Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 novembre 1931, novembre
LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXVII LEVIS, NOVEMBRE 1931 Xo.11 LA FAMILLE DAZEMARD DE LUSIGNAN (Suite et fin) Appendice Acte de mariage de Paul-Louis Dazemard de Lusianan et de et de Jeanne Babic (Champlain, 5 février 1689) Le cinquième de février de l’année mil six cent quatre vingt neuf, après la publication de trois bans entre monsieur Paul-Louis de Lusignan écr commandant d’une compagnie de la marine, fils de messire Pierre Alexandre de Lusignan, édifier, et de Anne Tiebaut Lefebvre ses père et mère de la paroisse St Bartelemy de la Rochelle, d’une part et Teanne Babie, fille de feu Jacques Babie et Jeanne Dandonneau.ses père et mère, de la paroisse de Champlain, évêché de Québec, d’autre part, ne s’étant trouvé aucun empêchement légitime, ie soussigné prêtre curé de Champlain, ai reçu leur mutuel consentement par parole de présent et leur ai donné la bénédiction nuntiale dans la forme de notre mère la Ste Eglise en présence de François Lefebvre équier, sr du Plessis, de Rav-mond Biaise, écuyer, sr de Bergères, Christophe Pufros écuyer, sr de la Jemmerais, et de Léon.écuver.et de Lacroix tous les témoins ont signé de ce interpellé suivant l’ordonnance., François Duplessis Teanne Babie De la Gemmerais des Bergères 642 — Acte de mariage de Claude Pauperet et de Jeanne Babie, veuve de Paul-Bonis Dazemard de Lusignan (C hamplain, 3 février 1700) Ce jourd hui troisième du mois de février de l’année mil sept cent, je pi être curé de Notre Dame de Champlain soussigné, vu la dispense de trois bans de mariage entre Michel Claude Pauperet marchand bourgeois de Québec et Marie Jeanne de Lusignan veuve de Paul Louis de Lusignan capitaine d’une compagnie dans le détachement de la marine donné par Monseigneur l’évêque de Québec comme il appert par la lettic ci-jointe, certifie avoir pris leur mutuel consentement de mariage selon les règles de notre mère la sainte église en présence de Jean Léger de Lagrange, marchand de Québec, Jacques 1 hilippeau, Jacques Brisler, et autres parents et .unis lesquels ont signé ces jour et an que dessus suivant l’ordonnance.Pauperet Jeanne Babie Léger de Lagrange J.Phelippeau J* T*1 islei L.Godfroi, Ptre, curé Acte de sépulture de Mme de Lusignan, remariée à M.Pauperet (Québec, 4 janvier 1703) , Le quatrième jour du mois de janvier de l’an 1703, a été inhumée, dans cette église paroissiale Jeanne Babie f.du Sr I aupei et bourgeois marchand, âgée de trente trois ans après avoii 1 eçu les sacrements de pénitence viatique et extrême onction en présence de Jean du Breuil, Jacques Michelon et autres témoins.François Dupré Acte de mariage de Paul-Louis Dazemard de Lusignan et de Madeleine-Marguerite Bouat (Montréal\ 18 janvier 1722) .Le 18e janvier 1722 après la bublication (sic ) d’un ban je soussigné prêtre Curé de \ ille marie et grand Vicaire de monseigneur L’Evesque de Québec ayant accordé la dispence des deux autres bancs après avoir pris le mutuel consentement par paroles, (le l’un et de l’autre parties de présent de Paul-Louis Dazemard Ecuyer Sieur de Lusignan Enseigne d’une Compagnie du détachement de la marine âgé de 31 ans, fils de feu Paul Louis Dazemard Ecuyer Sieur de Lusignant Vivant Capitaine dune Compagnie des troupes, et de marie jeanne Babv son épouze de cette paroisse d’une part et de demoiselle marguerite Bouat âgée de 21 ans, fille de Mr Mtre Marie I’ouat Conseiller du Roy et son Lieutenant général civil et Criminel en la juridiction Royal de montréal et de dame madeleine dumont son épouse de cette paroisse d’autre part les av mariés selon la forme prescrite par la Ste Eglise, présence du sieur françois marie Bouat père de l’épouse de jacque Le Ber Ecuyer Sieur de Senneville capitaine d’une Compagnie du détachement de la marine de Mtre Pierre Raimbault conseiller du Roy et son procureur dans la juridiction Royal de montréal de Constantin le marchand Ecuyer Sieur de Lignery capitaine d’une Compagnie dud.détachement de la marine de Mr Remon Baby marchand de cette ville et de plusieurs autres parents et amis des parties, Lusignant margueritte Bouat, Bouat, Lignery, Baby, Senneville, P.Raimbault, Priât \ i-caire.Acte de sépulture de Paul-Louis Dazemard de Lusignan (Québec, 4 septembre 1764) Le quatre septembre mil sept cent soixante quatre a été inhumé Mre Paul Dazemar écuyer sieur de Lusignan, chevalier de l’ordre militaire et royal de St-Louis, capitaine d’infanterie en ce pais, décédé le deux du dit mois, muni des sacrements de l'église, âgé de soixante-treize ans.Etaient présents Mrs de Lanaudière, Bellot et de Meloizes, aussi chevaliers de Saint-Louis, et anciens capitaines dans le détachement des troupes de la marine et de beaucoup d’autres personnes de toute condition.J.Fél.Récher, curé de Québec Acte de naissance de Louis Dazemard de Lusignan (Montréal, 6 juin 1723 ) Le sixième jour de juin de lan mil sept cent vint et trois a esté baptizé Louis né du même jour fils de Mr Paul Louis Lusignan écuer officier d'une compagnie des troupes de la marine et de mademoiselle Marie Magdeleine Boet son épouse.Le parein a esté le sieur Raymond Baby et demoiselle Louise Boet a esté la mareine qui ont signés de ce enquis suivant l’ordonnance.Lusignan R.Baby Louise Bouat J.G.Du Lescoat ptre ind Acte de sépulture de Louis Dascmard de Lusignan (Montreal.24 jancier 1724) Le vint et quatrième janvier lan mil sept cent vint et quatre a esté inhumé dans le cimetière proche l’église le corps de Louis Lusignan âgé d environ huict mois fils de Paul Louis Lusignan et de Marie Magdeleine Boet son épouse les témoings ont esté Mr Navetier prêtre et N.Bourdet bedau qui a signé de ce enquis suivant l’ordonnance.Navetier Bourdet J.G.du Lescoat ptre