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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1935-11, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XÏT~ LEVIS, NOVEMBRE 1*35 No II LES DEUX MUSICIENS HRAUNIES A plusieurs reprises, il nous a été demandé des renseignements sur un musicien Braunies dont le nom par les uns était épelé Brawneis ou Braunneis et par d’autres Braun-heys.Les questions nous semblaient porter sur un personnage qui aurait vécu très longtemps et successivement à Québec et à Montréal.Afin d’élucider le problème nous avons eu recours à M.P.-G.Roy de Québec et à M E.|.Audet d’Ottawa ainsi qu’à des alliés de la famille concernée.Avec les informations obtenues, nous pouvons offrir deux notices qui pourront guider ceux qui désireraient en savoir plus.* * * 1.—Jean-Chrysostûme Braunies, (il signe ainsi) originaire Darmstad, Allemagne, naquit en 1785 et passa au Canada avec l’armée anglaise.Marié à Christine Hudson il en eut, au moins trois fils.Le sieur Braunies faisait partie de la musique (lu 70e régiment stationné à Québec et il parait avoir quitté le service militaire pour se livrer à l’enseignement du "piano forté ” dont la vogue commençait (Gazette de Québec.17-9-1818).L’année suivante, il compose une préface instrumentale qu’il dédie à Lady Mary Lennox parente (?) du duc de Richmond, pour lors gouverneur du Canada.Le 6 août 1825, le professeur Braunies obtenait une “shop license” probablement, à ce qu’on suppose, pour la vente d’instruments de musique.En 1827, le commerce et l’enseignement ne suffisant peut-être pas à lui procurer les fonds nécessaires, il detnan- — 642 (lait le permis de tenir une salle de billard.Etait-ce pour aie, menter, ou pour récréer sa clientèle musicale?Suivant le journal “ La Musique” de 1919, "on organ sa en 1831, à Québec, le premier corps de musique canadien.Il fut constitué sous les auspices du lieutenant-colonel Per rault, ancien greffier, et commandant de la milice canadienne.Le premier directeur du nouveau corps de musique fut “ Braunniess ” et la nouvelle musique eut une existence très active pendant cinq ou six mois.En plus de sa charge dans la milice, le sieur Brauneis parait ne pas avoir cessé toute relation avec l’armée anglaise si l’on s’en rapporte à un document dont le texte nous est fourni par M.P.-G.Roy.“ Reçu de Louis Fiset, avocat, la somme de 3 livres, 6 chelins, étant |x>ur la musique du bataillon d’artillerie, au diner des avocats le 20 février 1832”.Signé: J.-C.Braunies.Dans un autre document, on voit “qu’on servit aux membres de la musique de monsieur " Brauniess ”, de la bière et du vin pour 15 louis”.Mais la carrière du premier Braunies achevait et la mort devait l’enlever en pleine maturité ainsi qu’en témoigne l'acte de sépulture qui suit.Le dix-sept septembre mil huit cent trente deux, Nous Prêtre soussigné, avons inhumé dans le cimetière des Picotés, Sieur John Chrisostomus Braunies époux de dame Chris tine Hudson, décédé le quinze du courant, en cette ville, âgé de quarante sept ans.Présens Joseph Laurin et Prosper Mi-rand soussignés.T.-L.Brassard, ptre * * * II — Jean-Chrysostôme Braunies, né à Québec le 26 juin 1814.Après “un cours de latin et ses humanités” dans sa ville natale il alla en 1830 étudier la musique en Europe où il séjourna trois ans.De retour à Québec où il songeait à s’établir on lui offrit le poste d’organiste de Notre-Dame de Montréal en remplacement de feu G.Metchler." Dans cette position, dit un ami de la famille, M.Braunies ne tarda pas à faire oublier ses devanciers et, le premier, dans le pays, il introduisit dans son jeu, les véritables traditions et le goût de la grande école.Plus tard, il tint aussi — 643 — l'orgue de la cathédrale Saint-Jacques, jus(|u’au second incendie ( 1857 ) de l’édifice alors à peine relevé de scs ruines (1852).“ Dès son arrivée, en la métropole.M.Brauneis s’était fait une clientèle.Recherché par les principales familles canadiennes et anglaises, il ne tarda pas à former des élèves qui lui firent honneur.“C’est vers cette époque que son mérite lui ouvrit les portes de l’institut des Soeurs de la Congrégation Notre-Dame qui devait être pendant plus de trente ans son principal théâtre d’action: d’abord à l’ancien établissement rue St-Jean-Baptiste, puis à Villa-Maria et au Mont Ste-Marie.“ M.Brauneis possédait à un dégré rare les 9, il acquiert la presque totalité du tiet de 1 lie l»izard ( 1 ).Dans les années qui suivirent, il fut mêlé a toutes les activités commerciales et politiques du pays.Il est nommé juge de paix, vers 1779.En 1792, lors des élections du premier parlement, on essaie de l’amener à se porter candidat (Z).Orillut lui aussi abandonnait parfois les préoccupations de son négoce pour se mêler de politique nationale.En 1773, par exemple, une pétition "des divers habitants catholiques romains de la province de Québec" fut adressée au Roi (3).Cette pétition, d’après Masères, fut le prélude de l’Acte de Québec.Le nom d Orillat s y trouve, associé à ceux de la noblesse et de la meilleure bourgeoisie.La Guerre de 1775 Orillat était en société avec Fortier quand la guerre de 1775 éclata.Cette guerre fut un désastre pour lui.Il fut parmi les premiers à courir aux armes.Mais son zèle lui coûta bien cher, hait prisonnier, il tut emmené en exil et ne revint chez lui que trois ans plus tard, brisé et malade.Orillat servit dès le début des hostilités.Il y eut deux engagements de volontaires' Le premier se lit en mai et le second en septembre.