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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1936-03, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XLII LEVIS, MARS 1936 No 3 LA FAMILLE BELL Le stail souvenir conservé à Québec de l’opulente famille Bell qui tint pendant plusieurs années le haut du pavé dans la capitale est la petite n ¦ Bell qui fait communiquer la rue Saint-Jacques à la rue Saint-André, à la basse-ville.Matthew Bell, né à Berwick-on-T\veed, en Ecosse, au mois de juillet 1760, vint au Canada vers 1784.L’année suivante, il entrait en société avec MM.Davison et Lees, importants marchands de Québec.lTo peu plus tard, M.Bell devenait l’un des locataires des Forces de Saint-Maurice pour un prix dérisoire, soit dix-huit louis par année.Quelques années plus tard, le prix du lover des Forges fut porté à huit cent cinquante louis.Même à ce prix, l’entreprise était une affaire d’or pour M.Bell et son associé, M.David Munro.M.Bell commença dès lors à vivre comme un vrai nabad.Il fit l’acquisition de la superbe propriété Woodfield, l’ancien Samos de Mgr Dosquet.et y donna des réceptions dont tout le Canada parlait.M.Bell avait près des Forges Saint-Maurice une autre maison où il recevait de façon royale tous les personnages un peu huppés du temps.Cette vie fantastique ne pouvait durer indéfiniment et elle se termina par une banqueroute considérable.M.Bell s’était occupé de politique et avait été député de Saint-Maurice de 1800 à 1804, puis des Trois-Rivières de 1800 à 1814.Appelé au Conseil législatif le 30 avril 1823 il y siégea jusqu’à la suspension de la constitution, le 27 mars 1838. —130— Il fit aussi partie de la milice canadienne, et mit sur pied, en 1812, le fameux corps de cavalerie connu à Québec sous le nom de Bell’s Cavalry.Ce corps servit aussi en 18371838.Les dépenses et les munificences de Matthew Bell le firent entrer dans la légende populaire même avant sa mort.Comme son émule, sir John Caldwell, il fut un favori du pouvoir.L’honorable Matthew Bell décéda aux Trois-Rivières le 24 juin 1849.Dans l’église anglicane des Trois-Rivières l’inscription suivante a été placée à la mémoire de M.Bell : “ Sacred to the memory of the honourable Matthew Bell, a native of Berwick-on-Tweed, who died at Three Rivers on the 24th of June, A.D.1849 in the 81st year of his age.“ He was an attached member of the Church of England, and always foremost in all acts of public and private charity; as lessee of the Forges of St.Maurice, for more than half a century; as a merchant of Quebec, for upwards of sixty years; as a representative of the County of St.Maurice and a member of the Execntive and Legislative Council of the Province, his liberality, integrity and patriotism, were well known.As a fond and affectionate father, his loss will long be remembered by his sorrowing family, who have caused this tablet to be erected.” M.Bell avait épousé, aux Trois-Rivières, le 17 septembre 1799, Anne McKenzie, fille du sieur McKenzie, marchand et grand connétable de cette ville, bille décéda à Québec le 28 juillet 1837.Bs avaient eu douze enfants, tous nés à Québec sauf Alexander qui vit le jour à Berwick-on-Tweed : 1° James né le 31 janvier 1801.2° Margaret née le 2 février 1802.Mariée à Robert Dunn puis cà l’honorable William Walker.Elle décéda le 13 octobre 1880.Margaret, née du premier mariage de cette dernière, devint l’épouse de l’honorable colonel William Rhodes.3° Eleanor née le 13 février 1803.Décédée en bas âge. — 131 — 4° Fanny née le 21 juin 1804.Mariée à J.Bell Forsyth.Mère du colonel Bell Forsyth, percepteur des douanes à Québec, et de Mme John Burstall.5° Ann née le 21 juillet 1805.Mariée à John George Irvine.Mère du juge Irvine, etc, etc.6° William né le 8 juin 1808.Marié à Isabella Bowen.Ses descendants résident à Ottawa.7° Catherine née le 10 mars 1810.Mariée à F.Grieve.8° Matthew né le 10 mars 1812.Décédé en bas âge.9° David Munro né le 6 janvier 1815.Décédé célibataire le 25 juin 1839.10 Alexander Davison né le 1er octobre 1817.Marié à Kate Gordon Cleather.Leurs descendants sont établis en Angleterre.11° Helen Elizabeth Ter rot née le 11 mars 1820.Mariée à Charles Montizambert.Leur petite-fille, Helen Monti-zambert, réside à Toronto.12° Bryan Burwell né le 6 mai 1823.Décédé le 22 mai 1851 (1).A PROPOS DE LA MORT DE GARNEAU Il est mort à la tâche, notre cher et grand historien.Il n’a connu ni les splendeurs de la richesse, ni les enivrements du pouvoir.Il a vécu humble, presque pauvre, loin des plaisirs du monde, cachant avec soin les rayonnements de sa haute intelligence pour les concentrer sur cette oeuvre qui dévora sa vie en lui donnant l’immortalité.Garneau a été le flambeau qui a porté la lumière sur notre courte mais héroïque histoire, et c’est en se consumant lui-même qu’il a éclairé ses compatriotes.Qui pourra jamais dire de combien de déceptions, de combien de douleurs se compose une gloire?Octave Crémazie (2) (1) Notes extraites de la brochure de MM.Fabre Surveyer et F.-J.Audet, Les députés de Saint-Maurice et de Buckinphamshire.(2) Lettre à l’abbé H.