bécancour baron de Portneuf — Le premier grand voyer de la Nouvelle-France fut René Robineau de llécancour.Ses lettres de provisions lui furent données par la Compagnie des Indes Occidentales, le 29 mars 1667.Elles furent enregistrées par le Conseil Souverain le 21 août 1668.René Robineau de Bécancour, baron de Portneuf, décéda à Québec le 12 décembre 1699.2 Pierre Robineau de Bécancour, baron de Portneuf— Le 24 mai 1689, le roi de France accordait à Pierre Robineau de Bécancour des lettres de provisions pour exercer la charge de grand voyer de la Nouvelle-France, “en l’absence et en survivance du sieur de Bécancour, son père.” Ces lettres de provisions furent enregistrées par ordre du Conseil Souverain, le 13 février 1690- Pierre Robineau de Bécancour, baron de Portneuf, décéda à Bécancour le 14 juin 1729.3 Jean-Eustachc Fanoullicr de Boisclerc >— Le io avril 173L Ie roi de b rance accordait à M.Lanoullier de Boisclerc des lettres de provisions pour remplacer le sieur de Bécancour, décédé, comme grand voyer de la Nouvelle-France.Les lettres de provisions de M.Lanoullier de Boisclerc furent enregistrées au Conseil Supérieur le 20 août 1731.Il exei ça sa charge pendant près de vingt ans avec beaucoup d efficacité.M.Lanoullier de Boisclerc décéda à Québec le 25 novembre 1750.4 Fouis Fleury de la Gorgeiidicre — Le 27 novembre 1750, 1 intendant Bigot accordait une commission au sieur de la Gorgendiere pour exercer la charge de grand voyer, va- — 45' — cante par la mort de M.Lanoullier de Boisclerc, “sous le lion plaisir de Sa Majesté et jusques à ce qu’il lui plû d’y pourvoir".M.Fleury de la Gorgendière ne reçut pas de lettres de prvisi44 et Antoine de la Barre, seigneur du Jardin déjà motionnés par A.B.C.(B.R.H., XXXVII, 351), on peut encoie signaler, parmi ceux de ce nom qui ont vécu au Canada, François Charon de la Barre, le célèbre fondateur des reres Hospitaliers, et Jean-Michel de Roy, chevalier, sieur de La Barre, ur lui et non pas pour ses bureaux.Je suis avec respect, Monseigneur, Votre très humble et très obéissant serviteur, Montcalm P.S.— Je viens Monseigneur de voir la promotion de la Marine, et il nous reste qu’à vous témoigner ma re-connoissance d’avoir bien voulu procurer à Monsieur de Montcalm St Véran son avancement.Je vous demande la continuation de votre protection pour lui et pour moi (1).(1) Archives du Canada, série C li a, vol.102, p.308. LE SCULPTEUR LEVASSEUR ET SA FAMILLE Aux pages 184 et 185 du B.R.H.de 19- et aux pages 538 et 539 (1° l’année 1928, j ai eu l’occasion de publier les quelques notes que j avais alors sur Noël Levasseur.Depuis, le hasard me procure une lettre et un contrat qui me paraissent intéressants à divers points de vue.Le premier document est une lettre, datée de Québec, dans laquelle Noel Levasseur montre tout le chagrin que lui cause la conduite d un de ses (ils, à qui, cependant, ii ne veut que du bien.Le vieil artiste s’exprime de façon émouvante: A Monsieur François Filliau Dubois, Me Menuisier, A Montréal.A Québec ce 15 juliet 174=;.Monsieur, J ai L honneur de répondre à Celle que vous m’avez fait le plaisir de m écrire par laquelle vous m’apprenez que mon fils est Ché vous, je vous remercie du bon aceuille que vous luv avez fait a notre Considération, je souhaite quil soit Constan dan la volonté quil a daprendre la minuiserie avec \ ous, je cousant quil sengage a vous au Condissions Enoncé dans votre lettre que je vous renvois et que vous represente-rée à Celuy qui fera Langagement susdit: que vous le trete-rez et Entretiendrez en bon père de famille, je laisse à votre Confiance de luy donner son entretien ou trante livres par Chaque année, je Compte que vous luv donnerez quelque mo-mans pour lire et écrire et dessiner et que vous veillerez sur sa conduite Comme sil vous apartenoit afin quil fréquante les Eglises et les sacremens