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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1933-08, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXXIX LEVIS, AOUT 1933 No.8 LA FAMILLE DE LOUIS HEBERT Louis Hébert, originaire de Paris, exerçait la profession d’apothicaire.Son père avait exercé la même profession clans la maison royale, sous Catherine de Médicis.Louis Hébert vint en Acadie avec M.de Monts, M.de Poutrincourt et Samuel de Champlain, en 1604.Il vécut à File Sainte-Croix puis à Port-Roval de 1604 à 1607.Hébert revint en Acadie en 1610 avec M.de Poutrincourt.Marie Rollet, épouse de Hébert, suivit cette fois son mari en Acadie.Madame de Poutrincourt et madame Hébert furent les deux premières françaises qui passèrent en Acadie.L’entreprise de M.de Poutrincourt ayant été ruinée par les Anglais, Hébert retourna en France avec son chef en 1613.Au printemps de 1617, Louis Hébert, sa femme (Marie Rollet) et ses trois enfants Guillaume, Anne et Guillemette s’embarquaient à Honfleur pour se rendre à Québec.La famille Hébert fit la traversée avec Champlain sur un navire commandé par le capitaine Morin.Peu après son arrivée à Québec, Hébert se construisit une maison.C’est la première qui fut bâtie à la haute-ville.Il commença aussi à défricher le terrain qu’on lui avait accordé.Hébert fut en même temps, peut-on dire, le premier habitant et le premier seigneur canadien.En effet, le duc de Ventadour, vice-roi de la Nouvelle-France, pour reconnaître — 450 — le mérite de Hébert, créa en fief noble toute la terre qu’ii avait défrichée et lui accorda une autre concession seigneu riale d'une lieue de front sur quatre de profondeur près de Québec.Louis Hébert décéda à Québec le 25 janvier 1627.Sagard raconte ainsi la mort de Louis Hébert : ".Il reçut avec une piété touchante les sacrements de la Sainte Eglise, du Père Joseph Le Caron, et disposa de ses affaires au grand contentement de tous les siens.Après quoi il lit approcher de son lit sa femme et ses enfants, auxquels il lit une courte exhortation sur la vanité de cette vie, sur les trésors du ciel et sur le mérite que l’on acquiert devant Dieu, en travaillant pour le salut du prochain.Je meurs content, leur disait-il, puisqu’il a plu à Notre-Seigneur de me faire la grâce de voir mourir avant moi des sauvages convertis.J’ai passé les mers pour les venir secourir, plutôt que pour aucun intérêt particulier, et je mourrais volontiers pour leur conversion si tel était le bon plaisir de Dieu.Je vous exhorte aussi à la paix et à l’amour maternel et filial, que vous vous devez respectivement les uns les autres, car en cela vous accomplirez la loi de Dieu, fondée sur la charité.Cette vie < st de courte durée, et celle à venir est pour 1 éternité ; je suis près d aller devant mon Dieu, qui est mon juge, auquel je dois rendre compte de toute ma vie passée, priez-le pour moi.afin que je puisse trouver grâce devant sa face, et que je sois un jour du nombre de ses élus.” Sagarcl ajoute qu’il leva ensuite la main, donna sa bénédiction aux siens puis rendit son âme à son Créateur.L abbé berland, dans son Histoire du Canada, a rendu à Louis Hébert un hommage dont ses descendants peuvent se flatter autant que des lettres de noblesse accordées à son gendre.La mort de Louis Hébert, dit-il, fut une grande perte pour la coloire car ce fut lui, qui, après Champlain, avait pris la plus grande part a l’établissement de Québec, et à l’avancement de la Nouvelle-France.Tandis que les autres habitants perdaient leur temps â faire la traite avec les sauvages, Louis Hébert avait compris que le plus solide fondement de la prospérité d un pays nouveau est l’agriculture, qui attache — 451 le colon au sol, en lui fournissant les premiers besoins de la vie et le rendant ainsi indépendant de secours étrangers.Tl avait défriché et cultivé avec intelligence une portion de sa terre, et déjà, a sa mort, ses champs fournissaient largement à la subsistance de sa famille.Des hommes tels que Louis Hébert et son gendre Guillaume C de la ville où on le fustigerait de verges.En outre.Havart de Beaufort devait être transporté en Europe et >ervir de forçat dans les galères du roi l’espace de deux ans.Mgr de Pontbriand s’émut de ce sacrilège et ordonna une amende honorable et une procession des fidèles de l’église paroissiale à la chapelle de Bon-Secours.Puis, en 1744.l’évêque de Québec se faisait remettre l’objet de la profanation et instituait la tète du Crucifix outragé, qu’il fixa au premier vendredi de mars de chaque année.* * * Xe terminons pas sans signaler qu’en la Nouvelle-France, les châtiments furent toujours moins rigoureux qu’en 1 ancienne mère patrie et encore moins qu’en la Nouvelle-Angleterre.Ainsi, chez nos voisins, au XVIle siècle, plusieurs sorciers subirent la peine capitale (1).Au pays rie nos ancêtres, en 1670, François Sarrazin fut brûlé vit.en place de Grève, pour mutilation d’un crucifix ln siecle plus tard, Jean-François Le Fêvre de la Barre, pe-tit-nL dun gouverneur du Canada, fut décapité, puis brûlé à Abbeville, pour une même offense.E.-Z.Massicotte LES DISPARUS Gncrtin Mgr Josepli-Ludgcr Né à Saint-Denis-sur- R.cheheu le 2 octobre 1855, du mariage de Edouard Guer- Î'Su ‘W 4m"a Goul,et.0rclnnné prêtre le 21 septembre 4.il tut pendant plusieurs années professeur au séminaire de Saint-Hyacinthe.En 1902.il devenait curé de Sainte-¦ adeleine, puis en 1904.de Saint-Liboire.Appelé à l’évê-che de Saint-Hyacinthe en 1907, il devint vicaire général, chanoine titulaire, prévôt du chapitre, etc., etc.Créé proto- jTnvier ÎS°'iqUe le 22 iuin 1914' Msr Guertin décéda le 8 (1) Fer land, HW.du Canada, I, 467 et autres. — 457 — NECROLOGIE DES RECOLLETS Examinant des documents, j’ai rencontré, l'autre jour, une table donnant la date de décès des religieux récollets morts en Canada.Pour l'historien, en général, et le biographe, en particulier, cela me parut une pièce des plus intéressantes.Je m’empressai de la comparer avec le précieux Dictionnaire biographique du Clergé canadien-français, Les Anciens, par le chanoine Allaire.Or il se rencontre entre le Dictionnaire et la Nécrologie des divergences de dates.Nous les avons indiquées en notes au bas des pages.D’autre part, cette liste apporte d’importantes précisions.Elle nous fournit des noms nouveaux et.par l'âge en religion, la date d’entrée dans les ordres.Dans certains cas, elle introduit des détails biographiques précieux.Ainsi elle mentionne souvent l’endroit du décès, elle indique parfois la fonction du missionnaire et d’autres fois les circonstances de la mort.C’est pourquoi, cette liste vaut, à coup sûr, malgré les doutes qui planent sur son exactitude, d'être mise au service des chercheurs.La voici telle que nous la trouvons aux Archives d’Ottawa, tirée de la Bibliothèque Nationale, Bonds français, vol.13875, Nécrologie des Récollcts, ff.l-56v.Table générale de tous les religieux morts depuis l’Erection de la Province ff.1 fr.Adrien Chapeau Lay, mort a Quebec le 24 Novembre 1749.2 Alexis le Cour mort en Canada en Mars 1702 âgé de et de 8 en Religion (1).4 V.P.Antonio Delino, mort en Canada le 1733 (2).4v P.Antoine Hervieux mort en Canada le 1751 (3).(1) Of.Allaire: naissance, 1074 ; décès, septembre 1710.(2) Cf.Allaire: naissance, 1000: décès, novembre 1740.;!) Cf.Allaire: naissance, 1718; décès, 10 octobre 1750. — 458 — 6 F.Alexis Charé lay, mort a Quebec en odeur de Sainteté le 2 Avril 1758 âgé de 74 ans et de 54 en Religion.9 P.Bernardin Gourdon mort a Quebec en Canada le Décembre 1715 âgé de 32 ans et de 12 en Religion.P.Bernardin le neuf mort a Quebec le Janvier 1701 âgé de 26 ans et de 4 en Religion (1).P.Benjamin de L’orme; mort en Canada 1702 âgé de 27 ans et de 12 en Religion (2).10 P.Bona venture Masson, mort en Canada le .X,ire 1714 âgé de 43 ans et de Religion 24, 25.14 P.Clement le fevre, mort en Canada le 1749 âgé de 58 ans et de 29 en Religion du Diocese de Reims (3).16 P.Daniel Desmoulins, mort a Quebec le 25 Juin 1712 âgé de 61 ans et de 43 en Religion.17 F.Didace Pelletier, lay.mort en Canada le 21 février 1699 âgé de 45 ans et de 20 en Religion.17v Dominique le Gros, lay, mort en Canada le 7bre 1731 âgé de ans et en Religion 16.fr.Donatien Constantin, Clerc, mort en Canada le 23 Mars 1741 âgé de ans et de 5 en Religion.18 F.Dorothée Pinguets, allant en Canada en 1696 âgé de 20 ans et de 5 en Religion.F.Didace Jeremie Lay, mort le 4 Mars 1758 en odeur de Sainteté âgé de 79 ans et de 46 en Religion : mort à Quebec.P.Denis Baron mort au fort Frederick en Canada le 6 Novembre 1758 âgé de 41 ans et en Religion 23, Canadien.19 F'.Elzear Gadoua Tier, mort en Canada le 1738.20 P.Etienne Piscot mort à Montreal le 12 Juillet 1742, âgé de 69 ans et de 50 en Religion.