-H.Casgrain, 10 août 1806. —132 — UN NOTAIRE DANS UNE MENAGERIE Nicolas-Augustin Guillet de Chaumont paraît avoir été homme à tout braver dans sa jeunesse, toutefois sa première expérience de la vie matrimoniale mit son courage à rude épreuve, s’il faut l’en croire, car, un jour, il fait au grave tribunal de Montréal, un récit qui dénote chez son auteur, une appréciable aptitude de romancier populaire.M.de Chaumont avait d’abord été sergent dans les troupes, à l’époque de son mariage, il était "postulant”, c’est-à-dire avocat de ceux qui étant poursuivis ou désirant poursuivre ne savaient comment procéder.Cette quasi profession, ouverte à tous ceux qui avaient “du front”, de la parlette et quelques connaissances légales, n’offrait pas des honoraires tarifés, les plaideurs donnaient ce qu’ils voulaient—le moins possible — voilà qui explique peut-être pourquoi le sous-officier Guillet de Chaumont, parisien de naissance (s.v.p.), unissait son existence, le 6 novembre 1721, à celle de Catherine Legras, veuve depuis deux mois et demi.Et quel mariage?Catherine, à l’âge de 16 ans, avait épousé Gérard Barsalou.En vingt ans, elle avait été mère quinze fois.Lors de son convoi, il lui restait onze rejetons et elle avait onze ans de plus que son nouveau conjoint.Notez comme certains chiffres semblent influer sur une carrière.Sept ans après son mariage, M.Guillet de Chaumont devient notaire royal et sept ans plus tard, il déclare publiquement que son alliance l’a conduit dans “une ménagerie”, dont il ne peut être le dompteur.Mais n’anticipons pas.Recourons plutôt à l’aveu qu’il fait dans une requête sans équivalent dans nos papiers du N\ Il le siècle.Le document étant d’une longueur démesurée, force nous est de l’écourter.Le 14 juin 1735, supplie humblement Nicolas-Augustin Guillet de Chaumont, et vous remontre qu’il y a quatorze ans, il épousa Catherine Legras, une veuve “ chargée de onze enfants tant grands que petits” et n’ayant “pour tout bien qu’une tannerie mal fondée ”.malgré cela, il a pu aider à élever une si grosse famille.même “ que la mère et les enfants sont étoffés comme ils ne l’ont pas été au temps de la —133 — première communauté." Le suppliant se faisait une joie et un honneur de semblable chose et il rendait grâce tous les jours au Seigneur de la prospérité où il se trouvait”.Hélas! ici-bas, les beaux jours sont courts.Voici le revers: “Mais (le suppliant) nourrissait dans son sein des tigres et des lions.11 s’apercevait tous les jours qu’ils voulaient le dévorer; qu’on lui reprochait le pain qu’il mangeait.Xe pouvant comprendre d’où provenaient “les tapages et infamies que ma femme me disait tous les jours.voyant disparaître tout ce que j’avais.j’y voulus mettre ordre et je m’emparai des clefs.Sur commande de ma femme, un malheureux serrurier lui fit des clefs pour les serrures de ma cave, de mon cabinet, de mon armoire, de ma valise et d’une petite cassette qui est dedans.Je l’ai surprise à ouvrir cela, en présence de témoin”.“ Il y a six mois, J.-B.Barsalou et plusieurs parents vous présentèrent une requête pour obtenir une séparation de corps et de biens.et ce, au lendemain d’un assassinat que ma femme et ses enfants m’avaient fait la veille à 2 h.du matin.” Comme le notaire “martyr” ne portait plainte contre personne, sa femme ne parla plus de poursuite en séparation, mais à l’aide de ses fausses clefs, elle prit chaque jour, dans la “petite cassette” de son noble mari, partie de sa monnaie ou de ses valeurs.Quand il avait l’audace de se plaindre, on lui répondait “qu’il avait joué ce qu’il lui manquait; qu’il l’avait dépensé à faire la vie.Bref, madame (millet était capable de tout, car elle “n’avait pas encore fait ses Pâques” .et elle était “abandonnée de Dieu.” Conséquemment, le pieux Guillet de Chaumont ne pouvait “ vivre avec un pareil serpent”.“ Jeudi dernier, jour de la grande fête de Dieu", J.-B.Barsalou (domicilié à la côte S.-Catherine) “ entra dans ma maison alors que j’étais à manger la soupe; il se mit â table d’un air en colère” .“ Comme je le connais pour un véritable chci'al de carosse, je ne lui parlai point.Te me levai de table et fut dans ma chambre me jeter sur un petit lit et m’endormis” .Je me levai pour aller aux Vêpres.” A ce moment, les sieurs Volant de Radisson et Auger entrèrent chez moi et me proposèrent d’aller, après le salut, chez Baba- 134- die y faire une collation.Je dis que je voulais bien.“ Ma femme qui avait entendu cela prévint son fils qui se rendit chez Labadie ”.Par hasard, Chaumont n’y alla pas et il rentra souper le soir à son logis.En le voyant, sa femme lui demanda s’il était allé chez Labadie.Sur sa réponse négative, elle lui dit qu'il y avait gens qui ce jour avaient “ paré de bons coups de bâtons”.Sans faire attention à ses paroles je me levai.et fut me promener.sans armes, le long de la petite rivière (S.-Martin?) et revint pour me coucher, lorsque ma femme me pria d’aller chez Labadie dire à son fils de s’en aller à la côte S.