“Après le retour du Major Preston à Montréal (le 20 mai ) avec sa troupe — il partit environ cin- (1) Précis (tes Actes île Fny et Hommage.Voir: sur les Ai- rhiv.du Canada peur 1884 p, 10.(2) Surveyor et Audet: Biographie (le .Tean-Baptisto-Amnlile Iluro-cher, in La Presse, numéro du 23 avril 1927.(3) Documents Concernant l'Histoire Constitutionnelle, (Ottawa, 1911), Vol.I.p.331 Le copiste a lu Jean frittai.Mais il n’y a pas de doute ipi'il .s'agit de Jeun Orillat.l'n autre nom ipi'on a estropié, c'est celui de François Ca- zean.Il s'y trouve on tête des "in'.béissnnts.très zélés, et três-fidèles sujets".Evidemment, ce n'était pas encore le Cazeau de 177."». — 654 — qualité volontaires canadiens sous le commandement du lieutenant Samuel Makaye, officier de distinction pour prendre possession du fort St-Jean — qui l’ont gardé jusqu’à ce qu’il y eut été envoyé des troupes de Québec, pour y faire des retranchements” (1).A la deuxième alerte, le 7 septembre, un autre groupe de volontaires s’enrôla.il partit de Montréal pour St-Jean environ cent vingt volontaires de la ville, tous canadiens sous le commandement de M.de Lon-gueuil.— Dans le nombre il y avait plusieurs négociants riches qui abandonnèrent leurs familles et leurs commerces.Les marchands anglais refusèrent d’y aller nettement” (2).Nous croyons qu’Orillat fit partie du premier groupe qui partit en mai.Le texte de Sanguinet, qu’on va lire plus loin, nous autorise à le croire.De toute manière, le séjour d’Orillat à Saint-Jean fut de courte durée.Le 14 septembre, en effet, c’est-à-dire quelques jours après l’investissement du fort, Orillat s’acheminait vers Saint-Denis.Il était porteur d’un message pacificateur du gouverneur Carleton.Toute la région du Bas-Richelieu s’était soulevée en faveur des Américains.“James Livingston, Jérémie Dugand perruquier, et Loizeau forgeron, qui demeuraient dans la Rivière Chambly — firent révolter quelques habitants de la Pointe-Olivier, et se déclarèrent leurs chefs—et formèrent un petit camp à cette pointe—vis-à-vis du fort Chambly—d’environ quarante à cinquante hommes.(1) Verrea'u, Invasion (lu Canada, (Montréal, 1873), p.33.(2) Verreau, loc.cit., p.43.Voici comment l’honorable Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière raconte cette expedition : “En 7bre, de la mémo année, A Montréal, quand les rebels s’avancèrent A St-Jean, je nie disposais même A retourner A Vnudreuil oïl des entreprises commencées demandaient absolument ma présence.J'alois monter dans ma voiture; quand la générale battit.Le bruit qui alarma la ville entière, me fit courir chez le général Prescott, il demanda du secours, j’oubliais dans cet instant tous mes in-térest, je m’offris, et le çolre même nous fournîmes un détachement de volontaires sous les ordres de Mr de Longueuil et nous partîmes le 7 de 7bre pour secourir St-Jean.” (Bull.Rech.Hist., Vol.XL, (1934), p.80).Dans une autre lettre, écrite plus de 38 ans t»lus tard, il est vrai, de Lotbinière donne le 13 septembre nu lieu du 7 et dit qu’il y avait 230 volontaires, (Voir; Surveyer et Audct, Biographie de l'honorable Michel-Eustache-Gnspard-Alain Chartier de Lotbinière, in La Presse, numéro du 16 juillet 1927.) Le Général Guy Carleton leur envoya une amnistie, s’ils voulaient rentrer dans leur devoir, par le Sr Jean Orillae marchand de Montréal — et Léveillé — qui avaient déjà été volontaires à St-Jean” ( 1).Orillat et son compagnon arrivèrent à Saint-Denis le 17 et se retirèrent chez le curé François Cherrier.Quand il fut connu au camp ennemi de la Pointe-Olivier ( Saint-Mathias) qu’Orillat était en mission à Saint-Denis, un détachement d’environ quarante soldats se porta sur le village en toute hate.Le 18, dès l’aube, le presbytère était cerné.La servante du curé, Madeleine Larivée, s’étant montrée à la fenêtre, fut tuée d’un coup de fusil.Orillat et Léveillé se constituèrent prisonniers.Voici comment le grand vicaire Montgolfier, dans une lettre du 20 septembre à Monseigneur [friand, racontait cette échaufïourée (2)."Le même jour ( 18 septembre), le sieur Orillat, marchand de Montréal, et un nommé Léveillé, partis le 14, munis d’un brevet d’amnistie accordé par M.le Gêné ral aux habitants de Saint-Olivier, s'ils voulaient rentrer dans leur devoir, s’étant arrêtés chez M.Cherrier, curé de Saint-Denis, où ils passèrent la nuit du 17 au 18, dès cinq heures du matin le presbytère se trouva investi par plus de cent habitants armés, partie de Saint-Olivier, partie de Saint-Charles, et de Saint-Denis même.Le curé s’étant présenté, il fut traité avec peu de respect, on dit même pris au collet, et sa soutane déchirée.On lui demanda les deux hommes qui étaient chez lui, sans quoi on mettrait le feu à sa maison.Le curé étant rentré pour communiquer l’ordre à ses hôtes, une servante mit la tête à la fenêtre, et fut tuée sur le champ par un coup de fusil.Les deux hommes qu’on demandait furent pris et conduits prisonniers par les Rebelles au camp de l’Ile-aux-Noix.” Après le départ des assaillants, une enquête fut tenue au presbytère.“A la requête de M.François Cherrier, prêtre, curé de cette paroisse, nous sommes transportés au presbytè- (1) Verrenu.loc.fit.]>p.il.45.(2) Gnsselin, L’Eglise du Canndu après la Conquête.Deuxièmi partie, (Québec, 1017).i»p.4.