(1) Of.Allaire: décès, décembre 1738.(2) Cf.Allaire: naissance, 1674; décès, 8 février 1722.(3) Cf.Allaire; décès, 16 novembre 1755. — 459 — ¦ Etienne Cotton mort en Canada sur la tin de l'année l/OU âgé de 30 ans et en Religion 10, de gué-bec ( 1 ).21v P.belix l’in, murt a Quebec le 17 Novembre 1741 âgé de 70 ans et de 52 en Religion (2).22 François Russy, Diacre, mort a Orleans, le .May 1705 âgé de 27 ans, de Canada.24 R.P.Gabriel De la Ribourde, mort en Canada le 13 Juillet 1681 — âgé de 01 ans et de 41 en Reli-_ gion (3).25v ^ Guillaume Deugnon, lay, mort en Canada le .1715 âgé de 30 ans.26 P.Gelase de Lestage mort a Quebec le 28 Septembre 1757 âgé de 66 ans et de 49 en Religion (4).27 F.honoré menier Tierc mort a Quebec le .29 P.Jean Capistran Cheveau, mort en Canada le 1733 (5).30 F.Jean Lamire, Lay, mort a Montreal le 16 Décembre après 20 dincorporation.31 F.innocent fontaine, Tier, mort en Canada de Dieppe, 1731.âgé de 78 ans et de 50 dans la Religion.F.innocent Wattier, lay, mort en Canada.31v P.Joseph Denis, mort en Canada le 25 Janvier 1736 âgé de 78 ans et en Religion 59 (6).33 P.Julien de Rinville, mort à Quebec le Octobre 1747 âgé de 56 ans et en Religion 27 (7).33v V.P.Justinien Durand, mort a Quebec le 1 Aoust 1746, âgé de 79 ans et de 63 en Religion (Paris) (8).34 P.Joachim Massé mort au fort Carillon le 10 Novembre 1758 âgé de 27 ans et en Religion 9, de Montreal.(1) Cf.Allaire: naissance, 16 novembre 1731.(2) Cf.Allaire: naissance, 1668; décès, 27 novembre 1741.(3) Cf.Allaire: naissance, 1610; décès, 19 septembre 1860.(4) Cf.Allaire: décès, 18 septembre 1757.(5) Cf.Allaire: naissance, 1672; décès, 7 octobre 1742.(6) Cf.Allaire: naissance, 1658; décès, 27 juin 1742.(7) Cf.Allaire: naissance, 1699; décès, 9 mars 1758.(8) Cf.Allaire: décès 1748. — 460 — 35 F.Leonard Butor lay mort en Canada en 1744.36v Vd P.Luc Filiastre mort a Quebec le 15 Septem- bre 1721 âgé de 75 ans et de 53 en Religion de Rouen (1).Y.P.Luc hendrick, mort aux trois-Rivieres le 24 Décembre 1749 âgé de 57 ans et en Religion 42.b'.Luc mort a L’Acadie le Aoust 1704 âgé de 24 ans et de 5 en Religion.37 F.Louis Duroc (Tierçaire) mort a Montreal le octobre 1757, âgé de 91 ans et de Religion 39 F.Mathieu Collet, Clerc, mort en Canada.P.Maurice Solas, Clerc, en Canada.40 Y.P.Michel Brulé, mort supérieur a Montreal, 7 Sept.1724 âgé de 50 ans et de 35 en religion.40v Y.P.Modeste Jannot, mort allant à Quebec le 28 aoust 1725 âgé de 56 ans et de 33 en Religion.F.Michel Valin clerc, mort le dix septembre, 1758, après avoir fait naufrage a cent trent lieu de Quebec, de faim, de misère et de fatigue, il étoit âgé de 24 ans, et de huit de Religion, de Quebec.41 P.Nicolas Constantin, mort en Canada le .Septembre 1730 âgé de 66 ans et .(2).42 F.Noel Lalouette aux trois Rivieres le 26 Septembre 1711.Noel le Crocq F.mort aux trois Rivieres en Canada le 27 Septembre 1696 âgé de 52 ans, et de 30 en Religion.43 F.Pacifique Delutain, lay, mort en Canada le 1731 âgé de 70 ans et de 45 en Religion.F.Pacifique Duplessis, lay, mort en Canada le 26 Aoust IMS âgé de ans et dans la 22e année de la Reforme.F.Pacal Baret, lay, mort en Canada le 10 Janvier 1711, âgé de 33 ans et de 12 en Religion (1) Cf.A1 luire : déc»'», 17 juillet 1727.(2) Cf.Allaire: décès, 1 juin l'Ofi. 461 — 45 P.Pierre Le Poivre, mort a Quebec le 19 février 1741, âgé de 75 ans et de 58 en Relig.de Reims.Il a renouvelé ses voeux en 1690 (1).P.Pierre Baptiste Desché mort a Québec le 7bre 1750 49 & 28.45v P.Potentin Mauget, mort en Canada le 19 février 170ü, âgé de 32 ans et de 10 en Religion.46 Y.P.Prudent Bosnian mort a Quebec le 27 Aoust 1757 âgé de 32 ans et de 14 en Religion.48 V.P.Romuald Le Brun, mort en Canada le 1 Septembre 1731 âgé de 60 ans et de 41 en Religion (2).Y, P.Romuald Papillon, mort en Canada le 28 octobre 1669 âgé de 42 ans et de 24 en Religion.49 P.Salvien Lajoye mort en Canada le 50v V.P.Simeon Dupont, mort, aux trois Rivieres le 17 Septembre 1732 âgé de 61 ans et de 44 en Religion, de Paris ( 3).51 P.Simon de la place, mort en Canada le 1 Janvier 1699 âgé de 41 ans et de 23 en Religion.t P.Simon tançant mort en Canada le 1744.51 v P.Salvien Boucher, mort a Quebec le 1759 âgé de 58 ans et 36 en Religion de Quebec ( 4 ).53 P.Thomas Bertrand mort en Canada l’hiver de 1731 âgé de 27 ans et de 16 en Religion (5).F.Thierry Poncelet, mort en Canada le 30 Novembre 1699 âgé de 38 ans et de 14 en Religion.54 P.Valentin Chartier mort a St.Rock en Canada le 21 Juin 1743 âgé de 51 ans et de 34 en Religion, Canadien (6).54v P.Ubalde Motu, mort allant en Canada le 28 aoust 1725 âgé de 32 ans et de 8 en Religion.56v P.Zenobé Gaillard, mort a Quebec le 12 février 1702 âgé de 36 ans et de religion 12.(1) Cf.Allaire): naissance.10 avril lfifiOé décès.U) février 1741.(2) Cf.Allaire: décès, septembre 171 .(2) Cf.Allaire: décès 21 octobre 1743.(4) Cf.Allaire: naissance, 1700; décès, 10 mars 1731.(5) Cf.Allaire: naissance, 1700; décès, 10 mars 1731.(!>) Cf.Allaire: décès.2 novetrribre 1745. — 462 — Comme on le voit, il ne se trouve aucune mention de provenance.Evidemment, d’après son titre, cette liste a dû être dressée par direction de l’ordre et, de ce fait, elle acquiert line certaine autorité.Malheureusement, il est impossible de dire où et quand, par qui et comment, elle fut dressée.Avec cet avis aux chercheurs de s’en servir avec prudence, elle reste quand même un document qui rendra certainement service.Gustave Lanctôt UNE LETTRE DE M.DE TRACY A Quebec ce 20e Septembre 1665 Je suis obligé de vous mander que tous les officiers qui ont passé dans le navire de Monsr de Villepar sont entièrement satisfaits de Luy, et quil m’a donné en mon particulier tout sujet de me louer de sa conduitte.J’en ay beaucoup aussi du sr Guillon qui est fort capable de servir en ce pais.La flute quil a monté est bonne pour les mers de ces quartiers estant forte.Vous ne scauriés mieux faire, dans ce que vous aurez a renvoyer au printemps, que de vous servir du dit sr guillon.Je plains le sr Chamot de ce qu’il est tombé en vôtre disgrace, et de ce que vous le rappellés.Il a servy fort utilement en ce qu’il nous a paru ; il est diligent et entendu: voilà, tout ce que j'en connois.Comme monsieur l’Intendant vous informera de tout ce qu’on peut avoir besoin, je ne vous entretiendray plus sur cette matière.Conservés moy seulement l’honneur de vôtre amitié puisque j’esseyeray de la mériter dans toutes les occasions qui s’offriront de vous tesmoigner que ie suis Vôtre très humble et très obéissant serviteur, Tracy (1) (1) Bibliothèque Nationale, Mélanges Colbert, vol.133, folio 183. — 463 — HISTORIQUE DE LA VOIRIE DANS LA PROVINCE , DE QUEBEC (Suite et fin) Les grands chemins provinciaux Le 23 juillet 1840, le gouvernement impérial sanctionnait le projet de l'union des deux Canadas: les deux provinces seraient désormais connues sous le nom de “ Province du Canada”.Le 5 février 1841, Charles Edouard Poulett Thompson, devenu lord Sydenham, annonçait que la nouvelle constitution entrerait en force le 10 du même mois.L’Acte d’union était une injustice flagrante envers les Canadiens français.11 donnait au Haut-Canada qui comptait alors une population de 430,000 âmes le même nombre de représentants au Parlement qu’au Bas-Canada, peuplé de 650,000 âmes.De plus les finances du Bas-Canada étaient très prospères: les revenus y excédaient les dépenses d’environ 61,250 louis.Le Haut-Canada était acculé à la banqueroute; il avait une dette de près d’un million de louis sterling.L’Acte d’union décrétait que la totalité de la dette serait portée également sur les deux provinces.De grands travaux avaient été entrepris dans le Haut-Canada.Il fallait les poursuivre, et le Bas-Canada allait être appelé à contribuer plus que de droit, à des améliorations purement locales dans la province voisine.Un des premiers actes du parlement du Canada-Uni, pendant sa première session (1841) fut la création d’un bureau des Travaux Publics.Ce bureau devait être composé de cinq commissaires nommés par le gouverneur indépendamment