Acte de naissance de Louis Dascniard de Lusignan (Québec, 10 septembre 1728) Le dixiesme septembre mil sept cent vingt huit par nous soussigné curé de Québec a été baptisé Louis né sur la minuit précédente du légitime mariage de Paul Louis Daze-mard escuyer Sr de Lusignan officier des troupes de sa Majesté et de dame Magdeleine Marguerite Bouat le parein a été piciie françois de Rigaut chevalier seigneur de Vaudreuil capitaine d'une compagnie des troupes de Sa Majesté la ma-remc demoiselle Marie Thérèse Bouat ainsy signé Rigaud de Vaudreuil, 1 hérèse Bouat Lusignan, et Boullard.Acte de sépulture de Louis Dazcmard de Lusignan (Sainte-Foy, 11 octobre 1728) .onze octobre de la présente année iay enterré dans le cimetiere de notre dame de foy un en fan de monsieur de Lusignan, enseigne du détachement de la marine.Le prevost prestre — 645 — Acte de naissance de Madeleine-Angélique Daaemard de Lusignan (Québec, 20 octobre 1729) Le vintième octobre mil sept cent vingt neuf par Nous curé de Québec a été baptisée Magdeleine Angélique née le d.jour du légitime mariage de Mr Paul Louis Dazemar Ecuyer Sieur de Luzignan officier des troupes de Sa Majesté demeurant à Québec le parrein a été Monsr Mr François Daine coner secrétaire du Roy greffier en chef du conseil Supérieur de Québec et la marreine dame Marie Angélique de Lotbinière épouze de Mr Demeloize officier dans les troupes du détachement de la marine soussignez signé Lusignan, Daine, A.Chartier Desmeloize, Boullard.Acte de sépulture de Madeleine-Angélique Dasemard de Lusignan (Québec, 3 novembre 1729) Le troisième jour de novembre mil sept cent vingt neuf par nous soussigné curé de Québec a été inhumée dans le cimetière de cette paroisse Magdeleine Angélique fille du Sr Paul Adhémar Sr Duline (sic) décédée le jour précédent âgée de quatorze jours présent François Rouillard qui a déclaré ne scavoir signer.Signé Boullard.Acte de naissance de Charlotte Madeleine Dazemar d de Lusignan (Québec, 28 janvier 1733) Lan mil sept cent trente trois le vingt-huite janvier par nous prestre chanoine soussigné faisant les fonctions curialles a esté baptisée Charlotte Magdeleine née ce jourdhuy antre minuit et une heure fille de Paul Louis Dazemard Escuyer Sr de Lusignan officier des troupes du détachement de la marine entretenues pour le service du Roy en ce pays et de dame Marguerite Magdeleine Rouât son épouze légitime.Le parein a esté haut et puissant seigneur Monseigneur.Charles marquis de Beauharnois commandant de l’ordre militaire de St Louis gouverneur et lieutenant général pour le Roy en toute la nouvelle france et la mareine dame Jeanne Louise Bouat épouze de M.François Daine cones secrétaire du Roy greffier en chef du Conseil supérieur de la nouvelle france lesquels ont signés avec nous.Acte de naissance de Cillcs-l ’ictor Dasemard de Lusignan (Québec, 15 juin 1734) Le quinzième juin mil sept cent trente quatre par nous prêtre chanoine soussigné a été baptisé Gilles Victor né d’au-jourd'huv fils de Paul Louis d’Azemar écuyer sieur de Lusignan officier des troupes de la marine en ce pays et aide major des ville et chateau de Québec et de Dame Marguerite Madel eine Bouat son épouse de cette paroisse.Le parrein a été Monsieur Hocquart Chr conseiller du Roy en ses conseils intendant de justice police et finance en ce pays représenté par Mr maître Jean Victor Varin écuver sieur de La Mare conseiller au conseil supérieur et contrôleur de la marine en ce pays et la marreine Dame Marie Claire de la Gorgendière épouse de Monsr Tachereau trésorier de la marine lesquels ont signé.Lusignan Varin Taschereau Lagorgendière taschereau Beaujeu De varin lusignan fils le gardeur beauvais de léry Dechaillon Plante ptre.Acte de naissance de Marie-Madeleine Dasemard de Lusignan (Québec, 23 novembre 1735) Lan mil sept cent trente cinq le vingt trois novembre a esté baptisé dans l’église paroissiale de Québec par nous Eus-taclie Chartier de Lotbinière coner au conel supérieur de Québec et archidiacre de Québec Marie Madeleine née de ce jour fille de Paul Louis Dazmar escuier sr de Lusignan lieu- Pusignan Chaussegros de Lérv Thérèse Bouat D’Esglis Cugnet Peau Delivaudière Cor ru Prêtre Beauharnois Bouat daine Daine Plante ptre — 647 — tenant d’une des compagnies du dettachement de la marine entretenues pour le service du Roy en ce pays et (le dame Marguerite Madeleine Boat son épouse nous soussigné avons nommé le dit enfant et la maraine a esté damoiselle Marie Françoise Chartier de Lotbinière laquelle a signé avec nous les jour et an susdits.M, F.Chartier de Lotbinière Chartier de Lotbinière, archid.de Québec Acte etc naissance de Chartotte-Gcncvicve-Madcleine Dascmard de Lusignan (Québec, 20 août 1739) Le vingte aoust mil sept cent trente neuf par nous pres-tre chanoine y faisant les fonctions curiales en cette paroisse a été baptisé Charlotte Geneviève Magdelaine née d’hier fille de Paul Louis Dazemard écuyer sr de Lusignan lieutenant d’une compagnie du détachement de la marine et de dame Madelaine Marguerite Bouatte son épouse.Le parain a été haut et puissant seigneur monseigneur Charles marquis de Beauharnois commandeur de l’ordre royal et militaire de St Louis et gouverneur général en toute la nouvelle france.La maraine dame Geneviève de Ramezay veuve de Mr de Boihé-bert vivant capitaine d’une compagnie du détachement de la marine qui ont signé avec le père et nous Beauharnois Lusignan Ramezay de Boihébert Pean de Livaudière Dechaillons Chaussegros de Lery Auber Chretien Le Chasseur Plante ptre.Acte de sépulture de Madclcinc-Charlottc-Genevicvc Dazc-mard de Lusignan (Saint-Laurent de l'ile d'Orléans, 28 août 1739) Le vingt huit du mois d’aoust de mil sept cent trente neuf a été inhumée dans le cimetière de St Laurent par Nous soussigné un