-Catherine.” Le condescendant mari se rendit où on l’envoyait.A la porte, chez le sieur Labadie, celui-ci lui souffla de rebrousser chemin, qu’il était en danger, etc.N’écoutant que sa vaillance, M.de Chaumont passa outre.Aussitôt, il se trouva saisi par quatre hommes dont ledit Barsalou qui cria: “Il faut que je le tue”.Le notaire tira l’épée pour se défendre, mais en un rien de temps, il était jeté par terre et roué de coups.Etaient alors présents chez Labadie, entre autres citadins, M.de Rupalais, M.Auger et M.le chirurgien Istre.Cet attentat doit démontrer au tribunal que M.de Chaumont “n’est pas en sûreté avec une telle famille”.Les Barsalou ont prévu (bien des choses) avant de vouloir m’assassiner; ils avaient pris dans ma valise 800 livres et n’y avaient laissé qu’une bourse de soie avec environ 40 pièces de trente sols en espèce, ce qui me met aujourd’hui hors d’état de payer les clients qui m’ont remis leurs biens avec confiance.” Le tout considéré, et vu les risques qu’il court dans cette famille, M.de Chaumont désire que sa femme soit assignée pour voir ordonner sur la séparation de leurs corps et biens ”, en plus, “ de permettre par provision, que les scellés soient posées en leur demeure, en cette ville, en la tannerie (à la côte S.-Catherine) et autres lieux où ils peuvent avoir des effets tant à eux qu’au public ”.Le tribunal acquiesça.Ordre fut donné d’apposer les scellés où bon semblera “par le plus ancien praticien de ce siège, accompagné d’un greffier” et, le 15 juin 1735, J.-B. 135 Adhémar et l’huissier J.-B.Decoste se rendirent à la côte S.-Catherine.* * * Devenu veuf au mois de février 1737, le notaire Guillet de Chaumont n’attendit que quatre mois pour tenter une nouvelle expérience matrimoniale.Cette fois, il épousait une Canadienne de condition, au prénom de bon augure, et le 17 juin 1737, il conduisait à l’autel mademoiselle Félicité d’Aille-boust des Musseaux, âgée de 30 ans, qui lui donna huit enfants, tous nés à Montréal.Le méritoire homme de loi qui fut parfois procureur du roi et même lieutenant général civil et criminel intérimaire, demeura rue Saint-Paul, près de l’église Bon-Secours, quartier où la plupart des maisons avaient cour et jardin; où, d’un côté, au sud, était le palais de l’intendant; à l’est, la canoterie royale; au nord, la citadelle et le château de Ramezay; à l'ouest, le château de Vaudreuil ; enfin, tout près, l’exceptionnel grand fleuve Saint-Laurent.Après 1752, la famille Guillet de Chaumont partit résider à Terrebonne.Sur la seconde et calme phase de la vie de ce sous-officier militaire devenu officier civil, on peut référer à YHistoi-rc de S.-Annc-des-Plaincs par l’abbé Dugas, et à La famille d’Ailleboîist, par M.A.Fauteux.E.-Z.Massicotte QUESTION Quel était le nom de baptême du peintre Audy?Jean-Baptiste Roy-Audy, pour la plupart.Je vois par une entrée dans les comptes de la Fabrique de la paroisse de la Rivière-du-Loup (en haut), le 10 octobre 1820, qu’on a payé, tant, pour 5 tableaux, à Remi Audy.Le curé d’alors de cette paroisse était l’abbé Jacques Lapierre-Lebourdais.Comme cet abbé venait de la région de L’Tslet, il devait connaître ce peintre.Ces tableaux ont péri dans l’incendie de l’église, en 1926.Vint — 136- LA BIBLIOTHEQUE DU JUGE DE BONNE La carrière politique et judiciaire de l’honorable juge Pierre-Amable de Bonne a été très critiquée.Ceux qui 11e l’aimaient pas — et ils étaient nombreux — ont accumulé les qualificatifs désagréables sur ce magistrat.Ambitieux, sans scrupule, menteur, arriviste, prêt à tout faire, traître à ses compatriotes, tels sont les compliments que lui adressent quelques-uns des écrivains qui ont eu à parler de sa longue carrière.Méritait-il cette avalanche d’injures?Né à Montréal le 25 novembre 1758, il était le fils d’un officier des troupes de la marine venu ici avec le gouverneur de la Jonquière.son parent.M.de Bonne père fut tué sous les murs de Québec en 1760, et sa veuve se remaria, quelques années plus tard.Le jeune de Bonne s’éleva pour ainsi dire tout seul, ce qui explique un peu ses manquements.Avocat en 1780, M.de Bonne fut d’abord assistant traducteur de la Chambre (l’Assemblée.Il fut ensuite député d’York (1792-1706), desTrois-Rivières (1796-1804), de Québec-comté (1804-1810).Il monta sur le banc en 1794.11 fut donc juge en même temps que député pendant seize ans.La loi permettait alors cet étrange cumul.Ce fut peut-être là la cause de toutes les insinuations dites ou écrites contre le juge de Bonne.Le juge doit être respecté de tous, mais pour arriver à cette fin, il ne faut pas qu’il s’occupe de politique.Rien ne forçait le juge de Bonne à faire partie de la Chambre d’Assemblée.S’il s’était contenté de s’occuper des affaires judiciaires, peut-être aurait-il laissé une réputation intacte comme la plupart de ses confrères du banc?Le juge de Bonne décéda à sa résidence de la Canardière le 6 septembre 1816.Grand liseur, le vieux magistrat s’était amassé une belle collection de livres.Il s’intéressait à tout: droit, philosophie, littérature, médecine, etc, etc.Le catalogue de sa bibliothèque dressé par le notaire Planté en octobre 1816 est intéressant à consulter.Catalogue Les Coutumes Générâtes et Particulières de la France et des Gaules, par Dumoulin et Angevin (2 vols).Les Oeuvres de Bacquet.Traité sur la Coutume de Paris, par Duplessis (2 vols).Coutume de Pans, par Ferrière (4 vols). — 137 — Loix Civiles, par Domat.Dictionnaire de Johnson (en anglais) (2 vols).Dictionnaire de commerce, par Savary (3 vols).Dictionnaire de Réchelet (3 vols).Dictionnaire de Trévoux (H vols).Extrait des Parties de la Coutume de Paris qui étoient pratiquées en la Province de Québec sous le Gouvernement français rédigée par un comité de Messieurs Canadiens, imprimé à Londres en 1772.La vie du connétable de