‘î.44 656 — re de la dite paroisse pour faire la visite du corps de Madi leine Larivée, sa domesti(|ite, laquelle l’ayant trouvé morte nous avons vu qu’elle était morte d’un coup de fusil, prenant dans la joue droite et sortant dans le derrière de la tète.Pn venant de l'accident d’une descente d’un corps de troupes ba-tonnaises, qui avaient assiégé le dit presbytère de grand m.tin, et ce dans une des décharges de mousqueterie du dit pai ti Fait en la maison presbytériale, le 18 sept.1775.Thomas Cormier ( signé ) Thomas Jacobs, témoins.M.Jehanne, notaire public” (1).Orillat fut envoyé sans tarder dans les colonies du sud.Le 24 septembre, il était à Ticondéroga et, quelques jours plu tard, à Albany, dans l’état de New-York.Il semble qu’une fois rendu à Albany il ne fut pas gardé trop étroitement et qu’on lui permit une certaine liberté d’action.11 s’aboucha avec des tories et put, par ce moyen, renseigner les autorité sur ce qui se passait au Canada.Le 11 novembre, Willie Tryon, gouverneur de New-York, écrivait à Lord Dart mouth (2)."Le fort Chambly est tombé entre les mains des rebel les le 18 du mois dernier, mais comme le siège de St-Jean, d’après une lettre de Ticondéroga en date du 51 octobre, dure encore, on croit que l’ennemi sera repoussé par la brava garnison de ce fort, aidée par la rigueur de la saison ou par le général Carleton, lequel, assure-t-on, a levé un corps d'K cossais et de Canadiens à cet effet.Ci-suit le compte rendu de M.I.Oriet.Six paroisses sur la rivière Sorel, composées de 150 hommes en état de porter les armes, ont renoncé à leur allégeance à l’instigation de James Livingston et d’un nommé Du Gand, deux commerçants d’une campagne sur cette rivière; mais les principaux habitants, les officiers de milice, etc., ( peu nombreux ) ont désapprouvé la conduite des autres et ont essayé de les persuader de retourner à leur allégeance.Ib (1) Allnire, Histoire de la Paroisse de Saint-Denls-Bur-Richelieu, (Saint-Hyacinthe, 1005), p.100.(2) Rapp.sur les Arctaiv.du Canada pour 1004, Appendice 1, m>-33, 34. — 657 — ont si bien réussi que le 15 septembre, le* habitants de l’une de ces paroisses (Saint-Denis) demandèrent une amnistie au gouverneur Carleton, a condition de retourner à leurs ]x>ste* sous trois jours, ce que le gouverneur accorda.Une proclamation à cet effet fut envoyée par M.Oriet, marchand de Montréal, lequel fut tait prisonnier le 17 septembre à Saint-Denis par un parti de 20 Canadiens et autant d’Anglais de l’armée de Montgomery, sous les ordres de E.Allen et Livingston.Ceci a complètement fait manquer le projet que M.Oriet croyait devoir être couronné de succès Il ne croit pas que Quélxc soit en danger, car il \ a trois mille hommes en état de porter les armes qui peuvent se défendre contre deux fois ce nombre.Saint-Jean est bien fortifié et possède des quantités de munitions de guerre et des provisions pour trois mois a partir du 1er septembre, vingt pièces de canon de 12 à IX livres sont montés sur les deux redoutes, ainsi que trois gros mortiers.Le Major Preston du 26e y commande et a sous ses ordres (>(X) réguliers et 70 Canadiens.L armée de Montgomery se comjjose de 2,OCX) hommes.Les batteries qu’il a érigées ne peuvent pas, suivant Oriet, battre les murailles en brèche, et l’idée de s’emparer de la place par un assaut le fait rire Il y avait un sloop de guerre portant 20 canons, dans le port de Montréal, ainsi qu’un vaisseau bien armé à l’embouchure de la rivière Sorel et un autre à mi-distance sur la rivière.La goélette armée est en face de St-Jean et n’avait pas essayé de pénétrer dans le lac lorsque M.Oriet fut fait prisonnier 11 croit que les piquets du vieux fort et deux vaisseaux encore sur chantier donneront suffisamment de bois de chauffage en cas de nécessité.Ethan Allen a été fait prisonnier sur Pile de Montréal le 27 de septembre.Son parti consistait en 90 hommes, Français et Anglais M.Oriet entretient de grandes espérances-sur ce fait, car il croit que les habitants s’éveillent de leur léthargie Lors du départ de M.Oriet du Canada, on n’avait encore aucune nouvelle du colonel Arnold., Memo.M.1.Oriet a donné ces nouvelles pendant qu'il était prisonnier à Albany.Il a été depuis amené dans la province du Connecticut.’’ — 658 Le congrès de l’état de New-York avait rédigé une proclamation pour le bénéfice des Canadiens.Cette proclamation avait été, dès le mois de juin, répandue par toute la province.Orillat en avait apporté un exemplaire avec lui et l’avait fait passer au gouverneur Tryon.En janvier 1776, ce dernier en envoyait une copie à Dartmouth (1).Cependant on n’oubliait pas Orillat à Montréal.Des amis puissants intercédaient déjà en sa faveur.Le 19 octobre, Brook Watson, de la maison de commerce Watson et Raleigh, écrivait au major Shireff de Boston (2) : “Je crois que votre bonté me pardonnera le trouble que je vous donne, ou vais vous donner, mais la nécessité du temps m’excusera.Voudrez-vous prendre le trouble de faire parvenir les lettres ci-incluses?Elles sont importantes pour moi et pour ceux à qui elles sont adressées.Je prendrai la liberté de vous informer que Jean Oreillat, monsieur français de cette ville, pour cpii j’ai beaucoup d’estime et avec qui j’ai des intérêts commerciaux assez étendus, est maintenant prisonnier chez les rebelles, malheur qui affecte sa famille et ses intérêts.Veuillez bien, cher Monsieur, le faire échanger, si c’est possible, pourvoir à ses besoins et le rendre à sa famille, et vous obligerez considérablement, Cher Monsieur, votre dévoué et humble serviteur.Rrook Watson” P.S.La dernière lettre de M.Oreillat était datée de Ticondéroga, 24 septembre 1775.J’espère faire voile pour Londres dans peu de jours.B.W.” (1) Kapp> sur les Archiv.toc.oit., p.41.Tryon cette fols s’approche assez de l'épellation correcte.Il l’appelle I, Orillat.Le 18 octobre 1775, il écrivait au Secrétaire d’Etat: “Huit ou dix soldats de l'Artillerie Royale et du 2(5e régiment furent pris en allant de Montréal il Saint Jean, et sont prisonniers ft Albany avec monsieur de Ste Croix, marchand.' (Loc.cit., p.22).Nous ignorons qui est ce monsieur Sainte-Croix.Cette .proclamation qu’Orillat avait avec lui avait-elle été imprimée par Mesplet 7 ce serait intéressant de vérifier.