de la Législature.D’ailleurs, les commissaires ne pouvaient faire aucune déq>ense sans l’assentiment du gouverneur.Lord Sydenham avait souligné, dans le discours du Trône, la nécessité d’améliorer la navigation depuis les rives du lac Erié et du lac Huron jusqu’à l’Océan, et d’établir de nouvelles voies de communication dans les districts de l’intérieur.Ces travaux exigeraient de grandes dépenses que le gouver- — 464 — neur se faisait fort de rencontrer au moyen d’un emprunt garanti par le gouvernement impérial.Le parlement canadien ne pouvait manquer de passer une mesure si fortement recommandée par le représentant du roi.A la fin de la session de 1X41, il vota la somme de 1,500,000 louis sterling qui devaient être consacrés à la liquidation de la dette, à la continuation des travaux commencés, et à l’exécution de nouvelles entreprises.On demandait £450,000 pour le parachèvement du canal Welland; £57,671 pour celui de Cornwall: £21,(XX) pour celui de Chambly; £225,300 pour l’agrandissement du canal de Lachine; £ 45,000 pour faire celui de la baie de Burlington.La construction des écluses et canaux nécessaires entre le lac Saint-François et le lac Saint-Louis devait coûter £225,900; le creusement du lac Saint-Pierre £60,000.I] fallait encore £ 150,000 pour faire disparaître les obstructions à la navigation du Saint-Laurent dans le Haut-Canada; £50,000 pour améliorer la rivière Trent; £47,000 pour construire des havres et bâtir des phares sur les lacs Prié et Ontario; £ 2X,(XX) pour construire des glissoires sur la rivière Ottawa."( ’était la ce qu’on appelait des travaux de première classe, ayant un caractère national, dont on attendait un revenu certain, et qui étaient indispensables à la prospérité du commerce et de l’agriculture.Les travaux de seconde classe qui consistaient surtout dans l'amélioration des principales communications intérieures du pays au moyen de chemins, exigeaient une dépense de £212,000.Une troisième classe, comprenant des lignes de chemins déjà entreprises aux frais de divers districts mais non encore achevées, exigeaient encore £ 109,355.Ces diverses sommes, formant un total de £ 1,4/0,000 sterling, devaient être dépensées dans le cours des cinq années suivantes” (1).La somme consacrée à l’amélioration de la voirie était relativement minime comparée à la somme totale.Le Bas-Canada ne reçut certainement pas la part d’octroi à laquelle il avait droit.( )n y ouvrit fort peu de routes nouvelles.On (1) (iérin-Lnjoie, Dir mis au Camilla, ih IS',0 h 1850.Québec 1801 ]).102. — -K >5 — s’appliqua surtout à compléter les grinds chemins déjà ouverts, à établir des communications faciles entre les grands centres.Plusieurs de ces grands chemins étaient nécessaires et devaient aider au développement du commerce.La grande route interprovinciale, de Québec à Sandwich, attira tout d’abord l’attention de nos législateurs.Tl fallait la rendre carrossable, surtout “dans les parties qui n’offraient pas la facilité des voitures d’eau, disait M.Ha-milton-H.Killaly, président du bureau des Travaux Publics, à savoir depuis les Cascades jusqu’à la ligne provinciale, et depuis Brandford jusqu’à London” fl).Tl fut déterminé que £ 34,000 seraient consacrés à “ la construction des ponts sur les grandes rivières qui se trouvent entre Québec et Montréal et dont le passage en certaines saisons est très dangereux et accompagné quelquefois de la ]XTte de la vie des voyageurs ” ( 2).A l’automne de 1843, les ponts sur les rivières Sainte-Anne, Batiscan, Saint-Maurice, de Berthier, du Bout de Lile et de la Chaudière étaient terminés.Un pont suspendu avait été jeté sur la rivière Ottawa, à Bytown.U y avait maintenant des ponts sur toutes les rivières qui coupaient le chemin de la rive nord entre Québec et Montréal (3).Des travaux considérables furent entrepris dans les principaux chemins des cantons de l’Est.Le chemin Gosford, qui allait primitivement de Saint-Gilles à Maple-Grove, dans le can- (1) Journaux de l'Assemblée législative 0 841), appendice C.f (2) Journaux de l'Assemblée législative (1841), p.566-567.(3) Voici ouehiue s notes sur la dimension de ces ponts.y oh! du pant T.nnfntevr en pied* Eapèce dp charpente Sainte-A une Chenal est 969 8 arches — Tin pont tournant.Chenal ouest 202 2 arches et 2 demi-arches.Bat tara n 1220 8 arches — Un pont tournant.Saint-Maurice Chenal est 731 5 arches — 2 demi-arches.Chenal ouest 378 5 arches.Berthier 80 une arche.Bout de Vile Chenal est 754 4 arches — Un pont tournant.Chenal du milieu 540 2 arches de 140 p.une arche de Chenal ouest 1190 7 arches de 160 pieds.Chaudière 200 une arche.Bytnirn 225 pds entre les culées.212 p.entre les points de suspension.Tournoi de l'Assemblée législative, 1842, appendice Q. 466 — ton d’Ireland, fut prolongé jusqu'à Dudswell, sur une distance de 62/2 milles.Ce chemin, qui avait remplacé peu à peu l’ancien chemin Craig, avait été laissé à l’abandon et était devenu un bourbier impassable.M.Baird, ingénieur civil, écrivait, en 1849: “Une couple de barils de farine forme aujourd’hui la charge d’un cheval qui passe sur le chemin Gosford.On l’a laissé se détériorer à tel point qu’il y a même du danger pour l’homme et la bête qui y passent, les roues s’enfonçant en plusieurs endroits jusqu'aux essieux, et il est assez ordinaire de rencontrer une voiture arrêtée dans les ornières et le conducteur allant chercher du secours ’’ (1).C’est ce que répètent les missionnaires des Cantons de l’Est dans leur célèbre manifeste du 31 mars 1851: “Le chemin Gosford, qui a coûté extrêmement cher à la province, disent-ils, est actuellement dans un état dangereux depuis le lac Nicolet, dans le township de Ham, jusqu’à Saint-Gilles.11 y a même déjà deux ans, plusieurs centaines de personnes que l’indigence éloignait de Québec, après avoir passé plusieurs jours à faire vingt lieues dans le chemin Gosford, dans l'espoir de s’établir sur les terres du gouvernement dans les townships de Gartby, Stratford et de Winslow, ont été tellement découragés par le mauvais état de chemin que, rendues sur les bords du lac William, elles ont renoncé à profiter des avantages offerts par le gouvernement” (2).Tous attribuaient l’état déplorable où se trouvaient les chemins dans la province et plus spécialement dans les cantons de l'Est, à l’inefficacité cle la loi municipale de 1841.C ette loi était insuffisante.Les officiers des conseils de districts n’avaient pas l’autorité suffisante pour obliger les habitants a faire les réparations nécessaires sur les grands chemins.Dans le comté de Mégantic, traversé par le chemin Gosford, aucun conseil municipal n’avait été légalement institué, et les colons refusaient absolument de faire quoi que ce soit pour l’entretien de ce chemin, en disant que c’était le (1) Journaux cl?l’Assemblée législative, 1841).appendice B.B.(2) Premier et second rapports du Comité spécial, nommé pour s'enquérir des causes qui retu nient la colonisation des townships de VEst du Bas-Canada, Québec, 1851, p.42 “chemin du gouvernement" et que c’était à lui à voir à son entretien.Comme ce chemin était, pour ainsi dire, la seule voie de communication directe entre Québec et les cantons de l’Est, le département des Travaux Publics y lit faire les réparations les plus urgentes en 1850.Il consacrait, en même temps, des sommes importantes à la réparation du grand chemin des cantons de l’Est, de Montréal à Stanstead, et de celui d’Iberville à Stanstead, par Stanbridge.Afin de se procurer les fonds nécessaires pour continuer les travaux commencés depuis l’Union, le gouvernement avait négocié en 1846, un second emprunt de £ 500,000 sterling.Sur ce montant, £ 201,531, étaient destinés au parachèvement du canal de Welland, £81,925, aux canaux du Saint-Laurent, £ 19,000, à la construction de phares et de stations dans le fleuve et dans le golfe Saint-Laurent, £24,889, à l’achèvement du grand chemin des cantons de l’Est, £9,800, à l’achèvement de celui d’Iberville à Stanstead, £ 10,761, à l’ouverture du chemin provincial d’Arthabaska, £ 7,300, à la construction des ponts sur les rivières du chemin de la rive sud entre Québec et Montréal, enfin £9,500, au creusement du lac Saint-Pierre.Grâce à ces subventions on put faire des améliorations considérables sur les principales voies de communication.Le grand chemin des cantons de l’Est fut redressé en • plusieurs endroits, macadamisé sur une étendue de 16-)4 milles, entre Chambly et Granby, et fini en gravier, de Granby à Stanstead.L’anné suivante, le gouvernement cédait, pour cinq chelins, à la compagnie du chemin planchéié et macadamisé de Chambly et Granby, la partie du grand chemin des cantons de l’Est, comprise entre les deux endroits ( Proclamation du P'1' août 1851 ).L’on finissait, de même, en gravier, le chemin d’Iberville à Stanstead, avec son embranchement de la montagne de Sutton et celui de la montagne de Potton.Les cantons de l’Est furent alors dotés des plus belles routes de la province.Depuis quelques années, de courageux défricheurs s’étaient établis en arrière de Gentilly, dans les cantons de 468 — Blandford.de Buistrode, de Stanfold, de Somerset et d'Ar-thabaska.Ces pauvres gens n'avaient, pour se rendre au fleuve, qu'une route bien primitive entre Gentilly et Saint-Louis de Blandford.tracée à travers une série de marécages impossibles à traverser à l’automne et au printemps.Le gouvernement éc aita enfin les plainte.