et quil ne ante point les hivrognes et Les libertins, sil a besoint de papier pour Ecrire et designer, je luv en envoyeré sitôt que je sauré quil demeurera *Ché vous et que vous me donnerez de bon témoignage de Son apli-cation, je vous prie de vous metre à ma place en Cette occasion, de luv parler en père, de luy faire sentir le droit que jai de loublier pour le punir des déplaisirs quil madonné jus- — 497 — que à présent, il me quitte dans le temp que je suis seul et que j’ai besoin d’aide il pouroit aprandre avec mov tout Ce quil peut aprendre allieurs et c|uelque Chosses de plus, il na jamais voulue profité de mes Conseilles non plus que de ceux de sa mère.Jespére que dieu lui fera la grace destre plus sage à lavenir et quil profitera des votre et de Ceux de votre Epouse à qui je prent la liberté de le recommander, je vous prie de luy Cacher les bontés que jai encorre pour luy et de ne luy faire Connoitre que du resentiment pour sa mauvaise Conduite à mon Egare, j’atan de vos nouvelles par les premières ocasions et suis très parfaitement avec Considération, Monsieur, Votre très humble serviteur, Lkvasski r, Sculpteur.Certififié véritable par le S' filiau du Mois Me Menuisier de Cette ville et deluy et de Nous Nores soussigné paraphé Nevarietur au dessir et pour demeurer annexé à lacté de L’Engagement du Nommé René Michel La vasseur Endatte de Ce Jour fait à Montréal Ce huit septembre Mil Sept Cens Quarante Cinq, françois filliau dubois ADhémar F.Simonnet * * * Voici maintenant l’acte dressé par le notaire Simonnet : Le 8e 7bre 1745 Apprentissage de René Michel Levasseur à françois Filiau Dubois.Pardevant Les Notaires Royaux de la Ville et Jurisdiction Royalle de Montréal y Résidants Soussignés fut Présent René Michel Le Vasseur, fils de Sr Noël Le vasseur Me Sculteur de la ville de Québec Le dit René Michel Le vasseur de présent en cette ville, Lequel du Consentement dudit Sr Le vasseur Son Père Suivant Lettre Missive du Quinze Juil- — 498 — let dernier, Escritte à Sieur français filiau du Bois, Me menuisier de Cette ville, y demeurant Rue Ste thérèse, en Sa maison Seize audit Lieu, aussy à Ce présent, lequel Nous a présenté la ditto Lettre dudit Sr Le vasseur Père pour demeurer annexé à Ces présente, pour y avoir Recour Sy besoin est ainsy qu’une autre Lettre aussy Escrite par ledit Sr filiau Dubois audit Sr Le vasseur en datte du vingt Neuf juin aussy dernier Renvoyée par ledit Sr Le vasseur audit Sr filiau Le tout Certifié véritable par ledit Sr Dubois et de Luy et de nous No’re paraphé Ne varietur, au désir des présente et au moyen du Consentement dudit Sr Le vasseur Cy dessus Esnoncé, quil donne audit le vasseur Son fils Comme dit est Ledit Le vasseur fils âgé de vingt deux ans, a par Ces présentes.Reconnue et Confessé Sestre Engagé et Engage En qualité Dapprentif pour Quatre année audit Sr filiau Dubois acceptant, pendant ledit tems le dit Levasseur En sa ditto Qualité dapprentif, auquel il promet et Soblige Luv montrer Et Enseigner, pendant le dit tems, Son métier de Menuisier et La marchandise dont il Se mesle.Sans luy Rien Cacher et Ce autant que ledit Levasseur fils aura des dispositions pour apprendre le dit métier, le traitter doucement et humainement Comme il Convient, de le Nourrir, Loger, Coucher, Chauffer, Comme ils se Nourrissent Eux même, Luv faire Blanchir Son Linge et faire Racommoder Ses hardes et Linges, et Ledit apprentif Se fournira La matière pour se faire Racommoder, Comme aussv ledit Sr Dubois promet et Soblige de payer audit Le vasseur, Son apprentif, par chacune année La Somme de trente Six Livres Seulement, pour Son Entretien pendant le dit tems, et de Sa part, ledit Le vasseur apprentif Soblige dobéir audit Sr filiau Du Bois son maître ou autre Représentant Sa personne tant dans le dedans Que le dehors de sa Maison En tout Ce qui Luy Sera