(2) Verrcau, loc.cit., p.355. — 659 — Le même jour, W atson écrivait à Benjamin Faneuil, tils, aussi de Boston fl): “ Mon ami, Mr Jean Oreillat de cette ville, est maintenant prisonnier des coloniaux.Je l’estime beaucoup, et W.et R.ont de grands intérêts engagés avec lui et son associé M.Foretier.Aux dernières nouvelles que j’ai reçues de lui, il était à Ticondéroga.Maintenant, cher Monsieur, usez de votre influence auprès de M.Gage jxiur le faire échanger.Tâchez qu'il soit relâché et rendu à sa famille: Pourvoyez à ses besoins et par lâ vous rendrez un très agréable service â votre ami Brook Watson” Le retour de l’exil.— La wort.Malgré les efforts de ses amis, Orillat dut rester en exil.11 ne revint à Montréal qu’au mois d’octobre 177X.11 avait été prisonnier de guerre jtendant trois ans.Il revenait malade et ne survécut que peu de temps à sa mise en liberté.Le 13 mars 1779, il écrivait au général Ilaldimand: Monseigneur, J’ay l’honneur d’informer Votre Grandeur que Messrs, les négociants de Michillimackinac & ceux de cette place cy, qui y commercent communément, ayant fait de justes réflexions sur l'utilité indispensable d’avoir un missionnaire audit lieu, s’adressèrent â l’honorable De Peyster, commandant, pour obtenir son approbation et recommandation du Gouverneur en Chef de cette Province; et en conséquence il leur envoya sa réponse cy-jointe pour Son Kxcellence Guy Carleton, qu’il comptait alors Gouverneur, et qui n’a (à, ce qu'il leur a dit) d’autre objet, comme Votre Excellence poura le voir, et le même jour firent la requête aussi cy-jointe, pour led.Général, signée d’un grand nombre de négociants; et le 25 juillet dernier firent la souscription incluse tendante à soutenir (1) Verreau, loi-, rit., p.:158.Sur Watson, voir: Sir Brook Watson, Friend of the Loyalists, First .Went of New Brunswick in London, par .1.-Clarence Webster.Brochure de ‘-’0 pages.Mount Allison 1 Diversity, Nouveau-Brunswick.1024. — 660 ledit missionnaire, que je me suis chargé de vous demander pour eux, & j’ose espérer que Votre Excellence voudra bien avoir la bonté de leur accorder leur demande par les raisons énoncées en leur dite Requête, & je vous en aurai en mon particulier, Monseigneur, une obligation infinie, étant intéressé au commerce dudit Michilllimackinac.Je serai infiiniment obligé à Votre Grandeur de me renvoyer la souscription en faveur du Missionnaire, pour la lui remettre, si Votre Excellence daigne en accorder un aux voeux, et sollicitations de tous les d.négociants de cette place.J’ay l’honneur d’observer à Votre Excellence, que je ne suis arrivé ici que le premier d’octobre, et que sans plusieurs incommoditées que j’ay eues j’aurois été à Québec assurer Votre Excellence de mon respect, mais comme je continue d’être mal, je me flatte que Votre Excellence m’excusera.J’ay l'honneur d’être au nom desd.négociants (comme au mien) avec un très profond respect, Monseigneur, De Votre Grandeur et Excellence Le très humble et respectueux serviteur Jean Orillat Montréal le 13e mars 1779 ( 1 ).Il semble que Fortier continua les affaires de la société pendant quelques années après le départ d’Orillat pour les co lonies américaines.Sans doute, espérait-il lui aussi que cet exil ne serait que de courte durée et cpte son associée lui reviendrait bientôt.Quoiqu’il en soit, les affaires continuèrent (1) Série H.(Haldimand), Vol.97-1, p.92.Le poste e I'eys ter accusa réception de leur requête le 23 juillet.(Série IL.Vol.117-1.]*¦ 2!>).Le lendemain, il écrivit, il Haldimand et lui transmit la pétition des marchands.Il recommandait qu'un prêtre fflt accordé aux habitants, mais que l’église fût changée de place.(Série IL, Vol.97-1, p.33).Haldimand avait bien d’autres chats A fouetter.Après avoir reçu la lettre d'Orillat, il écrivit A de Peyster, (Série IL.Vol.96-1, p.88), et sans doute refusa tout prêtre résident aux traiteurs.Le 13 juillet 1782, trois ans plus tard, les marchands revenaient A la charge et envoyaient une deuxième pétition A Haldimand, (Série 11.Vol.98, p.128); mais sans résultat.Quatre ans plus tard, en 1786, les pauvres marchands, en désespoir de cause, s'adressèrent A l’Evêque de Québec.(Hull.Rech.Hist., Vol.X, (1904).PP-06-68).C’est peut-être ce qu’ils auraient dft faire en premier lieu.I.'ubbé Payot leur fut envoyé l’année suivante. — 661 au nom de Fortier et Orillat.Le 25 septembre 177(\ Portier offre au gouverneur de fournir des marchandises aux Sauvages.Carleton répond le lendemain : Chambly 26th September 177(> Sirs.1 have received your proposals for supplying government with goods proper for the savages dated the 25th ins tant, and am contented therewith in consequence and on the conditions expressed in your said letter of proposals a duplicate of which l have signed 1 do hereby apjxjint and direct you to supply all such goods as may be necessary for the savages &c.in this province according to the orders and directions which you may from time to time receive from me nr front those in authority under me, and that you may have goods necessary for the savages next year, it is my desire that you order from England by the first ships a proper as sortment of goods fitting for them to the amount of fourteen thousand pounds sterling, the first cost in England on account of government to be paid for according to your said proposals.1 am, etc.To Messrs Pierre Foretier & Jean Orilliet ( 1 ).La maison Fortier et Orillat continua, au cours de 177 et 1777, à faire affaires avec le gouvernement.Les bibelots qu’on donnait en présents aux Sauvages et les fournitures de l'armée durent ajouter considérablement aux recettes du commerce régulier ( 2 ).En 177(>, la société intente des poursuites contre Gré goire Hue dit Coutellier pour recouvrement de dettes (3).