- de ces malheureux colons, et dans les années 1845 et 1846.il fit réparer la route entre Gentilly et B i and tord.Cette route fut continuée, en 1846.par Stanfold, jusqu'au village de Saint-Xorbert d'Ar-thabaska.C'est là qu’elle -e soudait au grand chemin pro-ncial d’Arthahaska.construit durant les années 1848 et lS-Pè Ce chemin commençait à cinq milles de Danville, dans le canton de Shipton.où il se raccordait au chemin de Richmond.traversait les cantons de Kingsey, de Warwick.d’Ar-thabaska, de S! nisation s'ouvrait, dans le moment.à '’entrent - n< rd de la province: celle du Haut-Sague-nay.I n prêtre, ! abbé Pilote, venait de publier un petit voulue (2 qui attira l'attention du gouvernement sur ce coin • rivilégie de n< rre province.Depuis 1838.une centaine de amilles.venues surtout de la Malbaie, s étaient établies à la baie des Ha 1 Ha 1 appelée aussi la Grande-Baie.Ces g-ns s étaient rendus à destination par eau sur de petits bateaux frétés : ar eux-mêmes.En hiver, l'on pouvait traverser le fleuve u suivant un petit sentier oui allait de l’Anse-Saint-Jean à la Malbaie.C'était l'ancien chemin des Marais qui.dans l'été de 1842.fut prolongé de l'Anse-Saint-lean à la Grande-Baie.L année suivante i 1843 ) on commença la (li Jrnirnaux •'!»• r.\».-inbl e législative.1 -40.appendice X: 1846.appendice Q.Q : 1-4-.appendice X.; lS4d.appendice 1!.15.(-) >' • ¦ jm - l-.-l : hhrnirc du pax*,.du prr,, ut et de /'fl ce- "ir prnbabi, //¦• H f ru, de la olonitation.Oué- bec, 1 >.,2. construction d'un chemin plus direct entre la Grande-Baie et la Malhaie: le chemin Ragot qui passait par Sainte-Agnès.11 fut ouvert par les habitants de la .Malbaie aidés de M.William Price.Ce n était, toutefois, qu’un chemin d’hiver.Deux ans plus tard ( 1845) les habitants de la lîaie-Saint-Paui ouvraient, à leur tour, un chemin d’hiver entre la Grande-Raie et Saint-Urbain.De sérieuses disputes s’élevèrent bientôt à propos de ces chemins, à savoir lequel des deux il était opportun de terminer et d’entretenir.M.l’ilote écrivait en 1851: “Ces deux chemins devraient être explorés en été par une personne désintéressée, prise hors du comté, aux frais du gouvernement.Si celui de la Raie-Saint-Paul était seulement égal à son rival de la Malhaie, il devrait être préféré dans l’intérêt des colons du Saguenay, vu que le besoin d'une sortie leur est plus nécessaire pour communiquer avec la capitale, qu'avec les paroisses du comté sur le fleuve.Sous ce rapport, le chemin le plus court devrait être choisi.Par le chemin de la Baie-Saint-Paul, il y a 45 lieues entre Québec et la Grande-Raie, par celui de la Malhaie, il y a 53 lieues, et dans le moins 50 lieues, en passant par Sainte-Agnès et Saint-Urbain.La différence pour aller et revenir est de 20 lieues ou au moins de 14 lieues.Le transport des malles y gagnerait clans la même proportion.Une bonne exploration déciderait cette importante question, et mettrait fin à une malheureuse division entre des hommes estimables qui ont tout à gagner en s’unissant et tout à perdre en se divisant ” ( 1 ).La paix se ht et l’on continua à voyager par les'deux chemins.En 1852, l’on ouvrit le chemin de la Grande Ligne entre la Grande-Raie et Chicoutimi.Ce chemin, appelé plus tard le chemin Sydenham, fut fait avec beaucoup de difficultés à travers un pays entrecoupé de gorges profondes.Ce sont les colons de Chicoutimi qui l'ouvrirent à leurs frais, en attendant l’aide du gouvernement.Le vieux chemin des Caps demandait des réparations continuelles.Le commissaire des Travaux Publics disait, (1) Ouvrage cité, p.102-103. — 470 — en 1847, années 1842 et 1843.Ceux de la Grande-Rivière à Percé — de Percé à Gaspé — pendant les années 184() et 1847.Des i>onts avaient été construits sur les nombreuses rivières de cette région.Une somme de $96,751 dollars avait été dépensée pour tous ces travaux sur la rive nord de la Baie-des-Chaleurs.Enfin, en 1852, on terminait le grand chemin du roi entre Métis et Matane.Des améliorations considérables avaient été faites au chemin de la rive sud entre Québec et Montréal par la construction de ponts sur les rivières Etchemin, Duchène, Bé-cancour et Nicolet.Ceux sur les rivières Saint-François, Yamaska et Richelieu ne devaient être construits que sous la Confédération.On songeait depuis longtemps à une refonte générale des lois de voirie.La loi de 1841, établissant des districts municipaux, remaniée en 1846, était restée lettre morte.L’acte des municipalités et des chemins, passé à la chambre d’Assemblée, le 30 mai 1855, et mis en vigueur le 1er juillet 1855, était une refonte complète de l’ancienne loi des chemins, une législation nouvelle qui a persévéré, dans ses grandes lignes, jusqu’à nos jours.On déclarait, d'abord, que cet acte ne s’appliquait pas aux chemins et aux ponts sous le contrôle des commissaires (1) Journaux de l’Assemblée législative.1844-45, appendice A.A. — 472 des Travaux Publics, mais à ceux-là seuls abandonnés aux autorités municipales.I ne classification nouvelle des travaux publics était introduite.Ils étaient partagés en ouvrages provinciaux: tous les ponts, chemins et autres ouvrages possédés par le gouvernement — en ouvrages de comté; ceux laits ou entretenus aux dépens d’un ou plusieurs comtés — en ouvrages locaux; ceux faits et entretenus aux dépens d’une seule municipalité locale (art.39).Les chemins de front devaient avoir trente-six pieds de largeur, entre les clôtures de chaque côté, les routes vingt-six pieds.Ce n était plus le procès-verbal d’un grand voyer ou 1 homologation du même procès-verbal par une cour de justice, qui réglait 1 ouverture d’un chemin public, mais les habitants eux-mêmes par une résolution de la corporation de la municipalité locale ou de comté.Les habitants d’une paroisse ou d un comté réunis en assemblée devaient nommer un surintendant qu’ils chargeaient de visiter les lieux, de juger de 1 opportunité de l’ouverture, du changement, de l’élargissement de telle route, de la construction de tel pont.Le surintendant, après enquête, devait dresser un procès-verbal ofi seraient indiqués les travaux à faire, et déterminer la paît de travaux, matériaux ou argent que devait fournir chaque piopriétaire de lots dans une division soit de paroisse, soit de comté.Avant d’être mis en vigueur, le procès-\ ci bal devait être révisé par les personnes intéressées, et homologué par le conseil ou le bureau des délégués de la corporation de municipalité locale ou de comté (art.47).Le conseil d’une municipalité quelconque pouvait préle-\ ci pai cotisation, une somme d argent pour construire et entretenir les ponts (art.50).