Commandée de Licitte et honneste Sans pouvoir pendant le dit tems Sabsanter pour aller demeurer ailleurs Chercher le profit dudit Sr Son maître Eviter Son domage et len avertir Sîl vient à Sa Connoissance Sera tenu ledit apprentif De Rendre Le tems quil aura perdu Soit par Maladie ou autrement au dit Sr Son maître, à la fin des présentes.Car ainsi &c promettant, &c obligeant, &c Renonceant, &c.fait et passé audit 499 — mont real Es Estude des dits No’res Soussignez L’an mil Sept Cens Quarante Cinq Le huitième Jour de Septembre après midv et ont Signés Lecture faitte Suivant Lordce.Adhémar rene michel le vasseur francois tilliau dubois fr Simonnet No’re Royal * * * J ignore si René-Michel se conforma à toutes les conditions de son contrat et s il devint maître menuisier, mais Algr 1 anguay, dans son Dictionnaire, signale que le sus-dit Levasseur fils se maria a,Saint-Ours, le 29 janvier 1753 et qu’il vécût à Sorel jusqu en 1758 au moins.LTne question pour finir: René-Michel serait-il le grand'père de ce Noël Levas-seui, né à S.-Michel d \amaska (près Sorel), en 1799, et qui se classa parmi les traiteurs fameux de l’Ouest, si l’on sen rapporte aux ouvrages de l’honorable Joseph Tassé et du R.P.Morice?' E.-Z.Massicotte QUESTIONS Mazas dit que le 26 avril 1760 la croix de Saint-Louis fut accordée aux capitaine de Maizière, Croizille de Courtemanche, de Gannes, le chevalier de la Roche-Yernay, Jacau de Fiedmont, Monin de Yaucoret, servant au Canada.Quel est ce Monin de \ aucoret mentionné ici ?Miles A l’acte de mariage de Pierre Gervais et de Marie-Anne Plain, a Québec, le 19 octobre 1665, on mentionne comme rémoins “ les sieurs de Modère, Balac et de La Fontaine, tous officiers de M.de Tracy.” Connaissez-vous ces trois officiers militaires?Milice — 5oo — BOUGAINVILLE ET LE GARDE-MAGASIN DE VIENNE (1) Le 4 juin 1756, M.de Bougainville écrit à son frère : " Nous sommes restés quinze jours dans cette capitale et j’y ai logé chez de Vienne.Il m’a parfaitement bien reçu : lui, sa femme et sa belle-mère m’ont gâté en me donnant trop mes aises.Il est fort bien ici ; sa maison est une des plus jolies et des mieux meublées de Québec, et j'ai eu le plaisir de voir qu’il y est aimé et estimé de tout le monde.J’excepte toutefois un certain homme qui, je crois, à cause du cousinage me fait assez mauvaise mine.J’écris à ce sujet à Mme Hérault des détails qu’elle vous communiquera et vous lui expliquerez aussi ce qui regarde l’affaire de Vienne.Je voudrais fort qu’on pût lui rendre service là-bas.Il le mérite de toutes façons.” Le 26 août 1756, M.de Bougainville écrit à son frère : " De Vienne est enfin garde-magasin de Québec.Mr l’intendant vient de lui donner cette place, Claverie étant mort.Je l’en ai remercié en votre nom et au mien.Je suis charmé de cette affaire car j’aime fort notre cousin qui, par sa conduite, mérite que l’on s’intéresse à lui.” Le 9 novembre 1757.M.de Bougainville écrit à son frère : " l’arrive enfin à Québec, mon cher frère, sur eau, à pied, en cahotante, et j’ai fait mon entrée dans la capitale en charrette.C’est ainsi qu’n voyage dans ce pays-ci.Je suis logé chez de Vienne qui est en fonction de garde-magasin que Mr l’intendant lui a donnée, comme je vous l’ai déjà mandé.Il s'agit de lui faire expédier le brevet de la place.Mr l’intendant m’a bien dit qu’il la demandait à la cour mais qu’il serait bien fait de le solliciter là-bas.Te me recommande à cet égard à toute votre amitié pour un parent qui la mérite et que je suis fort heureux d’avoir trouvé ici.Mr Bigot ne lui a point parlé du brevet d’écrivain de la marine que vous me mandez avoir obtenu pour (1) A consulter sur François-Joseph tie Vienne une étude de Mgr Amé-dée Gosselin dans le Rapport de VarehirUte de la province de (Juchée pour 1922-1923.pp.407 et seq. lui.J’en ignore la raison.Il faut que vous ne l’ayez