enfant de Mr de Lusignan et demoiselle Boete sa légitime épouse.La dite inhumation faitte en présence de Joseph Chabot lequel a déclaré ne scavoir signé de ce requis selon l’ord.Fe Martel Ptre ‘¦Ietc de naissance de Madeleine-Françoise Dasemard de Lusignan ( Québec, 28 avril 1743) Le vingt huitième avril mil sept cent quarante trois par nous prêtre soussigné a été baptisée Magdeleine Françoise née du jour précédent du légitime mariage de Mr Paul Daze-mard Ecuyer Sr de Lusignan lieutenant d’une compagnie du détachement de la marine et de dame Marguerite Magdeleine Louât le parrein a été Mr François Marie Louât et la ma-reinne dame Charlotte Louise Petit épouse de Mr Dumont lieutenant dans les dittes troupes lesquels ont signé avec nous et Mr Louis Antoine de Lusignan frère de l’enfant.Lusignan Petit Dumont Louattaine Lusignan fils lainé Marquiron prêtre Acte de mariage de François Desauniers Desruisseau Bel-cour et de Marie-, lune Dazcmard de Lusignan ( Québec, IX juin 1764 ) Le dix-huit juin mil sept cens soixante quatre sur la dispense de trois bans accordée le seize du dt mois par Mr Friand vicaire général du diocèse en faveur de M.Desruisseaux Relcom- et Madlle De Luzignan, ne connoissant aucun empêchement au dit mariage du dit sieur François Desauniers Desruisseaux Lelcour, natif de la paroisse de Latis-can, demeurant en cette ville, tils de feu sieur Jean-Laptiste Desauniers Desruisseaux Lelcour, et de Dlle Charlotte De Lioyeux dune part, avec la dite Dlle Marie-Anne Dazemar De Luzignan, de cette ville, fille majeure de Mre Paul Dazemar écuyer sieur De Luzignan, chevalier de l’ordre Royal et militaire de St Louis, et capitaine d'une compagnie des troupes du détachement de la marine en ce pais, et de dame Marguerite Magdelaine Louât, d’autre part, Nous Curé de Québec soussigné avons reçu leur mutuel consentement de mariage et leur avons donné la bénédiction nuptiale suivant la foi me piesci ite par Notre Mère la Ste Eglise; et ce en présence de Mis Joseph Riverin et Gamelin Launicr amis de 1 époux, de Mr Guillaume Guillimin et d'Augustin Saunier soussignés ainsi que les époux; lecture faite.J.D.Bellecour G.Launier Marie de Lusignan Guillimin Saunier Jos.Riverin J.Fél.Récher Curé Acte de naissance de Louis-Antoine Dazcmard de fjisignan (Québec, 21 septembre 1726) Le vingt et un de septembre de l’an mil sept cent vingt six par nous soussigné chanoine faisant les fonctions curiales a été baptisé Louis Antoine né d’hier du légitime mariage de Monsr Paul Louis Dazmard écuyer sieur de Lusignan officier des trouppes de la marine et de dame Madeleine Marguerite Bouat son épouse de cette paroisse le parrein a été Monsr Antoine Pacaud président trésorier de france et la marreine dame Louise Dumont épouse de Mr Herbin lieutenant clans les trouppes lesquels ont signé.Lusignan Pascaud Louise Damour Herbin Plante ptre.Acte de mariage de Louis-Antoine Dazcmard de Lusignan et de Louise-Gilette d'Avcsne des Méloizcs (Québec 23 septembre 1754) Le vingt trois septembre mil sept cent cinquante quatre vû la dispense de deux bans de mariage, et celle du troisième au quatrième degré de parenté accordée par Mgr Levêque, en datte du vingt et un du dit mois, en faveur des cv après nommés, vû aussy la permission de Mr le général donné à Mr de Lusignan pour se marier en datte du onze du présent mois, et après la publication d’un ban de mariage faitte au prône de la messe paroissialle le dimanche précédent entre Louis Antoine Dazemar écuier sr De Lusignan demeurant en cette ville sous lieutenant de la compagnie des canoniers bombardiers en Canada, fils de Paul Louis Dazmar écuier sr De Lusignan capitaine d’une compagnie détachée de la marine en ce pays chevalier de l’ordre Royal et militaire de St — 650 — Louis, et de dame Marie Madeleine Bouat ses père et mère de cette paroisse d’une part, et demoiselle Louise Gilette Daven-ne Desmeloize, tille de feu Sr Nicolas Marie Daveine écuier Sr Desmeloise vivant capitaine d’une compagnie du détachement de la marine en ce pays, et de dame Marie Angélique Chartier de Lotbinière ses père et mère aussy de cette paroisse d’autre part ne s’étant découvert aucun empêchement au dit mariage, nous prêtre recolet soussigné de l’agrément de Mr Collet Vicaire faisant les fonctions curialles en la ditte paroisse de Québec, avons reçu leur mutuel consentement de mariage et leur avons donné la bénédiction nuptialle suivant la forme prescritte par notre mère la Sainte Eglise, en présence de Mrs Eustache Dupont capitaine oncle de l’époux, de denille Josette Baby cousine et de dame Marie Angélique Chartier de Lotbinière veuve Desmeloise mère de l’épouse, du Sr Nicolas Desmeloise, frère du Sr Pierre Ignace De Linot, de Mr Péan.de Madame Péan soeur de l’épouse et de plusieurs autres parents et amis soussignés avec nous.fils fr Laconie Maurice, récollet, ptre Desmeloise Louise Gillette Desmeloises Desmeloise Peau Desmeloises Jeanne Desmeloises Baby Chartier de Lotbinière Duchesnav J.Duchesnay Dumont Delino Pean Contrecoeur Pean Lotbinière Lerv Repentigny Denys de La ronde Denys Collet Vie.G.Ictc de naissance de Louis-Antoine Dazemard de Lusignan (Québec, 13 octobre 1755) Le treize octobre mil sept cent cinquante cinq nous ptre vicaire soussigné a esté baptisé Louis Antoine né le douze du présent mois du légitime mariage de Louis Antoine Daze-mard de Lusignan fils, sous-lieutenant d’artillerie, et de Gillette des Méloizes, son épouse.Le parrain a esté Eustache Dumont, capitaine des troupes de la marine, et la marraine darne.veuve du feu sieur des Méloizes.Collet, vicaire Acte de naissance de Marie-Gillet te Dazemard de Litsiijuau ( Quebec, 28 octobre 1757 ) Le vingt-huit octobre mil sept cens cinquante sent par nous curé de Québec soussigné a été baptisée Marie-Gillette