^ Il appartenait au même conseil de décider, d’après un règlement passé a cet effet, si les chemins seraient faits et entretenus par cotisation ou par corvées (art.51).I ou s les travaux de construction ou de réparation des chemins,devaient se faire sous la direction du surintendant de comté et de l’inspecteur des travaux publics. — 473 Le surintendant était tenu de visiter les chemins entre le Ie1' et le 20',nt* jour de janvier, le 1er et le 20èmei jour de juin, de chaque année.Il devait préparer un rapport de son inspection.Ce rapport était transmis au secrétaire-trésorier de chaque municipalité et au préfet de chaque comté, pour être approuvé définitivement par le conseil de chaque corporation de municipalité de comté (art.53).En l’absence de procès-verbal ou de règlement prescrivant le contraire, le chemin de front de chaque lot devait être entretenu par le propriétaire ou l’occupant du lot.Les routes devaient être faites et entretenues par les propriétaires ou occupants de lots dans la concession à laquelle elles conduisaient d’une concession plus ancienne, à proportion du front des lots ainsi occupés par eux.Les chemins de front sur les terres non concédées de la Couronne devaient être faits et entretenus comme routes Les travaux nécessaires pour l’entretien des routes et des chemins ne devaient plus être faits par la main-d’œuvre des parties tenues de les entretenir, mais par des contributions en argent.L’inspecteur municipal devait, après avis public, donner, au mois d’octobre, les travaux à faire pen-dans l’hiver; au mois de mars, ceux à faire pendant l’été, au rabais, à celui qui offrait des garanties suffisantes pour l’exécution de ces travaux.Les sommes requises pour solder ces travaux devaient être payées par les personnes qui y étaient tenues suivant l’acte de répartition fait par l’inspecteur municipal et approuvé par le conseil (art.45).L’acte des municipalités des chemins et des ponts permit au gouvernement de se débarrasser de l’entretien de plusieurs grands chemins dont il avait la charge depuis leur construction.Le 31 décembre 1856, une proclamation officielle remettait aux autorités municipales de la localité dans laquelle ils étaient situés, les chemins suivants; Gosford, Kennebec, Kempt, des Caps et du Portage de Témiscouata, celui de Métis et de Matane, de la rive Nord de la Baie-des-Chaleurs, jusqu’à Gaspé, celui de la Malbaie et de la Grande-Raie, celui des Cascades et de l’île Perrot.Aussi, le grand chemin des cantons de l’Est, de Cham-bly à Hereford et ses embranchements de Granby à Sher- — 474 — brooke, de Magog1 à Sherbrooke, de la montagne de Sutton et de la montagne de Potton, le chemin d'Iberville à Stan-stead, par Stanbridge et Brome.Aussi, le chemin d’Arthabaska avec son embranchement de Gentille.Enfin tous les ponts sur les chemins ci-dessus mentionnés.Les grands chemins proinneiaux (suite) Le Canada traversait une ère remarquable de progrès matériel.Les canaux du Saint-Laurent venaient d’être achevés et ouverts à la circulation des navires.La profondeur du chenal dans le lac Saint-Pierre avait été portée de onze pieds à vingt pieds.Une longue suite de phares avaient été élevés sur le parcours du Saint-Laurent.Les chemins de fer se construisaient.Celui du Saint-Laurent et de l'Atlantique, de Montréal à Saint-Hyacinthe, premier tronçon du futur Grand-Tronc, fut inauguré en 1849.La partie entre Saint-Hyacinthe et Sherbrooke fut ouverte en 1852; à l’automne de 1853, les trains circulaient entre Montréal et Portland.L’embranchement de Richmond à la Pointe-Lé-vis était terminé au mois de novembre 1854.A la fin de cette même année, huit cents milles de chemins de fer étaient achevés dans les deux provinces.Ces grandes entreprises contribuèrent énormément au développement du pays et avancèrent de beaucoup la prospérité générale.Le bureau des Travaux Publics garda le contrôle de certains grands chemins dans les endroits où les municipalités n avaient pas les ressources suffisantes pour les entretenir.D ailleurs plusieurs chemins reconnus d'utilité publique étaient encore en construction et le gouvernement ne taisait que remplir sa tâche en se chargeant de les terminer.( )n travaillait, dans le moment, a la confection du chemin du Golfe.L’intention du gouvernement était de doter la longue cote de Gaspé d’une route carrossable qui irait de Matane à Cjaspé.Les difficultés de terrain, l’impossibilité de se procurer la main-d oeuvre nécessaire dans une région si peu habitée retardèrent considérablement le progrès des tra- -1-75 — vaux.Le tronçon de Matane au Cap-Chat était terminé en 1866.La partie du Cap-Chat à la rivière de la Tourelle avait été faite par les colons eux-mêmes, durant les années 1863 et 1864.Enfin, le gouvernement avait fourni les fonds nécessaires pour l’ouverture de cinq autres milles, jusqu’à la rivière du Castor (1864).A l’extrémité de la péninsule, le chemin de la Rivière-aux-Renards à l’Anse-au-Griffon, ouvert en 1862, avait été prolongé jusqu’au Cap Rosier, en 1866.En 1867, il restait encore à ouvrir ce chemin sur toute l’étendue comprise entre le canton de Tourelle, à l’est, et la Rivière-aux-Renards, à l’ouest, une longueur d’environ 206 milles (1).De l’Anse-au-Griffon, un chemin de portage, ouvert en 1860, traversait à un endroit appelé la Péninsule, sur le bras nord-ouest de la baie de Gaspé.De là on se rendait en bateau au poste de Gaspé où aboutissait le chemin de la rive nord de la Baie-des-Chaleurs.On s’occupait aussi de la confection du grand chemin sur la rive nord du Saint-Laurent.De Saint-Joachim, on pouvait maintenant se rendre sans trop de difficultés, jusqu'à Saint-Siméon, en suivant l’ancien chemin des Caps.A partir de Saint-Siméon, quelques colons établis le long de la côte, avaient ouvert un chemin d’hiver qui allait jusqu’à la baie Sainte-Catherine.Le bureau des Travaux Publics fit terminer ce chemin.En 1856, il le faisait prolonger de Ta-doussac aux Escoumains et, en 1866, des Escoumains à Portneuf.On dépensa une somme de $8,568 pour ce chemin “qui, disait-on, dans un rapport de 1858, sera d’un grand avantage dans les naufrages qui arrivent fréquemment sur cette côte ” (2).Le gouvernement avait décidé de finir en chemin d'été la route de la Grande-Baie à la Malbaie.Les travaux de réparation étaient presque terminés en 1863.Il y eut, alors, un moment d’hésitation.On se demanda, si l’on ne ferait pas mieux d’abandonner cette route tracée à travers une région montagneuse et d’en ouvrir une autre sur la rive Est de la (1) Journaux (le l’Assemblée législative, 1863, appendice 3.(2) Journaux de l’Assemblée législative, 1863, appendice 4. rivière Malbaie où le terrain était beaucoup plus plan.Après bien des pourparlers, l’on se contenta d ouvrir un chemin d'hiver qui, partant de la Malbaie et côtoyant la rive Kst de la rivière, allait se souder au chemin de la Grande-Baie, à l’endroit où ce chemin rencontrait celui de l’Anse-Saint-J eau.C’était l'ancien chemin ties Marais que Ion ressuscitait, et on lui donna le nom de Cartier.Trois voies de communication >e trouvèrent ainsi ouvertes entre le Saguenay et le fleuve Saint-Laurent: le chemin de la Grande-Baie à la Malbaie, qu'on appela le chemin Bagot; celui de la Grande-Baie a la Baie-Saint-Paul, qui était connu sous le nom de chemin de Saint-Urbain : enfin, le chemin Cartier.Les voyageurs, qui allaient de Québec à Chicoutimi, suivaient naturellement la voie la plus courte, celle de Saint-Urbain.Loi des plus ardent promoteurs de l’agriculture.dans notre pays.Monsieur J.Perrault, rédacteur de la Revue agricole, a raconté les péripéties d'un voyage qu’il lit au Saguenay, en 1863, en compagnie de messieurs John Xeilson et A.Hamel, arpenteurs, "dans le but de trouver une ligne prati-quable et avantageuse pour la construction d’un chemin projeté entre Québec et le lac Saint-Jean." Les voyageurs traversèrent directement de Québec a la rivière Metabetchouan qu'ils atteignirent après bien des aventures.De là.ils se rendirent à Chicoutimi et revinrent à Québec par le chemin de Saint-Urbain.Voici ce que Monsieur Perrault dit de ce chemin: "Vendredi, le 27 (novembre).nous parûmes de bonne heure avec nos vivres et quatre de nos sauvages pour commencer la traversée du portage de Saint-Urbain.Nous étions le premier à tenter le passage cette année en voiture, et on nous prédit que nous ne réussirions pas.Notre charretier hésita d’abord, mais nous lui donnâmes du courage en l’assurant que c'était de l’exagération et que nos sauvages après s’être fait un chemin de Québec au lac Saint-Jean, débarrasseraient bien la route pour nous taire un passage, 'bout alla pour le mieux jusqu'à une lieue du lac Ha! Ha! où le chemin n’est pas fait, ( "est un sentier embarrassé de souches et de gros cailloux que nos deux chevaux franchirent en y laissant le fond — 477 uc s tiaineaux, niais en conservant les patins.La tempete qui avait failli nous faire périr sur le lac s’était fait sentir egalement ici et une trentaine cl arbres renverses barricadaient le chemin ici et la.Chaque lois qu’un tronc d’arbre n axait que trois pieds au-dessus du niveau du sol, nos chevaux réussissaient à passer par-dessus et nous enlevions à bras