(1) Série I!.Vol.lii), p.1ST.Dans le Rapport sur les Archiva Un Canada pour 1885, (p.272), Orillat est appelé Ouellette.Nous devons communication de la lettre d'Orillat et.de celle de < 'ai leton A la bienveillance de monsieur Audet, des Archives d'Ottawa.Nous tenons A le remercier ici.(2) Voir en appendice les pièces relatives aux transactions de Portier et Orillat avec le gouvernement.(3) D'oA venait ce Hue dit Coutellier ?Tanguay, si nous avons bien consulté son dictionnaire, n'en dit pas un mot.Il était sans doute un .325).Son nom sent l'allemand.Une ète Joseph Quesnel en était, de même que Marie-Anne ( erré.Les relations d’affaires entre Gabriel Cerré et les Orillat étaient devenues des relations d’amitié.Toussaint-Hyacinthe Cerré, le frère de Gabriel, avait d’ailleurs épousé, en 1775, une petite cousine de madame Orillat: Marie-Joseph Viger (4).Un de ces printemps-là, Cerré était descendu à Montréal avec sa fille aînée, Marie-Anne, Sans doute, dut-elle accompagner son père chez le notaire Panet pour y passer les engagements.Pourquoi ne pas supposer qu’elle y rencontra Pierre-Louis Panet, le fils?Pierre (1) Ahern Notes pour servir il l’Histoire de la Médecine.p.'i'Jll.(2) Denis-Benjamin Vitrer, le fils de Denis Viger, devait, quelques années- plus tard, épouser Marie-Amable Fortier.Mademoiselle Fortier était la fille de Pierre Fortier, l’associé de Jean Orillat.Nous connaissons quatre autres filles de Pierre Fortier : Marie-Julie qui épousa l’aul-Si méon-Hypolite Dnrocher.il fut l’uni de* riche*, propriétaires foncier* de son temps.Marle-Klizabeth qui épousa Louis-Charles Faucher, le fils du notaire Ftmeher.Le vieux notaire Antoine Foucher avait couru lui aussi il la défense du fort Saint-Jean.Il a laissé un journal intéres sont dos péripéties du siège.(Archives d’Ottawa, Série M.80.—Bull.Kech.Hist., Vol.XL, (1034), pp.135-139.107-222).Enfin, madame Henri Baron et madame Hugues lleney.(Huguet-Latour, Annuaire de Ville-Marie, Vol.Il, p.32, note).(3) C'étaient Mario-Louise Viger, née en 1730 ci décédée le 22 août 1802 après 38 ans de vie religieuse; et sa soeur cadette, Mnrie-l'r-sule.née en novembre 1731 et décédée le 2 1 mars 1822, après ls ans de vie religieuse.(Huguet-Latour, Annuaire de Ville-Marie, Vol.IL pp.10.20.) (4J Toussaint-Hyacinthe Cerré est le grand'père de Henriette l r-sule Cerré qui fut l'une des fondatrices de la Communauté des Soeurs «les Saints Noms de Jésus et «1ur toujours le pays des Illinois.• Le jeune ménage dut bientôt partir pour Québec.Pierre Louis l’auet venait d’être nommé greffier de la Cour des plaidoyers communs.Le poète Quesnel reste à Montréal cependant et ses lettres nous renseignent un peu sur la vie de madame Orillat pendant ces années-là.Le 1er octobre 1783, il écrit à Pierre-Louis Panet: “Je ne doute point que vous ne soiés déjà installé dans votre emploi.Il faut qu’il vous soit bien avantageux s'il veut (pie je lui pardonne de nous avoir privés de vous.La bonne Mde Orillat se porte assez bien, mais elle parait triste d’avoir tout à coup perdu toute la jolie société.Elle me fait des reproches sur ce que je ne la vais pas voir souvent: J’irai, et nous nous entretiendrons de vous et de votre jolie compagne car vous êtes un couple heureux que nous aimons et regrettons” (2).Quelques mois plus tard, le 1er janvier 1784, il lui écrit de nouveau: "Je sors de chez Mde Orillat qui m’a dit avoir reçu la veille une lettre de Mde Panet.Elle m’a appris que votre fils après avoir passe (1) ('erré u’était lias il Montréal pour le mariage.Le contrat fut passé le 11 août, (levant le notaire Simon Sanguinet.Marie-Anne Cerré y est dite “ fille mineure (le Gabriel Cerré, négociant aux Illinois.’' Voici les noms (le ceux qui étaient présents nu contrat : " Michel Panet.frère du marié; Messlre Jean Brassier, l’un (les prêtres du séminaire de Montréal; Pierre Vallée et son épouse.Marie-Catherine Trefflé-Rottot.ourle et tante du futur; demoiselle Charlotte Tréfilé Ilottot.épouse de Jean-Baptiste Guyon.tante du futur; Jean-Baptiste Lemoine Despins; dame Elizabeth Dunière, veuve de sieur Bonne, sa cousine; Monsieur Paul-Alexandre d'Ailleboust, sieur de Cuisy ; Monsieur Pierre Amable de Benne et Monsieur de Saint-Ours, amis.Et (Je la part de la future; Toussaint Cerré, son oncle et tuteur ad hoc; Antoine Cerré et Joseph Lefebvre, ses oncles; Joseph Périnault et Jean-Baptiste Desôve, amis; dame Thérèse Viger, veuve de Sieur Orillat, dame Amable Orillat, épouse d'Alexis Bhéau-me, et demoiselle Louise Bainhault, amies.” .(Surveyor et Audet.Biographie de Pierre-Louis Panet, dans La Presse, numéro du !S octobre 19-7.) Pierre-Louis Panet donnait il son épouse six mille clielins, A titre de douaire préfix.