obtenu que depuis que l’état du Roi de cette année a été arrêté et envoyé.Eclaircissez un peu cet article et voyez si cette conjoncture est vraie ou si le silence sur ce brevet est volontaire.De Vienne pense avec raison qu’il ne faut pas lui envoyer son neveu au printemps.Il courrait risque d’être pris et de souffrir beaucoup dans les prisons d’Angleterre.D’ailleurs, tout est ici d’un prix inconcevable et vraisemblablement la cherté ne fera qu’augmenter la campagne prochaine.Il faut aussi beaucoup d’égards pour le public qui a surtout trouvé mauvais que le Sr Claverie, prédécesseur de de Vienne, eût placé ses parents au magasin aussitôt après qu’il en eut été nommé garde.Je vous prie d’en parler à mes cousines qui, sans doute, trouveront comme nous qu’il est à propos de différer le voyage de Duffrayé.” Le 3 juillet 1757, V.de Bougainville écrit à son frère : “ J’ai passé trois mois de l’hiver chez de \ ienne.Je ne saurais en dire trop de bien.Bon père, bon mari, grand travailleur, honnête homme, délicat sur la probité, il a l’estime générale et la mérite.Je l’ai prévenu sur l’arrivée de son neveu.Il a reçu cette nouvelle de fort bonne grâce et il fera tout ce qui dépendra de lui pour ce jeune homme.” Le 17 septembre 1757, M.de Bougainville écrit à son frère : “ Duffrayé est reconnu pour neveu, logé chez son oncle et placé dans son bureau.La chose s’est faite de la meilleure grâce du monde, et je suis a cet égard fort content de de Vienne.Je pense avoir obtenu de Mr 1 intendant qu’il demanderait pour lui à la fin de cette année un brevet d’écrivain principal et qu’il en écrirait a notre maman.Comme ce ne sera que par les derniers bâtiments qu’il le demandera, je vous en préviens afin que vous prépariez les voies.Ce serait un grand coup et décisif pour la fortune de de Vienne qui, en vérité, mérite de la faire et est un bon serviteur à donner au roi.” , ., Le 9 novembre 1757, M.de Bougainville écrit a sa protectrice, Mme Hérault de Séchelles : 502 — " C'est encore moi, ma chère maman, et pour vous demander encore quelque chose ; mais pourquoi aimez-vous a rendre service ?Je suis ici logé chez un parent dont, à coup sûr, mon frère vous aura parlé.Son moindre mérite est d'avoir de votre enfant des soins qui passent l'imagination.Il sert ici le Roi depuis 20 ans et tout le monde attestera qu'il le sert bien et avec une probité d'autant plus louable dans ce pays qu'il résiste à l’occasion et à l'exemple.Mr Bigot m’avait d'abord promis de demander pour lui cette année un brevet d’écrivain principal.La place qu'il occupe est augmentée de deux tiers de travail par notre arrivée et diminuée des deux tiers du revenu par l'établissement du munitionnaire général.Depuis.Mr Bigot a changé d'avis, parce que la Cour n’a pas envoyé cette année les graces demandées en 1756 et que ce retard semble dépendre d’en demander des nouvelles ; mais il m a protesté que l'année prochaine il solliciterait le brevet et qu il vous adresserait par le ministre à ce sujet (sic).Un seul mot de vous, ma chère maman, à Mr Bigot, qui lui ferait connaître que vous vous intéressez à de Vienne, le déterminerait à me tenir parole.S’il demande ce brevet, il l'obtiendra et si vous lui écrivez que vous le désirez il le demandera, je le connais et j’ose en repondre.Pardon, mille fois pardon, ma chère maman, mais le sujet pour lequel je vous prie de vous intéresser est un de ceux qui dans la rade sert le mieux le Roi, et le bien du service exige qu'il soit avancé, Mr Bigot me l'a dit cent fois." Le 12 août 1758, l’intendant Bigot écrit à Mme Lle-rault de Sechelle : T ai reçu la letre dont vous m’avez honoré le 25 mars en faveur de M.de \ ienne.Il suffit, madame, que vou- vous intéressiez à ce qui le regarde pour que j’aie l'honneur de rendre compte cà Mr de Moras de son mérite et de ses talents.Je le ferai avec d’autant