d’homme la voiture, mais lorsque deux ou trois arbres étaient renversés les uns par-dessus les autres la hache seule de nos sauvages pouvait nous ouvrir un passage.Il est impossible de se faire une idée des obstacles sans nombre que nous eûmes a lianchir ainsi et a notre très grande surprise, nous 11e laissâmes en arrière que le fond des traîneaux.Les chevaux, dune rare docilité, nous suivaient aveuglement par-dessus les gros cailloux, les troncs d’arbres, les fondrières et les ponts démolis.De trois lieues en trois lieues, il y a un poste où chacun fait sa cuisine à même ses provisions, et donne la ration des chevaux.Le soir nous couchâmes au poste du lac Lia ! Ha ! Lu poêle et deux bancs boiteux formaient tout l'ameublement de ce logis, sous lequel s abritaient, dans une communauté touchante, bêtes et gens séparés seulement par une distance de quelques pieds.Nous étions la dix pensionnaires sans compter les chevaux, et nous nous abreuvions à la même coupe, comme dans les temps antiques, avec le petit xene unique de 1 établissement.Il y avait là quelque chose de souverainement étrange dans ce groupe d’hommes vigoureux et hardis, assaisonnant de gros sel le repas et la conversation.tandis qu’à côté d’eux piaffaient les chevaux impatients auxquels on n’avait pas encore donné l'avoine.En je-tanl sur cette scène, encadrée des troncs d’arbres formant les paroies du logis, les pales reflets d’une lumière fumeuse, laissant dans l’ombre les angles les plus éloignés, on aura un tableau bien rare d’un épisode de voyage dans nos forêts.Samedi le 2K, nous repartîmes de bonne heure pour terminer les trois lieues de sentier qui nous coûtèrnt tant de difficultés et nous étions bientôt à la trax'erse de la rivière Malbaie, que nous passâmes heureusement sur la glace avec nos chevaux, en risquant un peu.Le soir, nous étions au — 478 — poste de la Galette.Dimanche le 29, nous arrivions à la Baie-Saint-Paul après avoir traversé la magnifique paroisse de Saint-Urbain située au fond de la vallée qui est le prolongement de la Baie-Saint-Paul.Toute cette partie du pays est d’une rare fertilité et l’aisance générale se traduit par la grandeur et le luxe de résidences des propriétaires Notre collègue M.Gagnon, le représentant du comté de Chicoutimi, que nous remercions de sa gracieuse hospitalité, nous apprit que le chemin du portage de Saint-L rbain avait coûté en moyenne $300 le mille pour le transformer d’un chemin d'hiver bien fréquenté, en un chemin d été.Cette donnée nous est précieuse parce qu’elle peut servir de base aux calculs du coût probable d’un chemin d’été de Québec au lac Saint-Jean où il se présente à peu près les mêmes difficultés.Lundi le 30, nous partions pour Saint-Joachim et le lendemain, nous arrivions à Québec après une absence de 41 jours” (1).Pour compléter ce récit, nous engageons nos lecteurs à lire le spirituel article que monsieur le chanoine Huard a écrit sur l’ancien chemin de Saint-Urbain dans XAnnuaire des comtes de Chicoutimi et du lac Saint-Jean pour 1923 sous le titre: Comment l’on voyageait au Saguenay, il y a quarante à cinquante ans.“Le chemin n’était pas beau, le trajet durait de trois à quatre jours.Mais, dit notre intéressant chroniqueur, comme tout est relatif en ce monde, on appelait cela un voyage de plaisir.” Nous passons de la région du lac Saint-Jean à celle du Témiscouata.L’on s’était enfin décidé à abandonner l’ancienne route du Portage.“On s’est définitivement prononcé, écrivait, en 1856, le Commissaire des Travaux Publics, en faveur de la route de la Rivière-du-Loup.Cette nouvelle route suit en grande partie la ligne du chemin actuel du lac Témiscouata, et va de là au Dégelé, où elle tombe sur le bon chemin de la rive ouest de la rivière Madawaska.Ces travaux ont été entrepris par Monsieur Baby, sur l’estimation faite par M.J.T.MacDonald, ingénieur civil” (2).(1) Exploration de Québec au lac Saint-Jean par J.Perrault.Extrait de la Revue agricole, p.49-50.(2) Journaux de l’Assemblée législative, 1856, appendee 31. Les travaux de construction du nouveau chemin du Portage furent poussés activement.Il était terminé en 1861.Ce chemin ne tarda pas à prendre une grande importance, surtout après le prolongement du Grand-Tronc, de Québec a la Rivière-du-Loup, en I860.11 devint alors la voie de communication la plus directe entre Québec et les provinces maritimes.Bien plus, le chemin de Témiscouata servit de voie militaire et c’est par le Portage que, durant l’hiver de 1862, les troupes impériales, chargées d’assurer la défense du pays, après l’affaire du Trent, furent amenées à Québec.La route de 1 émiscouata allait bientôt avoir comme voie militaire un rival qui devait 1 éclipser.Nous voulons parler du chemin de Matapédia, à la construction duquel on travaillait depuis 1857.Depuis longtemps, on se plaignait de l'état déplorable du chemin Kempt.Ce n’était plus qu’un sentier que les postillons ne traversaient que difficilement.Une assez longue expérience permettait de conclure que ce chemin avait été mal tracé.Au lieu de le faire serpenter à travers les montagnes qui bordaient la rivière Matapédia, il paraissait beaucoup plus rationnel de lui faire suivre le lit même de la rivière.Ce projet reçut l’approbation du gouvernement.Les travaux sur le nouveau tracé furent commencés en 1857, a 1 extrémité sud et, en 1859, à l’extrémité nord.On ne songeait dans le moment qu’à refaire le vieux chemin Kempt dans les endroits défectueux.L’affaire du Trent qui survint sur les entrefaites poussa le gouvernement à modifier son plan.On résolut de faire du nouveau chemin, une route militaire de premier ordre.Le duc de Newcastle, secrétaire des colonies, écrivait de Downing Street, le 28 décembre 1862: “Le principal objet du gouvernement de Sa Majesté dans les circonstances actuelles, est de pourvoir à la sécurité des provinces britanniques.’’ “ Depuis que le gouvernement impérial, ajoutait Monsieur U.-J.Tessier, commissaire des Travaux Publics, a appelé l’attention du gouvernement canadien sur l’importance d’ouvrir cette route pour servir au transport des troupes et à la défense du pays en cas de guerre avec les Etats voisins, il est devenu nécessaire de faire ce chemin d’une ma- 480 — nière plus convenable.11 a été nécessaire surtout de donner plus de force et de solidité aux ponts sur ce chemin.Ces conditions ont accru les dépenses et changé la base des estimés précédents ”( 1 ).D’après les plans préparés par un ingénieur civil, Monsieur E.-P.Baillargé, c’était une route neuve que l’on se proposait de construire.Le chemin Kempt était abandonné.La conduite générale des travaux fut confiée à Monsieur Joseph Rosa.C’est sous sa direction que la route fut ouverte.Les travaux se firent simultanément sur tout le parcours du chemin que l'on avait partagé en trois sections: la section nord, s’étendant de Sainte-Flavie à la rivière Saint-Pierre — la section centrale, de la rivière Saint-Pierre à la rivière Causapscal — la section sud, de la rivière Causapscal à la ferme Sillars sur la rive nord de la rivière Ristigouche.L’ancien chemin Kempt, écrivait Monsieur M.Laframboise, en 1864, a été si mal tracé la première fois qu’aucune de ses parties ne pouvait être utilisée dans la nouvelle ligne choisie pour la division nord.L’on ne s’attend pas non plus, à ce qu’aucune partie de la division centrale qui forme aujourd’hui une liaison imparfaite entre ces deux divisions, puisse servir là où il faudra faire un bon chemin, tandis que sur la division sud, une nouvelle ligne tout entière a été choisie, et bien que décrivant un plus grand circuit que l’ancienne ligne, elle est la seule pratiquable pour l’espèce de route qui a été ionfectionnée ” (2).Afin de permettre aux colons de la région de s’employer à cette construction on divisa toute la route en lots de sept arpents.Ces lots étaient vendus à l’encan et adjugés au plus bas enchérisseur qui devait fournir deux cautions solvables.Ce système ne donna pas satisfaction, et, à partir de 1864, les lots furent accordés par soumission.Plusieurs entrepreneurs faillirent à la tâche et durent être remplacés par d’autres.Le chemin devait avoir une largeur de vingt-deux pieds avec dix-huit pouces de bombement au centre.Tous les (1) Journaux de l'Assemblée législative — Rapport des Travaux Publies, 1863, appendice No.3.