Lesdiguiêres, par Louis Videl secrétaire dud.connétable.Recueil d'arrêts, par Louet, augmenté par Brodeau.Oeuvres de Racquet.Oeuvres de Loi seau.Oeuvres de Messirc LcBrct.Jacob’s Law Dictiounary.Conférences des Ordonnances et Edits Royaux, par Pierre Guénois (3 vols).Décisions Catholiques.Omets de Henry (2 vols).Le Droit Français et Coutume de Paris, par Maître Jean Tronçon.Histoire de la Jurisprudence Romaine, par Me Antoine Tenasson.Rapports ou Jugements des cours d’Angleterre (en anglais).Boyers Dictiounary.Recherche sur la médecine ou application de la chimie à la médecine, par Fr.Blanchet.State of the present form of Government of the Province of Quebec.1787.Commerce de l'Amérique par Marseilles.Courrier de l’Europe (4 vols).il laekenzie l'oyages.Precedent of Proceedings in the House of Commons (3 vols).Edits et Ordonnances de cette Province (2 vols).Relation circonstanciée de la campagne de Russie.Ordonnances du conseil Législatif depuis 1777 à 1791. — 138 — Procédés de let C hambre d assemblée de cette Province ( 18 vols).Poix Ecclésiastique d’Héricourt.Histoire d’Angleterre (4 vols).Oeuvres de Me Bonnet (18 vols).Mémoire contenant le précis des faits avec une pièce de justifications en réponse aux observations envoyées par les Ministres d’Angleterre dans les cours de l’Europe.Mémoire des Commissaires du Roi et de ceux de sa Majesté Bntan.sur les provisions et les Droits respectifs de deux couronnes en Amérique (6 vols).Description de Paris et environs, par Mr.Pi-aniol de la force (10 vols).Oeuvres de Molière (5 vols).Histoire de Louis XI (2 vols).Nouveaux mémoires critiques (2 vols).Mélanges d'histoire et de littérature (2 vols).Mémoires de la Bourdonnais (2 vols).Mémoire de la régence (1 vol.) Oeuvres de Voltaire.Histoire des Révolutions d’Angleterre, par le Père Dor- léans (2 vols).Histoire de la Nouvelle-France.Description de la France.Testament Politique du Maréchal Duc de Belle-Islc.L’Esprit des Loix (3 vols).Blackstone’s commentaries (3 vols).Loix municipales de Québec, par Cuffnet (manuscrit).Le petit flambeau de la mer ou le véritable guide des Pilotes.Lois Anglaises de Blackstone (en français) (6 vols) Loix Pénales, par Dafriche de Valazé.Ordonnance de la marine du mois d’Aoust 1681.Considerations on the Law of Forfeiture for high Treason.Introduction à La Pratique, par Ferrière (2 vols).Rcr/Ics du Droit Français, par M.delivonicre.Petite Coutume de Paris, par Ferrière (2 vols).Institution Coutumière de Loisel. — 139 — Institution au Droit français.Introduction aux Institutes.Institutes de Ferrière (4 vols).Praticien universel.Maximes générales du droit.Causes célèbres.Introduction à la pratique.Médecin des Pamres.Méthode nouvelle pour guérir les maladies vénériennes, par M.Bonet de Cigogne.Traité des plaies d’armes à feu.Traité de la matière médicale, par Boerhaave.Traité de la gangrène.T raité des Drogues.Découverte en médecine.Abrégé des Eléments de Botanique.Splanchnologie.Matières Médicales, par M.Geoffroy (10 vols).Abrégé de l’anatomie, par M.Verdin (2 vols).Traité de Scorbut (2 vols).Médecine d’armée (3 vols).Bibliothèque, abrégé de la médecine.Secrets de médecine.Observations diverses.Tableau des maladies.Chirurgie de Pigray.Traité des maladies les plus fréquentes.Traité des opérations de M.Delon (manuscrit).Pharmacologie de Paris (manuscrit).Formules médicinales à l'usage de l'Hôtel-Dieu de Paris.Eléments de Phisiologie.Recherches sur fa médecine.Ainsworth’s Dictionnary.Dictionnaire de l'Académie (2 vols).Denisart.Dictionnaire de Droit par Ferrière (2 vols).Traité de la Subrogation, par Renusson.T raité des Droits sur les biens en Roture, par Prud’hom- me. 140 — Traite de la Nature, par Barbeyrac (2 vols).Parfaits négociants (2 vols).Jurisprudence du Code (2 vols).Jurisprudence du Digeste (2 vols).Jurisprudences des Novelles (2 vols).Conférence de Bornicr (2 vols).Praticiens Français (2 vols).Style du Châtelet.Plaidoyers de M.Lemaitre.Proces-verbal des conférences sur l’ordonnance de 1667.Traité des matières criminelles.Poix criminelles.Style Criminel.Maximes Journallismcs du Droit français.Règlements sur les Scellés.Praticien Français.Blackstone’s Commentaries (4 vols).Traité des matières Criminelles.Jurisdiction Ecclésiastique.Conférence de Bornicr (2 vols).Jurisdiction consulaire.Arrêts Notables, par Chenu.Praticien français.La Coutume de Paris mise en vers par un jeune avocat au Parlement (manuscrit).The History of British Plantation in America, Jurisprudcntin vêtus ante Jutiniana.Code de Justinien (en latin).Extrait des Edits, Declarations.Etc., par Cugnet (manuscrit).Ecx Parlcmcntaria.Les oeuvres de Maître Alain Chartier.Opuscules de Loisel.Burn Justice (4 vols).Le Juge à Paix.Blackstone Analysis.Annual Register (57 vols).Chicsc (2 vols).Historical account of the South Colonics and Georgia. — 141 — Cabinet St.Cloud.Guide to health.History of Louisiana.Spectator (8 vols).Royal Calendar (2 vols).Night thoughts.An Universal Gazette (6 vols).Murphy’s conquest of Quebec.Adolphus History of England (3 vols).Bel sham memories of Great Bretain.Belsham Wm.and Anne (2 vols).Humes History of England (8 vols).Life of Lord Nelson.Necker essay’s (2 vols).Domestic Encyclopedia (4 vols).Naval gazetteer (2 vols).Robertson History of Scotland (2 vols).Tableau de l’Espagne