plus de plaisir que Mr de Vienne remplit avec distinction l’emploi qu’il occupe et que c'est un très bon sujet.Je demanderai à ce ministre son avancement par les derniers navires et j’aurai 1 honneur de vous en informer : vous serez ( ?) en même temps d appuyer et de solliciter ma demande.” — 503 — JEAN-GUILLAUME-CHARLES DE PLANTA VIT DE MARGO N, COMTE DE LA PAUSE Né à Pézénas le 14 août 1721, Jean-Guillaume-Charles de Plantavit de Margon, appartenait à l’ancienne famille des Plantavit, originaire de Toscane, établie en France au temps de Charles-Quint.M.de Plantavit de Margon fît ses premières armes dans la guerre de Elandres et des Pays-Bas en qualité de cadet.11 fut ensuite en garnison dans File de Ré.Il remplissait alors les fonctions d'aide maréchal des logis au régiment de Guyenne.C'est de l’île de Ré que le régiment de Guyenne partit pour aller s’embarquer pour la Nouvelle-France, en 1755.Notons que M.de Plantavit de Margon était plutôt connu alors sous le titre de chevalier de la Pause.Ses états de service, lors de son arrivée à Québec en juin 1755, étaient : enseigne, octobre 1742 ; lieutenant, 9 août 1746 ; aide-major, 8 août 1747 ; capitaine au régiment de Guyenne, 4 août 1751.Le chevalier de la Pause était un ami du chevalier de Lévis et celui-ci, lorsqu’il en eut la chance, le choisit comme chef de son état-major.A son retour en France, en 1760, le chevalier de la Pause reçut la croix de Saint-Louis.M.de Lévis, dans son “ Etat des grâces demandées ”, fait un bel éloge de M.de la Pause.“ Cet officier, dit-il, avait mérité depuis plus de cinq ans que feu M.le marquis de Montcalm demanda pour lui le grade de colonel avec la plus vive insistance ; il n’a cessé ainsi que moi, depuis de la réitérer.Il a mérité et mérite les plus grands éloges : il a été très utile au Canada dans toutes les opérations, chargé toujours des grands détails, servi deux campagnes comme aide-maréchal des logis, la première sur des lettres de M.de Montcalm et la seconde sur celles de la Cour.Je crois qu’il est du bien du service de le mettre dans la route des premiers emplois, et de ne pas le laisser inutile, étant propre à tout ce qu’on voudra l’employer.Il a l’expérience, les talents et la naissance — 504 — pour mériter un régiment et non les moyens pour l’acheter.Dix-sept ans de service ou presque, du deuxième bataillon ; toujours servi en qualité d’aide-major, excepté deux ans ; il reste sans emploi, celui qu’il avait dans Guyenne ayant été remplacé.” Le roi se rendit à la demande du chevalier de Lévis et M.de la Pause fut promu colonel le 10 février 1761.Quelques années plus tard, Louis X V1 accorda à M.de la Pause le titre de comte et le grade de maréchal de camp.Il se retira alors dans ses terres, partageant son temps entre sa propriété de la Heaume et sa maison de Pézénas.Arrêté pendant la Révolution, il put sortir de prison à la chute de Robespierre.Le comte de la Pause décéda à Pézénas le 9 mars 1804, dans la maison même où il était né.11 fut inhumé le surlendemain à la Heaume, près de Roujan.Il n’eut pas de service religieux parce qu’il n’y avait pas alors dans la contrée de prêtres non assermentés.Ce qui est une bonne note en sa faveur.Le comte de la Pause ne s’était pas marié (1).M.Thomas Chapais dit du chevalier de la Pause, dans Le marquis de Montcalm : “Il fit toutes les campagnes du Canada de 1755 à 1760.Il assista à presque toutes les opérations, à presque tous les principaux faits d’armes.Il fut chargé de missions ardues, dont il s’acquitta avec honneur.Vingt fois, Montcalm et Lévis rendirent témoignage à son activité et à ses ressources.Durant son séjour au Canada, il écrivit un journal et une foule de mémoires relatifs aux événements auxquels il prenait part, aux combats et aux sièges où il était présent.Ces papiers précieux ont été heureusement conservés.” QUESTION Où et quand mourut Daniel Migeon de la Gauchetière, capitaine dans les troupes du détachement de la marine ?