(2) Journaux de l’Assemblée législative, Rapport du Commissaire des Travaux Publics, 1864, appendice No.4. — 481 — ponts furent construits de manière à porter le poids de l'artillerie lourde.Les travaux sur la section sud lurent longs et coûteux.Le tracé, dans cette section suivait la rive droite de la rivière Matapédia, qui coule dans un lit très étroit, bordé de montagnes descendant a pic dans la rivière.On dut élever des quais sur de longs parcours et faire des fondations assez fortes pour résister à l’impétuosité du courant.De plus, la berge de la riviere, étant coupée, en plusieurs endroits, par des ravins, il fallut élever, ici et là, des ponts et des viaducs, mesurant de 50 à 420 pieds de longueur sur une hauteur variant de 18 à 40 pieds.Si l’on ajoute à tout cela les ponts sur les rivières Métis, Saint-Pierre, Matapédia, Causapscal et Assametquagan, on peut dire que la construction de cette grande voie de communication, fut, réellement, une entreprise gigantesque, et l’on ne doit pas être surpris qu’elle occasionna une dépense de $187,870.85 au gouvernement.Le chemin de Matapédia fut terminé en juillet 1867 et ouvert immédiatement à la circulation ( 1 ).Arthur Buies écrivait en 1895 que “jusqu’à l’ouverture du chemin de fer Intercolonial, laquelle eut Heu en 1874, le chemin de la Matapédia, l’un des plus beaux qui aient jamais été faits dans la province, avait joui d’une réputation proverbiale.C’était la grande route par ou passaient les malles et les voyageurs allant d’une province à l’autre, et l’on y voyait une circulation presque incessante, quoiqu’il n’y eût encore que de rares habitations sur son parcours ” (2).Le même chroniqueur mentionne “ Une inscription peinte en grandes lettres sur une planche horizontale que soutiennent deux poteaux élevés, et 79.2— Aucune des quatre tilles du sieur Basset ne fut baptisée Angélique, mais la famille a bien pu ajouter un prénom à celui de Marie.Cela se faisait et se fait encore.3— Quoi qu’il en soit, des quatre tilles susdites, Marie (Angélique (?), née en 1666, est la seule qui a pu être religieuse.Par son temps de religion, 40 ans en 1722, elle serait entrée novice en 1682, âgée de lü ans.Rien d’anormal en ce fait ; d’autres soeurs de la même communauté furent accueillies à 14 ans.Faute de dot, elle n’aurait pu prononcer ses voeux qu’a-près 10 ans de noviciat (en 1692) et elle aurait eu alors 25 ou 26 ans.Cela peut s’accorder avec le texte des Annales de Soeur Morin.Cette annaliste, il est vrai, semble avancer que Soeur Basset entra au monastère âgée de 24 ou 25 ans, mais son texte n’est pas clair.L’auteur rapporte le fait en 1715, un quart de siècle après l’événement; elle parle de mémoire et mêle souvent les dates et les noms, soit dit sans la déprécier.Ne peut-on supposer qu’elle a voulu faire entendre que Soeur Basset finit son noviciat à 25 ans?4— Quant à l’âge au décès, Soeur Basset aurait eu 56 ans, non pas 63.Rappelons encore ici, que les erreurs sur les âges sont très fréquentes dans les actes de sépultures et que des écarts de cinq à dix ans se rencontrent assez souvent.5— Comme les archives de l’Hôtel-Dieu ont été détruites en tout ou en partie, au cours des incendies de 1695, de 1721 et de 1734, il peut se faire qu’on se soit appuyé sur la tradition ou sur des notes informes, sans chercher a les vérifier ailleurs.Ne peut-on rappeler ici, par exemple, qu’au sujet des premiers chirurgiens de l’Hotel-Dieu et sur une belle plaque commémorative on a incruste des assertions qu il faudrait corriger ?E.-Z.Massicotte en Voir 7î./?.TT.1924, p.400. — 504 — IX\ EX FAIRE DES REGISTRES DE L’ETAT CIVIL D'C DIS IR1CT iUDICIAIRE DE POXTIAC CHEF-LIEL A CAMPBELL'S-BAV Catholiques > S' i - .VentI I et St-François-d’Assise d’AIdfield I >’ *- a I *5 I ::x\ U3 '¦-S I Et eu Calumet—1894 à 1931 incl.- * ; - rt-coulonge—1894 à 1931 incl.: >:t-r v ;.t:h de Franktown—1894 à 1931 incl.—I S * a TGI incl.- 1 >: .-a use de Liguori—1894 à 1911.1913 •— - - ' « iA>l ind.À c—IS- L-31 incl.> St-Bridget—1911 à 1931 incl.^.ar ce.s 3>a\— 1ÙÎ9 a 1931 incl.ata;1- .v.an;.Les.je—1914 à 1931 incl.' - tcmîesseur-Mafylaiid—1928 à 1931 incl.- >' *nt-BristoI—1894 à 1931 incl.' - ¦ - àt:- Vinineîtes-Deniers Ce:::re-De'- V I- a : - S' -ici.'• • 3'Enuite >—1894 à 1926 incl - - re dt \ illemarie—1X94 1919 S* *S‘ —1°18 .1920.1925.1-2-.2'dS i Z S~: :rc„ >' " ' ; S chert'—1911 à 1920 incl.scannngae—1919.à ird-Témiïscamingue—1899 à 1904.1910 a Ü9C'*’ totT.' " ' : 3032 a 1914 incl 1 : : - " t I rrainville—1910 à 1Q14 mr.‘ '¦ —: * * .:9i^ ind.S ~ acutr— _ c ttjcI > • - .•••—SI; toi ; ;nci > • - - - :: Tatrf—: » •• a ]0]2 incl. 505 — Protestants Holiness Movement—Campbell’s Bay, Shawville & Clarendon—1901 à 1931 incl.Pentecostal Assemblies—Bristol Ridge—1919 à 1931 incl.Yarra—1930.Lntherian Congregation—Ladysmith & Thorne—1894 à 1931 incl.Standard—Shawville—1921, 1923, 1924, 1926 à 1931 incl.Presbyterian—Black Grove—1915.Fort Coulonge—1894 à 1931 incl.Temiscaming & Bristol—1894 à 1923.Shawville & Starke’s Corner—1902, 1904 à 1910 incl 1912 à 1914, 1919 à 1921, 1923, 1925 à 1927 incl.Campbell’s Bay-Bryson & Litchfield—1894, 1895, 1897 à 1901 incl., 1903, 1904, 1906 à 1920 inch, 1922 à 1925 incl.Hunter’s Paint & Kippewa—1915.Onslow—1905.Portage du Fort—1895, 1896.Wesleyan Methodist—Shawville—1924, 1927, 1930.Conncctional Methodist—Shawville—1922, 1923, 1925, 1926, 1928, 1929.Waltham—1924, 1925.Municipalité—Ville de Rouyn—1930, 1931.Methodist—Clarendon & Yarm—1902 à 1925 inch Quyon—1894 à 1898, 1900, 1901, 1903 à.1909, 1911 à 1925 inch Portage du Fort—1894 à 1921, 1925.Shawville—1894 à 1924 inch Davidson, Waltham, Fort Coulonge—1894 à 1901, 1903 à 1910, 1913 à 1916, 1920 à 1923.Mansfield—1902.Campbell’s Bay-Thorne, Litchfield, Leslie—1897 à 1910, 1914.Baptiste—Otter Lake—1918 à 1931 inch — 506 — Clarendon, Unslow, Starke’s Corner—1895, 1898, 1899, 1901 à 1907, 1906 à 1916.Anglican—Clarendon, 1907 à 1909 incl.AldHeld—1900.St-John—1931.Danford Lake-Cawood & Alleyn—1898, 1899, 1901 à 1928 incl.Quyon & Onslow—1894 à 1931 incl.Bristol—1894 à 1913, 1917 à 1920, 1930, 1931.Temiscaining—1920 à 1925, 1927, 1929 à 1931 incl.North Clarendon—1928, 1929, 1931.Campbell’s Bay, Bryson, Morhead & Clark—1903 à 1906, 1908 à 1931.' Otter Lake—1922 à 1924.1926 à 1930 incl.Shavvville—1894 à 1906, 1910 à 1917, 1920 à 1929 incl.Leslie & Thorne—1894 à 1927, 1929, 1930.Portage du Fort, Parkman, Bristol & Bryson—1894 à 1925, 1927 à 1929 incl.United Church—St.Paul Temiscaining—1924 à 1931 incl.Campbell’s Bay—1926 à 1931 incl.Quyon—1926 à 1931 incl.Fort Coulonge—1925 à 1931 incl.Shawville—1927 à 1931 incl.Starke’s Corner—1925 à 1929, 1931.Clarendon—1926, 1927.Bristol—1927.ACTE DE NAISSANCE DE L’HONORABLE JUGE JEAN CHABOT Ce quinze octobre mil huit cent six par nous prêtre soussigné, curé de St-Charles.a été baptisé Jean, né ce jour, du légitime mariage de Basil Chabot agriculteur et de Josephte Provost, de cette paroisse; parrain Jean-Baptiste Gosselin; marraine Marie-Josephte Morisset n’ont pu signer.J.-B.Perras, ptre ( 1 ) (1) Tiré des registres (le Saint-Charles de Belleeliasse. — 507 — L EMIGRATION AUX ETATS-UNIS, IL Y A 40 ANS ET PLUS (7icmc partie) Paroisse Saint-Maurice, comté de Champlain.Population en 1891: 3040.Relevé des personnes de cette localité que l’on disait parties pour les Etats-Unis, le 30 août 1892 (1).Barrette (Adélard) en 1891, avec sa famille.Biron (Arthur) en 1892.avec sa femme et les demoiselles Biron pour Lowell.Bisson (Veuve David) en 1890, avec une fille.Bonin (David) en 1890, pour le Wisconsin.Bourgeois (Thomas) en 1892.Brulé (Joséphine) vers 1884, pour Worcester.Cloutier (Edmond) en 1882, avec sa famille pour Meriden.Cossette (Amarylis) en 1891, pour Lowell.Courchène (Félix) en 1891.avec sa famille pour Bedford.Désilets (Luc) avec sa famille pour Massachusetts.Désilets (Paul) vers 1886, avec sa famille pour le Michigan.Doucet (Ernest) en 1891, avec son frère pour le Michigan.Dubé (Alexis) en 1891, avec sa femme pour Lowell.Dubé (Louis) son épouse et son frère partis vers 1880, pour Michigan.Dubois (Achille et Jos) vers 1880.Dubois (Casimir) en 1891, avec sa femme pour Meriden.Dubois (Oscar) vers 1881, avec sa famille.Fiset (Flavien) en 1884, avec sa famille pour Massachusetts.Garceau (Hercule) en 1892, pour le Michigan; ses fils étaient partis en 1891, pour le Maine.