née le dit jour du légitime mariage de Mr Louis-Antoine Da zemard Ecuyer sieur de Luzignan, lieutenant d’artillerie, et de dame Louise-Gillette des Meloizes, son épouse.Le parrain a été Mr Pierre de Lino, grand voyer en ce pais, et la marraine Belle Marie-Magdeleine Dazemard de Lusignan qui ont signé ainsi que le père.Dazemard de Lusignan de Lino Marie de Lusignan J.F.Récher, curé Lettre de Louis-Antoine Dazemard de Lnsùjnan au comte de Maurcpas (10 octobre 1747) A Monseigneur le Comte de Maurepas ministre et secrétaire d'Etat.Lusignan (ils prend la liberté, Monseigneur, de représenter très respectueusement à Votre Grandeur qu’il a entré dans les troupes en 1740 en qualité de Cadet, qu’il a été depuis ce temps détaché pour tenir garnison au Fort Frederic, où il se flatte avoir rempli ses devoirs, ainsi que dans les partis d’observation envoyée sur les frontières ennemis pour couvrir ledit fort, sous les ordres de Messieurs de St Pierre et de St Luc Lacorne, de même dans les découvertes qu’il a fait à Sa-racto, sans parler du service qu'il a fait dans les garnisons de Québec et de Montréal.Qu'en 1746 au mois de juin il a été détaché dans le parti commandé par Monsieur de Ramezay pour aller à l’Acadie v attendre l’escadre commandée par M.le duc Danville, pue l’expédition projetée pour cet endroit ayant manqué.Monsieur de Ramezay renvoya à Québec une partie de son déta- — 652 — chôment, et garda l'autre, et qu’il a été du nombre des derniers pour hyverner à l’Acadie.Que l'hyver même ayant été jugé à propos par Messieurs les Commandants, d’aller faire coup sur un détachement de 500 anglois qui s’étoient retirés aux Mines, il a été du nombre de ceux qui ont été détachés pour cette expédition sous le commandement de monsieur Coulon de Villiers ; qu’avant été choisi par le dit sieur de Coulon pour être de sa brigade composée de 50 hommes, il essaya à l’attaque d’un corps de garde ennemi trois décharges, et que voulant entrer le sabre à la main quoique blessé au bras droit d’un coup de feu qui lui sort derrière l'épaule, il en reçut un second qui lui cassa la cuisse et dont il reste boiteux pour toute la vie; il croit inutile.Monseigneur, qu’il ait l’honneur d’entretenir Votre Grandeur de tout ce qu’il a eu à souffrir depuis ces blessures considérables; il doit suffire d’envisager que cette action qui s’est passée dans les plus rudes froids de l’hiver et dans 1 abondance des neiges et des glaces ne présente pas de soulagements bien doux a un blessé aussi dangereusement qu’il l'étoit au milieu des bois à 60 lieues du camp général où il a fallu le porter sur un brancard destitué de tout secours.Mais après avoir pris la liberté de laisser à vos considérations équitables toutes les souffrances qu’il a essuyées, il supplie, Monseigneur, Votre Grandeur de l’honorer de sa protection et de vouloir passer en sa faveur sur les règles ordinaires en luv accordant une pension et un avancement distingué: c’est la grace qu’il espère si vous avez la bonté de réfléchir a sa situation; assurant \ otre Grandeur du profond respect avec lequel il est.Monseigneur, \ otre très humble et très obéissant serviteur, (Signé) Lusignan fds A Québec le 10 8bre 1747 (1 ).Lettre de Paul-Louis Dazcmard de Lusignan au comte de Maurepas (10 octobre 1747) Monseigneur, Je me flatte que dans le compte qui est rendu à Votre Grandeur des différents partis qui ont été envoyés d’icy sur (1) Archives de hi province de (Québec. — 653 — les ennemis, ainsi que des sujets qui s’y sont distingués et qui ont esté blessés on n’y a pas oublié mon fils cadet dans les troupes depuis sept ans.Je la supplie d’agréer seulement que je réclame ses bontés pour lui procurer les grâces du Roy dans la circonstance où il se trouve.Depuis le commencement de la guerre il a été dans les partis et détachemens qui ont esté faits tant à Saractau que sur les autres routes ennemies, il a esté ensuite détaché dans les partis envoyés à l’Acadie et après avoir essuyé dans une canpagne d’une année les fatigues d’un semblable voyage il a reçu dans le coup fait cet hiver aux Mines sur les Anglois deux blessures dont l une au bras droit qui sort derrière l’épaule et qui est guéri parfaitement, et 1 autre qui luy a cassé l’os de la cuisse gauche dont il il est pas encore guéri quoiqu’il y ait huit mois que l’action est passée; il est inutile, Monseigneur, de vous entretenir de tout ce qu’il a eu à souffrir de pareilles blessures.Il y a cependant tout lieu d’espérer une prochaine guérison mais il sera boiteux pour la vie, de manière à la vérité qu’il sera encore en état de bien servir le Roy.J’ose me flatter, Monseigneur, qu’ayant égard à la situation où il se trouve vous ne luy refuserez pas l’honneur de votre protection pour une pension et que vous passerez sur les î ègles ordinaires en sa faveur en lui accordant un avancement distingué.C’est la grace que je vous demande et celle de me croire avec un très profond respect.Votre très humble et très obéissant serviteur, (Signé) Lusignan (1) A Québec, ce 10e 8bre 1747.Lettre de Mgr de Pontbriand, évêque de Quebec, ou comte de Maurcpas (10 juillet 1747) Monsieur, J ay ti op de plaisir a vous assurer de mon respect pour ne pas profiter de toutes les occasions qui se présentent.Te sçais cependant combien vos moments sont précieux et ce n’est qu’à regret cpie j’ose vous distraire.