_________ A.B.C.(1) Les notes qui précèdent sont empruntées à la brochure de AI.TTu-bert Vitalis, Ch.de Plantavit de Harpon, comte de ta Panne. 505 — Cü R R ESPON DA X C K E X T RE L’HOXOR A BEE LOUIS DE SALABERRY ET SES SOEURS, RELIGIEUSES A L'HOPITAL GEXERAL DE QUEBEC Hôpital-Général, près Québec, 4 décembre 1775.Je viens de recevoir, cher enfant, une de tes lettres du 22e de novembre.C’est Punique depuis ton départ de Québec.Je viens de faire diligence pour faire parvenir celle de ta chère tante, ainsi que celle de Madame Dal-bergaty.Que de grâces à rendre au Seigneur, mon cher Sala-berry ! il ne faut pas cesser de l’en remercier : si c’est un crime d’être ingrat envers les hommes, on devient bien plus criminel à l’être envers Dieu.Je ne cesse, cher ami, de lui témoigner ma reconnaissance de nous avoir conservé un cher petit frère que nous aimons plus que nous mêmes.Te voilà hors de dangers à tous égards, il est vrai que tu l’as bien gagné et d’une façon bien distinguée, tu t’es acquis l’estime de tous les Braves Gens, c’est un apanage que je mets au dessus de la fortune qui ne peut te manquer.Nous ignorions ta seconde blessure, le récit est capable de faire évanouir de douleur, nous en avons été toutes deux malades.Nous avons été faites prisonnières, le jeudi 16e de novembre, par la troupe de Mr Arnold qui est venu par la Nouvelle-Bause.Et le 18e au soir il mouva sa garde pour la camper plus loin de notre Maison qui alloit être bien incommodée par les canons de la ville : par ce moyen, mon cher ami, nous sommes en suretées, non seulement notre hôpital, mais encore tous nos biens : semblablement à la ville de Montréal, nous nous sommes rendus, sans tirer un coup de fusil ; cela n’est pas surprenant, des Religieuses qui aiment la paix, la souhaite ardemment en tous lieux : mais tu m’avoueras qu’il est honteux qu’une ville se rende sans figurer un peu : je crois ou’il n’en sera pas ainsi de celle de Québec.Si vos vain- — 506 — queurs deviennent les nôtres, ils y acqueront plus de gloire, car je crois qu’ils auront beaucoup de peine à y pénétrer, la ville n'étant remplie que de gens déterminés à vaincre ou périr.Donne nous de tes nouvelles autant qu’il sera possible.Sainte-Catherine t’embrasse mil fois ainsi que ta tendre soeur.Saint-Michel Tu ne parles point de Madame Belêtre, fais lui nos très humbles remerciements pour les attentions qu’elle a eues pour toi.Fais aussi bien des complimens de notre part à Melle Marie-Anne Douville, qui a eu l’attention de nous donner de tes nouvelles autant qu'elle la put.Xous l’aimerons toujours de tout notre coeur.Il est à propos, cher ami, que tu écrives à Mr l’Abbé de Rigauville, tu as autant d’obligation à ce cher cousin qu’à son frère, fais ton possible pour lui donner des nouvelles., Des assurances de respects à ton attentive hospitalière de notre part.Xous la supplions de tout notre coeur de te servir de soeur en notre place.Monsieur de Salaberrv, à l’Hotel-Dieu de Mont-réal, à Mont-réal.Hôpital Général, près Québec, 12 décembre 1775.J'ai déjà accusé la réception des lettres du 22e de novembre.Celles du 12e du même mois, me sont encore parvenues sous l’adresse de Mr le Docteur Mabane.Je n'ai pu lui faire parvenir, parce que notre communication avec la ville est toute afaite interrompue depuis le cinq du courrant que nous avons été reprises.Tu peux m’ad-dresser toutes tes lettres je les ferai parvenir chez ta chère tante sans difficultés, on ne nous en fait aucunes pour nous laisser passer et vacquer à nos affaires dans nos campagnes voisines.Donnes-nous des nouvelles de ta chère santé autant qu il te sera possible.Ah que je voudrais bien te voir, cher enfant, je ne me flatte pas que ce soit de sitôt.Nous voyons de notre maison toutes