“Le 5 avril 1783, Gabriel Cerré donna (l son gendre et à sa fille, en avancement d’hoirie, la somme de dix mille chelins, ancien cours.” (Surveyer et Audet, loc.cit.) (2) Bull.Uech.Hist., Vol.XXXVI, (1930), p.r>-15. par toutes ces dangereuses épreuves ( 1 ) était bien rétabli, commençait à marcher et balbutiait déjà les noms de papa et maman; je partage sa joie et la votre.Nous sommes extrêmement sensibles aux inanities flatteuses de souvenir que nous donne Mr Panet (pii dans vos lettres a la bonté de ne nous point oublier .Le 15 février suivant, il écrit encore: "J’ai appris que le corps de Mr Montigny n'avait été retrouvé que le lendemain, Lou Mézière est entré en grâce chez son père, que Mde Orillat est seule chez elle.Mde Sauvage l’ayant quittée pour un différend causé par Mde Perthuis (2).Cette dame Sauvage, c’était Félicité N iger.Elle était la fille de C harles N iger et se trouvait être, par conséquent, la cousine germaine de madame Orillat.Devenue veuve d’un nommé Bourdon, elle avait épousé en secondes noces Pierre Sauvage, le 11 août 1772.Elle devait être redevenue veuve à l’époque où Quesnel écrivait.Elle avait avec elle sa fille Marie ( 3 ).Les hostilités cependant étaient terminées.Et ceux qui avaient participé à la guerre ou croyaient avoir contribué à la paix avaient commencé l’assaut contre les terres de la Couronne.Les défenseurs du fort Saint-Jean firent valoir leurs droits.Le 3 juillet 1788, lord Dorchester accorde plus de 24,000 acres de terre aux “personnes qui se sont trouvées dans le blocus de St-Jean et dans l’affaire de Bennington" ou à leurs héritiers (4).Par les termes de l’octroi, le nom d'O-rillat se trouvait exclu de la liste des favorisés.11 était sorti de Saint-Jean avant l’investissement du fort.Le succès de ces démarches poussa sans doute madame Orillat à rechercher quelque indemnité.Car son mari avait (1) “Cos dangereuses éprouves”, c’était la petite vérole et la vaccination.Ce fils des Panet, Pierre-Gabriel, s’était mal rétabli ou eut une rechute.Il mourait eu effet quelques semaines plus tard, le 28 février 1784.(Roy, La Famille Panet.) (2) Bull.Iteeh.Hist, Vol.XXXVI, (1930).p.153.(3) En 1880, cette Marie Sauvage épouse Joseph Nadeau.Le ménage Nadeau vécut 1 Bytown pendant un grand nombre d’années.Le mari y était brasseur et Marie, sa femme, s’acquit une certaine renommée avec sa bonne tire.(William Pitman Lett, Recollections of Bytown and of its Old Inhabitants, cité dans Hull.Reeh.Hist.Vol.XXXII, (1926), p.464).Joseph Nadeau fut l'ancétre des Nadeau du Missouri.(4) Rapp, sur les Archiv.du Canada pour 1891, pp.VIII-IX. — 666 — souffert plus que tout autre, dans ses intérêts matériels et dans sa santé.Sa requête fut donc présentée sans retard au Conseil.Cette requête n’a malheureusement pas été conservée.Mais nous avons les délibérations du Conseil à ce sujet.“Copy of the Minutes of Council, respecting the waste lands of the Crown from the 24th of July 178X to the 22nd of October following, inclusively.Wednesday 22nd October 17.X.243.(•') Charles-Augustin Rhéaume était le fils de Simon Rhéaume 1 * 3 < .492).Y a-t-il erreur de dates, ou est-ce sa veuve qui avait fait ces transactions?En 1781, Alexis Rhéaume, le mari de Marie-Luce Grillât, rendait foi et hommage pour les sept-neuvièmes du tief de I I let à la Peau.Il avait acheté les droits de ses frères et soeurs.Les deux-neuvièmes qui lui manquaient appartenaient à Ainable, son frère, et à sa soeur Thérèse.Cette dernière était mariée au notaire Simon Sanguinet ( 1 ).En 1790, Alexis Rhéaume était propriétaire des huit-neuvièmes.II les vend, cette même année, à Guillaume Goodall (2 ).Alexis Rhéaume était lui aussi négociant à Montréal.Après la mort d’Orillat, il s’occupa de régler la succession.Ce fut une affaire longue et laborieuse; car, en 1783, quatre années s’étaient écoulées, et il s'en occupait encore.A cette date, il agissait non seulement comme représentant de la tille d’Orillat, sa femme, mais en son nom propre.Il avait en effet acquis tous les droits de madame ( )rillat (3).Conclusion Nous espérons que de plus habiles corrigerons cette courte biographie cl’Orillat et en combleront les lacunes.Nous allons indiquer tout de suite ce qui manque à notre travail.1— Date de l’arrivée d’Orillat au Canada.2— Ses activités pendant la guerre de la conquête.3— Ses contrats de mariage.4— Les actes de ses mariages.5— Son testament et celui de sa femme.6— La date de sa mort.7— Le contrat de mariage de sa tille.8— L’endroit exact de l’octroi de Toronto.Pour déterminer ce dernier point, on pourrait consulter les ouvrages suivants que nous n’avons pas sous la main: ( IJ.Auteur (l’une relation «le la guerre tie 177."> publiée par l'abbé Verreau.(2) Rapp.sur 1rs Arcliiv du Canada pour 1885.p.05.01) Audet, in Bull.Rich.Hist., Vol.XL.(1931), p, 234. — 672 — Ontario Archives—Canadian documents on early settlement of Ontario prior to 1791.Land tenure, minutes letters.— 1905.Documents concerning the peopling of Upper Canada, 1787-1791.— 1928.Documents concerning the peopling of Upper Canada, 1792-1796.— 1929.Settlement of Upper Canada.Land books — 1930.Gabriel Nadeau Appendice A Les engagements faits par Orillat (1) Les engagements de 1757 Date Nom de l'engagé Destination 8 mars Louis Robida Michillimakinac ss SS Joseph Lefebvre (S 30 mai Joseph Pommainville (2) Si 7 juin François Cochut ss s s ss Baptiste Deguire SS » i ss Jacques Deguire SS 8 juin Baptiste Cochu S 4 10 juin Baptiste Léveillé SC H Si Louis Rivet i t 13 juin Joseph Dubois U 14 juin Louis LaChambre « i SS SS Pierre Desmarais Si s » SS Alexis Dany U 16 juin Antoine Lefebvre SI ** Si Antoine Quintin SS 20 jïïïn Joseph Girard Si (i) On trouvera ces engagements dans Roy : Rapports de l’archi viste pour 1931-32 et 1932-33.