moderne, par Bourgoingue (4 vols).Nouvelle maison Rustique.Histoire de la Nouvelle-Erancc, par Charlevoix (6 vols) Vie de Louis XV (4 vols).Révolution d’Angleterre (4 vols).Histoire Romaine (15 vols).Géographie Vaissct (12 vols).I/Avocat.Histoire des troubles de l'Amérique Angloise (2 vols).Discours sur l’histoire universelle.Relation des Missions de la nouvelle France.Letters of Junius (2 vols).Oeuvres de Marmontel (17 vols).Tableau de Paris (8 vols).Mon bonnet de nuit (4 vols).IJ an 2440 (3 vols).L’histoire des Indes, par Raynal (11 vols).L’Esprit des Loix (4 vols).Philosophie de la Nature (3 vols).J.cttres Persanes.L’homme Sauvage.L’Elève de la nature (12 vols). — 142 — Oeuvres de Jean-Jacques Rousseau (11 vols).Oeuvres de Voltaire (40 vols).Dictionnaire Comique (2 vols).Benclcni.Commentaire sur les B fifres d’Ovides (2 vols).Les Abderites (3 vols).Vie de Choisy.Dictionnaire Italien.Dictionnaire historique (3 vols).Dictionnaire historique d’éducation (2 vols).Dictionnaire géographique.Dictionnaire de la langue française.Dictionnaire des beaux arts.Dictionnaire de Santé (2 vols).Dictionnaires des Aliments (2 vols).Précepte de Santé.Les Sens.Le Séducteur.Théâtre de Favar (4 vols).Chef-d'oeuvre de Corneille (2 vols).Chef-d’oeuvre de Piron (2 vols).Caractères de Labruyère (2 vols).Jardin fruitier (2 vols).Conteur de Société (2 vols).Contes moraux de Chaspark.Synonyme Français (2 vols).Bibliothèque Economique (6 vols).Tradition des St s Pères (2 vols).Entretien de Cicéron.Connaissances des poètes (2 vols).Titus Levins (2 vols).Cornélius Nepos.Horacius.Santé des gens de lettres.Instruction judiciaire et traité du point d'honneur.Géographie de Girosa (?) Grammaire italienne.Traité de la voycrie.Ecole militaire.Roman de Bourseau (2 vols). — 143 — Terence.Amusements philosophiques.Guide to English tong.Grammaire de Despautère.Oeuvres de Molière (8 vols).Ducerceau.Oraison funèbre (3 vols).Oeuvre de Riccoboni (4 vols).Bibliothèque Des Romans (9 vols).Oeuvres de Deshoulières (2 vols).Oeuvres de Crébillon (3 vols).Oeuvres de La Chaussée (2 vols).Le Bachelier de Salamanque (3 vols).Le Diable boiteux (2 vols).Histoire de Manon Lescaut (2 vols).Biblia Sacra.L’Empire du Soleil, voyage de Gulliver.Justice militaire.Les arts de l’homme d’épée.Dictionnaire Portugais et Anglais.Dictionnaire Français et Italien.Boileau.Fable d’Esope.Lettre de Bussy Rabutin.Mémoire de Pontis.Mémoire des Ambassadeurs (4 vols).Les Arts de l’homme d’épée.La consolation de Cicéron.Voyage sentimental.Novum Tcstamentum quintus Custius.Jeu des fautes.Poste de France.Règlement de milice.Questions et réponses sur les lois criminelles du Bas-Canada.Analyse complète du Moniteur (4 vols). — 144 — RESPECTONS NOTRE LANGUE Quand on veut être respecté, il faut commencer par se respecter soi-même.Cet axiome n’est pas d’hier mais on l’oublie souvent.Nous voulons que notre langue soit respectée par les Anglais et les éléments étrangers qui nous entourent.Ceci n’est que raisonnable mais, nous-mêmes commençons par respecter notre langue maternelle.Après la guerre de 1812, les citoyens de Québec, fiers de la bravoure et des actions d’éclat accomplies par un des leurs, le lieutenant Frédéric Rolette voulurent lui offrir un témoignage de leur admiration et de leur estime.Ils lui achetèrent un sabre d’honneur du prix de cinquante guinées sur la lame duquel ils firent graver l’inscription suivante: “Presented to Unit.Rolette, of the Provincial Navy, a Canadian born subject, who distinguished himself on many occasions, during the late American ivar, particularly in the naval action on Lake Erie, of the 13th September 1813, under the brave Captain Barclay, as a testimony whereof, his school companions, with other loyal and patriotic Canadians voted fifty guineas for this sword.” A première vue, l’inscription en langue anglaise est ici à sa place.On se dit: les concitoyens anglais de Rolette souscrivirent généreusement pour l’achat du sabre d’honneur, et c’est une marque de déférence bien pensée que d’avoir mis l’inscription dans leur langue.N'Iais, si on examine la liste de souscription, on constate que le sabre d’honneur fut payé par trente-un Canadiens-français.Il n’y a pas un nom anglais sur la liste.Ceci se passait en 1814, preuve qu’il y a plus d’un siècle que nous ne respectons pas notre langue.Revenons à de meilleurs sentiments avant qu’il ne soit trop tard.QUESTION Où se trouvait “ au bout du faubourg Saint-Jean”, à Québec, la source d’eau minérale dont il fut assez question dans toute la région de Québec dans les premières années du dix-neuvième siècle ?A.F.P. — 145 LES RUES DE QUEBEC EN 1781 Avant l’incorporation de Québec, les rues taient sous la juridiction des magistrats ou commissaires de la paix qui n’avaient que deux ou trois inspecteurs sous leurs ordres.On peut croire que les rues n’étaient pas toujours en ordre.L’ordonnance suivante est du 10 avril 1781 : " 11 est ordonné par Messieurs les Commissaires de Paix que la moitié de la rue devant chaque maison, hangar, bâtiment ou emplacement soit nettoyée immédiatement et que les ordures, fumiers ou immondices soient amassés et transportés hors la ville.Et que chaque devant de maison soit toujours aplani et entretenu proprement à l’avenir.