( 1 ) Archives (le la province de Québec. — 654 — Je suis sur le point de m’adresser au gouvernement an-glois pour obtenir permission d’envoyer des missionnaires à l'Acadie.Le bien de la religion, celui du service de Sa Majesté l’exige.M.Miniac doit revenir incessamment pour cause de maladie.Beaubassin est sans prêtre.Le coup que le détachement a fait aux Mines fait craindre les Anglois, attache les Acadiens.M.de Ramezay commandant ne pouvoit s’y rendre, mais il donna des ordres prudents et sçut choisir.M.Coulon capitaine y a soutenu sa réputation.Une blessure dont il se ressentira longtemps le mit bientôt hors de combat.Par bonheur M.le chevalier de la Corne aussi capitaine et son second fit des merveilles.On est heureux que l’Anglois intimidé demanda une capitulation qui leur fut accordée de l’avis des autres officiers.Le même Al.de la Corne vient d’arrêter quelques Sauvages agniers qui commençoient à épouvanter les quartiers de Montréal.On se flatte que ce coup aura d’heureuses suites.Messieurs de la Corne se distinguent beaucoup dans cette guerre.Je suis persuadé que Messieurs le général et l’intendant vous rendront un compte exact et que pour animer de plus en plus les officiers, vous récompenserez Messieurs de Ramezay, Coulon et LaCorne; mais je crains qu’on oublie M.de Lusignan, fils, jeune officier qui fut blessé aux Alines en deux endroits, avant AI.Coulon, blessure dont il demeurera estrooié s’il en réchappe; il est impossible d’exprimer ce qu’il a eu à souffrir.Ce qu’il y a eu de plus extraordinaire c’est que nageant dans son sang et voyant AI.Coulon blessé il disoit aux Canadiens: " Aies amis, pour deux hommes morts ne perdez pas courage.” Al.son père est capitaine et me paroit rempli de mérite.Nos milices canadiennes s’aguerrissent et il paroit que AT.Péan aide major de ce gouvernement ne perd point les peines qu’il se donne pour les former, il en est aimé et estimé.}e vous avois annoncé, Monsieur, que je ne solliciterais plus vos faveurs pour moy; mais le prix excessif de tout me fait fausser ma promesse.Si la paix me permet de m’absenter j’espère vous convaincre de vive voix que l’évêque de Québec a besoin d’être secouru d’une manière particulière; ce seroit une occasion pour moi de vous communiquer bien — 655 — des choses essentielles au bien de mon diocèse et à celui de la Colonie.J ai 1 honneur d’être avec un profond respect, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur.(Signé) H.M.évêque de Québec.A Québec, 10 juillet 1747 ( 1 ).I*rccis des sendees de feu le Sr de Lusujimn Le Sr de Lusignan, né au Canada, fut fait cadet dans les troupes de cette colonie en 1705 Enseigne au dit corps le 1er janvier 1712 Sous Lieutenant le 2,3 mars 1721 Lieutenant le 13 avril 1734 Capitaine 1er avril 1744 Chevalier de St-Louis le 15 mav 1752 Mort le 2 Sept.1764.Service d’officier 53 Pendant ces 53 ans de services d’officier, le Sr de Lusignan a été 14 ans ayde major et en a commandé en chef 15 en différents postes.Le S juin 1735, il fut détaché pour 3 ans en chef au poste de la Rivière St-Joseph; les comptes rendus à la Cour par Mr le marquis de Beauharnois, alors général au Canada, prouvent que le Sr de Lusignan rendit à l’état un service essentiel en 1736 par le traité de paix qu’il négocia et conclut avec les nations Sakis et rénards, paix qui a toujours subsisté depuis, et qui mit tin à une guerre qui avoit coûté des sommes immenses au Roy.En 1734, il passa au commandement du poste de la Baye et y a maintenu avec dignité dans plus d’une occasion l’au-thorité du roy pendant les trois ans qu’il y est resté.L’année 1751, Mr de la Jonquière, gouverneur général au Canada, le détacha par ordre de la Cour pour aller commander le fort St-Frédéric sur la frontière de l'Albanie.De- ll) Archives tie ht province (le Québec. 656 — puis 1755, jusques en 1760, cpie cette ])artie a été le théâtre de la guerre, le Sr de Lusignan a toujours commandé le corps des troupes détachées de la Marine soit à Carillon, St-Frédé-ric au camp de Lille au Noix, au poste St-Jean et enfin à Chambly, petit fortin, où après la réduction généralle de la colonie, il capitula après avoir forcé Fennemv d’ouvrir la tranchée et d’établir ses batéries.La suppliante en appelle au témoignage de toute la colonie qui attestera la distinction des services du Sr de Lusignan.Mr le marquis de Lévis sous les ordres de qui il a ser-vy est plus à même que quiconque de justifier l’avancé de la dame veuve de Lusignan; feu son mary n’étoit point instrus au service, il était petit-fils d’un capitaine des vaisseaux du Roy, deux de ses oncles paternels sont morts lieutenants de vaisseaux au département de Rochefort dont un fut traité en 1707 avec la plus grande distinction pour action particulière.Son père étoit aussi enseigne de vaisseaux lorsqu’il passa capitaine au Canada.Sa commission est du 22 mars 1687; il v fut tué en 1692, commandant un détachement contre l’en-nemy, la suppliante dont le fils est actuellement Cher, de S.Louis, capitaine au corps royal d’artillerie, servant depuis 24 ans révolus, espère, Monseigneur, que cette suitte non interrompue de services de 4 générations de père en fils vous intéressera, en sa faveur, et que vous voudrés bien l’honorer de vos bontés, et luv procurer la pension qu’elle sollicite (1).Charles Lucciniani ou Liisic/nan A Montréal, le 18 mai 1825, mourait à l'âge avancé de 106 ans et 7 mois, Carolo Lucciniani, ancien capitaine de milice, plus connu dans notre pays sous le nom francisé de Charles Lusignan.Charles Lusignan naquit au mois d’octobre 1718, de parents honnêtes, à Monte di Tilio, paroisse de Berga, gros bourg de la Toscane, dans le district de Florence, et à quelques milles de cette capitale, sous le règne de Cosine III, grand-duc de Toscane, de l’illustre maison de Médicis.