(2) Ce Joseph Pommainville était-il parent de Joseph Brault dit Pominville «jui avait été massacré par les Sioux il Caliokin.douze ans auparavant, le 19 mai 1745 ? — 673 — Les engagements de 1761 Date Nom de l’engagé Destination 8 mai Michel Bisson Michillimakinac i i i i François Buisson ii ii ii Paul Dupuy ii 15 juin Charles Lépine ii i i a Joseph Prou (i ii (i Jean-Baptiste Villeneuve U ii i< Guillaume Lecomte ii Les engagements dt 1762 28 avril Michel Cadoc Michillimakinac 1 mai François Cochut ii 26 mai Pierre Saint Cire ii a ii François Saint Cire (i Les engagements de 1763 Orillat et Cardinal 11 février Jean-Baptiste Séraphin Poste de la Baye ii %i Joseph Saint-Michel ii ii ii ii 12 février Jean-Louis Ménard i i ii ii ii 21 février Albert L’arrivée Poste de la Pointe a ii Jacques L’arrivée ii U U ii 25 février Joseph Donay a it (i *{ a U Joseph Carbonneau ( 1 ) Poste qui sera indiqué 2 mars Nicolas Amyot Poste de la Baye 4 mars Paul Leduc Poste de Nipigon a it Louis Laplante ii ii K 5 mars François Chalifour Poste qui sera indiqué a a François Aimard ii ii ii ii 10 mars Louis Sans Regret «i it ii T 120 Quarts “ de 25 ) Réduits en Quarts MR 15 Barils “ ) 460 M ü 4 Quarts " ) (1) Sérié K.Vol.210, p.65 (2) SCrie B„ Vol.210, p.GG. — 678 — Autre Reçu sur le même papier de Godt'roy Esq.du 6 may 1778 Pour 32 demi Barils poudre à tirer ) Faisant 80 Q CH 16 Quarts Do ) Quarts 540 1780 May 26 Pour ballance due suivant deux Reçus à Foretier & Orillat .2ts 20.Pour un Reçu de Thomas Cooper Esq.Pour 50 Quarts Poudre à tirer dont rien n’a été reçu 50.70.Pour autre Reçu & notté au dos des Reçus originaux comme cy après.1777 août 12 Quatre Quarts 4 Quart 25 Quatorze Barils faisant 56 i i deux Barils faisant 8 1777 août 27 Trente et un Barils et demy 126 U 8bre 14 Quatre Quarts .4 1778 mars 6 Dix sept Barils faisant 68 “ Deux demis Barils 4 Quatre Quarts 4 u 22 Quatre Quarts 4 (( May 6 Trois Quarts 3 23 Douze Barils 48 a Vingt trois demy 46 (< Cinquante Quarts 50 k ‘ 29 deux dernys Barils ou 4 Received of Messieurs I'oretier and Orillat the following gunpowder viz: Thirty-nine whole sixty half and one hundred and twenty quarter barrels marked F.B.T.fifteen whole marked F.O.B.T., fifteen whole marked M.R.and four quarter barels marked M.0.making in the whole one hundred fifteen hundred weight of gun powder.Receiv'1 storage money for the above powder five pounds fifteen shillings sterR ( signé ) Alex.Saunders E & Q master to 29 Regim' foot Plus bas: Received of Mrs Foretier and Orillat the following gunpowder vis: thirty two half barels marked Q.0.II.sixteen quarter barrels marked Q.G.H.making in the whole two thousand weight storage paid.Montreal.6 May 1778.(signé) Godfrey Comd.of Artillery Stores Au Dos: 12th August 1777 Quarters from M.Cooper 4 25 “ Whole barrels N.R.14 " “ F.O.B.T.2 (1) Série H.Vol, eiit, p.(is. — 680 — 27 Delivered at different times by other persons before my arrival as pr.receipts given up to Mr.Foretier, C.M.R.F.O.B.T.31', 14 8bre Quarters F.O.B.T.4 6 March 1778 F.O.B.T.whole Barrels 7 half 2 Quarter “ 4 22 Mars 1777 F.O.B.T.Quarter Barrels 4 6 May 1778 F.O.B.T.Quarter 3 23 May (Whole 12 F.O.B.T.(Half 23 ( Quarter 50 29th May.Q.G.H.half barels 2 29 Sept.F.O.B.T.quarter barels 5 24 juillet 1779 F.O.B.T.quarter barels 1 Nov.22.Q.H.half 30 quarters 18 May 25, 1780.M.R.whole 1 F.O.B.T.half 2, quarter 1.Collationc et vidimé sur l’original à nous représenté par le sieur Pre Foretier nég1 pour la société d'Orillat et Foretier et à lui à l’instant remis fait audit Montréal Etude de Pierre Louis Panet, L’un des notaires soussignés le dix hui tième jour de juillet mil sept cent quatre vingt deux avant midy.P.L.Panet Nore Pre Mézière Nre P.Piece No 4 ( 1 ) Received into His Majesty’s Magazine fifty quarter barels of powder marked J.B.L.the property of Messieurs Oril lat & foretier.Storage paid.Received for storage and cartage 15 sterling (signé) Thomas Cooper, clerk of stores artillery (1) Série B., Vol.219, p.70. — 681 Collationé et vidimé mot à mot sur l’original à nous représenté par le sieur Pre toretier Xégt pair la St>ciété d'O-rillat et foretier et à lui à l'instant remis fait audt Montréal Etude de Pierre Louis Panet l'un des notaires soussignés le dix huitième jour de juillet mil sept cent quatre vingt deux avant midy.P.L.Panet XVe Pre Mézière Nore R.( 1 ) Kensington Palace December 21st 18(X) My Lord Duke, It is with infinite regret that 1 now feel myself under the painful necessity of troubling your Grace with a representation of a circumstance that has lately occured on the part of Mr.Millies Lieutenant Governor of Lower Canada, by which my feelings have been very much hurt, as the act of his Excellency has been oppressive to an old and deserving Officer, who has been severely wounded in the King’s service, in as much as it has deprived him of the only certain provision he held as the recompense of his faithful services for his declining years.The circumstance I allude to is the displacing of Major de Salaberry from the post of deputy superintendant of Indians, which lie held by commission from me, given him at the time, when the Commander in Chief of the forces had the command of the Indian department in Lower Canada, without this gentleman having either done anything to merit a dismissal, or having given in his resignation — The Plea under which this gentleman was removed will be best explained to your Grace by a perusal of the inclosure A which is a copy of the letter of Mr Ryland, Secretary to Mr Millies, addressed to Major de Salaberry and seems to be no other than that the Indian department had heretofore been subject