(1) Voir It.II.H., vol.XXXTX, pp.21, 86, 179, 208, 281, 427. — 508 — Garceau (Théodule) en 1892, pour le Maine.Sa femme et ses fils étaient partis auparavant.Gendron (Edouard) en 1891, avec sa famille pour le Massachusetts.Héroux (Moïse) en 1891, pour Marquette.Lacourse (Onésime) vers 1890, avec sa famille pour le Massachusetts.Lacourse (Télesphore) avec sa famille vers 1884.Landry (un Ills d’Elis) parti en 1890.Legendre (Louis) avec sa famille pour le Michigan.Lemire (Joseph) et son père partis en 1891.Levasseur ( Baptiste) et son frère partis vers 1890, pour Michigan.Masson (Alfred) en 1888, avec sa famille pour le Rho-de-Island.Nault (Joseph) en 1891, avec sa famille pour Marquette.Nault ( Olivier ) avec sa famille pour Bedford.Nault (Zéphirin) en 1891, avec sa famille pour Marquette.Rhault (un tils de A.) vers 1880, pour la Californie.Turcot (John) parti avec sa femme, en 1890.N.B.—Nos informations furent recueillies au village en peu de temps et notre liste est incomplète.E.-Z.Massicotte LES DISPARUS Bender, François-Jacques-Albert — Né à Varennes le 25 février 1817, de Louis-Albert Bender, médecin, et de Thérèse Perreault.Avocat le 16 juillet 1840.11 pratiqua sa profession quelques années à Montmagny puis accepta la charge de greffier de la Cour de Circuit établie dans cette ville.Le 6 mars 1858, lors de la formation du district judiciaire de Montmagny, il fut nommé protonotaire de la Cour Supérieure, charge qu’il conserva jusqu’à sa mort arrivée à Montmagny le 5 avril 1899. L’EVOLUTION DU NOM DAUNET EN AMERIQUE DU NORD Ce nom a subi de si nombreux changements qu’il est intéressant de le suivre d’une époque à l’autre.Antoine Daunet, le premier de ce nom dans l'Amérique du Nord, était un des tils de Louis et Jeanne (Ganette) Daunet, de Luçon, France.Il est émigré à Québec au mois d’août 1()62.En France, le nom avait subi les variations suivantes: Daunet a été changé ou avait été changé de Daunay ; ensuite on le trouve épelé D’Aunay, et finalement D’Aulnay.Ces transformations sont les seules qu’on trouve en France.En France, les familles portant ces noms étaient parentes, mais les familles ayant des noms comme Frenay et Fre-naye n’étaient pas parentes avec les familles Daunet et variations.Cette règle de parenté est tout le contraire dans l’Amérique du Nord; les familles Daunet et variations et les familles Frenay-Frenière, et variations sont parentes et descendent de la famille originaire d’Antoine Daunet, de Boucherville, Québec, qui est arrivé à Québec en 1662.Le nom de Daunet a subi de grands changements, dont voici une énumération: Daunai, Daunay, Dauné, Daunais, ensuite Douais, Donay, Douai, Doué, Donné, Donné, Dounet, Doulnay, D’Honay, ensuite Delonais et Dilounay.Les variations du nom de Daunet ont subi un changement radical vers le 19ème siècle.Dans les environs de Boucherville, où les premières familles se sont établies, il y avait plusieurs d’entre elles dont les pères portaient le même nom de baptême.Pour les différencier, il devint la coutume d’y ajouter un autre nom.Les Daunet qui demeuraient éloignés des autres et parmi les frênes, pour ainsi dire, sont devenus les Daunet du Fresne, Dauné de la Fresnière, Dauné dit Frenière, etc., et toutes les variations de Daunet ajoutées aux variations de Frenière ou la Fresnière, etc. — 510 — Aujourd’hui, ces noms ajoutés au nom de Daunet sont devenus détachés et indépendants, avec un grand nombre de variations, comme le nom originaire en a subies.En voici un inventaire: Frenière, Fresnière, Frenaye, Frennière, Fre-nyère, Frenya, ensuite Frènay comme le nom en France, ensuite La Frenière, Lafrenière, Lafrenya, Lafrenaie, et La Fresnière.Un nombre de familles aux Etats-Unis ont échappé le “e” à la fin du nom qui change la prononciation un peu; voici les variations de ces noms: Frenier, Frenyear, Fren-nier, Frenyea; d’autres ont changé leur nom à Freeman et un est connu sous le nom de (a) Ashe, (b) le nom de Fre-nier est une variation du nom de Baron.Ces derniers changements sont connus seulement aux Etats-Unis.Le “Dictionnaire de Tanguay” mentionne sous les noms de “Foisy” ces variations et surnoms: Foisey, Frenière, La Fresniere.Avec peu d’exceptions, les familles de La Frenière, Lafrenière et La Fresnière ne sont point proche parentes avec les familles de Daunet et Frenière et leurs variations.Tl y a plusieurs familles qui sont connues sous le nom de La Frenière et variations, ici comme au Canada, mais pas sous le nom de La Frénier ou ses variations.La plus forte partie des familles sont des descendants de Daunet, et peut être divisée en cinq noms, à savoir: Frenière — Frenier — La Frenière — Donais — Daunais.Le nom de Frenier (c) et ses variations n’est pas connu en Canada, ni celui de Freeman ou Ashe.Tl y a des familles dans lesquelles les noms sont Donais ou Daunais et retenus par des membres de la même famille, tandis que d’autres membres de cette famille donnent le nom de Frenière et ses variations.* * * (a) “Ash” est la traduction anglaise pour un frêne.(b) Directoire de la ville de Burlington, Vt.1931.(c) Tanguay mentionne une exception.Un fils de Charles et de Marguerite (Taillefer) Frenier, Marie Joseph, (posthume) baptisé le 25 février 1767, à Lachenaye, — 511 — P.Q.— Le fils est mort avant de se marier, donc, cette branche de la famille Frenier n’existe plus.Références: Dictionnaire Généalogique des Familles Canadiennes, par Tanguay.Généalogie des Principales Familles du Richelieu, par l’abbé G.-A.Dejordy.Le “New England Historical & Genealogical Register”.Registres des Réunions de la Famille Frenière, années 1930, 1931 et 1932.Notes sur les Familles Donais-Frenierc, par J.-H.Frenier, Rutland, Vt.Maxime-O.Frenière LES DISPARUS McGrccvy, L'hon.Thomas — Né à Québec le 29 juillet 1825, du mariage de Robert McCreevy et de Rose Smith.M.McCreevy s’occupa d’entreprises publiques ]>endant un grand nombre d’années.11 fut un des constructeurs du chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa et Occidental, entre Québec et Montréal.M.McCreevy siégea pendant cpiatre années, de 1858 à 1804, au conseil de ville de Québec.Le 24 août 1867, M.McCreevy était élu député de Québec-Ouest à la Chambre des Communes du Canada.Quelques mois plus tard, le 2 novembre 1867, il était choisi comme représentant de la division de Stadacona au Conseil législatif de Québec.Lors de l’abolition de la double représentation, M.McCreevy abandonna (21 janvier 1874) son siège de conseiller législatif pour continuer à représenter Québec-Ouest aux Communes.Remplacé, de 1892 à 1894, par l’honorable John Hearn, il fut réélu en 1895 et garda son siège jusqu’au 24 avril 1896.Décédé à Québec le 2 janvier 1897. 512 — LES DISPARUS Jobin A mire — Né à Montréal le 8 août 1786.Admis à la profession notariale le 24 septembre 1813.11 pratiqua à Montréal de 1813 à 1834 puis de cette année à sa mort à Sainte-Geneviève de Jacques-Cartier.Député du comté de Montréal de 1835 à 1838 puis de 1843 à 1851.En 18371838, M.Jobin fut arrêté et emprisonné avec ses compagnons de lutte.Premier président de la Chambre des notaires du district de Montréal.Le 23 avril 1852, M.Jobin était nommé inspecteur des écoles catholiques de la cité et du comté de Montréal.Tl décéda la même année à Sainte-Geneviève de Jacques-Cartier.Cf.la Rczmc du Notariat, 15 août 1900.Cormier, Olivier — Né à Bécancour le 28 avril 1817, de Joseph Cormier et de Marie-Louise Levasseur.Admis à la profession de notaire le 29 février 1841, il s’établit à Ples-sisville en 1842.Dans la nuit du 23 novembre 1845, il accompagnait l’abbé C.-E Hé.langer et Ambroise Pépin dans leur randonnée historique de la savane de Stanfold.L’abbé Bélanger et Pepin moururent de froid et de fatigue, mais le notaire Cormier survécut à cette rude épreuve.Décédé à Plessisville le 2 octobre 1889.Daoust, Charles — Né en 1825 à Beauharnois, il était le fils de C harles Daoust, cultivateur.Tl fut reçu avocat en 1847, pratiqua à Beauharnois et à Montréal, et fut député de Beauharnois a la Chambre d’Assemblée de la province du Canada de 1854 a 1857.Il fut aussi directeur du journal libéral le Pays, de 1852 à 1860, et de 1862 à 1865.Décédé cà Montréal le 27 février 1868 (R.P.Augustin Leduc, Beauharnois, p.168).^ Badeau, hrançois — Secrétaire de Charles de Lauzon Charny.Il fut aussi notaire pour les seigneuries de Lirec, de Beauport et de Notre-Dame des Anges.Liste des actes reçus par Badeau dans le Rapport de l’Archiviste de la province de Québec pour 1921-1922, p.17.
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