“ Toutes personnes qui auront jeté des tas de neige, ordure.fumier ou cendres dans la rue sont commandées, dès la publication de cet ordre, de les faire ôter, et de remettre la rue de niveau.“ Ceux qui ont traversé les rues par des rigoles les couvriront de planches ou quelque autre chose pour que les voitures peuvent passer facilement." 11 est de plus ordonné que personne ne jettera de l’eau, bourbiers, cendres, suies, ordures ou saloperie de quelque espèce que ce soit dans les rues, sous peine de cinque chelins pour chaque offense.“ Le public est averti que la visite des rues sera faite deux fois dans chaque semaine et que toute personne qui aura manqué à se conformer à cette ordonnance sera amendé pour chaque contravention.’’ Au dos de cette ordonnance on lit: “ Monsieur Lafrance, “ Il vous est ordonné de publier les ordres des Commissaires de paix dans tous (six) les rues de la haute et basse ville demain, et quand vous l’aurez fait, vous remettrez l’avertissement cy-joint à Monsieur Lynd pour servir dans l’occasion.Hugh Finlay Ths Scott Québec.lOme avril 1781 (1)”. — 146 — LE DOCTEUR EUGENE-HERCULE TRUDEL Eugène (Hercule) Trudel et sa soeur jumelle Margue-rite-Emélie naquirent et furent baptisés à Ste-Geneviève.le 26 mars 1821.ils étaient enfants d’Olivier Trudel (plus tard député) et de Marguerite Toutant.Médecin en 1844, il épousait à S.-Hyacinthe, le 28 novembre 1850, Aurélie-Anne, fille de Thomas Bouthilier et de Eugénie Papineau.Morte en 1866, âgée de 39 ans, elle laissait quatre enfants.Son mari décéda le 5 novembre 1883.Aux funérailles de celui-ci assistèrent de nombreux parents, confrères et amis, entre autres: l’honorable E.-X.-A.Trudel, 1 honorable J.-L.Beaudry, maire de Montréal, Thomas-Edmond d’Odet d’Orsonnens.médecin, Réal Angers.Charles Beaubien, A.-B.Papineau, Olivier Trudel, Raphaël Belle-mare, J.Gauvin, N.-B.Desmarteau, J.Lacoursière, Emery Coderre, M.D., B.-A.-T.de Montigny.etc.Le même mois, dans 1 l ' ni ou médicale, revue rédigée par les médecins A.Lamarche et H.-K.Desrosiers, on rendait au confrere défunt un précieux témoignage.Le docteur Eugène-Hercule 1 rudel était de la génération collégiale de Mgr Taché et de Mgr Laflèche, des honorables juges Loranger, Dorion et Torrance, des avocats et journalistes Carter, Bellemare, Turcotte et Gérin-Lajoie.de AIM.les abbés Caron, Dorion, Berland et autres.Il commença ses études médicales aux Trois-Rivières, sous le docteur Kimber et les poursuivit à Montréal sous le même médecin.T1 suivit ici les cours de l’université McGill et fut admis à la pratique le 13 août 1844.Il se distingua dans sa profession et acquit bientôt la réputation dont il a joui jusqu’à la fin.De 1847 à 1849, il posséda une pharmacie en société avec le notoire docteur Coderre." Puis il fut nommé professeur d’obstétrique à l’Ecole de Médecine et de chirurgie de Montréal, charge qu’il a occupée jusqu à sa mort.En 1861, il devenait secrétaire-trésorier de la même institution puis président en 1872.Comme professeur, le docteur Trudel se distinguait par la clarté méthodique de son enseignement et la sûreté de sa — 147 — doctrine.L’ordre le plus parfait régnait à ses leçons; ses élèves l’estimaient hautement, le craignaient un peu, surtout aux examens, ce qui ne les empêchaient pas de lui prouver en temps et lieu toute la considération qu’ils lui portaient.“ L)e tous ceux qui ont occupé des chaires à l’Ecole de Médecine de Montréal, le docteur Trudel était à coup sûr un des plus distingués; peut-être celui qui a jeté le plus d’éclat sur cette institution et qui a le plus contribué à la réputation dont elle a joui.“Aux soins que réclamait de lui l’une des plus vastes clientèles, le docteur Trudel ajoutait le soin des pauvres et le service des institutions de charité.Durant presque toute sa carrière professionnelle il a été en même temps médecin de 1 Hôtel-Dieu, de la Miséricorde, du Bon-Pasteur, des soeurs de la Congrégation Notre-Dame, des Dames du Sacré-Coeur, de la maison-mère des soeurs de la Providence et l’un des fondateurs du dispensaire de l’Asile de la Providence.” Avec Mgr Bourget et son neveu, le sénateur F.-X.-A.Trudel, il prit une part active à cette question des universités catholiques, l’une a Québec, l'autre à Montréal, et qui, entre 1863 et 1883 surtout, partagea en deux camps les intellectuels de la province.E.-Z.Massicotte QUESTION L’honorable James Cuthbert, senior, parle, dans une lettre, au duc de Portland, du 24 décembre 1796, qu’en avril 1776, étant aux Trois-Rivières, pendant l’invasion américaine, qu’il aurait empêché les Américains de s’emparer du brigadier-général Fraser avec 7 ou 800 hommes ainsi que 7 bâtiments de transport.Où sont consignés les détails de cet exploit?Curieux — 148 — ESSAI DH TOPONYMIE GASPESIENNE 11 y a deux sortes de noms de lieux : a) ceux que la voix populaire a spontanément proclamés d’après une particularité de formation topographique, d’après l'occupant temporaire ou un événement qui frappa les esprits ; b) ceux qui émanent de l’autorité compétente.Ils sont imposés par un acte réfléchi des gouvernants pour commémorer un personnage ou un fait historique.Si l’on excepte la désignation des cantons, il y a très peu de dénominations, en Gaspésie, particulièrement du côté du Saint-Laurent que nous avons surtout en vue, qui ne soient pas d’origine populaire et spontanée.Pendant longtemps, la péninsule a été étrangère aux préoccupations des divers gouvernements du pays ; tout ce territoire fut comme une terre en friche, un parc libre, ou chacun, au gré des goûts personnels ou des nécessités de la vie, allait courir sa chance.Petit à petit, la nomenclature naquit sous 1 inspiration du moment ou à l’occasion d’un incident heureux ou malheureux.Une chaîne de traditions se forma par le contact des nouvelles générations d errants avec les anciennes.La plupart des appellations sont parvenues jusqu’à nous, les unes très claires et faciles a expliquer, les autres mystérieusement enveloppées d un voile de légende.Comment connaître leur origine, leur signification et leur orthographe ?