(1) Ce “précis” non signée est de Madeleine llouat, veuve de Paul-Louis bazemard de Lusignan, et fut remis au ministre en 1765 ou 1766.Archives du Canada, à Ottawa. — f)57 Le désir de voir du pavs, et peut-être aussi les troubles survenus en Toscane, à l’occasion de la guerre (]t> ia succession de la maison d’Autriche, lui tirent quitter la maison paternelle et sa patrie en 1741.11 alla à Rome, où il avait un oncle, avec qui il demeura environ un an.11 prit ensuite la route de France par le Piedmond, et arriva à Paris, en 1744.Louis XV étant sur le trône et le duc de Richelieu premier ministre.Il se trouva présent au sacre du roi.Après plusieurs années d’apprentissage chez un artiste, il parcourut une grande partie des provinces de b rance, et séjourna quelque temps dans la plupart des grandes villes de c" royaume.Il se trouvait à Tournay, lors de la fameuse bataille de Frontenoy, livrée le 11 mai 1745.Dans le cours d août suivant, il apprit à Paris la maladie du roi a Metz, et fut témoin de la désolation des Français, et de leur joie a la nouvelle de sa convalescence.Il connut de réputation tous les hommes célèbres de son temps, soit de France, soit d’ailleurs, et eut une parfaite connaissance de tout ce qui se passa de remarquable dans h guerre de la succession.11 aimait à parler des événements de cette époque, et particulièrement de la tentative du prince Charles-Edouard Stuart, et de sa défaite en avril 1746, et de la révolution de Gênes, arrivée dans le mois d'octobre de la même année.A la paix d’Aix-la-Chapelle, en 1748.M.Lusignan voulut revoir son pays natal: mais ayant appris en route, lu mort récente de sa mère, il alla pour la seconde fois a Rome, chez son oncle.Il était dans la capitale du monde chrétien, l’année du grand jubilé, sous le pape Benoit XI\ , en 17a0.11 repassa en France l’année suivante: il était a Poitiers, lorsqu’on apprit le grand tremblement de terre qui détruis't Lisbonne, et l’auto-da-fé qui en fut, dit-on, la suite, en 1756.La même année, avant de s’embarquer poui le Canut a.il fut témoin des querelles entre le clergé, le roi et le parle ment, au sujet de la bulle Unigenitus, et des billets de confession.,, , , A son arrivée à Québec, le plus grand desordre et une ta- mine affreuse régnaient dans la colonie: la plupart t'es habitants étaient réduits à se nourrir de chair de cheval.11 eut d abord l’idée de s’en retourner en France dans le même vaisseau, — 658 — lorsqu’il aurait déchargé sa cargaison; mais quelques Français de marque dans la colonie, 1 enggèrent à y demeurer, et le protégèrent beaucoup.On peut ajouter qu’il avait eu une traversée longue et malheureuse: la moitié des gens de l’équipage avait péri, faute d’eau et de vivres; dans le golfe, on avait rencontré des croiseurs anglais, ce qui avait obligé de rebrousser chemin, et de passer ensuite par le détroit de Belle-isle.M- Lusignan se trouva à Carillon, la veille de la bataille qui eut lieu en cet endroit le 8 juillet 1758, ayant été envoyé à l’armée française avec plusieurs bateaux chargés de provisions.Quelque temps après la prise du pays par les Anglais, il 1 epassa en Fiance, et négocia a Paris, des billets d’ordonnance pour divers Canadiens, au montant de plusieurs millions, à / 5 pour cent de perte, avec des marchands anglois, qui se faisaient payer en entier par le gouvernement (comme il l’apprit ensuite) d’après le traité de paix.11 vit pendre en effigie l'intendant Bigot et plusieurs autres, pour leurs rapines dans la colonie.M- Lusignan se montra toujours zélé pour le bien public: il fut un de ceux qui s’intéressèrent le plus vivement en rayeur de l’infortuné DuCalvet; il fut aussi un des premiers a demnndet 1 heureuse constitution dont nous jouissons., Lusignan se maria deux fois, la seconde dans un âge très avancé.Il eut de sa dernière femme, mademoiselle La-torce, plusieurs enfants, dont l’éducation et le bien-être futur furent, dans les dernières années de sa vie, l’objet de sa tench e sollicitude.Dès avant son second mariage, il s’était acquis dans le commerce, par une honnête industrie, l’économie et la prudence, une fortune considérable pour le temps.Quoiqu’il n eut pas reçu dans sa jeunesse une éducation classique, ses voyages, les affaires, et la lecture de quelques livres instruc-tus, hu avaient acquis des connaissances qu’on aurait presque pu appeler de l’érudition.Il admirait les grands hommes et aimait a s en entretenir: il estimait les personnes de mérite et recherchait de préférence leur société.Une humeur gaie et une conversation intéressante le firent de tout temps recher-c iei d une grande partie de ce qu’il y avait de personnes marquantes et instruites à Montréal.Il conserva sa gaieté natu- relie presque jusqu’à son dernier moment: moins d'un an avant son décès, il pouvait encore égayer une compagnie à table par des bons mots ou même par des couplets de chansons : et quoiqu’il ait dû se trouver dans des circonstances difficiles, et peut-être dans des situations périlleuses, et qu’il ait quelquefois essuyé des pertes considérables, on peut dire ou’il a été heureux dans le cours de sa longue carrière (Bibliothèque Canadienne de Bibaud, 1K25, p.162).LETTRE DE L’INTENDANT TALON AU R.P.OLIVA, GENERAL DES JESUITES (10 novembre 1666) fe serais bien consolé sy la lettre que vous m avez faict l’honneur de m’escrire, avait un aussy grand fondement de vérité qu elle est honneste et obligeante.Je reçois tant de civilité des Pères de vostre Compagnie, qui sont en la Nouvelle-France, et je réponds si peu a tant de marques qu'ils me donnent de leur bienveillance, que j en ay confusion, et surtout d’autant plus que de vostre part vous me donnez des témoignages si pressans de votre bienveillance.L’avenir me donnera peut-estre bien de réparer le passé, en rendant à vostre Compagnie quelques services utiles.Elle les méri.e bien par divers titres : son occupation continuelle à procurer la gloire de Dieu, l’honneur de son Roy et l’establissement de la colonie française demande tous mes soins pour reconnaistre les leurs de la part de Sa Majesté et de la mienne en particulière.La première éducation que j’ai reçue par leurs soins obligeans, m’ayant élevé dans les escoles, demande toute ma reconnaissance.Si j’avais conservé le fruit de leurs instructions, j’aurais l'honneur de vous en faire part pat un discours latin.Mais je suis devenu meschant escoliei de bon maistre, et cependant je demeure toujours dans la volonté de la bien servir.C’est ce que je vous conjure très humblement de croire et d’estre persuadé que je vous honore et respecte autant que peut.Votre très humble et très obéissant serviteur, ________ Talon ( 1 ) III, p.84.