les opérations du siège : il est étonnant que de part et d’autres on puisse soutenir aux froids qui commencent à se faire sentir rudement.Fais mil assurances de respect de notre part à ton attentive et respectable hospitalière ainsi qu’à Madame Bélestre, et des amitiés sans fin à Melle Marie Anne Dou-ville dit que sa soeur Saint Amable se porte bien.La mère Supérieure et toutes celles de notre com.té que tu connois te font leurs complimens et ont été sensiblement touchées au récit de tes malheurs, ainsi que Mesdes Gaultier, Depleine, Duchesnay, Delle Degoutin.Mr l’abbé de Rigauville me prie de ne le point oublier, il t’embrasse de tout son coeur, ne manque pas, je te prie, de lui écrire, tu lui dois cette politesse à tous égards, tu aurais dû commencer par lui.Mais il faut, mon cher petit frère, réparer cela le plutôt qu’il sera possible.Je suis très inquiète de la santé de notre cher oncle.Où est-il 1 Sainte-Catherine t’embrasse un million de fois et dit souvent ainsi que moi qu’elle voudrait bien soigner son cher et tendre frère.Tu ne dois pas avoir de doute sur de tels sentimens qui ne sont suggérés que par la tendresse et la sincérité de l'amitié de ton affectionnée soeur.Saint-Michel.R.Sr Apoticairesse.I fopital de Mont-réal, 17 décembre 1775.Ma chère petite soeur, Voici la soeur Danis, ma bonne hospitalière, qui me charge de vous présenter ses complimens.Elle vous prie de dire à madame Sainte-Amable : premièrement de lui écrire, s’il est possible.Vous êtes chargée en second lieu de l’assurer que ma bonne soeur Danio se porte tout-à-fait bien, ainsi que les Dames Douville.On peut dire que les Dames de Mont-réal sont d’une charité exemplaire, et charmantes pour ces pauvres guerriers dangereusement blessés.Nous avons eu le plaisir d’être veillés par Melle Douville — Je l'appelle La Québequoise.C’est celle que vous avez connue.Si vous ne la connaissiez, je vous di- — 508 — rais comme nous la trouvons aimable.La Soeur Danio salue ma cousine Sainte-Ignace, et moi je lui réitère mes assurances d’amitié et de respect.La Soeur Guillou —A partir de 1906 (Manquent de 1909 à 1925 inclus).Pctite-Rivicrc Saint-François — A partir de 1773- Pointe-au-Pic — A partir de 1912.Pointc-aux-Outardcs — Année 1904 seulement.Romaine — 1895 seulement. Rivière Pentecôte — A partir de 1886 (Manquent de 1887 à 1905).Rivière Saint-Jean — A partir de 1905 (Manquent 1906 et 1907).Rivière-au-Tonncrre — A partir de 1898.Sacré-Coeur — A partir de 1887.Sainte-Agnès — A partir de 1833.Saint-Fidèle — A partir de 1855.Saint-Firmin — A partir de 190t.Saint-II Horion — A partir de 1865.Saint-Irenée — A partir de 1843.Saint-Placide — A partir de 1884.Saint-Simeon — A partir de 1874.Saint-Urbain — A partir de 1827.Sept-Iles — A partir de 1893 (Manque 1896).Shelter Pay — A partir de 1926.Tadoussac — A partir de 1863.Missions catholiques et protestantes Harrington (Hamilton) Harbour, on the Labrador Territory — Registres des années 1926, 1927, 1928 et 1929.Church (if England: Pointe-au-Pic, Murray Bay, Cap à l’Aigle, Tadoussac, Eboulements, Clarke City, Pointe-aux-Esquimaux.Années 1908, 1912, 1919, 1920, 1924, 1926, 1927, 1928 et 1929.Saguenay — 1740.Mission protestante de la Côte Nord — 1910 seulement Eglise presbytérienne de Port-au-Persil.Années 1907, 1908, 1909, 1912, 1913 et 1914.Sainte-Zoé de l’Anse à l’Eau, etc.Années 1846, 1847 et 1848.Tadoussac, Bergeronnes, Escoumains, Portneuf, etc.— Années 1849, 1853, 1854, 1855 et 1856.Pointe-au-Pic.Année 1914.Pointe-aux-Esquimaux.Années 1861 et 1862.Sept-Iles — Registre spécial de 1884.Postes du Roi et seigneurie de Mingan — Années 1815, 1816, 1845, !846, 1849, '850, 1851, 1853, 1854, 1855, 1856, 1857, 1858, 1859 et i860.Saint-Jérôme de Matane, Sainte-Anne des Monts, Pointe des Monts, etc.— Années 1847, 1848 et 1849.
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