_ H y a d’abord celles qui remontent à l’époque française.Peut-on, en toute confiance, faire crédit aux traditions dont elles sont l’objet ?L’esprit populaire travaille volontiers ; il crée de toutes pièces des historiettes plus ou moins piquantes pour rendre compte des choses qu il ne comprend pas (1).Que ne nous a-t-on pas racon- (1) \ioi, comme exemples, deux réponses à la question: “Pourquoi le nom de bmeve-nu-lîenard?” !o-“(iilbert Samuel, gendre de [maison ( lirelien possédait une prairie que le montant de la marée baignait abondamment.En bîv r, les renards venaient v gratter dans la ne'ge et les plnoex pour manger le varech”.Gilbert.Samuel naquit en 1819; 2o—C’est r.tienne 1 von qui l’a ainsi baptisée.Un marsouin étant mort sur le ‘plein", les renards venaient si nombreux pour s’en repaître qu’on ne vovait plus le terrain autour de cet appétissant cadavre".Etienne Yvon mourut, à la — 149 — té au sujet de l’anse au Griffon, de l’anse Pleureuse, de la rivière à Pierre et de Cloridorme ?Inventions habiles, à la vérité, mais qui n’expliquent rien.Comment les accepterait-on sans un esprit critique averti ?Les écrits du milieu du 17e siècle mentionnent déjà l’anse au Griffon où il n’y eut des résidents qu’à la fin du 18e ; vers 1700, on parlait de l’anse Pleureuse et de la rivière à Pierre ; les villages ainsi dénommés n’existaient pas encore il y a quatre-vingts ans ; le groupement actuel de Cloridorme n’est pas antérieur à 1835 ; lorsque, auparavant, les pêcheurs des paroisses d’en haut se répandaient, chaque été, sur la côte, pour revenir, à l’automne, le nom était connu dont on ne pouvait fournir une explication rationnelle.Autre chose est la perpétuation d’un vocable, autre chose la connaissance parfaite de sa signification.Des voyageurs occasionnels, il v en eut de tout temps, sur ces rives.On sillonnait le fleuve, on explorait les havres, on recherchait les endroits avantageux pour la pêche ou l’exploitation des autres ressources ; ce fut un va et vient continuel depuis le commencement de la colonie.Ceux qui avaient recueilli de leurs prédécesseurs les dénominations usuelles des pointes, des anses, des rivières les transmettaient aux nouveaux arrivés qui n’en demandaient pas toujours le pourquoi.Quand, pour de bon, on décida de faire sa vie en ces lieux, les villages héritè-tèrent d une nomenclature depuis longtemps existante.Quelle distance entre ces habitants sédentaires et les circonstances fortuites qui ont donné naissance à l'onomastique ! Aujourd’hui, l’étranger, curieux de savoir, questionne avidement les gens du pays qui s’ingénient à le satisfaire vaille que vaille.Sont-ils au point ?Qui prétendra que toutes les réponses ont de solides garanties de véracité et d’authenticité ?Les témoignages pointe Saint-Pierre, le 10 ju'n 1700.Il n’y a pas de probabilité qu’il soit venu a la Rivière-au-Renard avant 1780.11 semble bien que c’est lui qui vivait au Cap-Breton, en 1752, avec sonpère, Charles.( Reccnscnnnt du sieur de la Roque.Rapport sur les Archives du Canada, 1005 vol.II).Or, on sait que les noms Grand R.au Renard et Petite R.au Renard sont inscrits sur la carte de Brllin-Charlevoix, en 1744.Les deux réponses citées plus haut no sont donc que de l'étoffe à légendes. écrits datant de l’époque, spécialement les pièces officielles, doivent évidemment avoir nos préférences si nous pouvons y reporter.Même les cartes modernes, et elles sont nombreuses, ne fournissent pas toujours des points de repères suffisamment sûrs pour l’orthographe et la localisation exactes.Il arrive que ceux qui les exécutent se guident sur des cartes anciennes déjà défectueuses ou sur des relations incomplètement éprouvées.Leurs auteurs, comme les sociétés de géographie et les gouvernements avec leurs multiples dicastères, se laissent influencer, dans leurs publications, par des voyageurs ignorant l'histoire locale ou par des résidents n’ayant pas une compréhension complète de la matière.N’a-t-on pas fait, officiellement par le titre du bureau de poste, de grande grave, Grandc-Grcve ?Ces modifications, apparemment justifiées, relèvent du domaine des interprétations savantes.Un homme instruit ne doit-il pas corriger la prononciation fautive du peuple ?Hélas ! l'instruction est toujours courte par quelque côté : si l’on ne se délie, on dénature, avec la meilleure intention du monde, les plus caractéristiques des noms de lieux, qui perdent ainsi leur véritable couleur.Quant aux appellations postérieures à la domination française, si elles ont donné lieu à des disputes, c’est qu’elles présentent