(1) B.I\ de Kochemonteix, Les .résultés et la Nouvelle-France, vol. (>6o — LA FAMILLE D’ALB AN I Emma Lajeunesse, mieux connue sous le nom d’Albani, fut une célébrité mondiale.Pour ce, notre éminente compatriote a sa biographie dans les journaux, les brochures, les revues, les dictionnaires, les encyclopédies.Dans chacune, cependant, se rencontrent des contradictions et des inexactitudes.Sur cette cantatrice et sur sa famille on a tellement bafouillé quant aux dates et aux lieux de naissance ou de décès, ainsi que sur les noms et l’origine de ses parents et de ses grands parents qu'il y aurait un volumineux et fastidieux article à écrire pour tout mettre au point.* * * Avec son énorme documentation de découpures et d’extraits, moissonnée de droite et de gauche, dans les quotidiens, les périodiques et les livres, M.Jules Bourbonnière a pu préparer, a l'automne de 1930, une causerie bourrée de faits et qui donne une belle idée des talents de notre prodigieuse Albani, comme des succès nombreux dont son étonnante carrière fut marquée.Cependant, AI.Bourbonnière me confia qu’à son grand regret, il lui manquait diverses informations qu’il aurait aimé rassembler tant sur l’artiste, que sur ses ascendants.De la, son désir qu’on lui vint en aide, sachant que j’avais tra-vailié la généalogie des Lajeunesse, a mes petits moments de loisir et à titre de curieux.* # * Je fouille les paperasses depuis quarante ans, cependant il me faut avouer qu’aucune lignée ne présente plus de problèmes et n’oblige à accepter autant de conjectures, attendu que les ancêtres ou les parents d’Emma se sont appelés successivement ou concurremment : Charles, du Tremblay, Lajeunes- se, Clément, Quenoehe, Chardon et Saint-Louis.Fret, les membres de cette famille ont eu un tel penchant a transformer leurs noms, même leurs prénoms; ils ont chan- gé si souvent de localités que l’on se demande si ce fut chez eux une toquade, une caractéristique ou un hasard.Evidemment, avec un tel amas d’embrouillamini, je ne saurais présenter une généalogie définitive, ce sera plutôt une ébauche sur laquelle les amateurs pourront exercer leur sagacité.Premiere generation Si Benjamin Suite vivait, il aurait jubilé en apprenant que l’ancêtre d’Albani vécut et se maria aux Trois-Rivières, car toute matière historique qui jetait quelque lustre, même lointain, sur sa ville natale, le comblait de joie.1.—Etienne Charles dit Lajeunesse, né en 1649, épousa aux Trois-Rivières, le 24 octobre 1(>7, Madeleine Niel, née en 1652.Peu après leur mariage, ces conjoints, à la demande de Pierre Boucher, on peut l'imaginer, allèrent s’établir à Boucherville et c’est là (pie furent baptisés leurs douze enfants (sauf un, à Montréal, en W>7(>).Avec le dix-huitième siècle, une partie des ( harles immigrèrent à Longueuil, puis à Montréal, puis a 1 île Jésus et les paroisses voisines, où naquirent et vécurent cinq à six générations.Le colon Etienne Charles me paraît avoir été inhumé à S.-François-de-Sales, ile Jésus, le 10 mai 1724, sous les noms de Etienne Lajeunesse du Tremblay, évidemment parce (pi il avait demeuré dans la seigneurie du Tremblay, entre Boucherville et Longueuil, ainsi qu’il est écrit dans divers documents.L’acte de sépulture de ce colon lui accorde 82 ans, ce qui le ferait naître en 1942.Mais Tanguay opine pour 1649 et il a probablement raison.Quant à dame Etienne Charles ( née Niel ) elle fut inhumée à Saint-François-de-Sales, le 16 août 1752.Deuxième génération Du mariage du colon naquirent entre autres enfants : IL—Etienne Charles, baptisé à Boucherville le 4 décembre 1680.Celui-ci épousa à Longueuil, le 3 septembre 1702, Marie-Joseph Robin, dite Lapointe (et parfois Despointes), fi Ht* de Jean Robin et de Jeanne Chartrand.Etaient présents à la cérémonie, Etienne Charles et Michel C harles, père et frère de l’époux.Les quatre premiers enfants de Etienne II, sont baptisés a Longueuil, sept autres à S.-François-de-Sales, île Jésus, puis un a Montréal en 1728, parfois, sous le nom de Charles, ou celui de C harles dit Lajeunesse ou celui de La jeunesse tout court.bous ont dû être élevés à S.-François-de-Sales et la plupart se marient clans cette paroisse ou à Terrebonne à l’exception de trois.Dame Marie-Joseph Robin dite Lapointe décéda à l’Hô-tel-Dieu de Montréal, âgée de 40 ans, quatre mois, après la naissance de son dernier enfant, et elle fut inhumée sous les noms de Marie-Joseph Despointes, femme de Etienne Lajeunesse.Celui-ci, Etienne t harles 11 (j’ai lieu de le croire) fut inhumé à S.-Rose, le 6 février 1759 “âgé de 80 quelques années , sans mention de femme et de parents.^ Selon 1 acte de sépulture, il serait né en 1679 ou avant.En réalité ce fut en 1680._ _ n Etienne Charles épousa à Terrebonne, le 27 juillet 17.Ls, Françoise Leclerc, veuve de Jean Brouillet.(R.Masson, vol.1, p.450).N’est-ce pas le veuf de M.