to the civil Government of the Province, and not (1) Les quatre pièces tie l’Appendice II.nous ont été communiquées par Monsieur Audet, des Archives d’Ottawa — 682 — to the military, and the consequent inference that I as Commander in Chief, was not impowered to grant any Commission in it.On this subject therefore 1 beg leave to state that whatever may be His Majesty’s pleasure upon that head now, till His Commands were lately delivered to that effect, all the General Officers who had commanded in Canada from the time of the conquest of the country until His Majesty’s man damus giving the control of the Indian department in upper Canada to the Lieutenant Governor was issued, commanded the whole of that establishment under their commission as Commander in Chief of the forces, and not as Governors of the several Provinces, and when these were received, the Generals continued to direct and receive reports from even person serving in that department every where but in Upper Canada, until the moment of the arrival of your Grace’s ins tructions dated the 28th of February last.Having obtained the fullest information from Lord Dorchester previous to my going out as Commander in Chief to Halifax, l felt myself fully authorised to appoint to all vacancies in the Indian de partment, but more especially to such as had nothing to do with the upper Province.As such I conceive the displacing a person appointed by me without such person having either through misconduct, or resignation vacated his situation, as arbitrary and oppressive, and therefore 1 address your Grace upon the subject, requesting redress in behalf of Major de Salaberry.I think it possible the Lieutenant Governor may urge that I had displaced Major de Chambault in a similar manner on my first taking upon myself the Command of the forces in America, I shall therefore beg leave just to relate this circumstance in order to prove that such a statement would be wholly incorrect.In the year 1793 Major de Chambault then Captain the 60th Regiment was under orders to go on the recruiting service to Newfoundland.Knowing his circumstances to be none of the best at that time, and how essential it was for his comfort and private interest that he should not be obliged t, a Marie-Janot dit Belhumeur Janot.Beaudoin et de à Repentignv, fille de Pierre /.um* Roturcau dit Bel,sic, fils de Nicolas Rotureau dit Relisle et de Marguerite Gallien, marié, premièrement, à 1*rançoise Hetu; deuxièmement.A Madeleine Neveu dit I a croix.I terre Dclpc dit Pariscau, fils de Jean Delpé dit Pari-seau et de Renée Lorion, marié, le 5 octobre 1716, à Boucherville, a Suzanne Gareau, fille de lean Gareau et de M Anne Talbot.Pierre Rolland, forgeron, fils de François Rolland, ori gmatre de Cameri, diocèse de Tours, et de Madeleine Moreau, marié, le 3 février 1734.à L’Assomption, à Marie-Cécile-Charlotte Daveluv, fille de [ean-Paul Dareluv et de F rançoise Lesage.Jacques Archambault, fils de Jacques Archambault et de T rançoise Aubuchon, marié, le 20 mars 1725, à Boucherville, a Marguerite Loiseau, fille de Joachim Loiseau et d’Agnès Chicoine.Jean Picard, marié a Marie-Louise Morneau.André Mardi, marié le 23 janvier 1726 — contrat de mariage, J.-Rte Adhémar, notaire — à Catherine Christin.André fut le premier marguillier de cette paroisse, en 1742.Laurent Archambault, fils de Jean Archambault, de la Pointe-aux-1 rembles, et de Cécile Lefebvre, marié, le 29 octobre 1/31, a la Pointe aux-Trembles, M.à Marguerite Brouillet.Jean Archambault, frère du précédent, fils de Jean Archambault et de Cécile Lefebvre, marié, le 12 janvier 1733, a St-François I.J., a Denise Labelle, fille de François La-belle et de Denise Major.Jean Archambault fut le second marguillier de L’Assomption, en 1743.Jacques Chafmt, marié à Geneviève Laframboise.Thérèse Archambault Lessard — 704 I,A DISPARITION DE LA GOELETTE LA SAINT LAURENT (SEPTKMRRK 1839) Autrefois, les pilotes du bas Saint-Laurent allaient en goélettes audevant des navires à voiles qui venaient d'Europe et qu'ils devaient conduire à Québec.Ces goélettes croisaient en bas de la Pointe-au-Père et quand un navire se montrait à l’horizon, on mettait une chaloupe à la mer, et un pilote, presque toujours accompagné d’un apprenti, allait offrir ses services au capitaine étranger.Ces goélettes passaient toute la saison de navigation dans le bas du fleuve avec leurs équipes de pilotes et d’apprentis.A la fin de septembre 1839 la goélette de pilotes la Saint -Laurent disparut et l’on en entendit plus jamais parler.Klle avait été vue pour la dernière fois le 23 septembre 1839 par l’équipage d’une autre goélette de pilotes.Trois jours plus tard, une violente tempête balaya tout le bas Saint-Laurent et on présuma que la Saint-Laurent avait été engloutie.Cette goélette était montée par vingt-un pilotes et apprentis dont dix-sept, presque tous mariés, avaient leurs ré sidences à Saint-Jean de l’ile d’Orléans.Les quatre autres disparus étaient de Saint-Michel de Bellechasse et de l’Tsle-Yerte.Le Canadien du 13 novembre 1839 donne les noms de tous les disparus de la Saint-Laurent avec la description de taillée de chacun de ces infortunés.Cet avis fut reproduit par presque tous les journaux du pays.Malgré toute cette publicité aucun indice quelconque ne fut porté à la connaissance des familles intéressées.La disparition de la goélette la Saint-Laurent demeura et est encore aujourd’hui un drame mystérieux de la mer.Que d’orphelins fit la tragédie de septembre 1839!
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