des difficultés un peu autres.Pendant les luttes d'après conquête pour le maintien de la race et de ses prérogatives, les pèlerins des retraites gaspésien-nes y cherchaient la subsistance et la paix.Loin d’être des écrivains qui nous ont laissé des relations, ils ne savaient lire, pour la plupart, que dans le livre de la nature.Il y eut bien les arpenteurs-cartograpres d’alors, surtout anglais, qui usèrent largement de leur droit de parrainage.Les noms qu’ils ont donnés ne sont pas toujours ceux qui persistent ; ceux-ci nous viennent de la glèbe industrieuse et voyageuse.Comment fixer le moment d’éclosion des vocables ?Les faits se dénaturant si vite au sein d’une même génération, qu’elle est la part de l’imagination et de la réalité dans le stock traditionnel ?En vertu de quel principe fera-t-on le choix entre des interprétations divergentes, si ce n'est par la valeur elle-même des sources vivantes et par l’examen scrupuleux des références et des raisons offertes ?Cependant, s’ils sont convergents, les souvenirs des vieillards peuvent aider à trouver une solution certaine en quelques cas.La présence personnelle aux incidents qui ont suggéré les appellations n’est pas requise dans un pays où la population clairsemée éprouvait un contentement familial et expansif dans les rencontres de hasard.De même que les passagers d’un bateau deviennent bientôt, par leur éloignement du reste du monde, des amis et des frères se confiant l’un à l’autre, ainsi, dans la solitude des bois et des rivières, l’intimité est rapidement faite, qui crée des liens étroits et une solidarité de clan.Les nouvelles n’allaient pas aussi vite que de nos jours, mais elles volaient quand même ; leur rareté leur donnait du prix de sorte qu’elles marquaient un sillon plus profond dans les mémoires.De quels écrits contemporains se servir pour faire un contrôle judicieux ?S’il y en a de plusieurs sortes, s’en trouve-t-il de supérieurs aux registres paroissiaux ?Oui.mieux que le missionnaire, lorsqu’il était de même langue, a pu enregistrer adéquatement les manifestations de la vie du peuple ?Par eux, il a recueilli le domaine d’hier dont ils étaient les héritiers ; avec eux, il a fait une tranche d’histoire.Témoin permanent des événements particuliers de leur existence et de l’expression naturelle de leurs pensées, il était à même de comprendre les choses locales plus complètement qu’un savant de passage bien outillé.C’est pourquoi nous regardons comme infiniment précieuses les indications tombées de sa plume.Entendre sur place les racontars en cours ne donne donc pas le dernier mot de tout.Avec quelle lenteur et quelle prudence ne faut-il pas avancer ! Faire des recherches variées, méditer de nombreuses pièces documentaires, contrôler et peser les traditions, attendre le moment de tomber sur la vraie piste, c’est tout un travail de patience qui ne permet pas encore de tirer au clair bien des — 152 — points obscurs.Les résultats désirés ne peuvent être obtenus que graduellement ; c’est par des contributions partielles consciencieusement élaborées que le progrès s’opérera.Vouloir du coup trancher toutes les questions serait s’exposer à de lamentables erreurs.Que d’inexactitudes Clarke n’aurait-il pas évitées, s’il n’avait pas accepté tout de go les affirmations prétentieuses de son mentor ! ( 1 ) Que d idées ingénieuses et fausses ne seraient pas en circulation, si on avait davantage bridé son imagination pour s appuyer sur des pièces d’archives ou sur des traditions clairement précisées ! (2) Si nous abordons, aujourd’hui, l’étude de quelques noms géographiques, ce n’est pas tant pour donner le mot définitif sur chacun d'eux que pour examiner de près les opinions reçues a la lumière des textes du passé el de nos expériences personnelles.Les considérations complaisamment faites ont plutôt pour but de montrer qu il y a souvent dans un seul vocable plus de substance historique qu’on ne serait porté à le croire tout d’abord, que la nomenclature d’un pays s’illustre singulièrement non pas seulement par l’observation topographique, mais encore et plus par les moeurs et les légendes, expressions de la vie locale primitive, qu’enfin ces études si riches soient-elles d’éléments traditionnels et même d’arguments scientifiques, n’acquièrent une valeur décisive que lorsque des documents authentiques viennent les appuyer.Combien de fois, ne pouvant atteindre la certitude.ne sommes-nous pas forcés de nous contenter d’une probabilité plus ou moins grande selon les circonstances ! Ou’on veuille bien voir dans ce travail l’honnête effort d un solitaire à la recherche de la vérité.S’il avait à Clarke, The FIcart of Gaxpé, pp.Glossary of Gaspé placer (D names.^2) 11 n"t'on Pas é-vander Stewart Scott ace d“ 41 ans.çrreffier de la Cour d’Annel «t sa fille Tane Scott ârrea de ans.Tlinmas Tfarnîlton lieutenant au 14e T?eminent.Tohn Tamaç Sîmc â°*d de a1 ans anothicnlrrt cor» fils l^enneth "Walher ^-ims a^ré de 13 ans.et sa fille Tehecca Porter Sims.â^ree d« 91 ans ToAn-Tantisto Mé/ina âorp de 31 ans marchand.T-^anriatte-4 tirrAlînue Clackmevpr airee de 47 ans énoncé (1a pruderie 'TP^arlo’-a Afrit oro-pnistr 1° ta rathédrale of ces do*a* file Afolt.ace de 70 ans.et Adol- pVie- A tntianse Afolt â
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