-Josephte Robin ?, Fes officiants, surtout dans les registres de bile Jésus, négligent souvent d indiquer si un marié est célibataire ou veuf.Y roisième génération Ici, il tant s occuper d un "écueil qui, au premier abord, jurait déconcertant.On 1 a dit, le colon et la plupart de ses liL portaient le nom de Charles auquel on adjoignait celui de 1 .a jeunesse, généralement.Mais dès la deuxième génération.1 un des Charles, frère aîné de Etienne II, s’appropria ''il îeçut du peujde le sobriquet de C lément qui était en même temps son prénom. Plus bizarre encore deux enfants d’Etienne Charles dit Lajeunesse II, adoptèrent ou se virent octroyer, une fois chacun, ce surnom de Clément au lieu de Charles ou de La jeunesse.Ainsi, Catherine "fille de Etienne Clément et de Marie-Joseph Lapointe de File Jésus”, épousa aux Trois-Rivières le 4 juillet 1752, François Mareck, originaire de S.-Brieux en Bretagne.L’épousée ne peut être que Catherine Charles dite Lajeunesse, baptisée à S.-François-de-Sales, le 24 juillet 1722.Ensuite, à Lachenaie, le 22 février 17(>2, “Charles Clément dit Lajeunesse, fils de feu Etienne Clément et de défunte Marie Lapointe de la paroisse de Saint-François-de-Sales, épouse Marie Mathe.Le marié est certainement Etienne Charles, fils de Etienne Charles et de Marie-Josephe Robin dite Lapointe, baptisé à S.-François-de-Sales, le 27 décembre 1726, car un seul Charles dit Lajeunesse (ou Clément) épousa une Marie-Josephe Robin dite Lapointe.M.Raymond Masson, dans sa précieuse et copieuse compilation en quatre volumes, sur les familles de Terrebonne, S.-François-de-Sales et S.-Rose, le nomme Clément Charles, fils d’Etienne Quenoche et de M.Josephte Robin (vol.1, pp.447 et 455).Le sobriquet Quenoche n’apparait pas dans l’acte de mariage dont j’ai copié le texte personnellement à Lachenaie et le voici :— 1762, 22 février.— Mariage entre "Charles Clément dit La Jeunesse fils de feu Etienne Clément et de défunte Marie Lapointe de la paroisse de S.-François-de-Sales et Marie Matte, fille dë Pierre Matte et de Suzanne Filion de cette paroisse.Présents : Julien Rochon, Michel Marié, Pierre Mat- te & Etienne Vary.AI.Masson a certainement puisé le sobriquet "Quenoche” ailleurs que dans cet acte.Cet auteur donne en plus les noms de Charles, Clément et Lajeunesse à toutes les branches de cette famille.Les neuf enfants issus du mariage du prétendu Charles Clément et de Marie Matte sont tous baptisés sous le nom de Lajeunesse; cinq a S.-hrançois-de-Sales, trois à Terrebonne (Masson) et un à Lachenaie (Tanguay).Quatrième génération Le 12 novembre 1792, à Sainte-Rose, ile Jésus, Charles Lajeunesse tils de feu C harles Lajeunesse et de défunte Marie Mathe, épouse Marie-Louise Filiatrault (dite Saint-Louis).I émoins : Pierre Mathe, François Quenneville & plusieurs parents de la mariée.Le curé C.Arsenault écrit toujours, dans ses registres Filiatro.’ Ci ni] nie me génération C harles Lajeunesse, fils majeur de Charles Lajeunesse, laboureur, et de Marie-Louise Filiatrault, épouse à Saint-Martin, ile Jésus, le 2 février 1818, Marie-Victoire Labelle, tille de Jacques Labelle et de Marguerite Meilleur.> Ces époux font baptiser huit enfants à Saint-Martin, de IMS a 1828.Dans 1 intervalle, le père a quitté l’agriculture pour la menuiserie et les anciens racontent qu’il travaillait le bois avec ingéniosité.Pour cette raison, probablement, il aurait voulu que son fils aîné apprit la sculpture, mais ce fils avait d’autres ambitions comme on le verra.Sixième génération „ .Joseph.Lajeunesse, t ils aîné des précédents, baptisé à Saint-Martin, le 7 novembre 1818, se maria à Montréal, à l’â-qt de 28 ans, alors qu il était musicien et projetait d’étudier l*i médecine, t onnne il s agit du père de notre cantatrice, reproduisons un extrait de l’acte de mariage.( )n remarquera que le marié prend les prénoms de Joseph-Marie au lieu de Joseph tout court.Quant a sa femme on la prénomme Marie-Anne Rachel-Mélma.Cependant à son baptême, à Chambly, le 26 mai 182/, elle avait reçu les noms de Marie-Rachel-Célinie. — 665 Ses parents avaient contracté mariage à (hambly, le 17 janvier 1826.La future mère d'Albani était donc de neuf ans plus jeune (jue son époux, pitisqu’à son mariage elle n’avait que 19 ans.Notre-Dame de Montréal.— Le sept janvier, mil huit cent quarante-six, après la publication d’un ban de mariage en cette paroisse sans empêchement ni opposition , je prêtre soussigné, autorisé à cet effet, ayant pris le mutuel consentement par parole de présent de sieur Joseph Marie La jeunesse musicien fils majeur de défunt sieur Charles Lajeunesse et de dame Marie Victoire Labelle, domicilié en cette paroisse d’une part, et de demoiselle Marie Anne Rachel Mélina Mignault, domiciliée en cette paroisse, fille mineure de sieur Basile Mignault cultivateur et de dame Rachel Mckutcheon de la paroisse de ( hambly d'autre part; les ai mariés suivant les lois et coutumes observées en la Sainte Lglise en présence de sieur Louis Amable Lionnais de sieur Stanislas Drapeau (1) et de Sieur Jean Baptiste Saucer, soussignés avec les époux.M.A.R.Mélina Mignault J.M.Lajeunesse.Ls.Lionais.Stanislas Drapeau J.B.Saucer C.Fay, ptre Les enfants issus de ce mariage dont j’ai pu trouver les actes de baptême jusqu’à présent, sont : Maric-Zoc-Mclimi-llnicstinc, née le 17 et baptisée à Notre-Dame de Montréal le 23 novembre 1846.Le père est dit étudiant en médecine.Parrain, Charles Dorion, médecin; marraine, Zoé Beaudry.Marie-Zoé, décéda le 18 janvier 1847 et fut inhumée le lendemain, âgée de deux mois.Vota.— Nous ne trouvons aucune naissance d’enfant en 1X47, 1848 et 1849.Joscph-Adchvd, né à Chamblv le 19 et baptisé le 22 août, 1850.Le père est dit organiste.II a donc abandonné l’idée de devenir médecin.Joseph-Adélard lit ses études au séminaire de Montréal, où il fut ordonné par Mgr Fabre le 21 décembre 1878.On (1) Serait-il le publiciste (pii signera plusieurs ouvrages après 1860 ? I — fl* — *' t mi:- 'il .¦ üi ii.-'.K _*l til.'' nTt jt - >:i mt-nts—ir-a: 'atari ita < ut- nnsroiks :e r.;c ter*.-—•• ¦'¦ • ¦- it : n:i:r: tr l ~T-gmi*)-x ' - ' mart ‘ 1.- ;r:n: -;~t lit '-r ^ rm-mne ' .ùiri-.-¦” •- :
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